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 you are a fever i am learning to live with + lisa

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MessageSujet: you are a fever i am learning to live with + lisa   Sam 21 Juil - 13:36

Je fixais la porte. Et mon statut. Mon titre. Une inscription d’or, alignée sur la devanture du cabinet. Le plus jeune associé. Le plus téméraire. Celui qui balbutiait en secret, qui ruminait sa colère et l’échec de ses amours. Peut-être, y avait il un prix au succès. Une douleur conséquente à chaque victoire. Le vide s’enlisait dans mes bronches. Un air rare, brûlant au fond de ma gorge. Je me redressais en chancelant. Les couloirs portaient mes désespoirs, une peur qui tenaillait mes entrailles. Gosse des champs, devenu homme de pouvoir. Une histoire qui enserrait mes poignets et ma conscience. Cambria me manquait. Les étendues infinies. L’aventure qui ne commençait jamais. Je plissais le front en longeant la rue. Mes chevilles tremblaient, assaillies par le doute - par le pressentiment qui oppressait. La rage se transformait en tristesse. Un oubli qui s’effaçait parfois. Un millier d’images et de confessions qui me revenaient. Qui hantaient mes souvenirs. Lisa ne le voyait pas. Puisque je cachais. Je me voilais la face. Je levais le bras afin de huer un taxi. Les roues crissaient sur le goudron, accompagnant la chute d’un édifice qui scandait mon nom. La maison se dégageait du jardin, déployant son toit aigu et ses allées tranchantes. Mes côtes se serraient, entourant mes poumons. Je ne respirais pas. Je ne vivais plus. Mon corps était une chimère seulement. Une ombre ivre d’un alcool siroté en pleine fonction. Je tanguais dans le vestibule. Je portais le poids de son mépris, de sa trahison. La serrure tournait et le bar m’offrait une nouvelle échappatoire. Un goulot rempli de liqueur et une soif étanche. Je me posais sur le canapé, guettant les retours d’une femme vagabonde. Elle n’était pas là. Elle n’était pas au bureau. C’était l’illusion du parano. La certitude qu’elle me trompait encore. A cet instant. A tous les instants. L’aigreur du whisky remontait dans ma bouche. Je croisais les jambes en grommelant. J’essayais de me raccrocher au bonheur, aux premiers baisers. Mais je ne voyais que les ruines d’un mariage qui se dissolvait - qui se brisait sous mes doigts. Je fronçais les sourcils en entendant le claquement de ses talons sur le parquet. Tête levé. Yeux revolvers. J’étais là, prêt à donner l’assaut. Mes phalanges se crispaient sur le verre. Je buvais la gorgée du courage. La dernière avant de me redresser, de longer la pièce et de la regarder. « Tu rentres que maintenant ? C’est quoi cette heure? Mais putain Lisa, quand est-ce que tu comptes me respecter? » Grommelai-je en ouvrant nerveusement une bouteille de Gin. Les saveurs se mélangeaient et mes sentiments se confondaient. Elle voyait quelqu’un. J’en étais sûr. J’en étais persuadé. « Je suis à deux doigts du suicide passionnel. Tu me rends ffff…» Ma langue fourchait. Ma force s’épuisait, portée par les troubles compulsifs et l’ineptie sentimentale. Mais je continuais. Je luttais contre le mal qui rongeait mon coeur. « Fffff… Fouu…» Un soupir soulagé. Une petite victoire avant le grand saut.

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MessageSujet: Re: you are a fever i am learning to live with + lisa   Mer 25 Juil - 22:04

Les doigts enroulés autour de son mug, les prunelles rivées au fond. Le café était bouillant, fumant une vapeur chaleureuse. Le liquide noir roulait contre les parois d’une tasse usée par les lavages. L’odeur tendre de l’arabica embaumait ses narines. Elle y plongea un sucre, puis deux, puis trois. Alex grimaçait de dégoût, rouspétait, s’inquiétait pour son diabète. Lui, qui le buvait noir, sans artifice. Il oubliait, au début. Quand il se faisait l’effort de se lever plus tôt, de préparer le petit-déjeuner au lit, une fleur artificielle plongé dans un verre vide, le sourire jusqu’aux oreilles. Mais elle s’en moquait, parce que son amour suffisait à combler ses oublis. Les années bonheur, comme elle aimait les appeler. Une nostalgie douloureuse enserrait sa poitrine. Ce temps-là n’existait plus. Les petits déjeuners se faisaient en solitaire, ou sur la route. Sa culpabilité lui rongeait doucement les entrailles. Sa raison lui murmurait de partir, de faire ses valises, de rentrer à Alex une liberté dont il aurait sûrement besoin. Elle était la cause de ses maux, de ces rides et cheveux blancs qui apparaissaient. Mais surtout, elle était responsable ce cœur brisé, qu’elle continuait de piétiner, mensonge après mensonge. Son cœur, lui, criait un autre discours. Elle s’accrochait aux souvenirs, aux baisers échangés, aux mots tendres partagés. Elle voulait être égoïste dans sa détresse. Ses iris se relevèrent vers la salle de réunion remplie d’avocats fatigués. Sa collègue parlait à vive allure. Une jeune femme ambitieuse, assoiffée de reconnaissance et d’ambition. Ses lèvres remuaient, mais Lisa n’écoutait pas. N’écoutait plus. Elle était fatiguée. Epuisée de devoir défense la cause des autres, quand elle ne pouvait même pas défendre la sienne. La réunion se termina finalement plus tard que prévue. Le soleil s’était couché depuis longtemps. Les lampadaires remplaçaient les astres, qui ne brillaient que rarement en ville. La route jusqu’à leur maison s’allongeait, mais la bâtisse se dessina enfin sous ses yeux. La silhouette d’Alex se faufilait comme une ombre le long des meubles. Il était en colère. Elle le voyait, à sa carrure crispée. Elle l’entendait, à sa voix rauque, à sa langue fourchue. Elle le sentait, aux vapeurs d’alcool qui l’entourait. La confusion colorait les traits de son visage. Ses grands yeux bleus le regardaient, les sourcils froncés, créant une ride qu’elle détesterait le lendemain. « De quoi tu parles ? J’étais au travail, Alex. Je t’ai envoyé un message pour te prévenir. » Le bruit de ses clés s’échouant dans le vide-poche résonnait comme un bruit sourd. « Tu divagues, mon pauvre. T’as bu combien de verres ? » S’enquit-elle, sa main empoignant la bouteille de Gin qu’il tenait fermement entre ses doigts.

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MessageSujet: Re: you are a fever i am learning to live with + lisa   Ven 27 Juil - 23:21

Lisa ne comprenait jamais. La douleur. Le doute. Mes origines. L’impression d'être l'étranger. De ne pas être à la hauteur. Mari absent. Mari au succès qui flingue. Qui tue. Qui détruit. Mes mains tremblaient sur le goulot. La peau frissonnante, le souffle pantelant, chaque mouvement devenait maladroit. Chaque pensée était virulente. Il n’y avait de meilleure façon d’aimer. L’alcool ravivait la colère. Les émotions s’écorchaient sous mes côtes. Et je me noyais. Je suffoquais dans une bouillie de sentiments. Mes veines palpitaient et mon coeur rendait les armes. J’en avais mal à crever. Mal à vouloir abandonner. Je soupirais en tournant la tête. Sa silhouette effleurait la mienne. Une étreinte si froide qu’elle tranchait la peau. Ma bouche était sèche. Les mots saignant au coin des lèvres, je me redressais. Je me tortillais dans les couloirs d’une maison au bonheur fantôme. Je voulais des enfants. Elle voulait une liberté. Tant d’oppositions dans un couple amoureux. Tant de mystères, de joutes et de luttes. Mes prunelles se dilataient sous les ondoiements de la lampe. Ensemble, nous tombions. La chute était si lente, si pénible. Je ricanais en la toisant du regard. Mes pieds chancelaient sur le parquet. Cette démarche avenante, stable et imposante se transformait. L’ivresse ruisselait dans mes organes. Ma conscience vacillait. Et je devenu ridicule. Le reflet d'un père alcoolique et d'une mère épuisé. Portrait familial incertain, flou. Elle n'était pas la seule à vivre avec des cicatrices. « Tu veux te battre pour la bouteille ? Laisse-moi. Si je bois pas j’ai plus envie de te voir… » Et je peux pas vivre sans toi. Je peux pas, merde! Douce torture, tenaillant ma chair et mon âme. Il ne restait que des ruines de cet homme qu’elle avait épousé. J’inspirais les effluves de son parfum et les ondulations de ses boucles dorées. Elle possédait un charme fou. Une apparence nébuleuse. Telle une déesse meurtrière. Une vipère au poison mortel. Je déglutis en secouant le visage. J’en avais assez des mensonges. Je ne la croyais pas. Je n’y arrivais pas. « Quoi ?» Le temps d’assimiler, de la fixer avec rage pour que ma main repousse la sienne. Ma voix était rauque et versatile, soufflant les méandres d’une passion souillée par la trahison. « Tu couches au travail maintenant ? » Mes bras tourbillonnaient autour de la pièce. Je me tenais le front en grognant. « C’est même pas une question de cul. Tu veux juste me blesser. Et t’y arrive déjà juste avec tes enfantillages! » Je l’observais avec dégout, mépris. Puis avec tristesse. Une succession d’expressions qui tapissait mon visage. Je me penchais vers le canapé afin de maintenir l’équilibre. Je m’en voulais de l’avoir laissé partir. De lui avoir accordé tant de sentiments et si peu de confessions. « C’est moche. Tu dois croire que j’ai pas de fierté de rester ? Comme si t’étais la seule femme sur la putain de planète ! Tiens, je t’ai trompé ce midi. Pardonne moi ? » Hasardai-je avec un sourire désinvolte. Un faciès tellement sombre, qu’il était impossible de juger mes paroles. J’étais rendu fou. Aliéné par ses bêtises. Et la jalousie. La jalousie, c’était le pire.

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MessageSujet: Re: you are a fever i am learning to live with + lisa   Dim 12 Aoû - 17:38

Le temps lui échappait. Il glissait entre ses doigts, comme une fine poussière qu’on ne pouvait pas retenir. Il s’envolait vite, trop vite, dans les méandres d’une vie toute tracée. Les couloirs sans fin de l’université semblaient loin. Parfois, elle le revoyait, le jeune homme dont elle était tombée amoureuse. A travers ses sourires, ses attentions, ses mots tendres, il était toujours présent. Elle était transportée, envahie par une nostalgie permanente. Mais les cendres du jeune homme s’étalaient à leurs pieds, et l’avocat vénéneux s’élevait sous les arcs d’une maison trop grande. Sa poitrine se serrait d’amour pour lui, de colère, de tristesse. Des sentiments qui l’oppressaient, qui l’enfermaient un peu plus dans une cage étroite. Le dialogue était difficile. Chaque conversation se finissait en dispute. Chaque regard témoignait de la trahison, du dégoût constant d’un adultère facile. Les doutes de Lisa étaient nourris jour après jour. Elle en voulait à ses parents, d’avoir implanté ces idées sur le mariage, profondément dans sa tête. Un portrait familial faux, des sourires de façades, des exubérances hasardeuses, alors que la réalité était toute autre. Elle avait beau croire en la sincérité de son époux et ses promesses d’éternité, elle ne pouvait s’empêcher de craindre le pire. Alex s’éloignait. Leurs doigts autrefois entremêlés, se déliaient autant que leurs langues empoisonnées. La virulence de certains propos creusait un peu plus l’abcès qui les séparait. Ses pas étaient incertains dans l’entrée. Les prunelles d’Alex étaient dilatées. Les effluves d’alcool embaumaient son haleine. Sa démarche bancale témoignait de la quantité de liquide ingéré. Il était méchant. Les mots dépassaient la pensée, qu’ils disaient tous. Mais Lisa n’y croyait pas, pas quand il s’agissait de l’homme qu’elle avait épousé. Il savait convaincre n’importe quel jury, avec son discours rodé. Le camp adverse était souvent ébranlé par la brutalité de son plaidoirie. Elle posa calmement ses clés dans le vide-poche, puis son sac, sur le meuble. Les talons aiguilles regagnèrent leur place dans le placard à chaussures. Son palpitant cognait violemment contre sa cage thoracique. Il lui faisait mal, Alex. Le pardon n’était qu’un acte, finalement. Une manière d’avancer, sans vraiment oublier, sans vraiment pardonner. Et elle ne savait plus comment s’excuser, comment prouver ses dires. Ses paroles étaient comme un coup de fouet. C’est comme si elle ressentait, à chaque syllabe prononcée, la violence du cuir contre son derme. Ses doigts s’enroulèrent autour du verre de la bouteille, pour tenter de lui subtiliser sa boisson. En vain. Elle recula, croisant son regard. Il avait l’air immense, et effrayant, avec ses yeux ouverts. « T’as fini ? » S’enquit-elle finalement. « Si t’es misérable que ça, t’as qu’à signer les papiers du divorce. Ils sont dans le deuxième tiroir de ton bureau. » Ils pourrissaient dans ce tiroir depuis des mois, sa signature apposée à l’encre noire, avide de libérer Alex des chaînes desquelles il semblait prisonnier. Des chaînes d’un amour voué à l’échec. Il ne manquait que la sienne, de signature. « Ta fierté et toi, vous serez libres après, » finit-elle, calmement, sans une once de débat, le contournant pour monter à l’étage.

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MessageSujet: Re: you are a fever i am learning to live with + lisa   Dim 19 Aoû - 20:07

Damnés, le coeur en vrille et l’impression de lui échapper. De n’être qu’une chimère entre ses prunelles. Lisa ne m’aimait plus. Lisa me trompait. Lisa préférait l’absence. Tout se confondait dans mon esprit. L’ivresse semait le doute. Elle s’enfonçait dans ma gorge pour me rendre pathétique. Le bourdonnement était strident. Il chancelait entre mes viscères et mon cerveau. Sa voix me brisait - sa voix s’évanouissait dans la pénombre. Une succession d’intonations qui faisaient chavirer ma conscience. Avait-elle besoin d’une confession ? D’une belle déclaration d’amour ? Notre promesse se fracturait, laissant derrière elle un sillage de sang et la surface vérolée d’une coquille vide. Je pinçais les lèvres et ravalais l’amertume de l’alcool. Je n’étais pas heureux. Je n’y arrivais plus. Le doute me rendait fou. La jalousie enflammait mes côtes et ma chair. Elle ne savait rien du revers de la médaille. Elle ne voyait pas ma vanité et mon orgueil, pulvérisés sous l’assaut de ses sarcasmes et de nos récidives. Je n’avais plus la foi d’avancer, de rester sobre et de patienter. La rédemption ne venait pas. A plusieurs reprises, je lui pardonnais. Puis à plusieurs reprises, je tombais dans le gouffre. Mes os éclataient et mes yeux se perdaient dans l’horizon. La porte était fermée mais elle semblait être déjà partie. Son âme m’avait quitté. Elle s’était couchée dans les draps d’un autre. Tant de cendres et de métamorphoses romantiques. L’avait-il aimé aussi fort ? Avait-il murmuré les mots doux qui vibraient encore sur ses lèvres rosées ? La bouteille semblait si lourde contre ma main. Je reculais lorsqu’elle reculait. Ma colère palpitait dans mes veines. Ses mots étaient terribles. Elle ne rêvait que de ça - d’une séparation définitive, de ma signature apposée sur le papier. Sa silhouette s’amenuisait dans le couloir, gravissant les marches vers l’étage. Je n’osais pas la poursuivre. Mes jambes étaient flageolantes. Je pliais les genoux et laissais tomber le verre sur le sol. La douleur était lancinante dans ma poitrine. Je soupirais en me redressant maladroitement. « C’est parce que t’es pas satisfaite ? » Grognai-je les yeux électrisés par l’émotion. Je n’arrivais pas à me l’expliquer - à concevoir ses retards et ses heures de travail interminables. Je n’arrivais pas à la regarder avec lucidité et agir comme un homme décent. « Tu les gardes précieusement tes foutus papiers. Tu t’en fiches de me rendre misérable tu veux juste que je parte, Lisa. Jjjjj-jamais !» Tout à coup, quelque chose s’était cassé en moi. Je ne parvenais plus à articuler. Le stress, la peur de pousser trop loin. « Rrrevviens. » Je prenais appui sur la rampe afin d’escalader l’escalier. Un périple pour mon corps engourdi, pour mon esprit perturbé. « Ttttuu l’vvvois encore ? Faut que tu m’dises. Jjjjjimagine le pire et ça me tue. Jjjee peux pas mmm'me battre contre un inconnu. » La vérité me hantait. Elle m’étouffait. Je fixais son dos, le coeur coincé dans une colère sourde et immuable. Je devais savoir, maintenant. Je voulais chaque détail répugnant. Chaque instant qui nous séparait.

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