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 rushing hours▸ eli

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MessageSujet: rushing hours▸ eli   Jeu 9 Aoû - 21:42

« Camelia, regarde-moi. Il n'y a que les grandes filles qui peuvent monter à bord de ce fabuleux vaisseau. Tu as beaucoup de chance, tu sais ? »

La petite fille relève des yeux brillants de larmes et le médecin replace doucement une mèche de ses cheveux bruns, bouclée, derrière son oreille.

« Il y aura beaucoup de bruit, d'accord ? C'est normal, mais ça ne fera pas mal, je te le promets. Tu vas même pouvoir nous parler, si tu le souhaites, nous serons juste à côté. Tu es courageuse, mais tu ne dois pas bouger, d'accord ? »

Il parvient à calmer la fillette qui s'étend d'elle-même sur le support qui pénétrera ensuite dans l'appareil d'imagerie. Vêtue d'une jaquette d'hôpital, elle a l'air encore plus minuscule et il lui chatouille un peu les pieds afin de lui soutirer un rire léger. Officiellement, ce n'est pas son rôle de rassurer ainsi les patients - l'infirmière et le technicien sont là pour ça - mais puisqu'il semblait avoir obtenu la confiance de la fillette lors de son examen, Casey a décidé de la suivre afin de rendre l'instant un peu moins traumatisant pour elle.

L'examen n'est pas très long et très vite, ils peuvent sortir l'enfant de la pièce en la félicitant et en lui rappelant à quel point elle a été courageuse.

« Je te laisse avec Anna, d'accord ? Elle va bien s'occuper de toi. » dit-il avec un sourire en ébouriffant doucement les cheveux de la petite. « Dès que nous avons les résultats des scans, nous vous appellerons. » Il s'adresse désormais aux parents et leur offre un sourire avant de quitter la salle non sans un léger signe de main en direction de la fillette.

Il retourne aux Urgences, fronce légèrement les sourcils alors qu'il met tout de même quelques secondes à s'orienter. Il n'a commencé à travailler ici que depuis quelques jours et s'il se repère généralement assez facilement, il lui faut un certain laps de temps afin d'être efficace à cent pour cent.

« Dr. McLoughlin ! Il y a un patient en salle 2 qui a besoin de points de suture et nous sommes complètement débordées. Je sais que ce n'est pas votre travail, mais est-ce que ... » « Bien sûr, je m'en occupe. » Il offre un sourire à l'infirmière avant de prendre la direction qu'elle lui a indiquée, en profite pour récupérer un anesthésique local. Il récupère le dossier du patient qui se trouve de l'autre côté de la porte et s'avance dans la salle, enthousiaste. « Bonjour ... Eli. Je suis le Dr. McLoughlin. Casey. Vous n'avez pas de chance, on a tiré au hasard et vous êtes tombé sur moi ! » Un sourire amusé étire ses lèvres et Casey récupère un tabouret à roulettes qu'il emmène  face au patient avant de s'y installer. Rapidement, il devine, grâce à la moitié d'uniforme et au casque laissé sur une chaise un peu plus loin, le métier d'Eli. « Qu'est-ce qui s'est passé ? J'ignorais que le métier de pompier comportait autant de risques ! » lance-t-il, faussement sérieux, alors qu'il observe rapidement l'état général de son patient. Il fait rouler le tabouret jusqu'à l'armoire, récupère le matériel nécessaire et revient rapidement auprès du pompier. « La douleur ressemble à quoi, sur une échelle de un à dix ? Un étant la douleur occasionnée lorsqu'on se cogne le petit orteil contre un meuble et dix celle qu'on perçoit lorsqu'on est brûlé vif ? »

Casey, t'es même pas drôle. L'irlandais s'excuse d'un sourire silencieux.


Dernière édition par Casey McLoughlin le Mer 19 Sep - 18:43, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: rushing hours▸ eli   Dim 26 Aoû - 3:16

Sa témérité est probablement ce qui le tuera, un jour ou l’autre. Eli, il n’apprend jamais de ses erreurs, surtout pas lorsque la vie d’un ou de plusieurs personnes est en jeu. Prêt à prendre des risques inutiles pour parvenir à ses fins, le pompier ne songe jamais réellement aux conséquences de ses gestes, seulement lorsqu’il est trop tard. Où dès que l’adrénaline s’évapore finalement de ses veines. Ses coéquipiers ont cessé toutes tentatives pour le retenir, ayant compris depuis longtemps que c’était inutile. Mais son nouveau chef, lui, découvre peu à peu le caractère tout feu, tout flamme de son employé. Et même s’il admire sa dévotion face à son travail, son regard trahi sans peine l’agacement qui le tenaille à chaque fois que le Goldstein fait à sa tête. Ce jour-là ne fait pas exception à la règle. Une gamine retenue prisonnière à l’étage d’une maison en flamme. Un brassier qui ne cesse de s’amplifier. Et les cris d’une mère, au bout du désespoir. Il n’en fallait pas plus pour que l’audacieux pompier se sente investit d’une mission de sauver cette pauvre enfant. Fonçant dans la résidence en flamme malgré les avertissements de ses camarades, c’est sans grande peine qu’il parvient à se faufiler jusqu’à la chambre de l’enfant, évitant les zones plus à risque d’effondrement sur son chemin. Les escaliers restent un challenge, mais elles résistent sous le poids de son corps et de son équipement. Accroupie dans un coin de la pièce, l’enfant s’est recroquevillé en serrant dans ses bras ce qui semble être son doudou, dont la surface est couverte de suit. En dehors de la panique qu’il peut lire dans son regard, la petite semble toujours aussi alerte. Mais le temps presse, et il doit la sortir d’ici. Enveloppant l’enfant dans une couverture de kevlar qu’il avait préalablement prit avec lui, ses bras la récupère alors qu’il fonce en sens inverse, pressé de retrouver la sortie et l’extérieur. Son empressement a quitté les lieux l’empêche de focusser sur les potentiels risques sur sa route, et lorsque sa jambe s’enfonce en plein milieu des escaliers, que les flammes ne cessent de lécher, un juron s’échappe de ses lèvres. Heureusement, c’est le mur qui amortit sa chute, et qui empêche le duo de s’écrouler jusqu’en bas des marches. S’il parvient à se dégager, une grimace feinte cependant son visage, alors qu’un certain élancement se fait sentir le long de son membre inférieur. Eli, il ne prend même pas la peine d’étudier ses possibles blessures. Ce n’est que lorsque la fillette retrouve les bras tremblants de sa mère, et que les paramécics le force à s’assoir afin d’étudier l’entaille sur le bas de sa jambe, qu’il réalise la profondeur de la coupure. Rien de dramatique à ses yeux, mais l’ambulancier ne rigole pas : un passage aux urgences lui est fortement recommencé. En d’autres termes : il n’a pas d’autres choses que de s’y rendre, puisque le véhicule ne manque pas de se mettre en direction de l’établissement hospitalier afin qu’il puisse être soigner.
Installer dans une petite salle privée depuis une vingtaine de minutes, Eli, le corps étendu sur une civière inconfortable, se perd dans l’observation du plafond de cette pièce stérile et sans personnalité. Des élancements viennent le tenailler, de temps en temps, mais il y a longtemps que la douleur ne l’affecte plus de la sorte. La douleur physique, précisément. Inutile de s’attarder sur celle qui s’attarde dans son crâne, et qui lui occasionne bien des nuits blanches. Un médecin arrive enfin pour le sortir de sa torpeur, un peu trop satisfait de faire son travail, à voir le large sourire qui s’étends sur ses lèvres. Celle d’Eli, elle, ne s’étire que par vil politesse. – C’est bien mal connaître notre métier, Docteur. – qu’il se contente de lui mentionner, un haussement des épaules plus tard, même si l’ironie perçait au travers de ses propos. Le rush d’adrénaline qu’il avait ressenti, un peu plus tôt ce jour-là, laisse lentement sa place à une éreinte lancinante, et la seule envie du pompier, à ce moment précis, est de rentrer chez lui et d'aller se perdre dans les draps de son lit. – La planche d’une marche à céder sous mon poids. – explique-t-il finalement, sans trop savoir quelle substance étrangère est la responsable derrière cette profonde entaille. Un éclat de bois? Un clou? Il n’a songé à regarder, disons qu’il avait mieux à faire, à ce moment précis-là. Il fronce les sourcils lorsque le médecin le questionne sur son seuil de douleur. Ses références, plutôt que de le faire rire, le rendent un peu plus grognon qu’il ne l’est déjà. – Rien n’égale la douleur de sa chair brûlée sous les flammes. Croyez-en les marques sur mon épaule. – Ce syndrome du héro lui a valut bien des blessures, mais celle qu’il porte sur sa peau resteront à jamais graver dans sa mémoire. Pourtant, même ces dommages-là ne l’a pas empêché de recommencer. – Quatre ou cinq. Peut-être six quand je force, ou je bouge. Mais sans plus. – Son seuil de tolérance étant plutôt élevée, cette même blessure sur un humain lambda aurait provoqué d’autres résultats. Il n’est pas une bonne référence en la matière, hélas.
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MessageSujet: Re: rushing hours▸ eli   Mer 19 Sep - 19:20

Visiblement, l'humour léger et subtile - probablement trop subtile, d'ailleurs - de l'irlandais ne semble pas dans les goûts du pompier puisque ce dernier lui répond d'un ton las et sarcastique. Tenter de détendre l'atmosphère à coups de blagues plus ou moins drôles s'avère être une technique que le médecin préconise et utilise assez régulièrement, mais c'est probablement différent lorsqu'on doit expliquer à un homme qu'il faudra amputer sa jambe et ses deux bras et Casey doit sérieusement revoir ses techniques de diversion.

L'irlandais enfile une paire de gants et fronce légèrement les sourcils, concentré sur la blessure de son patient. Le pantalon du pompier est découpé afin de libérer la coupure et des bandages y ont été posés afin de limiter la possible contamination et les saignements. Casey retire donc délicatement les pansements afin de jauger la gravité de l'entaille.

L'humour du médecin ne plait vraiment pas à Eli et Casey se promet de ne plus essayer de le faire sourire avec des conneries.

« L'entaille est profonde. Je vais d'abord la nettoyer, mais vous aurez besoin de points de suture. Vous avez des allergies ? »

L'information est probablement notée dans le dossier, mais lorsque c'est possible, le médecin préfère de loin interroger le patient plutôt que de se fier à un bout de papier. Il fait rouler le tabouret un peu plus loin afin de préparer une seringue avec un anesthésique local, revient rapidement auprès du pompier. Il allume la lampe afin d'augmenter l'éclairage au niveau de la blessure, remonte légèrement le tabouret afin d'être plus confortable.

« Je vous conseille de vous allonger si vous n'aimez pas les aiguilles. » débute-t-il simplement en jetant un coup d'oeil rapide au pompier. « Ça va piquer un peu. » Un peu étant bien évidemment un euphémisme. De toute façon, à voir la jambe d'Eli, Casey est persuadé que son patient peut en supporter davantage. Il injecte l'anesthésique sans réellement prévenir puisqu'il a appris, au fil du temps et avec l'expérience, que la majorité des patients adultes tolèrent mieux les injections lorsque ces dernières ne sont pas anticipées. Avec les enfants, c'est plutôt le contraire.

« Vous êtes pompier depuis longtemps ? » demande-t-il alors qu'il prépare cette fois le désinfectant. Il semble y avoir quelques éclats de bois dans l'entaille et Casey préfère attendre que l'anesthésique fasse réellement effet avant de les récupérer. L'adrénaline semble s'estomper puisqu'Eli lui donne l'impression d'être plus calme, plus las aussi. « Vous êtes blessé ailleurs ? » Il récupère son stéthoscope afin de s'assurer que les voies respiratoires du pompier sont dégagées, ce qui s'avère exact. De trop nombreuses fois, Casey s'est retrouvé aux prises avec des patients qui le rencontrent pour un problème en particulier et qui se retrouvent avec une condition sous-jacente beaucoup plus importante. Il n'est pas du genre à faire passer toute une batterie d'examens et de tests au cas où, mais il croit fermement que la discussion est importante.

Il change ses gants et lentement, commence à désinfecter la plaie en retirant les petits bouts de bois qui s'y sont logés.

« Ça fait mal ? »

Spoiler:
 
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MessageSujet: Re: rushing hours▸ eli   

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