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 an irishman under my door (capril)

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- paper notes : 7
- since : 24/07/2018

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MessageSujet: an irishman under my door (capril)   Ven 10 Aoû - 0:18




- April & Casey -
An Irishman under my door

« Tu sais que tu es toujours chez toi ici, n’est-ce pas ? » Son père, un homme grand et costaud, une bonne moustache épaisse, un regard rieur dissimuler derrière ses lunettes, posa une main réconfortante sur son épaule avant de déposer un doux baiser sur le dessus de sa tête. April serra doucement ses doigts en le remerciant. Son père, elle pourrait toujours compter sur lui. La jeune femme savait que ce n’était pas le cas pour tous les enfants adoptés, mais elle ne ressentait aucunement le besoin de connaître ses racines. Elle sait la petite base, mais elle ne cherche pas plus. Elle ne croit pas que de prendre contact avec sa famille biologique comblerait un quelconque vide et surtout, elle ne pensait pas qu’une autre famille puisse arriver à la cheville de la sienne. « Tu restes aussi longtemps que tu le souhaites ma chérie, je vais aller préparer ta chambre. » Sa mère, une dame âgée, dans les soixante-dix-ans se leva d’un bon sur ses pieds. Clare avait une forme d’olympienne. Elle ne cesse de répéter que c’est d’avoir eu des enfants vieilles qui l’ont gardé jeune. « Non, maman, vraiment. Je vais m’en occuper. » Le regard assassin que sa mère lui lança ne lui laissa aucune chance de rouspéter. Cela lui faisait plaisir. « Ce n’est pas tous les jours que j’ai la chance de pouvoir prendre soin de ma belle grande fille. » April ne saurait rajouter à ça, après tout ce n’était pas faux de dire qu’elle n’avait pas été des plus présentes ces dernières années. Le regard de la jeune femme se perdit dans le vide en un claquement de doigts, au moment où son père retira sa main et lui tourna le dos pour se servir un café. April laissa son esprit vagabonder, sa rencontre avec Nash remontait à quelques heures à peine et cela la secouait encore. Revoir son visage avait ouvert une plaie qu’elle croyait en voie de cicatrisation. « Alfred et Lucinda te passent le bonjour, au fait. » Son père lâcha cette phrase en se servant du lait, April releva le regard vers lui. « Vous êtes allez voir ses parents ? » Elle tentait de cacher son désarmement le plus totale. « Évidemment, ma chérie. Nous tentons de les voir une fois par mois. » Lorsqu’ils étaient étudiants à l’Université, Wyatt et April avaient organisés un gros pique-nique avec leurs familles respectives, histoire qu’elles se rencontrent. Ce duo de meilleurs amis avait ainsi créé un nouveau groupe d’amis. Toutefois, April ne pensait pas qu’ils se voyaient encore régulièrement, pas depuis qu’elle avait tuée Wyatt. La douce April senti quelque chose se briser en elle, Wyatt était une souvenir doux-amer. Son amour pour lui était toujours aussi fort que de son vivant. « Tu devrais aller les voir, ils ont des trucs pour toi. » La jeune femme le savait, cela faisait des années qu’ils l’invitaient à la maison, mais jamais la demoiselle n’avait su trouver la force nécessaire. « Je vais voir, papa. » La journaliste voulait mettre un terme à cette conversation qui tournait le couteau dans une pluie jamais cicatrisée. Avoir su, toutefois, sur quel terrain il voulait se rendre par la suite, April l’aurait laisser parler de Wyatt encore et encore. « Nous sommes profondément heureux de ta présence ici, ma chérie. Par contre je ne te cacherais pas que nous nous questionnons à savoir la raison de ton retour ? » Un petit sourire en coin trouva son chemin sur son visage lorsqu’elle lui répondit simplement que Dublin tentait de devenir trop familier avec elle. « Je suis une femme du monde, papa, je ne suis pas la femme d’un seul pays. » Sur ses mots la sonnette de la maison retentie. April se leva pour aller répondre lorsque son père la devança. « Restes-ici toi, j’y vais. » Le père d’April, Daniel, se dirigea vers la porte d’entrée. Lorsqu’il ouvrit la porte la scène devant ses yeux le fit sourire. « Lorsqu’April me disait que l’Irlande n’était pas faite pour elle, je ne pensais pas qu’elle voulait dire qu’un irlandais n’était pas fait pour elle ! » Pour Daniel, il n'y avait aucun doute que ce parfait inconnu, cognant à sa porte avec un air enragé, n'était rien d'autre que ce que sa fille avait laisser derrière elle avant de rentrer à la maison.
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MessageSujet: Re: an irishman under my door (capril)   Sam 11 Aoû - 4:21

Casey a l'impression que son coeur se brise en mille morceaux lorsqu'il retrouve enfin April. Elle n'est pas seule et il se sent tout à coup plutôt stupide de ne pas y avoir pensé plus tôt. Elle n'a jamais voulu s'attacher, c'est tout juste si elle n'avait pas laissé ses effets personnels dans sa valise pendant cinq mois. Casey lui avait fait de la place, pourtant, il avait libéré deux des trois tiroirs de la salle de bain, la moitié de la commode et de la penderie. Il avait vraiment essayé de ne pas la brusquer, de ne pas trop lui poser de questions, de la laisser venir vers lui lorsqu'elle serait prête, mais ce jour n'était jamais arrivé et April avait préféré prendre la poudre d'escampette. Pourtant, ce qu'il y a entre eux, c'est fort et l'irlandais est persuadé que ce n'est pas seulement dans sa tête, qu'April ressent la même chose que lui, mais qu'elle a peur.

Ou du moins, il en était persuadé.

C'est difficile de croire encore à leur histoire alors qu'elle se trouve en compagnie d'un autre homme, quelques jours seulement après son arrivée à Brighton. L'a-t-elle déjà oublié ? L'anglaise refuse de parler d'elle ou de sa famille et plus Casey réfléchit, plus les questions sans réponse s'accumulent dans sa tête. Mène-t-elle une double vie ? Est-elle fiancée ou même ... mariée ? Il passe deux mains sur son visage, se masse légèrement les tempes avant de relever la tête vers le couple un peu plus loin. Pathétique, Casey. Comment peut-il être jaloux alors qu'elle ne lui a jamais rien promis ? Lorsque les mots tant redoutés par April lui ont échappé, Casey ne s'attendait pas à ce qu'elle les prononce en retour, il voulait simplement qu'elle sache comment il se sentait lorsqu'il se trouvait avec elle. Elle était déjà partie lorsqu'il est revenu de l'hôpital, le soir d'après. Les tiroirs de la commode et de l'armoire de la salle de bain étaient vides, les cintres libérés des robes de la brune. Il n'a pas pu partir tout de suite, bien sûr, puisqu'il avait quelques petites choses à régler avant, mais il l'a rapidement retrouvée grâce au système de localisation de son téléphone.

Et le voici. À Brighton. Et la voici. À Brighton. Avec un autre.

Il en a vu suffisamment et il décide de s'éloigner afin de se calmer un peu. La brune ne veut décidément plus de lui et il ne peut pas continuer à la suivre et à l'espionner de cette façon. Il ferme son téléphone, commande un café là où il s'est arrêté. Ce n'est que bien plus tard qu'il se décide à la poursuivre et à ne pas abandonner celle pour qui il a tout laissé, à Dublin. Les changements ne lui font pas peur - il ne pourrait certainement pas vivre sans - mais ne pas savoir le torture davantage.

Il prend un taxi, s'arrête devant la maison où elle se trouve. La localisation par téléphone n'est pas tout à fait juste et c'est dans la maison d'à côté qu'il devine la silhouette de la jeune femme derrière la vitre.

Quelques secondes plus tard, il se trouve sur le portillon, à frapper à cette porte qui représente toutes ses appréhensions. Il pourrait probablement le frapper, lorsqu'il ouvrira la porte. Casey prend une grande respiration et la colère qui l'habite s'éteint doucement lorsque la silhouette d'un vieil homme apparaît dans l'embrasure. Ses paroles le surprennent et ses lèvres s'entrouvrent légèrement alors qu'il perd ses mots. « Monsieur ... Davis ? » Il tente, sans savoir. April ne lui a jamais rien dit sur ses origines, ne lui a même jamais montré de photos de ses parents, si bien qu'il nage dans l'incertitude et qu'il se doit de deviner lui-même. « Je suis Casey, mais elle ne vous a probablement pas parlé de moi. » Un sourire résigné étire ses lèvres. « Est-ce que je peux la voir ? » Il a l'impression d'avoir quinze ans et d'aller chercher sa première copine afin de l'emmener au cinéma.  

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