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MessageSujet: a war of our own (min-ho)    a war of our own (min-ho)  EmptySam 21 Juil 2018 - 0:36

C’est l’effervescence sur le plateau – ça grouille dans tous les sens alors que les cerveaux s’échauffent de tout ce retard accumulé. On soupire. On s’énerve. On hausse le ton. – Silence… and… action ! Le calme après la tempête car le réalisateur a toujours le dernier mot. C’est lui qui fait la pluie et le beau temps - enfin, techniquement. Car tout le monde sait que l’acteur principal de cette saga n’en fait qu’à sa tête et s’impose en marionnettiste quand ses désirs font désordre.
Et puis, il y a Leo, perdue dans l’objectif qui ne cherche qu’à capturer Medea, son alter-ego le temps de quelques mois. Medea est rusée et forte. Medea roule des mécaniques et de la langue pour obtenir ce qu’elle souhaite. Elle est charnelle et elle ravage et Leo s’était pliée aux exigences du rôle pour l’obtenir : Des scènes de nudité et de relations sexuelles comme on en voit dans peu de films. On ne suggère rien – on sublime, à en crever l’écran, à en rendre les mains moites et les cœurs malades d’un amour fantasmé.
Et elle s’était préparée psychologiquement à voir son corps sur grand écran.
À ce que des inconnus perdent leurs yeux le long de son intimité.
Mais elle ne s’était pas préparée à tomber des nues au point d’en haïr Min-ho Mun, cet homme qu’elle admire depuis toujours – ou qu’elle croyait admirer. Plongée dans le silence imposé qui pèse à présent lourdement sur ses épaules, elle n’a d’autre choix que de céder face à Medea, quitte à en oublier ses craintes, pour l’embrasser complètement – pour ne faire qu’un avec elle. Elle ressemble à une déesse grecque, vêtue d’une longue robe transparente qui ne laisse que très peu de place à l’imagination, alors qu’elle s’élance jusqu’à l’homme, le visage à présent marqué par ce personnage qu’elle incarne. – Maybe we should make a war of our own, prononcé du bout des lèvres comme une savoureuse menace qui laisse présager un corps à corps des plus enivrants. Elle porte ses doigts à son épaule, mais elle s’arrête lorsqu’elle est supposée défaire sa bretelle pour faire glisser le tissu le long de sa peau dénudée. Elle regarde son partenaire, mais elle ne voit pas Max Wire. Leo devine Min-ho, malgré son jeu, malgré cette mascarade. Et elle ne peut s'empêcher d'être confrontée à cette déception immense qui a fait germer en elle une aigreur qu’elle ne se connaissait pas. Il l’agace profondément et trop occupée à cogiter à son sujet, elle en oublie de s’effacer pour laisser entièrement la place à Medea.
- I’m… I’m sorry, can we do it again please ?
Elle cache tant bien que mal sa gêne derrière un sourire faussement confiant, simplement pour amadouer le réalisateur et pour gagner du temps. Elle recule pour mieux sauter, mais elle ignore si elle aura la force de faire le grand plongeon, parce qu’elle se sent capable de montrer son corps au monde entier, mais pas à lui, pas à Min-ho, pas à l’incarnation même du mot asshole.
La scène reprend depuis le début. Les mêmes gestes. Les mêmes mots. Le même échec au moment de retirer la robe. Et elle peut lire la condescendance dans le regard de l’homme à mesure qu’elle échoue. C’est le serpent qui se mord la queue : Ils s’agacent mutuellement à tour de rôle, si bien que le tournage stagne à nouveau.
- I’m so sorry, I don’t know what is happening to me… I think i’m kinda uncomfortable. Elle s’excuse auprès de l’équipe et du réalisateur, mais pas auprès de lui. D’ailleurs, elle ne le regarde même plus, ignorant sa présence au risque de céder à ses pulsions meurtrières qu’il sait si bien fait naitre en elle. - Can we take five please ? If nobody minds ? Elle est visiblement mal à l'aise à faire sa capricieuse, le rouge lui montant aux joues, surtout que ce n'est pas dans ses habitudes. En général, elle laisse volontiers ces manières de diva à Seth, mais elle a besoin d'encore un peu de temps, Leo. Rien qu'un peu.
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MessageSujet: Re: a war of our own (min-ho)    a war of our own (min-ho)  EmptySam 21 Juil 2018 - 2:30

En vingt ans, Min-ho a appris à oublier les dizaines de fourmis qui s’agitent autour de la scène. C’est facile, pour lui. C’est inné – gosse, déjà, il réinventait les rôles favoris de ses frangins avec aisance. Pour le rôle de Max Wire, c’est la même chose que l’on exacerbe mille fois ; il ne réfléchit pas. Il roule des mécaniques comme son alter-ego le ferait sur les plateaux et dans son regard, il n’y a plus de mépris pour ses co-stars. On ne lui dit pas quoi faire et encore moins comment. C’est lui qui maîtrise le personnage, c’est lui qui réinvente le script, qui improvise ses dialogues jusqu’à ce qu’ils sonnent vrais et palpables. Ça coule tout seul et c’est bien ça, le problème.
Max Wire, il le connaît par coeur depuis vingt ans. Peut-être qu’il a aimé ce rôle, au début – lorsqu’on lui a refilé l’Oscar du meilleur acteur dans un rôle principal. Il s’est damné pour le mériter, à l’époque. Mais aujourd’hui, le rôle l’ennuie. Le dégoûte. L’écoeure. Pourtant, aujourd’hui, ce n’est pas lui qui fait traîner le tournage. Peut-être parce qu’il crève d’envie qu’on boucle enfin cette scène romancée à l’extrême – si différente de la passion brûlante qu’il a exhibé avec Scarlett, à l’époque. Min-ho, il a été surpris par ce retournement de situation, dans le script. Il n’a pas bronché, cela dit. Que ça détruise la franchise, il s’en tape. Qu’on colle un nouveau love interest au soldat au coeur de pierre en moins de deux heures lui importe peu. Il a définitivement tiré un trait sur les Galactic Fighters et c’est pas appât du gain qu’il a accepté de reprendre le rôle. Et parce que son contrat l’y oblige, aussi. Foutue manie des sociétés de production d’exhiber des contraintes ridicules – ce n’est plus pour un film qu’on signe, de nos jours. C’est pour une flopée de suites. Pourtant, sur les plateaux, ce n’est pas Min-ho qui s’avance vers Leo. C’est Max qui s’élance vers Madea.
Les maquilleurs se sont surpassés – engoncé dans une perfecto futuriste et un pantalon de cuir inconfortable, il a les mains et la gueule parcourues de sillons sanglants. À la tirade de sa partenaire, c’est un sourire amusé qui s’étire sur ses lèvres – c’est le sourire de Max Wire, sa signature, sa marque déposée. Pourtant, Leo n’est pas conquise. C’est Min-ho, qu’elle voit derrière le personnage.
Ils réessayent.
C’est l’agacement qui bouillonne sous sa peau mais Min-ho s’efforce de ne pas sortir de son rôle. Ils recommencent encore. Une fois. Deux fois. Dix fois, peut-être et au fur et à mesure que les prises s’accumulent, son regard libidineux feint se mue en tempête pétrie de condescendance. Leo, ce n’est pas une actrice. C’est une gosse qui s’imagine en être une. Lorsqu’on lui accorde sa pause tant désirée, Min-ho crève la carapace du Commandant Wire qui l’enveloppait jusque là. C’est sa vilenie qui s’exprime, son sale caractère de merde, c’est sa vanité. « You’re such a stuck up bitch. » Crache-t-il. Il ne se soucie plus depuis longtemps de ce qu’on pense de lui, Min-ho. On a beau lui cracher dans le dos, on l’acclame toujours. Il est trop bon et il le sait. « What are you afraid of, uh? Enjoying the act more than you should? I won’t mind if you do. » Rajoute-t-il dans un sourire mesquin pétri de suffisance.

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MessageSujet: Re: a war of our own (min-ho)    a war of our own (min-ho)  EmptySam 21 Juil 2018 - 11:28

Le réalisateur hoche la tête en guise de réponse, visiblement agacé. Ce nouveau film n'engendre que des retards, que des crises, que des ratés. Et Leo est la cerise sur le gâteau, celle que l'on juge silencieusement de ne pas être une assez bonne actrice pour réussir cette scène. Elle peut le lire dans les yeux du staff qui sont braqués sur elle. Mauvaise. C'est un mot qui la terrifie - l'épée de Damoclès qui menace au dessus de sa tête car, non content de s'attirer les foudres des puristes, elle pourrait également faire couler la franchise et la ridiculiser, si elle n'est pas assez bonne, si elle ne crève pas assez l'écran. Et soudain, c'est la panique dans sa tête alors qu'elle attrape un verre d'eau pour mieux faire passer sa frustration. Elle préférerait quelque chose de plus fort, mais c'est tout ce qu'elle a à portée de main et c'est surtout plus professionnel. Son coeur se soulève violemment dans sa poitrine. Elle craint, l'espace d'une seconde, de ne pas avoir les épaules pour supporter cette pression. Après tout, elle est fan de cette saga depuis toujours et l'idée de lui causer du tort lui déchire le ventre en une douleur désagréable semblable à celle d'un mauvais pressentiment.
Et c'est finalement une voix malheureusement familière qui perce le silence dans lequel elle s'était bercée. Les muscles de ses épaules se serrent à l'instar de sa mâchoire alors que l'homme crache son venin sous les regards du staff qui agit comme si de rien n'était. Elle fulmine, la gamine, à les voir s'effacer face à la violence des mots de Min-ho. Elle les juge tous, mais lui en premier. Jour après jour, il s'empare du peu d'admiration qu'elle avait toujours à son égard, jusqu'à ne plus laisser que le néant, semblable à celui de cette alchimie qu'ils sont supposés avoir.
Elle rit. Et c'est du sarcasme qui teinte l'air nauséabonde qui fume de l'égo de l'homme.
- Sixty years and you're still swearing like some dumb high school girl. You're pathetic.
Elle exagère son âge. Elle le connait, mais elle s'amuse à amplifier ses propos pour lui rappeler qu'elle a quelque chose qu'il n'aura plus jamais: la jeunesse. Et quand les portes de l'industrie s'ouvrent à elles - elles se ferment peu à peu à lui. Min-ho, l'acteur déchu, ce has-been qu'on ne désire plus, hanté par un rôle qui le poursuivra jusque dans sa tombe. - And yeah, you're right, all i'm obsessing about is sucking your small little dick, qu'elle crache à son tour avant de lever le regard au ciel. À cet instant, elle s'imagine les mains autour de son cou, à les serrer jusqu'à lui prendre son dernier souffle de vie. Et c'est satisfaisant. Pas suffisamment pour calmer ses nerfs, mais assez pour ne pas péter les plombs au beau milieu du plateau. - Whatever helps you sleep at night, asshole, elle s'échappe de cette conversation, lui donnant un coup d'épaule au passage, pour passer en retouche maquillage. Elle n'est qu'à quelques pas plus loin, assise sur une chaise alors qu'une maquilleuse repasse sur son travail pour que son visage soit aussi parfait que possible alors que des signes de la planète de Medea sont censés être légèrement gravés dans sa peau. Et au fond d'elle, Leo espère qu'il en restera là, qu'il ne la suivra pas, qu'il ne surenchérira pas. Car elle n'aura pas la force de fuir à deux reprises. Elle n'aura pas la patience de demeurer sage une seconde fois.
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MessageSujet: Re: a war of our own (min-ho)    a war of our own (min-ho)  EmptyLun 23 Juil 2018 - 22:52

Min-ho ignore les soupirs ennuyés du directeur et de l’équipe qui s’agitent autour du plateau. Il n’a jamais été agréable à supporter, le salaud. Il le sait pertinemment mais le savoir ne signifie pas qu’il a envie de changer. Qu’on l’aime ou qu’on le hait, qu’importe. Il ne se soucie que de deux choses : la fin de ce foutu tournage et les livres sterlings qui attendent sagement d’être transférés dans son compte en banque. Min-ho, il se souvient encore de sa première rencontre avec celle qui incarne le nouveau love interest de son personnage. Il se souvient de sa naïveté et de ses joues teintées de gêne. Elle a sûrement cru nager dans un rêve éveillé et enfin pouvoir tutoyer les étoiles qu’elle a admiré, Leo.
À sa remarque teintée de sarcasme, Min-ho ne roule que des yeux avec ennui. C’est petit et ça ne fait qu’effleurer sa carapace qu’il a renforcé au fil des ans. Les haters pullulent dans tous les secteurs mais ils se complaisent à Hollywood. Depuis l’essor d’internet, le phénomène croît. On profite d’un semblant d’anonymat pour s’autoriser à dire à voix haute ce que tout le monde pense tout bas. Min-ho, il a pris vingt ans dans les dents. C’est un fait qu’il ne peut pas changer – simplement freiner. Quarante-sept ans aux compteurs, qu’il a. Presque un demi-siècle et pourtant, c’est des muscles en béton qu’il entretient dans les salles de sport. Leo, elle ne comprend pas la place qu’elle occupe, dans le milieu. Elle ne saisit pas que sa chance d’être jeune et jolie n’est qu’éphémère – pour les femmes, du moins. Min-ho, il prend du galon au fur et à mesure qu’il vieillit. C’est le côté sugar daddy et la sensation d’être dans l’illégalité que les donzelles ressentent en s’imaginant à ses côtés. Mais Leo, elle est naïve – elle ne sait pas encore qu’Hollywood est envahi par les requins et que la date de péremption des actrices ne dépasse pas les trente-cinq ans. Leo, elle est jolie aujourd’hui. Dans dix ans, lorsque les premières rides lui boufferont le visage et que ses seins tomberont, les producteurs l’oublieront. C’est ça, qui les différencie : à quarante-sept ans, bientôt cinquante, Min-ho rend encore les femmes – comme les hommes – de tous les âges fébriles. Leo, dans dix ans, on ne se souviendra plus d’elle que comme une jolie gonzesse qui n’a pas su garder ses traits de poupée.
Mais Min-ho n’est pas quelqu’un de patient – c’est un sanguin, un nerveux. Et elle le lui rappelle, la garce. Elle le lui rappelle en insultant sa masculinité et en provoquant sa virilité. Au lieu d’agir comme une personne sensée – ce qu’il n’est pas – il la suit jusqu’aux maquilleuses. Min-ho, il ne fuit jamais. En un sens, c’est ce qui le rapproche le plus de son personnage. Il n’hésite pas à se jeter en plein coeur de la tourmente quitte à s’y écorcher la peau et les mots. Il ne fulmine pas devant elle, cela dit – il ne fait qu’exhiber un sourire goguenard trop large alors que son regard pétri de moquerie se plante dans le sien. « You forgot something, bitch. » Répond-il d’un ton tranquille en se plantant devant elle. « You did told me, when we first met, how much you loved me. » Il se souvient encore de son innocence et de sa naïveté. Min-ho, il la cherche.
Alors il se penche vers elle et attrape son menton entre ses doigts sans se soucier de gâcher son fond de teint. « I know that deep down, you’re still a school girl in love with her favourite hero. » Rajoute-t-il dans un ton délibérément lascif.
Mais c'est son propre ego qu'il cherche à rassurer, Min-ho.

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MessageSujet: Re: a war of our own (min-ho)    a war of our own (min-ho)  EmptyMar 24 Juil 2018 - 1:50

Un moment de répit, plongée dans le silence où la voix de sa plus grosse déception n’est qu’un lointain souvenir. Un instant de courte durée puisqu’il perce le calme qu’elle avait imposé de son égo surdimensionné. Et Leo, elle perd patience alors qu’elle peut sentir sa présence face à elle. Il envahit son espace vital, parce que Min-ho n’en fait toujours qu’à sa guise, guidé seulement par son cerveau étriqué par sa connerie et par ses relents de diva déchue. Elle soupire, puis elle finit par rouvrir ses yeux, tombant nez-à-nez sur l’homme qu’elle méprise tant. Elle le regarde, puis lève les yeux au ciel, fatiguée par son acharnement qui n’a pas lieu d’être. – People can change their mind, trust me, elle insiste sur ses derniers mots pour bien lui faire comprendre que la chute fut brutale le concernant. Il lui a peut-être même brisé un peu le cœur, à la ridiculiser dès le premier jour alors qu’elle n’avait que de l’admiration à son égard. Une belle entrée en matière pour ses premiers pas dans cette industrie qu’elle idolâtrait tant, sûrement autant que Min-ho.
La vérité lui a mordu la peau et lui a volé une partie de son âme.
Elle s’est brûlée les ailes, Leo, à vouloir voler trop près du soleil.
- How is it to be only likable on-screen ? C’est du sarcasme et de la moquerie qui teintent son visage de porcelaine. Et pourtant, elle déteste la méchanceté, gratuite ou non, en règle générale. Mais l’homme la pousse dans ses retranchements, à en faire valser ses convictions les plus ancrées. Avec lui, il n’y a aucune pitié. Et elle continuera d’enfoncer le couteau dans la plaie jusqu’à trouver l’autre extrémité de peau. – Must be exhausting, qu’elle conclut en le regardant avec condescendance. Elle est poussée par l’insolence de sa jeunesse, Eleonor, tandis qu’il la surplombe de son mètre quatre-vingt de muscles et de bullshit. Mais elle se lève de sa chaise pour reprendre un peu l’ascendant – pour lui montrer qu’elle n’a pas peur de lui et qu’elle ne courbera jamais l’échine face à sa vulgarité purulente et toxique. – Actually, the real question is : how is it to be only bankable for a franchise that you hate so much ?
Elle sourit l’air narquois.
Belle d’audace et d’impudence.
Mais elle se souvient bien vite de ces années consumées à le fantasmer. À le voir en rêve ou à chaque fois qu’elle se plongeait dans le noir, les paupières closes sur la réalité. Elle s’imaginait à ses côtés, à sa merci, alors qu’elle découvrait seulement les plaisirs solitaires. Elle l’a aimé, plus que de raison, sans doute. À en perdre le goût des autres. Mais il l’a délivré d’un seul geste, d’une seule parole. Simplement en étant lui-même – tout ce qu’elle déteste. – Maybe, qu’elle répond doucement, comme si elle se rendait à l’évidence, ne lâchant pas son regard une seule fois. – But I know you’ve wanted to fuck me the second your eyes were on me. Son sourire provocateur habille à nouveau ses lèvres rosées. Il n'y a que trois fois rien entre leurs corps, si bien qu'elle peut entendre la vie s'insuffler dans ses veines. En sa présence, Leo devient une autre femme. Beaucoup plus incisive, beaucoup moins enfantine. Elle ne se laisse pas démonter, gardant de sa superbe quand il essaye de la tirer au plus bas. – I’m just sorry that all you’ll have of my sweet ass is this badly written scene. Elle hausse légèrement ses épaules pour appuyer ses propos, puis elle retourne sur le plateau, le laissant mariner dans son aigreur. – Ok, I’m ready everyone. Thanks for your patience. Elle leur adresse un sourire à tous alors qu’elle se sent prête à tourner cette scene. Pas parce qu’elle en a envie, mais parce qu’elle tient à lui tenir tête, à lui montrer que malgré ce qu’il peut penser, elle est une actrice née – qu’elle a ça dans le sang.
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MessageSujet: Re: a war of our own (min-ho)    a war of our own (min-ho)  EmptyMer 25 Juil 2018 - 2:41

Il a cru avoir l’ascendant. Il est habitué à avoir l’ascendant, Min-ho. On s’empresse de le servir dès qu’il claque des doigts. On se plie en quatre pour le satisfaire autant sur les plateaux que sous les draps. Qu’on l’aime ou qu’on le déteste, on se prosterne à ses pieds depuis vingt ans. Il n’y a que Leo qui lui tient tête, aujourd’hui – à croire que Scarlett s’est simplement résignée à l’ignorer en dehors des plateaux. Avec la nouvelle, c’est différent : si elle s’est peut-être émerveillée de voir son personnage favori en chair et en os pendant quelques secondes, c’est l’acteur qui se dissimule derrière l’armure high-tech qu’elle méprise. Min-ho, ça ne lui arrache qu’un sourire complaisant. Tant mieux, songe-t-il. Tant mieux si t’es tombée de haut. C’est comme ça, à Hollywood. Tu t’improvises équilibriste ou tu t’éclates la gueule du haut d’un building. C’est un monde qui n’a d’yeux que pour les paillettes, les drames et les scandales : Min-ho s’y sent aussi bien que chez lui. Il est chez lui. Il tutoie les salauds qui y traînent comme de vieux copains – ce qu’ils sont – simplement pour mieux leur cracher dans le dos dès qu’ils se retournent. Comment l’en blâmer : ils font la même chose avec lui.
Il perd son sourire un instant, Min-ho. Ses yeux se plissent alors qu’il lâche son menton. Elle a de l’audace, la gamine. Elle n’hésite pas à lui tenir tête et peut-être qu’au fond, il aime ça. Il aime que quelqu’un ose enfin lui tenir tête sans se soucier des conséquences. Min-ho, il pourrait détruire sa carrière. En vingt ans, il a eu le temps de côtoyer les grands noms du cinéma – des producteurs, des directeurs, des dizaines d’autres acteurs. Qu’elle soit douée ou non n’y change rien, de toute façon. La mâchoire crispée et les poings serrés, il ne se démonte pas. Il refuse de lui céder du terrain, de lui prouver qu’au fond, elle a raison. Ça le fatigue, Min-ho. Si en vingt ans il n’a pas su faire oublier au monde qu’il n’est pas que Max Wire, ce n’est pas en tournant un énième volet de la franchise qu’il parviendra à étouffer cette idée.
Mais elle admet ses vices, la gamine. Elle l’admet sous un peut-être qui sonne comme un oui. Elle a beau feindre l’indifférence et le gratifier d’une remarque assassine, elle ment comme elle respire. Il connaît les femmes aussi bien que ses lignes, Min-ho. Le regard qui s’entrechoque contre le sien n’est pas désintéressé – au contraire. Elles aiment les salauds, les gonzesse. Ça les rend encore plus fébriles que les gangsters.
Avant qu’elle puisse se détourner, ses doigts se verrouillent autour de son avant-bras. Il la tire et l’attire vers lui avec brusquerie. C’est dans ses cheveux que sa main libre se perd délibérément alors que sa bouche s’approche de son oreille pour l’effleurer du bout des lèvres. « Maybe. » Susurre-t-il en écho sa confession. « Maybe I’d fuck you. » Ajoute-t-il dans une moue charmeuse alors qu’il replace l’une de ses mèches derrière son oreille. « I’m going to be honest with you, Leo. » Poursuit-il en laissant sa main glisser jusqu’à sa nuque et son épaule pour savourer la fermeté de sa peau du bout des doigts. « You’re fresh meat. Everyone’s going to want to fuck that tight ass of yours. But darling, » Il marque une pause dans sa diatribe pour esquisser une moue affligeante. « you’d rather fuck me that let Weinstein have his way with you, trust me. » Termine-t-il alors qu’un sourire sardonique s’étale sur ses lèvres et que ses doigts filent le long de sa nuque pour se perdre à la naissance de ses seins.
Il s’éloigne déjà, Min-ho. Il retourne sous les caméras sans l’ombre d’une hésitation alors que son sourire s’efface pour laisser place à Max Wire. Il lui laisse le temps de réaliser à quel point Hollywood, c’est un monde de requins. Un monde de bêtes qui se défendent les uns les autres lorsqu’ils ne feignent pas l’ignorance.
Min-ho, il a au moins la décence de demander le consentement de ses partenaires. Min-ho, c’est peut-être un salaud mais c’est indéniablement celui qui s’assume le plus.

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Dernière édition par Min-ho Mun le Sam 28 Juil 2018 - 12:08, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: a war of our own (min-ho)    a war of our own (min-ho)  EmptyVen 27 Juil 2018 - 0:05

Ses doigts emprisonnent sa chair avec violence et leurs corps entrent en collision alors qu’il mène la danse d’un pas assuré. Le chaos – dans sa tête, dans son cœur, dans le creux de ses reins. Elle a honte, Leo, de s’avouer qu’il ne la laisse pas indifférente, que ce simple contact suffit à faire fleurir une pléiade de sentiments contraires. Du dégoût qui se mêle à un brin de désir bestial quand des images charnelles assaillent son esprit faible. Pourtant, elle se croyait au-dessus de tout ça, la gamine. Au-dessus du cliché de celle qui en pince pour celui qui la malmène. Mais ce ne sont que des réactions chimiques qui troublent sa bonne pensée. Et elle ne cédera pas, le visage reflétant de l’indifférence et de l’insolence. Des airs qu’elle maitrise plutôt bien depuis qu’elle le côtoie au quotidien.
Mais quand les doigts de l’homme se jouent de sa peau,
et quand ses lèvres murmurent à son oreille – elle ne répond plus de rien, à la merci de ce corps qui reprend le dessus sur l’esprit. Ce sont des frissons qui parcourent sa colonne vertébrale. Elle en oublierait presque les gens autour d’eux. Elle en oublierait presque son aversion pour Min-ho.
Mais celle-ci revient au galop et la frappe de plein fouet. Si bien qu’elle tire fortement sur son bras pour se dégager de son emprise, les sourcils froncés et la mine tirée par son énervement grandissant. – Oh, you think you’re better than him ? Elle rit. Elle se moque. Elle le toise. – Let me tell you something, qu’elle dit avant de s’approcher à nouveau de lui, there’s no degree in being evil. You’re both disgusting. C’est craché comme une vérité qui vient du cœur alors que son regard le dévisage de haut en bas. Et c’est du mépris qui se lit sur son visage de poupée. Pour lui, pour ce monde, pour les hommes qui sont dans ce business. Elle ouvre de plus en plus les yeux, Leo. À tel point que rester l’oblige à faire un choix qu’elle estime manichéen. Elle devient la nouvelle pierre d’une édifice qui la dégoute. Et elle réalise que chaque rêve a un prix, que rien n’est gratuit.
- Now, enjoy this scene and memorize it so you’ll have something to think about when you’ll play with yourself tonight. Elle lui adresse un clin d’œil arrogant pour ponctuer ses mots, puis elle retourne à sa place. Le réalisateur donne à nouveau ses consignes et la scène reprend.
La longue robe drapée glisse comme de la soie sur sa peau de velours.
Elle a un corps insolent du haut de sa vingtaine d’années.
Et Medea l’habite, l’enivre – fait sauter ses doutes et ses inhibitions.
- Come on Commander Wire, the galactic peace can wait a little bit longer, qu’elle prononce d’une voix suave avant de s’asseoir sur lui à califourchon, sa nudité comme seule pudeur. S’en suit un baiser hollywoodien à en faire pâlir le plus pieux des hommes. Et ce serait mentir que de dire qu’elle ne ressent rien. Mais elle puise dans ses émotions pour mieux retranscrire ceux de son personnage. Son corps appelle celui de Min-ho et l’étau se resserre à mesure que leurs lèvres se font violence.
C’est un silence dramatique qui plane.
- And… cut !
Le plateau revient à la vie. Ça grouille à nouveau de partout, on se dépêche, on crie d’un bout de la pièce, puis de l’autre. Et il y a Leo, assise sur cet homme qu’elle déteste, son personnage ne l’aidant plus à passer outre cette nudité qu’elle n’assume plus vraiment. Elle ne daigne même plus le regarder et très vite, on lui apporte un peignoir pour se rhabiller. C’est ce qu’elle fait, tandis qu’elle se relève pour se tenir au plus loin de Min-ho.
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MessageSujet: Re: a war of our own (min-ho)    a war of our own (min-ho)  EmptySam 28 Juil 2018 - 12:08

Elle déchante sous ses yeux, Leo. Pourtant, elle conserve son mordant et lorsque son regard croise le sien, il n’y lit que du mépris. Ça aurait meurtri l’ego de n’importe quel homme mais pas celui de Min-ho. En entrant dans le business, il s’est crée une carapace de titane et au fil des ans, elle est devenue impénétrable. Il ne prête pas attention aux insultes qu’on lui balance et les remarques acides de la nouvelle ne lui arrachent que des sourires pétri de suffisance. Il ne change pas, Min-ho. À son âge, il ne changera certainement plus – ces vieilles habitudes sont bien trop encrées. Son attitude de salaud qui fait rêver Hollywood, bien trop appréciée. C’est comme ça qu’on l’aime et qu’on le connaît. Retourner sa veste maintenant et c’est son image de marque qui s’effondre. De toute façon, malgré ses vices il émeut toujours les foules, Min-ho.
À sa remarque, il roule des yeux en réprimant un ricanement. Sa vision manichéenne d’Hollywood est pétrie d’humour, à ses yeux. Pas de degrés dans la vilenie ? Que croit-elle ? Qu’il n’y a que du blanc et du noir sans une myriade de nuances de gris flanquées au milieu ? Qu’il y a les bons et les méchants ? Qu’elle estime qu’il appartient à cette dernière catégorie ne le surprend pas. Pourquoi feindre la surprise alors qu’il s’amuse déjà beaucoup trop à s’assumer tel qu’il est ? Il ne se cache pas sous les sourires indolents, Min-ho. Il ne se cache pas sur les plateaux non plus – pas comme elle. Alors qu’une énième réplique assassine s’échappe de la bouche de Leo, un sourire s’esquisse sur les lèvres de Min-ho. « Oh, you’ll enjoy it more than me. » Rétorque-t-il alors qu’une stagiaire réajuste sa veste, invisible à ses yeux. « You hould know that bitches like you can’t resist men like me. » Ajoute-t-il dans un roulement d’épaules. « You won’t admit it out loud, of course but I know your kind intimately. » C’est des dizaines de minettes comme Leo qui défilent sur les tapis rouges tous les ans. Qui essayent de se faire un nom et qui s’accrochent aux étoiles hollywoodiennes en espérant briller à côté d’elles. Il ne compte plus les salopes qui se sont suspendues à son bras lors de galas. Elles ne veulent que la gloire qu’il peut leur apporter lors d’une soirée en plus d’une nuit féerique dans une suite du meilleur hôtel de la ville. À ce titre, Leo diffère – ses nuits, elle les passe seule. Une honte, vraiment. Les fans comme les médias raffolent des romances niaises qui s’esquissent autant devant comme derrière les caméras.
Mais déjà, la scène reprend. Min-ho disparaît sous les traits de son alter-ego et laisse Leo se dissiper sous ceux de Medea. Il n’a pas besoin qu’elle lui réponde verbalement pour savoir qu’il a raison. Il n’a pas besoin de lui admettre qu’elle a raison, elle aussi – son regard brûlant n’est pas si feint que ça. Ses mains qui l’attirent sur ses genoux ne sont pas pudiques non plus. Sous l’objectif de la caméra, ses doigts effleurent sa peau et c’est avec admiration qu’il l’observe. Avec déférence et dévotion. Medae, c’est une princesse aux yeux du Commandant – une déesse qui s’offre au soldat.
Il n’y a pas d’artifice lorsque leurs lèvres se joignent. C’est ça, la beauté du cinéma. Les corps et les esprits s’échauffent d’eux-mêmes. Sa main droite remonte le long de ses côtes jusqu’à se visser dans le creux de sa nuque. Ils prennent leur temps, ils offrent à la caméra ce qu’elle veut. De la passion. De la tension. Un désir brûlant et incandescent. Quelque chose qui rendra les spectateurs fébriles lorsque l’on éditera les images avec la bonne musique. Min-ho étire la scène plus qu’il ne le devrait. Sa main libre s’autorise juste ce qu’il faut de liberté pour émoustiller les sens. Ses doigts caressent la courbe d’un sein et filent jusqu’à son ventre avant de se visser autour de sa cuisse.
Lorsque leurs lèvres se séparent, la magie s’envole. Leo se redresse déjà et Min-ho l’imite alors que le sourire de Max Wire retrouve ses fossettes moqueuses. « You see, bitch. You enjoyed it more than me. » Lance-t-il, pétri de suffisance. Mais s’il était honnête avec lui-même, il admettrait qu’il a autant aimé qu’elle. L’alchimie, elle est là. Avec Scarlett, c’était un mélange de passion et d’innocence alors qu’ils débutaient tous les deux. Avec Leo, c’est un cocktail explosif de haine et de mépris. Celui qui produit les meilleures scènes.

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MessageSujet: Re: a war of our own (min-ho)    a war of our own (min-ho)  EmptySam 4 Aoû 2018 - 2:33

Medea se meurt pour laisser place à Leo. Et pourtant, c’est bien son cœur à elle qui bat à vive allure. Ce sont bien ses lèvres qui, brûlantes, réclament d’autres baisers. Et c’est bien son corps qui appelle celui de Min-ho. Il y a l’actrice et le personnage, mais les deux se confondent, se mêlent et s’emmêlent, comme les pensées d’Eleonor qui cache sa confusion. Et elle préfère la fuir, ne tardant pas à se relever des genoux de l’acteur dont elle ne supporte plus le contact – car il est aussi délicieux que misérable. Elle le déteste, de provoquer une telle guerre en elle. Mais elle l’adore aussi – un peu, pour ça. Elle ne l’admettra jamais, mais Leo n’est pas bien différente des autres : Elle aime quand les choses sont compliquées et explosives. Quand son cœur se déchire et que son esprit masochiste en redemande. Pour autant, elle ne supporte plus le venin de Min-ho. Ces mots injurieux qu’il s’obstine à prononcer, souillant ses lèvres et les oreilles de la gamine qui voit rouge à chaque fois qu’il ose prendre la parole. – What the fuck is your problem, man ? Elle soupire, lassée de ce comportement qui en devient caricaturale. Mais elle n’hausse pas le ton, souhaitant cette conversation privée. Alors, elle s’avance à avant, le regardant de haut, le visage déformé par la fatigue et par l’incompréhension. – Is « bitch » your idea of what ponctuation really is ? Elle est agacée, ne supportant plus d’être traitée de la sorte. Elle finit par attraper son menton entre ses doigts, le forçant à affronter son regard. Elle l’emprisonne dans le sien, étant bien consciente de l’insolence dont elle fait preuve. Mais elle ne s’en soucie pas, Leo. Elle n’a pas peur de lui, ni de perdre son job. Car elle préfère partir en ayant dit le fond de sa pensée, plutôt que de rester muette face à tant de conneries. – Look at me when i’m talking to you, claqué du bout de la langue. Le ton est ferme. Presque menaçant. – I’m not a « bitch ». And if you want me to be honest, yes, I enjoyed it. Probably as much as you did, qu’elle balance en gardant le dessus sur l’homme qui se croit intouchable. Elle resserre l’étreinte de ses doigts jusqu’à lui en mordre la peau. – You’re a great actor. But your diva act, not so great. It’s getting old. Elle n’hausse pas le ton, mais les mots s’imposent d’eux-mêmes, les yeux toujours rivés dans ceux de l’acteur qu’elle surplombe toujours. – Now, we can go fuck in your trailer so maybe you’ll leave me the hell alone after that. Elle accentue le mot « fuck » intentionnellement, repoussant brutalement son menton pour le lâcher. – Cause all I wanna do is act. And be good at it. But I can’t do it with you messing around all day long. Elle croise ses bras contre sa poitrine, haussant l’un de ses sourcils dans l’attente d’une réponse. Elle s’était promis de ne pas être comme cela, Leo, de ne pas céder à la facilité de la chair et aux pratiques trop rependues de ce business. Mais elle a les nerfs en pelote, la gamine, face à cet homme qui s’obstine à faire de sa vie un enfer. Et elle est curieuse, aussi, de savoir s’il saisira l’occasion ou s’il l’enverra paitre comme à son habitude. – So what do you say, big boy ? Do you wanna play, be professional or do you wanna keep being the biggest douchebag ever ? C’est à son tour de jouer. Il est le seul à avoir les cartes en main.
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MessageSujet: Re: a war of our own (min-ho)    a war of our own (min-ho)  EmptyLun 6 Aoû 2018 - 21:35

Elles s’échappe déjà de l’emprise de Min-ho mais il n’est pas dupe. Il a senti son souffle fiévreux contre le sien alors que les acteurs ont remplacé leurs rôles. Il a senti ses reins dénudés se presser contre les siens, l’espace d’un instant. Mais la magie s’est envolée et déjà, Min-ho se redresse sur ses coudes avant de se passer une main las dans les cheveux. Lorsque ses lèvres ont croisé les siennes, il n’a pas ressenti l’inexpérience inhérente à la jeunesse ; Leo, elle a fait voir des étoiles au caméra-man.
La passion feinte s’envole et la haine reprend le dessus. À sa remarque, un énième sourire suffisant aux commissures narquoises s’esquisse sur ses lèvres. Leo, elle s’énerve vite ; elle n’a besoin que d’une insulte, que d’une remarque moqueuse pour que ses traits de poupées se dissipent sous ceux d’une sorcière. Une sorcière sublime, cela dit ; le peignoir qu’elle a enfilé ne laisse rien à l’imagination. Et c’est plus fort que lui. Son échancrure trop prononcée attire son regard et il s’y perd, Min-ho. C’est plus fort que lui, plus que la raison qui lui souffle que la décence exige qu’il la regarde dans les yeux. Est-ce vraiment si mal que d’admirer les belles choses ? Min-ho a beau s’estimer au-dessus de la moyenne, il n’est pas si différent de ses comparses masculins. Une belle paire de seins et des courbes indécentes suffissent à ce que son regard vagabonde. Leo, elle est hargneuse. Lorsque ses doigts se vissent autour de son menton et que l’ordre claque à ses oreilles, Min-ho obéit. Pulsion inconsciente qu’il n’a pas le temps de museler. C’est des vérités qu’elle crache, Leo. Il se moque, il taquine et il charme mais c’est elle qui gagne. C’est lui dont on se moque, c’est lui qu’on taquine et c’est lui qui cède à ses traits enjôleurs. On qualifie son jeu d’acteur impeccable et impérissable mais pourtant, c’est derrière les caméras qu’on se lasse de lui. Vingt ans que ça dure ; vingt ans qu’il laisse les vices dicter sa conduite. Il n’a jamais su se poser, Min-ho. Il n’a jamais voulu non plus : il se complaît auprès des filles et des garçons faciles, attirés par sa célébrité bien plus que par l’homme qui se dissimule derrière l’Oscar. En vingt ans, il n’a pas cherché à changer non plus ; à quoi bon ? C’est en tant que salaud qu’il inspire l’imaginaire collectif. C’est en tant que don juan qu’on l’admire.
À la proposition de Leo, il n’arque qu’un sourcil. Son sourire, il s’agrandit alors qu’elle libère enfin son menton. Elle est naïve, Leo. Elle ne sait pas qu’à la place de le déloger de sous sa peau, il s’y enfoncera un peu plus s'ils se glissent sous les draps. Pourtant, il hésite. C'est trop tôt. La partie commence à peine et c'est déjà dans les buts qu'elle espère se rouler. « You don’t get it, do you? » Commence-t-il en se redressant pour lui faire face. « I’ll always be the douchebag you think I am ‘cause that’s what everyone’s used to. » Il accentue ses propos en laissant délibérément son regard glisser le long de ses courbes. Min-ho, il se ment à lui-même : s’il était si salaud que ça, ses frangins l’auraient dédaigné depuis longtemps. S’il était si ignoble que ça, Shaun l’aurait oublié avant même qu’ils partagent leur première bière. « It’s not about me, Leo. I don’t give a damn about my bad reputation. » Ajoute-t-il dans un roulement d’épaules. Les hommes comme lui n’ont pas besoin de dissimuler leurs frasques – qu’ils couchent avec une gonzesse ou cent, on ne les insultera jamais. On les classera simplement dans la catégorie des tombeurs les plus prolifiques de l’année. Mais les filles comme Leo, les nouvelles – c’est sous le sobriquet de fille facile qu’on les catalogue.
Min-ho, il attrape le pan de son peignoir pour l’approcher de lui. Le staff qui s’active autour d’eux, il n’en a cure – pourtant, c’est eux qui colportent les ragots. C’est contre sa nuque que son autre main se pose alors que sa bouche s’approche de son oreille. « Do you see them, Leo? They’ll hear us. They’ll watch us. Are you sure you’re willing to risk your reputation over a quick fuck in a trailer? » Il joue, Min-ho. Il se redresse pour caresser sa joue de porcelaine du pouce alors que son regard cherche le sien. « I will. I’ve done it already and it doesn’t matter who I fuck : they’re always labelled as sluts while I’m just a womanizer. »
Min-ho, il lui cède la main. Min-ho, il lui renvoie sa question assassine au visage. « So what do you say, sweetheart? Do you wanna play or do you wanna be seen as yet another girl I’ve slept with on set? »

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MessageSujet: Re: a war of our own (min-ho)    a war of our own (min-ho)  EmptySam 25 Aoû 2018 - 1:49

Un soupir entre deux mots disgracieux.
Un silence. Et son monde s’écroule un peu plus à mesure que le grand méchant loup ne fait qu’une bouchée d’elle. Car il est ce monde. Celui auquel elle aspire tellement. Celui qu’elle effleure du bout des doigts. Un semblant de paradis qui reflète les flammes ardentes d’un péché originel sans cesse consommé. Loin des yeux indiscrets, loin des caméras – les vices sont monnaie courantes et les mœurs s’éteignent comme les étoiles qui se meurent. Celles dans le ciel, mais aussi celles qui foulent les planches et les tapis rouges, à se défoncer les veines de substances qui les aident à tenir parmi les fauves, les assoiffés de sang. Les pourritures des bas-fonds à l’instar de l’homme qui se tient face à elle.
Et quand il tire sur son peignoir, elle ne désire qu’une chose : gifler cette main insolente qui ose la toucher. Mais son corps ne répond plus, comme figé – hypnotisé par la danse des mécaniques de Min-ho qui se rue sur sa proie. Pourtant, il donne dans la dentelle de ses doigts habitués, même si ses mots ne sont que du venin crachés sur l’innocence de Leo. – And… it’s something to be proud of ? Demandé avec une candeur qu’elle surjoue pour le moquer. Il en serait presque fier, l’acteur, d’être le connard le plus redouté d’hollywood. Celui qui ne changera jamais et qui crèvera étouffé par son caractère odieux. Et elle ne comprend pas, la gamine, que l’on puisse agir de la sorte et pire que cela, n’en avoir rien à faire. Aucune conscience. Pas de remords. Juste des mots et des actes plus pourris les uns que les autres. Rongé jusqu’à l’os par le mal. Et Min-ho, c’est une injure à la vision bien trop manichéenne de la vie que Leo s’inflige. Il ne rentre pas dans ses codes. Il défie ses boites, celles qui lui permettent de classifier le monde qui l’entoure. – I mean, you’re so predictible. There’s nothing more about you. Un sourire amusé et impudent qui ponctue ses dires. Une belle gueule. Un connard. Un has-been. Rien de plus. Rien de mieux.
Elle fulmine, mais son souffle se coupe lorsque celui de l’homme effleure son oreille. So predictible. Elle n’en montre rien, ne se laisse pas démonter, mais son corps ne réagit pas en harmonie avec son esprit. Il ne répond qu’aux illusions de la gosse qu’elle était autrefois, à se regarder en boucle la filmographie de l’acteur qu’elle adulait tant. Son cœur d’adolescente se souvient. Et il bat la mesure d’une idole déchue qu’elle ne parvient pas à haïr. Pas complètement. – « I don’t give a damn about my bad reputation », qu’elle imite d’une voix moqueuse. Oui, elle se moque, la gamine. Mécanisme de défense pour se rappeler à l’ordre. Mais aussi parce qu’elle méprise ses attitudes de reine du bal de promo. Min-ho a beau approcher la cinquantaine, elle le trouve ridiculement puéril. Syndrome de ceux qui ont tout, sauf peut-être le luxe d’être heureux. – What do you really want, Min-ho ? Les yeux rivés dans les siens, elle pose carte sur table, préférant ignorer sa question qui faisait écho à la sienne. – Do you want me out of the cast ? Cause it’s never gonna happen. You’re wasting your time. Elle dégage la main de l’homme de sa joue, puis elle conclut : - Maybe you should put all that energy at work so you could be a better actor instead of being the covers of all the crappy tabloids.
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MessageSujet: Re: a war of our own (min-ho)    a war of our own (min-ho)  EmptyJeu 30 Aoû 2018 - 15:22

Prévisible, qu’elle dit. Peut-être qu’elle a raison, Leo. Peut-être qu’il se fait trop vieux pour ces conneries – quarante-sept ans, déjà. Vingt ans qu’on l’enferme dans un rôle qu’il a appris à exécrer plus que les haters les plus farouches de la saga. Et il crève d’envie qu’on achève Max Wire comme on a achevé Logan, l’année dernière. Un film grandiose et une fin méritée. Min-ho, il rêve de pouvoir enfin tourner la page sur ce rôle dans lequel on l’enferme. Il rêve de l’arracher. De la brûler et de jeter le bouquin dans son intégralité dans l’incendie. Au fond, ce n’est pas de la faute de Leo – mauvais film, tout simplement. Ailleurs, peut-être se seraient-ils accordés. Un peu. Pas trop. Parce qu’au fond, Leo est comme tous les autres. Comme tous ces jeunots qui clament être fans alors qu’ils lui balancent des photos de Max Wire à la gueule pour qu’il y griffonne un autographe. Ils ne retiennent que ça, elle ne retient que ça.
Sa mâchoire se crispe. Son poing se serre autour de l’ouverture du peignoir. Ses mots tapent juste et sonnent vrais. Et au lieu de ricocher contre son armure d’indifférence qu’il a poli au fil des ans, ils la traversent. Alors Min-ho se recule, lorsqu’elle dégage ses doigts de sa joue. Il s’échappe enfin de sa présence qui fait ressortir tout ce qu’il y a de pire en lui. C’est de sa faute. C’est Leo qui l’oblige à se caricaturer.
Mais à la place de la rage, un soupir fend un sourire qu’il l’est encore plus. Il se passe une main dans les cheveux. « I don’t want you out of the cast, Leo. » Lâche-t-il en flanquant ses mains dans les poches de la veste factice de son alter-ego. Min-ho, il tait le fait que c’est lui-même qu’il aimerait chasser de ses foutus plateaux aux fonds trop verts. Il se surprend encore à y évoluer avec tant d’aisance. Il s’étonne de garder la tête froide sous les costumes ridicules dont on affuble les futurs aliens qui s’étaleront sur le grand écran. Sa passion pour la saga s’est éteinte quelque part entre le troisième volet et le quatrième – il n’y a plus que l’ennui et la fatigue qu’il dissimule sous ses remarques dédaigneuses.
Envers ses co-stars, d’abord. Si différents des anciens. Envers le directeur qui refuse de se séparer de sa tête d’affiche de peur d’un nouveau fiasco. Envers la société de production, surtout. Ces salopards et leurs contrats à rallonge – le fric, le fric et toujours le fric. La ritournelle qui revient, continuelle et perpétuelle. Les gens aiment Max Wire.
Il pose enfin son regard dans celui de Leo et cette fois-ci, il est tranquille. Plus calme. Plus mature, peut-être. « I’ll be nice, for once. » Mais juste pour cette fois, pense-t-il en roulant des yeux malgré lui. Les habitudes ont la peau dure – ça fait trop longtemps qu’il se prête au jeu du salaud préféré d’Hollywood pour qu’il s’échappe de ce carcan-là aussi vite. « You’re tough enough for the job. Tougher than your boyfriend, that’s for sure. » Lui, il s’effondrera dès que son sale petit secret sera exposé dans les tabloïds. « But you’re not good enough. » Il marque une pause et attrape sa mâchoire entre ses doigts pour l’obliger à tourner la tête sur le côté. « I mean, you’re hot enough to be on screen but you still don’t know how acting works. » Plus qu’une reproche, c’est un simple constat. Et puis c’est une réponse à son défi. Min-ho, il a l’Oscar. Il a la renommé. Il a le talent. « I’ll show you how it’s done next week. »
Une invitation à apprendre, peut-être. Mais alors qu’il se détourne déjà et que sa main baladeuse retrouve la poche de sa veste, un dernier sourire moqueur s’esquisse sur ses lèvres. Une dernière remarque goguenarde s’en échappe ensuite. « By the way, why were you stark naked? They made panties that match your skin tone for a reason. »

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