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 ft lux - I been alone so long I feel like Im on the run

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MessageSujet: ft lux - I been alone so long I feel like Im on the run   Jeu 19 Juil - 23:01

lux & stanislas

I been alone so long I feel like Im on the run


 « T’es prête bébé ? » je lance à travers l’appartement alors que j’ai déjà la main sur la poignée de la porte d’entrée. Nous avons un concert ce soir, dans un bar que nous connaissons bien puisqu’il s’agit de mon lieu de travail. Nos potes seront de la partie et je sais que ça fait autant plaisir à Lux qu’à moi de revoir leurs gueules. Faut dire que ça fait pas mal de temps qu’on a pas fait la fête et qu’on ne les a pas vus. Avec les derniers événements, l’agression de Poppy par mon dealer, mon addiction, mon enfant et cette salope de Lidia qui a débarqué chez nous comme une furie avec ses mythos plein la bouche… nous n’avons pas trop eu la tête à faire la fête ni à donner des concerts. Mais voilà, il semblerait que le sort ait cessé de s’acharner sur nous et nous retrouvons un semblant de vie normale - aussi normale qu’elle puisse l’être bien sûr. Ce soir cependant, ce que ma Poppy ne sait pas, c’est que je n’ai pas prévu de me cacher. Ce soir je veux que le monde entier sache que cette déesse blonde m’appartient corps et âme et qu’évidemment, je ne suis plus libre et elle non plus. Ce soir je ne laisserai personne m’approcher pour faire comme si rien n’avait changé entre Poppy et moi. Aujourd’hui je ne ferai plus semblant de ne pas la vénérer comme un malade. La seule personne qui pourra poser les mains sur moi sera ma petite amie : Lux. Ces mots étranges résonnent dans ma tête. Je n’ai jamais eu de « petite amie ». Même adolescent, j’ai toujours fuit ce genre de relation. Pourtant à présent, c’est bel et bien ce qu’est Poppy. Ma petite amie. Ma copine. Etrangement, alors que quelques semaines auparavant j’avais la boule au ventre de penser à tout ça, aujourd’hui je trépigne d’impatience d’arriver au bar en la serrant contre mon corps. Et cette fois personne ne pourra se méprendre. Lux et moi avons toujours été très fusionnels, parfois trop pour que tout le monde comprenne notre relation. Et si ce soir j’ai envie de révéler au grand jour notre relation, ce n’est pas parce que j’ai envie de montrer au monde entier mon trophée, que c’est moi qui ai réussi à choper cette beauté… Non, c’est parce que je veux que tout le monde sache que c’est moi qu’elle a choisi. Que c’est moi qui ai la chance de partager sa vie et que c’est à moi qu’elle a décidé de donner son coeur.

Des bruits me parviennent de sa chambre. Car même si à présent nous avons pris l’habitude de dormir dans mon lit, Poppy a toujours toutes ses affaires dans sa propre chambre - qui lui sert surtout de dressing géant. Bien qu’elle ne soit pas une férue de mode, elle possède une armoire qui dégueule de vêtements quand moi je me contente d’avoir une petite commode à peine remplie. Je me tourne lentement pour la mater de la tête aux pieds, comme j’ai l’habitude de faire. Mais à peine ai-je posé les yeux sur elle, que mon coeur rate un foutu battement. Le même effet, à chaque fois. Il suffit qu’elle sorte de mon champ de vision dix minutes pour que je sois à nouveau frappé par sa beauté, pour que je la redécouvre encore et encore. Un putain de frisson me parcourt l’échine et je dois réprimer un grognement. Cette femme est une sorcière. Elle m’envoûte d’un battement de cils, comme jamais aucune femme ne l’avait fait jusqu’ici. Je suis à deux doigts de crever à chaque fois que son regard croise le mien. Ma main lâche la porte et mon corps est immédiatement attiré vers le sien. Rapidement, j’attrape sa main pour l’attirer à moi, mes doigts s’enfoncent dans la chaire de ses hanches tandis que je la fais pivoter pour la plaquer contre le mur. Je la bloque de mon corps, et ma cuisse vient se caler entre ses deux jambes. Son odeur me rend animal. Lentement je fais courir mon regard sur son visage, puis, n’y tenant plus, mes dents attrape sa lèvre inférieure que je mordille avec force, avant de glisser ma langue entre ses lèvres. Je l’embrasse comme si ma vie en dépendait. En réalité, c’est le cas. Toute mon existence dépend de Poppy et de ce qu’elle veut en faire. Et moi, comme le mec complètement accroc que je suis, je me laisse gentiment faire en continuer de la vénérer. Ouais, elle peut bien faire de moi ce qu’elle veut tant qu’elle me laisse encore respirer un peu le même air qu’elle.  « Tu me rends fou bébé… Un jour, je vais te séquestrer… tu ne sortiras plus jamais de cet appartement. » Je grogne contre son visage avant d’embrasser sa mâchoire, glissant jusqu’à sa clavicule. Puis je m’écarte vivement, détournant le regard. Je dois couper court à mes pensées avant que tout ça ne dérape et que nous ne quittions finalement pas ce lieu. Je suis fou. Fou de Poppy, de son corps. Je ne serai jamais rassasié d’elle. Jamais.

Dans un vrombissement qui fait tourner toutes les têtes dans notre direction, j’arrête la moto devant l’entrée du bar. Plusieurs sourires s’affichent déjà sur les visages alors que nous n’avons pas encore enlevés nos casques. J’attends que Poppy descende de la moto, tout en décrochant mon casque. Nous avons pu venir en moto car nous avons apporté tout notre matos plus tôt dans la journée. Quelques personnes s’agitent pour voir qui arrive puis quelques signes de mains et de têtes auxquels je réponds avec un sourire. Ca faisait vraiment un bail que je n’étais pas venu là en détente. Ce soir c’est Nick, mon collègue et ami, qui me remplace. Ca me fait toujours bizarre de me retrouver de l’autre côté du comptoir et même d’être vêtu d’un tee-shirt dans ce bar. A chaque fois que j’y viens en tant que consommateur, j’ai l’impression de me gourer et de ne pas être à ma place. Ca peut paraitre pour beaucoup de personnes de fréquenter un lieu pour le boulot et pour le plaisir. Mais je m’y sens bien. C’est un peu chez moi. Mon regard glisse vers Poppy qui s’approche de moi, son casque à la main. J’attrape sa main libre au vol et lui adresse un regard rieur avant de franchir la porte. Rapidement nos potes nous aperçoivent et se mettent à hurler. Ouais. Ca faisait vraiment longtemps. Je lâche la main de Poppy lorsqu’Evann, un de mes meilleurs potes, m’attrapent par les épaules pour me serrer contre lui en me frappant le dos comme un gorille. Je ris et lui rends la pareil. Puis ses mains encerclent mon visage :  « Espèce d’enfoiré. Tu pouvais pas donner des nouvelles un peu ? T’étais passé où ? » je hausse les épaules, un sourire en coin accroché à mes lèvres. Par où commencer ? Evann est au courant de pas mal de choses, surtout de mon addiction. Je lui avais demandé de n’en parler à personne. Les autres n’ont pas besoin de savoir. Et je sais qu’il a tenu parole. Nick arrive pile au moment où je m’apprète à répondre quelque chose. Il me claque le dos :  « Salut mon cochon. Comme d’habitude ? J’apporte une bouteille de vodka là. Ca ira ? » Je le salue à mon tour en lui affirmant que la vodka fera l’affaire pour l’instant. Puis vient le tour de Freja qui me saute presque au cou avant de m’insulter de tous les noms. Je l’aime bien Freja. Elle est déjantée, un peu comme chaque personne de notre bonne bande de potes. Mais elle est douce aussi. Elle travaille dans une clinique vétérinaire. Elle peut faire peur avec tous ses tatouages et ses piercings, mais c’est une fille vraiment adorable. Le genre de fille qui n’hésite pas à venir te tirer les vers du nez quand elle sent que t’es pas dans ton assiette, sans jamais être trop intrusive. Je sais que Poppy s’entend bien avec elle. Surement parce qu’elles se ressemblent un peu. Mon regard est de nouveau attiré vers l’intéressée qui est accaparée par Evann et Micky, un autre de nos amis. Elle rit aux éclats, surement parce qu’Evann lui a encore fait une blague salace. Je secoue la tête en regardant l’heure sur mon portable. Nous montons sur scène dans un peu moins d’une heure, il faut encore que nous installions notre matos. Je nous sers deux verres avant de me diriger vers le petit groupe dont Poppy est le centre, comme à chaque fois qu’elle est dans les parages. Elle a le don d’attirer tous les regards. Je salue nos autres amis au passage. La bande est quasiment au complet et ça fait plaisir à voir putain. Lorsque j’arrive vers le petit groupe hilare, personne ne me calcule, trop occupés à se tordre de rire. Je tends son verre à Poppy avant de boire la moitié du mien. Puis, comme mû par un désir que je ne connais pas encore, j’attrape Poppy par les hanches et l’attire à moi avant de plaquer mes lèvres sur les siennes. Mon regard ne fixe plus que son visage et je me fiche de tout ce qui se trouve autour de nous. Lorsque je m’écarte, je perçois nos amis, les yeux ébahis, la bouche grande ouverte :  « Va falloir qu’on installe le matos bébé. » je gronde, assez fort cependant pour que tous nos amis entendent mes paroles. Je souris malicieusement en me mordant la lèvre avant de relever le regard. Lidia nous fusille du regard. Je croyais pourtant l’avoir bannie à jamais de notre bande. Je serre les mâchoires avant de regarder ailleurs.  
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MessageSujet: Re: ft lux - I been alone so long I feel like Im on the run   Lun 30 Juil - 21:03

lux & stanislas

I been alone so long I feel like Im on the run


Cela faisait tellement longtemps. Malgré nous et nos promesses de liberté, nos convictions de vouloir échapper à la pression sociale, aux coutumes toutes faites, aux obligations qui n'en étaient pas, nous nous étions laissés submerger. Avec tous les événements récents, les crises, la peur, les révélations, suivi de nos tafs respectifs, nous avions été contraints de faire une pause dans notre projet musical. Mais ça y était. Le gros était derrière nous, et nos pas en avant nous permettaient de nous laisser nous y jeter de nouveau à coeurs et corps perdus. Je ressentais ce besoin physique me sillonner dans les veines, et nous avions finalement fixé une date dans le bar où Stan bossait. J'avais lentement laisser monter en moi l'excitation, lors de nos répétitions, je le ressentais : nous avions évolué. Le nouveau tournant qu'avait pris notre relation avait encore approfondi notre lien en musique, et j'étais persuadée que cela allait se ressentir ce soir, cette connexion, cette profonde connexion, qui me faisait me lever le matin beaucoup plus légère qu'avant. Qui me faisait me coucher le soir sans mon ancienne boule au ventre. Malgré les complications, je vivais un rêve éveillé aux côtés de Stan, et je ne cessais d'être épatée par son évolution, ses efforts. Quand je voyais ses yeux se poser sur moi, il me transmettait toute cette énergie, cette puissante énergie. C'était grisant.

Bien sûr, le concert que nous nous apprêtions à donner me stressait, mais la véritable angoisse était toute autre. La véritable angoisse c'était les amis que nous avions invités pour l'occasion. Cela faisait longtemps que nous n'avions plus su sortir avec toute la bande, et c'était le moment de faire une pierre deux coups. Cette bande, c'était notre famille, et ils nous avaient toujours connus avec cette proximité là. Pendant longtemps, certains avaient laissés entendre qu'il y avait anguille sous roche, nous demandant s'il n'y avait vraiment rien entre nous, puis les commentaires s'étaient espacés. Ils avaient sans doute du finir par comprendre à quel point nous jouions les autruches, surtout. Mais voilà, on en était là désormais, et me confronter à leurs réactions à tous m'angoissait plus que je ne me l'avouais.

« T’es prête bébé ? » entends-je Stan me crier à travers l'appartement. Mon coeur se secoue à ce surnom. Tout parait si nouveau, si brillant. Je suis déjà d'un naturel pas toujours ponctuel mais aujourd'hui j'ai l'impression de trouver toutes les raisons pour retarder le moment fatidique. C'est ridicule. Comme si le regard des gens allait changer. Nous n'allons que montrer l'évidence, je ne suis même pas sûre qu'on va vraiment l'affirmer, en tout cas faire plus que d'habitude, nous sommes déjà si proches à la base. Je veux surtout que les gonzesses comprennent le message : Stan est désormais officiellement à moi, corps et âme. Et malgré toute sa vie, toute cette façon de fuir l'amour, de fuir les sentiments, il s'est stabilisé, et il a pu tomber amoureux, et je suis l'heureuse élue. Je me regarde une dernière fois dans mon miroir en pied, comme nous allons au bar en moto, je n'ai pas mis de robe. J'ai plutôt mi un mini-short, un petit chemisier sans manche et des baskets un peu compensée. Mes cheveux lâchés, je me donne un côté un peu rock, c'est un peu mon style de base. Comme toujours, je n'ai que l'espoir que Stan me voie et voie en moi une personne qu'il est fier d'exposer. Jamais je ne veux qu'il regrette sa décision de se mettre avec moi. J'arrive dans le couloir en me dépêchant. « Je suis désolée, j'avais oublié un truc. » Prétextai-je. Quand je vois les yeux de mon homme – qu'il est plaisant de se dire ça -, une chaleur monte instantanément en moi. J'adore ce regard, je me damnerai pour lui. Et en moins de temps qu'il n'en faut pour le dire, sa main attrape la mienne pour m'attirer à lui. Mon souffle se coupe tandis qu'il me pousse contre le mur. Sa cuisse puissante me coince en se glissant entre les miennes, je me demande comment on peut être aussi insatiables, mais comme toujours mon envie de lui se réveille instantanément à son contact viril contre moi. Nos lèvres se rencontrent après que je l'aie défié d'un regard. Mes bras enlacent sa nuque tandis que je réponds à son baiser vivace, il me dévore les lèvres et l'âme à la fois. A contrario, je me sens revivre au contact de son souffle qui s'entrechoque au mien. Je crois devenir dingue.   « Tu me rends fou bébé… Un jour, je vais te séquestrer… tu ne sortiras plus jamais de cet appartement. » Comme toujours, Stan répond à mes pensées, un sourire en coin nait sur mes lèvres, tandis que je viens souffler contre son oreille : « T'es pas cap. » dans un nouveau ton de défi.



J'aurais voulu vous dire que Stan m'a prise au mot, m'a prise tout court d'ailleurs, dans ce couloir à cet instant, mais nous allions déjà être en retard, et la musique n'attend pas. Elle se vit. Nous arrivons dans un tintamarre à faire réveiller les morts au bar où nous allons donner notre prestation. J'adore être en moto avec Stan, c'est parce qu'il conduit et que je ne veux pas le perturber, mais je glisserai bien mes mains partout sur lui quand nous sommes collés ainsi sur son véhicule. Je reconnais déjà quelques visages qui me font chaud au coeur, tandis que je descends de la moto et retire mon casque en secouant un peu la tête pour remettre mes cheveux en place. Je ne parviens pas à retenir un sourire éclatant d'élargir mes lèvres. En vrai, j'ai oublié mon angoisse, à partir du moment où j'ai croisé une fois de plus le regard de Stan aussi emballé que moi. Nous sommes comme deux enfants le matin de Noël. Mon casque à la main, je suis Stan à l'intérieur, main dans la main. Lorsque nous arrivons près de nos amis, nos mains se séparent, je laisse Stan enlacer Evann dans leur accolade virile comme toujours. Cela me fait rire, mais je vais surtout embrasser tous les autres. Même lorsque mon regard croise celui de Lidia, mon enthousiasme ne s'en trouve pas amoindris, au contraire, je suis bien heureuse de pouvoir afficher ma relation avec Stan à présent. Quand je vois Freja, j'ai presque envie d'hurler : « Ho, chaton, t'es là aussi ! Je suis super heureuse de te voir ! » c'est une des seules gonzesses avec qui je ne me sens pas mal à l'aise, faut dire que je suis à moitié une femme, j'ai toujours été beaucoup plus proche des mecs. Nous échangeons à peine deux mots et elle va saluer aussi Stan naturellement, cela ne me fait rien de la voir pendue à son cou, elle est une des seules en qui j'ai une confiance absolue. J'en profite pour continuer à faire le tour, checkant les gens ci et là. Je m'arrête à Neal qui me serre super fort. J'éclate de rire. « S'il te plaît, ne m'étouffe pas trop vite, bébé. » « Ho, putain, tu m'as trop manqué. J'ai cru que t'étais morte. Comment t'as pu disparaître ainsi, t'es la plus sorteuse de nous tous ? » J'hausse les épaules et fais un petit sourire énigmatique qui lui dit que je lui raconterai plus tard. Neal est gay. Ca doit être pour ça que Stan n'a pas tiqué à mon surnom envers lui. Faut dire que je l'appelle comme ça depuis qu'on s'est rencontrés alors. C'est tellement bon de se sentir entourée de si bonnes personnes, si bénéfiques. Bien sûr il y en a avec qui je ne fais que sortir, mais dans le lot, j'ai aussi des gens qui me sont plus proches que je ne l'admettrai jamais. Je me tourne finalement vers Evann et Micky qui me demandent avec entrain comment je vais et où on était passés. Evann me lâche encore une vanne qui grasse comme je les aime, et j'éclate de rire spontanément, sans aucune retenue. Je ne manque pas de lui rétorquer d'un humour tout aussi gras. Cela part en échange complètement surréaliste comme d'habitude, tout le monde se clash et s'aime. C'est ma manière de me ressourcer. Stan s'approche, mon regard est instantanément attiré par lui, il agit comme un aimant sur moi. Il me tend un verre que je saisis, et il n'y a plus que lui, l'espace d'un instant, je retombe amoureuse comme à chaque instant. Je bois quelques gorgées qui me brûlent la gorge, le verre quitte à peine mes lèvres que Stan m'attrape et m'attire à lui comme il l'aurait fait plus tôt dans l'appartement. Sauf que là, là, nous sommes devant tous nos amis. Mon coeur s'enflamme instantanément à ses lèvres qui se plaquent sur les miennes, je ferme à demi les yeux, répondant au baiser trop court et invraisemblablement long à la fois, alors que le silence se fait autour de nous. Pour la première fois de ma vie, je crois que je rougis.    « Va falloir qu’on installe le matos bébé. »me dit-il de façon à ce que tout le monde l'entende, avec ce sourire. Ce putain de sourire à damner un saint. Je bafouille, déstabilisée : « Heu... Oui... » Pas de regret, pas de peur, juste une sensation chaude qui me fait du bien. Je croise à peine le regard des autres, à part celui de Freja qui me sourie comme jamais en arrière plan. Alors je bois mon verre cul sec et m'affirme davantage devant les autres, leur lançant en un sourire : « A tout à l'heure, les gens ! » posant mon verre sur la table. J'attrape la main de Stan et me dirige vers l'arrière-scène pour aller retrouver notre matos où on l'a laissé. Mon coeur bat à 100 à l'heure. Quand nous arrivons près de notre matériel, je profite qu'on soit à l'abris des regards pour me hisser sur la pointe des pieds pour embrasser ses lèvres furtivement et chuchoter à son oreille : « Attends, ce soir, toi... » je lui lance un sourire coquin avant de me lancer dans les installations.

Une grosse demi-heure plus tard, nous arrivons à la fin de nos raccordements et tests en tout genre. Je suis partie nous chercher deux bières pour nous rafraîchir un peu avant le concert, et je profite encore de nos derniers instants ensemble avant le concert et la soirée qui s'annoncent enflammée pour me confesser à Stan : « Stan... C'est la première fois, mais je crois que j'ai le trac... J'ai la nausée... » Soufflai-je, voir tout ce monde, pour la première fois, et toute cette chaleur, ça me donnait un peu le vertige. L'excitation était toujours là, évidemment, je ne savais pas ce qui me faisait peur au juste, mais pour une fois, j'avouais ma faiblesse en le disant à Stan. Voir nos amis au loin me permet de souffler un peu, mais malgré tout je me sens pâlir à l'idée de ma prestation, de ma voix, de mes mains qui tremblaient légèrement.
 
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MessageSujet: Re: ft lux - I been alone so long I feel like Im on the run   Jeu 9 Aoû - 22:39

lux & stanislas

I been alone so long I feel like Im on the run


Je ne sais pas trop quelle est l’émotion qui me traverse à ce moment-là, lorsque mes yeux rencontrent ceux de cette fille manipulatrice que j’ai eu le malheur de mettre dans mon lit. Mais je crois que mon corps est secoué de tremblements violents. J’ai envie de me jeter sur elle pour l’étriper. Et alors que j’entame un mouvement pour me diriger vers elle, je me reprends juste à temps. Je sais que c’est la présence de Poppy à mes côtés qui me rappelle à l’ordre. Pourtant, tout en moi me hurle de me la rouer de coups, de la buter. Je souffle presque comme un boeuf tant l’envie est puissante. Cependant, je me rappelle que ce n’est pas mon corps ni ma tête qui parlent, mais simplement le manque. Le manque de substance qui m’étreint violemment les entrailles. J’ai envie de hurler. Je serre les dents. Ce sont souvent les chocs violents qui me rappellent à quel point je suis accroc à cette merde. D’ordinaire c’est lorsque je me souviens que j’ai un enfant qui se trouve loin de moi et qui ne me connaitra jamais. Ou lorsque des souvenirs se rappellent à moi, lorsque j’ai trouvé Poppy avec un homme dans notre appartement par exemple. Puis mes cauchemars. Mes nombreux et violents cauchemars. Ceux-là réveillent en moi l’irrépressible besoin de m’injecter quelque chose dans le sang. Ce soir, cependant je ne m’attendais pas à éprouver ce manque juste à la vue de cette pauvre fille. Peut-être est-ce parce que je me souviens parfaitement de ce qu’elle a fait vivre à ma Poppy. Ce qu’elle lui a dit, le sentiment de trahison et d’insécurité qu’elle a fait naître en elle. Rien que d’y penser j’ai envie de lui arracher le visage. Ce putain de sevrage est violent. Bien plus violent que ce à quoi je m’attendais. Je ne suis pas encore sorti d’affaires. Loin de là. Je dois encore souffrir, je dois encore sentir mes entrailles se retourner et avoir l’impression qu’on me brûle au fer blanc l’intérieur de mon être. Poppy est là et me soutient et ce n’est que grâce à elle que je tiens. Sans elle… sans elle je ne pourrais même pas mettre un pied devant l’autre. Je serais bien trop drogué de toute évidence. Pourtant, même si la tentation est grande de me laisser submerger par la rage qui m’habite, propulsée par la douleur que j’éprouve dans tout mon corps, je ne me laisse pas aller. Non. J’enroule mon bras autour du cou de Poppy et avoue à tous nos amis que nous sommes enfin ensemble. Que son corps et son âme n’appartiennent qu’à moi et que mon corps, mon être tout entier et surtout mon coeur ne sera plus jamais à qui que ce soit d’autre.

Et c’est ainsi que nous quittons nos amis aux regards ébahis pour aller nous chauffer un peu avant de monter sur scène. Ce n’est pas la première fois que nous faisons ça, loin de là. Nous sommes habitués et on peut dire que nous ne vivons que pour ça. Même si au fond de moi, c’est surtout Poppy qui m’a toujours fait tenir. Lorsque nous arrivons dans l’arrière-scène, Poppy me freine en tirant légèrement sur ma main. Je m’arrête et me tourne vers elle. Son regard n’est que flamme. « Attends, ce soir, toi... » Me dit-elle en me plaquant un baiser furtif sur les lèvres. Ce simple geste, la proximité de nos corps, a pour effet de calmer les tremblements qui me secouent pendant quelques secondes. Je savoure cette accalmie et ferme les paupières. Lorsque je les rouvre, le regard bouillant que je pose sur Poppy ne peut pas lui échapper. Je suis clairement en feu. C’est aussi l’un des effets du sevrage. Je suis totalement bipolaire. Alors que quelques minutes plus tôt j’étais prêt à me battre à mort, à présent, je n’ai plus qu’une idée en tête, plaquer la femme de ma vie contre le mur et la labourer violemment, l’entendre gémir dans mon oreille, jusqu’à ce qu’elle perde connaissance. Un sourire animal étire mes lèvres et je grogne mon consentement. Il me tarde d’être cette nuit.

Nous venons de faire tous les tests possibles. Nous sommes prêts. Et même sans ces tests nous aurions été prêts. La musique coule dans nos veines. Surtout notre musique. Nous sommes tellement sur la longueur d’ondes qu’aucun doute n’est possible. Poppy part nous chercher des bières pour nous rafraîchir avant de monter sur scène. J’en profite pour me rouler un petit joint. Nous avons un accord avec Poppy. Elle accepte que je fume un peu durant la journée comme nous l’avons toujours fait, pour me calmer. Je termine tout juste de rouler lorsqu’elle arrive avec nos breuvages. Je ne cache pas le joints et l’allume devant elle puis la remercie avant de me saisir de ma bière et d’en boire une longue gorgée. Mes nerfs sont mis à rude épreuve. Il faut que je me détende ou je risque de taper une crise sur scène. Ce serait mal vu. Personne n’est au courant pour ma putain d’addiction, ni pour ma vie. Personne n’est au courant de rien en réalité. Je dévoile seulement ce que je veux qu’il soit dévoilé à mes amis. Ils en connaissent assez de moi pour faire partie de mon cercle d’amis proches. Les yeux de Poppy tombent sur moi au moment où je tire une longue taffe sur le cône entre mes doigts. Je ferme les yeux quelques secondes, laissant la beuh me bruler la gorge et prendre possession de mon cerveau lentement. Lorsque je les rouvre, je sens que Poppy n’est pas dans son assiette. Et ce qu’elle me dit confirme mon ressentiment : « Stan... C'est la première fois, mais je crois que j'ai le trac... J'ai la nausée... » Je recrache doucement la fumée tandis que mon corps est comme attiré par celui de Poppy. Je n’aime pas la savoir perturbée. Ca ne lui ressemble pas. Et pour la première fois, je me rends compte qu’elle se confie à moi, qu’elle me dit ce qui la tracasse. Une boule de fierté et de joie nait dans mon estomac. Nous nous sommes promis de tout nous dire dorénavant, de ne plus rien se cacher, parce que les couples se disent tout. J’attrape sa main en tirant une nouvelle bouffée.  « Regarde-moi bébé… T’as aucune raison d’être stressée. Même bourrée, tu chantes comme une déesse. Alors là, tu vas tout déchirer, comme toujours ! » Je me redresse, l’entrainant avec moi, puis lui tends le joint. J’attrape sa taille, l’attire à moi, faisant glisser une main possessive sur ses fesses :  « Ne penses pas à ce que tu ressens. Pense à ce que tu vas ressentir dans cinq minutes, lorsque tes doigts vont frotter les cordes, et que ma voix et ma guitare se joindront aux tiennes… Pense juste à ça. Et si ça va. Regarde moi. » je lui dis, tentant de la rassurer avant de faire glisser mes lèvres le long de sa mâchoires puis sur son cou. J’embrasse plus franchement la base de son cou avant de m’écarter d’elle. C’est nécessaire, sinon je pourrais lui faire l’amour sur place.

Pile au moment où je me mets en marche, la porte s’ouvre sur mon boss qui nous fait signe que c’est l’heure. Je jette un petit coup d’oeil à Poppy derrière moi, lui fait un clin d’oeil avant de me détourner pour entrer sur scène. Faire mon entrée en premier sur scène lui laisse quelques secondes pour souffler. A peine ai-je mis un pied à la lumière que des hurlements et des sifflets se font entendre, puis un tonnerre d’applaudissements. Nos potes sont bien évidemment tout devant. Les mains en coupe autour de leur bouche, ils hurlent à s’en époumoner. Je leur adresse un sourire en coin, les yeux brillants. Putain que cette sensation m’avait manqué. La salle est pleine à craquer. Le bar n’est pas très grand, mais là, la populace repousse presque les murs. C’est un truc de fou. Je crois que nous n’avons que rarement eu autant de monde à l’un de concert. Je me mords la lèvre inférieure en saluant tout le monde puis part m’installer devant mon micro, où ma guitare m’attend déjà. Je n’attends pas une minute de plus et passe la sangle autour de mon buste. Le poids de ma gratte sur mon épaule me procure une sensation de bien être indescriptible. J’ai envie de sauter en l’air comme un enfant et de rire aux éclats. Je n’ai pas ressentis cette sensation depuis des mois. C’est juste… fou. Tout en laissant le temps qu’il faut à Poppy, je m’approche du micro et, de ma voix la plus rauque et charmeuse, je dis :   « Putain les gars… merci à tous d’être là. J’sais pas si c’est notre bande de fous qui vous a grassement payé pour être ici… » des rires se font entendre dans la salle et je vois Evann secouer la tête en riant avant de me faire un beau doigts d’honneur. Visiblement il n’a pas digéré ma petite cachoterie. Je vais en entendre parler.  « Peu importe en tout cas, merci à tous d’être présents. Ca nous fait vraiment plaisir de voir vos gueules… Et on espère que ce petit concert vous plaira. » Des applaudissements retentirent avant que quelques « Stanislas, baise moi », « Stanislas, je t’aaaime » ne fusent dans l’assemblée. Je secoue la tête en riant avant de river mon regard vers Poppy, tout en commençant à faire quelques accords avec ma gratte, histoire de les faire patienter.  


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MessageSujet: Re: ft lux - I been alone so long I feel like Im on the run   Mar 14 Aoû - 18:14

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J'ignore d'où cela vient au juste. Cela fait si longtemps que Stan et moi n'avons pas joué, peut-être que je me sens nerveuse parce que je n'ai plus l'habitude, mais ce genre de chose c'est comme le vélo, ça ne devrait pas s'oublier. Alors quoi ? Je pense que c'est parce que je me sens différente. Véritablement, mon caractère n'a pas changé, non, mais ces dernières semaines j'ai évolué comme jamais, et parfois cette évolution me déstabilise. Parfois je me demande si j'ai vraiment laissé la mauvaise partie de Lux derrière moi, si je n'ai pas laissé quelque chose de fondamental en route. Est-ce que le fait que Stan ait réparé un peu de moi, que sa présence m'ait été plus bienfaitrice que jamais, n'a pas cassé quelque chose dans l'émotion que je dégage ? Est-ce que j'ai encore quelque chose à raconter ? Est-ce que je suis va encore toucher quelqu'un ? Est-ce que... Est-ce que... Avant que cela ne se concrétise avec Stan, j'avais tout ce foutoir en moi, ce bordel monstre qui vibre incessamment jusqu'à ce que ça explose finalement sur scène. Malgré certains problèmes qui stagnent, cet enfant auquel Stan pense tous les jours, sont addiction qui fait trembler ses doigts et s'élever son ton parfois, malgré mes crises de détresse, nos caractères qui s'entrechoquent, il m'apaise. Il réduit la peur, nous affrontons tout à deux. Je ne suis plus la gosse torturée qui a tant de rage à exprimer. Et moi, je ne chante pas, j'interprète, si je n'ai rien à exprimer qu'est-ce que je fais ? Suis-je devenue une coquille vide ? Est-ce que j'ai encore la capacité avec ma voix de transpercer les âmes, de les saisir, de les capter ? Est-ce que je vaux toujours cette voix sombre et chaude à côté de la mienne, ce son qui me captive et me chauffe à la fois. J'ai toujours trouvé que nos voix se captaient à merveille, qu'elles se connectaient avec aisance. Est-ce vraiment toujours le cas ?

J'ai rejoint Stan avec nos deux bières afin de nous rafraîchir avant le concert qui s'apprête à commencer. Il est en train d'allumer un joint. Cette vision ne me choque pas. C'est la seule drogue que j'accepte dans nos vies, parce qu'elle n'a pas les mêmes conséquences que ce qu'il prenait auparavant. Celle-là ne risque pas de le tuer d'un instant à l'autre, c'est un moindre mal comparé à ce qu'il m'a avoué avoir pris. Ca n'apaise pas le manque mais réduit la frustration. De plus, moi-même je consomme de la beuh, cela m'apaise quand je pars trop en live dans ma tête. Cela ne m'a jamais empêchée d'être moi, cela ne m'a jamais donné l'impression de perdre le contrôle. Alors qu'il allume le bèdot, et pour la première fois, je lui confesse mon angoisse sans qu'il n'ait à m'arracher les vers du nez. Je ne suis pas sûre que cela va l'aider dans l'immédiat, mais cela me soulage un peu de lui avouer que j'ai la nausée. C'est sorti avec une certaine facilité, cela me déconcerte un peu. Mais ce qui me déconcerte le plus, c'est le regard que Stan pose sur moi. Sa main qui attrape la mienne, j'ai envie de me lover dans ses bras et de respirer son odeur qui me manque déjà tant. C'est donc ça être en couple. Etre constamment en manque de l'autre. Maintenant que j'ai goûté au plaisir de m'enfouir dans ses bras, j'ai beaucoup plus de mal à jouer la femme indépendante. Mes yeux se baissent instinctivement, tandis que mon estomac se serre encore plus.   « Regarde-moi bébé… T’as aucune raison d’être stressée. Même bourrée, tu chantes comme une déesse. Alors là, tu vas tout déchirer, comme toujours ! » Il se redresse, je ne me suis jamais sentie aussi petite face à lui. Je lève les yeux vers lui, un regard dont je ne peux cacher l'inquiétude. Un léger sourire, à ses mots, qui frôle mes lèvres.   « Ne penses pas à ce que tu ressens. Pense à ce que tu vas ressentir dans cinq minutes, lorsque tes doigts vont frotter les cordes, et que ma voix et ma guitare se joindront aux tiennes… Pense juste à ça. Et si ça va. Regarde moi. » C'est bon de sentir son corps proche, accessible, et ses lèvres qui se glissent sur ma mâchoire, m'arrachant un soupire tandis que sa main serre fermement mon fessier. Je respire un effluve de son parfum viril avant qu'il ne s'écarte de moi. Je sais que nous devons nous imposer ce genre de limite, sinon nous serions déjà en train de nous envoyer en l'air.

Tandis qu'il s'écarte, je glisse le joint entre mes lèvres pour tirer une bouffée tandis que le boss de Stan débarque pour nous signaler que c'est le moment. Un dernier regard de Stan avant qu'il disparaisse dans un clin d'oeil dont il est l'expert. J'inspire profondément et glisse une main sur mon visage, angoissée. Après une dernière taff et avoir posé le joint dans le cendrier, tandis que j'entends au loin Stan s'exprimer. Un sourire se glisse sur mes lèvres, il est incorrigible. Ses mots me donnent la dernière impulsion pour apparaître à mon tour sur la scène. Je salue le public d'un signe de main et un sourire dont j'ai le secret. Je saisis ma guitare avant de venir souffler au micro : « J'espère qu'on vous a grassement payés en tout cas. »Un léger sourire en coin, une flamme dans le regard, et d'un coup plus rien n'existe, comme Stan l'avait prédit. Je lui lance un regard pour l'en assurer avant de reprendre, tandis que mes notes se joignent déjà aux siennes : « Merci à tous d'être venus... j'espère que vous êtes on fire ! » Lâchai-je avant que nos guitares se répondent les premières notes de notre première chanson.

Le fait de voir autant de monde devrait me faire encore plus peur, mais non, tout s'est instantanément effacé, seule une putain d'excitation traverse le public et nous aussi. Nos doigts courent sur les cordes, nos voix s'élèvent, se répondent, se connectent. Tout est parfaitement comme je l'avais rêvé. Je me sens soulagée de ces semaines de privation, tout ce temps où nuos avons laissé de côté notre véritable nature. Toutes mes angoissent disparaissent, parce que je me rappelle à quel point je suis entière quand je suis sur scène, je sais que j'ai encore des choses à exprimer, et quand je vois toutes ces personnes répondre à notre flamme, cela me transperce et m'aide encore plus. Une thérapie de groupe, c'est comme ça que je vois la musique. Parfois mon regard croise celui de Stan, cela me fait un électrochoc au coeur de voir ce sourire placardé sur ses lèvres divines, ses muscles saillants sculptés juste pour épouser tous mes fantasmes. La transpiration qui fait briller son front et cet air sexy qu'il me dédie : Je suis en flamme. Un brasier m'étreint. Les chansons passent, trop vite d'ailleurs, mais nous ne manquons pas de lâcher quelques conneries entre chaque, c'est notre façon de faire, on ne peut aller contre. Cela a l'air de faire rire les gens, j'ai plus l'impression de faire une gigantesque fête que de produire un concert, rien n'a jamais été aussi dingue, aussi parfait, en atteignant ce nouveau pallier dans notre vie, notre musique s'en retrouve affectée, notre connexion aussi, les gens le ressentent, et semblent l'apprécier. Je ne peux m'empêcher de sauter et de danser dans tous les sens quand nos morceaux les plus rythmés animent le bar entier. J'ai l'impression d'être une chanteuse de nu-metal, et cette idée me fait sourire. Je n'ai jamais été de ces chanteuses qui parviennent à rester immobiles. Je vis beaucoup trop notre musique, je la ressens beaucoup trop fort. Mes cheveux s'en retrouvent en bataille et mon corps en sueur. Le son électrique vibre et connecte les coeurs. Sur un ou deux morceaux, je délaisse ma guitare pour que seule celle, puissante, de Stan retentisse en accord avec nos voix qui s'enchevêtrent. Même nos nouvelles chansons semblent animer le public, je m'en retrouve d'autant plus enhardie.

Finalement viens notre chanson la plus calme. Stan fait résonner dans le bar le son d'une guitare acoustique, et ma voix s'élève une fois de plus, tandis qu'un silence presque oppressant se fait. Nos couplets se répondent, et la voix rauque de Stan répond en contraste avec la mienne fluette bien que parfois écorchée, juste ce qu'il faut. J'ai énormément travaillé sur ce morceau, Stan en est témoin, et j'avais vraiment peur de la foirer. Quand nos regards se croisent, je me sens apaisée et confiante, le public me donne l'énergie dont j'avais juste besoin, tout comme ses yeux, ses yeux rivés sur moi, se doigts experts qui manient son instrument avec l'aisance d'un virtuose. Quand le morceau se termine, je me sens à la fois émotionnellement fatiguée, et forte d'une énergie nouvelle. Je reprends ma guitare pour nos deux derniers morceaux qui vont réanimer la flamme. La salle ne tarde pas à regagner une énergie électrique, les gens sentent la fin et donc se défoulent dans leur dernière énergie. Le sol tremble, les gens deviennent dingue, hurlent, j'entends nos prénoms, surtout celui de Stan qui à tendance à animer les midinettes en chaleur. Cela ne me fait rien, cela me fait même plutôt sourire. Notre énergie s'en trouve également ressentie, on se donne à fond, se défonce comme jamais, nous retrouvons face à face avec nos instrument, et pendant son solo auxquel je réponds par quelques notes, je ne peux empêcher un rire de bonheur s'échapper de ma gorge. Je ferme les yeux et me laisse juste porter. Quand mes paupières se rouvrent, nous avons du mal à jouer nos dernières notes. Malheureusement l'instant est là. Celui de clôturer, celui de dire au revoir.

 
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MessageSujet: Re: ft lux - I been alone so long I feel like Im on the run   Ven 17 Aoû - 13:34

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Une putain de thérapie, voilà ce qu’a toujours été la musique pour moi. J’suis tombé dedans quand j’étais encore qu’un gamin qui ne connaissait rien de la vie si ce n’est la peur et la douleur. C’était venu instinctivement. Je m’étais retrouvé face à ce vieux bidon en plastique. J’avais commencé à taper dessus avec un bout de bois. Qui n’a jamais fait ça ? Ca aurait pu être un coup comme ça, comme un enfant aurait joué avec un caillou. Mais ça avait déclenché un truc en moi. Comme si ça m’avait fait battre le coeur pour la première fois. Je me souviens encore des sensations que ça m’avait procuré. Un fourmillement m’avait parcouru le corps, comme des milliers de petits insectes qui s’étaient répandus sur mon corps, grouillants sur la totalité de ma peau. Puis tout avait cessé d’un coup, me laissant seul et perdu. Jusqu’à ce que je recommence à taper en rythme sur ce bidon. J’avais compris. La musique était pour moi un catalyseur. J’avais non seulement besoin de l’entendre mais surtout de la créer. J’avais besoin qu’elle vienne de moi. Depuis ce jour je n’ai plus lâché un instrument. J’ai appris à jouer d’abord de la batterie. C’était le plus simple. Quelques bidons, quelques bocaux, deux bouts de bâtons… puis était venue la guitare. Je me souviens de ma première gratte. Je l’avais trouvé dans une poubelle. J’avais débarqué dans le magasin de musique le plus près de chez moi, et en échange de quelques services dans sa boutique, le vieux musicien reconvertit en vendeur d’instruments avait bien voulu me réparer les cordes. L’un des plus beaux jours de ma vie. Cet homme a participé à mon sauvetage, aujourd’hui je peux le dire. Car si je n’avais pas eu ma guitare, je pense que je serais dans un asile de fou aujourd’hui. Je suis peut-être brisé aujourd’hui, mais si la musique n’avait pas fait partie de ma vie, soit je ne serais plus de ce monde, soit je serais interné car complètement taré. Des fois, je me rendais compte à quel point j’étais flingué, que parfois je perdais les pédales et que malgré tout je n’étais pas loin d’être complètement timbré, mais je me maintenais à la surface. Et c’était aussi et surtout grâce à Lux.

Et tandis que sa voix se pose doucement sur les notes de ma gratte, je me perds dans la contemplation de son visage qui prend des airs angéliques. On dirait qu’elle n’est plus vraiment là, qu’elle est loin. C’est le cas. Elle est transportée dans un autre monde, un autre univers dont elle seule a la garde. L’univers de Lux est bourré de noirceur, de démons et autres cauchemars, mais si on repousse un peu tout cette noirceur se cachent quelques lieux paisibles et remplis d’amour. Ils sont rares. Et je sais que ce sont les endroits plus sombres de son univers qui la font vibrer. Tout comme moi. Lux et moi sommes identiques. Beaucoup trop parfois. Mais c’est surement ça qui fait que nous nous comprenons d’un seul regard. Nos passés sont bien plus chargés qu’on ne le voudrait mais au final c’est aussi grâce à ça qu’on met le feu lorsqu’on est sur scène. Parce que notre musique, nos voix, nos paroles… tout porte l’empreinte indélébile de nos vies passées, de ce que nous sommes au fond.

Je reporte mon regard sur la foule en délire qui chante l’intégralité de nos chansons. C’est juste dément. Ce qu’elle procure en moi est indescriptible. J’ai l’impression de respirer à nouveau depuis deux mois. Comme si j’avais été en apnée tout ce temps. Comme s’il me manquait quelque chose d’essentiel. Les cordes dures de ma gratte éraflent mes doigts pourtant habitués et la sensation de brulure que je ressens m’arrache un sourire tandis que j’accompagne Lux pour le refrain. Notre groupe, c’est principalement sa voix. Même si j’ai une ou deux chansons que je chante seul, c’est avant-tout la voix de Poppy qui nous fout les frissons. La première fois que je l’ai entendu… j’ai cru mourir sur place. J’ai eu une trique de l’autre monde lorsque les premières notes ont empli l’espace. C’était merveilleux et douloureux à la fois. Puis quand nos voix se sont mêlées l’une à l’autre. J’ai compris. Une telle symbiose n’était possible que s’il s’agissait de mon âme soeur. Il ne pouvait en être autrement. Poppy était la femme de ma vie. Je l’ai su dès le départ.

Nous enchainons les morceaux et l’un comme l’autre nous sommes incapables de rester assis plus de trente secondes sur nos tabourets hauts. Impossible. Nous débordons d’énergie. Nous sautons ensemble, on se tourne autour, parfois la main de Poppy caresse mon bras lorsqu’elle ne tient pas elle-même une guitare entre ses mains. Je passe de mon acoustique au piano avant de revenir à mon électrique tout en m’étant en route les instru’ pré-enregistrés chez nous en amont - je n’ai pas encore la possibilité de jouer de la gratte, de la batterie et du piano en même temps malheureusement, pour mon plus grand désarroi. Puis vient cette chanson que nous avons composé tous les deux, cette chanson qui tient tant à coeur à Poppy. Je ne peux la quitter une seule seconde des yeux tandis qu’elle se concentre pour la chanter et sa voix s’élève dans la salle. Tout le monde écoute. Je jette un rapide coup d’oeil à la foule, personne ne parle, ils sont tous comme hypnotisé par Lux et son aura puissante qu’elle dégage. Ils sont pris dans une toile d’araignée, comme moi je le suis depuis notre rencontre. Poppy me maintient en vie et je suis sous son emprise. Et ça me plait. Qu’elle fasse de moi ce qu’elle veut tant qu’elle me chuchote des mots aux creux de l’oreille, de sa voix fluette, posée et parfois éraillée qui m’arrache des frissons. La chanson prend fin sur une longue note tenue par Poppy. Et mon coeur déraille une nouvelle fois. Elle n’est jamais plus belle que lorsqu’elle est sur scène. Non, elle est encore plus belle lorsque est gagnée par le plaisir que je lui procure. Mais jusqu’à il y a encore quelques semaines, je me serais damné devant elle lorsqu’elle était sur scène. Transportée par sa musique, par la sensation qu’elle procure en elle, puis par la foule qui lui rend tout l’amour qu’elle transmet… Poppy rayonne comme un foutu soleil. Et je suis une foutue planète, comme tous les gens que se trouvent dans la pièce.

L’heure de cesser approche à grands pas, et on sent que l’énergie de la pièce se modifie. Tout le monde est conscient que c’est la fin du concert. C’est un truc de fou. J’ai l’impression que toute la pièce vibre et toute cette puissance vient se nicher au creux de mon ventre. Je donne tout. Jusqu’à m’en faire saigner les doigts, jusqu’à m’en faire exploser les cordes vocales. Ma voix n’a jamais été aussi rauque et je sens qu’elle fait sensation. Nous remercions le public qui a été chaud comme la braise. Et nous quittons la scène. Pas de rappel. Nous avons déjà débordé et je sais que le boss aime respecter les horaires. J’attrape Poppy par la main et la tire en coulisse. A peine à l’abris des regards indiscrets, je plaque son corps au mien. Nous sommes tous les deux trempés de sueur mais j’en ai rien à foutre. Je l’ai goutée des dizaines de fois sa sueur. Mes lèvres trouvent les siennes et ma langue entraine la sienne pour une valse des plus langoureuse. Je m’écarte d’elle, nous laissant à bout de souffle. J’attrape son visage en coupe entre mes mains et plonge mon regard brûlant dans le sien :  « Bébé, t’as été fabuleuse… si nos potes n’étaient pas là et qu’on avait pas prévu de faire la fête, je te prendrais contre ce mur avant de te ramener à l’appart’ pour te b… » un raclement de gorge me fait tourner la tête en direction d’Evann qui nous regarde avec un sourire narquois. Il a envie de me foutre un pain tout en me disant  « J’aurais pu parier que ça allait arriver ! ». Il s’approche de nous tandis que je m’écarte un peu de Poppy pour la laisser respirer. Il nous tend une serviette chacun pour qu’on s’éponge un peu et nous tend une bouteille d’eau.  « Vous n’avez jamais été aussi chauds sur scène putain. Ca vous fait du bien de faire des petites pauses dans vos concerts… mais je crois comprendre ce qui vous met le feu au cul. » nous dit-il avec un petit sourire en coin.  « En tout cas les gars, j’suis vraiment content. Vraiment. » nous dit-il avant de me claquer l’épaule. Il a perdu son petit sourire taquin et nous regarde cette fois avec sérieux, une lueur que je ne lui connais pas dans le regard, comme s’il savait des choses. Ce n’est pas mon meilleur pote pour rien. Tandis qu’il s’éloigne de nous avec un regard entendu du style  « Déconnez pas, on vous attend. » je me tourne vers Poppy pour l’embrasser une nouvelle fois. Cette fois, ce baiser se fait plus chaste. Nous ne pouvons pas non plus faire attendre nos potes - que nous n’avons pas vus depuis un très long moment.  « Allez bébé, je vais les retrouver, dépêche-toi. » lui dis-je avec un clin d’oeil tout en m’éloignant d’elle, m’épongeant le corps avant de jeter la serviette sur une caisse dans un coin. J’attrape un tee-shirt propre et sec en passant devant mon casier et me change rapidement. Au moment où je passe la porte menant dans la salle, je croise un homme qui semble s’être trompé d’endroit. Son costard noir est niquel, tout comme sa barbe grisonnante. Mon regard parcourt rapidement son corps. Tout est niquel chez cet homme. Il m’adresse un rapide signe de tête avant de me dépasser. Ce n’est pas moi qu’il vient voir, mais Poppy. Il n’y a que nous deux ici et cet homme ne cherche clairement pas son chemin. Que veut-il ? Je m’apprête à faire demi-tour mais quelque chose me retient. Ce n’est pas parce que Poppy est avec moi, vraiment avec moi, que je dois régenter sa vie. Cependant si dans dix minutes elle ne montre pas son joli petit cul par là… Je ne m’attarde pas plus longtemps et continu vers la salle.

J’ai à peine le temps de faire un pas dans la salle que des dizaines de personnes se jetent sur moi. Des photos, des orthographes, des mots gentils et d’encouragements. Ca me fait chaud au coeur, vraiment, et je me prête au jeu. Pourtant, je ne suis rien. Je ne suis ni connu ni rien… mais peut-être décèlent-ils quelque chose en moi de prometteur ? Je n’ai pas le temps d’y penser plus longtemps que Freja attrape mon bras en disant à la foule autour de moi de lâcher un peu son pote. Une fois arrivée à notre table, elle me lâche le bras pour chopper mon cou avec force, m’obligeant à me pencher vers elle :  « Stanislas ! je… j’ai pas les mots putain de merde. Pour tout ça… » me crie-t-elle dans l’oreille - le boss a remis la musique plein pot - après m’avoir embrassé la joue, me laissant surement une belle trace de rouge à lèvres sur la peau. Je serre sa taille un peu plus fort avant de lui déposer un léger baiser dans le cou. Freja est certainement ce qu’on pourrait appeler une meilleure amie. Et alors qu’elle relâche mon cou, je ne peux m’empêcher de jeter un coup d’oeil derrière moi, en direction des coulisses, où j’ai laissée seule ma Poppy avec un mec qui, à présent, me donne envie d’aller lui pèter les jambes. Je ne sais pas pourquoi, un sentiment qui est venu se nicher dans mes entrailles. Mais je me retiens de faire quoi que ce soit. Pour Lux.  


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MessageSujet: Re: ft lux - I been alone so long I feel like Im on the run   Mer 29 Aoû - 18:46

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Mon souffle court, les perles de transpirations qui coulent encore le long de mon dos. Je rouvre les yeux pour constater l'énergie dingue que provoque la salle. Les gens rient, hurlent, se bousculent, et tout prend un putain de sens dans mon esprit. Si je pouvais diluer cette sensation et la prendre en intraveineuse quand je suis dans mes moments sombres, ce serait l'extase. Mais j'imagine que ce genre de moment est fort justement parce que pas si facile à atteindre. Je ne repense pas à toutes ces heures de travail quand je suis sur scène, je suis juste en communion avec les gens. Ils s'enrichissent de notre musique, de nous. Et ce sentiment est tellement grisant. Je voudrais mourir sur scène, car rien n'est plus fort que ça. Je suis exactement à la place que je dois avoir. Je suis dans la fonction première de mon âme. Et cela me touche tellement de voir ces gens partager avec moi. Je pourrais instantanément tomber en dépression par la suite, si je n'avais pas une pure soirée de folie qui m'attend. Je suis à la fois comblée de bonheur et terriblement triste de les quitter tous déjà. J'aurais voulu que notre presta soit éternelle, que notre musique résonne dans l'univers jusqu'à réveiller les anges, jusqu'à apaiser les démons. Je bosserai sans relâche jusqu'à atteindre cet objectif, ou mourir en tentant de le faire. La musique est ma vie, si je ne me laisse pas porter par elle, plus rien ne me tiendra debout.

Mon rire éclate et mon regard croise celui animé d'une flamme vivace de Stan. Je voudrais vivre quelques chansons de plus mais la réalité nous revient bien vite. Je sais que l'on a déjà débordé sur le timing et que son boss est à cheval là-dessus. Même s'il ne devrait pas avoir à chicaner vu la populasse qu'on a amenée dans son putain de bar. Il va clairement gagner sa journée. Pour ma part, je flotte encore, je remercie d'une voix enrouée par le chant et l'émotion, j'envoie de baiser volants. Et je sens Stan. Si j'en suis à ce stade aujourd'hui, c'est grâce à lui, sinon je serais toujours en train de gratter ma vieille acoustique dans les couloirs du métro. Depuis que je me suis connecté à lui, je suis prête à tout. Il m'a fait me dépasser, et même les rares fois où j'ai failli baisser les bras, c'est lui qui m'a relevée. Je ne suis pas du genre à abandonner facilement, mais Stan contribue énormément à cette force que j'ai trouvée en moi. Croiser son regard me gonfle d'une énergie nouvelle. Aujourd'hui nous avons pu laisser éclater cette putain de symbiose qui nous caractérise. Maintenant que nous nous sommes admis nos sentiments, plus rien ne coince entre nous. Si notre lien était déjà incroyable, cette fois à surpassé toutes les autres. Le fait qu'il soit là m'aide à rejoindre les backstage. Sans lui je ne suis pas sûre que j'aurais su ré-affronter la réalité. Il est l'instigateur de toute mon énergie, de toute ma force, et dans l'immédiat, je le veux. Je le veux à crever. Sa voix rauque et puissante, le son de sa guitare, son corps qui s'adonne à 1000% tout cela le rend encore plus désirable. Et je suis en feu.  

Stan chope ma main tandis que je reprends ma respiration. Il me tire vers les coulisses et à peine arrivé, je me retrouve déjà prisonnière contre un mur de son corps puissant et solide qui m'emprisonne. Je soupire, cette fois d'excitation. Ce concert m'a complètement grisée, je ne pense plus à rien, je serai capable de me foutre à poil juste maintenant tant la sensation solide de son torse contre moi me rend dingue. Mes mains se glissent sur lui. Je suis sans voix, il est bien rare que quelque chose parvienne à me faire taire moi qui ai toujours un commentaire à faire, mais là je ne suis plus qu'une boule de sensation. Je suis  un putain de proton vibrant qui s'affole. L'aiguille d'une foutue boussole et Stan est mon nord. Nos lèvres se connectent, tandis que mes ongles viennent s'enfoncer dans son dos. Je mords sa lèvre inférieure, glissant une de mes jambes autour de la sienne. Mon souffle est court quand nos lèvres se séparent, ses mains se glissent sur mon visage, je voudrais les sentir partout sur moi.   « Bébé, t’as été fabuleuse… si nos potes n’étaient pas là et qu’on avait pas prévu de faire la fête, je te prendrais contre ce mur avant de te ramener à l’appart’ pour te b… » Un sourire chaud s'étendait déjà sur mes lèvres ainsi qu'une flamme animai gentiment mon regard tandis qu'un raclement de gorge nous coupa dans notre désir. Je tournais la tête vers Evann, surprise, reposant mon pied sur le sol et ramène mes cheveux en arrière, tentant de reprendre une maîtrise. Je ne suis pas vraiment gênée, tout le monde sait que je suis chaude comme la braise, ils doivent se douter que Stan et moi on est loin de faire des concours de monopoly.

Quand il nous tend des serviette, je réceptionne la mienne : « Oh, merci ! » je m'éponge tandis qu'il nous glorifie de son commentaire :  « Vous n’avez jamais été aussi chauds sur scène putain. Ca vous fait du bien de faire des petites pauses dans vos concerts… mais je crois comprendre ce qui vous met le feu au cul. » Je ris légèrement en m'essuyant.  « En tout cas les gars, j’suis vraiment content. Vraiment. » Je ne vois pas son visage changer, je me contente de sourire à sa réaction, épongeant mes cheveux. Il sort finalement de la pièce, nous laissant dans nos tension apaisées ou en tout cas remises à plus tard. Je lance un sourire en coin à Stan et me dresse sur la pointe des pieds pour l'embrasser.   « Allez bébé, je vais les retrouver, dépêche-toi. » me dit-il, je le regarde s'éloigner à regret : « ok, babe, je me refais une gueule et j'arrive ! » Comme à chaque fois que Stan n'est plus dans la même pièce que moi, je ressens un drôle de vide dans le ventre. Comme si sans lui j'étais en proie aux ombres.

Je me reprends, me dirige vers l'évier pour me rincer un peu la gueule. Je me sèche le visage que je regarde finalement dans la glace, refais mon maquillage et redonne un semblant de forme à mes cheveux qui étaient en bataille. Heureusement j'ai prévu un haut de rechange pour la soirée, je sais que je ne peux pas m'empêcher de bouger comme une dératée sur scène et donc de transpirer comme un porc. Ca me fait du bien de retrouver des vêtements propres. Je sens encore en moi toute l'électricité du concert. Cette sensation dingue me manque déjà.

Une fois visuellement regardable, je passe la porte du vestiaire et me retrouve face à face avec un homme en costard. Je sursaute de le voir là, ne m'attendant pas à voir quelqu'un dans le coin. « Oups, je pense que vous vous êtes trompé d'endroit, ici c'est le vestiaire des employés ... » commençai-je. « Ho, non. C'est vous que je venais voir. Vous êtes la chanteuse de Psycho, c'est ça ? » La question a un ton qui ne demande pas de réponse, il a bien vu le concert. Je ferme la porte derrière moi et ramène mes cheveux en arrière. « Heu oui ? » lâchai-je. Il me tend alors une carte de visite noire avec des écritures en argenté, j'ai le temps d'observer le logo d'un label. « Je suis David Owens. Je suis dénicheur de nouveaux talents pour Damson Record. Votre concert était excellent ! » me félicite-t-il d'un ton enjoué. Mes sourcils se haussent tandis que mon coeur s'emballe. Un sourire nait sur mon visage. « Ho, vous permettez, je vais chercher le guitariste, Stanislas... » Je m'apprête à faire un pas mais le dit David m'arrête dans ma course : « A dire vrai, mademoiselle Hamilton, c'est vous qui avez attiré mon attention. » Je tourne la tête vers lui. « Vous avez une voix comme on en trouve peu, vous savez... Je pense que nous pourrions tout à fait envisager de collaborer. » Mon excitation première s'étouffe telle une flamme sous une cloche. « Hé bien, je suis désolée Mr Owens, mais je fais partie d'un groupe, et il n'est pas question pour moi de me produire indépendamment de ce groupe. » dis-je d'un ton ferme, déposant un regard de glace dans le sien. Un sourire en coin se glisse sur ses lèvres : « Je pense que vous faites erreur... Vous avez des compétences qui pourraient vous mener au sommet. Vous ne devriez pas vous fermer ainsi à une belle promesse d'avenir. » L'homme commence à me devenir imbuvable. Je lui tends sa carte vivement : « Vous vous êtes trompé d'adresse. Stan et moi iront au sommet ensemble ou n'iront pas. » Un léger rire me donne une impression de condescendance. Il ne récupère pas sa carte : « Je vous laisse y réfléchir Miss Hamilton, gardez ma carte... Après tout, on ne sait jamais... » Je le regarde s'éloigner sans me sentir capable de le suivre. Aussitôt qu'il ait disparu, j'éprouve le regret de ne pas lui avoir déchiré sa carte et envoyée dans la gueule. Je fronce les sourcils, je n'en reviens pas de cette assurance. Bien sûr, il m'a déstabilisée, c'est le genre de mec qui connait son métier, il a du en avoir plein comme ça, et puis ce n'est pas une boite de merde, je connais ce label. Mais bien sûr que non, il ne m'a pas convaincue ! Jamais je ne trahirai aussi bassement Stan ! Et il en ferait de même pour moi !

Je regarde autour de moi, pas de poubelle, et je n'ai pas de poche. Je glisse alors la carte dans mon soutien, me disant que je la jetterai plus tard, une fois qu'on en aurait discuté et ri tous les deux avec Stan, une fois ivres et la colère première passée. Je déteste c genre de personnage, gonflé d'ego et d'assurance, persuadé qu'avec un regard ferme et sûr de lui, il arrivera à convaincre. Sauf qu'il est tombé sur une tête plus dure qu'il ne le croit. Je retourne vers la salle à mon tour, gonflée de ce sentiment contradictoire. Ca aurait été déjà énorme de se faire repérer Stan et moi, ça me saoule qu'il n'ait pas parlé de son talent à lui ! Nous formons un tout, bordel, il n'a pas vu le concert que nous avons donné ? Nous ne pouvons vivre indépendamment ! Des gens m'accostent, crient fort pou couvrir la musique qui bat de nouveau son plein dans le bar. On me félicite, je signe un ou deux autographe, remercie les gens, cela apaise ma colère, je me sens de nouveau heureuse, prête à oublier ce ridicule incident. Je fais un ou deux selfies avec les gens avant de m'éclipser, leur disant que je suis attendue. Cela me fait bizarre ce déferlement d'amour. Je rejoins la bande et Neal me saute dessus. « Mon chat ! Putain ! T'as tout défoncé ! T'étais en feu !!! » Je ris et le serre dans mes bras. Je croise le regard de Stan et lui fait un sourire, me retenant de venir près de lui, je ne veux pas faire partie de ce genre de couple, nous avons tout le temps du monde de profiter l'un de l'autre à l'appart, nous nous devons de nous donner à nos amis actuellement. Même s'il doit le voir : je crève d'envie de venir le toucher. Je lance en gueulant à la bande, sur le ton de la plaisanterie : « Eh quoi ? Elle est où ma bière ? » aussitôt Freya me tend la sienne : « Tiens, bébé ! Santé ! A vous, bande d'enfoirés de cachotiers ! » J'éclate de rire et tend mon verre tandis que tout le monde trinque dans des cris indistincts, je bois une grande lampée de ma bière, assoiffée suite au concert. L'ambiance est à son comble, les conversations reprennent malgré le bruit de la musique qui couvre nos discussions.

 
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