AccueilAccueil  CalendrierCalendrier  FAQFAQ  RechercherRechercher  MembresMembres  GroupesGroupes  S'enregistrerS'enregistrer  ConnexionConnexion  

Partagez | 
 

 save me a place next to you (julia)

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
avatar

- paper notes : 156
- since : 08/06/2018

( end game )

MessageSujet: save me a place next to you (julia)   Mer 20 Juin - 8:00

save me a place next to you

- - - - - - - - - - - - - - - - -- - - - -

feat julia scott et alastair winnifield

Guettant son téléphone, la mâchoire contractée, il attendait avec impatience la réponse de Julia. Leur dernière rencontre lui avait laissé un goût amer en bouche, un goût d'amertume qu’il n’avait su combler. Il s’en voulait, de part et d’autre de ne pas avoir su la réconforter. Il regrettait d’être parti, subitement, pour tenter de réparer une relation qui était vouée à l’échec. Il n’aurait pas dû Alastair déménager en Allemagne, accepter le poste qui lui avait été offert. Il aurait dû simplement être honnête avec Anna et peut-être tenter quelque chose avec Julia. Peut-être que ça n’aurait jamais fonctionné, peut-être que leur passé les aurait rattrapé, leur liaison étant plus attrayante qu’une vie de couple simple. Mais il aurait dû essayer Alastair, plutôt que de prendre la tangente, comme il avait l’habitude de faire. Il avait eu peur de ses sentiments, les avait reniés pour le bien-être commun. C’était ce qu’il s’était toujours répété. Peut-être pour se convaincre d’une réalité qui n’existait pas. Peut-être pour se mettre en tête qu’il avait fait le bon choix. En son for intérieur, il savait qu’il n’avait pas pris les bonnes décisions. En son for intérieur, il savait qu’il n’avait pas écouté ses sentiments, qu’il avait préféré sauver les apparences, préféré essayer quelque chose qui était manifestement voué à l’échec. A présent, il ne lui restait que les regrets, le regret de ne pas avoir été à la hauteur avec Julia. Des regrets qu’il avait fini par avouer, à demi-mots, le regard baissé, honteux. Il avait fini par s’ouvrir à son ancienne dulcinée, lorsqu’elle avait essayé de lui faire comprendre la souffrance qu’il avait causée. Il ne s’était pas rendu compte de tout le mal qu’il avait répondu, de toute la souffrance qui lui avait faite endurée. Il avait trop longtemps pensé que cette relation n’avait jamais été importante pour Julia, du moins, il avait fini par s’en convaincre. Elle n’avait pas été tendre avec lui, elle lui avait déballé la vérité dans son plus bel habit. Pure et sans outrage. Elle n’avait pas essayé de le protéger Alastair, pas essayer de le dédouaner. Une dispute au coeur d’un mariage où Alastair ne s’était pas senti à sa place. Un mariage où tout le monde le regardait, le jaugeait et le jugeait pour ses frasques amoureuses. Des personnes auxquelles il avait serré la main, des personnes qu’il avait reçues chez lui. Conscient d’être le vilain canard de l’histoire, il avait fini par se renfermer dans son rôle, se contre-fichant de l’avis qu’on pouvait bien avoir de lui. Il avait fini par laisser glisser les remarques, conscient de la stupidité humaine. Mais l’avis de Julia l’importait. Ils avaient partagé une liaison. Forte. Il se souvient de chacun de leurs moments ensemble, de leurs étreintes un peu trop amoureuses. De la peau douce de Julia. Il tentait en vain d’oublier ces souvenirs. Il souhaitait aller de l’avant avec Julia, il souhaitait lui montrer qu’il était parvenu à l’oublier et à la considérer comme une simple amie. Du moins, c’était ce qu’il essayait de se convaincre. Julia, elle ne sera jamais la simple amie. La simple maîtresse. Elle occuperait toujours une place importante et malgré toute la bonne volonté d’Alastair, elle ne pourra jamais être remplacée. Mais il essayait de lui tendre la main. Pour essayer de recoller les morceaux. Être de bons vieux amis partageant des moments ordinaires. Il l’avait invitée à déjeuner, sans grande conviction qu’elle accepte. Il avait du temps libre, elle était probablement débarrassée de ses examens. Il voulait juste partager un moment avec elle, savoir ce qu’il avait manqué. Il ne voulait pas trop connaître les circonstances de la rencontre avec son petit-ami, mais il finirait par lui poser des questions, par jalousie peut-être. Il tentait d’aborder une attitude positive. Pour faire plaisir à Julia, pour lui montrer qu’il n’était pas le sombre connard sans sentiments comme elle semblait si bien penser. Il voulait changer l’image qu’elle avait de lui. Peut-être avec un peu trop de retard mais il ne voulait plus qu’elle le voit comme ça. Il avançait vers le restaurant, devant le rendez-vous donné, guettant sa montre. Son regard s’adoucit en la voyant dans son champ de vision, un sourire aux lèvres. Il ne voulait pas tenter d’être trop brusque, il voulait simplement être un ami. Ça le tuait, mais il était au moins aux côtés de Julia. “ Bonjour Julia. Je t’en prie.” Il lui ouvrait la porte du restaurant. Il avait choisi un endroit qu’il adorait, qui ne faisait pas trop romantique, parce qu’il ne voulait pas la mettre mal à l’aise. C’était un endroit où avait lieu beaucoup de dîners professionnels, propice à la situation. Il venait souvent ici avec ses clients. “ Sache que ma démarche n’est pas intéressée. Je veux simplement te montrer que je souhaiterai encore faire partie de ta vie en tant qu’ami. ” Il s’empêchait de déglutir à ses mots, mais il se contentait de sourire. “ J’ai pensé que tu n’allais pas venir. ”

_________________
I'M HOLDING ON TO YOUR SOUL "i want to say somewhere: i've tried to be forgiving. and yet. there were times in my life, whole years, when anger got the better of me. ugliness turned me inside out. there was a certain satisfaction in bitterness. i courted it. it was standing outside, and i invited it in.

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar

- paper notes : 21
- since : 13/06/2018

( end game )

MessageSujet: Re: save me a place next to you (julia)   Ven 22 Juin - 5:46

treize heures déjà. merde, se dit julia en se sermonnant à voix basse. il est temps d’opter pour une tenue, après trente minutes d’hésitation. une demie-heure qu’elle jongle avec les robes, jupes, shorts en se demandant ce qui pourrait la rendre suffisamment jolie pour un resto et pas assez apprêtée pour qu’alastair puisse se demander si elle cherche à raviver la flamme, elle qui essaye de tuer dans l’œuf toute ambiguïté. à défaut de trouver mieux, elle revêt un slim bleu, une marinière et des ballerines marrons en feutre, applique un trait de rouge à lèvres rose et laisse ses cheveux détachés. minimum syndical, mais ce qu’il faut pour ne pas avoir l’air de sortir du lit. elle embrasse rapidement matthew, qui a été prévenu qu’elle passerait la soirée avec un ancien ami. elle s’est gardée de préciser qui, mais l’essentiel est qu’il sache où elle va. si la belle se rend au lieu de rendez-vous ce soir, ce n’est pas pour tenter quoi que ce soit avec son ancien amant, mais parce qu’elle regrette de s’être laissée emporter lors de leur dernière rencontre. après tout, elle a sa part de responsabilité. il a peut-être eu raison d’aller s’exiler à heidelberg avec anna pour y repartir à zéro. difficile de reprocher à un homme d’avoir voulu sauver son mariage. elle se doute qu’il s’en veut, qu’il est lucide sur le fait qu’il a agi à l’encontre de ses émotions et qu’il est passé à côté d’une belle histoire. savoir ça lui suffit, maintenant qu’elle a eu une semaine pour faire le vide et se calmer. elle regrette la manière dont leur discussion s’est déroulée, se dit-elle en faisant signe à son bus de s’arrêter. elle a été honnête, certes, mais ce n’est pas le tact qui l’a étouffée et elle s’en veut, un peu. elle veut toujours le préserver du malheur et parfois ça passe par le silence, au lieu de faire des reproches. elle croise les doigts en se dirigeant vers le lieu qu’alastair lui a indiqué, son portable à la main au cas où il chercherait à la joindre. elle a dix minutes de retard et presse légèrement le pas. pourvu qu’il partage ses intentions. développer une amitié serait un grand premier pas – et même ça, elle n’est pas certaine qu’anna apprécierait. tournant au coin du boulevard indiqué sur le plan, elle relève le regard et croise celui d’alastair, qui l’attend patiemment devant un petit restaurant qui ne paye pas de mine. très bien. elle sourit largement en s’approchant, essaye de lui communiquer ses ondes positives pour qu’il comprenne qu’elle vient pour enterrer toute l’histoire et repartir sur des bases saines et solides. oh, si seulement elle pouvait s’empêcher de ressentir ce petit pincement au creux de l’estomac. mais non, alors il va falloir faire avec. bonjour julia. je t’en prie. elle hoche légèrement la tête en lui souriant, la bouche un peu sèche. stressée. qu’il lui laisse cinq minutes et elle se détendra. elle pénètre dans l’établissement, balaye la salle du regard. un serveur va probablement venir les chercher, se dit-elle en piétinant sur place avant de se tourner vers alastair pour lui répondre. j’ai pensé que tu n’allais pas venir. "bien sûr que j’allais venir ! mais je comprends que tu aies douté." bien sûr que julia comprend, les signaux contradictoires qu’elle lui a envoyé la dernière fois le laissent sûrement se questionner sur ses intentions. elle le regarde dans les yeux sans se départir de sa bonne humeur. leur complicité d’antan est à nouveau palpable, il y a un mieux. elle soupire légèrement avant d’ajouter "c’est pas le au revoir qui a fait du mal, hein ? c’est tous les souvenirs qu’on ressasse." il sait très bien de quoi elle parle.

_________________
i'm not a princess, i'm a f***ing queen.
Dig up her soul but leave the soul alone. Let her find a way to a better place. Broken dreams and silent screams, empty churches with soulless curses. ©️ by tik tok
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar

- paper notes : 156
- since : 08/06/2018

( end game )

MessageSujet: Re: save me a place next to you (julia)   Dim 24 Juin - 10:52

save me a place next to you
- - - - - - - - - - - - - - - - -- - - - -

feat julia scott et alastair winnifield

Tic tac. Il ne cessait de jeter des coups d’oeil à sa montre. Les minutes devenaient des heures, l’attente était longue. Il ne voulait pas presser Julia, Alastair. Il doutait encore de sa présence, leurs dernières retrouvailles n’avaient pas été joyeuses. Ils étaient partis sans rien se dire, partis sans se retourner. Il avait eu une semaine pour penser à leur relation, une semaine pour tenter de trouver un moyen pour arranger les choses. Parce que dans l’histoire, il ne voulait pas perdre Julia. Elle avait fait partie de sa vie. Elle avait été une belle rencontre, peut-être l’une des plus belles, mais il fallait qu’il se résout à tirer un trait sur leur histoire. Leur belle histoire appartenant au passé. Un frisson lui parcourut l’échine. Trop de souvenirs habitaient encore son esprit. Il regrettait bien des choses Alastair. Son départ en Allemagne irréfléchi, ses multiples pirouettes pour tenter de sauver son couple avec Anna. Mais quand l’amour n’était plus au rendez-vous, il ne pouvait plus faire semblant d’être heureux auprès d’elle. La comédie avait assez duré. Il était venu presque à se détester de penser à une autre en enlaçant Anna. Et Alastair, il pinçait les lèvres en entendant le prénom de Julia sortir de la bouche d’Anna. Anna qui en parlait avec autant d’amour. Il ne s’était jamais résolu à dire la vérité. Ce n’était pas que de la lâcheté. Il voulait simplement préserver Julia. De la colère de sa soeur. Du regard des autres. Il avait tenté vainement de l’expliquer à Julia, qui avait fini par prendre la poudre d’escampette. Les souvenirs étaient trop douloureux. La plaie restait récente. Ils n’avaient jamais parlé de ça auparavant, jamais parlé d’eux. Ils s’étaient souvent contentés de profiter des moments pour se retrouver, de moments à deux sous la couette. Il n’était pas quelqu’un à l’aise avec les mots. Alastair, il ne disait pas vraiment ce qu’il pense, ce qu’il ressentait. Handicapé des sentiments, il préférait fuir plutôt que de devoir affronter son amour pour Julia. Il n’avait pas été courageux et il s’en voudrait probablement toute sa vie. Il ne voulait pas être un frein dans la vie de Julia. Il voulait la voir s’épanouir aux bras d’un autre, quand bien même ça lui arrachait le coeur. Quand bien même ce n’était pas lui. Elle méritait elle aussi sa belle histoire. Elle méritait de trouver quelqu’un qui l’aimait et lui apportait tendresse et amour. Il voulait encore faire partie de sa vie et même si être ami avec elle allait lui demander des efforts, il était prêt à les faire. Prêt à céder sa place. Tout en gardant la place d’un ami. Qui saurait l’épauler quand elle aura besoin. Il l’a vue arriver. Un sourire aux lèvres se dessina sur ses lèvres, il tentait de ne pas stresser. Ce n’était pas un rendez-vous. Non. Un simple repas entre amis. Il l’écoutait, hochant la tête : “ Je suis vraiment heureux de te revoir. ” Il ne préférait pas trop la regarder. Au risque de la gêner et qu’elle pense que sa démarche était finalement intéressée. Son regard s’arrêtait à son visage. C’était bien assez. Il l’invita à entrer au restaurant, pénétrant en dernier dans les lieux. Ses yeux à la recherche d’un serveur. Il jetait un regard vers la jeune femme et souriait brièvement, le regard plein d'amertume:  “ Je sais. C’était difficile pour moi. Les non-dits devaient éclater. ” Il dit, près à continuer quand le serveur les dirigea vers une table, leur donnant une carte.  “ Je veux juste que tu saches que si t’as besoin, je suis là pour toi.  ” Il dit, la regardant un instant, le regard plein de souvenirs, reportant son attention sur la carte.  “ Alors comment ça se passe pour toi sinon? ” Il tentait de rattraper le temps perdu avec elle.

_________________
I'M HOLDING ON TO YOUR SOUL "i want to say somewhere: i've tried to be forgiving. and yet. there were times in my life, whole years, when anger got the better of me. ugliness turned me inside out. there was a certain satisfaction in bitterness. i courted it. it was standing outside, and i invited it in.



Dernière édition par Alastair Winnifield le Lun 25 Juin - 5:32, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar

- paper notes : 21
- since : 13/06/2018

( end game )

MessageSujet: Re: save me a place next to you (julia)   Lun 25 Juin - 4:20

julia, elle regarde alastair à la dérobée pendant que l’employé du restaurant leur cherche une table. elle ne peut pas s’en empêcher, entre eux c’est encore – et ça sera probablement toujours – quelque chose de beau, d’électrique, d’étonnant. il est son plus bel acte manqué. à l’idée qu’elle ne le reverra plus jamais dans l’intimité, elle est parcourue d’un léger spasme tant cette pensée la rend triste, encore aujourd’hui, des années après leur dernière fois ensemble. des années pendant lesquelles elle a dû supporter d’entendre sa sœur casser son ex-mari devant elle sans rien dire, se mordant l’intérieur de la joue pour ne pas hurler qu’il est la personne la plus extraordinaire qu’elle connaisse. elle a été si faible et lâche, et elle en prend conscience à mesure qu’elle arrête de blâmer alastair pour l’intégralité de la situation. toutes ces fois où anna lui a demandé si elle croyait qu’alastair était une mauvaise personne, toutes ces fois où julia a répondu que oui, peut-être alors que son corps lui criait de répondre que non. pour se cacher, rester à l’abri du jugement et des regards. et maintenant qu’ils ont pu se revoir, échanger, s’en mettre plein la gueule, elle a envie de continuer à en parler avec lui, de tous ces sentiments et ces regrets enfouis. elle veut oublier leurs ébats et la meilleure manière de le faire semble être d’en reparler à tête reposée comme de moments passés, doux mais révolus. julia, elle est habituellement bavarde et naturelle, mais elle devient gauche et timide quand le jeune homme pose son regard sur elle. elle pense avoir bien fait de s’obliger à tout lui dire, la semaine dernière, même si elle regrette déjà les conséquences de cette conversation. ce rendez-vous où toute familiarité est proscrite en est une, et elle n’a d’autre envie que de se blottir dans ses bras depuis l’instant où elle a croisé son regard en arrivant devant le restaurant. elle lui sourit timidement alors qu’il se dirige vers leur table, essaye de calmer sa respiration. malgré les efforts d’alastair pour la mettre à l’aise, le serveur se comporte comme devant un couple. bien sûr. ils sont si bien assortis que ça devait se produire. elle a envie de se lever et de prendre la fuite pour échapper au regard du serveur qui lui rappelle à chaque instant qu’il suffirait d’une seconde d’abandon pour poser sa main sur la cuisse d’alastair, pour lui prendre amoureusement le bras. elle ne peut pas. pour matthew, pour elle-même. elle fait mine d’être absorbée par la carte en répondant à sa question, pour ne pas se perdre dans ses yeux. "pas si bien que ça, à vrai dire. disons que… disons que j’apprends tous les jours à être inspirée par le vide qu’il y a entre l’endroit où je suis et l’endroit où je voudrais être et que ça me terrifie". elle relève le menton, prise d’un petit rire nerveux. il est vrai qu’elle ne traverse pas une période facile. la fin des études, le début de la remise en question qui arrive fatalement quand on cherche un premier emploi. elle a pour habitude de prendre tous les obstacles comme des opportunités, des épreuves qui font avancer. elle a pour habitude de tomber et de se relever, parce que la lutte fait partie intégrante du succès. elle a toujours travaillé, s’est obstinée en sachant qu’elle trouverait ce qu’elle cherche quelque part en creusant. qu’arrêter de persévérer ne mène à rien. mais en ce moment, c’est difficile et elle sait qu’alastair peut comprendre.

_________________
i'm not a princess, i'm a f***ing queen.
Dig up her soul but leave the soul alone. Let her find a way to a better place. Broken dreams and silent screams, empty churches with soulless curses. ©️ by tik tok
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar

- paper notes : 156
- since : 08/06/2018

( end game )

MessageSujet: Re: save me a place next to you (julia)   Lun 25 Juin - 5:32

save me a place next to you
- - - - - - - - - - - - - - - - -- - - - -

feat julia scott et alastair winnifield

Perdu dans ses abîmes pensées en attendant Julia, Alastair ressassait tous ses souvenirs en sa compagnie. Des souvenirs trop longtemps refoulés, pourtant magnifiques. Des souvenirs plus nombreux que ceux en la compagnie d’Anna. Il n’avait pas choisi de tomber amoureux de Julia. C’était arrivé, sans qu’il puisse y faire quelque chose. Il avait tenté de nier ses sentiments, pensant qu’il commettait déjà l’irréparable en passant quelques nuits en sa compagnie. Il aurait voulu que ça soit simple. Ca aurait pu être simple si Julia n’était pas la soeur d’Anna. Il aurait eu moins de remords, moins de culpabilité en quittant Anna pour elle. Mais la moralité faisait qu’il avait préféré couper court à ses deux relations. Pensant qu’il n’avait pas vraiment le choix. Que c’était mieux. Il était déjà pointé du doigt comme le grand méchant loup de l’histoire. C’était un rôle qu’il endossait aisément. Il n’avait pas cherché à plaider sa cause, il s’était contenté de prendre ses distance avec le monde d’Anna. Y compris Julia. Il se rappelle des matins en sa compagnie. La belle au bois dormant encore endormie. Il aurait voulu que le temps s’arrête, profiter de quelques instants encore sous les draps. A discuter, s’enlacer, à en perdre la raison. Mais il y avait toujours quelque chose qui les empêchait. Anna qui allait arriver, son travail qui l’attendait. Il quittait toujours Julia avec un pincement au coeur, conscient qu’ils ne pourraient plus être ensemble pendant quelques temps. Et toutes ces années, il avait laissé le temps filer. Le temps qui s’était joué de lui. Il était à présent contraint de faire face à ses erreurs. Des erreurs qu’il regretterait probablement toute sa vie. Incapable de se rattraper. Pourtant, il voulait encore serrer Julia dans ses bras. Passer une nuit avec elle. Pour se rendre encore un peu plus compte qu’il était amoureux d’elle et qu’il n’aurait pas dû la laisser partir. Il aurait dû lui dire la vérité. Ils auraient pu essayer. D’être heureux. D’être amoureux. Alastair aimerait bien penser qu’avec le temps, les sentiments se dissiperont avant de ne devenir que de vagues souvenirs mais il était conscient qu’ils ne disparaîtront jamais. C’était peut-être sa punition dans l’histoire. Il tentait de se racheter en essayant d’être l’ami de Julia. Il voulait pouvoir l’épauler à défaut d’être autre chose pour elle. Pas résilié à ne plus faire partie de sa vie, il avait tenté une approche amicale et il était heureux que Julia soit là. Il souriait, évitant de se perdre sur son corps, sur ce visage qu’il avait tant embrassé. Le serveur les prenait pour un couple, rendant la situation légèrement embarrassante mais Alastair savait qu’en démentant, la situation serait d’autant plus gênante. Il se contenta de sourire et soupirait lorsque le serveur les laissait regarder la carte. Il feuilletait la carte tout en écoutant les paroles de la jeune femme. Il la regardait, elle semblait tenter d’éviter son regard. Peut-être encore un peu trop tôt pour se regarder à nouveau dans les yeux, il ne pouvait la blâmer. Il ne pouvait que la comprendre et hochait la tête à ses mots:  “ Et pourquoi tu ne vas pas à l’endroit où tu veux être?  ” Il demanda, la regardant, baissant la carte de la jeune femme pour qu’elle lui fasse face:   “ Ne reste pas là où tu ne veux pas être. Crois-moi, tu le regretteras. Tu seras malheureuse tôt ou tard. Tu ne peux pas te forcer à aimer quelque chose que tu n’aimes pas.” Ou quelqu’un. Cette pensée lui effleurait l’esprit, mais le serveur vint les sauver en prenant la commande de leurs boissons.   “ C’est tes études que tu aimes pas ou la vie que tu mènes en général ? ” Il s’intéressait vraiment à elle. Il voulait rattraper le temps perdu avec elle.

_________________
I'M HOLDING ON TO YOUR SOUL "i want to say somewhere: i've tried to be forgiving. and yet. there were times in my life, whole years, when anger got the better of me. ugliness turned me inside out. there was a certain satisfaction in bitterness. i courted it. it was standing outside, and i invited it in.

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar

- paper notes : 21
- since : 13/06/2018

( end game )

MessageSujet: Re: save me a place next to you (julia)   Lun 25 Juin - 8:16

un court silence s’installe entre la réponse de julia et la nouvelle question d’alastair. elle n’a pas la confiance suffisante pour lui renvoyer la balle, faire la conversation. et puis elle a l’esprit ailleurs, julia. elle a la tête remplie d’images d’eux deux qu’elle tente de chasser. julia, elle s’en veut de s’être laissée aller à avoir des sentiments pour alastair. il est si facile de dire que ça s’est fait par devers eux, mais c’est faux. on a toujours le choix, et elle a choisi de continuer à habiter chez sa sœur, sous le même toît que lui, malgré l’attirance qu’elle ressentait. julia, elle se cherche des excuses constamment pour pouvoir fréquenter anna sans être assommée par la honte à chaque conversation qu’elles partagent, mais elle arrive à court de raisons derrière lesquelles se cacher. c’est problématique, et elle voit moins sa sœur depuis quelques temps, à cause de tout ce qui la ronge. elle ne partage pas cette partie du problème avec alastair, qu’elle regarde à nouveau en face quelques instants. ils auraient pu tout envoyer valser. mais il avait fallu qu’il soit muté et que son travail coupe court à tout ce qu’ils partageaient. le temps a passé, ils ont grandi. il est trop tard. seuls les regrets restent alors que le bonheur qu’ils ont connu s’estompe, et elle voudrait fuir avant de se rendre compte qu’à trop jouer sur plusieurs tableaux, elle a tout perdu. sa dignité, sa sœur, l’homme qui aurait peut-être pu être l’amour de sa vie. elle n’a que vingt-cinq ans et elle est déjà fatiguée, à force de ravaler ses peines sans pouvoir s’ouvrir à personne. julia commence à regretter d’avoir accepté cette entrevue, elle qui avait trouvé un équilibre précaire en l’absence d’alastair. second thoughts qui l’inondent et lui prennent la tête alors qu’alastair relance la conversation et qu’elle tente tant bien que mal de s’y accrocher. manquerait plus qu’elle passe pour la petite sœur idiote. elle est un peu anxieuse, prise au dépourvu. elle essaye de trouver les mots justes pour lui expliquer ce qu’il se passe dans sa vie, angoissée qu’il la trouve inintéressante, qu’il se rende compte qu’une fois passés les baisers elle n’est qu’une coquille vide. elle n’est qu’une gamine de vingt-cinq ans qui n’a jamais travaillé, alors qu’alastair en a trente-deux. son statut social et professionnel l’ont toujours impressionnée et elle essaye du mieux qu’elle peut d’avoir l’air intellectuellement intéressante et attirante, à défaut de pouvoir l’envoûter par ses caresses. toujours pas remise de la remarque du serveur, inconscient de la tragédie qui se joue sous ses yeux. ignorant le fait qu’ils ne sont pas un couple, mais un duo d’amoureux au bonheur impossible. elle ne le reprend pas, consciente elle aussi qu’il vaut mieux ne pas s’attarder. elle répond enfin. et pourquoi tu ne vas pas à l’endroit où tu veux être ? "je sais pas… j’ai peur de le regretter, et puis il n’est pas vraiment défini. je crois que je suis mieux dans le statu quo". c’est ironique. julia se rend compte qu’elle donne à alastair les mêmes raisons que lui avait lorsqu’il est resté avec anna. elle demande un soda un peu au hasard avant d’ajouter, sans avoir la force de demander à alastair ce qu’il en est pour lui, encore une fois. "c’est juste mes études, ne t’en fais pas." petite menteuse.

_________________
i'm not a princess, i'm a f***ing queen.
Dig up her soul but leave the soul alone. Let her find a way to a better place. Broken dreams and silent screams, empty churches with soulless curses. ©️ by tik tok
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar

- paper notes : 156
- since : 08/06/2018

( end game )

MessageSujet: Re: save me a place next to you (julia)   Lun 25 Juin - 12:03

save me a place next to you
- - - - - - - - - - - - - - - - -- - - - -

feat julia scott et alastair winnifield

Le temps d’un repas, Alastair voulait retrouver cette complicité qui lui avait tant manquée. Cette complicité qu’il avait tant chérie et qui avait disparu quand il était parti en Allemagne pour son travail. Cette promotion, qu’il n’avait jamais demandée, lui avait permis de s’élever dans son métier. D’être parmi les meilleurs, d’acquérir une notoriété qu’il n’aurait jamais acquise en restant simplement à Londres. Il ne regrettait pas professionnellement, travaillant avec les meilleurs, découvrant un nouveau genre d’architecture, un genre dont il s’imprégnait dans ses dessins, une tendance appréciée par l’élite. Mais il était conscient des sacrifices qu’il avait dû faire, conscient d’être passé probablement à côté de l’histoire de sa vie. A l’époque, il n’avait pas beaucoup réfléchi aux conséquences de son choix, pensant bien faire. Pour Anna. Pour lui. Puis il s’était trompé. S’en était mordu les doigts. Les journées étaient longues. Il travaillait beaucoup pour noyer son ennui, sa peine. Il évitait soigneusement Anna, prétextant avoir du travail pour échapper de dîner avec elle. L’avoir en face de lui était presque devenu un supplice. Ses yeux quémandant de l’attention, de l’attention qu’il ne parvenait pas à donner. Son corps se lovant contre le sien, un corps qu’il repoussait, parce qu’il ne voulait pas d’elle auprès de lui. Les quelques fois où il parvenait à lui faire l’amour, il ne pensait pas à elle. Il ne pensait plus à elle depuis longtemps. Un sentiment de honte l’envahit. Il se rémémorait de tous ces souvenirs enfouis, qu’il avait en vain essayé d’oublier. La revoir lui rappelait toutes ces belles qu’il avait vécues ensemble, tous ces bons souvenirs. Julia n’avait pas été qu’un mirage. Il avait essayé de se le convaincre. Pendant des années. La vérité lui faisait face à présent et se présentait à lui de façon violente. Il tentait de sauver les apparences en lui posant de multiples questions, en s’intéressant à elle. Il évitait soigneusement son regard, ne voulant pas retomber une nouvelle fois d’elle. Elle appartenait désormais à un autre, un autre qui avait su lui donner ce dont il avait été incapable de faire. Ce qu’elle méritait. Il ne pouvait la blâmer de reconstruire sa vie, peut-être qu’il était temps pour lui de faire pareil. De cesser ces aventures qui ne lui apportaient rien d’autre qu’une satisfaction éphémère. Les mots de Julia résonnaient dans sa tête et il hocha simplement la tête. Ne pouvant que trop la comprendre.  “ Tu ne peux pas rester éternellement dans l’indécision. Ne pas être quelque part où tu ne te plais pas..” Il aurait dû appliquer ses conseils, il aurait dû écouter ce qu’il avait envie de faire au lieu de sauver son couple qui avait été un échec. Il n’aurait pas dû penser aux autres mais à lui. Il avait fait de plus de mal qu’il l’avait voulu. Il continuait à lui poser des questions, commandant un verre de vin rouge. A défaut de s’enivrer de whisky ce soir. Il hochait la tête à la réponse de la jeune femme, la regardant droit dans les yeux:  “ T’es heureuse Julia ?” Une question qui lui brûlait les lèvres. “ C’est tout ce qui m’importe. ”

_________________
I'M HOLDING ON TO YOUR SOUL "i want to say somewhere: i've tried to be forgiving. and yet. there were times in my life, whole years, when anger got the better of me. ugliness turned me inside out. there was a certain satisfaction in bitterness. i courted it. it was standing outside, and i invited it in.

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar

- paper notes : 21
- since : 13/06/2018

( end game )

MessageSujet: Re: save me a place next to you (julia)   Lun 25 Juin - 12:39

julia remercie le serveur d’un sourire avant de décapsuler sa canette distraitement pour en verser le contenu dans son verre. autant rester sobre ce midi, histoire de ne pas déraper avec alastair. elle ne se souvient que trop bien de nuits enivrées, commençant par quelques verres avec ses copines et se terminant par des caresses interdites avec lui pendant que sa sœur travaillait de nuit. elle l’observe un instant, se dit encore une fois qu’il est fascinant. c’est ce qu’il l’a attirée en premier. son génie. ses dessins éparpillés sur la table basse de leur salon, la première fois qu’elle a mis les pieds chez eux, à londres. les éloges de ses collègues à son égard, les rares fois où elle a eu l’occasion d’en croiser certains lors de dîners mondains – anna a toujours adoré les réceptions, à la différence d’alastair. anna a toujours adoré avoir du monde à la maison, montrer son bonheur à qui voulait bien le regarder. et julia, elle n’a toujours eu l’attention tournée que vers lui, adossé au mur, souvent silencieux, centre de toutes les conversations et pourtant nonchalant et discret. son talent a toujours parlé pour lui. elle ne compte plus le nombre de nuits passées à regretter son départ, à ne pas trouver le sommeil en se disant qu’elle aurait dû le retenir. elle se perd un instant dans les méandres du passé, se remémore certains baisers échangés, leurs éclats de rire. tout cela semble irréel. elle continue à le fixer, un peu décontenancée, ne sachant pas comment gérer cette amitié nouvelle et forcée qu’ils s’imposent. la vérité, c’est qu’elle n’est pas impatiente de lui poser des questions. dans savoir plus sur ses conquêtes, ses amis, cette vie qu’il ne partage pas avec elle. elle a l’impression qu’à chaque regard échangé, elle se rapproche de lui et s’éloigne de matthew. matt, qui pourtant lui donne tellement. il lui donne tout et julia lui rend bien peu. mais elle ne regrette pas d’avoir fait l’effort de se poser et de construire quelque chose, après le naufrage de sa relation avec alastair. son couple lui donne l’impression qu’il y a encore de l’espoir, parfois. elle sait qu’alastair comprend ça. elle sait qu’il ne lui en veut pas de penser à matthew avant tout. julia a la tête qui lui tourne légèrement en réfléchissant à la dernière question du jeune homme, elle repose son verre en se demandant distraitement si elle est bourrée. être bourrée au fanta, c’est possible, avec lui. tout est possible. elle lui répond finalement, dans un souffle, la voix un peu rauque. "oui." , une réponse qui lui brûle les lèvres autant que la question a déchiré alastair. elle lui adresse un demi-sourire avant de reprendre. "tu sais, je crois que tu voulais quelqu’un qui me ressemble, mais pas moi, pas exactement." elle tripote le menu du bout des doigts, le fixe toujours. la vie est faite de tournants, de petits moments anodins comme celui-là. elle prend son courage à deux mains. c’est le moment de le faire. de lui parler de matthew comme s’il était un ami à qui elle se confiait. pour tirer un grand trait sur leur relation, une bonne fois pour toute. direction la friendzone. "je suis un peu perdue en ce moment, c’est tout. je veux avancer avec matthew, vraiment – mon copain s’appelle matthew, pardon – mais en même temps j’ai envie de passer à autre chose et du coup je ne fais ni l’un, ni l’autre pour de bon. " c’est un premier pas, elle a dit son nom. elle a partagé une information intime et précieuse sur son couple. cela ne fait-il pas d’alastair un simple ami ? peut-être, pendant trente secondes. avant qu’elle ajoute, que ça lui échappe. "et puis y a des chansons que j’peux pas écouter parce que les paroles me font penser à toi. et j’ai des souvenirs qui remontent la nuit, comme des fantômes, tout le temps. comme des échos de toi dont je peux pas me débarrasser." elle a terminé dans un souffle apeuré, incapable d’assumer ce qu’elle pense autant qu’elle est incapable de s’empêcher de lui dire tout ça. elle aimerait qu’il la rassure, qu’il lui dise qu’il pense à elle aussi, que ça va passer, que c’est pas grave. pour ce qui est de la friendzone en tout cas, game over. try again.

_________________
i'm not a princess, i'm a f***ing queen.
Dig up her soul but leave the soul alone. Let her find a way to a better place. Broken dreams and silent screams, empty churches with soulless curses. ©️ by tik tok
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar

- paper notes : 156
- since : 08/06/2018

( end game )

MessageSujet: Re: save me a place next to you (julia)   Lun 25 Juin - 13:32

save me a place next to you
- - - - - - - - - - - - - - - - -- - - - -

feat julia scott et alastair winnifield

La douce atmosphère du restaurant le berça presque. Il jetait un oeil aux alentours, quelques couples et déjeuners d’affaires avaient lieu. Il peinait à oublier ces gens autour d’eux pour se concentrer sur les paroles de la jeune femme. Il aurait tant voulu être qu’avec elle, ne pas avoir quelques regards indiscrets envers eux. Ne pas se sentir embarrassé de déjeuner avec la soeur de son ex-femme, laquelle il a partagé tant de moments langoureux. Il aurait voulu l'emmener loin, loin des autres, des critiques pouvant émaner du proche entourage d’Anna. Anna, la femme parfaite aux yeux de tous. Alastair, il n’avait jamais entendu des personnes critiquer celle qui fut sa femme. Anna, elle avait le sens du partage, le sens de l’humour. Elle était l’hôte parfaite, probablement la femme parfaite. Peut-être trop aux goûts d’Alastair qui se lassait bien vite d’elle. Il tentait de sauver les apparences auprès des autres, ne voulant pas donner l’image du garçon qui ne savait pas saisir la chance qu’il avait. Il en entendait toujours des compliments sur Anna, des compliments auxquels il répondait presque avec lassitude. Un simple sourire brève. Un haussement d’épaules. Paraissant presque imbus de lui-même. Il n’arrivait plus à Alastair. A faire semblant. A aimer une femme qu’il n’aimait plus. Il n’arrivait plus à prendre sa main qu’elle tendait, plus à jouer les maris épris. Il n’avait jamais été démonstratif et Anna n’avait jamais posé beaucoup de questions. Avec Julia, tout avait été différent. Elle le voyait tel qu’il était. Elle n’avait pas cherché à faire de lui ce qui n’était pas, elle n’avait pas essayé de le changer. Elle l’avait compris, aux premiers regards. Il l’avait comprise aux premiers regards. Elle n’essayait pas se donner des allures comme Anna. Elle n’était pas cette femme forte qu’était Anna. Sa fragilité l’avait touchée. Il adorait tant la rassurer, la serrant dans ses bras, caressant du bout des doigts ses cheveux. S’enivrant de son parfum. Encore une fois. Il était tombé amoureux plusieurs fois d’elle. Pendant leurs moments de tendresse. La regardant dans les dîners familiaux, discrète mais bavarde, un sourire en disant long. Un regard qu’Anna n’avait jamais vu tant elle endossait avec ferveur son rôle d’hôte parfait. Il l’avait toujours regardée Julia. Elle était la personne la plus intéressante, celle qui suscitait le plus son intérêt. Celle qui tentait de parvenir à déchiffrer, qu’il jaugeait pour connaître ses pensées, les plus intimes soient-elles. Celle qui recelait un grand nombre de mystères, celle qui l’intriguait le plus. Anna, il la connaissait par coeur. Elle s’était dévoilée à lui bien trop vite. L’avait très vite laissé insatisfait. Et il s’était tourné vers Julia. Celle qui continuait à l’intriguer. Celle qu’il avait envie de connaitre encore un peu plus. Celle avec laquelle il allait devoir se satisfaire d’une amitié parce qu’il ne pouvait avoir rien d’autre. Il parvenait à ne pas montrer sa déception, à ne pas déglutir en prononçant le mot ami. Mais il voulait faire partie de sa vie. Prêt à sacrifier tout ce qu’il ressentait pour avoir sa place auprès d’elle. Il voulait simplement la voir heureuse. Et elle semblait l’être. C’est ce qu’elle laissait transparaître. Il sourit légèrement à ses dires, passant une main dans ses cheveux un peu trop ebourrifés: “ Y’en a pas plusieurs comme toi Julia. Et non, j’cherche pas quelqu’un qui te ressemble. Justement. ” Il répondit, se mordant la lèvre. Il ne trouverait jamais une autre femme comme Julia. Et trouver quelqu’un qui lui ressemblerait tournerait dans le malsain. Il tentait de mener une vie plus saine. La savoir heureuse auprès d’un autre le rendit fébrile, il serrait l’emprise de son verre mais laissait rien transparaître. Tout était dans le contrôle. Tout avait toujours été sous le contrôle. Son regard se posa sur la carte, préférant éviter le regard de Julia. Un regard empli de bonheur qu’il n’était pas encore prêt à voir. “ Et qu’est-ce qui t’empêche d’avancer avec Matthew si tu en as envie ? ” Il demandait, reposait son regard sur celui de Julia. Un regard presque d’indifférence tant il était blessé. Tant c’était difficile de faire comme si de rien n’était. Tant ses sentiments lui bouffaient les tripes. Trop tard. Il s’adossait à sa chaise, posant à nouveau son regard vers la jeune femme. Il ne pouvait pas se permettre d’espérer quoi que ce soit. Il se redressait, le regard perdu.“ Je peux pas m’arrêter de penser que si j’étais pas parti, toi et moi on serait peut-être ensemble. Que j’ai peut-être merdé quelque part. ” Il dit, le regard perdu, au loin :  “ J’ai vraiment cru que c’était qu’une putain de passade mais en fait non. J’ferai jamais l’amour à une femme comme je te l’ai fait à toi. Je partage pas grand-chose avec les autres.” Il conclut, refermant la carte, reposant sur regard vers elle :  “ Mais j’veux pas à nouveau te faire du mal. Si t’es heureuse avec Matthew, c’est l’essentiel. ” Il dit, avec une certaine indifférence à en glacer le sang. Le serveur pouvait presque palper cette lourde atmosphère en prenant la commande. Mais Alastair, c’était un homme blessé. Désespérément amoureux d’une fille qu’il ne pourrait peut-être jamais avoir.

_________________
I'M HOLDING ON TO YOUR SOUL "i want to say somewhere: i've tried to be forgiving. and yet. there were times in my life, whole years, when anger got the better of me. ugliness turned me inside out. there was a certain satisfaction in bitterness. i courted it. it was standing outside, and i invited it in.

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar

- paper notes : 21
- since : 13/06/2018

( end game )

MessageSujet: Re: save me a place next to you (julia)   Mar 26 Juin - 4:06

julia a le sentiment que rien d’autre n’existe autour d’eux. elle ne sent que son cœur qui bat et la respiration d’alastair, de l’autre côté de la table. elle chasse les souvenirs évocateurs qui l’assaillent de manière inopportune. elle se souvient encore de ces quelques semaines de basculement, du moment où elle a remarqué qu’alastair regardait moins sa femme, ou en tout cas différemment. un homme gâté par la vie et pourtant insensible au charme fou de son épouse. julia, elle est persuadée qu’il aurait pu continuer à l’aimer si elle ne l’avait détournée du chemin tout tracé, de la petite famille et du bel appartement en centre-ville qui les attendaient, anna et lui. leur rencontre a tout bouleversé, comme deux comètes rentrant en collision dans la galaxie. julia, elle pense qu’alastair se trompe sur son compte. que si il croit qu’elle n’a pas essayé de le changer, il a tord. certes, elle ne lui a jamais forcé la main. mais elle ne compte pas les nuits passées à espérer un revirement, une décision prise en sa faveur et au grand dam d’anna. elle a rêvé d’un homme fidèle et droit avec elle. et elle s’en est donné, des airs. elle a essayé de paraître plus détachée qu’elle ne l’était, moins dépendante de ce qu’ils avaient créé, tous les deux. de prétendre construire sa vie toute seule, sans personne. elle se souvient encore de l’odeur d’alastair sur les draps au petit matin. julia, elle déglutit lentement. elle sait qu’alastair ne fait que se contenter de ce déjeuner, qu’il aimerait certainement plus. elle aussi. mais elle doit prendre son courage à deux mains et lui dire ce qu’elle a à lui dire. la raison principale pour laquelle elle a accepté ce rendez-vous. elle commence par le reprendre en douceur. "t’as raison, y en a pas deux aussi bizarres que moi." une manière de se révéler un peu, de lui dire qu’elle est désolée d’avoir été un peu incohérente pendant leur dernier échange. trop perdue et angoissée pour tenir un discours sensé. "cherche l’opposé de moi. ça vaudra mieux." petit conseil d’amie, pour le coup. matt et alastair n’ont rien à voir et ça n’est pas un hasard. elle ne pourrait pas être avec lui si il lui faisait penser à son amour perdu, à sa plus grande erreur. et qu’est-ce qui t’empêche d’avancer avec matthew si tu en as envie ? elle exhale lentement avant de répondre, lâchant un petit rire gêné. "oh, tout plein de choses. vraiment trop pour que je puisse les énumérer." elle évite toujours son regard, qu’elle sent posé sur elle, mais se rend compte soudain de sa posture et se redresse brusquement. elle était penchée vers lui, les coudes sur la table, un peu trop proche pour être honnête. "ça va passer, c’est sûr. un jour tu vas te réveiller et tu m’auras… oubliée." elle frissonne en prononçant cette dernière phrase avant de reprendre. "et tu te rendras compte que tu partages beaucoup plus que tu ne le penses avec d’autres." elle se masse la nuque, gênée de l’entendre mentionner leurs ébats en public, et émue par les mots prononcés. faire l’amour. elle se sait encore amoureuse du jeune homme, ça lui noue l’estomac alors qu’elle se prépare à asséner le coup de grâce. mais il faut bien lui dire. "tu le sais peut-être mais je suis en fin d’études, là. il est temps de trouver un boulot !"  l’air faussement jovial, elle esquisse un sourire gêné. "je ne sais pas si ça va tout arranger mais on va partir vivre à paris. matthew a du travail là-bas et comme j'ai étudié le français... la soirée d’au revoir est samedi." juste au cas où. "ne me juge pas, d’accord ? c’est une super occasion et puis paris c’est tellement…" sa voix meurt doucement. elle a failli dire romantique.

_________________
i'm not a princess, i'm a f***ing queen.
Dig up her soul but leave the soul alone. Let her find a way to a better place. Broken dreams and silent screams, empty churches with soulless curses. ©️ by tik tok
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar

- paper notes : 156
- since : 08/06/2018

( end game )

MessageSujet: Re: save me a place next to you (julia)   Mar 26 Juin - 4:49

save me a place next to you
- - - - - - - - - - - - - - - - -- - - - -

feat julia scott et alastair winnifield

Le coeur au bord du précipice. Déchantant au fur et à mesure des paroles de Julia. Les souvenirs qui étaient revenus se dissipaient dans son esprit. Sa mâchoire se contractait, ses muscles se resseraient. Sa bouche se déséchessait. Il tombait de haut. Comme si tous ses espoirs étaient vaincus. Comme si la terre arrêtait de tourner. Il restait silencieux face à la joie de la jeune femme, se contentait de sourire, juste pour garder cette apparence d’indifférence, cette apparence qui le sauvait, le préservait. Elle ne devait se douter de rien, elle devait penser qu’il n’en avait rien à foutre. C’était mieux comme ça. Il aurait au moins essayé, de la retenir par ses belles paroles, par sa mise à nu un peu trop tardive. Le temps s’était écoulé, les sentiments probablement évaporés. Elle semblait se plaire dans sa nouvelle vie Julia, prête à donner son coeur à quelqu’un d’autre. Il ne pouvait lui en vouloir, qui avait trop attendu, lui qui était parti pour tenter de sauver son couple à la dérive. Il ne pouvait que la comprendre, l’encourager. Mais son coeur était meurtri, ses pensées se bousculèrent. Il aurait tant voulu lui dire de ne pas parti, qu’elle faisait une erreur, mais il était qui pour la retenir ? Il ne voulait pas briser sa belle histoire, il ne voulait pas la rendre à nouveau malheureuse. Elle était en âge de faire sa vie, en âge de faire ses choix. Alastair, il se redressait sur sa chaise, n’ayant qu’une hâte que le déjeuner se termine. Ses retrouvailles n’étaient pas celles qu’il avait imaginée. Il pensait pourtant réceptive la jeune femme. Il s’était encore une fois trompé. Il la regardait, un léger sourire aux lèvres, ne voulant pas lui donner l’impression que sa décision lui faisait du mal. Il hélait un serveur pour prendre la commande, juste pour pouvoir partir le plus vite, prétexter qu’il avait du travail et qu’il devait s’échapper. Il était resté silencieux, se contentant de simple hochements de tête. Il ne voulait plus parler de souvenirs qui l’habitaient, simplement se contenter d’une discussion cordiale. Il s’était renfermé, son visage s’était refermé et son regard n’était plus le même. “ Ah oui samedi. Quand même.” Il se contentait de dire en tirant sur les pans de sa veste, le regard ailleurs. Un mal de tête le gagnait et il grimaçait quelques secondes, espérant que celui-ci partirait aussi vite qu’il n’était arrivé. Il ne voulait plus rien de Julia, il voulait simplement qu’elle s’envole avec celui avec qui elle partageait sa vie, il voulait que cette mascarade se termine. Il espérait que les plats arriveraient vite et jetait un oeil vers les cuisines. Il n’avait plus envie d’être là, plus envie de voir ce visage qu’il ne pouvait plus parsemer de baisers. “ J’espère que tu apprécieras Paris et que tu trouveras ton bonheur. J’te juge pas, t’as le droit de faire ta vie. ” Il dit, haussant les épaules, passant une main dans ses cheveux, une bouffée de chaleur le saisit. Son téléphone sonnait à point. “ Désolé c’est important, je dois rappeler.” Il s’était levé, sans jeter un oeil vers Julia. C’était un simple message de Julian, qu’il n’avait même pas ouvert. Il s’était levé pour aller à l’extérieur, près d’une terrasse, à l’abri des regards. Il s’adossait au mur, soufflant légèrement. Il avait besoin de prendre l’air, le temps d’un instant. Il revint, retirant sa veste, les plats toujours pas apportés.  “ T’aurais pu le dire avant que tu partais. Avant que je dise tout ça.  ” Il dit, le regard ailleurs. Il ne voulait plus la regarder. “ La situation se répète encore et encore. C’est comme une putain de tragédie. ” Il finit par lâcher, se malaxant les paupières. Il finit par se rattraper: “ Bref jespère que tu te plairas là où tu seras Julia. C’est tout ce que je te souhaite. ” Les plats arrivèrent à point nommé, Alastair allait pouvoir s’échapper de ce repas infernal. Mais l'appétit n'était pas au rendez-vous.

_________________
I'M HOLDING ON TO YOUR SOUL "i want to say somewhere: i've tried to be forgiving. and yet. there were times in my life, whole years, when anger got the better of me. ugliness turned me inside out. there was a certain satisfaction in bitterness. i courted it. it was standing outside, and i invited it in.

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar

- paper notes : 21
- since : 13/06/2018

( end game )

MessageSujet: Re: save me a place next to you (julia)   Mar 3 Juil - 4:43

le déjeuner prend une tournure inattendue – comme toujours avec eux, à vrai dire. il vire au cauchemar et julia arrête progressivement de regarder alastair avec une tendresse contenue pour se mettre à le considérer avec un peu d’angoisse. elle a peur qu’il soit fâché. elle garde la face, continue à siroter son soda sans rien dire de plus mais des frissons lui parcourent l’échine. elle sait bien qu’elle fait une erreur. partir n’est jamais la solution et, malgré les sourires désespérés d’alastair pour garder la face, julia se rend bien compte qu’il souffre de sa révélation soudaine. mais que veut-il qu’elle fasse, putain ? il ressurgit dans sa vie du jour au lendemain, elle a des plans, des projets d’avenir, tout envoyer valser pour un homme elle a déjà essayé une fois et bordel, ça a été une catastrophe. il l’a laissée perdue, désorientée, des sanglots dans le cœur. il est bien placé pour le savoir, quand on souffre une fois on fait tout pour que ça ne se reproduise jamais. chat échaudé craint l’eau froide. elle a constamment peur de se brûler les ailes avec lui, julia. si seulement ce déjeuner se terminait. elle pianote sur la table en voyant les autres clients payer la note, espérant que leur tour arrive bientôt. elle ne dit rien, ne répond pas aux commentaires d’alastair et ne cherche pas à le retenir quand il s’éclipse. se lève elle aussi pour aller se réfugier dans les toilettes des femmes, un mal de ventre soudain lui déchirant l’estomac, le cœur en peine. elle a envie de hurler. de se lacérer le visage, de lui crier dessus, à lui. elle ne voit plus très clair, ses pensées s’entrechoquent dans sa tête et c’est chancelante qu’elle retourne à leur table. lisse les plis de son pantalon dans une tentative désespérée de se donner une contenance en le regardant revenir, pas davantage dans son assiette. "une tragédie, t’as bien résumé.", elle relance pas, se contente de répéter les mots d’alastair en se massant les mains sous la table pour se calmer. puis répond précipitamment "je pense que ça sera super, oui", esquisse à nouveau un sourire avant de replonger dans ce mutisme partagé. morne et terne devant sa salade, qu’elle avale petit à petit, les yeux résolument tournés vers son plat. pourquoi faut-il que toutes ses rencontres avec alastair se déroulent de manière aussi dramatiques ? elle pose ses couverts au bout de cinq minutes, c’est très bon mais le poids de la culpabilité la ceinture alors qu’elle prend son courage à deux mains. elle est déjà prise de remords dix minutes avant de le quitter pour de bon, alors qu’est-ce que ce sera dans un an ? elle en a la tête qui tourne et elle s’agite légèrement, cherche une manière de s’excuser de ce qu’elle lui fait subir, de lui dire qu’ils pourraient peut-être oublier tout ça, recommencer une histoire tous les deux. rien de ce qu’elle ne désire lui dire ne franchit la frontière de ses lèvres, hermétiquement closes, et lorsqu’elle finit enfin par émettre un son, après avoir ouvert et fermé la bouche comme un poisson en manque d’air, c’est un murmure qui résonne bien trop fort dans le silence. "j’aimerais t’aimer, mais j’sais pas comment". j’sais juste comment te blesser, putain.

_________________
i'm not a princess, i'm a f***ing queen.
Dig up her soul but leave the soul alone. Let her find a way to a better place. Broken dreams and silent screams, empty churches with soulless curses. ©️ by tik tok
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar

- paper notes : 156
- since : 08/06/2018

( end game )

MessageSujet: Re: save me a place next to you (julia)   Mer 4 Juil - 3:19

save me a place next to you
- - - - - - - - - - - - - - - - -- - - - -

feat julia scott et alastair winnifield

La douleur devenait plus intense. Son regard se brisait. Alastair, il tentait de faire comme si de rien n’était. Mais il ne parvenait plus à sourire, plus à faire semblant. Il déchantait, face aux nouvelles surprenantes de Julia. Il ne voulait pas la voir partir, loin de lui. Il ne voulait plus reproduire les mêmes erreurs qu’il regrettait, qu’il tentait de réparer aujourd’hui. Il ne voulait pas la voir loin de lui, se contenter de quelques nouvelles dans l’année, la revoir une fois par an. Il était allé prendre l’air quelques secondes, le temps de quelques inhalations d’air frais. Il avait fermé les yeux, se tapant la tête contre le mur, maudissant le départ de Julia. Il aurait dû ne jamais la laisser tomber, il aurait dû la rattraper quand il était encore temps. Elle partait dans quelques jours. Elle semblait être heureuse de partir, loin de sa vie ici, loin de lui. Il ne pouvait pas la blâmer. Il pouvait la comprendre de vouloir tenter sa chance autre part, donner sa confiance à un homme qui l’aimait. Il la comprenait mais il lui en voulait. De lui faire vivre à nouveau cette séparation. Alastair, il pensait l’avoir retrouvée pour du bon. Il pensait pouvoir enfin vivre quelque chose de beau avec elle. Pouvoir avancer, peut-être effacer les douleurs du passé, celles qui les rendaient malheureux. Il était optimiste Alastair, presque un peu trop. Son optimisme s’était transformé en une naiveté qui le rendait fébrile désormais. Il était face à elle, mais la fuyait du regard. Il regardait autour d’eux, ces gens qui riaient aux éclats, ces couples aux murmures sensuels. Il les enviait d’être heureux. La réponse de la jeune femme attira son attention, il restait silencieux. Une tragédie. Comme Roméo et Juliette. Se traduisant par deux êtres amoureux l’un de l’autre mais incapables de construire quelque chose. Incapables de ne pas reproduire les erreurs du passé. Il se liquéfiait sur place, face au pseudo bonheur de la jeune femme, prenait même plus la peine de sourire pour sauver les meubles. Son visage s’assombrissait, au rythme des secondes, se renfermant sur lui-même pour ne plus devoir souffrir et supporter les mensonges de Julia, ceux qu’elle lui crachait à la gueule rien que pour ne plus avoir à souffrir à son tour. Il se contentait de lui dire, d’un air indifférent: “ Tant mieux pour toi si t’es heureuse. ” Il ne voulait pas être méchant, il ne voulait pas briser ses rêves. Mais il ne voulait pas qu’elle regrette à son tour d’être partie, à son tour de ne pas lui avoir laissé une chance. “ Mais ne regrette pas d’être partie comme moi je l’ai regretté. Parce que crois-moi, c’est ce qui arrivera.” Il le savait. Bien plus que n’importe qui. Fuir ses sentiments pour Julia l’avait davantage fait souffrir. Il s’en était mordu les doigts, chaque jour en voyant Anna auprès de lui chaque matin. Une douleur inexplicable s’était installée en son plexus, une douleur inguérissable. Une plaie d’amour qui ne pouvait pas guérir. Une plaie d’amour encore vive. Il se massait le front, prit quelques fourchettes de son plat mais la faim n’était pas au rendez-vous. Il déglutit discrètement, remis ses couverts sur son assiette, le regard dégoûté. Son regard se redressait aux mots de la jeune femme. Un regard presque de détresse. “ Pars pas Julia.” Il avait fini par dire, saisissant sa main sous la table. La voir partir, il ne se le pardonnerait jamais. Il devait essayer de la retenir, pour ne pas s’en vouloir toute sa vie.  “ J’veux t’aimer moi aussi. Comme il le faut cette fois.” Il avait dit, en un soupir.

_________________
I'M HOLDING ON TO YOUR SOUL "i want to say somewhere: i've tried to be forgiving. and yet. there were times in my life, whole years, when anger got the better of me. ugliness turned me inside out. there was a certain satisfaction in bitterness. i courted it. it was standing outside, and i invited it in.

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar

- paper notes : 21
- since : 13/06/2018

( end game )

MessageSujet: Re: save me a place next to you (julia)   Jeu 5 Juil - 8:24

julia, elle le fixe de l’autre bout de la table, n’arrive pas à croire qu’il lui paraît déjà si loin. elle n’est pas encore partie et elle s’imagine les années à venir à le croiser un noël sur deux, un jour peut-être avec matthew a son bras, quelques temps plus tard enceinte. et lui éternel célibataire, occupé par son travail et les sorties avec ses potes, découragé et déçu de l’amour, ne se souciant que trop peu du lendemain. deux réalités qui feraient d’eux de parfaits inconnus. ils s’observeraient sans rien dire de plus que bonjour et t’as vieilli, et la douceur de leurs échanges s’évaporerait peu à peu dans une indifférence polie. la souffrance et le malheur s’effaçant de même que leur amour. un léger frisson lui fait perdre sa contenance alors qu’elle tente de voir le futur sous un jour plus positif, de regarder alastair avec les yeux d’une amie qui lui enverra des emails enthousiastes depuis paris, qui forgera une relation de confiance dénuée de toute ambiguïté. qui lui présentera ses enfants et dont il sera un fier oncle. elle laisse échapper une syllabe, l’interrompt, pas sûre de ce qu’elle voudrait lui répondre. rire nerveux qui la secoue un bref instant alors qu’elle se murmure de se calmer. elle a le cœur à l’envers, il bat la chamade pour la mauvaise personne et elle sait bien que tout cela est voué à leur procurer plus de malheur qu’autre chose. le temps s’écoule, s’étire et s’étiole lentement et une ombre passe sur son front plissé. honteuse de cette révélation, honteuse de lui avoir tendu ce piège pervers. peut-être qu’elle désire qu’il ressente ce qu’elle a vécu, au fond. lui passer le plat, comme on dit, se retrouver débarrassée de sa souffrance et qu’il ait à la gérer, lui. elle s’en veut de ne pas l’avoir préparé à la nouvelle, elle se maudit d’avoir accepter ce déjeuner tout en sachant qu’une semaine plus tard elle serait loin. ne regrette pas d’être partie comme moi je l’ai regretté. parce que crois-moi, c’est ce qui arrivera. "t’as raison", qu’elle lâche, penaude. elle regrettera certainement. autant que lui. et il essaye de la prémunir de ces remords amers. elle exhale alors qu’il lui saisit la main, savoure la chaleur de sa paume contre la sienne, qui lui paraît glacée. se retient de l’enlacer comme elle l’a fait lors de leur dernière rencontre. julia, elle a encore un sentiment de bien-être au creux de l’estomac quand elle s’imagine dans les bras d’alastair, écoutant le silence. alastair, il lui a appris à vivre sans avoir besoin de personne en l’abandonnant au pied levé, mais elle s’habitue à nouveau à sa présence, à son sourire, à son contact. beaucoup trop vite. comme toujours avec eux deux, le timing est mauvais. elle ne veut pas lui donner de faux espoirs mais se refuse à le laisser partir, et c’est sans trop savoir ce qu’elle veut faire qu’elle fouille dans sa poche de sa main libre, l’autre serrant toujours légèrement celle d’alastair, pour en extirper trois billets de dix, dernière paie empochée à son travail. julia, elle est serveuse dans un restaurant et les pourboires pleuvent les samedis soirs. ça fera l’affaire. elle les dépose sur la table, à peu près sûre que cela couvrira leurs deux repas, et se lève en le tirant légèrement par le bras. elle ne sait pas où elle a envie d’aller. chez lui, marcher, dans un jardin, simplement debout devant le restaurant. elle ne sait pas, mais elle a besoin de sortir. de prendre l’air, de leur laisser le temps de comprendre ce qu’ils ont l’intention de devenir l’un pour l’autre. de se retrouver.

_________________
i'm not a princess, i'm a f***ing queen.
Dig up her soul but leave the soul alone. Let her find a way to a better place. Broken dreams and silent screams, empty churches with soulless curses. ©️ by tik tok
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar

- paper notes : 156
- since : 08/06/2018

( end game )

MessageSujet: Re: save me a place next to you (julia)   Ven 6 Juil - 17:11

save me a place next to you
- - - - - - - - - - - - - - - - -- - - - -

feat julia scott et alastair winnifield

La simple idée de la savoir loin de lui lui était insupportable. Lui était impossible. La tragédie était répétitive, paraissant inévitable. Il pensait que le sort s’acharnait sur eux, s’acharnait sur leur amour impossible. Il en voulait à Julia de reproduire les mêmes erreurs qui les condamnerait à ne plus pouvoir se voir, s’enlacer, à ne plus pouvoir se regarder et comprendre l’un par un simple regard. Il s’en voulait de ne pas la retenir, de ne pas trouver les mots justes pour lui donner une raison de rester. Il pouvait en énoncer quelques unes qui pourrait la convaincre Julia de rester près de lui et d’essayer quelque chose avec lui. Alastair, bien qu’il éprouvait encore de l’affection à l’égard d’Anna, il ne voulait pas regretter Julia, regretter de passer à côté de quelque chose de beau, de pur et de magnifique. L’opinion d’Anna ne lui importait plus autant, elle finirait par accepter. Par pardonner. Par leur pardonner d’être tombés amoureux. Un amour qu’ils s’étaient empêchés de vivre pour elle. A cause d’elle. Alastair regrettait ses choix qui les avait conduit à cette impasse. Il humecta les lèvres, ne sachant plus quoi dire face à Julia. Il perdait les mots, l’appétit, lui qui n’était jamais pris au dépourvu. Il ne suffisait plus de faire usage de son indifférence habituel et de son charisme rayonnant. Il ne pouvait plus la tromper, elle le connaissait que trop bien. Il tirait sur les pans de sa chemise, le regard ailleurs. Le regard brisé. Il était passé par une multitude d’émotions qui finissait par lui provoquer une migraine. Il se massait les tempes, le silence l’accablant davantage. Il aurait voulu héler un serveur pour demander la note et payer pour sortir de cet endroit qui lui était devenu insupportable. Triturant sa nourriture, pour éviter de croiser le regard persan de Julia, il refusait d’accepter ses choix. Parce qu’il savait que trop bien ce que c’était de regretter ses choix, il préférait l’avertir. Elle le regretterait. Tôt ou tard. Elle aurait une prise de conscience fulgurante, remettant en cause sa relation avec son petit-ami. Elle finirait par se lasser de lui, comme lui c’était lasser d’Anna. Et elle lui fera du mal alors qu’elle avait jusqu’ici tout fait pour ne pas le faire souffrir. C’était inévitable. Deux âmes en détresse à quelques kilomètres, incapables de construire quelque chose, incapables d’avouer leurs sentiments qui les torturaient, qui les brûlaient à l’intérieur. Il finit par mettre quelques mots sur ce qu’il ressentait, tentant de la retenir du mieux qu’il pouvait. Il retint Julia par la main, qu’il serrait sous la table, pour tenter de la dissuader de partir là où elle devait partir. Elle ne pouvait pas les laisser comme ça, elle ne pouvait pas le laisser comme ça. Il ne pourrait Alastair se regarder dans le miroir sans se dire qu’il passerait à coté de quelque chose juste parce qu’il n’aurait pas su trouver les mots. Julia ne le repoussait pas. Elle finit par se lever brusquement, Alastair plissant les yeux, ne comprenant pas vraiment ce qu’elle voulait faire. Il ajoutait quelques billets sur la table, peu certain qu’elle ait donné assez. Il la suivait à l’extérieur sans rien dire, sans comprendre où elle voulait aller. Il la regardait un instant, près à avoir un geste tendre envers elle mais le public autour d’eux, mais en songeant à toutes les personnes qui les connaissaient, qui pourraient répéter allégrement ce qu’ils avaient vu, il prit son bras pour l’amener chez lui.  “ Viens y a trop de monde ici..” Il avait dit, en un soupir.Ce n’était qu’à quelques pas, une marche silencieuse. Il ouvrit la porte de son appartement, la laissa entrer et refermant bien vite la porte.“ Qu’est-ce que tu veux Julia ? Qu’est-ce que tu attends de moi ?” Il avait dit, ne la quittant pas du regard. Il voulait comprendre ses intentions. La comprendre. Se rapprochant d’elle, pour mieux la sonder.

_________________
I'M HOLDING ON TO YOUR SOUL "i want to say somewhere: i've tried to be forgiving. and yet. there were times in my life, whole years, when anger got the better of me. ugliness turned me inside out. there was a certain satisfaction in bitterness. i courted it. it was standing outside, and i invited it in.

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar

- paper notes : 21
- since : 13/06/2018

( end game )

MessageSujet: Re: save me a place next to you (julia)   Ven 13 Juil - 14:38

tout va de travers. depuis le début, rien n’est simple entre ces amants maudits et julia a le sentiment que cette rencontre avec alastair n’a fait que lui donner l’impression d’être torturée par la vie et ses rebondissements. des années qu’elle se réveille tous les matins la boule au ventre, l’estomac retourné de peine, de honte, de regrets et d’amour. trop de sentiments pour un si petit corps. julia, elle aimerait qu’alastair se taise. qu’il cesse de lui enfoncer ces petites phrases si vraies, de lui faire comprendre d’un regard, d’une confessions qu’elle a des milliers de raisons de revenir sur sa résolution : s’éloigner et prendre un nouveau départ. elle pense comme lui qu’anna finirait par accepter leur relation – la triste réalité, c’est que ça n’est pas ça, le fond du problème. elle, julia, n’acceptera jamais le mal qu’elle aura causé. à sa sœur, à matthew. à ses parents blessés qui tomberont des nues devant un tel retournement de situation. c’est pour anna qu’elle ne concrétise rien avec alastair, certes. c’est pour anna, mais c’est aussi pour elle-même. pour pouvoir se regarder dans une glace sans se sentir nauséeuse et faible. elle regrette tout. sa rencontre avec celui qu’elle ne pourrait jamais oublier, sa faiblesse un soir d’octobre qui l’a conduite dans ses bras, leur séparation, leurs retrouvailles. elle regrette tout. julia se mordille la lèvre en l’entrainant à l’extérieur, les mots se bousculant sur le bord de ses lèvres. elle voudrait lui dire tout ça. et puis lui dire comme elle l’aime, comme elle regrette de lui faire du mal. elle est prise d’une nausée qui lui coupe l’appétit, se sent tellement hors de contrôle qu’elle-même serait incapable de dire ce qu’elle compte faire ensuite. elle triture une fois de plus le bas de son t-shirt, évite de poser ses yeux sur alastair, sachant pertinemment que croiser son regard la ferait douter de tout. et surtout de matt. matt, qui commence déjà à l’agacer, l’indifférer, la fatiguer. la ressemblance entre sa relation et celle d’alastair et de sa sœur est tristement frappante. voilà ce qui se trame. un départ pour aller torturer matthew un peu plus loin, à paris, à l’abri des regards. lui faire croire à son amour encore quelques années, se marier, divorcer elle aussi. elle se bat au quotidien pour lui éviter du malheur, voilà qu’elle s’apprête à lui en servir une bonne couche sur un plateau d’argent. elle a compris qu’elle ne voulait pas voir alastair détourner les yeux, tourner les talons. il faut qu’il reste là, qu’ils en parlent, qu’ils se crachent tout jusqu’à être vides de peine, d’amour, d’espoir. elle le regarde enfin, de ses petits yeux mi-clos pour retenir les larmes qui se battent encore une fois au portillon. non. ça y est, elle arrive à se contenir. elle ne pleurera pas. elle se demande un instant s’il a la moindre idée de ce qui se trame dans sa tête alors qu’il lui attrape le poignet et qu’elle comprend qu’il a l’intention de la faire monter chez lui. Viens y a trop de monde ici.. elle panique, inquiète de ne pas pouvoir retenir son amour une fois qu’ils seront seuls. il ne la lâche pas et elle se dit qu’elle ne peut pas tromper matthew. il n’est pas anna. "non, lâche-moi, j’veux pas…" elle ne termine pas sa phrase alors qu’il la tient fermement et qu’elle le supplie du regard d’avoir cette conversation en public, pour éviter tout dérapage. l’appartement lui paraît à des kilomètres. Qu’est-ce que tu veux Julia ? Qu’est-ce que tu attends de moi ? elle le dévisage, jette un œil à ces murs blancs si différents de ceux qu’elle connaît, entre lesquels elle a passé des moments d’intimité inoubliables avec lui. son chez-lui à londres, avec anna. ici, c’est vide, sans âme. "je sais pas ! j’en ai aucune idée, je veux rien, je..." elle s’assoit sur une chaise au hasard, le visage dans les mains. l’envie de l’agripper et qu’il la possède à nouveau se fait sentir, forte, insistante. elle fuit son regard qui la cherche. "on peut s’allonger sur le lit ?" comme au bon vieux temps. juste une dernière fois, promis, on s’touchera pas, qu’elle pense tristement. la tentation de pouvoir le regarder, étendu, beau, face à elle, est trop forte. elle ne peut plus résister.

_________________
i'm not a princess, i'm a f***ing queen.
Dig up her soul but leave the soul alone. Let her find a way to a better place. Broken dreams and silent screams, empty churches with soulless curses. ©️ by tik tok
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar

- paper notes : 156
- since : 08/06/2018

( end game )

MessageSujet: Re: save me a place next to you (julia)   Ven 13 Juil - 16:09

save me a place next to you
- - - - - - - - - - - - - - - - -- - - - -

feat julia scott et alastair winnifield

Tic tac. Le temps défilait, les visages se transformèrent. Alastair qui était un peu trop confiant ce matin, qui pensait naïvement que sa relation avec Julia ne pouvait qu’aller mieux. Il s’était même pris à rêver qu’ils pourraient reprendre là où ils s’étaient arrêtés, là où tout aurait dû continuer. Alastair, ce matin, il n’aurait jamais pensé tomber des nus en apprenant ce départ précipité de Julia, avec un autre. Un autre qu’il maugréait, haïssait, d’avoir pris sa place, celle qu’il l’aurait jamais dû quitter. Il ne pouvait s’en vouloir qu’à lui-même d’avoir été lâche, de ne pas avoir su garder la fille qu’il aimait. Il avait pensé Alastair, naïvement, pouvoir corriger ses erreurs, pouvoir à nouveau serrer Julia dans ses bras, embrasser chaque parcelle de sa peau douce, celle qu’il aimait tant. Qui lui manquait cruellement. Il avait tenté de chasser ses souvenirs pour ne pas aller trop vite, pour ne pas la brusquer, pour ne pas être égoïste et à nouveau foutre la zizanie dans sa vie qu’elle tentait d’entreprendre sans lui. Elle avait le droit d’être heureuse, même si elle devait l’être au bras d’un autre. Il ne voulait pas jouer l’égoiste Alastair, mais il ne pouvait se résoudre à la laisser partir sans même lui dire qu’il l’aimait. Un amour maladroit, mais un amour sincère. Peut-être qu’il était trop tard pour recommencer à nouveau, trop tard pour se rattraper, être ce type qu’elle méritait. Il y croyait Alastair. Mais ses croyances finissèrent par s’estomper avant de ne devenir que de vulgaires souvenirs se dissipant au rythme des conversations échangées entre les deux jeunes gens. Alastair, il n’arrivait plus à jouer le type indifférent, le type qui n’attachait pas d’importance à voir sa bien-aimée partir pour ne plus revenir. Des souvenirs douloureux se bousculaient dans sa tête, lui partant pour tenter sa chance avec Anna autre part. Mais il n’avait fait que déplacer le problème, il avait pensé qu’en s’éloignant de Julia, il finirait par être le mari qu’Anna méritait. Erreur. Il ne voulait pas que Julia reproduise ces mêmes erreurs, qui aujourd’hui l’empêche d’être heureux, l’empêche d’avancer. Il a ce goût d’inachevé, comme s’il n’avait pas au bout de quelque chose auquel il aurait dû. Julia, elle fonçait droit dans le mur et il s’était permis, en tout bien en tout honneur, de lui dire. De lui partager cette expérience douloureuse. Il ne voulait pas qu’elle souffre, lui qui jusqu’ici avoir tout fait pour la préserver de la déception, de la tristesse. Et pourtant, ils en étaient arrivés à un point de non retour. Julia, elle avait agrippé la main d’Alastair, le tirant vers l’extérieur. Humant l’air un instant, savourant la joie d’être à l’extérieur, il ressentait le besoin d’être à l’abri de tous ses regards indiscrets qui les toisaient. Il ne voulait pas qu’on colporte sur Julia et lui, lui qui s’était démené jusqu’ici pour que rien ne se sache. Il voyait déjà Anna frapper à sa porte, à la recherche de réponses. Il l’attira vers son appartement, sans un mot, sans même prêter attention à son refus. Ils ne pouvaient pas parler en public, la dernière fois leur comédie avait déjà été un spectacle pour certains. Il ne voulait pas leur donner ce privilège. Il s’empressa d’ouvrir la porte, ne prit même pas la peine de retirer sa veste. Il avait besoin de comprendre, de la comprendre, elle qui exprimait tant de sentiments contradictoires. Il ne la comprenait plus Alastair. Ses explications étaient confuses, il plissait les yeux, les bras croisés, s’humectant les lèvres. Elle était perdue, autant que lui. Des âmes soeurs en perte. En quête. “ Je veux t’aider. Je veux.. ” Il cherchait vainement ses mots, fermant les yeux pour tenter de se concentrer. “Je veux te récupérer.” Il finit par dire, rassemblant le courage fragmenté. Il regardait Julia, qui le fuyait du regard, comme si elle avait peur de retomber dans ses bras. Elle lui demande de s’allonger sur le lit, Alastair, il plisse un peu les yeux mais finit par accepter, lui tendit la main et l’accompagna dans sa chambre. Il ne se sentait plus aussi coupable avec Julia, maintenant qu’il était divorcé, maintenant qu’il était dans son propre appartement. Anna, il la chassait de son esprit pour se concentrer sur Julia, celle qui aimait vraiment. Il retira sa veste, regardant la jeune femme se poser sur le lit. Il s’assoit près d’elle et commence à caresser du bout des doigts ses cheveux. Pendant quelques secondes. Quelques minutes. Il avait envie de la prendre dans ses bras, de l’embrasser, de lui faire l’amour à nouveau. Mais il ne voulait pas la brusquer. Il ne voulait pas la forcer. Il voulait que ce soit elle qui lui donne l’autorisation. L’autorisation de l’aimer à nouveau.

_________________
I'M HOLDING ON TO YOUR SOUL "i want to say somewhere: i've tried to be forgiving. and yet. there were times in my life, whole years, when anger got the better of me. ugliness turned me inside out. there was a certain satisfaction in bitterness. i courted it. it was standing outside, and i invited it in.

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar

- paper notes : 21
- since : 13/06/2018

( end game )

MessageSujet: Re: save me a place next to you (julia)   Hier à 6:49

alastair, il sait trouver les mot justes pour la garder auprès de lui. l’empêcher une nouvelle fois de partir en courant comme elle l’a fait lors de cette première rencontre, la semaine précédente. elle a envie de fuir, c’est sûr, mais ne se dégage pas de l’emprise de sa main ferme. elle pourrait. il ne la retient pas prisonnière, mais elle reste, tempêtant pour qu’il la laisse partir sans pour autant se défaire de son ancien amour. elle n’est pas son gosse, qu’elle crie alors qu’il lui fait monter la volée de marche qui les séparent de l’appartement. il n’a pas à décider de l’emmener chez lui, comme ça. mais malgré ses reproches, elle ne peut cesser de se dire qu’il le fait. enfin. il répare tout en refusant de se séparer d’elle. il fait oublier sa lâcheté passée, même s’il le fait brusquement, maladroitement. même s’il donne l’impression d’être soucieux uniquement de son bonheur à lui, de ne pas se demander un instant si elle, elle ne serait pas plus heureuse loin de brighton, en france. peut-être qu’elle n’a pas besoin qu’il revienne mettre son existence sans dessus dessous. mais elle a besoin qu’il lui montre qu’il ne s’en fout pas, de son départ. et ça, il le fait bien, lui qui jusque là donnait l’impression de n’en avoir que faire. lui qui l’a abandonnée, il y a des années, pour continuer à roucouler auprès de sa sœur. c’est le moment et elle le sait. le chemin de leur histoire fourche et il se définit clairement deux directions possibles. la séparation nette, définitive, froide et soudaine. ou l’ultime tentative passionnée, leurs vies qui s’entremêlent une fois encore pour essayer. en avoir le cœur net. il est là, devant elle et il lui est impossible de prétendre que rien n’est en train d’arriver. que son existence ne prend pas un tournant important. c’est pour fuir cette pensée effrayante qu’elle l’accable de mots, de complaintes incessantes pour lui demander de la laisser partir, rentrer. elle le dévisage enfin, les paupières mi-closes, avant de lui proposer d’aller s’allonger. lui laissant le temps d’avouer finalement ce qui lui brûle les lèvres. le laissant faire preuve de courage et d’honnêteté. elle le suit dans cette chambre qu’elle ne connaît pas, qu’elle découvre sans trop s’attarder sur la sobre décoration, se disant avec une pointe de douleur que ce nouvel alastair, elle ne le connaît peut-être pas. elle le laisse la toucher sans protester alors que ses dernières défenses cèdent peu à peu. elle veut faire les choses bien, julia. ne pas recommencer à trahir la confiance, ne pas planter un couteau dans le dos de l’homme qui l’aime. qu’elle aime, aussi, d’un amour amical, affectueux, différent, mais qu’elle ne veut pas faire souffrir. elle se mordille la lèvre sans esquisser un geste à l’intention du jeune homme qui la laisse respirer. elle lui est reconnaissante. il sait qu’il lui faudra du temps pour accepter ses désirs et pour écouter son cœur. puis, après une pause qui lui paraît quelques secondes et l’éternité à la fois, elle lève le regard vers lui. ses yeux bruns qui caressent son visage soucieux sans qu’elle n’ouvre la bouche. il l’a, son autorisation.

_________________
i'm not a princess, i'm a f***ing queen.
Dig up her soul but leave the soul alone. Let her find a way to a better place. Broken dreams and silent screams, empty churches with soulless curses. ©️ by tik tok
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar

- paper notes : 156
- since : 08/06/2018

( end game )

MessageSujet: Re: save me a place next to you (julia)   Hier à 17:08

save me a place next to you
- - - - - - - - - - - - - - - - -- - - - -

feat julia scott et alastair winnifield

Il l’avait attirée Alastair loin de la foule, loin des paire d’yeux indiscrets. Il ne voulait pas partager son histoire au milieu d’étrangers, spectateurs d’une tragédie romantique. Il voulait parler avec elle, communiquer, tenter de rassembler les différentes pièces du puzzle. Le regard ne s’était pas déroulé sous les meilleurs auspices, pourtant Alastair il avait tenté de jouer le rôle que Julia souhaitait. Un ami. Mais force est de constater qu’ils étaient incapables de se contenter d’une relation amicale, bien trop attirés, tels des aimants. Il l’aimait Alastair, trop pour la voir s’enfuir avec un autre. Maladroitement, il peinait à la retenir. Agissant comme un gamin égoïste. Pourtant, il voulait simplement son bonheur à elle. Et il était sûrement prétentieux de penser qu’elle ne serait pas heureuse avec son fiancé, mais avec lui. Leur histoire était marquée au fer rouge, impossible de s’en défaire. Cette peine de coeur, assujettie d’un sentiment d’inachevé les poussait à aller l’un envers l’autre. Ils ne pouvaient pas feindre ne rien sentir l’un pour l’autre, être de simples étrangers. Peut-être qu’ils feront souffrir les personnes autour d’eux, peut-être qu’ils décevront certains, mais ils avaient trop longtemps pensé à les protéger, laissant exprimer leurs désirs après celui des autres. Alastair, aujourd’hui, il ne voulait plus penser aux autres. Le regard des autres n’avait jamais été quelque chose dont il attachait l’importance mais il était conscient que Julia, elle, y attache de l’importance. Il ne voulait pas qu’elle soit malheureuse, pointée du doigt comme la traîtresse. Mais il était prêt à la soutenir, à lui serrer la main devant les messes-basses et les jugements des autres.  Par amour pour elle. Il laissait la jeune femme pénétrer dans son appartement, un endroit à l’abri des autres. Il pouvait enfin se sentir libre Alastair, libre de la toucher sans causer la curiosité de certains. Il se sentait mieux dans son appartement, se sentant oppressé au milieu de la foule. Il la regardait, elle et ses cent pas, elle et ses demandes le surprenant. Il s'exécuta, sans rien dire, ne voulant la brusquer. Il savait qu’il était venu chambouler sa vie, ses plans, et il était prêt à lui laisser le temps dont elle avait besoin. Il la regardait, passant sa main dans ses cheveux pour l’apaiser, appréciant ce faible contact. Il avait envie de la toucher Alastair mais il ne souhaitait pas lui imposer. Il attendait son autorisation. Et elle lui donna. Il s’approcha d’elle, s’allongeant près d’elle et l’embrassait sans se faire prier. Un baiser passionné mais délicat. Une main posée sur sa joue, l’autre descendant au creux de son dos, la rapprochant davantage vers lui. Profitant du contact renoué, fermant les yeux. Il perdait presque son souffle Alastair mais retrouver ses lèvres le rendaient fou. Des baisers descendant le cou, remontant doucement sur son visage. De quoi le rendre fou.

_________________
I'M HOLDING ON TO YOUR SOUL "i want to say somewhere: i've tried to be forgiving. and yet. there were times in my life, whole years, when anger got the better of me. ugliness turned me inside out. there was a certain satisfaction in bitterness. i courted it. it was standing outside, and i invited it in.

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur


Contenu sponsorisé


( end game )

MessageSujet: Re: save me a place next to you (julia)   

Revenir en haut Aller en bas
 
save me a place next to you (julia)
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1
 Sujets similaires
-
» Le Harem de Sigmar - Les soeurs sont dans la place !!
» Place de l'unité à Montréal bientôt une réalité
» La place d'Haïti dans le monde
» Save The human right to food: International mission to Haiti
» Qui va à la chasse perd sa place [Pinsk Town-Thriller Bark, Rang D, Chasseurs de Prime, Balayage de zone]

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
- call it what you want. ::  :: brighton west side.-
Sauter vers: