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 les salauds dorment en paix (hans)

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MessageSujet: les salauds dorment en paix (hans)   Mar 19 Juin - 16:35

flashbackSir, I want to make sure you know I’m delighted you’ve chosen to accept my proposition. Le marquis fait lentement tourner son verre de whisky entre ses doigts osseux. Son ton est calme, confiant, presque amusé – l’intonation distinctive de ceux qui ont le pouvoir, de ceux qui assertent leur dominance, comme un coup de poing feutré sur la table. Et ce sourire – ce sourire qui se veut bienveillant mais qui transpire la pédanterie et la préciosité. Christopher Nevill est un aristocrate, tout son être semble crier sa particule de noblesse, la marteler dans chacun de ses gestes. En présence d’Hans, il est peut-être encore plus hautain, semble avoir conscience de sa propre lourdeur – mais le jeune homme ne peut rien lui dire. Parce que le nom de papa trône au-dessus de sa tête, comme une épée de Damoclès, et, pendant quelques instants, le marquis se surprend à rêver que son fils soit aussi dévoué, aussi déterminé qu’Albrecht. Avec des « et si », on referait le monde, n’est-il pas ?. Il se penche lentement vers lui par-dessus la table basse en acajou. Son regard est perçant, perfide, terrible, et on envisage un moment toute la capacité de manipulation de cet homme. That goes without saying, it won’t be an easy case, and Oswald shall not be obliging. Il regarde son verre, parce que, bien entendu, même Hans Albrecht n’est pas digne d’un regard trop soutenu de sa part. But you father certainly did heap praise on you. I hope I won’t be disappointed, but, now… Il prend une pause, trempe ses lèvres dans le liquide alcoolisé avant de lever son verre. I’m sure I won’t be, will I ?
¤ ¤ ¤
Le regard d’Oz n’est pas si différent de celui de son père. Confiant, altier – et tellement plus renfrogné, cependant. Là où le marquis d’Abergavenny ne cherchait qu’à imposer son autorité sur le jeune avocat, le fils, lui, ne veut que s’en éloigner. Lui et Hans, c’est une histoire vieille comme le monde. Une chronologie rythmée par les pressions familiales, les non-dits, des hiatus infranchissables entre l’être et le devoir être, les espoirs déçus et déchus. Racine aurait probablement pu en écrire une pièce, s’il avait eu le bonheur d’être contemporain de cette trame tordue. Mais Racine n’est pas présent, et les seuls fantômes de la pièce sont les spectres de leurs pères, et celui d’une amitié qui n’en a peut-être jamais été une. Puis il y a Hans, il y a Oz, il y a le silence, seulement dérangé par le bruit régulier, incessant de l’horloge. Aucun des deux garçons n’a eu le cran de briser le silence qui règne dans le bureau d’avocat. Hans a son dossier entre les mains, et Oz déteste ça. Il déteste le fait que l’avocat ait les yeux rivés sur ses crimes, couchés sur le papier, plutôt que sur sa personne – sans aucun doute charge-t-il son regard d’accusations, de mépris, de jugement. Les bourgeois font toujours cela. Et ça fait bien longtemps qu’Oz a classé Hans comme un bourgeois, ni plus ni moins – une appellation peut-être plus injurieuse qu’aristocrate, dans sa bouche. De l’aristocratie, le bourgeois n’a que la pédanterie. Ni la noblesse, ni la légitimité. I know he was the one who asked you to take care of this mess. Pas de nom mentionné – ils savent de tous les deux de qui il parle. Et le singulier prend une allure de plurielle dans la bouche d’Oz – mon père, et le tien aussi, c’est ce qu’il semble dire. Lui, il voulait juste que son père l’aide à se payer les frais d’avocat, au départ. Il n’avait jamais demandé qu’il lui envoie Albrecht. Annoncer à son père qu’il est accusé d’avoir traîné trop prêt de certains réseaux de proxénétisme (voir son visage se décomposer, non pas par inquiétude pour son fils, mais par mortification de voir son nom couché si près du mot prostituées), c’est déjà bien assez humiliant. Alors, s’il est un tant soit peu heureux que son vieil ami (et cette expression est à entourer de tous les guillemets possibles) s’occupe du cas ? La question est complètement rhétorique. We both don’t wanna be here. You know it, I know it. But let me tell you, Albrecht – you don’t know shit about what’s in those files. Il serre un peu les poings. Give me one fucking dirty look, and I swear to God – you’ll have one good reason to cry to daddy.

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