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 victorious (jude)

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Victoria Walker

the road to hell is paved
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MessageSujet: victorious (jude)   Lun 30 Juil 2018 - 16:14



only those who will risk going too far can possibly find out how far it is possible to go.
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Gambling ; the sure way of getting nothing for something. Ou dans le cas de certains individus qui flânent dans ce monde sans un réel but, c’est l’art d’avoir très peu en perdant énormément. Peut-être pas dans l’instant même. Peut-être pas dans un futur proche. Mais, surement à un moment ou un autre. En franchissant le pas de ce casino, Victoria ne pensait à aucun moment croiser un homme à qui ce concept allait comme un gang. Un fantôme du passé qui a disparu de la même manière qu’il s’est manifesté. Un souvenir lointain, majoritairement insignifiant, qui avait tout l’air d’être un signe du destin. Non pas que l’Anglaise croyait à ce genre de stupidité mais quitte à rester dans les suppositions à consonance poétique, autant y aller jusqu’au bout du chemin. Ce qui emmenait la psychiatre ici ce soir était une invitation à une fête d’anniversaire. Une célébration toute banale. Un ancien camarade de classe qui a décidé de faire sa vie ici à Brighton. Le choix du casino était tout de même particulier. L’évènement aurait pu avoir lieu à Londres qui présentait nettement de meilleures alternatives, mais soit. La brunette comptait tout de même s’y présenter, partager quelques verres entre vieux amis avant de rentrer. She came for the socializing, she stayed for the fun.

Pour une soirée qui s’est entamé sur une note des plus classiques, la suite des péripéties semblait fort intéressante à Vicky. Cette pensée lui traversa l’esprit au moment où son regard se posa sur le brun à l’autre bout de la pièce. L’espièglerie qu’elle sentait de là où elle se tenait indiquait à la trentenaire qu’il s’agit bien du même homme. Pas d’un quelque sosie, ou de quelqu’un qui lui ressemble un tant soit peu. Mais lui. Après cette réalisation, il ne fallut pas longtemps à la Walker d’arriver à la hauteur de son divertissement de la soirée. Jude n’était que ça tout compte fait ; un moyen comme un autre de s’amuser et faire passer le temps plus rapidement qu’il ne s’écoulait. Et comme pour tout jeu de la sortie, Victoria ne s’attendait pas à grand-chose. Elle avançait d’un pas après l’autre, sans calculer son prochain mouvement. Elle ferait cela au fur et à mesure. L’improvisation dans des situations similaires lui venait naturellement. De quoi faire passer au jeune homme un mauvais quart d’heure, et à la psychiatre un excellent moment.

« Quel est ton secret ? », pour resserrer son étau sur celui qui était ce soir comparable à une proie, Vicky se glissa derrière lui sans émettre un son. Ce n’est qu’en prenant la parole qu’elle manifesta sa présence, le tout d’une voix posée et à peine audible. Sauf pour lui, vu que l’Anglaise a attendu d’être presque entièrement collée à son oreille pour prononcer ses mots. Ainsi que les autres qui suivent. « Quel est ton secret pour être aussi stupide ? », ou comment dire he doesn’t look a day over idiot. De revenir et/ou rester aussi proche de Londres après son coup.


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Dernière édition par Victoria Walker le Mer 29 Aoû 2018 - 0:13, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: victorious (jude)   Dim 12 Aoû 2018 - 18:50

Les vices qui reprennent le pas sur la raison. Jude, il n'arrive pas à s'en tenir aux bonnes résolutions. Il se laisse happer par ses travers d'hier et leurs promesses douteuses. Un empire clinquant parti en fumées, qu'il espère reconstruire en dérobant quelques jetons aux joueurs les plus inexpérimentés. Un début, une première brique apportée à l'édifice. Il n'y a pas de petite action, pour tenter de retrouver tout ce qu'il a perdu, alors Jude, il s'est paré de son plus beau costume. Et le voilà qui s'infiltre, loup dans la bergerie, un sourire poli plaqué aux lippes et ses airs de gentleman pour envelopper ses manières. Il se glisse entre les convives de cette petite sauterie – un anniversaire, à ce qui se dit. Il est là, le gratin de Brighton, à se pavaner dans leur extravagance, à rire aux éclats pour mieux se poignarder dans le dos. Un monde d'hypocrite dans lequel il a eu une place, par le passé ; une fosse aux lions où il fallait constamment jeter un coup d'oeil par-dessus son épaule. Ce soir, Jude, il a les épaules plus légères. Ce soir, personne ne le connaît, personne n'attend de lui un comportement en particulier et mieux encore, personne ne le surveille. Il est au-delà de tout soupçon, ou en tout cas, il aime le croire. Une voix ne tarde pas à se faire entendre dans son dos. Un murmure qui coule sur sa nuque, alors qu'un frisson surpris se glisse sous son épiderme. Cette voix, elle lui semble lointaine mais familière. Il fronce d'abord un peu les sourcils, avant de retrouver, de se souvenir. Un sourire passe sur ses lèvres, mais il ne bouge pas tout de suite. « Stupide ? Je me trouve plutôt ingénieux, à vrai dire. » Qu'il lâche d'une voix tranquille, avant de se tourner vers elle. Il n'abandonne pas son sourire pour autant. Il se contente de la dévisager, de constater les effets du temps sur ses traits. Elle n'en est pas moins élégante, à vrai dire, elle est toujours la même. Il se permet de lui attraper la main et dans un geste parfaitement désuet, de plaquer ses lèvres contre sa peau, brièvement. « Et toi, tu es toujours aussi ravissante, Victoria. » Il se redresse et lui lâche la main, ajuste plutôt son nœud papillon et ce sourire moqueur dont il ne peut pas se départir. Elle pourrait le gifler et lui faire regretter le moindre de ses gestes. Mais Jude, il est convaincu qu'elle ne le fera pas ; pas ici, pas en public, pas devant tout ce monde. Ils sont comme autant de témoins qui pourraient témoigner contre elle, s'il arrivait quelque chose à Baker par la suite. Il observe un peu les alentours, en revient rapidement à elle. « Alors ? Tu es là pour l'anniversaire, ou juste par plaisir de jouer ? » Qu'il ajoute en désignant une des tables de blackjack. « Je te proposerais bien de partager ma table, mais une part de moi veut t'épargner... » Il n'est pas là pour laisser le hasard décider des choses, après tout. S'il est là, c'est pour mettre en avant ses talents – autrement dit, pour tricher.

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Victoria Walker

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MessageSujet: Re: victorious (jude)   Jeu 16 Aoû 2018 - 1:40



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Mimant à la perfection l’attitude du jeune homme, le sourire radieux de Victoria s’afficha sur son visage. Elle était curieuse de connaître la réaction de Jude. Croiser le chemin d’un passé enfoui est une belle expérience pour certains, beaucoup plus mauvaise pour d’autres. Savoir où se positionnera le trentenaire était intéressant. Dans un cas comme dans l’autre, la soirée promettait d’être amusante tout du moins. Pour Vicky en tout cas. « Ingénieux pour avoir roulé un homme de cinquante ans dans la farine ? Ton manque d’ambition est troublant. », un homme qui a entamé depuis peu ses soixante ans et qui n’a pas été affecté tant que ça par la tricherie de Jude. Si ce n’est un ego éraflé parce qu’un gosse, né la veille, a réussi son petit coup. « Je répète donc, stupide. », s’il pensait s’être tiré d’affaire. S’il pensait être capable de faire sa vie sans payer pour ses anciennes fautes. Il était stupide.

Pour la suite de la manœuvre du jeune homme, la psychiatre se laissait faire. Sans broncher. La réalité demeure qu’elle n’a aucune rogne contre le brun. Ironiquement, c’est tout le contraire. Leur relation était divertissante à vrai dire. À une époque où la dernière de ses préoccupations était les affaires à Highness. Quand l’un sait que son interlocuteur lui ment, s’invente une vie, tout devient plus drôle. Et pendant plusieurs semaines l’Anglaise en avait profité, jusqu’au bout. Les phalanges féminines glissaient en douceur le long de la main de Jude, quand ce dernier libéra son étreinte. Répondant au flirt apparent par sa forme la plus discrète. Un simple touché que la brune accentua de son regard bleuté sur l’homme. Féline, comme à son habitude, car il fallait beaucoup plus qu’une certaine forme d’élégance obsolète pour déstabiliser l’héritière Walker.

« Je dirai plus pour la première raison, mais je ne me retiendrai pas de t’honorer de ma présence. », en d’autres termes, lui. Si Baker ne l’aurait pas compris, la Londonienne ne comptait pas réagir excessivement. La violence ne fait pas partie de son vocabulaire. Ou plutôt la violence physique. La torture psychologique est tout le temps de mise. Toujours. La brunette accrocha ainsi son bras à celui du jeune homme avant d’entamer sa marche assurée sur le sol des lieux. « Qui sait, je pourrais t’apporter un peu plus de chance ce soir. ». Elle ne savait pas encore si elle devait le considérait comme un ennemi ou une simple vieille connaissance. L’un comme l’autre étaient sujets d’analyse pour la trentenaire qui n’hésiterait aucunement à scruter Jude durant cette soirée. Leurs retrouvailles anodines dissimulaient peut-être quelque chose. « C’est triste pourtant. Tout ce potentiel et tu te résous à gagner ta vie ici. ». Tricher dans un casino à Brighton ne devait pas rapporter beaucoup. Cependant, si ce malfrat a continué son chemin dans la criminalité, il s’est forcément attiré la colère des mauvaises personnes. Peut-être que se la couler douce dans une ville comme celle-ci était ce qui lui fallait. « Quelqu’un cherche-t-il à avoir ta peau ? », hormis Arthur Walker, évidemment.


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MessageSujet: Re: victorious (jude)   Sam 1 Sep 2018 - 18:59

C'est bien son problème à Jude, de ne jamais avoir peur. De ne jamais s'inquiéter du pire. Ce n'est pas qu'il l'ignore, non, il garde chaque possibilité, chaque conséquence dans un coin précis de son esprit. Instinct de survie surpassé par sa connerie. Son goût pour l'adrénaline et cette envie constante de se rapprocher des flammes. Un peu. Encore un peu. Jusqu'à ce que la morsure du feu devienne intolérable et qu'il faille se retirer dans l'ombre. C'est ce qu'il a fait avec Arthur Walker. Il a battu les cartes et joué chaque partie, ramassant un peu plus, jusqu'à ce qu'un parfum de danger ne l'étouffe. Alors il a pris la fuite, avec une miette de la fortune de Walker sous le bras. Il s'est échappé et à rejoint les ombres et les bas fonds d'une autre ville. Il a disparu et s'est fait oublier, jusqu'à trouver un autre gros poisson à berner. Un éternel jeu du chat de la souris qui aura sans doute raison de lui, un jour. Et à ce moment là, il aura son encart dans les faits divers – à ce moment là, peut-être que Gigi ressentira quelque chose. Il laisse l'image de la jeune femme dans un autre coin de son esprit et se concentre plutôt sur la brune qui l'a rejoint. Victoria. Rouage malgré elle dans un plan presque parfait, mais certainement pas un autre de ces pions à manipuler à souhait. Victoria, elle est futée – plus que les autres. Victoria, elle avait sans doute compris son plan avant même qu'il ne le mette en action, mais elle n'a rien dit. Par goût du jeu ? Par pur désintérêt ? Il ne l'a jamais su, mais ne semble pas enclin à ramener cette vieille histoire sur le tapis, même si c'est évident qu'elle s'en rappelle. Un sourire borde les lèvres de Baker. Il doit reconnaître qu'il n'y a rien de noble dans ce qu'il a fait, mais il n'ira pas s'excuser pour autant. « Plus de chance ? Serais-tu en train de me proposer de l'aide, Victoria Walker ? » Il arque les sourcils et détourne finalement le regard sur l'assemblée. Il doute qu'elle veuille tomber dans ses petites combines et honnêtement, il ne veut pas prendre de risque. Un soupir lui échappe et il roule légèrement des épaules, avant qu'un éclat de rire de ne tombe de ses lèvres. « Quelqu'un ? Oh si tu savais. J'ai au moins une armée sur le dos. C'est pour ça que je me suis terré à Brighton. » C'est plus facile que d'avouer qu'il ne vaut plus rien, Jude. Qu'il a tout perdu. Gangster déchu, à la fin peu glorieuse. Il marche à ses côtés et laisse son regard traîner ici et là, sur sa prochaine cible. « J'avais besoin de me tenir loin de Londres, ils commencent à me connaître un peu trop bien là-bas. » Il n'a pas envie de mentionner la case prison. Peut-être est-elle déjà au courant, et si ce n'est pas le cas, il n'a pas envie de s'étaler sur le sujet. « Et toi ? Que fais-tu dans cette charmante petite ville ? » Une interrogation sur le bout des lèvres, une question qui en cache une autre. Il s'arrête de marcher pour lui faire face, Jude. Pour lui faire l'affront d'être indécemment proche. Un léger sourire flotte sur ses lèvres et il reprend en un murmure. « Tu comptes me dénoncer à Arthur ? » Il n'est pas réellement inquiet, Jude, juste curieux.

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MessageSujet: Re: victorious (jude)   Dim 2 Sep 2018 - 22:04



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Étrangement, ses petites retrouvailles se déroulaient plutôt correctement. Il existait une multitude de scénarios pour cette scène. Une Vicky à l’honneur éraflé. Un Jude à la peur palpable. Mais il n’en était rien. L’Anglaise n’était pas farouche, et Jude… et bien, Jude semblait être habitué à ce mode de vie. Où les fantômes reviennent toujours le hanter. « Non. », sur cette première question, la brunette restait concise. Ses idées impliquant Jude germaient pourtant dans son esprit. Sauf que les graines n’étaient pour que cela. De simples bribes, insensés, qui n’auraient peut-être pas lieu d’être d’ici deux jours ou trois. « Pas pour l’instant en tout cas. ». Ou les pensées de la psychiatre seraient plus qu’éphémères. Se concrétiseront par une proposition indécente. Si Jude avait fait d’elle un de ses pions par le passé, il n’était que pure justice que ce schéma s’inverse après toutes ces années. Qu’elle l’utilise pour une fois, pour arriver à ses propres fins. « Peut-être qu’en te gratifiant de ma présence, je pourrai en savoir plus sur le mystère qui t’entoure. ». En d’autres mots, l’héritière Walker jugeait plus amusant de suivre Baker dans ses délires, que de se laisser engouffrer dans un énième anniversaire. Événement comme des dizaines d’autres. Fête grotesque qui s’oublie au lever du soleil, quand les paupières se ferment enfin pour trouver un peu de sommeil.

En tout cas, rapporter la conversation en son entièreté sur l’ex-con se faisait naturellement. Même si le jeune homme se contentait du strict minimum. Même si le jeune homme ne répondait que par des paroles généralisées et non détaillées. « C’est probablement vrai. », sauf que, quelque chose lui disait que ce n’était pas l’entière vérité. Après tout, Jude n’a jamais été fan d’honnêteté. Pourquoi commencerait-il à y avoir usage ce soir ?, « Or, Brighton a sa part de prédateurs également. Essaie de ne pas piétiner sur le territoire de quelqu’un d’eux. ». La Londonienne le savait, pour avoir creusé avant de venir ici. Mais également pour ses collaborations avec la police ici. Les bruits des couloirs. Les flics qui racontent les détails sordides de ce qui se passe dans les ruelles oubliées… Brighton n’était pas le havre de paix idyllique. « Pour ma part, j’ai décidé d’enfin mettre à l’usage la villa que nous avons au bord de la mer. Un gâchis de ne pas en profiter. ». Evasive, Vicky pouvait l’être aussi.

La prochaine question du brun a pu captiver l’attention de la psychiatre. Plus pour le sens que pour la méthode employée. Même si, et elle devait bien l’admettre, cette approche physique prononcée la divertissait plus que de raison. « Mmhhh. », un petit air pensif. Un brin taquin. Un discret soupir que la brune expulsa d’entre ses babines, comme pour tenir le jeune homme en haleine. « Si je ne l’ai pas fait la première fois, je ne vois aucune raison de le faire maintenant. », des mots prononcés, avant que Victoria ne fasse un pas. Un mouvement de plus pour braver cette distance. L’indécence n’avait pas lieu d’être dans son vocabulaire. Et les paroles qui allaient suivre… oh, elles valaient beaucoup mieux en guise d’un murmure prononcé à l’attention de Jude. Uniquement de Jude. « A moins que tu sois partisan des sensations fortes… » Innuendo. Précis. Explicite. Pourtant, ces paroles ne pouvaient tanguer que vers un seul sens proéminent dans cette exacte situation. Le brun s’était-il trop habitué au goût du danger ? Il était bien trop jeune pour prendre sa retraite, en tout cas, l’Anglaise n’y croyait pas vraiment. Jude cherchait peut-être un moyen de revenir sur le devant de la scène. Inconsciemment ou non. Provoquer Arthur Walker est un premier pas pour que son nom fasse écho dans la sphère londonienne. Quoi qu'il en soit, la trentenaire confirmait également qu’elle savait. Qu’elle a toujours su.


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MessageSujet: Re: victorious (jude)   Lun 29 Oct 2018 - 22:03

Deux ennemis d'hier qui conversent en amis, aujourd'hui. La scène est presque comique, surtout ridicule. Jude, il sourit comme si elle tenait un couteau entre ses côtes ; sous la contrainte, pour l'apparence. Il sourit pour oublier le fait qu'elle pourrait faire tomber tous ses plans à l'eau, ce soir. Il suffirait de se rapprocher de la sécurité, de mettre en évidence ses combines et les cartes qu'il cache dans ses manches. Un rire jaune fait grincer ses cordes vocales devant la réponse de la brune, il secoue la tête et noie son amertume dans sa coupe de champagne. En découvrir plus sur le mystère qui l'entoure ? C'est ridicule. « Le problème étant, je n'ai pas de quoi me payer une psychanalyse en ce moment. » Un sourire en coin orne ses lippes, le regard appuyé et entendu pour souligner ses mots. En d'autres termes, il se serait bien passé de sa présence ce soir, mais il la sait au moins aussi bornée que lui – elle ne partira pas, même s'il se retrouve à genoux pour l'implorer. Ils se perdent en palabres sur les notes pétillantes d'une liqueur hors de prix. Baker laisse ses prunelles courir sur l'assemblée, à la recherche d'un cou gracile à dépouiller d'une parure, ou d'une table assez fournie pour réaliser son prochain tour de magie. « Hm, tu vois, c'est pour ça que ce n'est pas allé plus loin entre nous ; tu es trop bavarde, Vicky. » Un surnom lâché dans un murmure, écho à une autre vie, une existence où il aurait pu se perdre dans ses bras, sans l'emprise de Gigi pour le tenir dans les rangs. « Et les seuls prédateurs que je crains sont ceux qui ne font pas de bruit, justement. » Un sourire entendu. Une logique presque bancale, mais qui a au moins le mérite de sonner comme une provocation – non, il ne la craint pas, il ne la craint plus depuis une éternité au moins.
Arthur Walker, c'est une autre histoire encore. Le genre de fantôme qu'il cherche à tenir loin, en se baignant dans les recoins les plus sombres de la ville. Jude, il n'a plus vraiment les armes pour se défendre, ni les moyens, ni l'envie. Pourtant, il échappe quelques éclats de rire quand Victoria laisse planer le doute. C'est un savant mélange de nervosité et de témérité. Un espoir qu'il déguise sous une fine lame de confiance en soi – c'est tout ce qui lui reste, avec quelques miettes d'espoir. « Si seulement tu savais. » Il se penche vers elle, un sourire taquin ourlant ses lippes. « Je vis pour ces sensations. » Pour tout ce qui brûle et qui électrise l'âme. Des risques qui s'alignent et s'accumulent, toujours plus gros. Un jeu perpétuel auquel il rajoute des éléments, jusqu'à s'y perdre et jusqu'à perdre tout court. Son regard s'ancre au sien, à tous ces sous-entendus qui enveloppent ses prunelles. Il lui propose finalement son bras en se redressant, l'invitant à circuler dans l'immense pièce. Il s'approche d'une table de jeu et lui tire une chaise, en bon gentleman. « Si Madame veut bien se donner la peine. » Des manières polies qui couvrent les intentions d'un véritable brigand. Arsène Lupin moderne, au sourire étincelant, mais aux tours de passe-passe bien moins nobles. Il s'installe à ses côtés et on distribue les cartes, mais son regard reste accroché à elle. Il se penche, assez pour lui susurrer ses prochaines paroles. « A moins que les sensations fortes ne soient pas ton truc à toi, hm ? » Il l'entraîne dans le tournoi qu'elle le veuille ou non, prêt à prendre cette revanche d'une vie. Il récupère ses cartes et les laisse tourner habilement entre ses doigts. « Toujours est-il que, je ne suis pas sûr que traîner avec un type comme moi soit une bonne chose, pour la réputation de la grande Victoria Walker. » Il penche la tête agrippe un jeton, la malice au bord des lèvres.

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MessageSujet: Re: victorious (jude)   Mar 30 Oct 2018 - 21:43



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Inutile de l’exprimer, mais Victoria savourait l’instant. Son sourire ne l’annonçait que trop bien. Face à cette soirée qui promettait d’être plus intéressante encore, au fil des minutes. Des instants qui se succèdent et où Jude se divulguait à elle. Même si ce n’est pas son objectif. Même si le beau brun s’enrobait dans ses airs narquois, arborait ses rictus hypocrites, et s’efforçait à se montrer plus confiant. Mascarade. L’Anglaise devait tout de même admettre qu’il était bon dans ce petit jeu. Dans un endroit pareil, où tout n’était qu’étincelles, apparences, et faux semblant. Baker se muait en parfait caméléon. Se prête à la supercherie en toute aise et se met à prétendre. « C’est ton jour de chance dans ce cas. Je ne suis pas contre un peu de pro bono ce soir. ». Pauvre Jude. Comme si la psychiatre lui laissait le choix. Elle l’aurait fait, pourtant. La brune aurait pu si facilement continuer son chemin et l’abandonner à ses petits tours de passe-passe. Mais il fallait qu’il en rajoute. Incapable de se retenir, le jeune homme voulait avoir le dernier mot. Peine perdue. « Si tu le dis, Judy. » , le surnom ridicule au possible. Accompagné d’un sourire narquois. Vicky ne l’avait jamais appelé par autre chose son prénom à l’époque. Depuis, tant de choses avaient changé, autant dans sa vie que de son caractère. « Même si nous savons tous les deux que c’est ton dévouement total à une cause perdue qui t’as empêché de poursuivre. ». Les mots justes pour mettre les points sur les i. Les mots idéals pour laisser la porte ouverte à toutes les interprétations. S’agissait-il de son engagement envers sa « profession » de l’époque, sa mission qu’il devait conclure sans distraction, ou son amour fou pour une diablesse qui ne le méritait pas, tout compte fait. Jude était le seul à connaître la réponse. Et Victoria n’en avait en réalité que faire. « Ou alors c’était tout simplement à cause de ton manque de créativité, et ton incapacité à trouver le moyen adéquat pour me faire taire. », au final, la mère préférait dénoter le sérieux de ses propos avec une pique plus légère. Trêve passagère avant que la discussion les mène sur un chemin plus épineux encore.

« C’est idyllique, tu sais. T’attendre à ce qu’ils prennent la peine de se hisser en silence, te traquer, avant de te broyer l’existence sans que tu puisses les voir venir. ». Les prédateurs que le jeune homme décrivait étaient tellement rares. La trentenaire ne le savait que trop bien, elle. Dans cet underworld criminel, il était avant tout une question d’ego. Frapper et faire entendre l’écho des coups à tout le monde. Pour donner l’exemple ou se montrer tout-puissant. Il n’était jamais question d’habilité ou de discrétion, encore moins quand personne ne se permet de s’y opposer, et quand tout et tout le monde peut être acheté. « A ta place, je ne compterai pas trop là-dessus. Quelqu’un d’aussi sournois que toi devrait prendre en considération toutes les possibilités. » , et elle n’allait pas en dire plus. Au final, Victoria n’y connaissait rien, hein. Elle n’avait rien à faire là-dedans. Pour ce qui concerne Jude, le mieux pour lui était de continuer à croire cela, sans qu’il cherche à creuser plus loin. Si le jeune homme avait toujours sa tête sur ses épaules, c’est en grande partie parce qu’il ne fait que se contenter des bribes superficielles, sans creuser davantage. Tant mieux pour lui.

Le bras de la femme s’accrochait à celui de son cavalier de la soirée. Compagnie inattendue. Une présence plus amusante encore. « Tu as tant de choses à apprendre, Jude. Tant de choses. », se contenta-t-elle de dire, pour ne pas laisser sa remarque sur les sensations fortes sans réponses. La réalité est si simple. Il ne la connaissait pas. Le Baker savait quel goût ses babines pouvaient avoir, il pouvait se souvenir vaguement du parfum qui embaumait l’épiderme de son cou. Et c’est un peu tout. La Victoria d’il y a cinq ans n’était pas la Victoria d’aujourd’hui. La vulnérabilité d’il y a quelques années s’était évaporé, entièrement, sans plus jamais revenir. Les pas de Victoria accompagnant finalement ceux du jeune homme jusqu’à la table ciblée. Elle ne mentait pas en disant qu’elle voulait l’observer. C’est ce qu’elle faisait déjà, assise à une chaise, dos à la table, le visage adéquatement penché vers le brun. « Ne t’inquiète pas pour ma réputation, elle demeurera intacte. Pour ce qui est du reste, tu n’as qu’à te faire passer pour ton jumeau. Il arbore la décence mieux que toi. » , d’une main levée en direction d’un des serveurs, l’Anglaise lui indiquait de se rapprocher. Ses doigts se saisissaient d’une coupe de champagne avant de remercier l’inconnu, qu’il puisse revenir à ses occupations. Elle, elle se retourna de nouveau en direction de Jude. To see the Devil doing his work.


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MessageSujet: Re: victorious (jude)   Mer 21 Nov 2018 - 11:56

Elle a une répartie à lui en faire saigner les tympans, Victoria. Pas un mot plus haut que l'autre, des harmoniques délicieux qui coulent de ses lippes pour le remettre à la place. Tout ce qu'il peut bien dire, elle y trouve réponse, sans même forcer, sans même réfléchir – c'est ce qu'il va finir par croire, en tout cas. Il ne laisse pas transparaître les failles sur le masque, conserve plutôt un sourire impeccable et parfaitement trompeur. Ces joutes verbales ne sont qu'un échauffement, qu'un extrait de cette soirée ; leur manière de fêter des retrouvailles inespérées. Jude ne pensait pas retomber sur elle un jour – pas de si tôt, en tout cas. « Aouch, touché en plein cœur. » Qu'il lâche sur un sourire débordant d'ironie, quand elle mentionne son manque de dévouement, qui sonne plutôt comme un clair manque d'ambition à ses oreilles. Il se pince les lèvres, à peine atteint, à peine contrit. Exagère une moue affectée pour entretenir le jeu, avant de retrouver un sourire des plus splendides. Il la laisse poursuivre, entend chacun de ses mots qui tombe jusqu'au fond de son âme. Il finit par en rire, parce que c'est bien quelque chose qu'on ne lui a jamais reproché, de manquer de créativité. Jude, c'est l'artiste par excellence. Mystificateur aux mille et une identités. Capable de faire rouler sa langue au son d'autres accents, d'adopter de nouvelles mimiques, de se fondre dans la peau d'un personnage. Jude, il a la créativité dans le sang, peut-être qu'il ne lui a pas assez donné d'occasions de s'en rendre compte, apparemment. « Oh crois-moi, ce n'était pas les moyens qui manquaient pour te faire fermer cette jolie bouche. » Qu'il lâche, d'un regard appuyé sur la pulpe de ses lippes, avant de l'ancrer à ses prunelles, à nouveau. « Je pense simplement que tu n'aurais pas aimé mon originalité. » Il ajoute, haussant légèrement les épaules.
Il retrouve un semblant de distance. Assez pour qu'elle n'entende pas son cœur tambouriner, sous l'appel du jeu et les pulsions d'adrénaline. Il rit à ses mots. Rit devant les vérités qu'elle étale sous ses yeux. Il se pince les lèvres et une fois de plus, son regard cherche le sien. « Hé bien je partirai dans un feu d'artifice. Que veux-tu que je te dise ? Tous les grands sont partis avec panache, après tout. Escobar, Dillinger, Mesrine... » Tous les grands sont partis trop vite. Des décès prématurés qui l'effrayent un peu, en réalité. Jude, malgré les airs qu'il se donne, ça reste ce grand enfant qui jouait au policier et au bandit avec des pistolets à amorces, avant qu'on ne lui mette le poids d'une véritable arme entre les mains. « Dis-moi, je vais te manquer ? » Une moue triste déforme ses traits, volontairement exagérée. La réponse, il la connaît déjà ; c'est évident, il ne manquera à personne. À son jumeau, éventuellement ; et encore. Quand celui-ci comprendra que ce tour du monde s'est résumé aux douze mètres carrés de sa cellule.
Bras dessus, bras dessous, les voilà qui partent à la conquête d'une table. Ou plutôt, il prend le loisir de l'entraîner ici et là, cherchant de ses prunelles affûtées un poisson assez naïf à accrocher. « J'ai su que tu avais rencontré Julian, oui. » Il hausse les épaules, ne revient pas sur ces questions de décence, puisqu'elle a sans doute raison. Il se concentre sur la partie. Et un peu trop sur elle, aussi. Laisse les mises monter et profite d'un instant de répit pour lui adresser d'autres mots encore. « A ce sujet, j'aimerais que tu t'en tiennes loin. Julian n'a rien à voir avec mes affaires et j'aimerais que ça reste ainsi. C'est un bon garçon, tu sais. » Le reflet en positif dans le miroir. Les traits identiques mais le cœur si différent. Gorgé de nobles attention, tissé d'amour de foi en l'humanité. Jude, lui, il a la nécrose dans les cellules ; il ne croit plus en rien, ni en l'humain, ni en la beauté du monde. Tout ce qu'il sait, c'est qu'il faut se battre pour survivre, et que chaque jour est une nouvelle épreuve à affronter. Il se focalise sur les cartes à nouveau. Il compte et dessine les possibilités dans son esprit trop mathématiques. La suite du jeu se décompose comme une évidence et les sommes montent sur la moquette verte. Jude, il finit par miser beaucoup alors qu'en soit, il n'a pas grand chose. La fin de la partie est annoncée et les jetons, on les pousse vers lui. « On dirait qu'on a gagné, chérie. » Qu'il lâche dans un sourire espiègle, se penchant vers elle, soudainement bien trop proche.

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Victoria Walker

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MessageSujet: Re: victorious (jude)   Jeu 22 Nov 2018 - 20:34



only those who will risk going too far can possibly find out how far it is possible to go.
— jude baker, victoria walker




Once upon a time, only once, unexpectedly, then never again. Cela a pu être eux, Jude et Victoria, les deux inconnus dont les chemins se croisent dans cette rue londonienne. Un regard discret. Des sourires échangés. Rien de plus. Seulement, leur rencontre n'était pas unexpected, et elle n'allait pas se produire que only once. À l'époque, Baker avait tout calculé. Pendant un court moment, l'arnaqueur avait même réussi son coup. Un détail que Vicky n'admettra d'ailleurs jamais. Leurs retrouvailles ce soir, cependant, sont inattendues. Pour lui comme pour elle. Et la psychiatre comptait amplement en profiter. Quel délice que de le faire sortir de sa zone de confort. Le calculateur qui n'a rien calculé. Le mystificateur qui se cache derrière un sourire immaculé, et un regard sombre étincelant de malice. Ce même regard qui s'appuyait beaucoup trop longtemps sur les babines de l'Anglaise. « Mmmhh, il y a de fortes chances que tu penses à un blowjob. Si c'est le cas, laisse-moi t'éclairer... », le souffle de la brune se faisait proche. Trop proche, même. « Ça n'a rien d'original. ». Elle le provoquait. Et son cœur touché en plein mile en souffrira davantage. N’était-ce pas une simple métaphore dans ce contexte ? Après tout, l’héritière Walker n’attaquait pas son palpitant, mais son ego, sa virilité.

La maladie de la grandeur. Mégalomanie. Cette surestimation de soi, ce désir sans limites d'être tout-puissant. C'est ironique. Il suffit d'y penser pour réaliser que c'est une pathologie qui touche majoritairement les hommes. Toujours enclins à se proclamer dieux. Ces noms que le bel homme citait, en étaient atteints. À un degré ou un autre. « Tous les grands sont partis, surtout. », la conclusion fatidique à retenir. Pour chaque Escobar, il doit bien exister une Ma Barker. Même si la société reproche aux femmes d'être trop émotionnelles, elles laissent une plus longue marque dans ce monde. « Bien sûr que oui. » Qu’elle dit avec une petite moue songeuse. « Sans toi, ma soirée aurait été d’un ennui sans nom. Rien que pour ça, tu me manqueras. », un mélange entre le mensonge ironique et une part de vérité. Si Vicky ne connaissait pas suffisamment Jude pour s’attacher, elle savait tout au moins qu’elle ne lui souhaitait pas de malheur. « Mais je t’avoue que si tu venais à t’éteindre aussi rapidement que tes idoles, je sentirais surtout beaucoup de regrets. », de ne pas l’avoir connu assez.

Chaque individu sur cette terre concevait son adrénaline différemment. Mais tous avaient un amour profond pour le risque. La nature du game changeait d'une personne à l'autre, sauf que le principe restait toujours le même ; trouver cet élément déclencheur qui peut finir en incendie. Tenter de s'en tenir suffisamment loin pour ne pas finir en combustion, tout en l'approchant suffisamment pour sentir la chaleur qui menace continuellement de lancer le feu. Il n'avait pas le dire, Baker. Son élément était d'être à cette table. Ce jeu. Ce danger permanent de se faire prendre, qui ne vaut en rien le goût de gloire quand il s'en tire. Quand personne ne calcule qu'il les mène en bateau. Quand il remporte la mise, toujours enveloppé dans l'assurance de son sourire charmeurs, et ses traits tout aussi ravissants que trompeurs. « Mon monde ne tourne pas autour de toi, Jude Baker, et tu n'es pas au centre de mes conversations. », d'un côté. D'un autre, « Il est avant tout un grand garçon, capable de prendre ses propres décisions. ». La coupe de champagne de la brunette rejoint rapidement ses lippes. Breuvage qu'elle déguste en quelques gorgées avant d'en finir. Au moment même où Jude récolte son butin, fier comme pas deux (aux yeux des autres) d'avoir gagné. « Avais-tu réellement un doute là-dessus love ? », son sourire se fait charmeur, et son regard, intense. Elle le fixe pendant de courts instants avant de déposer son verre vide sur le bord de la table.

Dans la vie de la psychiatre, il n'existe nul maître qu'elle. C’est elle qui dicte les règles. Personne d’autre. Sauf quand cela l'arrange. Ses phalanges se faufilent sur l'épiderme du brun. Tracent leur chemin dans un tendre frôlement, partant du poignet de l'homme jusqu'au bout de ses doigts. Ces mêmes bouts qui tenaient encore sous leur emprise un jeton. Les babines de l'Anglaise ne tardent pas à suivre également, et viennent se poser délicatement sur cette pièce de pure clay. Elles se pressent suffisamment pour marquer l'endroit avec son lipstick, couleur rouge pourpre. Il a dû le remarquer, Jude, il en jouait même un peu ; ce ne sont pas les rapprochements qui font fuir Vicky. Elle les accepte, les embrasse. Et éventuellement elle embrase. Elle était incendiaire, comme son regard bleuté qui soutenait dorénavant celui du trentenaire. Quant à ce jeton, c'est au tour des doigts féminins de s'en saisir. Victoria se munissait finalement du jeton avant de se lever et imposer ainsi une distance entre le jeune homme et elle-même. Un éloignement éphémère, parce qu'elle revenait à la charge. Debout, derrière lui, l'Anglaise se pencha vers lui, le visage près du sien, et sa main posée sur une épaule de Jude. Puis son autre main, toujours en possession de la pièce, se glissait insidieusement le long du dos du brun. Une descente qui terminait sa course sur la cuisse de l’ex-con. Et elle (sa main) se hissait dans cette poche serrée du pantalon pour y abandonner le jeton, « Garde-le précieusement. Tout près de ton cœur. ». Un chuchotement que la psychiatre énonçait, suivi de ses lippes qui s'échouaient sur la joue du jeune homme. Une bise, légère, qui ne laissait aucune marque suite à son passage, si ce n'est une douce odeur fruitée. La brune retire finalement sa main de là, sachant parfaitement à quel point elle était proche du centre de gravité du jeune homme. De son cœur. Les plus cyniques de ce monde plaident que ce terme n'est qu'un synonyme de penis. Et il s'avère que c'est souvent le cas. Trop souvent. Quand des hommes ne font que suivre leurs pulsions les plus animales, au lieu de laisser parler leurs émotions. « Comme moi, il te portera chance. ».

Ce fut un murmure qui ne devait résonner que dans l'esprit du brun. Une incitation masquée d'une douceur inouïe. Les gestes de Victoria n'étaient, en réalité, qu'un moyen d'allumer une première étincelle. Un feu doux qui ne prendra pas plus d'ampleur que cela ce soir ; la trentenaire laissant Jude à ses pensées, à ses démons, à ses jeux et ses tours de passe-passe. Elle s'éclipsait de sa vue, de la pièce, et fondait dans le décor luxueux du casino et des différents bruits qu'il contenait.

She was just getting started...


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    “ a woman is the
    full circle. within
    her is the power
    to create and
    nurture, to
    transform and
    destroy...”

    -----------------
    every word i write is erased. in a couple of moments everything is taken away from me. those talks, those nights, those memories of someone, they are breaking apart. with every breath, with every sigh, i'm punished for each of my sins. there is no heaven without destruction.



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