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 — my only chance is giving up the fight (bawar)

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Babe Callaghan

like a flower made of iron.

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MessageSujet: — my only chance is giving up the fight (bawar)   Ven 20 Juil - 0:03

Elle se souvient des cris ; du trash-talk et des encouragements comme un lointain écho, de cette sueur qui perlait le long de sa peau, de son cœur qui battait comme un tambour de guerre. Elle se souvient de cette concentration et elle se revoit, anticipation chaque coup de son adversaire, la faisant danser comme sa vulgaire marionnette. Et puis, elle a pensé à lui. Un quart de seconde. Fuck you. La scène rejoue dans son esprit ; l’énième dispute entre elle et anwar, l’habituel sortie dramatique. Un quart de seconde. Un battement de cils. Suffisant pour se manger une vilaine droite qui la couche et dans sa chute, elle se cogne violemment la tête contre le sol. Elle se souvient des lumières qui épousent le néant.
Et puis, plus rien.
Un long silence.
Un vide à l’instar de celui qui se creuse de jour en jour dans les entrailles de son cœur.
Elle rouvre les yeux, bercée par les « bip bip » incessants d’une machine dont elle ne comprend pas l’existence. Ses paupières sont terriblement lourde et la soif l’empêche de penser à autre chose. Elle comprend, tant bien que mal, qu’elle se trouve dans une chambre d’hôpital et elle use de ses dernières forces pour appuyer sur le bouton qui appelle l’infirmière. Celle-ci arrive quelques minutes plus tard, alors que Barbara somnole, toujours un peu sonnée.
- Oui ?
Elle devine l’incompréhension sur son visage, alors que la gamine a le regard qui se perd partout dans la pièce.
- J’ai soif… s’il vous plait…
L’infirmière attrape une carafe d’eau et lui en sert un verre qu’elle dépose sur la tablette posée sur le lit, juste devant les yeux de Babe. Elle se redresse avec un peu de mal, puis elle attrape son dû qu’elle avale d’une seule traite.
- J’ai perdu ? Qu’elle demande comme si cela était la seule chose qui lui importe. L’infirmière est évasive, mais elle répond d’un hochement de tête positif. Et Babe, elle s’en fout de sa santé. Rien n’a d’importance à ses yeux et si elle n’a pas gagné son combat, elle mérite d’être clouée dans ce lit miteux, dans cette chambre qui sent mauvais les produits abrasifs et la mort. Elle détourne le regard et ses yeux observent la noirceur étouffante qui de dessine au travers des persiennes. Elle n'a aucune idée de l'heure qu'il peut être. Elle n'a plus aucun repaire. Et à nouveau seule dans cette chambre où le blanc nauséeux contraste face à la nuit, elle se retrouve en tête-à-tête avec la solitude et ses pensées. La plupart sont assassines. Elle s'en veut terriblement - d'avoir perdu oui, mais surtout d'avoir faibli à cause d'Anwar. Elle ne lui fait pas porter le chapeau. Pas vraiment. Elle sait bien, la gamine, qu'elle ne peut s'en prendre qu'à elle-même.
- Melle. Callaghan, nous avons appelé votre numéro d'urgence qui est en chemin, vous allez pouvoir rentrer chez vous.
Intrusion. Dans la pièce et dans sa tête et très vite, son sang ne fait qu'un tour. Son numéro d'urgence, c'est Anwar et ce, depuis qu'elle est adolescente. Elle n'a pas envie de le revoir, pas envie de lui parler après leur dernière dispute. Si son corps en a pris un coup, elle n'est pas prête à ce que sa fierté morfle à son tour. En deux temps, trois mouvements, elle est debout - même si elle manque de valser en arrière à plusieurs reprises. Elle cherche ses vêtements ainsi que ses affaires et c'est la panique. Elle est à deux doigts de la crise de nerfs, Babe, à s'appuyer contre les meubles pour ne pas tomber à nouveau alors que sa tête fait des siennes. Mais elle préfère abandonner les recherches - mieux vaut se tirer sans ses effets personnels plutôt que de le voir. Plutôt fuir dans sa blouse d'hôpital que de capituler en terrain ennemi. Alors, elle se dirige vers la porte, mais quand elle l'ouvre, elle tombe nez-à-nez sur Anwar qui s'apprêtait à entrer. Prise la main dans le sac. Elle le regard droit dans les yeux, le visage paralysé par la surprise et par l'agacement. Et pourtant, il y a toujours une voix dans sa putain de tête flinguée qui la somme de lui sauter dans les bras. Mais elle ne cédera pas - pas cette fois.

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You could break my heart in two but when it heals, it beats for you.
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Anwar Shahraz

aut viam inveniam aut faciam.

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MessageSujet: Re: — my only chance is giving up the fight (bawar)   Mer 8 Aoû - 3:51

Outfit | Il déteste ce genre de soirées, celles où la clientèle se résume aux quelques habitués venus reluqués leurs danseuses préférées se trémousser sur la scène, et faire leur social de la journée. Pas de type lourd qu’il faut sortir de forces avec un bon coup de pied au derrière. Pas de flics venant flairer les louches affaires qui se dessinent dans les coins. Même les filles semblent danser avec moins d’entrain. Anwar ne prend même plus la peine de les regarder; il n’a pas la tête à ça. Accoudé au bar, où il sirote avec lenteur cette bière sans goût qu’il tarde à achever, le Shahraz tente de ne pas perdre le fil de la conversation qu’il a entamé avec l’employée qui se trouve derrière le comptoir, tout aussi ennuyée que lui. Il est conscient des mouvements de ses lèvres qui bougent au rythme des mots qu’elle prononce, mais il n’y a ni son, ni image qui ne parvient à l’atteindre. Dans sa tête, il n’y a que Babe. Babe et sa susceptibilité maladive. Babe et cette énième crise de nerfs. Tout est parti en vrille avant même qu’il ne puisse comprendre ce qu’elle lui reprochait, cette fois. Comme tant d’autres fois, d’ailleurs. Anwar, il a fini par prendre se mettre lui-même à la porte, las de l’entendre crier. Rien pour calmer les ardeurs de la furie dont il s’était épris. Elle s’attendait surement à ce qu’il revienne, ce soir-là, qu’il revienne ramper à ses pieds en quête d’un potentiel pardon sur l’oreiller. Mais il a fait à sa tête et il était tout simplement rentré chez lui. C’est le traitement silencieux qu’elle lui infligeait depuis. Deux à trois jours sans aucune nouvelle de sa part. Aucun appel. Aucun message texte. Silence radio. Ça le rendait fou, de la savoir si près mais si inaccessible. Ça s’en ressentait sur son humeur, aussi. Cet air grincheux qui se dépeignait dans chacun de ses traits ne trompait personne. Il sursauta presque quand il sentit une main caressé son bras, esquissant un mouvement de recul par simple réflexe, arraché à ses réflexions. – Non mais tu m’écoutes, Shaz? – que Blondie lui demanda et il s’excusa en maugréant avant de rapporter son attention sur elle. – Je disais juste qu’on pourrait peut-être aller manger un morceau après la fermeture et puis… – Il sentit son téléphone portable vibrée dans la poche de sa chemise et d’un signe rapide de la main, il interrompit la barmaid en plein milieu de sa phrase pour répondre. Appel inconnu. Probablement un de ses clients - enfin, s’il pouvait appeler les types qui l’engageait ainsi. Il décrocha, et avant même que l’autre ne fasse sa curieuse et ne tende l’oreille pour capter quelques brides de sa conversation, il s’éloigna du bar, sortant par la porte de service qui donnait sur la ruelle. La voix au bout du fil ne tarda pas à s’identifier. L’hôpital. Il se raidit aussitôt, convaincu qu’il était arrivé quelque chose à son père, à sa mère ou à l’une de ses sœurs. Il ne s’attendait surtout pas à ce que ce soit le nom de Callaghan qui résonnera dans l’écouteur. Il était son numéro d’urgence, alors forcément, c’est lui qu’on contactait en cas de nécessité. L’infirmière lui expliqua brièvement la situation : coup à la tête, perte de conscience. Elle allait bien, lui assura-t-elle, bien qu’un peu sonnée depuis son réveil. Tant mieux, songea-t-il pour lui-même. Cette droite lui avait peut-être remis les idées en place. Il leva les yeux au ciel en tirant cette conclusion idiote. L’appel prit fin et il glissa le portable dans la poche de son jean, en sortant son paquet de clope pour en griller une. Cinq minutes de plus ou de moins avant d’aller la récupérer, ça ne changerait pas grand-chose. Elle ne pouvait pas aller bien loin, de toute façon. Il tira quelques coups sur sa cigarette avant de l’écraser contre le mur de brique, alors qu’elle fumait toujours entre ses doigts. Un soupir agacé sifflant entre ses dents alors qu’il retournait à l’intérieur, allant prévenir la blonde qu’il devait quitter : urgence familiale. Visiblement, il avait gâché ses plans pour leur fin de soirée, mais ça ne lui faisait ni chaud, ni froid. Anwar, il savait ce qu’il manquait, et franchement, ce n’était rien de grandiose. Les étoiles de mer qui s’échouaient dans leur lit, trop peu pour lui. Enfourchant sa moto, il prit rapidement la route du centre hospitalier, l’air frisquet de cette nuitée le percutant de plein fouet alors qu’il roulait à plein régime, évitant soigneusement les pièges communs des policiers à cette heure avancée de la nuit.
Le stationnement était vide, à cette heure, et il ne tarda pas à se faufiler à l’intérieur, se dirigeant à l’accueil d’un pas vif. La réceptionniste ne manqua pas de lui indiquer où il pourrait trouver Barbara – il ne supportait pas ce prénom, lui préférant cent fois mieux Babe. – Merci. – Sur le seuil de sa chambre, Anwar s’arrêta, prenant une longue respiration avant de foncer tête première dans l’arène qu’il trouverait de l’autre côté. Parce qu’il était certain que la lionne qui se terrait là ne serait pas plus encline que la vieille à lui faire face. Il parvenait parfois à l’amadouer, mais jamais à complètement dompter ce côté félin qu’elle portait en elle. La porte s’ouvrit pourtant avant que sa main n’atteigne la poignée, et la gamine, elle se tenait de l’autre côté, aussi farouche que dans son souvenir. Son regard revolver le fixait avec intensité, un contact qu’il ne réfuta pas, supportant ses pointes assassines qu’elle dirigeait sur lui. Elle ne l’attendait pas. Elle fuyait. Du moins avait-elle tenté de le faire. – Tu pensais tout d’même pas sortir comme ça? – qu’il lui fit la remarque en faisant glisser son regard le long de sa silhouette couverte de cette affreuse blouse d’hôpital. Il pouvait deviner ses formes sous ce tissu que la couvrait, devinant les muscles fins qui s’y cachait. Se frayant un passage pour pénétrer dans la chambre, il scruta les lieux d’un rapide coup d’œil avant de remarquer le sac d’effets personnels qui trônait dans un coin. Sac qu’il récupéra avant de le balancer sans ménagement sur le lit qu’elle avait occupé, quelques minutes auparavant. – Habille-toi. – Pas de politesse, pas de fioritures, pas s’il te plait inutile. À quoi bon? Elle ferait surement à sa tête, de toute façon.

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roses are red, violets are blue, i'm using my hand but thinking of you.

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