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 i had a dream (lizzie & edan)

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MessageSujet: i had a dream (lizzie & edan)   Ven 3 Aoû - 19:15

Elizabeth avait passé une nuit agitée. Elle n'avait pas fermé l'oeil, allongée sur le côté, tournant le dos à son mari, lui bien endormi. Comment n'aurait-il pas pu dormir lui? Probablement exténué par l'alcool qu'il avait ingurgité avec des collègues avant de rentrer et après la brassée qu'il lui avait mise parce qu'elle avait eu le malheur de rentrer une heure après lui. Elle s'était demandé comment elle avait pu devenir ainsi. Comment elle avait pu laisser les choses tourner de cette façon. Aucune réponse bien entendu. Ou peut-être il y en avait trop de réponses. La belle brune avait toujours été une femme forte, s'opposant très jeune à ses parents, décidant de sa vie, on l'avait laissé faire à la condition qu'elle réussisse, qu'elle atteigne le sommet de ses projets. C'était ce qu'elle avait fait. Puis, quatre ans après son mariage, elle était devenue comédienne. Entre les murs de sa maison, femme soumise, femme battue, femme violentée moralement, physiquement. En dehors, ou en société, elle gardait le comportement qu'on lui connaissait. Une semaine plus tôt, tout ça aurait bien pu prendre fin si seulement elle avait trouvé le courage de parler. Mais défier son mari devant la police aurait donné l'occasion à une bien plus grande punition. Alors elle avait simplement gardé le silence, laissant parler son époux, dire que les voisins feraient mieux de s'occuper de leurs affaires parce qu'après tout, un couple avait le droit de se disputer. Seulement les cris d'Elizabeth n'étaient pas des cris de colère, de rébellion c'était des cris de douleurs, de peur. Edan MacInnes connaissait Alec par le biais de sa fiancée, une amie de longue date d'Alec. Avec le temps, Elizabeth avait pris l'habitude de se méfier des amis de son mari, parce qu'ils rigolaient tous quand il la rabaissait publiquement pendant les dîners, qu'il la traitait de façon peu galante. Mais ce soir là, Edan, agent de police de métier, avait eu un autre regard sur elle. Elle avait vu une lueur d'espoir que peut-être quelqu'un pourrait l'aider. Mais parler de ce qu'elle vivait était une étape difficile, comment faire confiance? comment ne pas craindre les représailles? Par chance, Elizabeth allait avoir un peu de répit. Dès le réveil, son mari avait fait ses valises pour un voyage d'affaire d'une semaine. Un dernier baiser avant qu'il ne monte dans le taxi puis elle avait pris un de ses carnets et s'était mise sur la terrasse donnant sur la mer. Le soleil brillait, vêtue d'une robe beige en lin, légère aux fines bretelles tombante, elle avait passé sa journée à écrire, à gribouiller sans se rendre compte du temps qui passe. Il devait déjà être bien 19h, le soleil commençant à tomber quand on sonna à la porte. Elle laissa carnet et stylo et rejoint alors le hall pour ouvrir, c'était une bien grande maison pour elle seule et encore plus qu'elle se sentait de plus en plus petite. Elle ouvrit la porte non sans surprise que de voir Edan MacInnes sur le pas de sa porte. Il ne semblait pas être en service alors elle se permit d'utiliser son prénom. "Edan, bonsoir. Alec n'est pas là... il est en voyage d'affaires." Le besoin de se justifier tout le temps. Avait-il reçu une autre plainte par rapport à hier soir?
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MessageSujet: Re: i had a dream (lizzie & edan)   Sam 4 Aoû - 23:18


Comme souvent lorsque tu t’installes au chevet de ta fiancée, tu te mets à rêvasser. Tu plonges dans tes pensées, à la recherche de réponses à des questions parfois envahissantes, parfois sans réels intérêts, parfois stupides. Ca passe le temps, quand tu ne sais plus quoi lui raconter. Tes journées n’ont rien de bien extraordinaire. Il se passe, de temps en temps,  un truc un peu fou au boulot, mais c’est tout. C’est la routine sinon. Alors, tu restes bien souvent silencieux, assis sur l’unique chaise de la chambre, à la regarder dormir sans interruption. Les heures passent sans que tu ne les vois défiler et déjà la fin de la journée se profile. Tu as eu le temps d’y penser, du coup. Au message d’Alec, disant qu’il ne pourrait pas être là demain soir, parce qu’il partait en voyage d’affaire. A l’occasion qu’il te donnait, sans le savoir, d’aller rendre visite à Elizabeth. A y aller ou pas, pour tenter de savoir s’il s’agissait vraiment d’une dispute isolée, la dernière fois que tu t’es rendu chez eux. Depuis plusieurs jours, tu te questionnes à ce sujet. Ca te travaille, parce que dans le fond, tu n’y crois pas. Tu te remémores toutes ces fois où Alec l’a rabaissé devant vous, de ce regard, celui d’Elizabeth, que tu croisais parfois et dans lequel tu ne voyais rien. Comme si un voile cachait ses émotions. Peut-être pour ne pas montrer sa peine, le portait-elle volontairement. Et de son regard, cette fois-ci. Différent. Comme s’il cherchait à capter le tien pour te faire passer un message. Tu as eu le temps de penser à tout ça et tu te dis que c’est l’occasion ou jamais, de pouvoir obtenir des réponses. Avec Alec absent, peut-être qu’Elizabeth sera plus loquace. Alors, plutôt que de rentrer directement chez toi, tu fais un détour par le bord de mer. C’est un joli quartier, avec toutes ces grandes maisons hors de prix. Ta fiancée avait tendance à lorgner dessus et à vous imaginer dans l’une d’entre elle, d’ailleurs. Un rêve qui n’a jamais été le tien. Tu arrives à l’improviste, sur le pas de la porte. Tu sonnes, tout en espérant ne pas déranger. Peut-être n’est-elle pas là. Peut-être est-elle occupée. Ou tout simplement, peut-être ne veut-elle pas voir un officier de police chez elle, bien que tu ne sois pas en service, ce que tu comprendrais. Elle met du temps à venir t’ouvrir, mais finalement, dans sa jolie robe en lin, elle se dévoile. Ravissante, c'est une habitude chez elle. En tout cas, pour le si peu de fois que tu l'as vu. « Bonsoir. » Souffles-tu, tout en remarquant la surprise sur son visage. Un léger sourire sur les lèvres, tu essayes de te défaire de cette étiquette d'officier de police, qui te colle à la peau, pour montrer que tu viens en paix. « Je sais. Ce n'est pas lui que je viens voir. » Evidemment, qu'elle imagine que tu viens pour Alec. Tes deux billes bleues s'arrêtent un instant dans les siennes. Quelques secondes de silence s'écoulent. « Hm... J'espère que je ne dérange pas... Je peux entrer? » Demandes-tu poliment.
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MessageSujet: Re: i had a dream (lizzie & edan)   Dim 5 Aoû - 23:14

Elle n'avait probablement pas pu cacher la surprise sur son visage au moment où elle avait ouvert la porte et qu'elle avait découvert Edan MacInnes sur le seuil de la maison. En règle générale, quand Alex partait en voyage d'affaire, elle en profitait pour sortir, revoir quelques connaissances, mais jamais personne ne venait frapper à leur porte. Alec était un homme important, apprécié par ses discours et son style de vie. Elizabeth se demandait si ses amis étaient au courant de la façon dont il la traitait une fois les portes refermées sur eux. Beaucoup avaient rigolé à des réflexions, des piques lancées dans sa direction. Comme si c'était tout à fait normal. Ces personnes faisaient d'ailleurs partie de ceux qu'Elizabeth appréciait le moins, ils riaient de tout et surtout des malheurs des autres. L'anglaise détestait ça. Certes, elle avait vécu aisément toute sa vie, certes elle ne faisait pas partie d'un monde modeste, mais elle était humaine, rire de la faillite d'un homme, de l'infidélité d'une femme, pour elle ce n'avait rien d'amusant. Edan était différent des autres, même si elle s'en méfiait aussi, il riait moins aux remarques déplacées, aux sarcasmes et autres attaques sur monsieur et madame tout le monde. Il venait moins aux repas qu'Alec organisait depuis que sa fiancée était dans le coma et elle comprenait aussi. Ils n'avaient jamais réellement échangé, pas de conversations profondes, des banalités comme à tous dîners entre amis. Volontairement elle se faisait maitresse des lieux passant le plus clair de son temps dans la cuisine. Pas assez pour faire réellement connaissance. Pourtant elle revoyait encore le regard d'Edan ce soir là, et elle n'aurait su l'expliquer mais quelque chose en elle s'était produit. "Oh." Son monosyllabique qu'elle laissa échapper de ses lèvres. Surprise encore plus... Elle? Pourquoi? Voulait-il lui poser des questions? En savoir d'avantage sur ce qui s'était passé quelques temps plus tôt quand il avait dû intervenir... En la présence d'Alec, elle ne parlait pas. Elizabeth se contentait de simplement hocher la tête. Mais seul avec l'agent de police, elle n'était pas certaine de ne rien laisser paraitre. Quand il lui demanda s'il pouvait entrer, elle eut un moment d'hésitation. Finalement elle se décala, ouvrant un peu plus la porte et refermant derrière lui. "Je t'en prie."  Le tout c'était de ne pas lui laisser poser trop de questions et pour ce faire, elle allait s'assurer de les poser elle. C'était un risque aussi mais Elizabeth se sentait d'avantage en contrôle si elle commençait la discussion. Elle croisa ses bras, comme si un frisson venait de lui parcourir tout le corps, inconsciemment sa main droite cherchait à dissimuler un bleu, assez imposant au niveau de son biceps. Il fallait qu'elle trouve un gilet ou quelque chose, malgré la chaleur. "Que me vaut l'honneur de ta visite? Est-ce qu'il y a encore eu des appels des voisins? Parce qu'il n'y avait vraiment aucune raison, tu sais..." D'un geste, elle l'invita à la suivre jusqu'à la cuisine, qui composée de grandes baies vitrées donnait sur la terrasse où elle s'était posée toute la journée. Sans aucune précipitation, elle prit un châle d'été, à la laine très fine, d'un blanc presque pure et d'une douce délicate. Léger, elle le posa autour de ses épaules, le laissant légèrement tomber pour cacher son hématome. "Tu veux boire quelque chose, j'ai dû thé frais dehors?

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MessageSujet: Re: i had a dream (lizzie & edan)   Jeu 30 Aoû - 18:44


Discret, tu n’as pas pour habitude de te mêler de ce qui ne te regarde pas. Ce qui ne veut pas dire que tu es insensible à ce que tu peux parfois voir, dans le cadre de ton travail ou même dans la vie de tous les jours. Tu pars du principe qu’il ne s’agit là que de respect. Tout le monde ne veut pas qu’un inconnu vienne interférer dans sa vie, même si ses intentions sont louables. Cependant, tu n’hésiteras pas à venir en aide à celui qui le demande. Mais, est-ce qu’Elizabeth l’a fait? T’a-t-elle demandé de l’aide? Certainement pas à voix haute et tu n’es même pas sûr qu’il s’agissait de ça, dans son regard, l’autre fois. Mais depuis quelques temps, le manque causé par l’absence de ta fiancée, créé en toi une forme d’ennui. Avant, elle était là, pour t’aider à te vider l’esprit et à décrocher. Maintenant, tu es seul avec tes pensées et tes tourments. Alors, tu dévies un peu de tes principes et en même temps, pas tant que cela. Tu ne conçois, ni ne tolère, qu’on puisse lever la main sur une femme, pour quelque raison que ce soit. C’est d’ailleurs la cause de ce questionnement qui se joue dans ta tête. Dois-tu intervenir ou non? Deux de tes principes s’opposent. Tu n’as même pas de preuve, tout cela n’est que supposition. Et en même temps, si tu as raison et que tu ne fais rien, tu ne vaux pas mieux que ces types. Tu as signé pour protéger les citoyens de Brighton, après tout. Et, tu n’es pas vraiment un inconnu pour Elizabeth. Il y a bien des raisons qui te poussent à lui rendre cette visite improvisée, mais cela ne te met pas vraiment plus à l’aise. Tu crains qu’elle se braque, qu’elle le prenne mal ou dieu sait quoi. Sauf que maintenant, tu es face à elle, donc tu ne peux plus reculer. Elle aussi, est un peu hésitante, face à la situation. Tu l’as remarqué. Tu comprends donc qu’il va te falloir la mettre en confiance, avant d’espérer des réponses. C’est pour ça, que tu fais mine de ne pas avoir remarqué le bleu sur son bras. La preuve que tu attendais? Peut-être bien. C’est elle qui lance la conversation, en revenant sur la raison de ta présence, la dernière fois. « Non, pas d’autres plaintes. Je ne suis pas là en tant qu’officier. Je m’ennuie un peu, tout seul et je me suis dit qu’avec Alex en déplacement, peut-être que toi aussi… Et puis, j’ai pas très envie d’aller écumer les bars avec les autres. » Un petit sourire crispé pour montrer le peu de motivation que tu as, à l’idée d’aller faire la fête avec des gars qui ne semblent pas plus touchés que ça par l’état de leur amie. Et un mensonge… Tu n’en dis pas souvent. Tu n’aimes pas mentir. Mais c’est une précaution que tu préfères prendre, pour ne pas créer le malaise. Tu la suis à travers la maison, décorée avec goût, certainement par elle. Un fois dans la cuisine, elle te propose un thé frais. « Alors un thé frais. S’il te plaît. » Sourire sincère, cette fois-ci. Tu laisses un peu de temps s’écouler. Celui qu’il lui faut pour vous servir deux verres et cacher l’hématome sur son bras. « Ca fait combien de temps qu’on se connaît? Quelques années non? Et pourtant, je ne sais rien de toi. Tu fais quoi dans la vie? » Ce n’est pas qu’une diversion. Tu t’intéresses réellement à en apprendre plus sur Elizabeth Lockhart, très discrète durant les repas et tu ne t’en étonnes pas.
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MessageSujet: Re: i had a dream (lizzie & edan)   Dim 2 Sep - 14:33

La solitude c'était à peu près tout ce qui lui restait. Quand Alec n'était pas là, elle n'avait pas cette boule au ventre qui la faisait anticiper le moindre mouvement de son mari. Elle pouvait déambuler dans la maison, laisser trainer des choses, lire jusqu'à point d'heure, oublier de manger. Elle pouvait tout simplement vivre, être elle pendant un instant, sans avoir à porter le masque qu'elle devait enfiler en société. Alors l'intrusion d'Edan l'obligeait en quelque sorte à faire entorse à ce moment de liberté, et pourtant, si aux premiers abords ca aurait dû la déranger, ce n'était pas nécessairement le cas. Pas totalement le cas... Etrange sensation, mais au moins elle n'avait pas à sur-jouer la comédie. Elle lui servit un thé, l'invitant à s'asseoir dehors. Elle s'assura à plusieurs reprises comme un toc que son châle était bien positionné. Elizabeth pourtant savait qu'Edan, en tant qu'officier de police, ou fin observateur, avait déjà remarqué. Mais clairement, elle n'était pas prête de se lancer dans une telle conversation alors, elle faisait ce qu'elle pouvait pour  l'éviter. "J'étais professeur d'histoire à l'Université." Ca remontait à loin maintenant. Quatre ans qu'elle n'avait pas mis les pieds dans un amphithéâtre, dans une salle de classe. Quatre ans, que son mari l'avait convaincue d'arrêter de travailler pour essayer d'avoir un enfant. Le résultat? Simple, elle n'avait plus de collègues, plus d'amis, et elle n'était jamais tombée enceinte, non au lieu de ça, des bleus naissaient sur sa peau. C'était beaucoup plus facile que de concevoir un enfant. "J'ai fait beaucoup d'études pour pas grand chose comme dirait mes parents..." et son mari d'ailleurs. Mais étant donné qu'Alec était un ami d'Edan, elle préférait ne pas ajouter cette information. Il lui fallait toujours être vigilante sur ce qu'elle disait. Tout se répétait, tout se savait et son instinct de survie lui disait de faire attention pour ne subir les coups et les insultes quand tout ça remonterait aux oreilles de son mari. Déjà, s'il savait qu'Edan était venu jusqu'ici, Elizabeth ne pouvait qu'imaginer le pire. "J'ai fait mes études en Ecosse, à Edimbourg." Précisa-t-elle, se rappelant que c'était certainement l'un de leur point commun : l'Ecosse. L'accent d'Edan ne trompait pas, même si ça faisait déjà quelques années qu'il avait rejoint le sud de l'Angleterre par amour, il n'en avait jamais perdu son identité. Elle, elle regrettait ce temps où elle faisait les choses pour elle, simplement pour elle. Elle avait la nostalgie de cette liberté, de ce bonheur. Et elle réalisait avec une grande tristesse ce qu'elle était devenue.
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MessageSujet: Re: i had a dream (lizzie & edan)   Jeu 13 Sep - 10:15


L’hématome sur son bras n’est pas énorme, mais suffisamment large tout de même, pour que tu le remarques dès ton arrivée. Pourtant, tu ne dis rien. Tu fais comme si tu ne l’avais pas vu et la laisse faire, lorsqu’elle veut le cacher. Ce n’est pas l’envie qui te manque de la questionner à ce sujet, d’éclaircir tes doutes, d’obtenir des réponses une bonne fois pour toute, de mettre un terme à ce qui te semble être une mascarade. Mais tu ne peux pas. Autrefois, tu n’aurais pas pris de gants, tu n’aurais pas été capable de garder ton sang-froid et de faire preuve de subtilité. Tu te serais révolté. Mais ton expérience au sein de la police, t’as appris que cela n’apporte rien. Elizabeth n’est pas la première femme que tu penses victime de maltraitance. Il y en a eu d’autres avant elles et tu n’as pas toujours su employer les bonnes méthodes. Alors, cette fois-ci, tu fais attention. Tu marches sur des oeufs, comme on dit. Tu t’installes à l’extérieur avec elle. Elle te sert un thé pour lequel tu la remercies et puis, tu lui poses une question tout à fait banal. Ce qui ne veut pas dire qu’il s’agisse que d’une approche déguisée et que la réponse ne t’intéresse pas, bien au contraire. Elizabeth a tout l’air d’être une femme intéressante. C’est peut-être son charme qui te donne envie de la connaître davantage. Parce que tu ne peux pas le nier, depuis le jour de votre rencontre, tu ne lui es pas indifférent. Bien que tu restes discret et que tu gardes tes distances avec la femme de ton ami, pour des raisons évidentes, elle t’a toujours attiré. Tu l’écoutes avec attention, te dire ce qu’elle faisait dans la vie. Tu fronces les sourcils à la suite. Faire des études pour pas grand chose, tu n’y crois pas. Si elle a étudié pour devenir professeur d’histoire, si elle est allée jusqu’à enseigner à l’université, c’est qu’elle avait une bonne raison, comme la passion tout bêtement et ça, ce n’est pas rien. Alors, tu te demandes... « Pourquoi as-tu arrêté? » On lit l’incompréhension dans ton regard et d’ailleurs, sans t’en rendre compte, tu as laissé celui-ci se figer sur elle. Tu observes sa réaction. Si elle te ment, tu le sauras. En attendant sa réponses, tu te questionnes sur ses raisons. Si tu vas au bout de ta théorie, Alec pourrait bien y être pour quelque chose. Un sourire vient soudainement éclairer ton visage, lorsqu’elle te dit avoir fait ses études à Edimbourg. C’est l’effet que cela provoque chez toi, quand on te parle de ton Ecosse bien aimée. « Ah oui?! Quel honneur tu nous as fait. » Une belle et respectueuse anglaise, qui fait le voyage jusque chez vous, pour ses études, c’est toujours une fierté. Il y aura toujours cette petite rivalité entre vos deux nations. Rien de bien méchant, cependant. « J’adore Edimbourg. J’ai vécu quelques temps là-bas. Est-ce que tu as une faveur à me demander, Elizabeth? Parce que j’ai l’impression que tu essayes de m’amadouer, en parlant de mon pays... » Dis-tu sur le ton de la plaisanterie, un sourire au coin des lèvres. Tu espères que cela la détendra et qu’elle lâchera un peu de lest. Tu la sens encore sur ses gardes, mais tu ne peux pas vraiment lui en vouloir.
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MessageSujet: Re: i had a dream (lizzie & edan)   Dim 16 Sep - 22:26

Ce n'était pas dans sa nature d'être distante, silencieuse. Plus jeune, elle savait plutôt se faire entendre. Etudiante, elle avait toujours été très investie. Mais à cet instant, avec Edan au pas de sa porte, elle ne se reconnaissait pas. La vérité faisait froid dans le dos. Son silence, l'évasion des questions qu'il lui posait. Elizabeth craignait de dire le mot qu'il ne fallait pas, le mot de trop. Elle n'arrivait jamais à anticiper avec Alec. Alors, peut-être qu'avec les autres c'était finalement devenu pareil. Elizabeth n'aimait pas se voir comme ça. Alors elle avait fait un effort, elle avait proposé de prendre un verre sur la terrasse. Chose presque naturelle entre amis ou connaissances non? Et pourtant, si elle avait pu s'enfermer elle l'aurait fait. Comment avait-elle pu devenir ainsi? "Oh. La vie de couple, la vie de famille. On voulait des enfants." L'imparfait était de trop dans cette phrase. Ils voulaient oui... et ca n'était jamais arrivé. Heureusement. Amener un enfant dans ces conditions de vie, ils avaient beau être riches, elle ne s'imaginait pas mère avec ce qu'elle vivait presque quotidiennement. Elle remerciait le ciel que ce ne soit pas encore arrivé d'ailleurs volontairement ou par accident. "L'honneur est réciproque alors." Dit-elle avec un sourire sincère. Elle se souvenait de la vie là bas avec mélancolie. Elle aurait tout donné pour y être encore, parce que ça voudrait dire qu'elle était loin de tout ça... Mais c'était probablement le premier sourire sincère qu'elle avait en présence d'Edan, et ses pommettes rougirent un peu alors qu'elle relevait le regard vers lui. "Non, pas de faveur. Quand y étais-tu? Peut-être qu'on aurait pu se croiser..." Avant tout ça, avant Alec, avant l'appel qui laissait croire à Elizabeth qu'Edan commençait à se douter de ce qui se passait dans cette maison. A juste titre. Puis n'avait-elle pas eu son regard d'appel à l'aide ce jour là... Ca sentait les ennuis, mais ça expliquerait sa raison ici. Elle repensa alors à son excuse pour venir lui rendre visite. L'absence d'Alec... la solitude. Pourquoi entre tout, il avait choisi de venir jusqu'ici? "C'est vrai, ce mensonge? Que tu n'avais pas envie d'écumer les bars avec tes collègues..? Ce n'est pas très écossais de refuser quelques verres..." Lança-t-elle d'un ton qui se voulait taquin et amusé. Petit à petit, elle laissait l'ancienne Elizabeth revenir doucement à la surface. Il y avait peu de risque pour que son mari ne débarque par surprise, alors elle pouvait peut-être lâcher un peu de lest. Surtout qu'ils avaient un point commun dont ils pouvaient discuter, et dieu seul savait qu'elle pouvait en parler pendant des heures.
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MessageSujet: Re: i had a dream (lizzie & edan)   Jeu 27 Sep - 18:40


Tu vois bien qu’elle ne te ment pas, lorsqu’elle te dit qu’elle a mis sa carrière entre parenthèses, pour son couple, pour fonder une famille, mais dans sa phrase, quelque chose cloche, comme si ce n’était plus ce qu’ils voulaient. Tu sautes peut-être trop vite aux conclusions, mais cela renforce un peu plus encore tes doutes sur les tensions qui règnent au sein du couple. Si elle parle au passé, c’est que quelque chose à changer, que quelque chose ne va pas, non?! En tout cas, tu ne vois pas d’autre explication. Et puis, le fait qu’elle ne soutienne pas ton regard, qu’elle le fuit même, est une preuve de plus. « Je vois… Et ça ne te dirait pas de reprendre? Tu dois un peu t’ennuyer, non?! » Tu veux en savoir davantage, parce que tu même si tu as tes doutes, tu ne comprends toujours pas. Tu as du mal à imaginer Elizabeth dans le rôle de la parfaite petite femme au foyer ou comme la femme qui compte sur son mari pour aller travailler pour eux deux. Tu ne la connais pas si bien pour savoir, mais d’instinct, tu te dis que ça ne lui ressemble certainement pas. Et on en vient à cette éternelle question:”L’argent fait-il le bonheur?”. Elle est bien assez riche pour occuper ses journées. Mais est-ce suffisant? Et est-elle vraiment libre de faire ce qu’elle veut? Si ce que tu penses s’avère vrai alors, il se pourrait bien que cette maison soit la prison dorée d’Elizabeth et Alec son bourreau. Tu remarques la nostalgie avec laquelle elle parle de l’Ecosse, d’Edimbourg plus précisément. Aucune preuve là-dedans, juste celle que quiconque s’aventure dans cette merveilleuse ville, n’en ressort pas avec son nom gravé à jamais sur son coeur. Tu lui souris et étonnamment, elle aussi. Étonnamment, car cette fois-ci, son sourire à l’air sincère. Elle semble se détendre un peu et ça te fait plaisir. Ses joues rougissantes lui redonnent un peu de couleur et tu y penses, là, à quel point elle est belle. Tu la regardes un instant, le temps d’une question, et puis, tu tentes de chasser cette pensée de ta tête. « Je m’y suis installé pendant quelques années, il y a environ douze ou treize ans. Ca remonte à tellement loin, que j’ai peu de mal à faire le calcul. Et toi? » Si tu as du mal à te rappeler avec exactitude les dates, tu te souviens pourtant très bien de ta vie là-bas. Tu t’y plaisais, c’était différent d’ici et de tout ce que tu avais vécu avant. Tu en es parfois un peu nostalgique de cette ville, mais il n’y a pas qu’elle qui te manque, tout ton pays avec, ta famille aussi bien sûr. Tu te perds un peu dans cet instant de mélancolie, avant qu’elle ne revienne sur ce que tu lui avais dit en arrivant. « Je crois que tu as toi-même répondu à ta question. » Dis-tu en la regardant dans les yeux. « Enfin, tout n’était pas mensonge, mais c’est vrai que je ne suis pas là pour tuer l’ennui. » Tes lèvres s’étirent, un timide sourire en coin. Tu détournes le regard un instant, tout en laissant échapper un léger soupire. Tu aimerais bien continuer cette discussion sur vos passés et vos expériences respectifs. Parler de tout et de rien, juste pour déconnecter et pour qu’elle se sente bien. Parce que tu avais l’impression que votre échange vous apportait quelque chose de positif, à tous les deux. Mais cette fois-ci, tu ne peux pas nier l’évidence. « L’hématome sur ton bras, c’est Alec qui te l’a fait? Vous vous êtes encore disputés? Elizabeth, s’il s’en prend physiquement à toi, tu dois me le dire. » Ton regard se veut rassurant, mais dans ta voix on perçoit l’inquiétude. Ce n’est pas que tes doutes s’avèrent justes qui t’inquiète, c’est qu’elle ne te le dise pas et qu’elle continue à se mettre en danger.

_________________
i know you've been hurt by someone else but, if you'll let me, i'll take care of you. you won't ever have to worry, you don't ever have to cry, i'll be there beside you to dry your weeping eyes.


Dernière édition par Edan MacInnes le Mar 2 Oct - 15:12, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: i had a dream (lizzie & edan)   Sam 29 Sep - 19:43

Il y avait quelque chose d'agréable en la personne d'Edan. Ce n'était pas seulement physique, il y avait autre chose, quelque chose de plus fort mais plus indescriptible. Elizabeth n'avait pas eu beaucoup d'hommes dans sa vie. Pendant ses études elle avait eu un petit ami pendant quelques mois, mais forcée de constater qu'elle préférait se concentrer sur sa réussite plutôt que de sortir et entretenir une relation sérieuse. Finalement, il y avait de ça huit ans, elle avait rencontré Alec, ses études terminées, au sommet de son succès... et cette relation lui avait finalement tout repris. Edan était beau, ses traits du visage, son regard bleu perçant... c'était ça la source qu'elle n'arrivait pas à déterminer... Un regard et elle aurait eu envie de tout lui dire. D'ouvrir les vannes et laisser le flot de paroles faire le reste. Mais elle savait que trop bien ce qui se passerait si ca arrivait. Et elle n'avait pas envie de faire face à ca. Alors elle se contentait d'avoir une conversation normale. "Parfois si... en ce moment, j'essaie d'écrire... ca fait pas mal de temps que je suis sur ce projet mais qui sait... peut-être qu'un jour je le terminerais..." Elle n'avait jamais parlé à personne de ce livre qu'elle écrivait. Mais Edan ne le répéterait certainement pas. Et Elizabeth se devait de ne pas éveiller les soupçons sur son exclusion de la société. Ce livre était certainement un peu trop autobiographique pour qu'il soit un jour publié et de toute manière, elle n'avançait pas tellement. Manque d'inspiration, sa vie n'avait rien d'exaltant, c'était devenu la même rengaine, encore et encore... Un puit sans fond dans lequel elle continuait de tomber. Pourtant cette sensation l'avait quitté au moment où cette conversation avec l'écossais s'était faite plus naturelle. A quelques années près, ils auraient pu se croiser, ailleurs... peut-être que tout aurait pu être différent alors. Mais ce n'était pas avec de "si" qu'on pouvait refaire le monde. Ils avaient cependant un point commun, ça lui donnait un peu d'espoir quant aux connaissances d'Alec. Ils n'étaient pas tous comme lui... "J'avais dix-huit ans. Mes parents avaient tout tracé et j'ai débarqué avec mes rêves littéraires... je leur ai pas vraiment laissé le choix." Difficile à croire qu'elle avait tapé du pied envers quelqu'un. Difficile à croire qu'elle était devenue la personne qu'il avait en face de lui. Mais elle avait fait preuve de son caractère naturel, qu'il ne connaissait pas très bien, quand elle lui demanda s'il était réellement là parce qu'il s'ennuyait. Pour avoir vécu en Ecosse, il est rare qu'on refuse une virée dans un pub. Elle en avait fait l'expérience. Il n'était pas là par hasard, elle s'en doutait. "Je vais prendre comme un honneur le fait que tu aies frappé à ma porte alors." Un simple sourire, qu'elle aurait aimé conserver un peu plus longtemps. Pourtant une atmosphère un peu plus lourde s'abattit sur ses épaules. Puis, il mentionna son hématome, et son visage changea de couleur. "Si je te répond que je me suis cogné à la porte du placard, est-ce que tu me crois?" La belle anglaise tentait de conserver un peu d'humour et de légèreté mais c'était peine perdue. C'était même tellement idiot... Elle aurait aimé ne pas être sur la défensive mais elle ne put s'en empêcher. Elle se leva fuyant son regard. "Je crois que tu ferais mieux de partir." Pourtant elle n'en avait pas envie. Il appuyait sur la gâchette qui risquait de la faire parler. Et elle ne pouvait pas. Elle sentait déjà les coups et la violence. Elle osa un regard, sa gorge serrée. "Tu n'aurais pas dû..."


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MessageSujet: Re: i had a dream (lizzie & edan)   Jeu 4 Oct - 10:10

Tu es content de pouvoir échanger un peu avec Elizabeth, d’en apprendre plus sur cette femme si discrète. Tu ne sais pas si ce qu’elle te dit ne sont que des banalités pour elle, si ce sont des choses qu’elle a l’habitude de dire à tout le monde, mais qu’importe, tu l’écoutes avec toute l’attention qu’une femme aussi charmante mérite. Tu découvres l’histoire de sa vie avec plus ou moins d’enchantement, selon ce qu’elle te raconte. Ce mystérieux projet d’écriture qu’elle a et qui l’aide sûrement à combler un vide, à remplacer une carrière interrompue un peu trop tôt. « Et j’imagine que ce projet est un secret dont tu ne me diras rien? » Tu ne sais pas si tu dois te réjouir pour elle ou l’inverse. Tu souris, mais dans le fond, tu ne penses pas que ce seul projet la satisfasse réellement. Il n’y a qu’à écouter les mots qu’elle emploie pour en parler. Elle n’a pas l’air motivée ou alors, peut-être est-ce le manque d’inspiration. Quoi qu’il en soit, Elizabeth ne semble pas être heureuse, de cette vie qui lui a été imposée par un mariage aux dessous plus compliqués qu’il n’y paraît. Mais, au moment de partager votre expérience de l’Ecosse, tu trouves de quoi te réjouir. Voilà que vous avez un point commun et voilà qu’elle te sourit, enfin. Tu sais faire la différence entre un sourire sincère et tous les autres, celui-ci en est un. Il est beau, il réchauffe le coeur et il rassure. « Je ne te pensais pas rebelle, c’est intéressant. Et si je puis me permettre, je sais que ça ne se fait pas de demander l’âge d’une femme, mais je peux difficilement deviner combien de temps ça fait, si je ne connais pas le tien. » Elle doit certainement avoir ton âge, comme Alec, comme ta fiancée, mais tu es quand même curieux. Si tu pars de ce principe alors, vous avez dû tout juste vous croiser et c’est bien dommage. Tu aurais bien voulu la rencontrer plus tôt, peut-être que vous n’en seriez pas-là. Tu n’aurais alors pas à tout gâcher, en abordant finalement la raison de ta visite. Elle n’aurait peut-être pas perdu son sourire et vous parleriez encore. Vous parleriez des heures de tout sauf de ça, du bleu sur son bras, de tes doutes sur son couple, de ces choses qu’elle essaie de dissimuler derrière un trait d’humour. Tu ne connais que trop bien ce type de réaction, c’est la réponse que tu attendais, pas celle que tu voulais, mais celle qui balaye enfin tous tes doutes. Même si tu t’y attendais, c’est une claque tu reçois en plein visage. Les suppositions c’est une chose, mais lorsqu’on a la certitude que c’est vrai, c’est bien plus difficile à encaisser. Tu lui accordes un sourire triste et le silence s’immisce entre vous. L’atmosphère encore légère d’il y a quelques minutes, devient soudainement pesante. Et puis, elle se lève et te demande de partir. Rien d’étonnant à cela, mais tu attends cet instant où elle t’accordera un regard, même bref, pour être sur que c’est bien ce qu’elle veut. Tu te souviens de celui de la dernière fois, de cet appel à l’aide que tu as cru y apercevoir alors qu’au travers de ses mots, elle te disait que tout allait bien, il t’a conduit jusqu’ici, aujourd’hui il a le pouvoir de te faire rester. Tu l’attends et finalement, il croise le tien. Sa voix change, sous l’effet de l’émotion. Elle ne veut pas que tu partes, tu l’as bien compris, et tu n’en as pas envie non plus. Alors, tu te lèves et tu t’approches d’elle. Avec une grande douceur, tu fais glisser le châle de son épaule et avec tout autant de tendresse tes doigts frôlent son bras abîmé par les coups. « On est pas obligés d’en parler, mais je ne vais nul part. » Tu secoues brièvement la tête, en la regardant dans les yeux. Ne rien précipiter pour ne pas la brusquer, pour qu’elle ne te rejette pas. Lui faire comprendre que tu es là et être patient. Voilà ce que tu dois faire, même si la seule envie que tu as, c’est de casser la gueule de son mari. Ton regard plongé dans le sien, tu as cette irrésistible envie de la couvrir de toute cette tendresse dont elle doit cruellement manquer. Mais tu ne fais rien, tu attends juste qu'elle dise ou fasse quelque chose.

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MessageSujet: Re: i had a dream (lizzie & edan)   Sam 6 Oct - 0:04

"Vous avez tout juste, officier." Un sourire et un petit rire amusé, parce que oui, elle comptait bien gardé ce petit secret pour elle. Ca lui faisait du bien de parler de l'Ecosse, de son passé, avant que tout ne change et la discussion était si agréable, presque d'une normalité inquiétante, surprenante. Quelque chose qu'elle n'avait pas expérimenté depuis longtemps. "Je suis pleine de surprises...  J'ai 35 ans...  Ca fait 17 ans... wow... ca me paraissait pas aussi loin et en même temps..." Elle soupira nostalgique et surtout mélancolique. Finalement la conversation avait tourné quand Edan osa lui demandé d'où provenait son hématome. Elizabeth s'était braquée, elle n'était pas prête à affronter tout ça et pourtant ce qu'elle disait, la manière dont elle agissait contre elle. Edan comprendrait facilement. Elizabeth osa un regard vers Edan, un regard similaire à celui qu'elle lui a lancé ce jour là où il était intervenu chez le couple. Un appel à l'aide silencieux. Mais Elizabeth sait mieux que quiconque qu'Edan ne peut rien faire, que peu importe ce qu'il ferait, il y aurait des répercussions sur elle. Ce qu'elle craignait le plus c'était qu'Alec apprenne qu'elle en avait parlé et qu'il la tape encore plus violemment qu'il ne le faisait déjà. Mais en même temps, que quelqu'un puisse être au courant, c'était un soulagement, un poids en moins sur ses épaules. Si elle devait se l'avouer, elle ne voulait pas qu'il parte, sa présence -bien qu'elle n'aurait pas dû- lui était agréable. Elle n'avait pas vu sa main se porter jusqu'à son châle, ce ne fut qu'à son contact, qu'un frisson lui parcourut l'échine. Être touchée était devenu une crainte, constante, sa gorge serrée, elle le laissa pourtant faire. Elizabeth se pinça les lèvres, pour s'empêcher de parler, s'empêcher de pleurer et de se fondre contre lui. Il savait son secret, sans qu'elle le lui ait dit. Un soulagement et une boule au ventre en même temps. La fin et le début de quelque chose, elle n'aurait su dire. "Tu ne devrais pas être là. Si Alec l'apprend..." Elizabeth n'osait terminer sa phrase. Elle savait très bien ce qu'Alec ferait si il apprenait qu'un homme était venu la voir. La battre ne voulait pas dire qu'il n'était pas possessif avec elle, bien au contraire. Il voulait assouvir son pouvoir, l'user, le prouver. Et la jalousie était une des meilleures excuses. Alec se ficherait bien si c'était platonique ou amical,  ça serait comme si elle l'avait trompé, il avait réussi à l'isoler, sans pour autant éveiller les soupçons puisqu'il entretenait la vie sociale à l'intérieur de la maison. C'était "leurs" amis qui venaient à eux. D'un geste, elle replaça son châle sur ses épaules, pour cacher les preuves, puis elle s'assit de nouveau, un peu plus tendue qu'avant. La belle anglaise se devait de trouver quelque chose à dire ou à faire. Portant son intention sur lui, elle l'invita d'un signe de tête à se rassoir. Oui elle devait trouver quelque chose à dire, parce que son entêtement et sa tendresse envers elle lui donnaient envie de sentir ses bras protecteurs autour d'elle. Parce qu'au fond, ce n'était plus arrivé depuis de nombreuses années, même avec ses frères. Elle ne laissait plus personne l'approcher, par peur, par crainte. C'était difficile de comprendre ce qui se passait réellement dans sa tête à cet instant. Elle ne faisait que constater les envies, les pensées qui s'imposaient à elle. L'atmosphère avait quelque peu changé, mais elle prit une gorgée de thé et se décida à parler: "Est-ce qu'il y a de l'espoir? Pour qu'elle se réveille je veux dire..." Parler de la fiancée d'Edan n'était peut-être pas ce qu'il y avait de plus judicieux, mais au moins, ils ne parleraient plus d'Alec et de l'éléphant dans la pièce. Ils s'étaient fréquentés quelques fois la compagne d'Edan étant une amie d'Alec. Elizabeth ne côtoyant pas le policier assez régulièrement, ne pouvait prendre de nouvelles, c'était alors l'occasion.  
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MessageSujet: Re: i had a dream (lizzie & edan)   Sam 20 Oct - 14:59

Ici tu ne parles que trop peu de l’Ecosse. Tu n’as pas ce point commun avec grand monde. Alors, quand l’occasion se présente, tu la saisis avec enthousiasme. Ca fait un bien fou et en même temps, un peu mal, de se replonger dans ces souvenirs qui te paraissent, aujourd’hui, très lointains. Et tu vois qu’il en est de même pour Elizabeth. Elle ne cache pas sa mélancolie et dans un sens, ça te réconforte. Tu te sens moins seul. Tu voudrais parler encore de ton pays, de vos vies passées pour ne pas avoir à penser au présent. Mais inévitablement, vous en venez à la raison de ta présence ici. Les rires, les sourires, les regards tendres cessent à l’instant où tu touche la corde sensible. Tu t’étais promis d’y aller doucement, de ne pas la brusquer, mais le sujet te brûle les lèvres. Tu as besoin de ces réponses, d’effacer les doutes. Il faut qu’elle te le dise, pour que tu en sois certain, une bonne fois pour toute. Est-ce Alec qui lui a fait cette marque sur son bras? Est-ce qu’il a l’habitude de lui faire du mal quand les regards ne sont pas concentrés sur eux? Est-ce plus grave qu’elle le prétendait la dernière fois que vos regards se sont croisés? Elle ne le dit pas de vive voix, mais elle te le fait comprendre au travers du excuse mal assurée. Par sa gêne et son regard fuyant. Lorsque l’émotion la traverse, que les larmes montent sans pour autant s’échapper, tu n’as qu’une envie, la prendre dans tes bras. Mais tu te retiens. Tu oses un simple geste d’affection, une caresse le long de son bras abîmé par les coups ou une étreintes trop puissantes. C’est déjà trop. Elle remet bien vite de la distance entre vous. « Alec n’en saura rien, je te le promets. » Tu n’es pas stupide. Tu n’iras pas courir dire à Alec que tu es allé voir sa femme, qu’elle t’a tout dit. Ou presque. Tu sais que s’il venait à l’apprendre, c’est à elle qu’il s’en prendrait. C’est ce que les lâches font. Et tu sais aussi, que tu ne seras pas en mesure de la protéger. Pourtant, tu ferais tout pour que cela n’arrive plus, pour qu’il ne puisse plus jamais marquer sa peau, atteindre son coeur. Mais Elizabeth n’est pas prête pour ça. Elle ne va pas le quitter, elle ne va pas partir loin, elles ne le font que rarement. Tu ne comprends pas pourquoi, mais c’est ainsi. Il faut être patient. Tu t’exécutes, lorsqu’elle t’invite à te rassoir. Tu n’en as pas envie, pas après ça, mais tu ne lui opposes aucune résistance. A nouveau face à elle, elle te surprend à briser le silence en parlant de ta fiancée. Elle ne la qualifie pas comme tel, elle n’utilise pas non plus son nom, mais tu comprends qu’elle parle d’elle. Tu mets quelques secondes à encaisser. Après tout, tu as touché sa corde sensible, c’est peut-être mérité qu’elle touche la tienne. « Je… Je sais pas. Il paraît que oui. » Tu détournes le regard. Toi, de l’espoir, tu n’en as plus vraiment. Les médecins disent que rien n’est perdu, ses parents y croient toujours, mais pas toi. Gentiment, tu te prépares à lui dire au revoir. Il viendra bien un moment, où il faudra cesser d’attendre. Tu passes une main dans tes cheveux et soupire. « On aurait dû rester en Ecosse. » Tu souffles. Et puis, tu plonges à nouveau ton regard dans le sien. « J’aimerais que tu me promettes une chose, Elizabeth. Quoi qu’il arrive, je ne t’abandonnerai pas. Mais tu dois faire en sorte que ça s’arrête. Tu ne peux pas le laisser faire. » Tu lui demandes d’une voix douce, le regard chargé d’inquiétude. Tu n’aimes pas devoir prendre ton temps dans ce genre de situation. Qui sait ce qui peut arriver d’ici à ce qu’elle le fasse vraiment. Mais tu n’as pas vraiment le choix.

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MessageSujet: Re: i had a dream (lizzie & edan)   Dim 21 Oct - 5:11

C'était de plus en plus étrange ce sentiment qui la saisissait au fur et à mesure de leurs conversations. Le calme, l'inquiétude, l'envie. Tout se mélangeait dans la tête d'Elizabeth. Elle n'avait pas envie de se faire des idées sur Edan. Leurs regards échangés le soir o il était intervenu chez eux, avait été un appel à l'aide. Elle aurait pu essayer de nier mais il était assez intelligent pour comprendre ce qui se passait. Elizabeth n'avait pas envie qu'il fasse quoi que ce soit, mais le fait qu'il sache, qu'il partage dorénavant son lourd secret était rassurant. Au moins une personne... Elle n'était plus toute seule à porter le poids de la vérité. Mais elle ne pouvait pas s'empêcher de s'inquiéter pour lui. Si Alec l'apprenait, de quoi serait-il capable? Clairement Elizabeth n'avait pas envie de le découvrir. Après qu'Eda ait touché la corde sensible, les tensions étaient retombées, simplement parce qu'elle avait réalisé qu'elle n'avait pas envie qu'il parte. Pas tout de suite en tout cas. Les amis se faisaient rare. Elizabeth était plongée dans une solitude, un tourbillon dont elle avait le sentiment qu'elle n'en finirait jamais. "Tu ne sais pas. Alec sait beaucoup de choses." Répondit-elle alors quand Edan lui affirma que son mari n'avait aucune raison de le savoir. Alec était aimé et respecté par tout le monde. Une conversation hasardeuse avec la voisine qui aurait peut-être vu la voiture d'Edan devant chez elle et ça suffirait à le faire sortir de ses gonds. Clairement, ils ne pouvaient pas prendre ce risque. Alec était imprévisible et surtout, il découvrait tout. Elizabeth avait appris à connaitre les signes. Un claquement de porte trop brusque. Un changement d'exclamation en passant la porte de la maison le soir. Une réflexion. Elle savait aujourd'hui ce qui provoquait la colère de son mari, ce qui l'apaisait. Elle essayait d'être toujours sur cette vague, d'anticiper la suivante pour ne pas voir une main se lever sur elle. "Désolée je voulais pas être indiscrète... C'est juste que... ça fait longtemps..." Elle haussa les épaules, d'un air désolé. Elle n'avait pas voulu lui rendre la monnaie de sa pièce, simplement parler d'autre chose que d'elle. Mais elle avait observé le visage d'Edan quand il avait répondu et il en disait long. La résignation. C'était un sujet sensible et elle se devait de le respecter. "Oui. On se serait peut-être malgré tout rencontrés qui sait..." Un nouveau sourire avant une nouvelle gorgée de thé. Célibataire, elle aurait pu se laisser séduire par un homme comme Edan. Il avait tout du charme écossais, il avait ce quelque chose d'un peu sauvage et en même temps d'honorable, de réfléchi, de déterminé. Aujourd'hui, ils portaient tous les deux le monde sur leur épaule, lui avec sa fiancée, elle avait Alec. "Il n'y a rien à faire, Edan." Et elle ne pouvait pas lui promettre. Elle ne pouvait pas mettre des mots sur ça, elle ne pouvait pas lui répondre autre chose. C'était impossible. Un nouveau regard. Ca semblait être leur moyen de communication. Peu de mots, juste une connexion avec leurs yeux clairs. Elle tendit la main jusqu'à la sienne, et la posa simplement, timidement. "Mais merci, j'apprécie." Ca venait du fond du coeur, elle espérait qu'il la croyait. Qu'elle faisait ce qu'elle pouvait chaque jour pour survivre, pour vivre. Ce n'était pas évident mais elle le faisait. L'idéal pour lui, ça aurait certainement été qu'elle le quitte, qu'elle mette un terme à tout ça, mais Elizabeth le savait, elle n'y arriverait jamais. La peur qu'il la retrouve et qu'il la punisse du quadruple la tétanisait. Elle se disait que ce qu'elle vivait presque quotidiennement était plus supportable que si elle osait une grande action de bravoure. "Je peux t'avouer quelque chose?" Demanda-t-elle, de manière rhétorique, puisqu'au fond, elle ne lui demandait que par politesse. Elizabeth sentit ses joues rougirent légèrement en pensant à ce qu'elle allait lui avouer. Elle se sentait un peu idiote, voire même beaucoup... "Je pensais que tu étais comme eux... Alec et vos amis... Je t'ai un peu mis dans la même case sans que tu puisses prouver le contraire. Je suis désolée." Mais elle réalisait qu'elle s'était trompée, et un nouveau regard sincère vers lui, elle lui disait silencieusement qu'il n'était pas comme ça. Non, si non il ne serait pas là. Il n'essayerait pas de l'aider.

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