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 — my only chance is giving up the fight (bawar)

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MessageSujet: — my only chance is giving up the fight (bawar)   Jeu 19 Juil 2018 - 19:03

Elle se souvient des cris ; du trash-talk et des encouragements comme un lointain écho, de cette sueur qui perlait le long de sa peau, de son cœur qui battait comme un tambour de guerre. Elle se souvient de cette concentration et elle se revoit, anticipation chaque coup de son adversaire, la faisant danser comme sa vulgaire marionnette. Et puis, elle a pensé à lui. Un quart de seconde. Fuck you. La scène rejoue dans son esprit ; l’énième dispute entre elle et anwar, l’habituel sortie dramatique. Un quart de seconde. Un battement de cils. Suffisant pour se manger une vilaine droite qui la couche et dans sa chute, elle se cogne violemment la tête contre le sol. Elle se souvient des lumières qui épousent le néant.
Et puis, plus rien.
Un long silence.
Un vide à l’instar de celui qui se creuse de jour en jour dans les entrailles de son cœur.
Elle rouvre les yeux, bercée par les « bip bip » incessants d’une machine dont elle ne comprend pas l’existence. Ses paupières sont terriblement lourde et la soif l’empêche de penser à autre chose. Elle comprend, tant bien que mal, qu’elle se trouve dans une chambre d’hôpital et elle use de ses dernières forces pour appuyer sur le bouton qui appelle l’infirmière. Celle-ci arrive quelques minutes plus tard, alors que Barbara somnole, toujours un peu sonnée.
- Oui ?
Elle devine l’incompréhension sur son visage, alors que la gamine a le regard qui se perd partout dans la pièce.
- J’ai soif… s’il vous plait…
L’infirmière attrape une carafe d’eau et lui en sert un verre qu’elle dépose sur la tablette posée sur le lit, juste devant les yeux de Babe. Elle se redresse avec un peu de mal, puis elle attrape son dû qu’elle avale d’une seule traite.
- J’ai perdu ? Qu’elle demande comme si cela était la seule chose qui lui importe. L’infirmière est évasive, mais elle répond d’un hochement de tête positif. Et Babe, elle s’en fout de sa santé. Rien n’a d’importance à ses yeux et si elle n’a pas gagné son combat, elle mérite d’être clouée dans ce lit miteux, dans cette chambre qui sent mauvais les produits abrasifs et la mort. Elle détourne le regard et ses yeux observent la noirceur étouffante qui de dessine au travers des persiennes. Elle n'a aucune idée de l'heure qu'il peut être. Elle n'a plus aucun repaire. Et à nouveau seule dans cette chambre où le blanc nauséeux contraste face à la nuit, elle se retrouve en tête-à-tête avec la solitude et ses pensées. La plupart sont assassines. Elle s'en veut terriblement - d'avoir perdu oui, mais surtout d'avoir faibli à cause d'Anwar. Elle ne lui fait pas porter le chapeau. Pas vraiment. Elle sait bien, la gamine, qu'elle ne peut s'en prendre qu'à elle-même.
- Melle. Callaghan, nous avons appelé votre numéro d'urgence qui est en chemin, vous allez pouvoir rentrer chez vous.
Intrusion. Dans la pièce et dans sa tête et très vite, son sang ne fait qu'un tour. Son numéro d'urgence, c'est Anwar et ce, depuis qu'elle est adolescente. Elle n'a pas envie de le revoir, pas envie de lui parler après leur dernière dispute. Si son corps en a pris un coup, elle n'est pas prête à ce que sa fierté morfle à son tour. En deux temps, trois mouvements, elle est debout - même si elle manque de valser en arrière à plusieurs reprises. Elle cherche ses vêtements ainsi que ses affaires et c'est la panique. Elle est à deux doigts de la crise de nerfs, Babe, à s'appuyer contre les meubles pour ne pas tomber à nouveau alors que sa tête fait des siennes. Mais elle préfère abandonner les recherches - mieux vaut se tirer sans ses effets personnels plutôt que de le voir. Plutôt fuir dans sa blouse d'hôpital que de capituler en terrain ennemi. Alors, elle se dirige vers la porte, mais quand elle l'ouvre, elle tombe nez-à-nez sur Anwar qui s'apprêtait à entrer. Prise la main dans le sac. Elle le regard droit dans les yeux, le visage paralysé par la surprise et par l'agacement. Et pourtant, il y a toujours une voix dans sa putain de tête flinguée qui la somme de lui sauter dans les bras. Mais elle ne cédera pas - pas cette fois.
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Anwar Shahraz

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MessageSujet: Re: — my only chance is giving up the fight (bawar)   Mar 7 Aoû 2018 - 22:51

Il déteste ce genre de soirées, celles où la clientèle se résume aux quelques habitués venus reluqués leurs danseuses préférées se trémousser sur la scène, et faire leur social de la journée. Pas de type lourd qu’il faut sortir de forces avec un bon coup de pied au derrière. Pas de flics venant flairer les louches affaires qui se dessinent dans les coins. Même les filles semblent danser avec moins d’entrain. Anwar ne prend même plus la peine de les regarder; il n’a pas la tête à ça. Accoudé au bar, où il sirote avec lenteur cette bière sans goût qu’il tarde à achever, le Shahraz tente de ne pas perdre le fil de la conversation qu’il a entamé avec l’employée qui se trouve derrière le comptoir, tout aussi ennuyée que lui. Il est conscient des mouvements de ses lèvres qui bougent au rythme des mots qu’elle prononce, mais il n’y a ni son, ni image qui ne parvient à l’atteindre. Dans sa tête, il n’y a que Babe. Babe et sa susceptibilité maladive. Babe et cette énième crise de nerfs. Tout est parti en vrille avant même qu’il ne puisse comprendre ce qu’elle lui reprochait, cette fois. Comme tant d’autres fois, d’ailleurs. Anwar, il a fini par prendre se mettre lui-même à la porte, las de l’entendre crier. Rien pour calmer les ardeurs de la furie dont il s’était épris. Elle s’attendait surement à ce qu’il revienne, ce soir-là, qu’il revienne ramper à ses pieds en quête d’un potentiel pardon sur l’oreiller. Mais il a fait à sa tête et il était tout simplement rentré chez lui. C’est le traitement silencieux qu’elle lui infligeait depuis. Deux à trois jours sans aucune nouvelle de sa part. Aucun appel. Aucun message texte. Silence radio. Ça le rendait fou, de la savoir si près mais si inaccessible. Ça s’en ressentait sur son humeur, aussi. Cet air grincheux qui se dépeignait dans chacun de ses traits ne trompait personne. Il sursauta presque quand il sentit une main caressé son bras, esquissant un mouvement de recul par simple réflexe, arraché à ses réflexions. – Non mais tu m’écoutes, Shaz? – que Blondie lui demanda et il s’excusa en maugréant avant de rapporter son attention sur elle. – Je disais juste qu’on pourrait peut-être aller manger un morceau après la fermeture et puis… – Il sentit son téléphone portable vibrée dans la poche de sa chemise et d’un signe rapide de la main, il interrompit la barmaid en plein milieu de sa phrase pour répondre. Appel inconnu. Probablement un de ses clients - enfin, s’il pouvait appeler les types qui l’engageait ainsi. Il décrocha, et avant même que l’autre ne fasse sa curieuse et ne tende l’oreille pour capter quelques brides de sa conversation, il s’éloigna du bar, sortant par la porte de service qui donnait sur la ruelle. La voix au bout du fil ne tarda pas à s’identifier. L’hôpital. Il se raidit aussitôt, convaincu qu’il était arrivé quelque chose à son père, à sa mère ou à l’une de ses sœurs. Il ne s’attendait surtout pas à ce que ce soit le nom de Callaghan qui résonnera dans l’écouteur. Il était son numéro d’urgence, alors forcément, c’est lui qu’on contactait en cas de nécessité. L’infirmière lui expliqua brièvement la situation : coup à la tête, perte de conscience. Elle allait bien, lui assura-t-elle, bien qu’un peu sonnée depuis son réveil. Tant mieux, songea-t-il pour lui-même. Cette droite lui avait peut-être remis les idées en place. Il leva les yeux au ciel en tirant cette conclusion idiote. L’appel prit fin et il glissa le portable dans la poche de son jean, en sortant son paquet de clope pour en griller une. Cinq minutes de plus ou de moins avant d’aller la récupérer, ça ne changerait pas grand-chose. Elle ne pouvait pas aller bien loin, de toute façon. Il tira quelques coups sur sa cigarette avant de l’écraser contre le mur de brique, alors qu’elle fumait toujours entre ses doigts. Un soupir agacé sifflant entre ses dents alors qu’il retournait à l’intérieur, allant prévenir la blonde qu’il devait quitter : urgence familiale. Visiblement, il avait gâché ses plans pour leur fin de soirée, mais ça ne lui faisait ni chaud, ni froid. Anwar, il savait ce qu’il manquait, et franchement, ce n’était rien de grandiose. Les étoiles de mer qui s’échouaient dans leur lit, trop peu pour lui. Enfourchant sa moto, il prit rapidement la route du centre hospitalier, l’air frisquet de cette nuitée le percutant de plein fouet alors qu’il roulait à plein régime, évitant soigneusement les pièges communs des policiers à cette heure avancée de la nuit.
Le stationnement était vide, à cette heure, et il ne tarda pas à se faufiler à l’intérieur, se dirigeant à l’accueil d’un pas vif. La réceptionniste ne manqua pas de lui indiquer où il pourrait trouver Barbara Callaghan – il ne supportait pas ce prénom, lui préférant cent fois mieux Babe. Sa Babe. – Merci. – Sur le seuil de sa chambre, Anwar s’arrêta, prenant une longue respiration avant de foncer tête première dans l’arène qu’il trouverait de l’autre côté. Parce qu’il était certain que la lionne qui se terrait là ne serait pas plus encline que la vieille à lui faire face. Il parvenait parfois à l’amadouer, mais jamais à complètement dompter ce côté félin qu’elle portait en elle. La porte s’ouvrit pourtant avant que sa main n’atteigne la poignée, et la gamine, elle se tenait de l’autre côté, aussi farouche que dans son souvenir. Son regard revolver le fixait avec intensité, un contact qu’il ne réfuta pas, supportant ses pointes assassines qu’elle dirigeait sur lui. Elle ne l’attendait pas. Elle fuyait. Du moins avait-elle tenté de le faire. – Tu pensais tout d’même pas sortir comme ça? – qu’il lui fit la remarque en faisant glisser son regard le long de sa silhouette couverte de cette affreuse blouse d’hôpital. Il pouvait deviner ses formes sous ce tissu que la couvrait, devinant les muscles fins qui s’y cachait. Se frayant un passage pour pénétrer dans la chambre, il scruta les lieux d’un rapide coup d’œil avant de remarquer le sac d’effets personnels qui trônait dans un coin. Sac qu’il récupéra avant de le balancer sans ménagement sur le lit qu’elle avait occupé, quelques minutes auparavant. – Habille-toi. – Pas de politesse, pas de fioritures, pas s’il te plait inutile. À quoi bon? Elle ferait surement à sa tête, de toute façon. // Outfit

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MessageSujet: Re: — my only chance is giving up the fight (bawar)   Sam 1 Sep 2018 - 7:13

C’est de l’insolence qui se dessine sur ses traits fins quand elle lui fait face. L’effet de surprise dissipé, il ne reste plus que les résidus de ressentiments, comme de la poudre d’un barillet encore chaud. Bang bang, my baby shot me down. D’un seul regard, d’un seul geste. Il n’a suffi d’un rien pour qu’elle succombe à ces grands yeux noisettes. Elle était adolescente et lui, un peu plus vieux. Mais ils étaient destinés – comme une évidence qu’ils s’obstinent à ignorer, leurs fiertés comme seuls boucliers. Et son cœur, il tambourine maladivement dans sa poitrine, partagée entre l’excitation de le revoir et cette colère habituelle qu’elle porte à son égard. Car Anwar la pousse à bout chaque jour que dieu fait. Un jour chaud, puis l’autre froid. Un jour oui, puis l’autre non. C’est un tango qu’ils souhaiteraient tous deux mener, mais plus personne ne sait sur quel pied danser. Alors, ils se laissent porter au gré du vent, s’aimant à l’ammoniaque, se détestant avec tendresse. Une routine à laquelle ils sont habitués, mais qui ne perd jamais de sa saveur. Toujours les mêmes crises. Toujours la même violence. Jamais les mêmes caresses. Elle ne se lassera jamais de cette peau caramel qu’elle se plait à redécouvrir. Ni même de ces mains qui parcourent son corps quand elle refuse son cœur. Cette amour la consume à ne laisser que des cendres. Mais Anwar la fait renaitre chaque fois qu’il pose son regard sur elle. Et la chanson n’en finit jamais. Comme un disque qui passerait en boucle sans que cela ne lui tape sur les nerfs. Même si ça l’agace, souvent. C’est le prix à payer pour un tel amour. De ceux qui chamboulent tout et ne laissent rien. Si ce n’est une peau marquée de vices et un palpitant érodé. – Qu’est-ce que ça peut te foutre ? Balancé avec impudence alors qu’elle le toise de son regard océan. Il n’y aura pas d’effusion de sentiments, mais une éruption de haine. Et Babe, elle s’en fout d’être dans un hôpital ou d’avoir mangé un sale coup. Elle ne baissera ni les yeux, ni la voix. Mais l’homme s’en doute, car il ne la connait que trop bien. Et parée de sa plus belle blouse, la jeune femme demeure debout, les bras croisés. Non, elle ne se changera pas. Elle restera vêtue de la sorte, car elle refuse de se soumettre aux ordres d’Anwar. Aux ordres de quiconque, à vrai dire. – J’suis très bien comme ça, craché avec de l’insolence alors qu’elle le fixe avec toujours autant de hargne. Pas de répit pour une femme à l’humeur vengeresse. – D’ailleurs, t’avais pas besoin de venir, j’peux très bien me débrouiller toute seule. Elle tente tant bien que mal de rester debout sans flancher, la gamine. Mais ça tourne dans sa tête comme dans son cœur et le sol semble bouger sous ses pieds. Mais elle fait front. Elle ne lui fera pas le plaisir d’être vulnérable. Pas quand elle lui tient tête de la sorte. – Fallait rester avec tes poufs ou whatever, un petit rire sarcastique pour ponctuer ces mots qui la terrassent de l’intérieur. La simple pensée de le savoir avec d’autres personnes a l’effet d’une bombe. Elle ne le supporte pas, c’est au-dessus de ses forces, quand bien même elle est amenée à faire pareil. Et elle s’échappe dans la petite salle-de-bains Babe, pour éviter de faire valser la moitié de la chambre sous une pulsion incontrôlable. Elle n’arrive pas à le partager. Mais elle n’arrive pas à l’avoir. Pas complètement. Et cette situation dure depuis bien trop longtemps déjà. Pour se calmer, elle se balance de l’eau froide sur le visage, mais de le savoir dans la pièce d’à côté ne fait qu’empirer les choses. – Tu peux te tirer, va. J’suis sûre que t’as d’autres choses à faire. Elle se retient de l’insulter au risque de trahir la nature de ses vrais sentiments. Car quand elle s’adonne à de tels noms d’oiseaux, Babe, ça traduit tout l’amour qu’elle lui porte et qu’elle ne peut plus garder pour elle. Mais jamais elle ne prononcera ces trois mots qui lui pendent aux lèvres depuis des années. Pour ça, il devra venir les chercher.
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Anwar Shahraz

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MessageSujet: Re: — my only chance is giving up the fight (bawar)   Lun 3 Sep 2018 - 16:49

Elle a cette attitude revêche de ces chevaux sauvages qui ne se laissent pas apprivoiser. L’approcher est à ses propres risques et périls, mais les défis n’ont jamais effrayé Anwar. Plus elle se montre distance, et plus il s’impose dans son univers, poussant la créature farouche qu’elle était dans ses retranchements. Jusqu’à ce qu’elle craque, qu’elle explose, un volcan bouillonnant sommeillant en son for intérieur, n’attendait plus qu’une bonne excuse pour se déverser et détruire tout sur son passage. Ce feu brille toujours à l’intérieur de son regard, à Babe. Cette même petite flamme qui l’avait accroché, des années plus tôt, quand leurs yeux s’étaient croisés avec un peu trop d’intensité pour des âmes en quête de sensations fortes. Une montagne russe effrayante, qui fait grimper l’adrénaline dans les veines et augmenter le battement de ce palpitant qui s’affole un peu trop fortement dans sa cage thoracique. Il en redemande constamment, de Babe. Malgré ses crises, malgré ses caprices, il est incapable de se passer de ce visage de poupée et de ce corps de déesse grecque. Et quand elle lui balance en pleine gueule des insultes, il n’a d’yeux que pour ses lèvres, qu’il rêve de capturer pour la forcer à se taire. Les traces de ses dents encore encrés dans la peau sensible de sa lippe inférieure le refrène toutefois dans ses intentions. C’est qu’elle mord, la gamine, laissant ses marques sur sa peau ambrée, marquant son territoire au gré de leurs ébats enflammés. Elle aboi avec une indécence insolente, se barricadant à double, triple tour derrière cette facette d’indomptable gamine des bas-fonds de Brighton. Son regard revolver la transperce, le bleu de ses yeux s’abimant dans le bronze des siens. La rage frémit en elle. La combattante, elle est fin prête pour un autre round de ce combat sans fin, où tous les coups sont permis. – J’te préfère sans. – qu’il réprime, un sourire railleur au bout des lèvres. – Ce truc cache à peine ton cul, pas mon problème si tu veux qu’tous les mateurs du coin se rince l’œil. – Les médecins et le personnel infirmier, il s’en fiche : ils en ont probablement vu d’autres. Mais les patients, eux, ne se gêneront pas pour observer le corps de jouvencelle de la p’tite demoiselle ayant trop d’orgueil pour s’habiller. De quoi devenir le fantasme de quelques papis pour le reste de la soirée. Et les reproches pleuvent encore, à force, ils ne font que couler le long de la colonne d’Anwar qui se tient toujours aussi droit face à l’averse. Il n’a pas plus envie d’être là qu’elle ait envie de le voir. C’est ce maudit réflexe de grand frère qui prends toute la place, celui qui veille au grain à ce que son petit monde ne se mette pas trop dans le pétrin. Babe, elle ne sait faire que ça. Mais elle est loin de la princesse qui doit être secouru. Les méchants n’ont qu’à bien se tenir, quand elle décidera de frapper pour sa propre cause. Sauf que la gamine, elle n’est pas en état de combattre. Elle cache sa faiblesse derrière ses grands airs de princesse des rues, mais l’œil avisé du Shahraz ne peut que percevoir les tremblements à ses extrémités, et son corps qui vacille, en quête de son équilibre. – J'ai jamais rien d’mieux à faire que de passer du temps avec mes poufs à t'entendre, come on. – qu’il expie d’entre ses lèvres, agacés. Cette jalousie maladie, toujours à la source même de ce perpétuel conflit qui les oppose l’un à l’autre. Il n’y a jamais eu qu’eux dans l’équation. Ils n’étaient même pas un couple à proprement parlé. Et si elle lui reprochait constamment d’aller s’envoyer en l’air avec le ou la première venue, lui n’avait aucun droit de critiquer ses coups d’un soir qu’elle ramenait chez elle. Foutu double standard. Elle le blessait intentionnellement en sachant à quel point ça l’enrageait de l’imaginer avec d’autres types qu’elle. Il se vengeait de la même façon, jouant sur la corde sensible de leur relation. Un lien qui s’effilochait à chaque coup de bassin, à chaque baiser posé sur d’autres lèvres que les siennes. Ce petit jeu-là, il se jouait à deux. Mais ils perdaient à tous les coups. Elle file dans la petite salle de bain, et Anwar envoie balader d’un geste de la main l’oreiller qui reposait sur le lit d’infortune. Babe, elle met sa patience à rude épreuve, continuellement. Mais c’est une drogue dont il réussit difficilement à se passer, pareil à la nicotine qu’il a drôlement envie de goûter, en ce moment précis, pour décompresser. Pour chasser les images de cette nuit qui l’éreinte, qui l’épuise. Il a presque envie de foutre le camp pour de bon et de la laisser se démerder quand il l’entend lui dire qu’il peut partir. Mais il ne le fera pas, et il en est plus que conscient. S’avançant dans la pièce, il se pose dans l’ouverture de la minuscule salle de bain, bloquant toute issue de sortie, tout moyen de fuir. – J’ai lâché l’boulot pour venir te chercher, et j’repartirai pas sans toi. Que tu l’veuilles ou pas. – S’il faut qu’il use de la méthode forte pour la sortir d’ici et la ramener chez elle, il le fera, quitte à se mériter quelques coups et gifles de l’animal enragé.

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MessageSujet: Re: — my only chance is giving up the fight (bawar)   Mer 5 Sep 2018 - 10:49

J’te préfère sans.
Ces mots résonnent à plusieurs reprises dans son esprit où tout est plus ou moins flou. Elle en a des frissons, Babe, en les entendant, car quoi qu’il fasse, quoi qu’il dise, elle ne peut se défaire du charme sous lequel elle est depuis leur rencontre quelques années auparavant. Comme esclave d’une alchimie qui la mènera à sa perte. C’est de l’amour, de la passion du désir. Toutes ces choses confondues et bien plus encore. Et il suffirait d’un geste pour faire valser cette blouse et pour qu’ils se consument entre les murs de cette chambre d’hôpital. Cette chambre qu’ils feraient trembler à coups de haine, à coups de je t’aime. Et c’est pour cela qu’elle le fuit, qu’elle se réfugie dans la salle de bains, même si officiellement, c’est juste pour se rafraichir. Officieusement, elle s’échappe de l’emprise qu’il peut avoir à son encontre. Car même si elle se garde bien de le dire, Babe n’est que faiblesses face à Anwar. Et ce, depuis toujours. C’est sans doute pour cela qu’elle s’obstine à lui tenir tête. Pour garder un semblant de contrôle, pour lui prouver qu’elle n’est pas totalement acquise. Et surtout, pour se prouver à elle-même qu’elle n’est pas comme toutes ces autres filles. Celles qui pleurent un amour mort-né à longueur de temps. Celles qui baissent les armes dès la première difficulté. Babe, elle, elle ne lâche rien, jamais. Pas de répit pour les malmenés de la vie. Les foutus de naissance. Ceux qui ne rentreront jamais dans une case et qui voguent, qui errent, sans jamais trouver asile. Mais Anwar, il est son talon d’Achille. Sa faiblesse, sa force, son amour, sa figure fraternelle, l’objet de ses désirs et de ses tourments, sa plus grande maladie et son remède. Son univers. Son monde.  Elle ne jure que par lui. Ne pense qu’à lui. Ne respire que pour lui. C’est malsain et obsessionnel. Mais elle s’y est accommodée, comme à une mauvaise habitude dont elle n’arrive plus à se défaire. Aliénée. Il est son autre, sa moitié, et toutes les nuances au milieu. Même si la pudeur l’étouffe et que les mots se meurent sur le bout de ses lèvres assoiffés de lui. Car le manque est intense – violent. Mais elle se l’inflige pour effleurer l’illusion d’avoir le contrôle, de ne pas être complètement perdue. – Donc tu t’en fous si tout le monde matte mon cul ? C’est noté. Au moins, c’est clair, qu’elle crache en déformant les propos du jeune homme, comme à son habitude. Un rien pour rallumer les braises dans lesquelles crépitent les émotions en pagaille de Babe. Elle se sert de tout ce qu’elle peut à l’encontre d’Anwar, histoire d’être toujours en guerre contre lui. De cette façon, elle se sent en sécurité, en le maintenant à distance. Mais plus elle lui prend la tête – plus il s’entête. Mécaniques dangereuses d’un pattern de relations foireuses. Ils s’aiment et se haïssent. Se veulent et se détruisent. – J’ai tort, peut-être, hein ? Sa voix traverse la salle de bains pour arriver jusqu’aux oreilles de l’homme qui l’attend dans la chambre. Et elle peut sentir l’agacement le gagner. Et puis il s’énerve, plus elle s’enivre. Relation toxique qui la démange et l’enchante à la fois. Mais son cœur se serre violemment dans sa poitrine. Elle en aurait des larmes aux yeux, à l’imaginer dans les bras d’une autre, si seulement elle n’était pas rongée par sa fierté mal placée. Une douleur qu’elle s’inflige à elle-même depuis trop longtemps déjà. Une délicieuse souffrance qu’elle côtoie comme une vielle amie qui sera toujours là. Plantée dans le décor, à faire partie des meubles. Mais elle a finalement le palpitant au bord des lèvres quand elle entend la voix de l’homme derrière elle. Il est plus proche que jamais et le doute plane : cédera, cédera pas. Dans le fond, elle connait déjà la réponse, mais elle ne s’abandonnera pas dans ses bras sans se battre d’abord. Pas son genre. Pas leur genre.
Elle se retourne pour lui faire face. Son océan s’échouant sur la peau hâlée d’Anwar, jusqu’à se déverser dans ses yeux, à lui. Ce regard dans lequel elle pourrait se perdre pendant des heures. Si seulement elle pouvait demeurer calme autant de temps. – Laisse-moi passer. Un ordre qu’elle prononce avec fermeté. Mais il ne bouge pas d’un cil. Un affront qui tambourine dans sa tête qui tangue. De l’insolence qu’elle ne peut pas tolérer. – Putain, Anwar, fais pas chier, bouge ! Le ton monte dans les tours, mais elle s’en fout, Babe, de qui cela peut alerter ou non. Elle n’a jamais eu ce sentiment de gêne ou de honte, dans sa vie. Triste conséquence d’une gamine des rues élévée par les plus grands du quartier. Parents démissionnaires. Presque décoratifs. Et ce sont des coups qui pleuvent contre le torse du jeune homme. Elle ne le tape pas vraiment, mais elle évacue sa frustration en tentant de le pousser pour qu’il libère le passage. Mais il reste là. Comme depuis toutes ces années. Car malgré ses efforts pour le repousser, il ne l’abandonne pas. Et cette simple pensée suffit à la faire baisser sa garde. Et elle l’embrasse à pleine bouche, animée par ces sentiments contraires qui la déchirent. – J’te supporte pas quand t’es loin de moi, murmuré contre les lèvres d’Anwar. Sa façon à elle de lui avouer qu’il lui a manqué. Sa façon à elle de lui dire qu’elle l’aime.
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Anwar Shahraz

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MessageSujet: Re: — my only chance is giving up the fight (bawar)   Mar 25 Sep 2018 - 23:05

Elle a ce don particulier de le rendre fou. Fou de rage, la plupart du temps. Fou d’amour tout le temps. Parce que la Callaghan, elle s’est infiltrée comme un poison dans ses veines, et que le seul antidote se trouve sur les moindres parcelles de sa peau immaculée que ses lippes dévorent avec avidité. Il serait près à se damner pour toucher à cette chair brulante, pour laisser ses mains se balader le long de ses courbes affinées, pour dessiner de ses doigts cette silhouette qui ne cesse de le hanter. Il ne voit qu’elle, derrière ses yeux clos. Elle meuble ses rêves les plus osées, mais aussi ses plus violents cauchemars. À la fois ange et démon, vile tentation. Tel un pantin, il est pendu à ses lèvres, s’abreuvant de ses mots et de ses baisers, de ses attaques et de ses blessures, des marques qu’elle grave sur son corps pour qu’il n’oublie jamais qu’il est sien. Mais il n’a qu’à fixer son regard dans l’azuré des siens pour s’y noyer, se laissant emporter par le tsunami qui déferle en lui. Elle est tempête. Elle est ouragan. Elle est une force de la nature et Anwar n’est qu’un seul homme, faible devant sa puissance, prêt à courber l’échine pour répondre à ses moindres caprices. Prêt à tout pour la satisfaire, pour calmer la tourmente et dompter l’orage. – Putain, Babe, tu l’fais exprès ou quoi? – Elle s’empare de ses mots pour lui faire dire tout et n’importe quoi, déformant ses propos pour les tourner à son avantage. Véritable gamine butée dans le corps d’une femme dont le visage se déforme par insolence, l’orgueil suintant par ses traits déformés par la rage. – Fait pas comme si j’avais pas une famille à nourrir, merde. J’dois bosser pour mettre du pain sur la table. Ils ont besoins d’moi. J’croyais que toi, plus qu’un autre, tu pouvais comprendre ça. – Il n’est pas blanc comme neige, le Shahraz, et des conquêtes, il pourrait en énumérer des dizaines s’il se dardait à faire des comptes. Ces filles et ses gars dont il effleure les draps, pourtant, il s’en fiche éperdument. Y’a que du charnel, de la baisse à volonté. Personne ne s’attache, personne ne s’attarde, personne ne donne de nouvelles. Y’a que Logan qui fait exception à règle. Parce qu’elle est son opposé, son penchant féminin. Et que les sentiments, ils s’invitent jamais entre eux. Mais Babe, elle fait bande à part du reste du monde. Elle est la seule de sa catégorie, indétrônable reine de ses nuits, de ses envies. Il l’aime d’un amour violent, qui le dévore de l’intérieur, qui ravage ses neurones et inhale son jugement. Anwar, il est aussi têtu qu’elle peut l’être, aussi irréfléchi quand il est question de la pousser hors de son nid. De la sortir de sa zone de confort. Il s’impose dans son univers même si elle ne cesse de le repousser. Même si elle l’a de nombreuses fois bannis de l’approcher. Mais tel des aimants, l’attraction est trop forte pour qu’ils puissent l’ignorer. Et quand elle s’enflamme contre son torse et que les coups déferlent les uns après les autres, il ne bronche pas. Il encaisse le choc, solide comme le roc, et même cette voix perçante que chevrote en s’abimant sur les hautes ne provoque chez lui le moindre mouvement. Il continue de se tenir droit contre l’assaut, mais il trésaille quand dans un mouvement brusque, elle s’empare de ses lèvres dans un baiser qui l’attise, faisant bouillonner ce sentiment de manque qui coule dans ses veines. Ses bras enserrent la taille de l’insolente, la capturant avant qu’elle ne profite de la moindre distraction pour filer. Il n’a pas l’intention de la laisser s’échapper. Pas cette fois. Attrapant entre ses doigts le menton de belle créature farouche, il plonge son ambré dans la profondeur de son regard bleuté.  – C’est toi qui m’repousse sans cesse. – Elle rechignera sans doute sous l’accusation, mais il ne lui en laisse pas l’occasion, capturant à son tour ses lippes, ses dents s’attardant sur sa lèvre inférieure, son visage pratiquement soudé au sien. – J’peux pas me passer de toi. T’es ma drogue personnelle : j’en redemande toujours plus. Tu m’tortures quand tu me prives de toi. – Ses mains se laissent glisser le long de ses courbes félines, effleurant ses hanches et son galbe fessier. Elles s’emparent de ses cuisses et c’est sans effort qu’il soulève son bourreau pour la poser sur le bord du comptoir bancal. Ses doigts papillonnent contre son épiderme, s’aventurant sous l’infame blouse d’hôpital sans toutefois s’inviter en terrain privé. Sa bouche, elle, batifole sur sa peau brulante qui l’enflamme à son tour. Un simple feu de paille qui se terminera en véritable brasier. –  Tu m’rends fou, Babe. – qu’il murmure suavement à son oreille, le souffle court de l’avoir tant désiré, crevant de satisfaire ce manque qui le prend au trippe, comme un junkie en mal de sa dose quotidienne.

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MessageSujet: Re: — my only chance is giving up the fight (bawar)   Ven 5 Oct 2018 - 19:12

C’est toi qui me repousse sans cesse.
Elle y songe, l’espace d’une seconde, l’air boudeur et renfrogné. Elle fait la moue, Babe, comme à son habitude. Et son visage s’habille de cet air qui en ferait craquer plus d’un et qui en énerverait d’autres. Il n’y a que le bleu de ses grands yeux pour adoucir ses traits de poupée. Et perdue dans le silence qui règne brièvement, elle cogite, malgré sa tête qui tangue et ses pensées en vrac. Elle le repousse constamment. Et même si elle meurt d’envie de le contredire (pour le principe) elle ne peut s’empêcher de penser qu’il a raison. Car même si elle dépend de lui à en crever, elle s’obstine à prouver le contraire. À Anwar, mais aussi à elle-même, comme une junkie qui tenterait de se convaincre qu’elle peut survivre sans sa dose. Mais en réalité, elle peine à survivre quand il est loin d’elle. Elle envoie tout valser à l’imaginer dans les bras d’une autre. Elle pleure de rage dès qu’une dispute les sépare. L’ambivalence des sentiments. Le poids du cœur qui n’en fait qu’à sa tête. Mais auprès de lui, et même s’il l’agace – elle se sent renaitre. Elle respire à nouveau. Elle se sent à la maison. Car quoi qu’elle dise, quoi qu’elle fasse – Anwar est sa famille. Une relation aux couleurs malsaines qu’ils entretiennent depuis bien trop longtemps. Une passion dévorante qui n’a pas encore eu raison d’eux. Une allumette qui lui brûle entre les doigts. Elle sent le danger arriver, mais elle préfère jouer avec le feu. Quitte à tout perdre, quitte à n’avoir plus rien. Et c’est peut-être pour cela qu’elle s’amuse sans cesse à le repousser – par peur. De le perdre, de l’aimer comme s’aiment les gens normaux, de n’être qu’une conquête parmi tant d’autres. Car les promesses, Barbara en a beaucoup trop entendu dans sa vie. Et la plupart sont tombées à l’eau, car les gens n’ont aucun honneur, aucune parole. Et c’est également l’une des raisons de son comportement avec le jeune homme ; elle a ce besoin viscéral qu’il lui prouve qu’il sera toujours là, quoi qu’il arrive, même quand elle est abjecte, même quand elle agit comme la pire des garces. Elle veut être rassurer, Babe. Elle ne le dira jamais, elle ne l’assumera jamais – mais c’est un désir qui la torture et la déchire de l’intérieur. Syndrome de la gamine laissée pour compte. Conséquences de trop nombreux abandons. Il s’est passé quelques secondes et le silence plane toujours. Mais elle n’a pas le temps d’en placer une, ses lèvres entrant en collision avec celles de l’homme qu’elle aime et déteste à la fois. Un baiser saveur perdition. Et soudain, son corps abandonne la bataille. Son cœur, aussi. Elle rend les armes et se jette dans ses bras, le palpitant au bord des lèvres des mots qu’il vient de prononcer. – Me laisse pas. Jamais. Comme un ordre, pour mieux faire passer ses craintes, pour ne pas paraître faible. En vérité, elle aimerait lui dire : J’ai peur que tu me laisses. J’ai peur que tu fasses comme les autres. Ça me tue d’être terrifiée à ce point. Mais elle se contente de le regarder avec un air insolent. Elle lui lance un défi – celui de ne pas la quitter. Quoi qu’il advienne. Et assise sur son trône de fortune, elle surplombe cette salle-de-bains en mal d’amour. Les yeux perdus dans ceux d’Anwar, les mains baladeuses comme jamais. Elle en tremble d’être en manque de lui. De son odeur qui lui fait traverser les années et qui lui fait revivre de trop nombreux souvenirs. De cette peau caramel dont elle n’arrive jamais à se lasser. Et surtout, de cette âme avec laquelle elle aime danser à s’en damner. Il fait partie d’elle. Et le retrouver lui fait l’effet d’une œuvre d’art finalement terminée. D’un puzzle enfin complété. Et ces trois mots pourraient presque lui échapper. Si seulement elle n’était pas aussi bornée. – Tu m’as trop manqué, murmuré contre sa peau alors qu’elle s’empresse de défaire la fermeture du jeans d’Anwar. Le désir se fait pressant. Oppressant. L’envie de ne faire qu’un l’obsède au point qu’elle en oublie les délicatesses. – J’te veux, j’en peux plus, c’est urgent. Ça se contrôle pas. Comme l’amour qu’elle ressent pour lui. Comme toutes les craintes qui l’animent. Un moment de répit qui annonce le pire à venir.
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