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Marlene Kenway

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MessageSujet: digging my own grave (jude)   digging my own grave (jude) EmptyVen 27 Juil 2018 - 1:10

Tu regardes la photo, tu la sers entre tes doigts tremblants. T'arrives à peine à discerner le mioche dans les dégradés de gris. Ton mioche. « Putain de merde. », tu murmures pour toi-même. Tu rentres dans ton cinquième mois de grossesse, tu ne peux plus cacher le secret avec autant d'efficacité qu'avant. L'été est là et ce ne sont pas les robes amples qui vont dissimuler ton ventre grossissant aux yeux des autres. Putain, t'as envie de chialer. T'en veux pas de ce gamin, t'en veux pas de cette grossesse et de toutes les merdes qui te tombent dessus. Ce gamin, tu devais le laisser à l'adoption, t'avais déjà tout prévu, mais le couple a disparu de la circulation. Et honnêtement Marlene, tu n'as plus la foi d'aller chercher d'autres personnes, d'aller t'exténuer à interroger des parents potentiels. Parce que même s'il n'est pas désiré le mouflard, même si tu le détestes, tu refuses de le voir partir dans les bras de vulgaires inconnus, tu refuses de ne pas être certaine de son avenir. C'est pas seulement le tien, c'est celui d'Ean. Et tu sais très bien qu'il t'en voudrait de ne pas faire attention au foyer d'accueil du gamin. Tu finis par ranger la photo dans ton sac, ça sert à rien de te torturer les méninges de cette façon ; et quand ta main ressort, l'échographie a été échangée par ton paquet de clopes. La gynéco a encore gueulé, parce que tu puais la clope, parce que ce n'est pas sain pour le bébé. Ça, tu t'en fous. C'est pas toi qui va l'élever. Une bonne situation, oui. Le reste, tu t'en balances complètement.
La cigarette entre les lippes, le briquet qui s'illumine à quelques centimètres de son visage, t'inspires longuement la fumée qui s'infiltre dans tes poumons. Ce gamin, il aurait pu avoir un père. Ce gamin, il aurait pu avoir une famille fonctionnelle. Mais t'as tout perdu Marlene. Ta vie, elle s'est écroulée au sol en même temps qu'Ean, quand il s'est fait transpercer de part en part par les balles. Et toi, tu restes persuadée qu'on vous a vendu, qu'on a été vous balancer aux flics. Parce que t'as pas pu faire d'erreur Marlene, c'est impossible. T'avais désactivé tous les systèmes d'alarmes, y'avait aucun moyen de voir les flics débarquer avant une bonne quinzaine de minutes. Et pourtant. T'en as suspecté plusieurs ; des anciens associés, des victimes qui vous auraient retrouvés. Putain, t'as même imaginé que ta famille pouvait être derrière cette histoire. Mais la seule chose dont tu pouvais être certaine, c'est que t'étais parano. Que t'étais tellement en colère que tu refusais l'évidence, que tu refusais l'idée d'une erreur de votre part. T'as mis du temps avant de remettre en question, avant de te demander si finalement, tu n'étais pas la seule fautive. Des nuits entières passées à ressasser les jours précédents, à essayer de trouver la moindre faille. Tu ne piges pas Marlene, malgré tous tes efforts. T'as beau essayer de te convaincre que c'est dans ta tête, mais tu restes persuadée du contraire. Quelqu’un vous a balancé. Et c'est sans doute à cause de ça que tu te retrouves devant la porte de Jude. Parce qu'il est le candidat idéal, parce qu'il est l'exemple parfait. T'as longuement hésité avant de te décider à le rechercher, à fouiller partout pour retrouver sa trace. Ça t'a pris un peu de temps, plus qu'il n'en faudrait pour une personne normale. Ça t'a pris un peu de temps, et tu t'es dis que c'était un signe que tu devais t'arrêter là. Ça t'a pris un peu de temps, mais t'as pas voulu lâcher l'affaire, finalement. Alors tu lèves la main sur la porte, et tu cognes contre cette dernière, le poing fermé. T'as besoin de tes réponses Marlene, t'as besoin de tout savoir. T'as besoin de voir son visage quand il va te dire que oui, c'est bien sa faute à lui. Quand il va te dire que c'est lui qui est responsable de la mort d'Ean.

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MessageSujet: Re: digging my own grave (jude)   digging my own grave (jude) EmptySam 11 Aoû 2018 - 13:21

marlene & jude

And all these sorrows I have seen
They lead me to believe That everything’s a mess
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Charger et décharger. Démonter et remonter. La mécanique minutieuse valse entre ses phalanges dans une série d'automatismes bien rodés. Il fait jouer le métal entre ses doigts habitués, répète des gestes connus depuis toujours, ancrés dans la moindre de ses terminaisons nerveuses. C'est d'une logique enfantine, presque si facile qu'il pourrait le faire les yeux fermés. Mais le goût du défi n'est pas là, ce n'est pas non plus une guerre qu'il prépare et c'est encore moins pour combler d'éventuels élans de paranoïa. Il s'agit d'être prudent. Pourtant, il le sait ; une petite visite des autorités et la présence de ce pistolet serait un motif suffisant pour le renvoyer d'où il vient ; au fond d'un trou miteux qu'il ne souhaite jamais revoir. Il s'est fait la promesse de sortir de tout ça. Des mauvais coups, des plans tordus. Laisser derrière lui une vie de criminel, sortir enfin la tête de l'eau et prétendre qu'il est aussi normal que son voisin. Mais il n'y arrive pas, Jude. Toujours happé par une partie sombre d'un passé qui lui semble pourtant lointain. L'appel du crime plus fort que tout le reste, que la raison, que les sourires de son jumeau à qui il a caché bien trop de choses. Swarek, le Red Velvet, Gigi. Les morceaux s'assemblent et de plus en plus, il semble replonger dans les bas-fonds et les histoires de truands. Les bonnes résolutions partent en fumées, même s'il prétend le contraire, même s'il dit vouloir s'en sortir. Il ne vaut pas mieux qu'un junkie Baker, dopé aux sensations trop fortes et au goût du danger. Il le sait, il ne finira pas mieux que ses anciens voisins de cellule. Au mieux, il retournera au trou. Au pire, il fera trois lignes dans les faits divers, après qu'on ait retrouvé sa carcasse au fond d'un caniveau pourri.
Trois coups à la porte et son âme qui sursaute. L'arme est remontée et il se redresse d'un pas léger et souple pour rejoindre la porte, le neuf millimètres caché dans son dos, sous son t-shirt. Il retrouve un semblant de sourire et un air respectable, tire la porte pour faire face à un morceau de femme qui lui semble familier. Les traits se décomposent dans son esprit et les noms reviennent. Kenway. Un drôle de sourire s'entortille sur ses lippes et il s'appuie contre l'encadrement de la porte. « Kenway. » Qu'il lâche simplement, penchant la tête, croisant ses bras contre son torse. Il la dévisage. Remarque ce ventre un peu trop arrondi. Il a envie de rire Jude, devant l'ironie de la vie, mais il se contente de sourire et de l'observer. « Soit t'es complètement folle, soit t'es suicidaire, j'en sais trop rien. » Il hausse les épaules et la cassette rejoue au creux de sa tête. Il se souvient de tout. Des promesses vicieuses et des trahisons. D'un job qui a mal tourné et des conséquences. Il se souvient d'avoir été surpris de voir tant de vice se mêler à ses airs candides. De découvrir derrière les airs malicieux de la jeune femme, un talent hors pair digne des grands professionnels. « Qu'est-ce que tu me veux au juste ? Il me semble que toi et moi, c'est de l'histoire ancienne. Je ne te dois strictement rien. À vrai dire, c'est plutôt le contraire. » Une colère silencieuse noue sa gorge et fait pulser l'adrénaline dans ses veines. Pourtant, il reste impassible, Jude. Tout finit par se payer.

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MessageSujet: Re: digging my own grave (jude)   digging my own grave (jude) EmptySam 18 Aoû 2018 - 19:32

Tu sais pas pourquoi t'es venue jusqu'ici, qu'est-ce qu'il t'a pris de faire une descente pareille. T'as déjà cogné à la porte, mais le temps qu'on te réponde, tu te retrouves seule avec tes pensées, boostées par une adrénaline malsaine. C'est une erreur Marlene, encore une autre que tu peux ajouter à la liste qui devient beaucoup trop longue. Tu ne fais que croiser et décroiser les bras, tu sais pas comment te tenir, comment paraître devant lui. T'es une idiote, mais tu as besoin de réponses, t'as besoin de savoir. De connaître la vérité une bonne fois pour toute. T'es pas dans le flou complet, non. T'es pratiquement certaine que c'est lui, que c'est Baker qui est allé vous balancer au flic. C'est lui qui les a fait venir. Et indirectement, c'est lui qui a tué Ean. T'as pas le temps de réfléchir à c'que tu vas dire que la porte s'ouvre. Tes yeux, ils plantent directement dans ceux de Baker. Tu ne vas pas te dégonfler Marlene, tu te dégonfles jamais. Tes iris assombris par la haine comble ta silhouette menue, ta force frêle par rapport à la sienne. Lui, il ose sourire. Et ça t'agace au plus au point. Ça fume dans ton crane, ça t'irrite jusqu'à la moelle. Tu sers la mâchoire, tu te mors l'intérieur de la joue, tu retiens tes mots alors que les siens s'alignent sur ses lèvres. Quand enfin il s'arrête, tu t'avances, tu le pousses pour t'incruster dans son appartement sans demander la moindre invitation. Tu ne prends pas le temps de regarder les alentours, t'en as strictement rien à foutre de sa décoration. Les bras une nouvelle fois croisés, tu sens ton rythme cardiaque grimper à la même hauteur que ta rage. « C’était toi Baker. », tu lâches enfin d’une voix enraillée par ta colère et ta douleur qui remontent. Tu ne parles presque pas de ça à voix haute, ça reste toujours enfermé dans ta tête. Ean, tu penses à lui en permanence, mais t'arrives plus à prononcer son nom sans que ça t'arrache la gorge et le cœur en même temps. Ça fait pourtant cinq mois, mais quand tu t'retrouves seule avec tes pensées la nuit, tu revis la scène comme si c'était hier. Tu t'revois Marlene, hurler alors que via les caméras de sécurité, tu le vois s'écrouler sur le sol. Tu t'revois incapable de te débattre quand les flics débarquent dans votre planque, parce que t'es trop abasourdie, trop choquée. Trop brisée pour opposer la moindre résistance. Tu ne rêves plus Marlene, ton sommeil est empli de tourments et de songes cauchemardesques. A cause d'un seul homme. « Tu nous a balancés. », tu craches, cette fois un peu plus fort. C'est lui, ça ne peut être que lui. Tu as besoin que ça soit lui. Parce que tu n'arrêtes pas de te rejouer les scènes, tu n'arrêtes pas d'essayer de trouver le moment où t'as merdé. T'essayes, tu fouilles, mais tout c'que t'arrives à atteindre, c'est le début d'une névrose. C'est la faute de Baker. Ça doit être de sa faute. Pas de la tienne, Marlene.

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MessageSujet: Re: digging my own grave (jude)   digging my own grave (jude) EmptyMar 18 Sep 2018 - 22:31

Une dualité constante. Jude et Baker. Le premier est un jumeau au sourire mutin et aux manières polies. Le second, une ombre des bas-fonds, un nom aboyé et marqué à l'encre sanguine du sceau des criminels. Deux âmes qui se chevauchent et se côtoient. Deux masques qui se bousculent et s'additionnent, se fissurent et se désintègrent par les mensonges qui s'accumulent aux coins de ses lèvres. Marlene n'a pas vu le meilleur – elle n'a goûté qu'au pire. C'est sans doute pour ça qu'elle se lance dans de telles accusations, qu'elle lui définit un portrait de tueur par procuration, celui d'un malfrat qui aurait fait couler le sang par vengeance. Si seulement elle le connaissait comme Julian le connaît – si seulement elle voyait au-delà des ténèbres qui tissent ses iris de jais. Si seulement elle avait un jour apprécié l'homme, avant d'abhorrer le monstre. Il se délecte des syllabes maladroites qui l'accusent. Détaille et décortique chaque mot et les variations chevrotantes de la voix de la petite brune. Il ne se satisfait pourtant jamais de la douleur des autres, Jude. Leurs mauvaises aventures l'amusent, mais malgré ses prunelles insensibles et sa posture figée, il ressent et s'imagine, s'adoucit sur des relents d'empathie qu'il ne lui montre pas pour autant. Il l'imagine, la devine, cette souffrance – perdre l'être cher, la moitié d'un cœur, la moitié d'un esprit. Le premier est facile à réparer, à renfort de tissus et d'un peu de fil. La chirurgie de l'âme en revanche, attend encore ses précurseurs. « Oh, poor little girl. » Un sourire narquois orne ses lèvres, creusant des rides moqueuses dans ses joues. Il penche la tête et s'appuie contre le cadre de sa porte. Scrute sa silhouette et ses yeux malheureux. « Peut-être bien. Peut-être pas. Si m'accuser soulage ta conscience... » Des réponses vicieuses qui dégoulinent de ses lippes adroites. Il manipule les mots comme des poignards, Baker, quand il s'agit de faire mal. Ses épaules s'affaissent et l'indifférence gonfle son thorax le temps d'un soupir. L'argent volé passe au second plan, c'est tellement plus jouissif de cultiver sa haine et ses incertitudes. « Ean, c'est ça ? » Un nom craché, blasphème venant de lui. Il s'en souvient, du jeune roublard. Persuadé de pouvoir doubler le monde avec sa Bonnie, jusqu'à trébucher sur sa cupidité et finir six pieds sous terre. « Un rat d’égout qui est retourné d'où il venait : le fin fond d'un caniveau crasseux. T'as pas perdu grand chose, Kenway. » Il provoque et danse au bord des limites de l'insupportable, Jude. Crache sur sa rédemption et ses bonnes résolutions, préférant placer cette journée sous le signe d'une vengeance bien méritée.

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MessageSujet: Re: digging my own grave (jude)   digging my own grave (jude) EmptyDim 14 Oct 2018 - 21:07

Tu t'sens bouillir, Marlene. Dans tes veines, tu perçois la débandade, la rage qui afflue toujours un peu plus, à chaque seconde. A chaque fois que ton regard croise celui de Baker. A chaque fois que tu vois ce sourire suffisant sur son visage. A chaque fois qu'il ouvre la bouche. Que ce ton assassin transperce tes tympans, n'est qu'un coup de poignard de plus dans ta poitrine déjà bien trop souvent assaillie sous le poids des souvenirs et de la culpabilité. Parce que t'es pas innocente non plus, t'es pas toute blanche dans cette histoire. T'en es persuadée. Tu t'le répètes. Tu te vois, à te dire que t'as sûrement fait une erreur. Que t'as sûrement pas désactivé une alarme, une caméra de surveillance, n'importe quoi. Que t'aurais pas dû autant le pousser à y aller alors que vous n'étiez pas prêt. Que tu n'aurais pas dû l'envoyer à l'abattoir pendant que tu restais en sécurité chez vous.
Retour de flammes quand les flics ont encastré la porte d’entrer pour débouler entre ces quatre petits murs.
Il continue de causer, Baker. Il déblatère encore ses conneries. Mais quand son prénom passe ses lèvres, quand ses mots deviennent sales et empli d'un irrespect décelé, tu satures. Et ta main, elle vient s'écraser violemment contre sa joue. Tes doigts tendus, tes bagues qui laissent une marque rougeâtre sur sa peau. Tu sais cogner, Marlene. T'as appris à la dure. « Tu fermes ta gueule, tu m'entends ? », que tu craches d'un ton décoré d'une haine impossible à dissimuler. L'index pointé en sa direction, le noir remplissant ton regard. Si seulement tu pouvais tirer avec. Tu voudrais arracher ce sourire suffisant de son visage. Tu voudrais lui assener les pires des douleurs, les pires tortures possibles. Tu le hais, Marlene. Tu le hais tellement d'une force impossible à décrire. « Admets-le, Baker. T'as pas supporté de voir deux gamins te doubler. », tu dis avec cette même véhémence. Ta voix, elle est agrémentée de cette once de moquerie. De supériorité, peut-être. T'as toujours été hautaine, Marlene. T'as toujours eu cette impression d'être meilleure que les autres. Plus importante, plus douée, plus intelligente.
Gamine qui s’voit en permanence au sommet, même quand t’es coincée au plus bas.
Tu croises les bras sur ta poitrine. Tu jettes un coup d’œil autour de toi. Aucun visage curieux passant les portes, mais les voisins doivent être agglutinés contre leur judas. Alors tu pousses Baker d’un coup d’épaule, tu t’imposes chez lui sans demander la moindre autorisation. T’as pas envie de passer pour l’animation du jour. « T’as vraiment des goûts de merde en décoration, tu l’sais ça ? »

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MessageSujet: Re: digging my own grave (jude)   digging my own grave (jude) EmptyLun 26 Nov 2018 - 0:03

Il dégueule sa haine et sa rancune entre deux sourires trop mielleux. Il se venge, juste un peu, s'amuse de la colère de Marlene, de ses revendications. Il laisse planer le doute. Creuse sous les syllabes, rassemble le plus d'éléments possibles pour prendre une longueur d'avance sur elle. Pour la torturer, à chaque mot un peu plus. C'est si facile. Trop facile. Et si bas, aussi. Il le sait, Jude ; il n'est pas bête. Il sait que ça ne vaut pas grand chose, et que c'est pathétique, comme petite vengeance. Mais il se raccroche à ça comme à tous ces fragments de son passé. Il se raccroche à tout ce qu'elle lui renvoie, par sa simple présence. Le passé d'un Roi. La vie avec Gigi, sur les toits du monde. Tout ce qu'il a perdu, et si cette gamine n'y est pour rien, il lui fait payer ; comme à tous les autres. La gifle claque dans le silence. Inattendue et violente. Il tourne la tête sous le coup et fait bouger sa mâchoire endolorie, effaçant pour de bon un sourire déjà fragilisé. Il pourrait s'énerver. Il pourrait lui faire mal. Mais il n'est pas de ceux-là, Jude – malgré tout ce qu'il peut prétendre, il tient plus du gentleman que du truand. Alors il laisse aller et dissipe sa douleur dans un long soupir. Sa langue finit par claquer et il hausse les épaules. « Parce que tu crois qu'on aurait pas pu vous remettre la main dessus ? » Un éclat de rire qui tombe de ses lippes. Il la laisse s'imposer dans l'appartement et se tourne, laissant la porte claquer derrière eux. « Tu sais bien qu'on finit toujours par payer ses erreurs, Marlene. Le karma et ces conneries-là. Le tour d'Ean est juste venu plus tôt que le tien. » Le ventre arrondi de la brune ne suffit pas à le modérer dans ses propos. Il n'édulcore par la réalité, Jude, il ne la connaît que trop bien. Toutes les déviances de leur monde – tout ce qu'il y a de plus immonde à voir, ici bas. « Pour ce qui est de la décoration, tu diras ça à mon coloc. » Il secoue la tête et s'avance dans l'appartement miteux, contourne les meubles pour rejoindre le coin cuisine. « Je ne te propose pas de bière. » Ça ne l'empêche pas de prendre une bouteille de verre pour sa propre personne, alors qu'il revient vers elle. S'appuyant contre un meuble, il laisse ses prunelles longer la silhouette. Accompagner les courbes jusqu'à l'arrondi de son ventre. Ça ne prête pas à rire, mais Jude ne compte pas en pleurer non plus ; sa pitié, il la garde pour ceux qui la méritent réellement. « Alors c'est pour ça que tu es là ? Grosse tragédie. Il t'a fait un gosse et il est mort. On dirait un mauvais sitcom. Je pensais que ma vie était merdique, mais je crois que tu prends le titre. » Moqueur et toujours aussi infâme, même sur les sujets les plus terribles. Oh, il a un cœur, Baker, quelque part, dévoré par les ombres qui s'accumulent à l'intérieur.

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MessageSujet: Re: digging my own grave (jude)   digging my own grave (jude) EmptySam 15 Déc 2018 - 20:00

Tu déambules entre ces murs comme s'ils étaient les tiens. Passes ta main le long des meubles, détailles du regard les moindres recoins de la pièce. Est-ce que tu cherches quelque chose en particulier ? T'en as aucune idée. Comme si le moindre objet pouvait venir te confirmer sa culpabilité. Des espoirs aussi stupides que toi. « Oui, j'le crois. », que tu lui réponds en tournant la tête vers lui. Tu n'en penses pas un mot, mais l'assurance dans la parole est là. Bien sûr qu'il a raison, Baker. Deux gamins, trop idiots et trop immatures. Bonnie et Clyde de piètre qualité. Rien pour venir opposer grande résistance à l'homme en face de toi. Mais la vérité, elle ne viendra jamais claquer sur ta langue. Elle ne passera jamais tes lèvres, pas pour venir brosser son égo. « Arrêtes de dire son nom. », que tu finis par ajouter. Ne rebondis pas sur les attaques faites à son encontre. Les erreurs, elles sont tiennes. Entièrement. Seulement.
Tu te laisses tomber sur le canapé, croises les jambes en plaçant tes bras de part et d'autre de ta silhouette, sur le dossier. Une moue déformant ton visage. « Change de coloc, alors. » Des attaques pitoyables, sans grande incidence sur la guerre qui se dessine. T'as perdu de ta superbe, Marlene. La répartie en berne, depuis de trop longues semaines. Le palpitant trop lourd pour vraiment y prendre du plaisir. Un rire au bord des lèvres à ses mots. Des paroles que tu voudrais chasser d'un sourire enjôleur, alors qu'elles n'attaquent que trop profondément ton crâne. Amenuisent cette assurance brouillonne. « J'ai entendu dire que t'avais fait un séjour à l'ombre. Niveau merdique, j'ai rien à t'envier. » C'est bas. Mais nécessaire, alors que tu te sens perdre pied dans la bataille. Tu te penches en avant, appuies tes bras sur tes cuisses ; du moins, essayes en raison de ce ventre trop rebondi. Ce regard noir posé sur Baker. Tu détailles les traits de son visage, cherches la moindre faille dans cette armure de bien meilleure facture que la tienne. Puis l'air interrogateur venant s'installer dans tes prunelles. « Comment c'était, alors ? » Le rictus aux commissures des lèvres. T'espères trouver le point faible de cette figure du passé.
Et tu réalises que c'est ce qu'il devrait être, au final. Le passé. Pourquoi est-ce que tu t'obstines autant, Marlene ? Pourquoi est-ce que tu continues cette recherche stupide de vengeance ? T'es là, à courir désespérément derrière une rédemption que tu mérites pas. You killed him, stop blaming others for your own mistakes. Pourtant, tes yeux sont toujours braqués sur Baker, dans l'attente d'une réponse.

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