fermeture du forum.

Partagez
 
 flame you came for me (maeigh)
Aller en bas 
Ryn Malone

Ryn Malone


⋅ paper notes : 266
⋅ since : 06/07/2018

click down

- getaway car.
address: ✬
contact book:
availability: closed (leo, nick, nora)

flame you came for me (maeigh) Empty
MessageSujet: flame you came for me (maeigh)   flame you came for me (maeigh) EmptyLun 16 Juil 2018 - 22:30

We're a perfect match, perfect somehow
We were meant for one another, come a little closer
Flame you came for me

@sia

Le calme règne ce dimanche-là chez les Lockhart. Le silence n'est pas tant un problème cependant. À vrai dire, il peut être chaleureux et agréable, quand on l'accueille délicatement. Il est si mal vu, le pauvre. Mais parfois, des silences valent bien mieux que des mots ou quelques actions dans le vent. Aujourd'hui pourtant, Raleigh le sait, il a quelque chose de différent, un goût presque amer. Ils se sont levés, en différé. Le lit était vide ce matin, le déjeuner, froid. Raleigh et Mae, ils fonctionnent avec quelques règles, la compréhension de l'espace personnel de l'autre pour commencer. Mais parfois, c'est plus compliqué que cela à déterminer. Quand l'autre à besoin d'espace ou quand on lui en accorde trop. Juste milieu entre l'indifférence et l'étouffement. Un juste milieu qu'il a du mal à cerné présentement. Elle semble si distance depuis quelques jours. Quelque chose la tracasse mais quand il essaie d'en savoir plus, elle nie la possibilité même d'un tel concept. C'est surement son travail qui la préoccupe a-t-il pensé au début. Mais il n'est plus certain désormais. Elle n'a même pas terminé le film qu'ils ont choisi hier soir. Mae est simplement montée se coucher plus tôt, en lui promettant ne pas avoir besoin qu'il écourte sa soirée pour la rejoindre. Il a donc terminé le long métrage en cours de visionnage, pendant que son empreinte corporelle à ses côtés refroidissait. Ils sont honnêtes l'un avec l'autre. Quand ils suggèrent quelque chose à l'autre, ils ne le remettent rarement en question. Raleigh et Mae, ils ne jouent pas aux petits jeux nommé fais le contraire de ce que je dis. Si elle voulait qu'il l'accompagne, elle lui aurait demandé. Alors pourquoi il en a douté un instant ? Elle n'était pas malade, il s'est renseigné. Soit disant pas tourmentée non plus. C'est là, qu'elle lui a très certainement menti. En tout cas, il le suspecte grandement. Mais c'est toujours délicat, de remettre la parole de l'autre en cause. Surtout quand il est possible qu'on se trompe. Que notre imagination et quelques peurs nourrissent des idées corrompues et à terme des sentiments parasites. Quand bien même Raleigh parle peu, il est déterminé à cet instant, en descendant les escaliers de son bureau au salon, où sa chère femme se trouve. Il est temps de confronter cette dernière aux abords d'une petite conversation, afin de déterrer le fin mot de cette histoire. « Madame Lockhart, j'aimerais, si vous me le permettez, m'entretenir avec vous ! » annonce-t-il en s'installant au bout de ses pieds sur le canapé gris. Avant de prononcer, dans le pire accent italien qu'il soit « Che cosa... accade ? » Il grimace aux sons que cordes vocales infligent à sa bien aimée tout comme à ses oreilles. Ce n'est pas comme s'il s'était aidé, dix minutes plus tôt, d'un traducteur en ligne et répété ces quelques mots possiblement incorrectes devant la porte du bureau. « En passant, oui, on peut dire que tu peines à ton devoir conjugal numéro 36 qui consiste à m'apprendre les secrets de ta langue maternelle. Ou alors, c'est moi le mauvais élève ? » Il lui sourit. Avec l'espoir que s'il arrive à détendre un temps soit peu l'atmosphère, elle s'ouvrira plus facilement à lui. « On pourrait continuer sur cette figure charnel du professeur et son élève mais, j'aimerais tout autant savoir ce qu'il se passe vraiment.. » Raleigh est maladroit. Saute d'une phrase à l'autre, comme une puce nerveuse. Il n'aime pas vraiment l'interrompre dans sa lecture de la sorte. Mais il préfère couper la tête de l'ombre qui plane au dessus de leurs tête au plus vite.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur


Invité
Invité

click down

flame you came for me (maeigh) Empty
MessageSujet: Re: flame you came for me (maeigh)   flame you came for me (maeigh) EmptyVen 20 Juil 2018 - 22:55

Two hands longing for each others warmth
Cold smoke seeping out of colder throats
Darkness falling, leaves nowhere to go

@daughter

Le silence l'enveloppe dans le salon et elle ne demande rien de plus qu'un peu de calme pour se plonger entre les lignes d'un épais dossier. Ramener du travail à la maison, il n'en était pas question, avant. Mais de l'eau a coulé sous les ponts et les activités à deux n'ont plus la saveur d'hier. Une époque qui lui semble lointaine. Un fossé qui se creuse entre un avant et un après, avec mille et une erreurs au milieu qu'elle garde secrètes. La passion s'étiole et les cœurs se délitent – par sa faute. Alors, elle se réfugie dans la solitude, comme si elle ne méritait plus sa présence, ni même ses regards. Il ne comprend sans doute pas, Raleigh. Mais il se cache dans son bureau et lui sert des sourires compréhensifs, ne pose pas de question, par peur de remettre en question leur monde. Il n'a pas idée. Même pas l'ombre d'un doute sur le coin de ses yeux. L'ambiance est pesante, comme une journée aux températures étouffantes, avant que l'orage n'éclate. Mae, elle l'attend l'orage. De pied ferme, terrorisée. Elle tremble à l'idée d'entendre le tonnerre ou de voir le ciel noircir à l'horizon. Ça finira par arriver, c'est inévitable. Elle aimerait juste que l'été dure éternellement. Elle lève les yeux de son dossier pour les poser sur lui, prise de court, comme surprise dans ses pensées interdites. Il s'installe et elle aborde un doux sourire. C'est bien tout ce qui lui reste. Paraître. Jusqu'à ce que le masque ne finisse par se fissurer, lui aussi. « Je peux bien faire ça, j'imagine. » Elle referme le dossier et le laisse tomber sur ses cuisses, croise les jambes sur le sofa. Quelques éclats de rire tombent de ses lèvres quand il s'essaye à l'italien. La légèreté l'étreint. Trop brièvement. Le contrecoup lui retombe sur l'âme comme une guillotine, alors qu'il lui parle de devoirs conjugaux. Son sourire se crispe à peine et son regard retombe sur le dossier fermé. Puis, elle retrouve un air de malice. Factice. Étouffant. « Je rappelle tout de même que Monsieur n'a jamais eu la patience d'apprendre l'italien. Donc oui, tu es un mauvais élève, mon amour. » Elle ramène ses jambes sous elle et jette le dossier sur la table basse. Étire son corps un peu trop tassé jusque là, déploie ses bras et fait rouler sa tête. Raleigh, il se fait trop curieux. Inquisiteur avec ses questions maladroites. Il a compris ou en tout cas, il commence à comprendre. À lire au-delà des sourires bienveillants et des mensonges blancs. « Ce qui se passe ? » Elle arque un sourcil et feint l'innocence. Penche son corps vers lui pour glisser une main sur sa joue et cueillir ses doutes au creux de ses phalanges. Elle plante un baiser sur ses lèvres et se redresse. Évolue dans le salon en cherchant de l'espace et son air. « Je suis juste prise par le travail dernièrement. Je crois que j'accumule la fatigue et tu sais, je n'ai pas la tête à grand chose, quand je rentre.. » Les pas sont légers et pourtant son âme vacille. Elle se pince les lèvres et va récupérer un verre d'eau pour faire passer le vertige. « Quelque chose te tracasse ? » Qu'elle lâche en lui tournant le dos, laissant l'eau couler.
Revenir en haut Aller en bas
Ryn Malone

Ryn Malone


⋅ paper notes : 266
⋅ since : 06/07/2018

click down

- getaway car.
address: ✬
contact book:
availability: closed (leo, nick, nora)

flame you came for me (maeigh) Empty
MessageSujet: Re: flame you came for me (maeigh)   flame you came for me (maeigh) EmptyMar 24 Juil 2018 - 13:55

How do you feel?
What's your condition?
You are alive but are you living?
Give me your voice and I'll give it a listen

@the maine

Raleigh pourra dire ce qu'il veut sur son passé professionnel et universitaire. Mais le droit et ses nombreuses années en tant qu'avocat, lui ont beaucoup appris. Sur la nature humaine tout d'abord, les vices qui se propagent à la vitesse des spams dans vos boites mails. Ces expériences lui ont aussi permis d'apprendre à lire les gens, à dépasser la simple façade qu'ils veulent exposer. Dans leurs comportements, leurs gestes, les tics de nervosité ou bien les sourires fiers d'une trop grande confiance. Même les personnes les plus confiantes peuvent s'avérer incohérentes. Alors même s'il n'est certes pas un expert en relation humaine, il garde encore aujourd'hui cette compétence à son actif. Une aptitude limitée par une marge d'erreur. Il ne s'agit pas là d'un détecteur de mensonge pour autant. Une chose est sûre, après avoir ri de son italien et lever les épaules à son impatience, le jeune homme n'est pas rassuré. Mae n'a pas l'air totalement sincère. En réalité, elle ne fait que fuir la conversation. Comme Raleigh pourrait le faire avec d'autres. Il est pensif. Avale sa version des faits. C'est donc à cela qu'il ressemble, quand il feinte l'inintérêt. Mais la fatigue du travail, ça, il le sait, il le voit. Seulement, ce n'est pas de ça qu'il parle. Il sait qu'il y a plus. Il en est persuadé, sans trop savoir pourquoi. Sans même savoir quoi. Ce genre de pressentiment qui grandit en nous si lentement au début, qu'on n'y prête pas attention. Jusqu'au jour où, il se transforme en grandes questions, vous laisse benêt avec vos amis points d'interrogation. Pourtant, il déteste s'attarder ainsi Raleigh. Il a toujours besoin de savoir tout, tout de suite. Internet facilite bien les choses aujourd'hui, la connaissance au bout des doigts. Mais Mae, elle n'apparait dans aucune définition du dictionnaire, aucun mode d'emploi, aucun registre à part à l'état civil. Il est donc laissé seul, bras ballants, sans savoir quoi faire. Ignorant. Penser qu'une relation est simple c'est fait preuve d'une belle naïveté. C'est toujours là, invisible, jusqu'à supplier toute notre attention. Il aimerait ajouter, d'accord, très bien, et remonter dans son bureau. C'est ce qu'il aurait probablement fait. Avant d'imaginer la suite. S'il abandonne maintenant, ça ne disparaitra toujours pas demain. « Je ne parlais pas du travail Mae. Tu ne m'apprends rien et j'aimerais terriblement t'aider, crois-moi.. » Après tout, il veut la voir sourire, rire, danser, chanter. Il sait à quel point une routine professionnelle peut impacter sur le moral. Ce qu'il lui souhaite, c'est de s'épanouir, dans ce qu'elle fait, ce qu'elle entreprend. Dans sa vie, en tant que femme, en tant que personne. Ensuite, dans leur couple. Ce qui pensait jusqu'ici être le cas. Mais peut-être qu'il se trompe aussi. On dit que le mariage n'est pas aidé par les années. Comme tout homme amoureux, il ne pensait pas être concerné. Mais y échappe-t-on finalement ? Il s'agit peut être d'un rite de passage, pour les plus méritants. « Quelque chose te contraries et tu souhaites le dissimuler. » Pire, le rediriger sur moi.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur


Invité
Invité

click down

flame you came for me (maeigh) Empty
MessageSujet: Re: flame you came for me (maeigh)   flame you came for me (maeigh) EmptyMer 8 Aoû 2018 - 18:51

And all our lives we're told
The stream will take us home

@HAEVN

Les grains s'écoulent dans le sablier. Jour après jour. Mensonge après mensonge. Des sourires qui se perdent et des regards qui se confondent. Son cœur se gonfle et gonfle encore ; un jour, il explosera. Ses poumons ne trouveront plus leur oxygène et Raleigh s'en ira, décrochant le soleil de leur ciel pour l'emmener avec lui, sous son bras. Elle se laissera happer par une nuit sans fin, se noiera dans ses larmes et ses regrets, au fond d'une bouteille de liqueur. Une relation brillante. Un mariage réussi. Peut-être que ça n'a jamais été assez – jamais assez douloureux, jamais assez brûlant. Vas-y Mae. Valse encore avec le bidon de gasoline, le bûcher n'en sera que plus beau. Plus de marche arrière possible, le temps se décompose et de plus en plus, leur couple semble se conjuguer au passé. Raleigh n'y consent pas. Elle non plus. Mais elle, elle est au courant. Les remords dansent sous ses paupières, souvenirs interdits ; le souffle d'un autre homme dans son cou, des baisers égarés sur ses clavicules, des étreintes brûlantes dans une nuit trop froide. Raleigh perce ces images de ses sourires innocents et de ses tentatives incertaines, il veut sauver ce qui peut encore l'être, sans prendre pour autant l'ampleur réelle des dégâts. Mae, elle rêve de lui dire de fuir l'incendie sans jamais se retourner, mais Mae, elle préfère être égoïste, encore un tout petit peu. Le temps d'un baiser ou peut-être d'une vie. Que la raison se calque sur la morale et que sa poitrine se gonfle d'assez de courage pour détruire leur couple de ses aveux. En attendant, elle descend son verre d'eau à petites gorgées. Elle espère qu'il abandonne, qu'il remonte à son bureau, un peu naïvement. Mais il tient un peu trop à elle pour ça, apparemment. Elle lui tourne toujours le dos et ses lèvres tremblent. Elle finit par poser le verre et pivoter sur ses pieds, s'appuyant sur le plan de travail, les phalanges étreignant le bois dans son dos. Elle se pince les lèvres et se perd dans le silence, les yeux brillants. Puis elle se lance, se précipite vers le gouffre, sans oublier de prendre son élan. « Tu te souviens de notre mariage, Raleigh ? » La démarche féline et sa silhouette qui fond vers la sienne. Un pas après l'autre, elle marche sur le fil du rasoir pour rejoindre son mari. « Parfois, j'ai l'impression que c'était il y a une éternité. » Un rire aussi malheureux qu'ironique roule sur ses lippes. Son regard s'embue de larmes et elle hausse délicatement les épaules. « Pourtant quand je ferme les yeux, il me semble que c'était hier. » Qu'elle ajoute dans un soupir. Elle lui fait enfin face. Trop petite, presque ridicule à côté de lui. Elle lève une main et effleure sa joue. « Je me souviens de tout ce qu'on s'est dit, ce jour-là. » Les vœux et les promesses éternelles. Celles d'un amour immuable et plus fort que les courants et marées. Mais Mae, elle a eu son lot de tornades. Mae, elle a fini par ployer. Elle s'égare dans un nouveau silence, plus long que les précédents. Capture ses prunelles livides comme un dernier souvenir avant la fin du monde. « J'ai fait une erreur, Raleigh. »
Revenir en haut Aller en bas
Ryn Malone

Ryn Malone


⋅ paper notes : 266
⋅ since : 06/07/2018

click down

- getaway car.
address: ✬
contact book:
availability: closed (leo, nick, nora)

flame you came for me (maeigh) Empty
MessageSujet: Re: flame you came for me (maeigh)   flame you came for me (maeigh) EmptyMar 14 Aoû 2018 - 21:15

Alors, le sourire aux yeux, et les larmes aux lèvres
Tu lui donnes un bout de toi, tu abolis les privilèges de ton mec

@kyo tmtc

Mae c'est le genre de femme qui inspire les poètes, les compositeurs voire même les réalisateurs. Avec ce physique, cette personnalité, elle aurait pu percer au cinéma si elle l'avait voulu. Tout ce que Raleigh peut faire, de son côté, c'est gratter quelques notes sur sa guitare. Elle a un de ces regards, qui donne à la fois chaud et glace le sang. Il a toujours pensé qu'elle était trop bien pour lui. Une femme comme elle, avec un inadapté comme lui ? Cela n'a aucun sens. Pourtant, ils se complètent. Ils comblent certaines lacunes de l'autre. Surtout celles de monsieur, de son maigre point de vue. Puis la jeune femme le confronte à d'autres réalités, d'autres opportunités. Bouscule son quotidien. Bien qu'en ce moment même, elle le confronte plutôt à des questions et des observations, pour le moins déconcertantes. Qu'il ne partage pas complètement ou qu'il ne comprend pas. Pourquoi aborder un tel sujet, maintenant, dans de telles circonstances ? Comme si la source de son malheur résidait dans l'union. Oui, ils se sont mariés il y a un paquet d'années maintenant. C'est parfois si irréel. Mais quand il y pense, c'est joyeusement, tout le contraire du ton qu'elle utilise aujourd'hui. Un peu mélancolique. Quelque peu froid. Puis, la chute, enfin, a un gout salé. Une erreur ? Le jeune homme pense alors qu'elle va compléter cette dernière phrase d'accroche, mais prend conscience que non, face aux secondes de silence interminables qui s'écoulent. « De quoi tu parles ? » Pourquoi certains pensent qu'il est acceptable de faire durer le suspens à toute heure. Raleigh, il aime quand on va droit au but. Il n'a jamais demandé à la jeune femme de prendre des pincettes avec lui, ce n'est pas aujourd'hui qu'il aimerait qu'elle commence. « Tu es en train de me dire que tu as fait une erreur en te mariant avec moi ? » Et c'est seulement maintenant que tu en prends conscience ? « Combien de questions dois-je encore te poser pour une réponse sensée ? Où veux-tu en venir Mae ? Parle librement je t'en prie. » Son cœur est tout de suite plus vif, plus alerte. Il ne pensait pas qu'en descendant de sa tour il aurait droit à un tel retournement de situation. Il était loin de s'imaginer, quel être bien naïf, ou trop idéaliste. Dans quoi est-ce qu'il a mis les pieds encore ? Depuis quand leur mariage est devenu un terrain miné ? Raleigh, il n'a rien d'un soldat en soi. Alors bien sûr, il serait prêt à se battre pour elle, sans aucune hésitation, mais contre elle, il ne fait pas le poids. Ce n'est pas une question de physique, de force, d'armure. C'est une question de principe. Mae, elle le rend doux. Elle fait disparaitre sa froideur et aucun retour en arrière n'est possible. Elle ne pourra plus jamais le percevoir comme le reste de la population le voit encore aujourd'hui. Elle a brisé le mythe, en quelque sorte. Mais si autre chose était sur le point de se briser ?
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur


Invité
Invité

click down

flame you came for me (maeigh) Empty
MessageSujet: Re: flame you came for me (maeigh)   flame you came for me (maeigh) EmptySam 25 Aoû 2018 - 0:17

We were made to never fall away
@civil twilight

Des regrets coincés dans ses sourires et la peur au ventre. Mae, elle est terrorisée. L'inquiétude la ronge et esquinte son regard. Elle sait que quand elle lui aura dit la vérité, il n'y aura pas de retour arrière possible. Et sans doute pas de seconde chance non plus. De quoi tu parles. Elle aimerait avoir le courage de ne pas divaguer. Abandonner la vérité sans prendre de détour, sans agrémenter ses syllabes de quelques fioritures. Pourtant, elle lui parle dans le passé. Se rassure sur des souvenirs qui lui semblent aussi proches que lointains, paradoxalement. Leur rencontre. Le mariage. Toutes ces années de vie commune, balayées au prix du désir. Elle s'accroche à son regard comme si c'était la dernière fois qu'il lui était donné de le voir. Elle en note toutes les nuances, en retient chaque aspect. Un camaïeu aussi froid de son cœur. Il parle trop vite, Raleigh. Laisse les mots déborder sa pensée, tandis qu'à deux, ils s'effondrent dans une spirale infernale. Le début de la fin. La fin d'un monde, d'une relation, d'un contrat. Demain aura un goût de néant. Un goût de cendres, mais elle ne veut pas y penser ; pas encore. Elle veut se raccrocher à ces précieuses secondes. Les plus fascinantes, les plus douloureuses. Belles et incandescentes. Elle l'interrompt enfin dans son monologue, secoue la tête sur les dernières syllabes de sa tirade. « Non. Ce n'est pas ça. Je.. Ne veux surtout pas que tu penses cela, Raleigh. Car ce n'est pas le cas. » Elle déglutit et cherche ses mots. La gorge sèche et nouée à cause des mille et une vérités qui s'y accumulent. Un bref soupir coule sur ses lèvres. Elle accroche son regard et ses mains restent sur sa nuque un moment. « Je n'ai jamais regretté d'avoir dit oui, ce jour-là. Te rencontrer, ce mariage.. C'est sans doute une des plus belles choses qui me soient arrivées. » La confusion est pourtant là constamment. Entre les souvenirs et les sentiments. Elle aime croire que tout était dix fois plus fort, à l'époque. Que c'est la routine et les erreurs de parcours qui ont terni sa vision du monde – sa vision de leur couple. Elle s'égare une dernière fois dans ses yeux, y lit l'agitation et l'inquiétude. Elle pourrait dire n'importe quoi pour arrêter le supplice. Un énième mensonge pour arrêter de souffrir. Mais ça ne ferait que repousser l'échéance, elle en est tristement consciente, Mae. Elle relâche sa nuque et lutte pour garder son regard ancré au sien. « Je. Mattias. Il s'appelle Mattias. » Les phrases ne viennent pas dans le bon sens. Les mots non plus. Elle ne sait même pas pourquoi est-ce qu'elle a prononcé son prénom, dans le fond, ça n'a aucune importance. Ça rend simplement la chose plus réelle. Concrète. Douloureuse. « J'ai jamais voulu te faire de mal Raleigh. Je... » Elle s'étouffe sur un sanglot et détourne le regard. Les lumières semblent scintiller comme dans un kaléidoscope, alors que ses prunelles se voilent de larmes. « C'est arrivé quelques fois. Je ne sais pas ce qui m'a pris, je... » Et plus rien. Rien sauf un silence dévastateur et des explications qui ne viennent pas. Des justifications qui meurent sur ses lèvres et la honte qui la dévore de l'intérieur. Il n'y a plus rien à dire.
Revenir en haut Aller en bas
Ryn Malone

Ryn Malone


⋅ paper notes : 266
⋅ since : 06/07/2018

click down

- getaway car.
address: ✬
contact book:
availability: closed (leo, nick, nora)

flame you came for me (maeigh) Empty
MessageSujet: Re: flame you came for me (maeigh)   flame you came for me (maeigh) EmptyDim 26 Aoû 2018 - 17:41

And all the love we sacrificed
Look at all of the damage you have done in time

@hurts

Tout est tremblant, la voix de Mae quand elle lui dit ne pas regrette d'avoir dit oui. Les mains de Raleigh, qui sont désormais moites. Le sol et les murs autour d'eux. Le monde entier. Il l'écoute parler, sans bouger malgré que ses jambes ne semblent plus aussi stables qu'en temps normal. Sans même respirer, du moins, c'est l'impression qu'il a. Comme si le temps s'arrêtait de tourner, comme si tout était figé. Tout bascule, dans un univers parallèle. Il a trop lu et vu de narratif de science fiction ce pauvre garçon. Ce n'est pas de la fiction Raleigh, réveille toi. Tout avance, sans lui. Raleigh est soudainement propulsé dans un futur indéchiffrable. À cause d'une erreur de parcours, d'une erreur du passé. Du présent peut-être. Pour ce qu'il en sait. Depuis combien de temps ça dure ? Depuis combien de temps est-il le seul à vivre cette histoire, dans le déni ? Elle dit qu'il est la plus belle chose qui lui est arrivée. Pourtant, elle a pris la décision d'être le bulldozer qui rase leur histoire de la carte. Comment tu veux que j'avale ça ? Un prénom survient. Le nom d'un autre homme. D'un autre homme avec qui, elle a dansé dans les draps. De leur lit ? L'idée que cela puisse être vrai le dégoûte. Il recule. Toujours aussi silencieux. La tête toujours aussi vacillante. Tu n'as jamais voulu me faire du mal, alors quoi ? Tu pensais me faire du bien en agissant ainsi ? La femme qui se dessine sous ses yeux à quelques mètres n'a soudainement plus rien de la femme à côté duquel il se réveille chaque matin, chanceux. Elle a pris 10 ans de plus, son visage est marqué, quelque chose s'est brisé. Comme si, à la vitesse d'un courant d'air, Raleigh prenait conscience d'une réalité endormie jusqu'ici. A quoi bon se poser des questions à soi-même, à quoi bon essayer d'y trouver des réponses quand il découvre seulement l'existence de cette affaire. Mais, à quoi bon lui poser ces questions ? Comme si les réponses allaient miraculeusement panser ses blessures et recoudre les brèches de leur histoire. Une question persiste cependant. « Depuis combien de temps ?! » Depuis combien de temps il perd son temps, à l'aimer comme la femme qui l'accompagnera jusqu'à ses derniers jours. Il aurait dû s'en douter. Rien ne dure jamais. Les histoires d'amour c'est comme votre électroménager, cela va de pair avec un contrat. Un contrat qui contient quelques lignes à la fin, en caractères minuscules, omettant de signaler le principe d'obsolescence programmée. « Bordel Mae, qu'est ce qui ne va pas chez toi ? Comment t'as pu faire ça ? » Il craque. Sa voix se fait plus abrupte, plus imposante aussi. « Je pensais que quand il y avait un problème, on en parlait et on réglait ça ensemble. Depuis quand c'est plus facile d'aller voir ailleurs ? » Depuis toujours. L'adultère, le plus commun des maux. Une trahison qui défie toutes justifications cohérentes. La case par laquelle beaucoup aiment passer, pour tout un tas de raisons. Which one on this case ? Quelle peut bien être la raison ? Pour envoyer en l'air toutes ces années de vie commune. Gare à tous les Mattias qui croiseront son chemin, que vous soyez-le concerné ou non. Raleigh, il a juste envie de frapper dans quelque chose. Mais ses poings restent serrés le long de son corps en attendant. Il recule, encore un peu plus, toujours plus.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur


Invité
Invité

click down

flame you came for me (maeigh) Empty
MessageSujet: Re: flame you came for me (maeigh)   flame you came for me (maeigh) EmptySam 29 Sep 2018 - 13:37

Heart made of glass, my mind of stone
Tear me to pieces, skin and bone

@billie eilish ft. khalid

Un aveu qui déchire le monde. Destructeur pour lui, salvateur pour son cœur à elle. C'est un poids qui coule de ses épaules et qui l'entraîne au fond du gouffre. Plus légère pour une fraction de seconde, et mille fois plus lourde quand les reproches tombent de ces lèvres qu'elle a tant embrassées. La culpabilité voile son palais d'amertume et ça tambourine au creux de sa cage thoracique. Ça frappe à en faire mal, ça valse dans ses tempes jusqu'à ce qu'elle n'entende plus rien d'autre que cela. Un fracas terrible et désordonné qui éclipse temporairement l'agressivité qui enveloppe les mots de Raleigh. Elle ne l'a jamais vu ainsi – jamais aussi énervé, jamais aussi blessé. « Je ne sais plus. » Une mensonge soufflé pour adoucir la réalité. Elle est perdue dans les comptes, Mae et elle se noie au creux du sablier, se débat dans un sol meuble pour espérer rester à la surface. Les larmes gondolent ses paupières rougies, les sanglots longent ses cordes vocales et hachent sa respiration. Ses mains tremblent et ses genoux aussi – c'est tout son corps qui lâche, une défaillance contre laquelle elle pensait pouvoir lutter ; mais elle n'est pas aussi forte qu'elle prétend l'être, Mae. Elle s'écroule sous les octaves terribles qui bordent les syllabes de Raleigh. Elle ploie sous le poids de ses reproches, se renfrogne, jusqu'à ce que chaque lettre ne devienne plus insupportable que la précédente. « Je ne sais plus, Raleigh, c'est arrivé, c'est tout. » Une voix chevrotante qui se mêle à la sienne, qui se dissout dans l'acidité de ses propos. Le palpitant se gonfle et sa posture se fait plus droite ; elle se grandit, Mae, pour ne pas se laisser engloutir par ses remords. Sa voix perce, éclatante. Une dernière ligne de défense, avant de laisser les armes pour de bon. « Plus facile ? Parler ? » Qu'elle reprend, incrédule, alors qu'une flamme de rébellion lèche ses prunelles. « Peut-être que je me suis lassée de parler de le vide, Raleigh ! » Les gestes se joignent à la parole alors qu'elle agite les bras, les mains, désigne tout ; lui, eux, rien, un néant qui l'attire doucement. « Tu n'écoutes jamais, tu n'entends jamais ! Tu es toujours perdu quelque part dans ton monde. Dans tes pensées. » Elle s'approche d'un pas hasardeux, puis de deux. S'aventure au plus près de lui, pour combler le froid qui lui creuse le ventre actuellement. C'est plus facile d'inverser la tendance. D'étaler ses propres reproches sur la scène, pour partager le blâme, espérer porter le fardeau à deux. Trouver un autre fautif dans cette histoire d'adultère. Réaction primitive, mécanisme de défense, visant à ne pas trop souffrir. Un hoquet emporte le reste de sa tirade et elle hausse finalement les épaules, Mae. « J'en avais marre de me répéter. » Elle observe les meubles et les luminaires. Croise ses bras et tente de calmer tout ce qui s'agite, à l'intérieur, au creux de ses tripes. D'oublier tout ce qui se joue en ce moment même. Son couple et sa vie.
Revenir en haut Aller en bas


Contenu sponsorisé


click down

flame you came for me (maeigh) Empty
MessageSujet: Re: flame you came for me (maeigh)   flame you came for me (maeigh) Empty

Revenir en haut Aller en bas
 
 flame you came for me (maeigh)
Revenir en haut 
 Sujets similaires
-
» Renom / Honneur Flame D. Elric
» Flame On [Johnny Storm]
» EASHL
» Agent Flame- FINI (ENFIN *meurs*)

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
- call it what you want. ::  :: lights are so bright. :: sujets.-
Sauter vers: