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MessageSujet: he's just a kid. (victoria)   he's just a kid. (victoria) EmptyDim 15 Juil 2018 - 0:54

Edgar, il cède à l’exaspération. Un soupir s’échappe d’entre ses lèvres alors qu’il se pince l’arête du nez, les yeux clos. Pourquoi a-t-on décidé de lui coller ce sale gosse entre les pattes, déjà ? Parce qu’il n’y a que lui, aujourd’hui. La plupart de ses collègues ont posé leurs congés annuels et les autres, ils sont déjà rentrés chez eux. Pour la plupart des flics du commissariat, leur journée s’achève à dix-huit heures tapante. Il n’y a qu’Edgar qui s’éternise, qui prend son temps. Il se redresse sur sa chaise pour appuyer ses coudes sur son bureau. Il appuie son menton sur ses mains jointes et lance un regard glacé au mioche qui mâchouille un chewing-gum face à lui. Que ce soit à Londres ou ici, les adolescents ne respectent plus l’autorité depuis longtemps – depuis toujours, sûrement. Edgar n’a jamais fini au fin fond d’un commissariat en tête-à-tête avec un flic, mais répondre à ses professeurs au lycée ou encore rouler des épaules avec nonchalance face à l’autorité, il ne s’en est pas privé.
Un foutu sale gosse qui n’a pourtant jamais versé dans la violence gratuite. Sinon, il ne serait pas là, de l’autre côté de la barrière. Un rictus déforme ses lèvres et c’est la colère qui remplace l’agacement. Il n’aura suffit que d’une remarque détachée de la part du gosse. C’est qu’il a cherché la merde, qu’il lui dit. C’est qu’ils l’ont prévenu, c’est qu’une foutue pédale qui s’est pointée dans l’quartier sans autorisation. C’est qu’il a cherché la merde, la tarlouze. Et il mâchouille toujours son foutu chewing-gum, le mioche. Comme si le gamin au traumatisme crânien léger encore piégé à l’hôpital n’avait aucune importance – physiquement, il s’en remettra. Mais les séquelles émotionnelles le hanteront longtemps. Au fond de lui, il a conscience que cette foutue racaille ne réfléchit pas. Il suit les préceptes de ses aînés sans les remettre en cause. Il y en a des dizaines dans son genre dans toutes les villes d’Angleterre. Parfois, ils s’en sortent. D’autres fois, c’est des gangs qu’ils rejoignent et à la prison qu’ils finissent leurs jours.
La patience déjà fine d’Edgar s’effrite et il se redresse en repoussant sa chaise. Ses mains s’aplatissent sur la paperasse qui jonche son bureau et son regard glacé devient perçant. Le gosse perd de sa bravoure et se ratatine sur sa chaise, une grimace peinte sur la gueule. « Il s’est cogné la tête contre un trottoir lorsque toi et tes sales petits potes lui avez balayé les jambes. Il est à l’hôpital. » Crache-t-il. Edgar, il s’impose. Il incarne l’autorité intransigeante, celle qui refuse de se plier face à l’insolence. « La culpabilité, ça te parle ? » Ajoute-t-il alors qu’il hausse le ton. Le gosse, il se ratatine un peu plus sur sa chaise et ses yeux fixent le vide. Son assurance, ce n’est qu’une façade. Ce gosse, il est paumé comme des centaines d’autres mais Edgar ne le voit pas. C’est la rage qui l’aveugle. « T’as pensé à ses parents, p’tit con ? T’as pensé aux foutues conséquences de tes actes ? »
Edgar, il ne réalise pas qu’ils ne sont plus seuls. Son poing se fracasse contre le bureau pour ponctuer ses propos et le gosse, il sursaute. « Lorsqu'un flic t'adresse la parole, tu le regardes, sale gosse ! »

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MessageSujet: Re: he's just a kid. (victoria)   he's just a kid. (victoria) EmptyDim 15 Juil 2018 - 22:02


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Se rendre au commissariat à une heure pareille n’était jamais une bonne idée, sauf que Victoria n’avait pas véritablement le choix ce soir. Ses collaborations occasionnelles avec les détectives de Brighton lui demandaient le même degré d’attention et professionnalisme que tout le reste de son travail. Professionnalisme. Si seulement certains ici connaissaient le sens de ce terme. Bilan bouclé sur le dernier cas qu’elle a vu en début de soirée, la psychiatre tenait à remettre son rapport de ses propres mains à l’enquêteur en charge du dossier. Edgar Smith. La réputation de ce dernier le précédait, quoique jusqu’à aujourd’hui, l’héritière Walker n’y a jamais prêté attention plus que de raison. Comme ses tendances abusives envers ceux qu’il jugeait criminels. Une tête brûlée qui frôlait la ligne entre la droiture exemplaire des flics old school, et l’insolence sans limite du pouvoir qui refusait d’entendre raison.

Les pas assurés et le claquement de ses talons la menaient là où Vicky était censée le retrouver. Une pièce parmi les dizaines de cet endroit. Sauf qu’il n’était pas seul. Et qu’il n’était pas en mesure de faire attention à la présence de Vicky. « Quelle serait la solution idéale selon vous ? », des mots qui retentissaient dans la pièce, franchissant les babines de l’Anglaise, et qui avaient tout l’air d’être un reproche. Pourtant, le ton de sa voix était calme. L’un ne pouvait rien y déceler. Ni un jugement, ni du dédain. Avec le temps, les années d’expérience accumulée, Victoria est devenue maîtresse de cet art. Dire ce qu’il faut dire, extirpant soigneusement l’émotion des paroles. Laisser libre cours à l’interprétation de son interlocuteur d’en faire ce qu’il souhaite. La magie de cela étant que personne ne pouvait en tenir rigueur à la brune. Si Edgar décide de prendre ce qu’elle venait de dire d’une façon ou d’une autre, ce serait entièrement son choix. Pourtant, que les choses soient entièrement claires : ce n’est que du pur sarcasme. Un pique dérisoire adressé à un homme qui se croyait clairement tout permis.

La raison de la présence de la psychiatre ce soir avait un but précis. Or, si en cours de route la trentenaire trouvait une occasion de remonter les bretelles à quelqu’un, elle n’y manquerait pas. C’est bien plus fort qu’elle. Des personnes se pensant toutes puissantes, se cachant derrière un badge pour feinter l’autorité, il y en avait un peu trop à son goût. La brunette ne prétendait pas être capable de soigner le monde ou d’arranger les choses, loin de là. The world was way past that. Cependant, faire symboliquement descende un ego et une arrogance de leur piédestal n’était pas de refus. Si ça n’allait pas fixer l’humain, ça aidera au moins ce pauvre gamin terrorisé ce soir. « Cogner la tête de ce gamin contre cette table, l’envoyer lui aussi à l’hôpital ? », c’est ce que la rage manifestée par ce coup de poing exprimait, tout du moins.


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MessageSujet: Re: he's just a kid. (victoria)   he's just a kid. (victoria) EmptyDim 15 Juil 2018 - 23:36

Edgar sait parfaitement pourquoi il réagit avec tant d’impulsivité. Ça ne lui ressemble pas, d’ordinaire. On le taxe d’iceberg, de bloc de glace incapable de ressentir une once d’empathie pour ses pairs. Ses collègues, ils oublient qu’à côtoyer les cadavres au coeur du ghetto londonien, ça désensibilise. Il a gravité dans la violence qui enserre la capitale pendant tant d’années que les crimes à Brighton lui paraissent enfantins. Les racailles, ce ne sont que des petits branleurs idiots. Les trafics sont moins larges, moins excessifs. C’est des sales cons qui fument des bédos en pensant être les rois du monde. C’est des gosses paumés et sans diplômes qui ne savent pas faire quelque chose de mieux de leur vie.
Il ne s’est pas attendu à ce que ce soit Walker qui débarque – la psychiatre qui aide parfois les flics du commissariat. Edgar, il desserre les poings dès qu’elle entre dans son bureau. Sa fureur s’apaise l’espace d’un instant. Il se ressaisit, maintenant qu’il a un public. Edgar, il n’a pas envie de pourrir la réputation de la flicaille. Elle est déjà bien assez entachée comme ça à travers le monde. Les forces de l’ordre, qu’on les appelle. Ce n’est pas une dénomination hasardeuse. Ils ne protègent pas les citoyens. Ils les contrôlent par la peur qui mine leurs tripes. Ils dispensent la violence bien plus que la tempérance. Edgar, il n’a pas choisi de se tourner vers la criminelle pour rien. S’occuper des meurtres douteux et des trafics vicieux lui permettent de s’éloigner des petites frappes naïves. Aujourd’hui, il n’a pas eu de chance. Il n’y a que lui pour accueillir ce gosse paumé – d’ordinaire, c’est quelqu’un d’autre. Quelqu’un de plus conciliant, quelqu’un qui a l’habitude d’être confronté aux racailles mesquines. Edgar se pince les lèvres à la réflexion de la psychiatre. La solution idéale ? Fracasser la gueule du gosse contre le rebord de son bureau ? Edgar lâche un soupir en se pinçant l’arête du nez. Son autre main, elle est toujours posée sur le bureau et le gosse, il ne se redresse pas. L’angoisse lui noue l’estomac et voir deux adultes s’embrouiller pour lui, c’est mauvais signe. Edgar a les doigts tremblants. De manque plus que de rage. En rentrant ce soir, c’est la bouteille de whisky sur sa table basse qu’il compte vider. « Qu’est-ce que vous proposez alors, hein ? Que je cautionne sa violence ? » Réplique cinglante. Pourtant, Edgar s’est résolu à agir de la même façon. Pas par les coups mais par les mots. Est-ce vraiment mieux ?
Il se laisse tomber sur sa chaise. Ses doigts pianotent sur le bord du bureau. Il a besoin de s’occuper les mains, le flic. « Vous vous rendez compte de ce que vous dites, mademoiselle Walker ? » Poursuit-il avant de désigner l’adolescent d’un geste de la main ennuyé. « Il a tabassé un gosse simplement parce qu’il a osé assumer sa sexualité dans son quartier. Ça ne m’étonnerait pas non plus qu’il y ait des traces de substances illicites dans ses veines. Je me trompe ? » Qu’il demande en arquant un sourcil inquisiteur. Son regard de gel, il s’est posé sur le jeune homme qui se pince les lèvres. Edgar, il a raison.

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MessageSujet: Re: he's just a kid. (victoria)   he's just a kid. (victoria) EmptyMer 18 Juil 2018 - 19:26


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Inutile d’être divin pour savoir en toute pertinence que la conversation qui s’apprêtait à se dérouler entre le flic et la psychiatre sera stérile, non constructive, et sans intérêt. Victoria connaissait tout ce qui devait être connu sur le caractère de l’homme. Elle ne sait rien de sa vie mais, les grandes lignes sont tracées. C’était suffisant pour savoir comment agir face à lui. Généralement, l’Anglaise ne fait que lui résumer les résultats, tendre le dossier, et s’éclipser. Le brun avait toujours l’air d’être particulièrement agaçant, cependant ce n’était en rien l’affaire de Vicky de le corriger… Sauf ce soir. S’en prendre à un être inférieur était bas. Un policier de quarante ans, face à un gamin dont les poils du menton commençaient à peine à pousser. Le décalage entre les deux était considérable. « Non. », sa froideur était déconcertante pour n’importe qui, et c’était voulu. « Ne cautionnez pas la violence. Répondez-y avec davantage de violence, voyons. ». Les airs sérieux de l’héritière Walker contrastaient avec l’ironie de ses mots.

« Je ne vais pas vous apprendre à faire votre travail, Edward. », s’interrompant à peine, la brunette lança un simple questionnement, faisant également quelques pas vers l’intérieur de la pièce. « Edward, c’est bien ça ? ». Probablement oui, probablement non. Mais ce n’est qu’un détail. « Ce que je déduis de tout cela c’est que vous disposez de toutes les preuves nécessaires pour justifier le séjour de ce gamin dans l’une de vos agréables cellules. », Dieu sait que la justice et tout le système devait être encore façonné, mais dans certaines situations, c’était largement suffisant pour donner une leçon. Le petit délinquant en était l’exemple. S’il admet avoir eu recours à la violence, et si les flics prouvent avec un examen qu’il est également sous influence, il y a de quoi faire. « Mettez-le avec Grundy. Il sera un colocataire de qualité. », Grundy, un nom fictif inventé on the spot par Victoria, tout comme le personnage qu’elle s’apprêtait à présenter à l’adolescent. « Ou Miss Grundy, pour les intimes. Vous allez voir, c’est un jeune homme très charmant. Il vous apprendra une chose ou deux sur l’acceptation d’autrui. ». Quitte à avoir des clichés et stéréotypes à disposition, autant les utiliser. Une cellule fermée avec un criminel homosexuel ; rien de mieux pour foutre la trouille à un homophobe. Que plus est, un gamin.

Un voyou qui berce dans la violence ne redoutera jamais entièrement la bagarre. Si le réflexe de ce jeune homme était de tabasser quelqu’un, ce n’est pas la menace imminente de se faire frapper à son tour qui le dissuadera de ses agissements. Au contraire, il ressortira de ce poste de police comme étant un héros, qui a refusé de balancer ses confrères, et qui comme un homme, a subi la révolte d’un flic indigne. « Mais encore une fois, c’est vous qui voyez. Hein. », le regard de Vicky se retourna à nouveau pour croiser Edgar.


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MessageSujet: Re: he's just a kid. (victoria)   he's just a kid. (victoria) EmptyDim 22 Juil 2018 - 2:38

Edgar se se contente à n’avoir qu’une relation strictement professionnelle avec la psychiatre. Pas de discussions sur leurs vies privées autour d’une tasse de café ; pas de conversations stériles. Que sait-elle de son travail, de toute façon ? Le sien, c’est de retourner les cerveaux pour en débusquer les maux. Celui d’Edgar, c’est de s’assurer que les criminels pourrissent en prison, à défaut de les faire pourrir six pieds sous terre. Et elle se fout de sa gueule, la psychiatre. Elle se moque ouvertement de lui en se dissimulant derrière un chapelet de sarcasme. Son nom – qu’elle connaît, pourtant, elle le déforme. Edgar, il ne roule que des yeux avec ennui, les poings toujours vissés contre son bureau. Il a eu raison de l’éviter jusque là : Walker est une garce comme il en existe peu. Mais les insultes, il les ravale. Pas devant le gosse. Pas pour protéger son innocence, ô ça non : pour qu’il n’aille pas raconter à ses petits copains à quel point les flics de Brighton ne sont qu’une vaste mascarade pétrie de ridicule.
Il a envie d’une clope, Edgar. D’une clope pour apaiser ses nerfs mais c’est dans son bureau qu’il est coincé – il en vient presque à regretter l’époque où l’on pouvait s’en griller une dans les lieux publics. Mais Edgar, il serre les dents et la laisse s’exprimer jusqu’au bout. Au lieu d’apaiser sa colère, ça ne fait que la faire grandir et bouillir au fond de ses tripes. Sa suffisance, le ramassis de conneries qui s’échappe d’entre ses lèvres le met hors de lui – il ne sait plus si elle se moque du gosse, ou de lui. Des deux, sûrement, à le voir se ratatiner encore plus sur sa chaise. Son Grundy, il n’existe pas. Mais la simple mention de ce nom fictif suffit à rendre le mioche fébrile. Il n’y a plus que de la peur dans ses yeux et Edgar fait rouler les siens dans ses orbites avant de les reposer sur la psychiatre.
Il n’a pas besoin qu’elle l’aide à faire son travail. Edgar s’en est sorti avec brio pendant des années – ce n’est pas elle qui va lui apprendre à recadrer des gosses turbulents. « Ce que je vois c’est que vous vous moquez de moi, Walker. » Rétorque-t-il, la mâchoire serrée. Il s’en sortait très bien sans elle jusque là, Edgar. Mais il a fallu qu’elle ajoute son grain de sel dans l’affaire. « Que vous vous moquez des forces de l’ordre. » Précise-t-il en se passant une main fatiguée sur le visage. Il comprend mieux pourquoi il préfère éviter de se sociabiliser de trop près avec ses collègues et par extension, les autres professions reliées à la police. Ça lui évite des maux de têtes. Ça lui évite de s’entrechoquer avec des gens comme Walker. Il fait signe au gosse de détaler – pas trop loin, cela dit. Pas hors du commissariat. Il préfère avoir une discussion en tête à tête avec la psychiatre. Lorsqu’il voit le gosse s’affaler à l’accueil du commissariat, il se tourne à nouveau vers elle. « Qu’est-ce que vous cherchez à faire, exactement ? » Demande-t-il dans un crachat ennuyé. Retourner le cerveau de la racaille, ou ennuyer définitivement un flic qui ne lui a rien demandé ?

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MessageSujet: Re: he's just a kid. (victoria)   he's just a kid. (victoria) EmptyLun 23 Juil 2018 - 22:40


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La réaction de Smith était prévisible. À se demander qui des deux risquait de mourir d’ennui, lui ou l’héritière Walker. En voilà une idée palpitante : et s’ils laissaient tous les deux ce qu’ils ont actuellement entre les mains, pour se lancer dans une partie interminable de qui fera chier l’autre le plus rapidement ?. Rien de mieux pour un policier complètement bored de finir sa soirée. « Je ne me moque pas de vous, Smith, je me moque de votre procédé. » l’un argumenterait qu’il s’agissait de la même, mais la nuance persistante entre l’homme et sa manière de faire triomphait ici. Victoria n’avait rien contre Edgar. Victoria ne connaissait pas Edgar. Tout ce qu’il y a c’est que l’Anglaise avait sous les yeux une scène qui ne lui plaisait pas. Ni son caractère ni son éducation n’ont fait d’elle une femme qui se mue dans le silence, confrontée à une situation similaire. L’air crispé du flic ne lui faisait d’ailleurs ni chaud ni froid. Il n’était pas le premier que la brune exaspère, et ne sera pas le dernier. Franchement. L’homme pouvait pourrir sa soirée en s’excitant devant le mioche, rien n’y changera. S’il se laisse emporter par la colère, il y aura même des chances qu’il commette un acte irréversible, alors qu’une solution plus simple était à sa disposition.

La décision de quitter cette pièce était une bonne idée. A minima, l’Anglais s’éloignera de l’adolescent et accordera une confrontation plus intéressante à Vicky. Cette dernière ne se faisant pas particulièrement prier pour suivre le mouvement, ou rétorquer. « Rien du tout. », l’art de répondre du tac au tac était un prérequis primordial face à quelqu’un comme l’inspecteur. La psychiatre ne devait pas lui laisser de temps de réflexion. Cela l’aiderait à savoir le fond de pensée de l’homme, sans qu’il n’ait pour autant la marge d’en babiller avec son for intérieur. « Je suis venue vous remettre ce dossier. », dit la trentenaire en tendant la chemise en carton scellée qu’elle tenait depuis tout à l’heure. S’interrompant à peine avant de reprendre calmement la parole. « Je suis ici pour faire mon travail. Une part de ce travail nécessite à ce que je dise aux autres ce qu’ils doivent entendre. Peu importe s’ils le veulent ou non. », comme lui. Edgar représentait l’ordre mais il n’avait pas l’air d’être parfaitement à l’aise ce soir. Probablement parce que le brun ne s’occupait pas de ce genre de cas habituellement. « Ce n’est qu’un gamin. Vous pouvez taper sur tous les bureaux du commissariat, cela ne vous soulagera aucunement. ». Elle avait raison. Il le savait. Maintenant, connaître sa réponse à tout cela intéressait suffisamment la Londonienne pour que cette dernière continue à le toiser, sans se mouvoir d’un iota de là où elle se tenait.


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MessageSujet: Re: he's just a kid. (victoria)   he's just a kid. (victoria) EmptySam 28 Juil 2018 - 8:52

Que la psychiatre se moque de lui ou de sa façon de faire, ça ne change rien – c’est lui qu’elle vise. C’est de lui qu’elle se joue. Il soupire une énième fois alors qu’il se pince l’arête du nez, las de ce ramassis d’idioties. À croire qu’elle les considère comme des abrutis, au commissariat. À croire qu’ils ne sont qu’un tas d’incapables. Pourtant, c’est Walker qui s’immisce dans ce qui ne l’a regarde pas. C’est elle qui s’improvise interrogatrice et qui lui vole le rôle du mauvais flic.
Edgar, il essaye de calmer ses ardeurs et d’étouffer la colère qui bouillonne au fond de ses tripes. Il refuse que le manège de la psychiatre fonctionne sur lui – il comprend plus ou moins ce qu’elle veut faire. Elle cherche à le faire craquer, à lui claquer ses propres travers au visage. Elle cherche à le blâmer, à le rendre fautif et elle n’a pas tort, Walker. Ça fait trop longtemps qu’il ne s’est plus occupé de mioches turbulents. Il ne s’est jamais spécialisé là-dedans non plus. Les gosses dont il s’occupe la plupart du temps sont morts. Des cadavres que l’on envoie aux légistes pour connaître la raison de leur décès. Des bagarres de gangs qui ont mal tournées, souvent. Des accidents, parfois. Dans la banlieue londonienne, ce ne sont pourtant jamais des hasards. Gérer les adolescents vivants, c’est différent – ils se rebiffent et il n’y a personne pour leur disséquer le cerveau et en extirper la vérité. À la réplique de la psychiatre, il soupire en s’affalant sur sa chaise. Rien du tout, qu’elle dit ? Ce n’est pas l’impression qu’elle donne, à s’immiscer dans une affaire qui ne la regarde pas. Walker, on lui demande simplement de dresser les profils psychologiques des pauvres cons que l’on envoie derrière des barreaux. Il n’a pas le temps de lui dire que dans ce cas, elle n’a qu’à débarrasser le plancher qu’elle lui flanque une enveloppe entre les doigts. Il ne l’écoute à peine alors qu’il fait sauter le sceau qui scelle l’enveloppe avant d’en parcourir rapidement le contenu des yeux. Ah, ce cas-là. Le braqueur récidivistes aux envies de reproduire les vols de grande envergure de ses personnages de fiction favoris. À Brighton – braquer la supérette du quartier, pour lui, s’apparente à s’infiltrer dans la Banque centrale d’Europe. Il pose le document dans son bureau avant de reporter son attention sur la psychanalyste en arquant un sourcil. Elle fait son travail, qu’elle dit ? Son travail, c’est faire ce qu’on lui demande. Rien de plus, rien de moins. Edgar s’adosse au dossier de sa chaise en plantant son regard dans le sien sans lui céder de terrain. « Ce n’est peut-être qu’un gamin à vos yeux mais il a dix-sept ans. Aux yeux de la loi, il est responsable de ses actes. » Répond-il d’un ton tranquille. À dix-sept ans, ce n’est pas dans une prison qu’on l’enverra mais dans une maison de redressement. C’est peut-être pire : dans ces endroits-là, on ne fait plus la distinction entre les petites frappes et les gosses qui assassinent de sang froid.
Il prend le temps de détailler la psychiatre, Edgar. L’intruse, celle qui fouine là où ça ne la regarde pas – celle qui fait son travail, en vérité. Mais contrairement aux flics, ce n’est pas du concret qu’elle cherche. C’est l’abstrait qui se dissimule dans ses pensées. Il soupire à nouveau alors qu’il se pince l’arête du nez. Il la comprend, Edgar. Son boulot à lui aussi déborde là où il n’a pas sa place. « Mademoiselle Walker, j’admire que votre dévouement pour votre profession mais vous n’avez pas à me dire ce que je dois faire et encore moins comment le faire. Suis-je clair ou dois-je vous faire un schéma qui vous mène jusqu’à la porte ? » Ajoute-t-il d’un ton tranquille pourtant pétri de moquerie. Edgar, il lui indique la porte de son bureau d’un hochement de la tête.
Il la chasse comme il fuit ses propres défauts et ses propres travers, le flic. Mais il n’est pas sûr que ce soit suffisant.

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MessageSujet: Re: he's just a kid. (victoria)   he's just a kid. (victoria) EmptyDim 5 Aoû 2018 - 23:38


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Au fond, Victoria le comprenait. Vraiment. Sauf que cela ne voulait pas dire qu’elle était d’accord avec lui ou sa vision sur ce gamin. Ce dernier était une fripouille, un con, probablement même un moins que rien. Seulement, si la vie de ces jeunes était ainsi aujourd’hui, c’est tout un système qui y contribuait. Au-delà de ceux qui, trop immatures, choisissent de leur propre volonté d’agir n’importe comment, se tenaient ceux qui pouvaient être sauvés. Qui méritaient, peut-être, d’avoir une rédemption avant qu’il ne soit trop tard. Mettre tout le monde dans le même sac n’était pas une bonne idée. Si Edgar a choisi sa vocation d’être flic, il devait au moins montrer sa confiance dans ce métier. Laisser la justice prendre son cours. « Je n’ai jamais dit qu’il ne l’était pas. ». Responsable de ses actes. Si ça devait mener le gosse dans une maison de correction, il devait en assumer les conséquences. Il aura le choix d’accepter l’aider qu’on lui accorde là-bas, ou non. Cependant, qu’un inspecteur se force à lui apprendre une leçon d’une manière foncièrement douteuse… c’était une tout autre histoire. « Il a simplement besoin d’aide pour le comprendre de lui-même. Sans violence supplémentaire. », dit-elle avant d’enchaîner. « Et quand bien même vous laissez votre colère prendre le dessus, quand bien même vous décidez de lui refaire son maquillage génétique en usant de vos poings, il restera toujours responsable de ses actes. », en ce qui concerne ce qu’il a fait au pauvre jeune homme siégeant actuellement à l’hôpital.

Le sourire espiègle de l’Anglaise jurait avec le sérieux que Smith s’efforçait de garder. « Une fois encore, inspecteur, je vous assure que je ne suis pas ici pour vous dire ce que vous devez faire. », la brune ne faisait qu’émettre sa propre opinion. Était-ce un crime ? She thinks not. La trentenaire ne fait que converser après tout. Et c’est après avoir marqué une pause suffisamment longue, et c’est après avoir feinté la conviction de quitter la pièce, que Victoria revint à la décharge. Maintenant, plus acharnée à comprendre les agissements du policier, que de protéger le gamin de ses dépassements de pouvoir. « Votre attitude me pousse à me poser un bon nombre de questions, cela dit. Pensez-vous réellement que tout avis différent du vôtre est une tentative de vous forcer la main ? ». Si le brun prenait plus de défensive face à ce questionnement, cela prouverait que l’héritière Walker avait un minimum raison. S’il se muait dans un silence profond, la conclusion serait similaire à la possibilité précédente. S’il décidait de répondre en toute sincérité… eh bien, that’s going to be very interesting. Affaire à suivre.


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MessageSujet: Re: he's just a kid. (victoria)   he's just a kid. (victoria) EmptyMer 8 Aoû 2018 - 21:50

Un énième soupir fend les lèvres d’Edgar alors qu’il roule des yeux. Elle s’accroche, la psychiatre. Elle refuse de comprendre qu’elle n’a pas sa place, ici. Qu’elle ferait mieux de débarrasser le plancher avant que sa patience ne s’effrite définitivement – ce qui ne saurait tarder. Walker, elle lui rappelle qu’il n’est qu’un homme. Que les défauts, il les accumule autant que le mioche qui attend sur le banc de l’entrée. Qu’il est aussi vicieux et vicié que tous les flics qui pullulent au cinéma ; Edgar, il se croit au-dessus des autres sans réaliser qu’il gravite sous leurs pieds. Il grimace lorsqu’elle associe un comportement abusif à celui qu’il a eu jusque là. C’est peut-être une déformation professionnelle ; une incapacité à ne pas psychanalyser tout ce qui l’entoure. Edgar n’est pas si différent. Son boulot dévore sa vie privée depuis déjà trop d’années. À une époque, peut-être aurait-il été moins virulent avec le gosse – peut-être l’aurait-il compris. Mais il a depuis longtemps dédaigné les parties ingrates du métier pour se complaire dans des affaires qui font que ses collègues retiennent son nom.
C’est l’envie de se griller une clope qui le tiraille mais il ne peut pas. Pas ici alors que les alarmes incendies grésilleront dès qu’il l’allumera. Il n’a jamais autant maudit l’interdiction de fumer dans les lieux publics, Edgar – son bureau n’est pas un lieu public. Edgar repose ses mains sur le bureau sans se soucier de déranger l’arrangement impeccable de ses dossiers. Walker, elle le met hors de lui. Elle sait où cogner, la garce. « Qu’il le comprenne de lui-même ou non, ça ne vous regarde pas. Ce n’est pas votre patient. » Et moi non plus, songe-t-il en serrant les poings. Elle ne se gêne pas pour le considérer comme tel, cela dit. Elle n’a pas besoin de le formuler à voix haute, son comportement le certifie. Elle lui rappelle qu’elle n’est pas là pour lui dire comment faire son travail et pourtant c’est ses méthodes qu’elle critique. Il ricane, le flic. Ses nerfs fragiles craquent. Il ricane, un sourire pétri de mépris et de fatigue suspendu sur les lèvres. Edgar, il tombe dans son piège les yeux fermés, les yeux bandés, aveuglé par sa propre connerie. Il ne change pas, le flic – il ne réalise ses erreurs que lorsqu’il les a déjà commises. « Parce que ce n’est pas ce que vous essayez de faire, peut-être ? » Les mots claquent sur sa langue sans qu’il n’essaye de les retenir. « Mêlez-vous de ce qui vous regarde, Walker. » Crache-t-il en la dévisageant de la tête aux pieds. Edgar, il regrette les jours où ils ne se croisaient que pour s’échanger des dossiers. Dans ce temps-là, la psychiatre savait fermer sa gueule. « Et sortez de ma tête. » Crache-t-il enfin en détournant son regard du sien. C’est pour ça qu’il hait les psychiatres, Edgar. Ces foutus salopards n’arrivent pas à s’empêcher de lui retourner les neurones.

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MessageSujet: Re: he's just a kid. (victoria)   he's just a kid. (victoria) EmptyLun 13 Aoû 2018 - 21:59


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Vicky se doutait bien d’une chose. Quand un homme est trop habitué à poser les questions et recevoir les réponses, il n’accepte que rarement que la situation soit inversée. Smith le démontrait on ne peut mieux. Plus encore, il ne se remettra pas en question. Pas devant elle. « Si vous pensez que mon travail ici se limite à remettre des dossiers, et partir sans dire un mot, je vous conseillerais de trouver quelqu’un d’autre. », à aucun moment l’Anglaise ne s’est engagée à ne faire que cela. À aucun moment la psychiatre n’a approuvé une telle situation. Si le service de police à Brighton souhaite se contenter de quelqu’un qui ne fera que de la paperasse, ils n’avaient qu’à embaucher un stagiaire. Qui considérerait leurs petites affaires et les criminels qui leur sont associés comme des rats de laboratoire. Pour mettre en pratique ce qu’il a pu apprendre durant son cursus. « Vous êtes tout aussi une responsabilité pour moi, que les malfrats qui trainent dans ce lieu. ». Lui, le flic à l’accueil, quiconque avec un comportement douteux, pouvant représenter une nuisance à lui-même ou à autrui.

Un rictus se dessina au bout des babines de la Londonienne, à la fois amusée du comportement d’Edgar et de sa naïveté. Parce que oui, quelque part, il faisait preuve de naïveté. Candeur qui prenait plusieurs formes selon la personne. « Si je voulais m’accaparer de votre esprit, vous ne le sentirez même pas. ». Victoria ne faisait pas ce qu’elle faisait aujourd’hui pour rien. Elle n’était pas une manipulatrice pour rien. Quand il s’agit de ses patients, la psychiatre n’a pas à user de certaines manigances pour soutirer d’eux ce qu’ils ne veulent pas cracher facilement. Elle y va franco. Parce qu’eux, ils le veulent. Parce qu’ils s’engagent à le faire. Pour les autres cependant, il fallait beaucoup plus de subtilité. Si vraiment la trentenaire souhaitait lui retourner les méninges, ce n’est pas avec un simple jeu de question-réponse qu’elle le fera. Alors oui, sur ce point, l’inspecteur était fort candide. Ou un poil trop suspicieux. Peut-être un peu des deux. « Vous n’avez toujours pas répondu à ma question. », jugea-t-elle convenable de rappeler. Il fallait plus qu’un pincée de dédain pour pousser la brunette à passer son chemin. À moins que Smith décide de la mettre à la porte, directement, franchement, sans détour ou insinuation, ce n’était pas prêt d’arriver. « Je ne vous connais pas, mais j’en sais assez pour savoir que personne ne peut vous forcer à faire quoi que ce soit avec de simples paroles. », donc, non. Victoria n’essayait pas de lui forcer la main. « Il faut user d’autres moyens pour le faire. Cela n’inclut ni la moquerie, ni le ridicule, ni le rapporter à tes potentiels supérieurs. », en d’autres termes, l’héritière Walker n’était pas aussi stupide pour croire être capable de la changer avec des mots. Encore une fois, ce n’était que sa nature qui prenait le relai, et jamais dans sa vie Vicky n’a appris à tourner l’œil sur les grossièretés.


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MessageSujet: Re: he's just a kid. (victoria)   he's just a kid. (victoria) EmptyVen 17 Aoû 2018 - 23:21

Il respecte les femmes, Edgar. Enfin, il respecte les femmes qui savent se taire lorsque le silence s’impose et qui opine du chef lorsque la situation l’exige. Il part du principe que le respect se mérite – c’est un partenariat aux règles prédéfinies dont les deux partis ont implicitement consenti. Il se dit que quelque chose à clocher, lors de la signature du contrat. Peut-être est-ce lui, peut-être est-ce Walker. Ça n’a plus d’importance, au fond. Il se redresse simplement alors que ses yeux se plongent dans les siens. Edgar, il refuse de céder et d’admettre qu’il a tort. À sa remarque sur le fait de trouver un autre psychanalyste, il roule des yeux en réprimant un reniflement entre le mépris et l’ennui. « Alors cassez-vous. » Ça sort tout seul entre ses dents. Il sait qu’elle ne l’écoute pas, pourtant.
C’est ses nerfs qui lâchent, la fatigue qui s’accumule, l’agacement qu’on lui colle dans les pattes un mioche turbulent alors qu’il n’a rien demandé – ils sont loin, les jours où il s’occupait de ces cas-là. Ils remontent à plus d’une dizaine d’années avant qu’il ne se spécialise justement pour éviter à jouer le rôle du mauvais flic qui lui colle à la peau. Quelque chose dans sa démarche, dans sa façon de se tenir ou même dans son expression faciale. Et il bouillonne, le flic. Il se contient comme il peut en réprimant un énième soupir alors qu’il se pince l’arête du nez, les yeux clos. Mais c’est un rire qui lui échappe à la place. Il ne le sentirait pas, si elle cherchait à lui retourner l’esprit ? Elle se moque de lui. Pourtant, elle exhibe la même supériorité excessive – cette envie de prouver qu’elle vaut mieux que lui, de prouver qu’il vaut mieux qu’elle. Il crève toujours autant d’envie de se griller une clope, Edgar. À défaut, c’est une migraine qu’il se tape. Il n’aura suffit que de la présence de la psychiatre et de ses diatribes salées pour que son front le tiraille. Juste au-dessus de ses sourcils. Edgar n’a plus envie de réfléchir et encore moins s’esquinter les neurones dans une discussion qui s’allonge. Edgar ne cédera pas et elle non plus. Il est buté, ce flic. Il hausse simplement les épaules à ses remarques. Il les chasse et les ignore délibérément, quand bien même la raison peuple ses mots. « Je ne répondrai pas à votre question. » Répond-il en s’efforçant de poser son regard sur elle malgré sa migraine. Il avise l’horloge suspendu au-dessus de la porte du coin de l’oeil et se pince les lèvres. Vingt heures moins le quart. Et Edgar, pour la première fois de sa vie, il a hâte de rentrer chez lui. De fuir cette discussion qui le fait mal à l’aise malgré lui. Il range machinalement la paperasse qui s’accumule sur son bureau. « Mais si vous ne comptez pas vous en aller, c’est moi qui m’en vais. Mes collègues s’occuperont de ce sale gosse demain matin. » Achève-t-il en attrapant sa veste suspendue au porte-manteaux pour la renfiler. Il lui tourne le dos pour mieux l’ignorer.

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MessageSujet: Re: he's just a kid. (victoria)   he's just a kid. (victoria) EmptyMar 21 Aoû 2018 - 1:23


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Si le flic ne voulait pas la croire sur parole, c’était son choix. La conviction de Smith ne changerait pas les choses. Malgré son fort attachement à sa position, le flic ne bouleverserait en rien la réalité. Cette existence où il n’osait pas admettre qu’il y avait une meilleure alternative de traiter ce gamin. Cette existence où il ne pensait pas de fois avant de confirmer cette image du connard qui lui colle. Par simple curiosité, Victoria aimerait bien savoir si c’était la véritable nature d’Edgar, ou s’il n’a simplement plus la foi et l’ambition de se battre pour rétablir une véritable image de lui. Tout comme ça peut être un mélange des deux. Une vision qu’il aimait donner aux autres pour éviter que quelqu’un vienne le faire chier. Pour s’imposer auprès de ses collègues. « Comme vous voulez, inspecteur. », de toutes les manières, la réponse d’Edgar était claire. Même en se retenant de rétorquer, il faisait comprendre à la Londonienne où il se tenait. Incapable d’admettre ses propres faiblesses. Masquant cela sous les traits de l’ennui et de l’agacement. Peu importe.

Avant de suivre les pas d’Edgar vers la porte de son bureau, Victoria se saisit d’un stylo déposé sur le bureau du policier. Puis, s’avança vers lui jusqu’à atteindre sa hauteur. Les opales chafouines, c’est la main du brun qu’elle attrapa dans sa propre paume pour y inscrire un numéro de téléphone. Elle aurait pu le faire sur un bout de papier, mais non. L’effet dramatique se serait perdu sinon. « Le jour où tu décideras de te sortir la tête du derrière, appelle ce numéro. », la permission de Smith ? La brune n’en avait que faire. De toutes les façons, face à cet homme, elle n’avait absolument rien à perdre. Elle se connaissait suffisamment pour savoir que l’avis du flic ne lui fera ni chaud ni froid, alors à quoi bon se contenir dans un semblant de courtoisie . « Julia te répondra. Elle parle un peu trop mais elle est sympa. Tu prendras rendez-vous, et tu te présenteras à mon cabinet à l’heure convenue. ». C’est ainsi, qu’en un clin d’œil, le vouvoiement prend la porte pour laisser place au tutoiement. Il pouvait le prendre comme il le voulait. Vraiment. Derrière cette mascarade de l’inspecteur morose se dissimulait quelqu’un suffisamment curieux. Quelqu’un tenté de connaitre la suite. « Je m’immiscerai dans ton esprit tôt ou tard. Autant avoir ta bénédiction pour le faire. ». Le sourire éternel de l’Anglaise ornait joyeusement son visage, alors qu’elle adressait à l’homme un dernier regard. Il viendra. Si ce n’est que pour embêter la psychiatre dans son petit quotidien, comme elle venait de faire dans le sien.


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MessageSujet: Re: he's just a kid. (victoria)   he's just a kid. (victoria) EmptyDim 26 Aoû 2018 - 0:55

C’est facile, de prendre la fuite. C’est sûrement ce qu’il fait de mieux, ce flic-là. Il tourne le dos à ses problèmes et les dédaignent dans un roulement d’épaules désabusé, une clope au bec. C’est facile et c’est ce qu’on attend de lui. Edgar, il a pris la fuite pendant des années, déjà – il s’est détourné d’un mariage qui battait de l’aile alors qu’il ne lui suffisait que d’un sourire pour qu’il tutoie à nouveau les étoiles. Il n’aurait suffit que d’un mari un peu plus présent et un peu moins empêtré dans ses enquêtes. Et puis il a dégringolé sur lui-même ; après avoir fui le mariage, il a fui l’enterrement. Il a fui ses propres sentiments et essaye encore de courir plus vite qu’eux. Mais il s’essouffle, Edgar. Il s’essouffle et un jour, ils lui tomberont dessus sans qu’il ne s’y attende. Ils l’écraseront sans vergogne ; c’est ce qu’il mérite. C’est ce qu’il attend malgré lui, ce qu’il espère – que justice soit rendue et que la guillotine s’occupe enfin du responsable de ses propres tourments. Lui-même.
Et puis Edgar s’immobilise et c’est la surprise qui s’étale sur son visage. La psychiatre favorise le tutoiement au mépris du vouvoiement. Sa mâchoire se crispe et ses sourcils se froncent – elle se fout de sa gueule, encore. Il choisit de l’ignorer, cela dit. Il enroule ses doigts autour de la poignée de la porte de son bureau mais c’est des ongles manucurés qui se vissent autour de son poignet à lui. Un instant, Edgar songe à la chasser – il se ravise. Il refuse de lui donner une énième raison de certifier ses doutes concernant sa psyché trop brusque. Il est pris de court, aussi. Il l’observe griffonner un numéro de téléphone sur sa peau, les sourcils arqués et les yeux exorbités. Il sait pertinemment ce qu’elle lui propose. Une thérapie. Elle ne lui propose pas, en vérité ; elle l’exige. Et Edgar, il perd sa verve assassine sous l’étonnement. Il récupère sa main d’un geste vif et précipité. Il n’offre pas un regard au numéro encré sur sa peau ni même à la psychiatre ; il se ferme. Son esprit se ferme. Son visage se ferme. Traits grossiers, traits dépouillés de sympathie – il n’y a qu’une indifférente feinte, qu’une paire d’yeux qui roulent dans ses orbites. « Dans vos rêves. » Est tout ce qu’il réplique alors que la porte claque dans son dos.
Définitif.

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