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 i am the king of my own land. (maddox)

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MessageSujet: i am the king of my own land. (maddox)   Sam 28 Juil - 18:42

Facing tempests of dust, I'll fight until the end.
Creatures of my dreams, dance with me,
Now and forever, I'm your king.

Il y a quelque chose d’inexorablement attirant dans l'heure crépusculaire. Personne ne peut dire si vous faites partie des chiens, si vous faites partie des loups. C'est peut-être ce qu'Oz apprécie le plus dans la brune ; personne ne peut porter un jugement, méprisant ou empli de pitié, sur son visage fermé, sur les vacillements désespérés et désenchantés de son regard. Les ombres des arbres sont plus grandes et plus sombres que celles sous ses yeux, et dans le déclin programmé du jour, il a l'impression que son histoire, les pathétiques tournants de son existence, ne comptent plus. Il est simplement, indépendamment d'hier et de demain. Il est au même titre que tous les inconnus qu'il peut croiser dans ce parc. Tous les anonymes trop inquiets pour leur sécurité, rendue incertaine par l'obscurité croissante, ou trop obnubilés par la nécessaire beauté de l'agonie du Jour. Le couchant se trouve idéalement placé, il est l'heure de l'existence où on peut échapper à tout jugement. A la manière d'une indolente pièce de Koltès, Clients et Dealers intervertissent leur rapport de force en fonction du règne du soleil et de la lune. Mais pas au crépuscule. Au crépuscule, tout le monde semble égal, parce que chacun n'accorde plus d'importance à la présence de l'autre.
Oz déteste se promener. Il ne peut pas se résoudre à errer sans but. Il ne descend dans la rue que pour aller d'un point A à un point B, ou pour demeurer en un point X. La seule raison qui le pousse à effectivement accepter les déambulations de ce genre est Ivy. Sa chienne, sa princesse. Bien entendu que les interminables pattes de cet étrange hybride entre canidé et cervidé avaient besoin de se perdre dans des courses effrénées au milieu d'espaces verts. Alors, une fois par jour, il se résignait à vagabonder longuement dans les allées du parc le plus proche, à se perdre au milieu des ombres géantes, qui s'étirent sur des mètres et des mètres, bien plus grandioses que les arbres dont elles sont les projections. La plupart du temps, il laisse la lévrier s'égarer là ou sa vitesse folle veut bien la porter, sachant qu'elle reviendra toujours se planter devant lui lorsqu'elle en aura assez. Lui essaie en vain de transformer la beauté du paysage en nébulosité lyrique, artistique. Oz n'a jamais été doué avec les mots, bien qu'il ait toujours admiré, envié les poètes et leurs âmes révolutionnaires. De toute façon, son attention se porte bien assez vite sur Ivy, lorsqu'il remarque que celle-ci s'est arrêté. Il plisse les yeux, s'arrête pour mieux voir.
Sa belle azawakh semble être en pleine présentation avec un chien dont il ne saurait préciser la race, mais bien plus petit et tanqué qu'elle. Ivy est en retrait, l'air pincé et hautain, tandis que l'autre animal lui tourne autour. Oz, il hésite à intervenir – il voit bien que sa chienne va pas tarder à jouer à la sainte-nitouche, à gueuler un coup. Mais il voudrait pas passer pour un stressé, pour une chochotte aux yeux de l'éventuel propriétaire de l'autre chien – il suppose qu'il doit pas être loin. Finalement, quand il la voit faire un bond en arrière en claquant des dents en signe d'avertissement, il se décide à s'approcher. Eh, ma belle, tu fous quoi là ? qu'il demande à sa chienne, qui se réfugie derrière lui. Il soupire, et regarde aux alentours, à la recherche du personnage à qui appartient supposément le chien qui, apparemment, ne s'était pas laissé décourager par l'attitude pincée d'Ivy.

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MessageSujet: Re: i am the king of my own land. (maddox)   Sam 18 Aoû - 12:19

ce moment lorsque le soleil rend ses derniers rayons et que la brume s’allonge lentement sur le sol est le meilleur moment de la journée pour maddox. c’est à cet instant que les populations regagnent les abris couverts et que la nature reprend le dessus. c’est un peu comme si les démons de maddox se couchaient avec l’astre solaire. beaucoup moins de pression, d’obligation de communication. vivre avec le syndrome d’asperger n’est pas chose facile. problème de communication, anxiété, difficulté de socialisation, maladresse, incompréhension de l’autre. d’un autre côté, vivre en étant isolé dans sa tête, survivre aux foules, ravaler son anxiété, c’est pas donné à tout le monde. c’est difficile, surtout quand c’est quelque chose qu’on ne contrôle pas entièrement. tous les regards vissés sur toi quand ta crise n’est plus acceptable et que ton corps se replie sur soi-même en tanguant. gauche-droite, droite-gauche, et ainsi de suite. mais lorsque la truffe de barnabé vient caresser ses avant-bras, le corps de maddox cesse de grelotter et les balancements s’adoucissent. une grande histoire est née il y a plusieurs années, une relation fusionnelle où barnabé le guide comme un phare dans la tempête et où maddox prend enfin soin de quelqu’un d’autre sans ressentir la moindre pression extérieure.
un tour en haut, deux tours en bas, il y a des petites choses qui ne changeront jamais. maddox quitte son appartement. il est tard, une lumière orangée s’est alignée avec l’horizon et quelques degrés sont partis se coucher. barnabé s’arrête au premier étage pour se laisser caresser dans la voisine du deuxième. maddox la regarde en continuant sa route. elle lâche un bonsoir qui n’aura qu’une réponse tardive. jusqu’au parc, maddox met la laisse à barnabé. personne n’a décidé de venir se balader dans les rues de la ville. cigarette entre les lèvres, la fumée s’extirpe et disparaît dans le crépuscule naissant. la grille du parc est encore ouverte, maddox écrase sa cigarette. la laisse est décroché, barnabé court dans tous les sens. ça donne du baume au coeur de le voir aussi content. maddox esquisse un sourire. il se sent bien, il ne voit personne aux alentours, la nuit commence à se réveiller, tout est parfait. de longues minutes passent, barnabé s’arrêtent à côté d’un autre chien. son poitrail se baisse, sa queue remue dans tous les sens, il allaite en tirant la langue. gauche-droite, droite-gauche. barnabé veut jouer mais son nouvel ami n’a pas l’air du même avis. curieux, maddox s’approche. on ne décerne pas très bien les visages. maddox ne veut pas s’avancer plus. un drôle de sentiment lui parcourt le corps, un sentiment inconnu mais doux. « barnabé? ». le staffordshire ébène se couche en soupirant. qu’est-ce que quelqu’un de bonne maison ferait? il s’excuserait? il snoberait? maddox s’approche un petit peu plus, ce même sentiment reparcourt son corps. les traits de visage se dessinent un peu plus précis. « je m’excuse, il voulait juste jouer ». maddox s’accroupit pour regarder son chien et le caresser. à ce moment précis, la faible lumière du lampadaire jaillit pour révéler leurs visages et bouleverser leurs vies.
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MessageSujet: Re: i am the king of my own land. (maddox)   Mar 21 Aoû - 21:19

Facing tempests of dust, I'll fight until the end.
Creatures of my dreams, dance with me,
Now and forever, I'm your king.

Créature de vanité et d'orgueil, Ivy, elle arque le dos comme un chat et lève la tête comme une impératrice. Oz ne peut qu'être concerné par l'attitude de sa chienne qui, de toute évidence, est persuadée qu'elle n'en est pas une – et elle semble s'offenser systématiquement de l'intérêt amical (ou tout autre à quelque période de l'année) que lui portent les molosses qu'ils croisent régulièrement, à tous les coins de rue. Lui, ça le fatigue de devoir en permanence s'excuser du comportement d'Ivy auprès des inconnus vers qui reviennent les clébards. Et déjà, il commence à préparer son mea culpa, un faux-fuyant pré cuisiné qui lui permet toujours de s'éclipser d'autant plus vite. La voix du propriétaire supposé se fait entendre, par dessus son épaule. Oz est trop occupé à rattacher sa chienne pour y prêter une plus grande attention pour le moment, mais alors qu'il se tourne enfin, l'autre est déjà agenouillé prêt du dénommé Barnabé, le visage caché par les ombres étirées du couchant. Il cherche pas à le dévisager, après tout – aucune raison pour le moment de vouloir apercevoir son visage, bien au contraire. Puisse-t-il demeurer un anonyme absolu, il n'en deviendra que plus facilement un ectoplasme oubliable qui s'évaporera de son esprit en quelques mètres. Oz, il est bien loin de se douter l'ampleur du secret que cachent encore les ombrines – ce lien nébuleux qu'elles menacent de révéler à chaque instant, un voile de cristal qui tangue dangereusement. Entre le regard fuyant d'Oz et les ombres changeantes sur le visage de Maddox, il ne suffirait que d'une seconde de cohésion pour que tout les masques tombent. Vous en faites pas, c'est ma chienne, elle peut être stupide parfois.
Et comme il n'existe aucune situation ou ce qui doit arriver n'arrive pas ; ce qui devait arriver (selon les lois universelles du hasard et pas selon les complots hasardeux des hommes) arriva.
Ses iris bruns se posent instinctivement sur le visage qui se dévoile et il a un mouvement de recul. Un déséquilibre momentané qui le force à prendre un pas en arrière alors que ses manières indifférentes se décomposent. Parce qu'il vient de se regarder en face, parce que ce qu'il a devant les yeux défient toutes les lois de la cohérence la plus basique. Même en ayant appréhendé l'existence de sosies, et même en esquivant les faibles probabilités de tomber sur son gémeau dans ce parc, à cette heure, en cette ville – il ne peut pas être préparé à cela. Oh. C'est tout ce qu'il peut marmonner, parce que son ménechme semble aussi déconcerté que lui – ce qui est la première observation rassurante de la soirée. Je... je suis... Et de nouveau, il s'arrête. Sans voix. Sans mots. Muet dans la plus étrange des situations – parce que rencontrer son double parfait, c'est pas une situation dont il a déjà envisagé l'éventualité. Et, démuni, sans recours, il s'autorise à libérer la seule question qui meurtrit son esprit, occultant toute autre pensée rationnelle ; Vous êtes qui, exactement ?

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