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 an irishman under my door (capril)

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MessageSujet: an irishman under my door (capril)   Ven 10 Aoû - 0:18




- April & Casey -
An Irishman under my door

« Tu sais que tu es toujours chez toi ici, n’est-ce pas ? » Son père, un homme grand et costaud, une bonne moustache épaisse, un regard rieur dissimuler derrière ses lunettes, posa une main réconfortante sur son épaule avant de déposer un doux baiser sur le dessus de sa tête. April serra doucement ses doigts en le remerciant. Son père, elle pourrait toujours compter sur lui. La jeune femme savait que ce n’était pas le cas pour tous les enfants adoptés, mais elle ne ressentait aucunement le besoin de connaître ses racines. Elle sait la petite base, mais elle ne cherche pas plus. Elle ne croit pas que de prendre contact avec sa famille biologique comblerait un quelconque vide et surtout, elle ne pensait pas qu’une autre famille puisse arriver à la cheville de la sienne. « Tu restes aussi longtemps que tu le souhaites ma chérie, je vais aller préparer ta chambre. » Sa mère, une dame âgée, dans les soixante-dix-ans se leva d’un bon sur ses pieds. Clare avait une forme d’olympienne. Elle ne cesse de répéter que c’est d’avoir eu des enfants vieilles qui l’ont gardé jeune. « Non, maman, vraiment. Je vais m’en occuper. » Le regard assassin que sa mère lui lança ne lui laissa aucune chance de rouspéter. Cela lui faisait plaisir. « Ce n’est pas tous les jours que j’ai la chance de pouvoir prendre soin de ma belle grande fille. » April ne saurait rajouter à ça, après tout ce n’était pas faux de dire qu’elle n’avait pas été des plus présentes ces dernières années. Le regard de la jeune femme se perdit dans le vide en un claquement de doigts, au moment où son père retira sa main et lui tourna le dos pour se servir un café. April laissa son esprit vagabonder, sa rencontre avec Nash remontait à quelques heures à peine et cela la secouait encore. Revoir son visage avait ouvert une plaie qu’elle croyait en voie de cicatrisation. « Alfred et Lucinda te passent le bonjour, au fait. » Son père lâcha cette phrase en se servant du lait, April releva le regard vers lui. « Vous êtes allez voir ses parents ? » Elle tentait de cacher son désarmement le plus totale. « Évidemment, ma chérie. Nous tentons de les voir une fois par mois. » Lorsqu’ils étaient étudiants à l’Université, Wyatt et April avaient organisés un gros pique-nique avec leurs familles respectives, histoire qu’elles se rencontrent. Ce duo de meilleurs amis avait ainsi créé un nouveau groupe d’amis. Toutefois, April ne pensait pas qu’ils se voyaient encore régulièrement, pas depuis qu’elle avait tuée Wyatt. La douce April senti quelque chose se briser en elle, Wyatt était une souvenir doux-amer. Son amour pour lui était toujours aussi fort que de son vivant. « Tu devrais aller les voir, ils ont des trucs pour toi. » La jeune femme le savait, cela faisait des années qu’ils l’invitaient à la maison, mais jamais la demoiselle n’avait su trouver la force nécessaire. « Je vais voir, papa. » La journaliste voulait mettre un terme à cette conversation qui tournait le couteau dans une pluie jamais cicatrisée. Avoir su, toutefois, sur quel terrain il voulait se rendre par la suite, April l’aurait laisser parler de Wyatt encore et encore. « Nous sommes profondément heureux de ta présence ici, ma chérie. Par contre je ne te cacherais pas que nous nous questionnons à savoir la raison de ton retour ? » Un petit sourire en coin trouva son chemin sur son visage lorsqu’elle lui répondit simplement que Dublin tentait de devenir trop familier avec elle. « Je suis une femme du monde, papa, je ne suis pas la femme d’un seul pays. » Sur ses mots la sonnette de la maison retentie. April se leva pour aller répondre lorsque son père la devança. « Restes-ici toi, j’y vais. » Le père d’April, Daniel, se dirigea vers la porte d’entrée. Lorsqu’il ouvrit la porte la scène devant ses yeux le fit sourire. « Lorsqu’April me disait que l’Irlande n’était pas faite pour elle, je ne pensais pas qu’elle voulait dire qu’un irlandais n’était pas fait pour elle ! » Pour Daniel, il n'y avait aucun doute que ce parfait inconnu, cognant à sa porte avec un air enragé, n'était rien d'autre que ce que sa fille avait laisser derrière elle avant de rentrer à la maison.
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MessageSujet: Re: an irishman under my door (capril)   Sam 11 Aoû - 4:21

Casey a l'impression que son coeur se brise en mille morceaux lorsqu'il retrouve enfin April. Elle n'est pas seule et il se sent tout à coup plutôt stupide de ne pas y avoir pensé plus tôt. Elle n'a jamais voulu s'attacher, c'est tout juste si elle n'avait pas laissé ses effets personnels dans sa valise pendant cinq mois. Casey lui avait fait de la place, pourtant, il avait libéré deux des trois tiroirs de la salle de bain, la moitié de la commode et de la penderie. Il avait vraiment essayé de ne pas la brusquer, de ne pas trop lui poser de questions, de la laisser venir vers lui lorsqu'elle serait prête, mais ce jour n'était jamais arrivé et April avait préféré prendre la poudre d'escampette. Pourtant, ce qu'il y a entre eux, c'est fort et l'irlandais est persuadé que ce n'est pas seulement dans sa tête, qu'April ressent la même chose que lui, mais qu'elle a peur.

Ou du moins, il en était persuadé.

C'est difficile de croire encore à leur histoire alors qu'elle se trouve en compagnie d'un autre homme, quelques jours seulement après son arrivée à Brighton. L'a-t-elle déjà oublié ? L'anglaise refuse de parler d'elle ou de sa famille et plus Casey réfléchit, plus les questions sans réponse s'accumulent dans sa tête. Mène-t-elle une double vie ? Est-elle fiancée ou même ... mariée ? Il passe deux mains sur son visage, se masse légèrement les tempes avant de relever la tête vers le couple un peu plus loin. Pathétique, Casey. Comment peut-il être jaloux alors qu'elle ne lui a jamais rien promis ? Lorsque les mots tant redoutés par April lui ont échappé, Casey ne s'attendait pas à ce qu'elle les prononce en retour, il voulait simplement qu'elle sache comment il se sentait lorsqu'il se trouvait avec elle. Elle était déjà partie lorsqu'il est revenu de l'hôpital, le soir d'après. Les tiroirs de la commode et de l'armoire de la salle de bain étaient vides, les cintres libérés des robes de la brune. Il n'a pas pu partir tout de suite, bien sûr, puisqu'il avait quelques petites choses à régler avant, mais il l'a rapidement retrouvée grâce au système de localisation de son téléphone.

Et le voici. À Brighton. Et la voici. À Brighton. Avec un autre.

Il en a vu suffisamment et il décide de s'éloigner afin de se calmer un peu. La brune ne veut décidément plus de lui et il ne peut pas continuer à la suivre et à l'espionner de cette façon. Il ferme son téléphone, commande un café là où il s'est arrêté. Ce n'est que bien plus tard qu'il se décide à la poursuivre et à ne pas abandonner celle pour qui il a tout laissé, à Dublin. Les changements ne lui font pas peur - il ne pourrait certainement pas vivre sans - mais ne pas savoir le torture davantage.

Il prend un taxi, s'arrête devant la maison où elle se trouve. La localisation par téléphone n'est pas tout à fait juste et c'est dans la maison d'à côté qu'il devine la silhouette de la jeune femme derrière la vitre.

Quelques secondes plus tard, il se trouve sur le portillon, à frapper à cette porte qui représente toutes ses appréhensions. Il pourrait probablement le frapper, lorsqu'il ouvrira la porte. Casey prend une grande respiration et la colère qui l'habite s'éteint doucement lorsque la silhouette d'un vieil homme apparaît dans l'embrasure. Ses paroles le surprennent et ses lèvres s'entrouvrent légèrement alors qu'il perd ses mots. « Monsieur ... Davis ? » Il tente, sans savoir. April ne lui a jamais rien dit sur ses origines, ne lui a même jamais montré de photos de ses parents, si bien qu'il nage dans l'incertitude et qu'il se doit de deviner lui-même. « Je suis Casey, mais elle ne vous a probablement pas parlé de moi. » Un sourire résigné étire ses lèvres. « Est-ce que je peux la voir ? » Il a l'impression d'avoir quinze ans et d'aller chercher sa première copine afin de l'emmener au cinéma.  

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MessageSujet: Re: an irishman under my door (capril)   Mar 21 Aoû - 18:25




- April & Casey -
An Irishman under my door

« Monsieur ... Davis ? » Daniel avait perdu l’habitude de voir l’expression surprise sur le visage des gens lorsqu’ils apprenaient qu’il était le père d’April, ou de ses garçons. À Brigthon tout le monde le savait. L’homme rigola légèrement, ses épaules faisant de plus gros mouvement de haut en bas que le son qui sortait de sa bouche. « Je suis Casey, mais elle ne vous a probablement pas parlé de moi. » Ce jeune homme connaissait visiblement bien sa fille. « Et à voir votre expression, je crois me douter qu’elle ne nous a pas parler de nous non plus. » Daniel aurait pu être insulter, il aurait pu croire que sa fille avait honte d’eux. Heureusement il la connaissait, elle ressemblait beaucoup à sa mère Clare. Tout comme son enfant, Clare était discrète et avait longtemps eu tendance à se renfermer sur elle-même. « Est-ce que je peux la voir ? » Le vieil homme jeta un coup d’œil derrière son épaule, April était toujours dans la cuisine, visiblement absorbée par ses propres pensées pour s’intéresser à ce qui se passait à la porte d’entrer. « Je vais lui dire que vous êtes là, mais je ne garantis pas qu’elle voudra venir vous voir. » Daniel voulait être rassurant. « Vous avez raison, elle ne nous a pas parler de vous, mais vous savez. » Il se pencha vers Casey, cet Irlandais qui visiblement avait fait des pieds et des mains pour la retrouver. « Je sais reconnaître ma fille lorsqu’elle ne veut pas assumer ses sentiments. » Daniel fit un clin d’œil à Casey avant de refermer la porte et se diriger vers la cuisine.

Le père aurait pu claquer la porte au nez du garçon, mais plus que jamais il voulait que sa fille soit épanouie et il n’était pas dupe, il le voyait bien que depuis la mort de son meilleur ami elle n’était que l’ombre d’elle-même. Cela faisait quelques années déjà, il allait mettre le costume du cupidon. Nul doute pour lui qu’un homme qui traverse un pays tout entier pour parler à sa fille mérite que celle-ci se batte pour lui. « Chérie, l’Irlande est dehors. » April écarquilla les yeux. Elle ne prononça pas un mot et se leva, qu’est-ce qu’il faisait là ? Comment l’avait-il retrouvé et surtout pourquoi était-il là ? Elle avait quitté l’appartement, ce n’était pas pour être confronter dans le confort de son chez elle.

La jeune femme posa une main sur la poignée de la porte, elle réfléchit quelques secondes. Si elle n’ouvrait pas la porte cela serait la fin, il partirait et comprendrait le message, elle en était certaine. Elle pouvait lui tourner le dos et le regarder quitter l’Angleterre de sa petite fenêtre. Cette solution était tentante. Elle inspira un grand coup et son cœur prit le dessus sur son orgueil ; elle ouvrit la porte et comme elle l’appréhendait son cœur bondit dans sa poitrine en le voyant là, debout. Quels mots pourrait-elle bien lui dire ? « Casey, qu’est-ce que tu fais ? » C’était une question légitime après tout. Elle s’avança vers l’extérieur, pour pouvoir refermer la porte derrière elle. April cherchait à recréer une simili-intimité. Son cerveau se faisait aller bien comme il faut. « En faites, non, je ne veux pas savoir ce que tu fais là. Je veux savoir pourquoi tu es là ? Pourquoi tu n’es pas chez toi ? Tu es ici pour longtemps ? Casey ?! Répond-moi ! » Sans doute aurait-il pu placer un mot si elle cessait de se faire aller la mâchoire, mais April se sentait désemparée et vulnérable. Casey la faisait sentir ainsi, il arrivait à briser la monstrueuse coquille qu’elle avait autour d’elle, Casey arrivait à enlever, pierre par pierre, le tombeau qu’elle conservait pour son amour perdu. April voulait se protéger, elle voulait les protégés tous les deux.
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MessageSujet: Re: an irishman under my door (capril)   Mer 22 Aoû - 17:51

Casey secoue légèrement la tête afin de répondre silencieusement à la question du père de celle qu'il considère encore comme sa petite-amie. April ne lui a pas parlé d'eux, effectivement, mais April ne parle pas, tout simplement. Il la connait depuis des années et honnêtement, ce qu'il sait sur elle se résume à quelques petites choses sans importance. Ce qu'elle aime manger le matin, comment elle préfère coiffer ses cheveux, les parties de son corps qu'il doit effleurer lorsqu'il désire la faire frémir ou bien la chatouiller ... Il ne sait rien de sa vie d'avant et s'il a deviné certaines de ses valeurs en la regardant aller, elle ne parle jamais de ce qu'elle ressent ou de ce qu'elle aime réellement. Leurs conversations demeurent superficielles, la plupart du temps, et ne pas la brusquer en lui laissant du temps ne semble pas être la meilleure option puisqu'il n'a eu qu'à échapper quelques petits mots pour la repousser en Angleterre.

Les propos suivants de l'homme le firent froncer légèrement les sourcils et l'irlandais s'apprête à lui poser davantage de questions lorsqu'il s'éloigne en refermant la porte derrière lui. Les mots résonnent dans sa tête et Casey passe une main sur son visage afin d'y chasser la colère et l'angoisse qui l'oppressent. Il connait sa fille, qu'il dit, mais April n'est probablement pas la même, avec eux. Avec lui, elle se braque et elle le repousse sans même lui laisser le temps de s'excuser lorsqu'il se laisse aller à des mots doux et à de petites attentions particulières. Il lui a acheté des fleurs, une fois, et c'était visiblement une fois de trop. Ce n'est pas toujours facile de gérer la réserve de la jeune femme et parfois, en de rares occasions, Casey se demande pourquoi il en est tombé amoureux. Leur histoire s'avère difficile à suivre - April est difficile à suivre ! - et pourtant ... Il a parcouru plusieurs kilomètres pour la retrouver, pour ne pas réduire à néant les efforts qu'il a faits pendant des mois et pour ne pas abandonner. Il l'aime et même si parfois, il se demande pourquoi - lorsqu'elle hurle ou lorsqu'elle lui fait comprendre qu'il s'implique trop, qu'il l'aime trop - il se doit d'essayer.

Il se demande s'il doit attendre encore longtemps, si le père de la jeune femme viendra le voir pour lui dire qu'elle ne veut pas lui parler ou s'il le laissera poireauter devant la porte pendant des heures afin d'estimer sa motivation.

Lorsque la porte s'ouvre, toutefois, c'est la silhouette de la brune qui apparaît et le coeur de l'irlandais rate un battement. Il n'a pas le temps de reprendre ses esprits et de répondre à sa question qu'elle ferme la porte derrière elle et qu'elle lui balance tout un tas de questions sans même prendre le temps de respirer. Il s'approche, sans réfléchir, attrape sa tête de ses deux mains et pose ses lèvres sur les siennes pour la faire taire. Quelques secondes, tout au plus, avant de reculer, le coeur battant et le regard brillant.

« Qu'est-ce que je fais ? Je suis là pour toi. Et je vais rester le temps qu'il faudra. »

Il compte trouver un travail, à Brighton, mais il préfère ne pas lui en parler maintenant. Lorsqu'elle aura repris ses esprits, elle pourrait probablement le frapper, lui balancer une claque qui le remettrait à sa place, mais qui ne pourrait jamais l'éloigner. Elle devra faire plus que ça.

« Toi, qu'est-ce que tu fais ici ? » demande-t-il simplement avant de reprocher d'un ton plus rauque, plus grave : « Je t'ai vue avec un autre homme, cet après-midi. »

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MessageSujet: Re: an irishman under my door (capril)   Sam 25 Aoû - 4:17




- April & Casey -
An Irishman under my door

À peine avait-elle terminée de débité son monologue de reproches et de questionnement que Casey fit quelque chose qui la surprise au plus haut point. Il prit son visage entre ses grandes mains rugueuses de travail, mais terriblement rassurante, et il approcha ses lèvres des siennes. Un baiser qui l’électrisa jusqu’au plus profond d’elle-même, créant un trou noir dans son estomac qui absorbait toutes réflexions de sa part. Elle aurait pu le repousser avec violence, elle aurait pu lui faire comprendre de passer à autre chose. April s’apprêtait à glisser ses bras autour de lui, ce qui aurait pu être la fin de cette dispute entre eux et ils auraient pu repartir ensemble en Irlande. April aurait pu accepter de s’ouvrir. Ce baiser était rempli de ‘’et si’’, mais jamais ils ne sauront comment ce geste aurait pu se terminer puisque Casey mit un terme à cet acte romantique. « Qu'est-ce que je fais ? Je suis là pour toi. Et je vais rester le temps qu'il faudra » April secoua vivement la tête à l’entente de cette déclaration, ses esprits revenaient peu à peu. « Tu délires complètement Casey. » Pourquoi refusait-il d’accepter l’inévitable ? Elle n’était pas faite pour lui, celui pour qui elle était faites sur mesure l’avait brusquement quitté par sa faute. Elle avait tué son grand amour. « Casey, non, vraiment. C’est absurde totalement. Retourne chez toi, tu n’as rien à faire ici. » Par ici elle voulait dire Brighton, sa ville, pas seulement sa maison. « Toi, qu'est-ce que tu fais ici ? » Elle le toisa du regard, trouvant la question réellement stupide, considérant le fait qu’il venait de parler à son père. « Je sais que je te n’ai jamais parler de ma famille, mais il me semblait évident que ce grand homme blanc était mon père, alors d’après toi, je fais quoi ici ? » Sa réponse l’avait mise en colère. Casey en profita probablement pour rebondir sur son ton réprobateur puisqu’il emprunta le même pour sa question suivante. « Je t'ai vue avec un autre homme, cet après-midi. » April ouvrit simplement la bouche et croisa les bras sous sa poitrine. « Est-ce que tu me suis Casey McLoughlin ?! » S’exclama-t-elle, légèrement hystérique. « Qu’est-ce que ça change pour toi avec qui j’étais ? Ça ne te regarde pas tu sauras, je ne suis pas ta chose bordel ! » La colère animait son petit cœur tordu par la douleur. Son esprit allait à toute vitesse, peut-être l’avait-il aperçu avec Nash ? C’était la seule chose qu’elle pouvait voir. « J’ai une vie en dehors des missions humanitaires tu sauras ! Ce n’est pas parce que je ne passe pas mon temps en à parler que je suis seule au monde. Tu veux tout savoir Casey ? Eh bien oui, je suis une enfant adoptée. J’ai deux petits frères, aussi adopté. J’habite à Brighton depuis toujours. J’ai étudier dans une école de journalisme à Londres. Tu veux savoir autre chose ou tu vas bien dormir ce soir avec toutes ces informations ?! »
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MessageSujet: Re: an irishman under my door (capril)   Mer 5 Sep - 0:10

Délirer ? Non. Amoureux ? Assurément.

Il ressent encore le goût de ses lèvres sur les siennes, la douce brûlure de sa peau contre ses mains. Il s'attendait à une réaction disproportionnée de la part d'April puisque la jeune femme n'a jamais su accepter le fait qu'il soit amoureux d'elle, mais les mots de l'anglaise le font grimacer légèrement, lui lacèrent le coeur. « Je n'ai rien à faire ici, vraiment ? Regarde-moi dans les yeux et jure-moi que tu n'as rien ressenti quand je t'ai embrassée. Jure-le ! » La jeune femme se fâche davantage lorsqu'il lui demande ce qu'elle fait à Brighton et il secoue la tête devant sa piètre explication. « J'ai compris, je ne suis pas stupide. » lance-t-il d'abord avant de poursuivre, encore un peu plus en colère. « Je ne veux pas savoir ce que tu fais chez tes parents, je veux savoir pourquoi tu es là et pourquoi t'es partie sans un mot. »

Lorsqu'il affirme l'avoir vue avec un autre homme ce jour-là, le regard d'April change rapidement et ce qu'il devine dans ses jolies prunelles l'attriste profondément, même si la colère gronde encore. Il n'a même pas la chance de glisser ne serait-ce qu'un mot puisque la brune s'enflamme et déblatère des tonnes d'informations sans même lui laisser le temps de les assimiler. Elle s'arrête brusquement et cette fois, Casey secoue légèrement la tête, sourire déçu au coin des lèvres.

« Ne t'avise pas de me reprocher d'être venu te retrouver ! Tu n'as absolument pas le droit de faire ça, pas après avoir disparu comme tu l'as fait. Je me suis réveillé, un matin, et il n'y avait plus aucune trace de toi, comme si tu n'avais jamais existé. Ce n'est pas comme si je peux effacer les deux dernières années de ma vie et passer à autre chose ! Et tu peux bien essayer de te faire croire ce que tu veux, je te connais assez pour savoir que tu ne peux pas faire ça non plus. »

D'abord agacé et exaspéré par la facilité qu'a April à le repousser, Casey est maintenant déçu. Il ne comprend pas trop pourquoi, d'ailleurs, puisque la réaction de la journaliste en est une de fuite comme elle l'a fait si souvent auparavant lorsqu'il tentait d'aborder des sujets un peu plus importants. Parce qu'elle est comme ça, April.

Elle a peur. Elle ne s'attache pas. Elle crie et elle fuit.

« Tu n'as pas désactivé le système de localisation de ton téléphone. » lâche-t-il simplement, en guise de bonne foi. « Je dormirai aussi mal, cette nuit. Je comprends que tu n'as pas forcément envie de me parler maintenant, mais il faut qu'on discute. De ce que je t'ai dit, de ton départ précipité ... Tu ne peux pas juste disparaître comme ça et espérer que je vais te laisser tranquille. Je t'ai donné beaucoup d'espace et je pense que j'ai été patient, mais je ne peux pas te laisser partir sans au moins essayer de te retenir. Parce que ce que je ressens, tu le ressens aussi. » C'est impossible, autrement. Casey croit probablement au coup de foudre et pourrait probablement être positionné dans la catégorie des romantiques, mais il ne s'attacherait jamais autant à une fille sans avoir l'impression que cette dernière était sur la même longueur d'onde que lui. Leur relation n'est pas parfaite - elle est loin de l'être, même - mais ils se complètent et il devine aisément ce qui lui fait plaisir, ce qui la fait sourire ou même, frémir. Ils sont complices, à leur façon.

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MessageSujet: Re: an irishman under my door (capril)   Mer 5 Sep - 2:26




- April & Casey -
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La liste des raisons pour laquelle April pouvait détester Casey était bien courte en comparaissons à la liste des raisons pour laquelle elle pouvait en être amoureuse. Le voir debout, devant elle, beau et convaincu. Ça avait le pouvoir de la chambouler complètement, de remuer son petit cœur. Combattre ce désir brûlant au creux de son estomac était difficile, mais elle le devait. C’était bien plus qu’une question de sentiment, April savait qu’elle n’arriverait jamais à satisfaire ce besoin d’amour en lui, parce que quoi qu’il fasse, quoi qu’il tente de faire pour lui plaire, il se heurterait sans cesse au fantôme de son passé. « Je n'ai rien à faire ici, vraiment ? Regarde-moi dans les yeux et jure-moi que tu n'as rien ressenti quand je t'ai embrassée. Jure-le ! » Il avait raison, April se contenta de baisser le regard sans rien ajouter de supplémentaire. Ce qu’elle pourrait dire ne serait jamais aussi clair que son silence. La jeune femme fixait le sol. Elle en voulait un peu au monde entier, ce n’était pas tout à fait franc la raison de sa colère. Casey, quel bel homme, la simple pensée de son prénom dans son esprit lui coupait parfois le souffle. Ce sentiment remontait à longtemps déjà.

Ils étaient nul sait où en Afrique cette fois-ci. Ils faisaient simplement un bref séjour. Casey et April avaient décidés de sortir de l’hôtel, plus précisément de sortir de la zone sécurisée. April était animé par le désir de prendre le photoreportage de sa carrière et Casey, sans doute la suivait-il principalement pour veiller à ses arrières. Ils n’avaient pas marché trois kilomètres qu’ils avaient entendus le bruit d’une bombe, ce n’était pas un bruit que l’on pouvait confondre, particulièrement dans ce genre de pays. Ils avaient tourné la tête et le cri d’un enfant en bas âge vint chatouiller leurs tympans. Ils n’avaient pas besoin de se consulter ni l’un ni l’autre qu’ils avaient commencés à courir en direction des cris, c’est quelques mètres plus loin qu’une scène d’horreur se forma sous leurs yeux. Un petit groupe d’enfants, visiblement seuls, avaient marchés sur une mine terrestre. Ils étaient inutiles d’espérés faire quelque chose pour des enfants, mais un enfant hurlait de douleur. Si April avait été choquée par cette scène et l’avait complètement paralysée, Casey avait réagi. Il avait traversé en courant la zone, sans réfléchir, pour secourir l’enfant survivant.

April avait ressenti à ce moment le premier chatouillement de l’amour pour lui. Son cœur avait bondi dans sa poitrine en le voyant disparaître sous ses yeux pour secourir un enfant qu’il ne connaissait pas. April avait été effrayée à l’idée de le perde.

Casey lui avoua alors qu’il l’avait retrouvé via la localisation de son téléphone. Instinctivement elle posa sa main sur sa poche de jean pour sentir la boss de son Iphone. « Ça explique tout… » Marmonna-t-elle. « Je dormirai aussi mal, cette nuit. Je comprends que tu n'as pas forcément envie de me parler maintenant, mais il faut qu'on discute. De ce que je t'ai dit, de ton départ précipité ... Tu ne peux pas juste disparaître comme ça et espérer que je vais te laisser tranquille. Je t'ai donné beaucoup d'espace et je pense que j'ai été patient, mais je ne peux pas te laisser partir sans au moins essayer de te retenir. Parce que ce que je ressens, tu le ressens aussi. » April avait l’impression que le sort s’acharnait sur elle, n’avait-elle pas eu une conversation similaire avec Nash un peu plus tôt ? Les deux hommes voulaient l’achevés ou quoi ? Je ne peux pas le ressentir, Cass. Ces mots tambourinaient dans son esprit avec violence. Il méritait mieux, il méritait une femme qui l’aimerait. April, cette chance lui filait entre les doigts depuis si longtemps qu’elle avait fait son deuil de vivre une relation épanouissante et d’avoir un jour des enfants. Cette vie n’était pas destinée à être la sienne. « Casey. » Les mots s’étranglèrent dans la gorge de la femme. Qu’est-ce qu’elle pouvait bien lui dire ? Qu’est-ce qu’elle pouvait bien faire pour lui faire comprendre que c’était peine perdu ? « S’il te plaît, ne rend pas les choses plus difficiles qu’elles ne le sont et rentre chez toi. » Ces quelques mots lui brisaient le cœur. April voulu tenter un mouvement vers lui, un mouvement de la main pour toucher son visage. Elle se ravisa à la dernière seconde et lui tourna finalement le dos, essuyant les quelques larmes qui menaçaient de couler le long de sa joue. « Ça ne vaut vraiment pas la peine. » Elle tourna la poignée de la porte, mais resta immobile. Elle se demandait ce que lui tourner le dos allait réellement signifier pour eux.

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MessageSujet: Re: an irishman under my door (capril)   Hier à 21:27

Le médecin pousse un soupir lorsqu'elle échappe son prénom, conscient que le ton qu'elle emploie ne lui fait pas forcément plaisir. Il refuse de la croire lorsqu'elle lui balance que c'est mieux pour tout le monde qu'il rentre chez lui, que ça ne sert à rien de poursuivre l'histoire qu'ils ont entamée plusieurs années auparavant. Elle ment, bien sûr qu'elle ment. Casey fronce légèrement les sourcils, secoue lentement la tête alors qu'il sent son estomac se retourner à l'idée de la regarder s'éloigner sans même essayer de la retenir. Lorsqu'elle lui tourne le dos, il prend une longue respiration, sans néanmoins ouvrir la bouche.

Il n'a plus le choix, de toute façon, il se doit de lui laisser un temps de réflexion. Casey connait suffisamment April pour savoir que la brusquer ne lui rendra pas service et, même si c'est difficile, il décide de la laisser partir pour le moment.  

« Je t'aime, April. Penses-y. »

C'est à son tour de se retourner et de se mettre à marcher afin de s'éloigner de cette maison anglaise. Le taxi ne l'a pas attendu, bien sûr, puisque Casey n'était pas tout à fait certain de ce qui se passerait lorsqu'il la retrouverait, mais il a besoin de se changer les idées et de prendre l'air. Marcher jusqu'à l'hôtel lui semble être une bonne idée afin de se vider l'esprit et c'est le coeur lourd qu'il entreprend sa marche, bien décidé à se battre pour la garder. Elle refuse de lui parler, pour l'instant, mais il est persuadé qu'il saura la convaincre de lui revenir. Il sait qu'elle se sent bien, lorsqu'ils sont tous les deux, et même si tout s'est peut-être déroulé trop rapidement pour elle, Casey est définitivement prêt à l'attendre.

Il aimerait pouvoir lui dire davantage de choses pour la convaincre de leur laisser une nouvelle chance, mais il sait aussi qu'il doit lui laisser du temps. De toute façon, Casey est plutôt tenace et ne compte pas quitter le pays alors qu'il vient tout juste de débarquer.

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