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 but bad boys bring heaven to you. (laurel)

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MessageSujet: but bad boys bring heaven to you. (laurel)   Ven 17 Aoû - 15:49

laurel & jude

They say "all good boys go to heaven"
But bad boys bring heaven to you
(heaven @julia michaels)

Des souvenirs qui se côtoient dans un esprit complexe. Rencontre d'un passé auquel il est encore trop attaché, et d'un présent dont il ne saisit pas toutes les subtilités. La malice s'accapare de ses lippes, y glisse en un sourire en coin. Il a presque l'air d'un ange, Jude – presque seulement, car il a autant de sang sur les mains que le diable. Il se fond dans le décor. Terrain miné qu'il a appris à conquérir en signant en bas d'un contrat maudit, faisant de lui le nouveau garde du corps de Swarek. Pourtant, ce soir, ce n'est pas le travail qui motive ses pas. Ce sont plutôt les relents de solitude et un esprit embrouillé par l'autre. Gigi qui valse dans ses rêves, et les plus terribles de ses cauchemars. Éveillé ou étouffé par les bras de Morphée, il la voit. Elle est toujours là, dans un coin du tableau, à sourire de leurs plus beaux moments et rire de son déclin. Une colère sourde lui retourne les tripes à chaque fois qu'il se prend à chercher sa chevelure ébène dans la foule. Il la fuit et la cherche. Ne demande que sa présence, mais court après son absence. Ce soir encore, les yeux sombres enveloppent les silhouettes présentes à sa recherche. Ce soir encore, l'esprit est déçu, mais la tension dans ses épaules rechute ; il n'a pas besoin d'être sur ses gardes. Son regard court sur les danseuses et les clients. Le parfum du vice lui enserre l'âme, mais il se sent bien. Il se sent à sa place. Son regard accroche une silhouette trop familière au bar. Son cœur se renverse et il serpente jusqu'à sa personne. Découvre les traits d'une inconnue, sur cette âme esseulée. Il réprime un soupir et s'installe à ses côtés, sans même lui demander son avis. « Une fille seule au bar, c'est un bien triste tableau. » Il jette un coup d’œil au barman et aux bouteilles qui s'alignent, avant de pleinement s'intéresser à elle. Elle a l'air jeune, une véritable petite ingénue s'étant égarée dans un palais de vices. « Et je crois que c'est la première fois que je te vois ici. » Il ne s'inquiète pas de ses mauvaises manières et de sa familiarité, Jude. Il la tutoie et s'impose dans son petit monde. Ne décolle pas de son tabouret, au contraire, il la scrute. Cherche les réponses au bord de ses paupières et un semblant de sympathie sur le vermillon de ses lèvres. « Tu t'es égarée ? » Qu'il lâche enfin avant de demander un verre au barman, prenant lentement ses aises.

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Laurel Kane

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MessageSujet: Re: but bad boys bring heaven to you. (laurel)   Mar 28 Aoû - 2:47


- but bad boys bring heaven to you. -
jude baker x laurel kane

Viens passer la soirée au Cabaret, ça te changera les idées. La suggestion de Logan, bien qu’anodine et sans grande prétention, avait su se frayer un chemin jusqu’aux quelques neurones qui voulaient bien y prêter attention. Encore une autre nuit à contempler le plafond au-dessus de sa tête, et elle aurait bien finir par la perdre, Laurel. Les nuits sans sommeil sont trop nombreuses, les journées à errer sans but précis s’additionnent à l’infini. Elle n’est que l’ombre d’elle-même, la pauvre Kane. Dépouillée de ce qu’elle avait de plus cher, perdue et sans repère. L’âme esseulée pleure cette carrière avortée, ce rêve de médailles d’or et de grandes renommés. Il souffre de cette séparation professionnelle que le personnel a tant abîmée.  Et l’autre moitié qui s’est envolé sans un regard à l’arrière, l’abandonnant pour un amour qui, tôt ou tard, ne saurait que se faner.
Les cernes qui s’étirent sous son regard ombré sont camouflés derrière une légère couche de maquillage, tout autant que la pâleur de ses traits qui jurent avec son teint légèrement basané. Un peu de rouge pour remonter ses pommettes, un peu de carmin pour ses pimentés ses lippes endeuillés. Une tenue couleur d'armée, pour partir en guerre contre ses propres chimères. Pour s'oublier au-delà de la musique trop forte et des consommations à volonté. Elle avait cet incessant besoin d’attention qui ne demandait qu’à être assouvi, qu’importe que ce soit par le premier mec assez effronté pour oser venir l’aborder. Son seul désir est d’être vu, de se sentir désirée. Elle n’a pas le charme ni la grâce de ces filles qui se déhanchent de façon débridée  sur la scène du Red Velvet, mais la nature a été assez généreuse pour la gâter de forme qui nul ne pourrait négliger. Installée sur l’un des tabourets au bar, elle fait lentement tournée le liquide ambré qui emplit son verre. Elle n’a jamais aimé la bière. C’est par habitude qu’elle a commandé le houblon, à défaut d’autres choses. Portant le verre à ses lèvres, la dernière lampée se fraye un chemin le long de sa gorge, l’amertume traçant sa route tout au long de son parcourt, écho des sentiments qui lui remonte à la gorge, l’étouffant lentement, comme une main serré contre sa trachée. Son regard s’entrechoque contre celui de l’inconnu qui prends place à ses côtés, avec la désinvolture d’un habitué des lieux. Il s’invite sans prendre le temps de s’annoncer, occupe l’espace sans trop s’encombrer de la déranger – ou pas. Ça l’importe peu, se doit-elle de constater. Les mots s’écoulent d’entre ses lèvres alors que ses yeux perçant la dévisagent, étudiant chacun de ses traits à l’allure juvénile, qui casse l’image qu’elle tente de projeter. Il s’invite sans prendre le temps de s’annoncer, occupe l’espace sans trop s’encombrer de la déranger – ou pas. Ça l’importe peu, se doit-elle de constater. Les mots s’écoulent d’entre ses lèvres alors que ses yeux perçant la dévisagent, étudiant chacun de ses traits à l’allure juvénile, qui casse l’image qu’elle tente de projeter. Elle n’a pas sa place en ces lieux, et pourtant, c’est bel et bien là qu’elle se trouve. La belle se détourne un temps, jugeant la foule à la recherche de la silhouette de son amie, son seul repère dans ce nid sombre qui regorge de vautours. Mais la danseuse figure au compte des absents. – Non, je suis exactement là où j’avais envie d’être, ce soir. – qu'elle rétorque en lorgnant son compagnon d'infortune. – Je connais bien l'une des filles qui danse ici. Une amie à moi. Logan. – Un prénom ayant sans doute une essence familière à ses oreilles. Sa porte d'entrée vers ce monde débridée, où les vices de la nuit s'enlacent au son des rythmes lassifs des danses burlesques. // Outfit

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