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 searching you + jill

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Andy Cavendish

she was only half bird now, and the other half song.

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MessageSujet: searching you + jill   Dim 5 Aoû - 18:02

Soleil mouvant sur une pupille dilatée. Un mirage - un souvenir. Les effluves de l’alcool et l’aigreur d’une soirée qui remontait dans la gorge. Mes veines palpitaient si fort, créant une valse de sentiments. Un mélange d’émotions et de colère. Je me redressais en secouant les bras. Le canapé ceignait ma silhouette. Le tissu enlaçait chaque particule dénudée d’un corps laissé à l’abandon - chaviré entre les fluctuations des rues et les caprices d’une ivresse ridicule. J’avais passé l’âge de noyer mes chagrins dans le vin. J’avais passé l’âge de me languir d’un homme, de le rêver - de l’espérer. Mais il était néfaste, James. Encore plus mortel, que Will. Un poison qui roulait dans mes veines. Qui étreignait ma poitrine jusqu’à ce que mon essor se brise, se déchire, sous les jougs d’une passion refoulée. Un soldat contre un autre. Une identité qui s’effrite, puis renait de ses cendres. Et moi, pauvre idiote, avide de chaque fragment, prête à recoller chaque morceau. Je soupirais en ouvrant les yeux. La lumière était aveuglante. Pire, que le sentiment. Pire, que la nostalgie. Je me levais dans un équilibre maladroit, longeait les couloirs tortueux et les pièces d’un appartement que je ne reconnaissais pas. Mes jambes fléchissaient, trébuchant sur des meubles et des obstacles inconnus. Je flottais dans un monde étranger. Je me perdais dans les reliques d’une histoire parachevée par une rupture sanglante et une guerre magnifique. Mes yeux se faufilaient sur les murs, croisant des arabesques harmonieuses et le reflet d’une chanteuse au menton aigu. Sa chevelure ondulait sur ses tempes, voilant chaque blessure et chaque expression. Je me penchais, effleurait le miroir et retrouvais mon visage sur l’autre rive. Le vent glissait sur mon dos. Frisson et désillusion. Eveil paradoxal et migraine insoutenable. La confusion se mêlait à la panique. J’inspectais mes sous vêtements et cherchais mon sac sur la pile de coussins. Rien de grave. Aucun acte sexuel, de gré ou de force, exercé sur ma charpente négligée. Personne n’en voudrait, de toute façon. D’une femme qui murmure l’amour d’un autre. D’une artiste qui sillonne les bars et les scènes de rue. Je me tournais, sortais mon téléphone et marchais vers la cuisine. Je reconnaissais le profil nuageux de Jill au milieu du décor. La grâce de ses mouvements et les vapeurs sucrées d’un parfum dont elle était la seule à détenir le secret. Mon coeur s’apaisait. Les éléments s’emmêlaient et mon esprit, enfin éveillé, assemblait les pièces manquantes. Mon pouce roulait sur les meubles et je m’installais, les coudes alignés et la tête flottant sur un buste accroupi. « Oh mon dieu, je me suis réveillée en mode ou suis-je? J’aurais dû reconnaitre ton vase hideux et les fleurs de lys qui décèdent sur le plancher. » Grommelai-je en posant la joue sur la table. «Je me sens mal. C’est violent dans mon crâne, Jill. Achève moi, please Maugréai-je en débrouillant l’écran de mon téléphone. Trois appels émis. Un message douteux. J’avais bombardé la boite vocale de James. Mon dos se dressait tout à coup. Je fixais ma meilleure amie, le coeur en bouillie - menaçant de tomber, de chuter si fort et de se briser. «Je crois que j’ai appelé mon ex.» Sifflai-je d’une voix horrifiée.

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MessageSujet: Re: searching you + jill   Ven 17 Aoû - 19:55

La silhouette de Jill se meurt dans les draps. Ses tempes cognent si fort qu’une nausée passagère vient lui soulever le coeur. Les vestiges d’une soirée trop arrosée s’activant. L’alcool coulant à flot dans ses veines et celle de sa meilleure amie. Pour voir les rires éclore. Pour sentir les effets du liquide amer effacer les souvenirs douloureux. Pour pouvoir s’extirper dans un monde plus drôle, plus doux. Comme si c’était la marche à suivre. La chose la plus simple à faire pour arrêter de penser. De ressasser le pire. Elle se croit forte, Jill. Elle a l’impression d’avoir retrouvé les pieds sur terre. D’avoir pu passer au travers de ce filet chaotique. D’avancer de manière certaine alors que le chemin se fait à tâtons. Le coeur brisé par les émotions qui subsistent là dans les bas-fonds de ses entrailles. Les larmes qui coulent à l’abri des regards pour ne pas éveiller les soupçons. La rage qui dévaste tout et devient reine à chaque fois que ses poings se serrent. Alors hier soir, elle a tout oublié. La mort de Soren. La sensation funeste qui a emprisonné ses veines. La peine si forte qu’elle a eu la sensation de mourir de chagrin. L’impression d’être vivante et pourtant morte à la fois. Rhys. Son putain de souvenir. Sa putain d’absence. Et tout ce qui suffit à lui rappeler à quel point la souffrance est aiguisée. Chaque heure. Chaque minute. Tout le temps. Un pansement à peine collé sur une plaie encore béante. Alors elle lâche un soupire. Elle s’extirpe des draps et enfile une nuisette de soie. Ses mèches blondes rappelant la dorure du sable chaud vient retomber en cascade sur ses épaules. Elle avance d’un pas lent et ne peut réprimer un rire complice en attendant Andy. Pour elle aussi, l’oubli semble la meilleure option. Boire pour ne pas penser à son ex. Boire pour tenter de se persuader que les choses vont bien. Mais rien ne va. Ni pour elle. Ni pour Jill. Alors l’alcool n’est qu’un mirage. Une sensation salvatrice qui deviendra désastreuse la seconde suivante.
— Tu me dois un vase hideux d’ailleurs. Je te fais grâce des lys.
Elle se baisse à la hauteur des débris de porcelaine les ramassant un à un. Puis c’est les lys encore frais qui glissent dans ses phalanges. Ses fleurs favorites. Celles qui devaient orner son bouquet de mariée. Il était conçu. Prêt à disparaître dans la paume de ses mains alors qu’elle s’avancerait dans l’allée centrale pour rejoindre son fiancé. Celui qu’elle ne portera jamais et dont elle subira le poids douloureux. L’espace de quelques secondes, la mélancolie vient orner ses traits fins et elle sent l’enveloppe de son coeur se mourir d’une sensation si douloureuse. Si amère. Chassant les idées noires au portant des enfers, Jill se rapproche de sa meilleure amie et prend place à ses côtés. Tendre comme à chaque fois, elle effleure ses mèches ébènes d’un geste doux et rassurant.
— Si tu t’étais contentée de l’appeler Andy, ça aurait pu passer. Tu t’es mise à chanter un titre de Elvis Presley sur sa messagerie vocale.
Jill ne peut pas s’empêcher de se marrer. Parce que dans la forme, la scène était cocasse. Mais dans le fond, elle connait le poids de la blessure. Parce que les deux femmes partagent tout. Le meilleur et souvent le pire. Un soutien mutuel depuis plusieurs années qui n’en finit pas. Et c’est sans doute ce lien si fort qui suffit à les aider, à les faire tenir, à se raccrocher au fil invisible de la vie.
Celui qui disparaît parfois.
Celui qui paraît si fragile.
Celui sur lequel elle danse en tombant trop souvent.
Celui qui s’est brisé y a bien longtemps.
Jill finit par s’éclipser dans la cuisine préparant une mixture dont elle a pris l’habitude les lendemains de cuite. Elle vient la déposer sous le nez d’Andy avec détermination.
— Tiens, bois çà. Meilleur remède pour la gueule de bois.
Mais pas pour panser ton coeur veut-t-elle rajouter avant de se raviser. Elle voudrait la voir heureuse. Elle voudrait la voir dans les bras de celui que son palpitant n’a pas pu se résoudre à oublier. Elle voudrait lire la joie sur ses lèvres cerises et le bonheur dans l’ombre somptueuse de ses prunelles.
— Rappelle le. C’est évident que toi et lui ça appartient pas au passé.
Pas comme moi et Soren.
Pas comme moi et Rhys.
Pas comme moi et ce coeur qui ne bat plus qu’à moitié.

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MessageSujet: Re: searching you + jill   Hier à 12:10

Elle gardait les souvenirs et j’en imprimais les détails. Chaque fragment, tous les messages, les drapeaux, les corps et les étoiles. Tout ce que l’armée nous avait enlevé. L’air était immobile dans mes poumons. Je respirais la vie à contre sens, savourant les vapeurs d’une rupture qui me brûlait encore. Il était parti pendant trois ans. Il était parti pour toujours. Je relevais les yeux et fixais la silhouette de Jill. Elle aussi, sa douleur était lancinante. J’en avais aspiré la moindre émotion. J’étais tombée à genoux, priant pour qu’elle survive à ses tentatives d’évasion. Il y avait un mal qu’elle ne pouvait supprimer. Un chagrin qu’elle ne faisait que transposer de regard en regard - de elle à moi. Je redressais les épaules. L’espace tourbillonnait entre mes prunelles fatiguées. Une brume pourpre, un voile putride enlaçant les murs et les meubles de l’appartement. Tant de vestiges d’une nuit ensorcelée. Des nuées d’êtres flagellées par l’angoisse et la volupté d’une ivresse exhalée entre nos lèvres. Avait-elle réussi à oublier le temps d’une danse ? D’un sourire pour un inconnu ? Nos passions se consumaient. Fumées écarlates que mille orgies de sang ne pouvaient effacer. Je crevais sous les spasmes de plaisir et les désirs interdits d’un soldat meurtrier, déserteur. Une étreinte putride et grossière, maculée de regrets et de colère. Je comprenais Jill. Toutes ses souffrances me semblaient profondément familières, comme puisées à la source de mon intimité. Parce que nous étions les âmes jumelles, immortelles et indissociables. Deux bouts de femmes à l’agonie - au bord du gouffre. Quand je n’avais plus la force de le détester, c’était moi que je haïssais. La faiblesse musculaire qui s’abattait sur mes jambes et qui m’empêchait de prendre la fuite - de le quitter à tout jamais. On se dévorait, se vomissait des mots et des ressentiments empoisonnés. Je l’avais trompé au nom d’une liberté qu’il n’avait pas le courage de saisir. Une séparation qu’il n’avait osé formuler parce qu’il n’était qu’un fantôme de Marjah. Ma trahison était l’acte héroïque pour une nation qu’il avait abandonné en baissant les armes. William, James et peu importe son visage. Ma gorge s’enflammait. Partout dans la pièce, il me semblait apercevoir l’éclat d’une lumière froide et la vibration d’un verre de vin. Oui, c’était bien ça. J’aurais englouti une autre bouteille. J’aurais effacé chaque bout de lui jusqu’à me noyer dans le coma. Mais au delà de l’hérésie, résonnait une joie infinie, un rire éternel et divin qu’il ne pouvait me retirer. Une croyance folle et imaginaire, que le romantisme existait. Que les héros s’élevaient, renaissaient de leurs cendres pour étreindre leurs amoureuses. Une innocence sentimentale qui se transformait en tristesse dans l’attente. « Tu me dois des remerciements, plutôt. Les motifs tribaux c’est tellement overrated Grommelai-je en me tortillant sur mon siège. Mes jambes flottaient dans le vide. La distance vers le sol semblait interminable. Comme en apnée. Comme si je tombais, sans cesse. «Oh non.» Minaudai-je avant de m’esclaffer à mon tour. Tout me revenait. Chaque note. Chaque parole. Can’t help falling in love, l’horreur. C’était digne d’un film pour adolescents. J’avais passé l’âge d’appeler mon ex - de chanter sur les rythmes douteux du Blues et de me plaindre.  «J’espère que j’ai pas chanté faux. » Soufflai-je en me tenant la tête. La migraine était trop forte. Je plissais les yeux en reniflant le remède de Jill. Une odeur amère de gingembre et d’élixirs miraculeux que je buvais d’une seule traite. « Je peux pas, Jill. J’essaie tout le temps mais il est tellement différent, ça me brise le coeur. Et toi … Rhys n’est pas mort tu sais. » Je secouais la tête en lui adressant un sourire. Elle avait encore une chance. Elle pouvait rattraper la chute et effleurer l’esquisse d’un bonheur fugace avec cet autre qu’elle avait ignoré. « C’est moi ta meilleure ami. Pas lui. » Il y avait autre chose. Une évidence chancelant entre les étoiles. Un appel du coeur intemporel, rampant entre les flots mouvants pour retrouver son chemin vers elle.
Rhys, ce n’était pas fini.
Tant qu’il lui manquait.
Ça ne serait jamais fini.

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MessageSujet: Re: searching you + jill   Aujourd'hui à 15:09

La peine d’Andy résonne chez Jill. Comme un peau à peau qui s’entame sous les détonations. La poussière du terrain vague qui devient aveuglante. Les corps inertes au sol. Le sang qui coule et vient foudroyer le bitume crasseux. Puis elles, au milieu du vacarme. Victimes collatérales des drames. Des silhouettes qui chutent. Des palpitants qui crèvent. Et de la douleur qui devient si forte, si répugnante. Ces hommes en uniformes qui débarquent. La peine déformant leurs traits. Les mots devenant des lames incisives qui dérobent chaque émotion. Et le monde qui s’arrête de tourner. Jillian se souvient de tout. De ses pieds nus qui ont foulé le parquet froid en entendant la sonnette. En ouvrant la porte, la blonde avait compris avant même que les paroles ne fusent. La gorge serrée. Le coeur en berne comme les drapeaux. Elle n’avait rien dit. Elle avait écouté. Chaque lettre offrait une danse macabre au moment où ses yeux brillants captaient ceux des soldats. Il était mort au combat. Mort sous le feu de cette explosion. Un attentat suicide sur le camp où il oeuvrait. Un médecin militaire qui sauvait les autres. Un médecin militaire qui avait fini par y laisser sa propre vie. Elle n’avait pas réagit. Pas un mot. Pas un mouvement. Elle s’est contentée de rester ainsi. Debout, inerte, dévastée.
Elle était morte avec lui.
Elle était morte avec tous les hommes tombés au combat.
Elle était morte avec toutes les épouses, les époux, les enfants, les familles.
Elle était morte avec l’amertume en couverture.
Andy avait été présente. Comme sa famille. Sa silhouette étendue près de sa robe de mariée. Celle qu’elle ne porterait pas. Celle qui resterait un souvenir déchirant. Sa meilleure amie avait caressé ses cheveux en lui promettant que ça irait.
Mais ça n’allait pas.
Ça ne passait pas.
Ce n’était qu’un étau constant sur ses épaules.
Et si son grand amour à elle n’était pas mort, ça ne changeait pas grand chose. La guerre est venue l’user jusqu’à la moelle. Chaque souvenir devenant pour lui trop difficile. William portant les traumatismes à même l’échine. Son esprit torturé par tout ce qu’il avait pu vivre. Lui, ses compagnes d’armes. Au point de tout envoyer valser. Au point de changer d’identité. Comme si un nouveau prénom suffirait à panser les cicatrices sanguinolentes. Andy souffre. Jill souffre avec. L’humanité souffre de cette violence qui ne finira pas. Et son coeur s’ébranle quand elle ose prononcer l’imprononçable. Quatre lettres. Quatre putain de lettres qui éclatent en plein vol et soulèvent le palpitant de la blonde. Les yeux plongeant dans le trouble. La nervosité venant ravager ses phalanges tremblantes. Elle ne veut pas parler de lui. Ni même laisser ses pensées s’égarer. Elle veut continuer à se mentir et à se persuader qu’il appartient au passé. C’est faux. Cruellement faux.
— Tout serait plus simple s’il l’était. J’arriverai à ne pas le détester. Parce que c’est vraiment malvenu de détester un mort, non ?
Elle le déteste autant qu’il lui manque. Elle le déteste autant que son coeur l’appelle. Elle le déteste autant que son corps ai pu le désirer. Les silences devenant une torture. Une lame trop pointue qui réouvre la plaie pourtant béante. Alors parfois au détour de pensées nauséabondes, elle voudrait que les rôles s’inversent. Soren vivant. Rhys mort. Parce que le médecin savait l’aimer. Il savait être présent. L’épauler. Se montrer fort quand il le fallait. Se montrer amoureux comme si demain le monde s’arrêterait. Il savait être tout à la fois. Tout sauf Rhys. Tout sauf lui. La différence devenant au final bien trop cruel.
— Je l’ai appelé. J’ai écris des centaines de messages. J’ai eu aucune réponse en retour. Il peut pas être plus clair, j’crois.
Elle avait écrit. Après leur baiser sur le pas de la porte pour comprendre. Mais il n’avait rien dit. Elle avait écrit à la mort de Soren. Il n’a rien répondu, se contentant de venir à l’enterrement, le visage marqué et les lèvres mutines. Elle avait écrit seule dans ses draps glacés en l’implorant de venir, de lui souffler que les choses allaient s’arranger. Aucune réponse. Elle avait écrit en l’insultant et en lui crachant sa haine. Aucune réponse. Elle avait chialé comme une gamine sur sa boîte vocale laissant sa fierté de coté. Aucune réponse.
Alors elle arrêté d’écrire.
Elle a arrêté de parler.
Et elle a continué de crever à petits feux.
Elle lâche un soupire et se rapproche d’Andy. Sa main glisse alors sur la sienne et à nouveau elles ne font qu’une sur ce champ miné. Celui de la vie. De leurs existences bafouées.
— James sera marqué à vie par ce qu’il a enduré et vu là-bas, mais même si ça prendra du temps Andy, il est bien vivant et vos chemins se rencontreront à nouveau.
Le temps. Tout semble une question. Laisser du temps pour se reconstruire. Pour fermer les blessures. Pour panser les palpitants. Pour anesthésier les rancoeurs. Du temps. Encore temps. Un peu plus de temps à chaque fois. Jill en est convaincue. James et Andy ne peuvent pas abandonner leurs rêves à deux. Ils doivent se retrouver. Ils doivent faire contrebalancer le poids de la violence.
— Et si ça foire, promis, toi et moi, on vivra heureuses jusqu’à la fin de l’éternité. Mais seulement si à moi aussi tu me chantes du Elvis.
Elle se force à sourire pour détendre l’atmosphère bien trop pesante. Et avec légèreté ses lèvres cognent sur la joue de sa meilleure amie. Elle ébouriffe sa chevelure ébène et l’attire dans ses bras.
Une étreinte apaisante.
Une étreinte douce.

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