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 going back again (hans)

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Victoria Walker

the road to hell is paved
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MessageSujet: going back again (hans)   Jeu 21 Juin 2018 - 14:56



trusting you is my decision. proving me right is your choice.
— hans katzman, victoria walker




Les hommes provoquent les situations. Les femmes prennent les décisions. Loin d’avoir l’éloquence d’une citation Shakespearienne, ces maigres mots restent tout de même applicables à bien des situations dans la vie. L’une d’elles légitime la visite de Victoria aujourd’hui. Les pas déterminés et résolus, l’Anglaise marchait les ruelles de Londres menant droit à la boutique du joaillier. Leur parenthèse à Dublin regorgeait de ses moments forts, sans le moindre doute, et maintenant Hans et Vicky revenaient à la réalité. La raison qui les a menés jusqu’à la capitale irlandaise n’avait plus lieu d’être, ramenant ainsi les partners in crime à leur milieu naturel. À un détail près…

L’Allemand a réussi à prouver un point à la psychiatre : lui et Arthur Walker au même endroit est une invitation au désastre. Elle s’en passerait bien. La brune campait sur son opinion initiale qui lui dictait que les deux hommes devaient être éloignés l’un de l’autre. Le maximum possible. Ainsi, après avoir étudié les pours et les contres des diverses possibilités, l’héritière Walker était arrivée à une conclusion qu’elle pensait idéale. Au lieu de rester à Londres, la trentenaire pouvait s’installer ailleurs. Brighton à titre d’exemple. La proximité de cette ville avec la capitale anglaise était un avantage pertinent, même si le jeune homme ne voyait pas les choses sous le même œil… Là où demeurait le cœur du problème.

La principale raison derrière cette proposition de déménagement était le lien qu’entretenaient Arthur et Hans. Si l’un pouvait appeler cela un lien. Les deux hommes n’avaient eu aucun contact direct l’un avec l’autre, jusqu’au jour où ils se sont entretenus derrière le dos de l’Anglaise. Une conversation que le blond lui a cachée. Une discussion que son paternel a eu un plaisir de lui raconter dans les moindres détails. Une rencontre inopinée loin d’être plaisante dans son fond et sa forme. Le bijoutier avait sa vision des choses, et Vicky avait la sienne. Tout ce que cette dernière connaissait de son père la poussait dans un seul et unique sens : séparer les deux hommes. Comme attendu, l’option que la psychiatre a mise sur le tapis n’était pas au goût d'Hans. Elle ne pouvait pas s’attendre à une autre réaction de la part du jeune homme, à part le refus initial. Cependant, rien n’était jamais perdu, et la discussion entre eux pouvait toujours avoir lieu.

Avec cette idée en tête, Victoria conclut sa journée en rendant visite au Germain dans sa bijouterie. Le son de la clochette accrochée à la porte retentit, suivi de celui des talons de la brunette qui accédait à la boutique du joaillier. La bulle de confort de l’Allemand. Son semblant de safe space. Un lieu poétique, presque. Le cercle se complétait aujourd’hui. Là où tout a véritablement commencé pour le duo était probablement le lieu où tout pouvait s’arrêter. Et parce qu’une fois n’est pas coutume, une offrande de paix était nécessaire dans des cas comme celui-ci : dinner and drinks.


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MessageSujet: Re: going back again (hans)   Dim 24 Juin 2018 - 15:02

Running long stay
Parfois il est difficile de savoir d’où sont issues les décisions des gens. De quel recoin de leur cerveau provient leurs idées et leurs actions. Dans le cas de la dernière trouvaille de Vicky, Hans était bien perplexe. Tiraillé entre la bonne volonté et l’idée qui ne voulait pas le quitter depuis le départ. Cédait-elle à son historique et ses attaches ou était-elle encline à un pragmatisme qui désavantageait Hans ? Le germain était bien incapable de répondre à cette question et dans les deux cas la réponse était loin d’être satisfaisante. Quelle que soit la réponse l’anglaise gardait son paternel sur son trône et ce sans aucune contrepartie. Aucune égratignure au mythe, au vernis de succès qu’il s’était bâti. Sans effort, sans combat et sans négociation Arthur avait exactement ce qu’il voulait, ou plutôt 80%. L’allemand loin de sa vue, reléguer à la périphérie, exilé au loin. Comme si Londres n’avait jamais été son territoire et était une possession du suzerain Walker. Le joailler n’étant qu’un vulgaire vassal tirant sa révérence à la moindre humeur de son maitre. Comme s’il allait encaisser ça, comme s’il allait laisser Arthur dicter ses règles. Hans l’avait même mauvaise que sa comparse ose mettre ce genre de solution sur la table tant elle savait que cela allait à l’encontre de tout ce qu’il était. Elle n’en avait que faire, fébrile qu’elle semblait être devant les ordres du patriarche. Une faiblesse, oui, qui transparaissait de toutes ses décisions quand il s’agissait de son père. Une faiblesse qui ne faisait pas de doute malgré les nombreuses tentatives d’ôter cette idée de son esprit.

Même son duo avec lui n’était pas suffisant et n’était qu’un acte de rébellion adolescent quelque part quand il y réfléchissait. Un bon gros doigt tendu vers le ciel un peu puéril mais sans grande conséquence sur le long terme. Victoria aimait juste s’acoquiner avec l’interdit, faire criser son père se disait-il après tout parfois. Il n’était qu’un petit épisode d’une crise de la trentaine tardive en rébellion à l’emprise qu’a son père sur sa vie. Une petite folie comme cette vie de contrebandier à côté de sa vie rangée. Un peu d’adrénaline après une après-midi de quotidien comme ces mères célibataires qui prennent des cours de salsa. Ses dernières décisions dans tous les cas ne faisaient que dépeindre ce tableau malheureusement à ses yeux. Malheureusement car normalement l’homme devrait juste tuer dans l’œuf ce duo. Tuer maintenant cette bâtisse bancale et infiltrée de toute part avant que ce partenariat ne s’écroule sur lui. Fuir avec le maigre butin pendant qu’il est encore temps. Juste recommencer une nouvelle fois. La période étant de toute façon propice et c’est ce qu’il allait devoir faire en suivant la brune. Fuir, était la solution la plus logique et la plus simple. Arrêter ce chaos perpétuel, retourner à ses bases, à lui-même. Arrêter les doutes en retournant à un fonctionnement égocentrique. Comme cette pierre entre ses mains qui se suffisait à elle-même et qui n’avait besoin d’aucun ornement pour être magnifique. Tailler sa route seul, ne plus suivre cette pente dangereuse sur laquelle il était. Agir en son nom et sans conséquence pour autrui. Juste la stabilité retrouvée, la sérénité de sa vie de lonely cowboy.

Une réflexion qui s’estompa au bruit de la clochette et des talons qui claquaient le sol. En parlant du loup, il était entré dans la bergerie et l’avait extirpé de sa quête intérieure. Grand sourire qu’elle était, comme un médecin tentant d’insuffler de l’espoir au patient à qui il vient d’annoncer un cancer en lui disant que les traitements sont efficaces. Impassible, l’allemand avait juste lever les yeux pour constater qu’elle était rentrée avant de redéposer son regard sur sa pierre précieuse. Détaché, les traits fermés avec cette idée qui ne voulait pas le quitter. Sa présence à cet instant même ne faisant que jouer un peu plus sur son impression d’être lésé et que c’était maintenant qu’il fallait arrêter les frais. Pourtant, c’était plus dur à concevoir qu’à imaginer. Sacrée Victoria.

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Victoria Walker

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MessageSujet: Re: going back again (hans)   Dim 24 Juin 2018 - 16:40



trusting you is my decision. proving me right is your choice.
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Oh. The silence treatment. Cela signifiait une seule chose : Hans avait son mot à dire sur la proposition de Victoria. Le choix de s’exprimer avec du silence était ironique, or correspondait parfaitement avec le caractère du blond. Ce dernier ayant toujours le penchant d’éviter les discussions qu’il jugeait inutiles pour lui. Cette réaction était compréhensible jusqu’à un certain degré. Selon la vision de l’Allemand l’idée même de quitter Londres représentait une perte. Le symbole d’une défaite tacite face à Arthur Walker. Si Vicky en était consciente, elle était tout autant lucide quant à l’aspect exagéré de l’attitude du jeune homme. Dans le fond, dans la forme, qu’il fasse ses bagages pour s’installer à Brighton n’était qu’une proposition. Une hypothèse parmi d’autres. S’il l’accepte, bien. S’il s’y oppose, no harme, no foul. À moins que le problème du blond soit avec mettre l’idée sur le tapis, plus qu’avec la suggestion en elle-même.

Hans était ce qu’il était. Il avait sa vision des choses, sa manière de penser. Si le blondinet voulait s’accrochait à dire que Victoria ne pouvait pas se délaisser de l’influence de son paternel, d’accord. Mais, s’entêter à le dire malgré toutes les preuves de bonne foi qu’elle peut faire, beaucoup moins d’accord. Ceux qui les ramenaient une fois encore à la seule question ; que voulait-il pour ne plus se tracasser d’Arthur ? S’inquiéter à juste raison était humain. En devenir complètement paranoïaque était également humain. Entre ces deux figures de cas l’une était tout sauf saine, d’autant plus qu’augurait des conséquences chaotiques.

En contraste parfait à cet accueil des moins chaleureux, Victoria ne se délaissait plus de son sourire. Ses prunelles azur croisant brièvement celles de son partenaire, avant que ce dernier ne détourne son regard d’elle. « Toujours agacé à ce que je vois. », de toute évidence. Les pas de l’Anglaise avançaient vers le comptoir de l’avant boutique, les yeux vagabonds sur les précieux bijoux fièrement exposés dans les vitres. Des beautés de mille éclats qui ne manquaient jamais d’attirer l’attention de la psychiatre. Elle finira bien par s’acheter quelques pièces plus tard, pensait la trentenaire en déposant finalement ses sacs de nourriture sur la surface de la vitre. « Je ne le favorise pas à ton détriment, tu le sais parfaitement. Si tu ne veux pas de Brighton tant pis. », Autant attaquer le vif du sujet sans tourner autour du pot. De toutes les manières, cela a toujours été leur style à tous les deux. « Mais j’insiste à dire que se mettre à l’écart de temps à autre n’est pas une si mauvaise idée. ». Gérer leurs opérations d’un endroit aussi tranquille que Brighton était un premier pas vers une solution convenable à leur situation. Cela rejoignait d’ailleurs leur commun accord de trouver un safespace. Un endroit fermé d’accès à qui que ce soit. Loin des yeux, loin d’Arthur. Était-ce vraiment une si mauvaise idée à émettre ?. « Préfères-tu continuer à m’ignorer ici ou à l’arrière de la boutique ? ». Il fallait clarifier un détail sur-le-champ ; si Hans souhaitait garder le silence pour le reste de la soirée, Victoria ne s’y opposerait pas. Cependant, elle allait s’adonner à un peu plus de parole. Par courtoisie, la brunette demeurait immobile, guettant la réaction et/ou réponse du jeune homme. Connaissant ce territoire sur le bout des doigts ne lui donnaient pas le droit d’y traîner à son souhait. Si sa présence était de trop, elle ne pouvait que tourner les talons pour revenir plus tard. Jusqu’à ce que le germain dise l’inverse, rien ne changeait pour la psychiatre. Elle considérait leur équation consistante, leur business ininterrompu. Ainsi durant toutes les semaines suivant leur retour à Londres, l’Anglaise reprenait les affaires avec Hans. Sa présence ici était en partie pour en discuter également. Chose qui rendait leur discussion, s’il y en a, inappropriée ici.


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MessageSujet: Re: going back again (hans)   Sam 30 Juin 2018 - 18:38

Running long stay
Si Victoria avait bien une qualité c’était d’entrer en matière sans circonvolution. Confronter l’allemand directement sans esquiver le duel qui avait toutes les chances d’avoir les deux compères vu le profond désaccord subjacent qui les séparait.  Un fossé qui se faisait déjà ressentir après moins de cinq secondes dans la boutique du joailler. Une distance très présente, autant physiquement que psychiquement. Un silence pesant qui ne laissait planer aucun doute sur l’avis de l’allemand sur la proposition de son interlocutrice. Anglaise qui revenait au combat bien rapidement ce qui avait le don d’encore plus exaspérer le joailler. Quand il s’était décidé il lui aurait fait savoir, en venant toquer à sa porte elle le privait de son temps de réflexion et de son espace de paix. Elle voulait prendre les devants et quelque part même si c’était logique, ça ne plaisait pas forcément à Hans. Tête basse sur ses bijoux, il écoutait sans porter la moindre attention à la présence de la brune. Préférant continuer son activité dans la plus grand concentration et mutisme. Comme si elle n’était pas présente. A aucun moment dérangé par le bruit qu’elle faisait. Un bruit sans fond tant pour le moment il était parfaitement hermétique à son discours. Entendre une VRP lui vendre une idée aussi bancale et défaitiste n’était pas vraiment dans ses projets.

Toujours cloisonné dans son mutisme, sans jamais porter son attention sur l’anglaise, l’homme fit enfin un véritable mouvement en dehors de ses petits gestes minutieux qu’il opérait depuis le départ. Un petit mouvement de tête vers la porte d’entrée avant de déposer ce qu’il tenait dans les mains avant de finalement quitter doucement l’arrière de ses vitrines pour marcher doucement vers l’entrée. Une marche silencieuse jusqu’à la porte vitrée qui donnait sur les rues marchandes et la foule de touristes et d’anglais déambulant dans les rues. Une foule qui pouvait constater la boutique de Hans se doter d’un panneau closed pour orner son entrée. La proposition de poursuivre la discussion il l’acceptait, tout du moins il voulait entendre un peu plus longtemps son monologue pour voir quelles absurdités elle pourrait dire pour le convaincre de fuir son paternel. Dans tous les cas cette entrevue s’annonçait intéressante tant dans l’esprit de Hans tous les doutes étaient permis. Cela allait lui permettre de clarifier les choses et prendre les mesures appropriées le cas échéant.

Revenant à sa hauteur l’homme vint se blottir contre elle, juste quelques secondes pour tendre son bras afin d’attraper les sacs qu’elle avait apporté avec elle. Il était parti pour l’ignorer après tout. Une tactique qui continua avec son chemin tracé vers l’arrière-boutique sans dire un mot toujours. Un silence seulement brusqué par le bruit des objets qu’il extirpait du sac pour les poser sur la table. Le silence est d’or, cela était parfait pour Hans.


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Victoria Walker

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MessageSujet: Re: going back again (hans)   Dim 1 Juil 2018 - 8:35



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L’un devait voir dans ce silence germanique plombant un moyen de communication. En tout cas, c’était l’avis de Victoria. Pour cette raison, l’Anglaise n’avait pas forcément l’envie de le forcer à parler. Une conversation unilatérale n’était pas une situation idéale, or, forcer Hans à agir contre sa nature ne l’était pas non plus. Toute situation dans la vie nécessite une part de compromis ; parler à un homme moyennement réceptif ne semblait pas être un si gros prix à payer. Si dans le cas actuel la brune devait discuter avec un mur, so be it.

Au moins le joaillier ne lui indiquait pas le chemin de la sortie. Il s’y dirigeait lui-même pour y accrocher sa pancarte de fermeture. Le temps pour les deux partenaires de traiter les ordres du jour, silencieusement ou pas, avant d’arriver à une conclusion finale sur cette brighton situation. Peu importe soit elle. Pendant ce temps, Vicky ne bougeait guère, ne faisant que suivre l’homme de son regard sans se détourner de lui. Pas même quand il arriva à sa hauteur, utilisant l’une de ses plus anciennes tactiques de déstabilisation. La promiscuité physique. Aussi tangible qu’éphémère. Pourtant fuir le contact et la confrontation ne caractérisait la psychiatre en rien. Bien au contraire. Cette femme qui menait tous ses combats jusqu’au bout n’allait pas baisser les bras face à un mutisme. Suivant finalement le pas du blond, l’héritière Walker s’extirpa de sa veste qu’elle abandonna sur une chaine au passage. Plus libre de ses mouvements, la trentenaire se dirigea vers les placards pour se saisir de deux verres. « Les ordres du jour, », annonça-t-elle, la voix calme et posée, les pas la menant vers la table pour y déposer ce qu’elle avait entre les mains. En profitant pour se blottir contre lui. Quelques secondes seulement. « premièrement, le dernier deal a abouti. Tu devrais recevoir une transaction dans les prochaines heures. », se reculant en prononçant ces mots avant de reprendre la parole. « deuxièmement, j’aimerais savoir pour quelles raisons as-tu rencontré mon père derrière mon dos. » C’est un point qu’ils n’ont jamais abordé, principalement parce que Hans n’a jamais pris la peine de le lui avouer. L’Anglaise demandait à comprendre les motivations de l’homme. Même si elle avait une idée sur cela, rien n’avait de valeur réelle. S’il y avait quelqu’un pour lui expliquer la situation c’était bien l’Allemand, autrement Victoria n’aurait que la version tracée par son paternel : celle où son partenaire n’était là que pour l’utiliser, qu’il n’était pas digne de confiance et qu’il devait être exterminé. cut out of the picture.

« Troisièmement, ceci n’est pas une embuscade pour te forcer à prendre une décision. Si tu préfères continuer sur ce move de l’homme stoïquement sexy, ce n’est pas moi qui t’en empêcherais. », la brunette décida alors à aider le germain dans sa tâche, déballant les tupperwares et gardant le dessert pour plus tard. Un moelleux au chocolat, sa spécialité. « Je te laisse choisir par où commencer. » conclu-t-elle, s’installant en fin de compte, siégeant face au jeune homme pour commencer à se servir un plat. Au menu, un flan au crabe et du filet mignon pommes de terre et champignons.


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MessageSujet: Re: going back again (hans)   Mer 4 Juil 2018 - 13:54

Running long stay
L’antre germanique était devenu un lieu de villégiature pour touristes anglais. Si habituée des lieux que l’héritière Walker se dandinait et s’affrétait comme à domicile. N’hésitant pas un seul moment dans ses gestes et dans ses tâches. Sachant exactement où se localisait chaque objet qu’elle cherchait dans sa quête. La brune avait depuis longtemps dépassé l’étape du tour du propriétaire. Ses marques étaient bien ancrées un peu partout et elle n’hésitait pas à le démontrer. Une prise en main des choses qui était autant physique qu’oral. Son corps au pas sûr occupant l’espace jusqu’aux confins du corps du blond, sa voix ne s’arrêtant pas et se propageant comme une trainée de poudre dans la pièce. Vu qu’Hans ne disait rien et ne faisait pas grand-chose par pur désaccord elle occupait l’espace qu’il lui laissait. Tout l’espace pour ne pas le laisser respirer. Le blond se rendait bien compte de la stratégie et s’amusait de cette tentative de le pousser dans le coin du ring pour mieux l’avoir.

Toujours silencieux il s’attelait à vider les sacs consciencieusement, s’abreuvant des paroles de l’anglaise et de son agenda. Une suite de paroles qui à vrai dire ruisselait sur lui telle une pluie lourde et opaque sur du plastique. Il n’écoutait pas et se contentait de la laisser poursuivre. Son esprit bien trop occupé par d’autres réflexions plus ou moins importantes. Pour le moment, le blond était bien peu réceptif aux messages que pouvait lui fournir sa partenaire. L’idée encore en tête que tout ça n’était peut-être pas la bonne voie. A quoi bon écouter une filou ? L’attention n’était pas au beau fixe et c’était bien perceptible dans le langage corporel germanique qui n’envoyait pas une seule fois son regard en direction de la Walker ou même ne portait guerre attention à ses tentatives de déstabilisation corporelle. A moitié absent, les sacs maintenant vidés sur la table de façon bien ordonnée comme il en avait l’habitude il s’installa enfin. La chaise la plus proche de lui, pile en face de Victoria. Les jambes croisées, le dos bien droit, les mains nouées posées sur le genou le plus haut le joailler releva finalement le regard vers sa comparse. L’observant une fraction de seconde la mine assez neutre et détachée avant de reposer son regard sur la table. L’idée même d’un ordre du jour dicté par la brune ne lui plaisait pas et donc en toute logique il s’apprêtait à ne répondre à aucune de ces questions. Même si elles n’étaient pas idiotes, le principe l’empêchait de reprendre la parole dans ces conditions. Se saisissant finalement d’une fourchette, le bijoutier embrocha une pomme de terre du bout de son bras tendu à l’aune de la table avant de porter le morceau à sa mouche afin de le mâcher. Une tête approbatrice face au goût de cette nourriture qui lui avait ouvert l’appétit même si à la base il n’avait pas forcément faim.

Un mets goutu qu’il prit le temps d’apprécier jusqu’à sa substantielle moelle avant de l’avaler. Redéposant finalement la fourchette du bout des doigts sur le rebord de la table et redéposant son regard sur Victoria. Cette fois pour un long eye check où il ne dévia pas ses opales bleus de son interlocutrice. Un regard instigateur, profond et silencieux. La psychiatre lui avait dit qu’elle ne tenterait pas de l’extirper de son mutisme. A défaut de régler par quelque moyen la situation, cette déclaration l’avait amusé et Hans voulait voir ce qu’il en était vraiment. A meaningless test comme il les appréciait. Juste un défi sans sens, sans intérêt hormis de nourrir son côté borné qui s’exprimait de toutes ses forces en cet instant. Lui qui aimait jouer du silence, s’amusa un peu plus en ouvrant une bouteille dont le seul son qui vint perturber la chape de plomb dans la pièce fut le léger sifflement du bouchon de liège qui laisse s’échapper l’air lorsqu’il est retiré. Le tout avant de déposer la bouteille sur la table sans se servir. Juste pour faire durer le plaisir, continuer ce petit jeu de dupe sans but hormis d’irriter par pure désinvolture. Un peu comme un enfant.


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Victoria Walker

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MessageSujet: Re: going back again (hans)   Ven 6 Juil 2018 - 17:26



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Les points énoncés par la brune n’étaient qu’une ébauche d’une conversation qui devait se tenir à deux parties. Face à un Hans qui se retient de participer, Vicky n’a d’autres choix que de faire le discours. Si l’Allemand souhaitait prendre ces mots contre lui, libre à lui. La solution à la situation était simple : qu’il s’exprime sur sa position. S’il désirait tout arrêter, là aussi la solution était très simple. Il n’avait qu’à le dire. No hard feelings. No strings attached. Vraiment. Rien de plus simple. A vrai dire, si une telle chose devait se produire, la psychiatre souhaiterait même le savoir le plus tôt possible. De son côté, elle ne voulait pas en arriver là. De toute évidence, si ça ne tenait qu’à elle, Victoria ne voudrait pas en arriver là. Sauf qu’elle ne pouvait aucunement contrôler le joaillier. Plus exactement, elle ne voulait pas le manipuler à son grès, contrairement à ce que l’homme avait tendance de penser.

C’est bien pour cette raison que la trentenaire n’avait pas agi dans le sens d’Arthur quand ce dernier a balancé Hans sans scrupules. C’est pourquoi elle n’en a pas voulu à ce dernier d’avoir concisément décidé de ne pas l’écouter. Elle a cessé depuis longtemps de le dire car la brunette n’avait aucun besoin de le dire : le blond est son égal. The other side of the same coin. Tout en restant l’électron libre de son propre environnement. Après avoir prononcé ses derniers mots, Victoria décida de suivre le jeu. Le mutisme. Plus bavarde de nature que le diamantaire, cela n’empêchait pas l’Anglaise de se laisser entrainer sur ce terrain. Après tout, le silence peut parfois être salvateur.

Le silence donc allait gouverner, le temps d’un repas tout du moins. Voire plus. À voir où cela les mènera. Si les paroles n’ont pas l’air de fonctionner, peut-être la quiétude ira quelque part. Confortablement installée sur son siège, Victoria s’affairait aussi à sa propre action, en se servant un plat moyennement garni pour commencer. Une tâche qui, une fois terminée, laissa place à une autre. Un enchainement logique de ses gestes où l’Anglaise ne perdait rien de sa maitrise de soi. Calme face à un Hans indifférent, la psychiatre continuait tout de même à soutenir son regard. Sans aucune once de doute, de crainte, de regret ou de seconde pensée. Les yeux seulement détachés de l’homme pour fixer brièvement l’assiette, avant de réitérer l’action. Quand ses prunelles croisent enfin celles de son partner in crime, elle se contente de lui adresser un léger rictus avant de mener un bout de nourriture jusqu’aux babines. Sans détourner son attention du jeune homme, pas même quand il décide d’ouvrir la bouteille. Le morceau maintenant à l’intérieur de sa bouche, l’héritière Walker savoure. Mastique avec douceur, éponyme d’élégance dans le moindre petit détail de sa gestuelle.

Tendant finalement le bras après avoir posé ses couverts d’entre les mains, Victoria se saisit de la bouteille de vin rouge que Hans a délaissé pour se servir un verre, et la redéposer. Une première gorgée prise, le léger tintement du cristal qui se pose sur la table se fait entendre. Les lèvres légèrement humides, la trentenaire laissa le bout de sa langue les essuyer discrètement avant de reprendre sa fourchette en main.

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MessageSujet: Re: going back again (hans)   Lun 9 Juil 2018 - 16:28

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Hans avait réussi son coup. L’anglaise qui était venue avec un calendrier en tête, des sujets à aborder et tout un beau discours ne pouvait dérouler son plan de jeu. Coupée dans son élan et dans sa volonté par le germain et son mutisme. Ostracisée derrière son bout de table par cette stratégie simple mais ô combien efficace tant l’interlocuteur n’a aucune échappatoire à part accepter le jeu de celui qui se complait dans son silence. La seule alternative était de tout simplement fuir la confrontation et s’en aller comme un prince, une possibilité fort peu probable dans le contexte qu’ils partageaient. Hans avait donc adopté son plan sans doute sur l’issue de celui-ci. Il était même toujours certain de ce qu’il se passerait dorénavant. Le silence que la brune avait commencé était prévisible et répondait parfaitement à ce qu’il avait prévu et voulait. Un nouvel échange comme celui qui avait forgé leur relation. Du noir au silence, de la seule ouïe pour se repérer au seul œil pour percevoir l’autre. Une inversion des sens qui allait parfaitement à l’allemand. Une limitation des moyens d’échange qui lui correspondait à merveille. Faire beaucoup avec peu était une chose qu’il adorait et dont il pensait avoir un talent certain pour arriver à ce but. Une efficience toute germanique.

Face à lui, succube et envoutante la brune s’était accommodée avec aisance à ce nouveau dogme qui à ce nouveau dogme qui voilait le repas qu’ils allaient partager. Le blond observait cette féminité qui s’exprimait dans toute sa sensualité à travers ses gestes et ses babines sans en perdre une goûte. Amusé intérieurement par ce comportement et cette tactique de la londonienne sans ne rien laisser transparaitre. Le toujours affable et l’air désintéressé de ce petit show qu’elle lui offrait. Cette petite langue baladeuse qui n’était là que pour le déstabiliser comme elle savait si bien le faire. Afin de ne pas trop y penser, l’homme se contenta de directement se mouvoir après son petit spectacle. S’avança vers la table pour se saisir enfin de ses couverts plus fermement et commencer le repas qu’elle avait apporté. Débutant son petit tri dans son assiette, le regard posé sur tous les petits éléments qu’elle avait savamment préparé. Tranchant le tout avant de l’enfourcher pour porter à ses lèvres une nouvelle bouchée. Se salissant légèrement le coin de la bouche avec dextérité et mesure pour mieux à son tour faire un léger passage de ses propres lèvres comme si de rien n’était. Une réponse à ses provocations avec toujours autant de recul et de désintérêt feinté.

Le tout avant de déjà quitter la table pour un élément qui l’agaçait et qui avait retenu son attention dans tout ce petit spectacle. Cette veste que la demoiselle avait laissé béante sur une chaise. Une objet pas à sa place qu’il déplaça pour la mettre sur un cintre et ainsi par la même occasion casser une nouvelle fois le game plan de la psychiatre. Un nouveau cassage de rythme tant il déposait cette veste avec soin et calme… et surtout longueur. Une absence interminable de la table juste pour s’amuser un peu plus de cette situation.



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Victoria Walker

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MessageSujet: Re: going back again (hans)   Mar 10 Juil 2018 - 15:42



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Assieds en face à face, les deux partenaires se préparaient à une confrontation inévitable. Tel un miroir qui se dressait, ils reflétaient l’un après l’autre chacune des méthodes employées par l’adversaire. Si Victoria se montrait sensuel, Hans ne manquait pas à l’appel en ripostant avec tout autant de provocation. La partie s’annonce intéressante…

Pour quelqu’un d’aussi ordonné que Hans, délaisser un cette vulgairement abandonnée dans un coin était chose fastidieuse. Comme lui s’amusait à diriger l’Anglaise vers la conclusion qu’il souhaitait, elle ne se retenait pas de faire de même. Faisant exprès d’éparpiller ses affaires pour éveiller en l’Allemand son côté structuré. Cette retraite temporaire du jeune homme laissait à l’Anglaise le temps de penser à son prochain step. Un move qui se métrait en place graduellement. Après tout, c’était bien là le but, non . Laisser l’enfant jouer jusqu’au bout en évitant de le vexer. Une tactique comme une autre à adopter face à un gamin capricieux. La première était de l’ignorer aussi, stratégie assez fainéante où le parent ne se casse pas la tête à faire d’effort. La seconde était de suivre la logique du petit jusqu’au bout, jusqu’à le mettre face au mur et qu’il réalise lui-même qu’il n’a aucune autre échappatoire que communiquer. La troisième, et la plus adaptée dans le cas présent serait de mélanger les deux. Selon l’envie de la brune. Pour l’instant, cette dernière plongeait tête la première dans le schéma du joaillier. Curieuse de voir ce qu’il fera à la fin.

Elle respectait ainsi chacun de ses mots avancés plus tôt : Victoria ne va rien faire pour extirper de force le blondinet de son silence. Ou tout du moins rien qu’il n’approuverait pas d’habitude. Quand il s’agissait de game avec ces deux-là, la thématique était particulièrement… adulte. La psychiatre restait tranquillement dans son siège, savourant une nouvelle gorgée de son verre de vin, suivi d’un bout de viande qu’elle dégusta sans bouger d’un iota de là où elle était. Sans se retourner pour voir ce que son partenaire faisait. Un sourire malicieux sur les lippes et deux pensées dans l’esprit sur comment procéder pour la suite ; suivre le mode serein en attendant patiemment que le Germain revienne à elle. Tactique digne d’une Vicky. Ou alors suivre le mode joker. Jouer la carte de la surprise, question de mieux resserrer l’étau autour de l’homme. Ne lui laisser aucune chance de feinter le manque d’intérêt.

Pour faire durer ce petit plaisir personnel, l’héritière Walker prit tout le temps du monde pour se décider, les couverts finalement déposés avec soin et délicatesse de chaque côté de son assiette, avant de se relever. Brusquement. À l'instant même où Hans retournait à sa place, le coupant alors dans son élan en se mettant dans son chemin, pour l’empêcher de faire un pas de plus. Le regard azur de la trentenaire fixait avec insistance le bel homme, teinté de cette petite lueur chafouine qu’il connaissait. Cette étincelle qui se manifeste à chaque fois que la brune lui tient la tête. Et la main féminine taquine s’amuse, trouvant en la braguette du bijoutier un nouveau passe-temps. La faisant lentement descendre, puis la remontant avant de la baisser à nouveau. Tandis que ses lèvres s’égarent en cherchant leurs congénères.

Les babines qui s’entremêlent, s’embrassent brièvement, avant que la psychiatre ne recule, imprimant son dernier passage par une légère morsure sur la lèvre inférieure du trentenaire. Quittant tout, abandonnant tout ce qu’elle a entrepris. Toujours sans prononcer la moindre syllabe. La ceinture d'Hans mi-ouverte et sa braguette baissée. La brunette passe donc son chemin pour aller à son tour récupérer un objet qui n’avait pas sa place dans le décor ; son sac à main abandonné quelque part dans la pièce. Un élément qui trouva rapidement sa place au porte-manteau placé près de la porte.


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MessageSujet: Re: going back again (hans)   Mar 17 Juil 2018 - 14:19

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Parfois les obsessions prennent le pas sur la raison, souvent même dans le cas de l’allemand qui ne savait résister à ses instincts dans bien des situations. Un homme réfléchi qui cédait pourtant facilement à ses facéties moins logiques. Que ce soit son goût pour l’ordre, le jeu, la provocation ou bien ses excès de colères. Tant d’éléments qui contrastaient avec cette impression d’implacabilité qui émanait de lui. Comme si le maitre des clés et des horloges pouvait faire dérailler la course de la trotteuse à tout moment. Comme tout Homme il avait des points faibles et il suffisait de le connaitre pour faire vriller son plan, pour détourner son attention de son objectif. Victoria qui commençait à le connaitre en était parfaitement capable et l’avait déjà prouvée à de nombreuses reprises. Une connaissance versée par-dessus la montagne d’aisance dont elle disposait quand il s’agissait de prendre le germain avec les pincettes nécessaires.

Une approche souvent en forme d’étincelle, d’explosion pour déstabiliser le joailler en seulement quelques instants. Embrumer l’esprit de son partenaire en une fraction de seconde, en un seul geste minutieux et gracieux, en un seul échange fugace qui fait appel aux plus bas instincts du blond. A la fois réfléchie et instinctive, un combo fatal à bien des égards. Une approche qui capta l’attention du germain sur le moment. Totalement captivé par ces petits mouvements si près de son centre de gravité, par ces lèvres pulpeuses et chaleureuses où il se perdait si facilement. Ses pensées accaparées par elle comme elle l’avait probablement calculé. L’homme stoïque si facilement capté dans un piège si grossier. Tout du moins psychiquement tant son corps restait aussi passif excepté ses lèvres dans cet échange, ne se laissant pas totalement happé en plongeant ses paumes sur ce corps charmeur qu’elle utilisait avec tout le talent qu’il lui connaissait. Un talent dans le tempo, comme un bon film ou une bonne chanson tout est dans le final et la brunette savait parfaitement cut de la meilleure façon et au meilleur moment. Laissant en plan son comparse près de la table pour aller faire autre chose. Jouant de tout son doigté sur la frustration qui est toujours un bon moteur pour faire marcher l’homme qui n’avait toujours pas bougé depuis le début. Juste perché là, à se mordre la lèvre pour rétamer cette folle envie qu’elle venait de lui donner. Fixant le mur blanc face à lui pour tenter de vider son esprit et ne pas céder dès le premier coup de semonce de l’anglaise.

Après quelques secondes de bug l’homme reprit enfin ses esprits tandis qu’elle trifouillait près du porte-manteau. Réagissant avec tout l’instinct si germain qu’on lui connaissait. Se contentant de dérouler la ceinture d’autour de sa taille pour la laisser tomber de sa main droite tendue sur le côté. Un tintement, non un bruit lourd de la boucle qui vient se fracasser sur le sol résonna dans la pièce. Si la psychiatre voulait une bataille psychologique de cet ordre, Hans était un adversaire à sa mesure. Se contentant par la suite de faire glisser la ceinture sur le sol par un petit intérieur du pied droit en sa direction. Le porte-manteau semblant un lieu idéal pour déposer tous ces objets égarés sur le sol.

L’homme revint alors right on track sur le parcours qu’il avait initié. Venant se rassoir à la table des négociations toujours dans un silence de plomb. Seulement cette fois-ci à la place qu’occupait précédemment sa partenaire. Se dressant devant son assiette et commençant à manger sans gêne ce qu’elle s’était servie et buvant à son verre sans vergogne.



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Victoria Walker

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MessageSujet: Re: going back again (hans)   Mar 17 Juil 2018 - 18:08



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Que Hans prenne le siège de Vicky ne permettait pas beaucoup de possibilités à cette dernière. Une décision forcément voulue de la part de l’Allemand. Pourtant, la trentenaire était décidée à braver tous ses challenges et défis. Aussi insignifiants soient-ils. Sans se presser, laissant le blondinet savourer chaque bouchée, du moment qu’il en avait encore la capacité. Le son de ses talons claquait au sol, venant ainsi troubler mécaniquement le silence de la pièce. Lentement. À intervalles réguliers, jusqu’à ce que ce corps féminin vienne se glisser entre le joaillier et le meuble servis des mets. Face à lui. Avec une obstination irréfutable comme jamais. Chacun de ses mouvements était soigné, allant de son fessier qui remuait délicatement pour pousser la table en arrière, s’offrir plus d’espace, jusqu’à ses mains qui remontaient délicatement le tissu de sa jupe dans l’objectif d’être encore plus à l’aise dans ses agissements. Un ensemble taillé sur mesure qui découvrait graduellement ses cuisses. Un vêtement qui maintenant était suffisamment soulevé pour laisser entrevoir la partie supérieure de ses bas, suspendus à son porte-jarretelles. Si le Germain ne voulait pas parler du travail qui les unissait, sa compère se contentera donc d’autre chose jusqu’à ce que l’homme se décide à aborder le sujet initial.

Une jambe fléchie, posée d’un côté d'Hans. La seconde jambe qui glisse entre les cuisses de l’homme. Victoria reprenait parfaitement ses aises. Appuyée sur un genou, ses lèvres aguicheuses amorçaient d’ores et déjà l’acte suivant. Le souffle cajolant sensuellement la peau du blond, alors que l’Anglaise s’attardait à lui mordiller le cou le temps de défaire quelques boutons de sa chemise. L’attention finale de la psychiatre ne comptait nullement s’arrêter à ce niveau. A vrai dire, chiffonner le vêtement d'Hans n’était qu’une manière comme tant d'autres de mettre un peu de désordre dans le tableau. Les lippes charnues de la brunette allaient finalement embrasser le bel homme, langoureusement, son corps quant à lui se détachait. S’éloignait, en faisant marche arrière. Avant que le visage de Vicky ne glisse jusqu’au bas-ventre d'Hans qu’elle libéra de sa prison d’étoffe.

Penchée en avant, la psychiatre demeurait debout. Sans vergogne elle aussi, les opales de Victoria défiaient silencieusement le bijoutier, et ses lèvres commençaient à marquer sa virilité de baisers. Plus l’un résistait, plus l’autre repoussait les limites. C’était ainsi. Cela a toujours été ainsi. L’Anglaise prenait un malin plaisir à tester cette retenue singulière. Ce stoïcisme sans failles apparentes. Seule l’idée de repousser son partenaire jusqu’aux limites du supportable lui trottait à la tête. De ses babines et sa langue elle le narguait. Elle lui promettait tous les plaisirs du monde, sans le délivrer de cette attente. Sans l’apaiser. Le moment n’était pas encore venu pour ça. Loin de là. Les doigts de la brune se joignant finalement à ce ballet d’excitation, jouant lascivement de la cadence de son petit tour. Suffisamment pour tenir le jeune homme en haleine.

Quitte à ne rien dire du tout, autant avoir les babines afférées à bien des choses…


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MessageSujet: Re: going back again (hans)   Dim 22 Juil 2018 - 7:06

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L’allemand pouvait bien feinter son détachement et le fait de poursuivre son repas comme si de rien n’était, l’homme savait très bien que Vicky ne le laisserait jamais en paix. Que la brune n’allait pas se contenter de l’observer et attendre patiemment qu’il arrête de bouder. La psychiatre allait faire tout ce qui est en son pouvoir pour le déstabiliser et obtenir ce qu’elle voulait. Elle n’était pas là pour attendre mais pour agir. Une volonté anglaise que le joailler acceptait très bien et qu’il recherchait même quelque part au travers de son comportement. Le blond sachant pertinemment que plus il rejetait, plus elle insisterait. Une insistance qui devenait palpable, physique au-delà de la présence morale et de la pression mentale à travers les regards et les gestes. Elle s’imposait dans son safe space et venait finalement empiéter sur son territoire le plus proche. Présente, face à lui, de tout son être et de tout son regard inquisiteur. Dos à la chaise, ne pouvant plus échapper à cette londonienne qui ne voulait pas lui laisser de répit. Obligé d’accepter leur contact, cette présence et la regarder avec insistance comme son regard à elle posé sur lui. Esquiver la confrontation n’était plus une option et l’anglaise obtenait ce qu’elle voulait : l’attention d’Hans captivée par sa présence. Ses opales vissées sur le tissu de son tailleur qui remontait ses courbes délicatement pour découvrir tout un attirail tout désigné pour le faire craquer. Vicky était venue armée pour le braquer et le joailler était tout droit sous son joug, sous cette domination qu’elle imposait par sa présence physique, par ses jambes dévêtues l’encerclant parfaitement. Sourire en coin, l’homme se contentait de rester dans son rôle de spectateur, dans l’expectatif, dans l’attente de ce que la brune prévoyait. Hans voulait voir où elle irait.

Bien ancrée sur lui, le blond laissait cette brune en équilibre sur lui le posséder. Prendre tout ce qu’elle voulait, tout ce qu’il voulait bien lui offrir en tout cas. Le contrôle si important dans leur binôme pouvait revêtir différentes formes et dans l’instant présent ces mains, ces lèves si caractéristiques de l’anglaise possédaient tout pouvoir. La vie, la mort et tout ce qu’il y a au milieu. Maitresses du temps et des envies, du destin du blond complètement accaparé par les fins doigts sur sa peau et ces lèves qui venaient captiver son âme. Marionnette sous le joug de la princesses londonienne, immobile, des réactions à peine palpables. Seule sa langue ou les décontractions de son corps trahissant sur l’instant tout son cops au service des plans de Vicky. Pas d’input mais le sinciput bien focus sur la brune. Le regard posé, sans interruption sur cette provocatrice calculatrice, sachant bien que chacun de ses gestes minutieusement préparés happaient un peu plus à chaque fois son partenaire.

Ce regard qui le défiait alors qu’elle s’emparait de sa virilité le tuait à petit feu, tuait sa volonté de préserver le silence jusqu’à laisser échapper un minuscule grognement. Un bruit étouffé mais bien audible. Son plaisir ne pouvant être contenu face à un tel traitement malgré sa volonté de ne pas céder si facilement et préserver son aire de jeu silencieuse. Immédiatement après cette minuscule trahison de son stoïcisme le joailler pencha la tête en arrière pour une brève seconde, un minuscule temps de recueillement et de concentration pour reprendre ses esprits face à l’offensive londonienne. Un simuli détachement pour mieux résister aux attaques de la psychiatre. Seulement, lui comme elle, savaient bien que cette indifférence n’était qu’une façade craquelée prête à s’écrouler à tout instant. Trahi comme tout homme par sa proéminente virilité qui ne cachait pas sa captation par les stratégies victoriennes. Une vraie plongée dans l’antre de la folie assis en première classe pour être aux premières places du chaos qui s’annonçait. Rester détaché, ne pas lui donner le point, ne pas se laisser entrainer par une tactique aussi simple, ne pas répondre à ses pulsions, rester de marbre. Autant d’instructions qui restaient lettres mortes à cet instant précis. Hans n’ayant que peu de volonté quand il s’agissait de la brune.


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Victoria Walker

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MessageSujet: Re: going back again (hans)   Dim 22 Juil 2018 - 12:18



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Dans toute situation de la vie, l’un devait savoir donner pour pouvoir prendre. Même entre les murs de cette pièce cette même logique s’appliquait. La stratégie de Victoria était simple. Aussi infaillible la volonté germanique puisse être, Hans serait incapable de refuser ce que la brune lui offrait. Une gâterie particulière, soigneusement emballée pour l’attirer, le captiver. Le grognement du joaillier, bien qu’étouffé, était une motivation de plus pour pousser la brune dans ce qu’elle venait d’entreprendre. Son objectif final était maintenant de pousser l’homme jusqu’à atteindre la limite de sa patience. Déchirer le fin voile entre sa volonté d’acier de remporter ce jeu du silence, et entre son désir de jouir de l’instant présent sans retenue. Extirper entre ses lippes tous les sons indicatifs de son état actuel. Plus le blondinet s’obstinait et s’accrochait à son silence, plus l’Anglaise s’étalait et prenait du plaisir à le déguster, retardant ainsi au maximum ce que l’homme attendait. Le fait est, maintenant, il ne s’agissait même plus de le faire parler réellement, tous les agissements de la psychiatre étaient axés sur les interactions du jeune homme. Pour le faire réagir d’une manière ou d’une autre.

Quelque part, le diamantaire poursuivait ses provocations à l’égard de l’héritière Walker. Continuant à la défier, éclipsant le challenge initial par un jeu de chat et souris que la Londonienne allait remporter. Décidée d’aller jusqu’au bout. Résolue à s’accaparer tout pouvoir. Au même titre que l’intimité de l’homme dont la brunette s’emparait finalement, laissant ses babines pulpeuses l’envelopper avec tendresse. Invitation tacite a davantage plus de débauches. Chacune de ses caresses, chaque coup de langue, chaque mouvement de va ou de vient… chaque geste emportait Hans dans une flânerie, sans lui laisser l’occasion de refuser. Et Vicky s’en réjouissait. S’en délectait, même, de cette emprise qu’elle exerçait sur lui, traquant et guettant les réactions de l’homme. Peu importe comment il décidait de les manifester. Que ce soit avec ses muscles ou ses frissons, l’Anglaise l’épiait. Appuyait sur les faiblesses de l’Allemand avec tout ce qu’elle avait à disposition. Lèvres, bouches, phalanges, regard… Des attributs comme tant d’autres mais qui, dans ce moment précis, n’étaient que des armes utilisées sans scrupules pour mettre à terre le trentenaire.

S’interrompant finalement, Vicky s’arrêta pour reprendre son souffle, sans pour autant donner à l’homme un quelconque répit. Les doigts féminins continuaient de s’amuser de lui, de le faire languir, avant de remonter jusqu’à sa chemise au moment même où la psychiatre se redressait. Le silence plombant de l’arrière-boutique ne l’embêtait pas au final, ça contribuait même à l’atmosphère électrifiée qui se propageait dans les lieux. En faisant céder le reste de ses boutons, la psychiatre parvient à ouvrir entièrement le vêtement du germain, laissant la peau de son torse dénudé. C’est pourtant sa cravate qui captait toute l’attention de la femme. Un objet qui lui sera très utile pour la suite de ce qu’elle prévoyait. Sourire aux lèvres, Victoria se pencha pour capturer brièvement les lippes d'Hans entre les siennes, tandis qu’une de ses mains cherchait celle de l’homme pour la poser sur l’accoudoir de la chaise.

Tel un serpent, au toucher de soie, la trentenaire enroulait la cravate autour du poignet du trafiquant, resserrant son emprise d’une lenteur calculée, nouant le tout pour sceller fermement le destin de l’Allemand. Une fois entièrement attaché aux appuis-bras de son siège, il ne pourra plus s’échapper. Il n’aura plus de moyen de s’exprimer, à part user de ses mots. Si son souhait est qu’elle arrête. Qu’elle continue. Qu’elle accélère. Qu’elle ralentisse. Hans ne serait pas en mesure d’utiliser sa poigne sur la chevelure brune pour émettre ses indications. S’il voulait reprendre le contrôle, c’est avec sa bouche qu’il allait devoir agir. Avec ses mots, ses grognements, ses râles rauques. La fine ceinture autour de la taille de Victoria avait le même effet. Toujours dans ce même silence, la brunette la déroula de sa jupe pour l’accrocher autour du second poignet du séduisant jeune homme. Yeux dans les yeux. À quelques centimètres l’un de l’autre. Il n’était plus question de business maintenant, quand bien même Hans se portait volontaire à ouvrir le sujet, that ship has sailed. Ils parleraient affaires plus tard, parce que ce soir, tout était question de le faire flancher. Nul ennemi n’était à la hauteur de l’enfant bouder, que l’enfant capricieux. Et ce soir, le caprice prenait sa forme entre les lèvres de l’Anglaise. La luxure également.

Pour avoir d’espace autour de son centre de gravité, c’est au pantalon du blondinet que Vicky s’attaqua par la suite, l’abaissant davantage et son sous-vêtement avec. Découvrant un peu plus sa nudité sans complètement le déshabiller. Un épiderme qu’elle cajolait dorénavant, lascivement, en prenant tout son temps, du bout de ses empreintes ou de ses lèvres, frôlant sa peau et ses zones névralgiques, remontant le long sillon de son torse avant de retracer le chemin de sa descente. Vers le bas, plus bas encore, jusqu’à atteindre l’entre-jambe de l’homme qu’elle ne quitterait pas cette fois avant de l’avoir entièrement conquis.


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MessageSujet: Re: going back again (hans)   Dim 29 Juil 2018 - 18:28

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Si le blond était déterminé, sa contrepartie n'était pas en reste. Prête à tout, à aller au bout de toutes les folies et de tous les défis. Tout comme lui, la volonté bien en tête de rester sur sa position, de ne pas céder une seule parcelle de terrain à sa partenaire. Rester inflexible face à tous les appels qu'elle lui faisait à la folie et à la débauche. A baisser totalement sa garder et se laisser emporter par le flot, pas les vagues de plaisir qu'elle lui procurait. S'accaparant totalement de lui par sa virilité, comme pour tout homme. Elle aspirait toute son énergie et volonté tout en lui insufflant des puissants déferlements de jouissance. Du bout des lèvres, de la langue elle le contrôlait malgré son idée indéboulonnable de ne pas succomber aux charmes de la brune. Cramponné fermement par sa poigne ferme aux accoudoirs de la chaise l'homme profitait de l'instant. De toutes ces attaques de la brune, de ce plaisir qu'elle lui procurait. Seulement à moitié puisqu'il ne pouvait toujours pas se relâcher, toujours pas profiter pleinement de ce moment si délicat et érotique. Borné, retenu, en pleine contrition il l'observait multiplier les supplices sur son corps avec toujours autant de doigté.

Une position de recul pour ne pas céder à la tactique de la Walker qui semblait lui donner d'autant plus d'idées et d'encore monter d'un cran ses attaques. La motivant d'autant plus à faire tomber le colosse d'argile qu'elle contrôlait des bouts des lèvres et des doigts. Alors qu'il allait céder à l'envie de toucher son corps et venir conquérir ses courbes lorsqu'elle emprisonna ses lèvres, l'anglaise vint une nouvelle fois mettre en œuvre son propre plan et garder la main dans la suite des événements. Sans échappatoire, poings liés, ses leviers s'amenuisaient et l'emprise de la britannique ne faisait que progresser. Doucement, le pouvoir lui échappait, s'envolait loin pour laisser son corps cloué au sol, lié par son propre équipement et celui de l'anglaise. Minutieuse, espiègle qui l'ancrait pour mieux le briser et réaliser toutes ses envies. Le tout sans résistance, sans rébellion, comme si sa destinée l'amenait à devenir un simple petit jouet qu'elle manipulait pour les prochaines minutes. A la fois curieux de voir de nouveau cette facette de la brune, de voir jusqu'à quel point culminant cela allait l'amener mais aussi ce rôle qu'il voulait continuer à assumer. Celui de ne pas réagir, de rester indifférent et de la laisser aux commandes sans broncher. Être un simple observateur et analyseur de cette psychiatre qui semblait si déterminée dans la marche à suivre.

Câline, langoureuse, ensorcelante. Complètement connaisseuse de ses atouts pour prendre la main et faire céder son partenaire avec aisance. Après avoir de nouveau joué avec ses attentes et ses envies, elle recommença sa magie et revint à la charge pour le briser, le faire céder, obtenir une reddition totale. Hans, résistait, se retenait alors que toute l'attention de la brune était de nouveau portée sur son entrejambe. Chaque petit toucher, chaque petite caresse, chaque petite entrevue charnelle entre son anatomie et la magie de la brune fissurait pourtant le colosse aux pieds d'argile. Le regard posé sur cette enchanteresse qui lançait tous les sorts qu'elle connaissait sur lui. Maintenant ce regard, la défiant d'encore monter d'un cran ses attaques. Bluffant comme jamais tant il savait que la chute était imminente. Que seul son regard soutenait sa volonté de départ tandis que le reste de son corps était perdu aux folies de sa partenaire. Au jeu qu'elle avait mis en place et qui l'obligeait à être impuissant face à la luxure pure qui le submergeait.

Une impuissance mêlant la frustration et la jouissance. Un sentiment étrange qui s’emparait à mesure que l'excitation montait. Sentant qu'il ne tiendrait plus très longtemps à toutes les douceurs que lui procurait Vicky le blond ferma les yeux avant de pencher sa tête en arrière et de directement la faire revenir en avant au moment même où son corps laissa la jouissance s'emparer de son corps. Ses dents venant attraper son col de chemise flottant depuis qu'elle l'avait déboutonné. Un bon objet à mordre pour ne rien laisser échapper. Rester quiet & solid même dans ce moment de pure extase. Le défi qu'elle s'était lancée n'allait pas être si simple à réaliser, la volonté de l'allemand était unique et même face à autant de tendresse elle ne changeait pas. Déterminé à monter encore le niveau du jeu, à frustrer son interlocutrice, à la voir encore briser les limites à mesure que le temps passait.


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Victoria Walker

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MessageSujet: Re: going back again (hans)   Lun 30 Juil 2018 - 15:11



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Tout se concluait en apothéose. Audible ou non, la brunette pouvait le sentir et comment. Attentive malgré toutes aux attentes d'Hans dans ces derniers instants de petite mort. Délaissant l’homme après l’avoir marqué d’un dernier baiser. Un son comme tant d'autres franchissant discrètement les lèvres de la trentenaire, tandis que son regard criait pour tous les péchés. Un simple petit détail en plus pour le pousser encore vers la folie qu’il retenait au fond de ses tripes. Si la femme pouvait s’y résoudre, elle lui bredouillerait au creux de l’oreille plus d’impudeurs et d’obscénités. Mais, elle n’arrivait pas à s’y résoudre…

Si Victoria estimait que Hans n’avait pas encore gagné le droit de remporter la partie, il avait au moins mérité un peu de paix. Savourer l’instant présent en toute sérénité. Cette idée poussa l’Anglaise à se reculer de l’homme pour laisser à ce dernier un peu de répit, aussi court et passager soit-il. Elle se recula graduellement jusqu’à ce que ses fesses prennent appui sur la table derrière elle. Dans un silence total, toujours, la brune se servit un verre d’eau qu’elle avala en petites gorgées sans un son, avant de s’essuyer discrètement le contour des lippes avec une serviette. Une suite d’action qui, terminée, laissait place une fois de plus à une immobilité totale de Vicky. Un état éphémère cependant, la brunette reprenant au bout de quelques instants ses mouvements. Sa jupe de nouveau relevée, ses jambes posées de part et d’autre de la taille d'Hans, tandis que ses cuisses venaient trouver leur place habituelle sur les genoux de l’homme. Il avait eu suffisamment d’espace pour souffler jusqu’ici. Quand bien même elle le voudrait, l’Anglaise ne pouvait pas détenir le blondinet captif indéfiniment. De la même manière qu’elle l’avait emprisonné, elle comptait le relâcher. Le tout plein de provocation, la brunette reprenait son tourment de tentation, les hanches ondulant sur lui, le but étant clair de lui faire passer un message cocasse ; l’entrejambe de la trentenaire caressant de sa nudité totale celle du jeune homme. Sans petite culotte, pour une fois qu’elle cédait à une des envies d'Hans. Ses frottements sensuels se répétaient au fur et mesure que Vicky détacher l’Allemand. Les doigts fins de la psychiatre quant à eux défaisaient la ceinture attachée au bras du joaillier. Une fois avoir récupéré son accessoire, elle se releva pour remettre sa tenue dans l’ordre. Qu’il fasse de l’information ce qu’il voulait. His move.

Il fallait toujours être deux pour mener à bien une partie de jeu intéressante. Le premier round avait touché à sa fin, il n’était qu’une question de temps avant que l’un des deux partenaires n’entame le round suivant. Toutefois, cet entêtement germanique, ce dévouement total à une cause pouvait être une bonne, ou une mauvaise, chose. En toute logique, Victoria ne devait pas être aussi joyeuse qu’elle ne l’était à l’instant. Pourtant, sa jubilation profonde était visible à Hans, à travers la lueur de ses yeux. Même si l’outcome ne collait pas à cent pour cent à ses attentes, la brune n’était pas déçue du résultat de son petit tour. L’hypocrisie était de contrenature chez elle. Si Vicky a toujours apprécié la volonté d'Hans quand il s’agissait de mener à bien leur partenariat, elle ne pouvait que respecter cette même volonté qu’il a de mener à bien ses propres objectifs. La question était aujourd’hui de savoir s’ils partagent toujours le même end game ou non. Du fond du cœur, elle l’espérait. Seulement, la psychiatre ne pouvait pas lui poser la question. Pas avant qu’il ne décide de parler ou de prendre part à une quelconque conversation.

Sa ceinture en place, la trentenaire saisit le second verre vide posé sur la table, pour servir un peu d’eau avant de le tendre à Hans. Il y avait de grandes chances qu’il soit tout autant assoiffé que sa partenaire l’était en ce moment, bien que ça n’en ait pas l’air.


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MessageSujet: Re: going back again (hans)   Mar 7 Aoû 2018 - 14:41

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Tortionnaire avec la manière, torture la plus pure. Délice jusqu'à la lice. Victoria s'était bien décidée à mettre à l'épreuve Hans, à le pousser dans ses derniers retranchements par n'importe quel moyen. Jouant de tous ses atouts, tous ses charmes pour faire céder l'allemand têtu comme pas deux. N'en démordant pas  – au propre comme au figuré – quand à l'attitude qu'il devait suivre. Peu importe les supplices, peu importe les doléances, peu importe toutes les sensations qui traversaient son corps et son esprit, en tête il préservait son objectif. Un mécanisme de défense, de sûreté contre cette anglaise qui savait si bien s'y prendre avec lui. Le souffle haletant, une légère transpiration qui l'enveloppait il était là, figé dans son mutisme et sa posture qu'il n'était pas décidé de quitter quitte à s'en mordre quasiment les doigts. C'était quasi une question d'honneur pour lui à cet instant précis. Celui de rester sur ses positions et de ne pas abandonner son point de vue sur l'autel de la luxure et du plaisir. Seulement, se préserver du malin était une tâche bien ardue qui lui semblait de plus en plus inatteignable à mesure que la psychiatre prenait possession de son esprit et de son corps. Esprit subjugué par les courbes de la londonienne même quand elle se reculait pour le laisser momentanément respirer. Quelque part une nouvelle torture. Car dorénavant, quoiqu'elle fasse, elle avait déclenché l'interrupteur et interrompre les ébats était aussi éreintant que de les poursuivre. L'attente était aussi folle que la passion. L'observer se désaltérer et arrêter ses supplices tandis que les battements de son cœur reprenaient leur cours normal et que sa chaleur corporelle revenait à la normale était un supplice en soi.

Seulement, bien malicieuse comme elle était, elle savait que relancer le fer avant qu'il ne soit totalement froid et le refrapper avec vigueur était le meilleur moyen de briser la lame. D'arriver à ses fins dans un simili montagne russe où le blond ne faisait que monter et descendre au gré des envies de son pilote qu'était la brune. Diablesse quand elle commença à commencer ses ondulations contre son corps, à se frotter de toute sa tenue d'Eve contre lui pour le tenter encore plus que jamais. Tentatrice de toute son épiderme, de tous ses gestes minutieusement exécutés pour le détacher à mesure qu'elle l'enflammait pour qu'il soit libre de ses mouvements quand ses barrières mentales seraient brisées par ses assauts tout Victoriens. Débâillonner le prisonnier pour qu'il parle une fois la séance de torture terminée. Juste au bon moment, une fois que ses dernières volontés se soient faites la poudre d'escampette. Voilà ce qu'il se déroulait et pourtant l'homme se contenta encore de bien empoigner sa chaise pour ne pas sauter sur cette succube qui le manipulait avec brio. Avec son charme et son aisance naturelle.

Toujours assis à regarder jubiler la brune qui mettait son petit plan en exécution. Il pouvait voir dans ses yeux le plaisir qu'elle prenait à le faire craquer et à quel point le fait qu'il résistait ne faisait qu'alimenter sa machine charmeuse. Elle debout, revenue à une tenue normale et bien apprêtée tandis que lui affalé sur sa chaise présentait tous les affres de ce qu'il venait de se passer. A moitié défroqué, suffoquant sous la chaleur. Un état pourtant avec lequel il deala sans problème se relevant finalement après quelques brèves secondes les boutons de chemise défaits et le pantalon au niveau des chevilles. Glissant finalement ses pieds hors du bout de tissu pour s'avancer vers la table et attraper le verre qu'elle venait de lui servir. S'arrêtant un instant pour l'observer verre à la main, le premier regard maintenu lancé par lui. Un regard neutre, limite provoquant. Comme si tout ce qu'elle venait de faire n'avait aucun effet sur le score et qu'elle était toujours à zéro malgré l'apparence brinquebalante de l'allemand. Un moment en suspension avant de tout simplement verser le contenu de son verre sur sa tête blondinette. Quel meilleur moyen de faire rebaisser la température ? Simple, efficace, surprenante et dans le ton de folie qu'elle voulait instaurer. Secouant immédiatement sa tête pour bien en faire profiter sa comparse au passage. Si elle souhaitait jouer à son jeu du mutisme, il allait jouer également, avec les mêmes cartes.

Premièrement en saisissant la ceinture qu'elle venait de remettre en place pour la coller à son corps. Pas de baiser, pas même un regard vers provint des yeux de l'allemand. Laissant sa tête survoler son épaule pour venir observer ses mains qui remontaient à son tour la jupe de l'anglaise. Qui venait la remonter par dessus ce booty rebondi qu'il claqua sans vergogne de la paume de ses mains cette enveloppe dénudée avec laquelle elle s'était jouée de lui. Seulement pour commencer la seconde étape qui rentrait bien plus dans la stratégie de la psychiatre d'extirper un bruit, peu importe lequel de son partenaire. Commençant à malaxer ce postérieur ferme pour finalement glisser lentement ses doigts entre les monts, venir titiller légèrement cette antre du diable particulièrement sensible. Juste frôler du bout de l'index  au départ, le corps bien collé pour pouvoir percevoir la moindre réaction de la brune à ce nouveau touché. A cette main qui commençait son petit jeu pendant que l'autre allait quérir un accessoire sur la table pendant que l'attention de la brune était captée ailleurs. Surprise, le liquide qui coule le long de sa croupe. S'il s'était mouillé, il devait faire de même avec elle. Il n'y avait pas d'échappatoire, la bouteille d'eau devait remplir son destin et finir par faire couler le flux sur sa colonne vertébrale jusqu'aux confins de son anatomie. Un peu de fraîcheur avant que le feu n'embrase son être.


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Victoria Walker

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MessageSujet: Re: going back again (hans)   Mar 7 Aoû 2018 - 19:19



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Le sourire de Victoria s’élargissait quand les premières gouttes d’eau lui effleuraient le visage. Amusée, telle une fillette, de ce petit manège tellement Hansien. Maintenant le silence qui fut passagèrement brisé par un léger rire de l’Anglaise. Puis, l’autorité de l’Allemand reprenait le dessus. D’un geste fort, entièrement attendu, il rapprochait l’Anglaise de lui. Collant son corps au sien dans un mouvement. La bête présente en le for intérieur du blond se manifestait, graduellement, et n’attendait qu’à jaillir au grand jour. Retenue uniquement par la volonté de l’homme de la restreindre plus que de raison. A se demander qui Hans réprimandait vraiment ainsi… Victoria, en refusant de se lâcher ? Ou lui-même, en contestant ses envies irréfutables ? Dans le premier cas, comme dans le second, il en fallait plus pour que la Walker s’avoue vaincue. Tout bon stratagème devait se construire doucement, en misant sur la durabilité plus qu’autre chose. Honnêtement, si la volonté du diamantaire s’était évaporée au premier coup de lange de sa partenaire, cette dernière en serait déçue ; que cela soit aussi facile à atteindre, et de ne pas avoir songé à le faire bien plus tôt.

Quoi qu'il en soit, le joaillier reprenait le fil de l’action, de ces deux mains qui emprisonnaient la trentenaire. Dévoilaient sa chair avant de s’abattre sur sa peau dans un claquement strident, grisant, un tantinet perturbant. Encraient l’empreinte de ses phalanges sur le postérieur féminin qui en frissonnait légèrement. Cette aisance qu’il avait de se saisir de son fessier sans la moindre retenue, et de tracer son chemin jusqu’à l’intimité de la psychiatre. Le chaud qui devançait et accompagnait le froid, mais qui ne fissurait pas pour autant le calme de Vicky. Car en choisissant de la maintenir comme ça, contre lui, le blondinet offrait à sa compère une échappatoire qu’elle n’hésiterait aucunement à emprunter. Dans cette étreinte déguisée, la brunette enfouissait son visage au creux de la nuque du germain, au moment même où le pincement de l’eau fraîche sur ses fesses se faisait sentir. Ses dents suffoquaient de cette manière le soupir de surprise. Une position que l’héritière Walker maintenait, glissant ses doigts jusqu’aux cheveux du blond. Le souffle de la brune et ses babines le cajolaient, au même titre que les bouts des doigts du jeune homme s’immisçaient en elle pour réveiller toutes ses ardeurs.

La différence était que Vicky, contrairement à Hans, n’avait que faire de garder le silence. Elle continuait à maintenir ce petit jeu, ce mutisme étrangement salvateur, pour une bien plus simple raison que de gagner ou perdre. Délaissés l’un comme l’autre du superflu verbal, elle ne verra bientôt plus que lui, et il ne verra plus qu’elle. Livrés à leur simple nature qui leur dictait qu’ils devaient se chercher perpétuellement, se retrouver inlassablement, et provoquer infatigablement jusqu’à ce qu’il ne reste rien d’autre que la clarté, cristalline et pure, de leurs deux êtres et esprits. Et c’est vers cette ultime conclusion que la femme fonçait, tête presque baissée. Acharnée comme jamais, comme toujours. Ses mots, ses bruits, chacun des sons extirpés d’entre les babines londoniennes seraient une arme, à sortir et utiliser au bon moment. Un instant qui ne s’est pas encore manifesté, tant le bel homme avait encore du chemin à parcourir, pour avoir sa vengeance et remettre les pendules à l’heure. Sustenter la folie du moment n’était même plus une obligation pour la trentenaire maintenant. Juste une expression de sa spontanéité quand elle glissa les ongles d’une main jusqu’au postérieur de son partenaire, tandis que la langue de la femme suivait les quelques gouttelettes qui perlaient encore sur la peau de Hans. La trafiquante de diamant reculant finalement sa tête en arrière pour pouvoir chercher les lippes de son associé, et les mêler aux siennes.


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MessageSujet: Re: going back again (hans)   Sam 15 Sep 2018 - 6:50

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Peu à peu la carapace craquelait. Le vernis s'effritait sous les doigts du germain qui percevait émaner de toutes les parcelles de son corps les premiers signes de ce qu'il convoitait depuis le départ. Les réactions de la brune montraient qu'il était sur la bonne voie et qu'il devait poursuivre son plan. Même si ce n'était plus vraiment un plan depuis qu'elle avait utilisé tous ses charmes pour le faire céder, chaque parcelle de son intimité pour l’envoûter et dicter le jeu. L'amener à accepter tout ce qu'elle faisait, le moindre geste, le moindre son et simplement suivre tout ce qu'elle orchestrait. Par delà cette petite passe intime, ce petit moment rejoignait ce qu'elle lui demandait avec ce départ de Londres. Suivre aveuglément, céder les commandes pour n'être qu'un simple passager qui se laisse emporter sur le chemin emprunté par l'anglaise. Suivre le sillon et la voie toute tracée par la Walker. Mais non, la fierté – peut-être mal placée – de l'allemand lui dictait de ne pas laisser les choses ainsi se dérouler et de se laisser emporter par les événements. Il refusait de suivre le mouvement et se laisser emmener dans cette ville perdue sans avoir son mot à dire. Comme dans ce petit entretien qu'ils avaient où elle s'était amusée depuis le départ à le torturer. C'était dorénavant son tour et il n'allait pas lui laisser l'occasion de respirer un seul instant ou de contre-attaquer. Si elle se déchaînait telle une tornade pour le soumettre à ses charmes et à ses idées, la seule solution qu'il restait à l'allemand était de lui même devenir ouragan. Souffler plus fort encore, annuler la force de la Walker par un vent contraire encore plus puissant.

Une puissance qu'il exerçait sur le fessier de la brune encore humide de son petit jeu précédent alors que celle-ci usait du charme de ses lèvres charnues pour accaparer ses lippes. Jamais à court d'idée la londonienne n'avait aucune intention de laisser l'allemand faire comme il l'entendait. Depuis le départ de cette entrevue celle-ci menait le jeu et elle était décidée à garder les choses comme elles étaient. Dérouler son plan en toute sérénité. Une sérénité ambivalente aux yeux du joaillier, à la fois intrigué par cette assurance sans faille et doucement énervé par ce contrôle qui lui échappait, par Brighton qui s'approchait, par cette douce emprise qu'elle exerçait sur lui. Un mix instable qui bouillonnait et n'attendait que quelques instants pour perdre l'équilibre et finir en une explosion toute Hansienne. Les mains fermes sur les hanches de la brune, les doigts bien collés à la robe toute tentatrices de la londonienne, le contact qui se brise, l'espace qui s'étend et qui sépare les corps. Juste un geste ferme et direct pour briser la chaîne, cette servitude à son contrôle qu'elle exerçait. Dénouer les liens pour remplacer le roi sur son trône, être le régicide devenu maître.

Marquer de son empreinte, l'entrevue, marquer de sa paume le fessier de la brune. Le blond était bien décidé à recadrer les choses et s'éjecter du siège passager auquel elle l'avait enchaîné. Retournée en direction de la table, le torse légèrement approché de celle-ci par une pression de sa paume de la main sur le dos de l'anglaise. Une position très avantageuse pour lui, pouvant observer cette croupe qu'elle lui offrait. Cette position idéale pour briser le silence et gagner ce jeu sans règle explicite. Avec calme et volupté, l'homme commença alors à relever son index le long de la cuisse de la psychiatre, remontant le torrent d'eau qui s'était écoulé, remontant sur ce fessier ferme et entraînant dans son sillon la robe qu'il remontait tout doucement. La peau cailleuse ainsi découverte était une cible parfaite pour les petits tours du blond et pourtant il n'en était rien. Ses mains restaient sur le dos de la jeune femme, longeant de bas en haut et inversement cette croupe encore humide jusqu'au moment fatidique où ses phalanges vinrent se mélanger aux longs cheveux bruns de la  jeune femme. Les doigts se refermant alors pour avoir une poigne très légère afin de légèrement relever sa tête afin qu'Hans puisse venir facilement poser sa tête aux côtés de la sienne. L'index posé sur les lèvres pour rappeler le silence qui devait régner dans la pièce et dans cet échange. Un rappel nécessaire au vu de son plan. Le germain vint s'introduire finalement entre ces deux fesses bombées, traçant un chemin jusqu'au lieu préservé. Doucement, calmement, galvanisant. Le tlatoani allait être désigné d'une nouvelle façon, de la plus folle des façons.


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Victoria Walker

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MessageSujet: Re: going back again (hans)   Dim 16 Sep 2018 - 15:14



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Tout ce que la psychiatre a su éveiller chez cet homme, avec ses provocations incessantes, prenait forme. Sa bestialité évidente, prononcée, irrésistible, prenait forme. Quand il la retourne, et que les mains de la femme claquaient contre la table, cela prenait forme. Ce bruit sourd uniquement qui interrompt momentanément le silence que les deux partenaires s’entêtent à préserver. Alors que pour Victoria, elle n’a plus aucune raison de le faire. Pourtant, l’héritière Walker se prête au jeu, garde le mutisme. Elle se maintient tant bien que mal, entre un cri étouffé, une respiration saccadée, des soupirs camouflés, sa lèvre inférieure mordillée de ses propres dents. La danse lancinante du jeune homme se poursuivait, avec l’Anglaise qui s’y joignait. Une de ses mains se posant finalement sur celle d'Hans, et ses ongles s’enfoncent dans la chair de l’homme qui s’emparait d’elle. Esprit et être.

Et Vicky, elle se laisse porter par le délice charnel de leurs ébats. Jusqu’au bout. Jusqu’à l’excès. Pour une fois sans contester ou chercher à mettre en place sa propre agenda, si ce n’est par le gémissement plaintif qui échappé d’entre ses lippes. Tandis que la chaleur se fait insupportable et le plaisir du germain indéniable. Puis la folie se dissipe, graduellement, et Victoria revient à ses esprits. Bercée par la quiétude des lieux. Ses phalanges posées sur la table se détachent de là, et son dos cambré se redresse. S’ensuit alors l’instant que Hans attendait sans doute depuis le début. « Si tu penses qu’avoir recours à ta force est le seul moyen d’avoir la main sur la situation, c’est que j’ai déjà gagné. ». L’Allemand trouvera comment détourner ces mots à son avantage. Et Victoria sera capable de contre-attaquer si tel est le cas. Pour l’heure, la brunette se contenta de tourner la tête légèrement pour mieux le fixer de son regard. Les lèvres taquines qui s’amourachent de la peau du blondinet avant de pousser ce dernier un tantinet en arrière. Se retournant pour lui faire finalement face. La tenue aussi disgracieuse que celle de l’homme. Le bout de ses empreintes s’échouent sur le visage d'Hans, flirtent délicatement avec chacun de ses traits. Redessinent chaque détail avant que la bouche de l’Anglaise ne rejoigne celle du joaillier. Une fois, seulement, avant qu’elle ne s’arrête pour dire. « N’y prends pas goût. ». Comme tout pouvoir que le jeune homme réussit à tenir brièvement entre les doigts, face à elle, il ne devait jamais s’y habituer.

Les babines de la psychiatre continuaient ainsi de l’embrasser. S’unissent à leurs congénères pour ne plus les délaisser. Une main finement déposée sur la joue d'Hans, et sa seconde glissant jusqu’à son torse pour le faire reculer. Un pas après l’autre, à mesure qu’elle s’avançait en direction de la chaise que le diamantaire occupait précédemment. Destination atteinte, la brunette poussa finalement son partenaire sur le siège, avant de pouvoir remettre son jupon en place. À nouveau. Comme-ci cela servira à quelque chose. « Trois jours. ». À quel moment au juste a-t-il pensé que Victoria lui forçait la main ? Elle n’en avait pas la piètre idée. Tout ce que Vicky savait c’est qu’il ne lui servira à rien de se prendre la tête avec lui. Têtu comme il était. Elle savait pertinemment qu’elle devait le laisser se calmer avant d’engager un discours. Ces dernières semaines servaient à cela. « Viens avec moi trois jours. C’est tout ce que je te demande. Si tu ne veux toujours rien entendre par la suite, je ne te forcerai à rien. ». L’Anglaise ne l’a jamais fait, de toute manière, ce n’est pas aujourd’hui qu’elle commencera à le faire.


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