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 electric feel (julia)

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MessageSujet: electric feel (julia)   Jeu 14 Juin - 0:23

electric feel
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feat julia scott et alastair winnifield

Cette douce ironie. Un mariage. Alastair allait devoir assister à l’union de deux personnes, à leurs promesses de fidélité alors même qu’il était le péché lui-même. Il incarnait l’infidélité dans son plus bel habit. L’infidélité à son paroxysme. Il venait de divorcer, de se désolidariser d’une union qu’il ne voulait plus, qu’il n’était même pas sur d’avoir voulu. Il se sentait maintenant libre, il n’aimait pas devoir rendre des comptes. Et c’était l’impression qu’il avait. Devoir toujours rendre des comptes, devoir se justifier. Il était un électron libre, il n’aimait pas qu’on guide sa façon de pensée. Et pourtant, il s’était retrouvé marié, sans jamais l’avoir voulu. Il s’était marié pour cacher une vérité plus sombre, ses péchés, son échec en tant que mari. Il n’avait jamais su lui dire. Jamais su la regarder droit dans les yeux et lui dire qu’il avait couché avec sa soeur sous yeux. Il avait éprouvé de la honte, quelquefois, puis s’était rassuré dans les bras de Julia. Il n’avait aucune morale, aucune éthique quand il s’agissait de Julia. Elle avait été la principale raison de l’échec de son mariage. Il pensait à elle, un peu trop souvent. Pour se rassurer, il se disait que les deux soeurs se ressemblaient. Il cherchait des prétextes à son infidélité, à ses sentiments naissants (mais impossibles) pour Julia. Il était conscient de se trouver dans une impasse, conscient d’avoir jouer le con. Il aurait dû s’éloigner de Julia, mais il se sentait diaboliquement attiré par elle. Elle était là, devant lui, cette tentation à laquelle il aurait dû résister. Ils auraient dû rester que de simples inconnus, comme ils avaient si longtemps fait. A se jauger sans jamais prendre la peine de discuter, d’apprendre à se connaître. Il était simplement le petit-ami d’Anna à l’époque et il aurait dû s’y tenir, probablement. Il regretterait amèrement de devoir assister à ce mariage. Mais il avait dit oui par simple courtoisie, parce qu’il ne voulait pas être mal vu. Il serait probablement l’une des seules personnes à ne pas venir accompagné et il aurait bien voulu demander à Gabrielle de l’aider à ne passer pour un crétin, mais elle n’avait pas pu. Il se retrouvait seul, à saluer toutes les personnes qui le connaissaient, toutes ces mêmes personnes qui étaient au courant de son mariage raté. Ils étaient pourtant promus à un bel avenir, entendait-il souvent. Connus très tôt et très vite tombés amoureux, ils ne s’étaient jamais quittés. Ils avaient toujours donné l’apparence de ce couple heureux, destinés à finir ensemble et pourtant. Les gens ne se fiaient qu’à l’apparence donné par ce couple presque parfait mais ils n’étaient pas au courant des infidélités incessantes d’Alastair, de son échec dans son devoir de fidélité. Ils n’étaient pas au courant des sentiments évaporés d’Alastair à l’égard d’Anna, des sentiments qui avaient disparu quand il s’était un peu trop approché d’une petite soeur avec laquelle il aurait dû prendre ses distances. Il s’avança dans une foule, saluait quelques têtes connues, des personnes peu importantes, des anciens amis d’Anna, qui, au vu de leurs regards, avaient probablement pris son parti. C’était quelque chose qui l’agaçait Alastair. Les gens qui prenaient parti sans la version de l’histoire des deux personnes. Quoi que s’ils avaient su celle d’Alastair, ils l’auraient davantage détesté. Il s’en fichait Alastair, de l’avis des autres. Il parcourait la salle, soupirant. Il croisait les mariés, et en profitait que la mariée s’échappe pour aller remercier les invités qu’Alastair demandait si Anna était dans les parages et fut rassuré de ne savoir qu’elle avait été appelée pour son travail et qu’elle n’avait pu venir ici. Un soupir de soulagement sortit de la bouche d’Alastair, sans même qu’il puisse le retenir. Rassuré de ne pas devoir affronter son ex-femme et son regard empli de jugement à son égard. Elle n’était pas tendre à son sujet et Alastair la laissait dire. Il continuait son chemin, cette fois-ci à l'extérieur, tentait de trouver un endroit dans lequel il pourrait se réfugier. Il avançait, sans vraiment porter attention et se dirigeait dans l’un des endroits les plus reculés et il la trouva là. Julia. Son coeur eut un raté. Il aurait voulu rebrousser le chemin, faire comme si de rien n’était, mais il était incapable. Ses pas, qu’ils ne pouvaient contrôler, se dirigeaient vers Julia. Julia, cette beauté. Elle le détestait. Il l’avait vu dans ses yeux. Ca l’avait blessé. Tiraillé. Mais il ne pouvait lui en vouloir. “Bonjour Julia.” Elle ne le regardait pas, il posait son regard sur le sol, soupirant. “C’est l’endroit où se réfugie les célibataires désespérés ?” Il dit, un léger sourire, tentant l’humour pour désamorcer la bombe Julia. “J’savais pas que t’étais là.” Il finit par dire, haussant les épaules. Il voulait entendre sa voix et non pas le son de son indifférence ou de sa paume contre sa joue.

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I'M HOLDING ON TO YOUR SOUL "i want to say somewhere: i've tried to be forgiving. and yet. there were times in my life, whole years, when anger got the better of me. ugliness turned me inside out. there was a certain satisfaction in bitterness. i courted it. it was standing outside, and i invited it in.

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MessageSujet: Re: electric feel (julia)   Jeu 14 Juin - 10:07

bim. claque en pleine gueule. ko debout. si alastair ne remarque pas julia lors de la cérémonie, on ne peut pas en dire autant de cette dernière. à peine entrée dans l’église, au moment de trouver deux sièges, elle aperçoit la silhouette longiligne d’alastair, quelques rangs plus loin. elle se crispe une seconde et referme sa main sur le bras de matthew, qu’elle entraine d’un pas décidé de l’autre côté de la nef. hors de question que son mec ait à subir le supplice de rencontrer alastair, même s’il n’a pas conscience du passé amoureux entre lui et julia. elle n’ira pas lui infliger cette humiliation. elle ne laissera pas alastair juger leur couple, son couple, se dire qu’elle n’a pas trouvé aussi bien que lui. hors de question. l’adultère partagée lui remonte dans la bouche comme un vieux relant de vomi et de culpabilité alors qu’elle prend place sur le banc froid. julia, elle adore quand tout est simple, transparent. quand elle peut retrouver matthew et lui raconter sa journée sans rien passer sous silence, quand elle sait qu’ils ont la même analyse d’une situation. les secrets, ça la ronge, et celui-là plus qu’aucun autre. homewrecker. elle a fait imploser le mariage d’anna aussi sûrement que si elle avait sabordé un bateau à la hâche. les j’ai pas fait exprès, j’ai pas pu m’en empêcher, très peu pour elle. elle sait bien qu’on peut toujours résister, même à des sentiments aussi grands que ceux qu’elle éprouve pour alastair, quitte à déménager au pérou sans un regard en arrière. elle sait bien qu’il n’a pas eu une pensée pour elle, depuis leur dernière nuit passée à deux, alors il faut qu’elle fasse mieux et qu’elle arrête de penser à lui comme elle le fait. c’est forcément faisable, qu’elle se sermonne en regardant distraitement la mariée se diriger vers l’autel. un instant, elle repense au naufrage du mariage de ses propres parents, se demande ironiquement si son père a couché avec la sœur de sa mère. retient un rictus. il faut être malade pour faire ça. elle cherche des excuses à ses actions dans ce passé familial trouble, mais la vérité, c’est que rien ne justifie ses choix. et même si elle n’avait pas pu résister. il aurait fallu le dire à anna, avant que ça arrive. soeurette, je suis amoureuse de ton mec, mais je suis une fille bien. alors je t’avoue tout et on trouve une solution. elle n’était pas toute seule. anna aurait peut-être compris, en tout cas elle aurait fait avec. julia sait bien qu’il y a bien longtemps qu’alastair n’aime plus sa sœur, qu’il s’est perdu dans ses bras à elle pour ne jamais retourner vers celle qu’il a épousée. sa vision se brouille quelque peu sous le choc de toutes ces pensées qui l’envahissent. elle a le sentiment de ne voir que lui, que les autres invités deviennent peu à peu flous, rapetissent. elle a même oublié la main de matthew, un instant. julia se demandent ce que pensent tout ces gens du conflit qui oppose alastair à sa grande sœur. si seulement elle pouvait arrêter de se dire qu’ils la détesteraient, elle aussi, si ils savaient tout. matthew n’oserait même pas la regarder dans les yeux. elle a soudain l’impression que la pièce se fige et que chaque paire d’yeux pose sur elle un regard emprunt de dégoût. la tête lui tourne. elle enlace la mariée, se dit qu’elle a bien fait de ne pas insister pour qu’anna se fasse remplacer au travail et vienne à la cérémonie. anna, elle a été irréprochable depuis le début de la procédure de divorce. droite, digne. elle ne dit jamais de mal d’alastair en famille, en tout cas. julia est prise d’un haut-le-cœur. besoin de s’extraire de cette foule de visages et de corps qui l’oppressent. elle murmure à matthew qu’ils ne vont pas tarder à rentrer, qu’elle a des examens en fin de semaine. empoigne son petit sac et se dirige vers le fond du jardin, faisant mine de chercher les toilettes. respire un grand coup, s’appuie un instant contre le grillage qui ferme le cloître de l’église. son regard s’arrête sur une porte qui indique ladies’ room, et elle décide d’aller se changer. son bustier la comprime et l’oppresse. elle remet la vieille robe qu’elle portait dans les transports et ses baskets de course, toujours dans son sac pour soulager ses pieds meurtris par les talons. détache ses cheveux en se disant qu’il suffit d’appeler matthew pour lui demander de la rejoindre au coin de la rue et qu’ils ne seront vus de personne. elle trouvera bien une excuse. la voilà qui ouvre la porte des toilettes pour en ressortir, manque de peu la crise cardiaque. merde. alastair, qui vient également de l’apercevoir et cherche son regard. elle avance machinalement de deux pas vers lui, puis se reprend et s’arrête, espérant qu’il se dira simplement qu’elle cherchait à s’éloigner des toilettes. pas à courir dans ses bras. elle baisse les yeux, essaye presque de creuser un trou dans le sol à la seule force de son esprit. la fourmi qui chemine dans l’herbe devient soudain son centre d’intérêt principal. c’est l’endroit où se réfugient les célibataires désespérés ? "parle pour toi, j’ai quelqu’un." c’est la vérité, après tout. J’savais pas que t’étais là. elle exhale, retient un ricanement. ah ouais ? "tu savais forcément". pourvu que matthew lui laisse cinq minutes de répit, le temps de s’extraire de la situation.

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MessageSujet: Re: electric feel (julia)   Jeu 14 Juin - 11:20

electric feel
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feat julia scott et alastair winnifield

Alastair, il avait senti que les gens ne le regardaient plus de la même manière. Que certaines personnes, dont il avait l’habitude d’être proche, avait pris leur distance, probablement influencées par la situation actuelle. Ils avaient pris parti pour Anna, parce qu’Anna était la fille parfaite aux yeux de tout le monde et il était inconcevable de lui faire du mal. Anna, c’était la jeune femme attentive, impliquée. La femme parfaite aux yeux de tous. Personne ne comprenait le désintérêt d’Alastair. Alastair, il connaissait les vertus de son ex femme, mais elle n’était plus la femme qu’il désirait. Il s’était enfermé dans cette histoire pour fuir celle qu’il aimait vraiment. Pour fuir ses responsabilités parce que annoncer à sa femme qu’il couchait avec sa soeur n’était pas une tâche facile. Il avait été lâche Alastair. Il s’en voulait de ne pas avoir dit la vérité mais il ne voulait pas faire de mal à Anna. Il ne voulait pas qu’Anna refuse de parler à Julia et lui en veuille. Il était conscient d’être le fautif dans l’histoire, le type qui serait pointé dans l’histoire comme l’unique responsable. Il était l’étranger qui s’était glissé dans la relation des soeurs Scott, l’étranger semant le chaos autour de lui. Et Julia, elle lui en voudrait, encore une fois, de lui avoir causé autant de peine et de honte. Et ça, c’était le pire dans l’histoire. Alastair, il s’en fichait d’être mal regardé, d’être jugé. Il n’avait jamais porté d’intérêt aux jugements qu’on portait sur lui, aux regards désabusés et aux messes-basses. Il n’avait jamais eu besoin du jugement des autres pour se remettre en question ou pour changer. Il avait toujours fait les choses en fonction de ce qu’il désirait, ce qui l’inspirait. Il aimait penser par lui-même et non penser par le biais des autres. Ses pensées n’étaient jamais guidées, orientées par ce que disaient les autres, mais uniquement par sa clairvoyance, son jugement à lui. Mais il était conscient que Julia, elle, n’aimait peut-être pas être regardée et jugée par autrui. Peut-être qu’elle ne supportait pas le mépris qu’on pouvait avoir à son égard et si les gens venaient à apprendre sa liaison avec Alastair, pour sur que tout le monde l’aurait elle aussi pointée du doigt. Comme la soeur indigne. La soeur sans morale. Et Alastair ne voulait pas de ça. Il ne voulait pas qu’on pense du mal de Julia. Elle était peut-être plus fragile que lui quant à l’opinion qu’avait les autres à propos d’elle. Alors il avait tût cette liaison, pour le bien de tout le monde. Il était le grand méchant loup de l’histoire, l’homme à abattre et il n’en avait que faire. Il se demandait bien pourquoi l’avait-on invité ce mariage en dépit des derniers évènements. Peut-être parce que le marié appréciait beaucoup Alastair. Ils avaient travaillé ensemble quelques années auparavant et Alastair l’avait beaucoup aidé et il sentait presque redevable de l’avoir invité car lui aussi lui avait tourné le dos lorsqu’il avait été mis au courant de son histoire. Il disait que sa femme ne voulait plus trop qu’il fréquente Alastair pour se justifier. Ou peut-être, avait-il été invité pour être la bête de foire, c’était une hypothèse qu’Alastair n’excluait pas. Il était présent pour montrer qu’il gérait plutôt bien la chose mais espérait qu’Anna ne soit pas au rendez-vous au risque de sentir son regard empli de jugement et de haine à son égard, un regard qu’il ne pouvait plus supporter. Elle était passée du tout au tout Anna, de l’amour à la haine, en un claquement de doigts. Elle ne gérait pas autant la situation qu’elle ne laissait transparaître et Alastair le savait puisqu’il ne la connaissait que trop bien après avoir passé quelques années auprès d’elle. Subsistait de l’affection à son égard, mais de l’affection probablement peu réciproque. Il profitait d’un moment d’accalmie pour se soustraire aux regards des autres et pouvoir respirer sans être mitraillé du regard. Il avait trouvé un endroit idéal, près des toilettes désertées par les invités et sans le savoir, ses pas le dirigèrent vers celle qu’il avait vraiment aimée, depuis le début. Julia, elle ne disait rien. Elle n’était probablement pas heureuse de croiser Alastair. Et il pouvait le concevoir. Il avait déserté les lieux sans jamais la recontacter. Elle devait penser qu’il s’était joué d’elle, alors qu’il s’était simplement épris d’elle. Depuis le début. Trop faible. Effrayé par les conséquences de ses sentiments, il avait préféré prendre la poudre d’escampette. Il tentait le tout pour tout en l’abordant mais ce fut un échec. Il grimaçait, ne sachant où poser ses yeux. Sur le visage magnifique de Julia, sur ce corps qu’il avait tant désiré et qu’il désirait toujours autant. Il préférait poser son regard sur le sol, moins bien intéressant. Et se prit une gifle dans le visage, au sens figuré, en apprenant que le coeur de Julia était pris. Par un autre. Par un vulgaire inconnu. Il déglutit, ravala toute sa haine et sa fierté. Se contentant d’hocher la tête, alors qu’il était blessé Alastair, blessé de savoir qu’elle avait refait sa vie. “Je suis heureux pour toi alors si t’as rencontré quelqu’un.” Il dit, sans aucune conviction, sans un sourire, sa voix demeurant indifférente. Elle ne le regardait même pas, probablement qu’elle le détestait. La situation le blessait mais peut-être qu’il ne récoltait que ce qu’il a semé. Le chaos. “Si j’avais su, je serais probablement pas venu.” Il avait dit, d’un ton sec. Blessé, il n’avait que ça. “Et t’es venu avec ton mec alors ?” Il demandait, s’intéressait. Il ne voulait pas le croiser, de préférence. Il ne voulait pas voir celui qui partageait désormais la vie de Julia. C’était trop pour lui.

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MessageSujet: Re: electric feel (julia)   Jeu 14 Juin - 11:58

julia croise le regard d’un couple qui est sorti s’aérer dans le cloître, sent leur jugement peser sur alastair qui leur tourne le dos. leurs œillades sont tellement appuyées qu’elle est presque sûre qu’il est conscient de leur présence outrée dans son dos. ils se sont tous rangés du côté d’anna. il faut leur pardonner, cela dit. anna c’est un ange, un rayon de soleil dans la grisaille, et julia ne peut que comprendre leur choix. elle n’aurait pas hésité non plus, si elle avait été extérieure à tout ça. maintenant, elle ne juge plus rien. ne commente pas ce divorce, parce que ce serait tellement d’hypocrisie qu’elle filerait tout droit en enfer à sa mort, pour sûr. et anna aux mille qualités a besoin de son soutien, alors elle reste à ses côtés, silencieuse et repentie, en se disant que si sa sœur reste sourde au désir de julia pour son ex-mari elle trouvera peut-être un peu de réconfort dans sa présence. et puis alastair en a eu, des occasions de se racheter. de tout avouer, de vider son sac. c’est pas julia qui lui interdira, elle sait bien que si ça devait arriver elle l’aurait cherché, après tout. elle aperçoit le visage d’alastair dans sa vision périphérique, se dit qu’il est toujours aussi beau. quoiqu’un peu enlaidi par sa couardise. tout est de sa faute, putain. elle s’en veut un peu moins depuis qu’elle sait qu’elle n’a pas été la seule. fuck. il en a eu d’autres, des relations, preuve s’il en est qu’elle comptait encore moins qu’elle ne le pensait. elle voit clair dans son jeu, lui qui l’a faite espérer deux ans durant. elle a cru a un triangle amoureux douloureux. c’est probablement un putain d’octogone avec cinq autres maîtresses. ils ont raison de tous le détester. julia, elle adore voir les regards bienveillants se poser sur elle. elle aime savoir qu’elle est appréciée, estimée par son entourage. elle mourrait s’il fallait qu’on la pointe du doigt. alors elle se convainc que rien n’est de sa faute. elle aurait dû se douter qu’il serait là, putain. will est un ami à lui, il aurait même pu être témoin s’il n’y avait eu ce scandale. à vrai dire elle pensait que chloe, la mariée, avait refusé qu’alastair soit présent. julia se noie dans le silence qui semble s’éterniser, se demande si le jeune homme va se rendre compte qu’il vaudrait mieux battre en retraite, rebrousser chemin tant que c’est encore possible. s’il savait comme anna souffre. elle l’aime encore, julia le sait, le voit constamment. cet amour qui la hante. pourquoi avait-il fallu qu’il se casse, qu’il accepte ce poste pourri à heidelberg et qu’ils aillent s’exiler en allemagne, la laissant crever de jalousie et de remords. elle a donné son cœur à matthew, maintenant. du moins, elle lui a promis, reste à savoir si elle sera capable de s’offrir complètement. rien n’a encore cicatrisé et alastair vient saler cette plaie encore à vif. dégage, pitié, laisse-moi tranquille. ça fait mal. voilà qu’il lui pose la question fatidique. et t’es venu avec ton mec alors ? elle se mordille la lèvre, tiraillée par l’envie de lui exposer son semblant de bonheur en pleine face en lui disant que oui, que matthew a même été invité parce qu’elle l’a présenté à toute la famille et par le désir de laisser son couple loin de tout ça. "non." , qu’elle répond finalement, d’un ton aussi cassant que possible. qu’il n’aille pas se repaître de la douceur de sa personne, elle l’a habitué à trop de mièvrerie. le ressentiment l’envahie doucement, accompagné d’une honte latente. elle est là, dans une vieille robe pourrie et des baskets, il ne doit pas s’en vouloir de l’avoir lâchée comme une chaussette. mais ce sentiment d’inachevé la ronge et elle ne peut se retenir d’ouvrir la bouche à nouveau. "alors comme ça on s’ignore et on fait semblant que l’autre existe pas ? mais au final, on sait tous les deux qu’c’était pas sensé s’finir comme ça." bitterness.

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MessageSujet: Re: electric feel (julia)   Jeu 14 Juin - 12:39

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Il regrettait Alastair. Regrettait de ne pas avoir tenté avec Julia. Il n’aurait pas dû être lâche, il n’aurait jamais dû partir, la laisser partir. Mais la retenir alors qu’elle était la soeur d’Anna ? Elle n’aurait probablement jamais voulu s’enfuir avec lui. Peut-être Alastair n’avait été qu’une distraction pour elle, ils n’avaient jamais été clairs à propos de leurs sentiments. Elle ne lui avait jamais dit ce qu’elle ressentait pour lui comme lui ne l’avait jamais fait pour elle. Parce qu’il s’était peut-être un peu trop voilé la face dans cette histoire. Il ne voulait pas faire de mal dans l’histoire à Anna et pourtant il était la raison de son présent chagrin. Elle le détestait, elle lui avait répété, plein de fois, en jetant ses affaires dehors, en le giflant. Il n’avait jamais rechigné, il n’avait jamais haussé le ton Alastair. Se contentant d’écouter les mots durs d’Anna à son regard, se contentant de ramasser ses affaires. Il n’avait eu que ce qu’il méritait. Il en était conscient. Il avait joué avec le feu, trop de fois. Il s’était brûlé les ailes. Il s’était retrouvé vite un nouvel appartement et alors qu’il aurait dû être triste de la fin de son union avec Anna, il s’était senti libéré. De ne plus devoir se justifier auprès d’elle, de ne plus devoir lui mentir. Il pouvait faire ce qu’il souhaitait, comme il avait toujours aimé faire. Il avait presque de la culpabilité de se sentir aussi heureux de la fin de son mariage. Mais il ne pouvait plus se mentir à lui-même, il ne pouvait plus jouer les maris faussement amoureux. La comédie n’avait jamais été son fort et Anna l’avait bien vite remarqué. Elle avait fermé longtemps les yeux sur le comportement de son mari mais l’infidélité avait toujours été quelque chose qu’elle ne tolérait pas. Elle lui avait dit à maintes reprises. Et Alastair lui avait promis qu’il ne manquerait jamais à son devoir de fidélité. Foutaise. Il s’était laissé attiré par les bras de Julia. Elle était différente d’Anna. Elle lui plaisait. Une tentation qu’il avait pourtant tenté de réfréner mais il ne pouvait à l’encontre de son attirance. Il était tombé amoureux d’elle. Il n’arrivait plus à faire semblant avec Anna alors que Julia occupait ses pensées. Elle, la nuit dernière, dans les draps. Il n’arrivait plus à tenir la main d’Anna en pensant que celles-ci avaient caressé chaque parcelle de la peau de Julia la veille. Son comportement venait à le dégoûter, parfois. Fuyant le miroir, de peur de voir son propre reflet qu’il n’arrivait plus à soutenir. Mais il n’arrivait pas. Pas à se détacher de Julia. Il avait essayé, vainement. C’était un échec. Il avait préféré s’enfermer dans une fiction, la fiction d’Anna. Elle était heureuse elle, du moins c’était l’impression qu’elle donnait. Un bonheur que ne partageait plus Alastair qui s’efforçait d’être un mari exemplaire mais il faiblit. Son mariage était une catastrophe et celui-ci se soldait par un échec, comme l’avait prédit Alastair. Il n’avait rien fait pour arranger la situation, se contentant de regarder son mariage en péril au fur et à mesure des jours, simple témoin oculaire. Il aurait dû dire la vérité, mais le coeur d’Anna aurait été brisé et il aurait probablement causé du tort aux soeurs Scott. Anna aurait détesté Julia comme elle détestait Alastair et conscient qu’elles étaient très proches, Alastair ne voulait pas être la cause de leur dispute et séparation. Il préférait tout prendre pour lui : la haine, la vengeance, le mépris. Il arriverait à vivre avec, mais Julia, probablement pas. Il ne voulait pas la mêler à tout ça alors qu’elle était autant vecteure de la situation. Il avait voulu la protéger Alastair, maladroitement peut-être. Il l’avait toujours été. En lui faisant face, il l’écoutait, elle et tout son mépris à son égard, se sentant incompris par la femme qu’il aimait pourtant mais qui semblait déjà roucouler auprès d’un autre. Il hochait la tête lorsqu’elle lui répondit qu’elle était venue seule, c’était peut-être mieux mais il doutait un peu de sa réponse. Elle ne serait jamais venue seule. Il l’écoutait, adossé contre le mur, retenant un ricanement aux dires de Julia.  “ Tu vois pas que je fais tout ça pour toi Julia ? Tu crois vraiment que j’ai envie de ça ? Qu’on ose à peine à se regarder, qu’on se jauge sans rien se dire, comme au début ? ” Il soupirait, un rire nerveux sortit sans qu’il puisse le contrôler.  “ T’as envie de ça ? Que tout le monde te regarde en portant un jugement comme ils le font avec moi ? T’en as vraiment envie de ça Julia ? ” Il lui demandait en relevant le regard vers elle.  “Je t’en prie, prends ma place.” Il dit, en soupirant à nouveau, se malaxant le front. Il avait fait tout ça pour la protéger. Et uniquement pour ça.

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MessageSujet: Re: electric feel (julia)   Jeu 14 Juin - 14:22

c’est peut-être un mal pour un bien, cette séparation forcée entre deux âmes aussi incompatibles. ça n’aurait jamais pu marcher, quand bien même alastair n’aurait pas fui, qu’elle se dit en triturant les plis de sa robe. mais elle avait espéré une honnête discussion avant l’impact. qu’ils foncent et se disent leurs sentiments, pour ne rien regretter. julia a l’impression de l’avoir fait. de lui avoir prouvé cet amour, même si elle ne l’a pas mis en mots. c’est lui qui ne dit rien, fermé comme une porte de prison. elle se souvient encore d’anna déchirant les photos de mariage, lui demandant d’emmener les vêtements d’alastair à la déchetterie. julia les a brûlés, ces fringues. pour sa sœur, un peu pour elle-même. elle repense à cette dernière nuit passée à deux, au réveil le lendemain. restons au lit, qu’elle lui a dit. presque un je t’aime, finalement. soyons éternels. julia se souvient des promesses de fidélité faites à anna, lors de la jeunesse du couple, en allemagne. elle se souvient d’alastair jurant qu’il l’aimerait toujours, allongé dans l’herbe dans le jardin du clan scott, anna sur les jambes, blottie contre lui, heureuse. julia sur la balançoire, les écoutant parler de loin, se disant qu’il mentait probablement. aucun amour n’est éternel. elle ne s’est pas trompée, elle a vite compris que le sourire d’alastair était factice, forcé. que l’étincelle brillant dans le regard d’anna s’était éteinte dans le sien, même s’il continuait à lui offrir la lune. pour sauver les apparences. elle repense à la posture droite et rigide d’alastair, raide comme un piquet dans l’église, le dos tendu comme un arc. lui auparavant si nonchalant. il pense sûrement pouvoir résister à toute cette pression mieux que julia. il se trompe. elle n’a pas besoin d’un chevalier servant pour prendre les coups, elle aurait pu encaisser. il ne l’a pas laissée choisir ce qu’elle voulait faire, encore une fois. le voilà qui ouvre la bouche à nouveau et julia se tend des pieds à la tête, chaque question piquante la démengeant davantage. elle ne sait pas pourquoi il tient absolument à se justifier. il a tout foutu en l’air, avec elle, avec anna, avec leur famille, leurs amis. il a mis un beau bordel, et il continue à agir comme s’il avait pris la bonne décision. "je sais bien que t’as fait ça pour moi, pour te donner une image de chevalier servant, t’adores ça. t’adores te dire que tu portes ma croix. ". elle jette un regard furtif alentours, s’enfonce derrière une arcade. il ne manquerait plus qu’on les entende. baisse le ton. "arrête ça, bien sûr que j’ose te regarder. j’en ai juste pas envie, mais ça tu peux pas comprendre, hein ? rien n’sera plus jamais comme au début, comme tu dis. ouais, j’ai envie d’prendre ma part de responsabilité ". c’est faux. elle fait la meuf, comme on dit. elle se mord les joues, elle exagère, quand même. c’est si hypocrite de prétendre qu’elle n’est pas heureuse d’avoir été écartée de cette histoire. elle se radoucit légèrement, se reprend. "non, j’ai pas envie de ça. j’ai pas envie. ". elle aimerait pouvoir maintenir le contraire, mais il ne la croirait pas. bien sûr qu’elle lui est reconnaissante de l’avoir épargnée – un tout petit instant elle lui dirait presque merci – mais ça n’excuse rien. c’est lui qui l’a embrassée le premier, lui qui a insisté pour l’entraîner dans ses filets. elle a souffert bien plus que quiconque. il n’a même pas idée. mais il n’empêche qu’il n’a rien dit à son sujet, à elle. que s’il l’avait fait, toute l’attention ne serait pas portée sur lui et il aurait même – peut-être – un peu de répit. "je suis là pour toi, si t'as besoin.", qu’elle lui dit finalement, sa respiration s’apaisant un peu, comme une manière de lui dire merci sans le flatter trop. julia jette un œil apeuré par-dessus son épaule, se demandant si matt a trouvé de la compagnie à l’intérieur. elle l’espère. il ne mérite pas de la trouver ici, de se présenter à alastair avec son grand sourire si caractéristique, de se faire humilier par le comique amer de la situation, il a rien fait, matthew. coucou, j’ai baisé ta meuf. c’est ça que la poignée de main d’alastair voudrait dire, et matt ne comprendrait qu’un poli bonjour.

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MessageSujet: Re: electric feel (julia)   Jeu 14 Juin - 15:13

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Il avait l’impression d’avoir fait le bon choix Alastair. D’avoir épargné une énième souffrance à Julia en cachant l’entière vérité à Anna. Pour protéger également Anna car elle n’avait jamais mérité ça. Elle n’avait jamais demandé à ce que son mari s’adonne à une liaison avec sa petite-soeur. Il préférait ne pas imaginer sa réaction, elle serait probablement dévastée. Et Julia aussi. Il s’en voulait Alastair d’avoir causé autant de souffrance et d’être incapable d’arranger les choses. Quoi qu’il fasse, il savait que quelqu’un allait souffrir dans l’équation. Il préférait ne plus rien faire, s’enfermer dans un mensonge et dans son mutisme du “tout va bien”. Il se complaisait dans sa situation et n’avait jamais demandé à ce qu’on l’aide ou que l’on s’apitoie sur son sort. Tout ce qui lui arrivait, il l’avait mérité. Il n’était pas du genre à se laisser aller, à broyer du noir ou regretter le passé. Il tentait d’avancer, de reconstruire un semblant de vie normale. Mais il y avait toujours quelque chose qui lui rappelait avant. Comme ces regards, de personnes qu’il connaissait que trop bien, des anciens amis disaient-ils. Des amis qui tentaient de le foudroyer par leurs simples regards. Des amis qui n’étaient plus des amis quand Alastair avait trompé et causé la perte de son mariage. Les gens étaient cons disait souvent Alastair et “ses amis” en était la parfaite illustration. La bêtise humaine dans son état pur. Alastair ne se sentait pas offensé, il était simplement blasé d’être constamment jugé pour des faits passés. Des faits qui n’étaient plus vraiment d’actualité. Pourtant, il suscitait toujours autant de haine. La haine des autres, il s’en fichait. La haine de Julia, ça le brisait. Un peu plus. Il la ressentait. Il pouvait même la toucher. Elle était palpable. Il tentait de briser la glace, il tentait de lui reparler, parce qu’elle l'avait manqué et il pensait qu’il avait agi dans son intérêt, pour la protéger, la préserver des on dit. Et Julia, elle n’aimait pas qu’Alastair la protège. Julia elle n’avait jamais demandé ça. Alastair fronçait les sourcils, se rendant compte qu’il avait échoué, encore une fois. Il avait toujours pensé avoir pris la bonne décision en omettant de dire la vérité à Anna, il avait pensé rendre service à Julia. Et pourtant, elle ne semblait pas en accord avec ses décisions. Elle lui reprochait ses choix. Elle aussi. Fallait croire qu’Alastair, il avait merdé sur toute la ligne. Il soupirait, agacé qu’on lui reproche toujours quelque chose. Agacé que rien n’aille, qu’il en soit la cause à chaque fois. Il avait pourtant cru bien faire, et pourtant, il avait échoué, encore une fois. Il regardait la jeune femme, plissant les yeux:   “ Une image de chevalier servant ? Je t’en prie Julia. J’en ai rien à foutre de l’image qu’on peut me donner, j’ai fait ça uniquement pour te protéger toi. Mais si tu veux que la vérité éclate, vas-y.” Il dit en la regardant, un regard empli de colère et d’incompréhension. Il ne comprenait pas pourquoi Julia n’arrivait pas à voir qu’il avait fait ça pour elle. Il ne lui avait jamais dit qu’il l’aimait, peut-être qu’il aurait dû, il ne s’était jamais confié sur ses sentiments mais en omettant la vérité à Anna, en prenant sur lui toute la rancoeur et la haine de celle-ci, il avait prouvé qu’il tenait énormément à Julia. Peut-être qu’elle n’avait pas compris que c’était une façon de lui dire qu’il l’aimait assez pour mentir à sa femme. Qu’il l’aimait assez pour s’attirer sur lui seul toutes les conséquences de leur mensonge. Elle ne voyait pas ça Julia, elle n’arrivait pas à comprendre le raisonnement d’Alastair qui semblait tellement évident pour lui. Il riait nerveusement à ses paroles, posant sa tête un peu plus fort contre le mur. Il serrait des poings pour ne pas s’énerver, pourtant il en ressentait le besoin. Il avait accumulé tellement de colère qu’il ne pouvait pourtant evacuer. “Arrête Julia. T’as pas envie de ça et tu le sais. Non, rien ne sera plus comme avant mais ça n’a pas l’air de te gêner vu que t’as l’air de plutôt bien reconstruire ta vie avec quelqu’un d’autre hein ? ” Il dit, plein de jalousie. Il était jaloux de ce type, jaloux qu'on lui ait pris Julia. Mais elle ne lui appartenait pas, elle était libre d’aimer, de sortir avec qui il voulait. Mais ça, ça brisait Alastair. Ca le rendait fou de la savoir dans les bras d’un autre. Ca devait pourtant arriver. Julia, elle finit par avouer qu’elle ne voulait pas sa part de responsabilité finalement. Qu’elle ne voulait pas le regard des autres empli de jugements sur elle. Il la comprenait. Il tentait de se calmer, à présent que la jeune femme s’était adoucie. “ Je sais très bien que t’en veux pas. C’est pour ça que j’ai rien dit à Anna. C’est pour toi Julia, tu comprends ?” Il dit, en la regardant. Il aurait voulu lui poser la main sur le visage, mais il s’était ravisé. Trop prématuré. Les paroles de Julia le firent sourire. La tornade Julia s’était finalement calmée.“ Merci. ” Il dit, en haussant les épaules à nouveau. Il la regardait, silencieusement, et vit qu’elle ne cessait de regarder autour d’elle, de peur qu’on les prenne sur le fait en train de discuter. Il finit par comprendre, se redressa: “ T’as peur qu’on te voit avec moi ?” Il demanda, guettant sa réponse. Il n’était pas dupe Alastair, bien au contraire : “ T’as peur que ton copain nous voit ensemble ? T’inquiète, je suis assez mature pour ne pas faire un scandale s’il nous voit ensemble.” Il dit, agacé. “ Rejoins-le vas-y. ” Il avait fini par lâcher, distant, accompagné d’un geste de main. Se mordant les doigts de la laisser à un autre.Ca aurait dû être lui.

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MessageSujet: Re: electric feel (julia)   Jeu 14 Juin - 16:46

il a raison, dans le fond, alastair. elle va pas l’admettre, julia, mais ça lui aurait fait tellement de mal que sa sœur lui tourne le dos. sororicide sentimental. n’empêche. elles souffrent toutes les deux comme des chiennes pour un putain de mec. les grands esprits de la liberté de la femme doivent se retourner dans leur tombe. alastair s’est joué d’elles deux, les a manipulées avec la dexterité d’un marionnettiste. il ne récolte que ce qui a été planté par ses soins. who sows the wind reaps the whirlwind. julia, c’est la fille sensible, qui se laisse lentement pourrir dans cette atmosphère irrespirable, dans le noir d’un futur pluvieux. anna aussi s’apitoie sur son sort. deux vers de terre écrasés sous la semelle d’un gosse que ça amuse peut-être. ou pas. ça fait dix mois qu’elle est bien, julia, avec matt. dix mois qu’elle ne fréquente plus trop ses amis d’avant, qu’elle évite tout ce qui pourrait lui rappeler le drame de sa vie avec grand succès. tourner la page est possible, elle le sait. julia remarque un groupe d’invités qui les observent du coin de l’œil, remplis de fiel et de ressentiment envers alastair. c’est lui qui les a fait fuir, tout ces gens, se dit-elle. ils auraient pu ne pas prendre parti. rester ses amis, ceux d’anna aussi. il s’est retiré du monde et a laissé son ex-épouse gagner leur guerre froide, rien ne le forçait à baisser les armes et pourtant. et puis il y a le fantôme de cette fille, dont le nom est murmuré dans le dos d’anna à toutes les rencontres familiales. logan. elle sera toujours là, fantôme muet des dîners entre amis, qui se demandent qui est cette fille qui a brisé un si joli mariage. s’ils savaient qui d’autre est responsable de tout ça. mais ces chuchotements incessants semblent glisser sur alastair, imperméable au dégoût. elle lui est au moins un peu reconnaissante de ne pas l’avoir traînée dans la boue avec lui, c’est certain. elle qui est si facilement désarmée face à la brutalité de l’opinion de ses pairs. elle retire presque du plaisir à l’observer se dresser entre elle est la vindicte populaire, même si elle ne se l’avouera jamais. julia se renfrogne, énervée de ne pas réussir à exprimer correctement ce qu’elle ressent, agacée de la verve inconvenant d’alastair à qui, après tout, elle n’a rien demandé. c’est lui qui est venu lui parler. elle balbutie, se reprend. " chevalier servant c’est mal dit, ok ? je voulais pas… ". elle a bien compris qu’il ressentait de la tendresse pour elle, souhaite simplement qu’il la mette en mot. après, ils aviseront. les non-dits les tueront tous. elle comprend très bien ses efforts pour la protéger, finalement. mais elle fera l’idiote jusqu’à ce qu’il ait les couilles de tout lui dire en face. merde, pourquoi est-ce que tout est toujours si compliqué ? elle se retient de donner un coup de poings dans le pilier le plus proche, à deux doigts de pleurer de nerfs. pas son genre. " j’aurais été prête à tout assumer, tu l’sais bien ! ". le ton monte un peu, dans un crachotement chuchoté qui se veut discret vis-à-vis des autres. t’as l’air de plutôt bien reconstruire ta vie avec quelqu’un d’autre hein ? "ouais." il arrive après la bataille, matthew est passé par là avant lui. julia sait bien qu’elle devrait lui être reconnaissante, qu’elle devrait s’estimer heureuse de ne pas être tenue pour responsable du chaos sentimental qui régente le cœur de sa sœur. elle s’apaise peu à peu. "je comprends. t’as bien fait.". c’est un véritable effort que de reconnaître ne serait-ce que ça. elle hausse les épaules, puis tique à la phrase suivante. hallucine sur chaque mot qui sort de sa bouche. t’as peur qu’on te voit avec moi ? "non, j’men fous !". liar liar, pants on fire. elle a cru un instant que la hâche de guerre était enterrée, voilà qu’il remet ça. "il me voit avec qui il veut." c’est vrai. en théorie. il la congédie d’un geste brusque et son sang ne fait qu’un tour. c’est vraiment un putain de con, à disposer d’elle comme bon lui semble, encore une fois. il lui demande de partir ? sans souci. c’est pas elle qui est allée mendier un petit bout de conversation. il va regretter de la voir dans les bras de matthew. "t’as séduit mon esprit, tu sais ? t’as eu du sexe. lui, il a séduit mon âme et il a eu tout l’reste." elle se détourne pour retourner à l’intérieur de l’église, les dents serrées. va niquer ta mère, mon pote.

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MessageSujet: Re: electric feel (julia)   Jeu 14 Juin - 18:40

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Alastair, il regretterait chaque jour. Il avait longtemps baissé les bras quant à sauver l’opinion qu’avait les gens sur lui. Pour lui, ce n’était que des banalités, futilités dont il n’attachait pas d’importance. Il ne souhaitait pas Alastair courir après des gens qui semblaient tout bonnement avoir pris le parti d’Anna depuis le début. Fort heureusement, Alastair savait sur qui il pouvait compter réellement mais ces gens-là, il ne les avait jamais considéré comme ses amis, plutôt comme des amis d’Anna. Il n’était pas du genre à s’attacher aux premiers venus, pas du genre à donner sa confiance à la première rencontre. Il avait toujours mis un point d’honneur à installer certaines distances avec les amis d’Anna. Et il avait eu raison. Il ne regrettait pas de ne plus les voir, de les entendre chuchoter sur son dos, il regretterait simplement de ne plus avoir parlé à Julia. Elle avait été sa liaison dangereuse. Son échappatoire dans sa relation amoureuse. Elle lui apportait tout ce qu’Anna ne pouvait lui apportait, c’est-à-dire à peu près tout. Elle avait ce visage qu’il parsemait de baisers. Ce corps à qui il aimait faire l’amour, encore et encore. Ce caractère qui tendait à l’adoucir, à l’apaiser. Elle avait tout Julia. Et il l’avait quittée. Il était parti, pour tenter de sauver son couple voué à l’échec. Il avait néanmoins eu envie de donner une énième chance à Anna, l’ultime chance. Mais il ne parvenait plus à jouer la comédie, à jouer les maris bien pensants et fou amoureux. Il souffrait de sa séparation avec Julia, elle qui ne lui parlait plus. Il se rappelait de chacun de leurs baisers, chacun de leurs ébats et son corps frissonnait à chacune de ces pensées. Et il était contraint aujourd’hui, lui qui avait besoin d’elle, de laisser une distance entre eux. Contraint de ne pas trop hausser le ton pour ne pas que les invités les remarquent. Contraint de devoir faire semblant qu’il s’en fichait, qu’elle n’avait été qu’une femme parmi tant d’autres. Il jouait très bien la comédie avec elle, il excellait même. Il n’avait pas plissé les yeux, il n’avait pas faibli. Il était resté presque de marbre, parce qu’il était habitué à se mentir à lui-même. Il ne pouvait pas supporter l’idée de voir Julia avec un autre et pourtant, il allait devoir l’accepter. Il aurait dû se battre, mais il avait toujours tendance à penser qu’il était trop tard. Et que Julia semblait heureuse avec lui. Une pointe d'amertume le gagnait mais encore une fois, il ne laissa rien transparaître. Elle s’excusait à demi-mots et Alastair sourit à moitié, retrouvant la Julia avec laquelle il avait partagé tant de bons moments. Il avait voulu lui démontrer qu’il n’avait pas agi dans son intérêt, qu’il avait tout mis en oeuvre pour elle. Anna n’avait aucun soupçon quant à eux et il était préférable qu’elle n’en ait pas. Elle n’accepterait probablement pas cette situation et Julia en souffrirait. Il n’était pas capable de lui dire qu’il l’aimait, qu’il voulait simplement la protéger du mal autour d’elle, mais il était incapable de se livrer. Encore moins dans de telles conditions. Il ne voulait pas troubler la vie de Julia à nouveau mais il ne pouvait pas non plus s’immiscer dans sa vie sentimentale. Il ne voulait pas qu’elle rencontre un autre, pas qu’elle soit heureuse avec un autre. Il était égoïste Alastair, égoïste qu’un autre s’éprenne de Julia. Il l’écoute, se mord la lèvre inférieure, un peu plus fort, déboussolé. “ Vas-y je te retiens pas. Cours dire la vérité aux autres. J’espère que t’es préparée parce que tu vas t’en manger plein dans la gueule. Et c’est pas faute de t’avoir prévenue. ” Il dit, un tantinet agacé par l’attitude juvénile de Julia. Elle voulait crier sur le toit leur liaison, il ne la retiendrait pas. La situation ne pouvant être pire pour lui. Elle se calme, lui aussi. Il sourit brièvement, posant un bref regard sur elle.  “ Je m’en fiche pas mal de ce que les gens pensent de moi. Mais toi, je ne pense pas. Ca te ferait trop de mal et j’ai pas envie. ” Il avoua, une légère moue aux lèvres. Mais sa jalousie le bouffe. Il ne peut la contrôler. C’était probablement l’une des seules choses qu’il ne pouvait contrôler. Il veut en savoir plus sur ce vulgaire inconnu. Il l’écoute, dubitatif, un rictus aux lèvres. Elle ment, il le sait, il commence à la connaître. Il croise les bras, l’écoute s’emporter en se rendant compte qu’elle ne le comprenait pas. Il se mord les lèvres, attend qu’elle soit tournée, pour finalement la retenir. “ Il a séduit ton âme ? Tant mieux, il a de la chance lui.” Il dit, serrant les poings Alastair.  “ Je suis content de ne pas m’être ouvert à toi Julia quand je vois que je n’ai eu que du sexe avec toi. Je suis vraiment content de ne t’avoir jamais dit ce que je ressentais quand je vois que pour toi, je n’étais que la tentation dangereuse. ” Il se rapproche d’elle, près de son oreille :  “ Qui est le monstre dans l’histoire ?” Énervé, il avançait, sans trop savoir où il allait mais il partait d’ici. Loin de cette mascarade.

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MessageSujet: Re: electric feel (julia)   Ven 15 Juin - 1:01

l’opinion des autres, julia la met de côté un instant. ils se diront que ça chauffe entre alastair et son ex-belle-sœur, ça alimentera le débat sur son divorce, tant pis. son myocarde bat trop vite, le sang lui monte vers les tempes et elle se retient de ne pas crier, c’est déjà bien. ces gens qui les dévisagent, ce sont tous des amis d’anna, d’alastair, de julia elle-même. surtout d’anna, c’est vrai. mais julia, c’est le genre de fille à tout donner en amitié dès le début et elle tient à tous ces gens. qu’elle pourrait faire fuir en trente secondes, si elle avouait la vérité. sur son histoire à la fois magnifique et sordide avec cet homme qui peut faire la pluie et le beau temps dans son petit monde. qui peut tout. elle regrette amèrement de s’être donnée à lui, en cet instant précis. d’avoir laissé sa relation sororelle se perdre dans les méandres de leurs ébats sexuels. elle se dégoûte. il la dégoûte. mais il est toujours lui, alastair. avec lui elle a du mal à rester cassante longtemps. elle se souvient encore de sa respiration calme et lente lorsqu’elle se réveillait la nuit à ses côtés, les rares fois où ils ont pu dormir ensemble. elle se souvient aussi de son rôle de composition d’amoureux transi avec anna. comme est-ce possible d’avoir deux visages si différents ? à cette pensée, elle s’éloigne encore un peu plus, bien décidée à ne pas rebrousser chemin. se tirer de là. qu’il lui laisse un moment de répit et aille faire son mea culpa auprès d’une autre de ses nombreuses conquètes. à cette pensée, son visage se crispe légèrement, elle chancelle presque sous le coup. ne supporte pas de l’imaginer dans une autre intimité que celle qu’elle lui a jadis offerte. elle aimerait qu’il arrête de prononcer son prénom à tors et à travers, ça lui écorche les tympans. la julia qu’il connaît n’est plus. il fait face à une femme blessée et entêtée. il a compris, qu’elle l’aime. pas de doute cette fois, son visage en dit trop long. il s’apprête cependant à lui porter le coup fatal, en guise de conclusion. le café et puis l’addition. "t’aurais pas eu à me prévenir de quoi que ce soit si tu m’avais pas cherchée comme ça, pour commencer." elle a raison, la petite. c’est lui qui la poursuit dans chaque recoin d’église, qui la retient de ses mots durs lorsqu’elle essaye vainement de se détourner, d’en finir. mais puisqu’il veut retourner à l’attaque, elle s’arrête à nouveau. écoute patiemment tout ce qu’il a à dire, la mine renfrognée. une colère inconnue lui bouffe les entrailles, incontrôlable et dévastatrice. elle oublie tout, matthew, le cloître, ses amis. sort en trombe du jardin pour se retrouver dans la rue, lui répondant en marchant sans un regard en arrière, s’éloignant de l’attention malvenue dont ils sont l’objet. un grand éclat de rire l’emporte lorsqu’il a terminé. il ne la connaît pas du tout. s’il croît qu’il peut la dénigrer sans rien recevoir en retour. elle se campe droite devant lui, les mains sur les hanches. il a séduit ton âme ? "parfaitement. et toi, t’as rien été d’autre qu’une erreur de parcours." elle le sent s’approcher de son lobe d’oreille, savoure presque la chaleur de ses lèvres sur son cou, se retient d’en demander encore. le monstre ? "j’sais pas. j’sais pas qui c’est, tu sais bien comme c’est compliqué quand même non ?!" qu’est-ce qu’il a avec ses questions rhétoriques à la con. elle est fâchée la petite, ça lui donne des superpouvoirs. et tout ce qu’elle dit, toutes ces flammes qu’elle lui envoie au visage, elle en pense chaque syllabe. il l’a détruite. il a fait grandir des sentiments en elle, elle est devenue dépendante, elle lui a fait confiance. et il est parti quand elle avait le plus besoin de lui. il l’a laissée mourir et flétrir seule. les sanglots lui montent et elle sent des larmes qu’elle essaye tant bien que mal de retenir ruisseler sur ses joues. ils se sont éloignés de la cérémonie, à présent. il n’y a plus qu’eux, le silence et l’oubli. elle se rapproche de son visage, le force à la regarder en face. "regarde mes larmes, regarde-les ! et tu vas p’têtre comprendre ce que ça fait d’flancher pour la mauvaise personne." flancher. elle a pas trouvé mieux comme synonyme de tomber amoureuse. tous les deux, ils auraient pu conquérir le monde. ils auraient été des géants courageux qui auraient fait trembler le sol de leurs pas. sa mélancolie à lui, sa joie à elle se seraient mélangés pour créer un chef d’œuvre. dans un autre contexte. elle n’arrive pas à se détourner, à le planter là, parce que ça voudrait dire accepter que cette relation qu’elle a tant chérie devienne pour de bon un mauvais souvenir. elle a comme l’espoir que tout redevienne comme avant, qu’ils se réconcilient, montent chez lui, se retrouvent en faisant l’amour, inconsciente que cette laideur qu’ils s’envoient à la gueule a toujours été là, enfouie sous un fin tapis de bonheur.

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MessageSujet: Re: electric feel (julia)   Ven 15 Juin - 10:36

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Il se demandait Alastair comment il en est arrivé là. Comment il était parvenu à se hisser dans cette impasse. Comment il était parvenu à hausser la voix avec Julia. A présent, ils se détestaient, s’évitaient, se jaugeaient sans rien dire. Ils étaient pourtant complices Alastair et Julia. Dans les bras de l’un et l’autre quand ils pouvaient. Des regards lancés plein de sous-entendus en présence d’Anna qui, enfermée dans son amour, ne voyait rien. Ils étaient complices, amoureux mais se contentaient de profiter de rares moments où ils étaient ensemble pour se retrouver mais jamais parler. Alastair pouvait être pudique quand il s’agissait de se mettre à nu. Il n’arrivait pas à dire ce qu’il ressentait pour Julia depuis le début parce qu’il avait peur que ça ne soit pas réciproque. Peur de se tromper comme lui s’était trompé avec Anna. L’échec, il ne voulait pas le reproduire avec Julia alors il se contentait de vivre pleinement sa liaison et remettait à plus tard les questions sentimentales. Il ne s’était jamais posé de questions quant à l’après, pensant que les problèmes se résoudront d’eux-mêmes. Immature, naïf il avait été. Il avait pensé qu’en remettant à plus les questions qui se posaient, les problèmes se résoudront naturellement sans même qu’il n’eut à faire quoi que ce soit. Convaincu que le temps était le seul remède, convaincu qu’il n’avait rien à faire. Et le temps n’avait fait que l’enfoncer dans un cercle vicieux dans lequel il s’était entrainé tout seul. Il s’était enfoncé dans un mensonge, enfoncé dans un cauchemar dans lequel il ne parvenait pas à sortir. Plus il prenait des décisions sur le qui-vive, plus il s’éloignait de Julia. Plus il lui faisait du mal. Il était impossible de réparer les pots cassés, impossible de renouer quoi que ce soit avec Julia. Elle était déterminée à l’oublier, elle lui faisait comprendre que leur histoire appartenait au passé. Un goût amer le transperçait la bouche. Il avait l’impression de s’être adonné dans cette relation pour rien. Qu’il était le seul à être tombé amoureux, être le seul à l’avoir aimé. Son amour n’était pas réciproque. La respiration sifflante, la mâchoire crispée. Il l’écoutait geindre. Il fermait les yeux un instant, tentant de ne pas laisser la colère l’habiter au risque de tenir des propos qui outrepasseraient ses pensées. Un ricanement incontrôlable sortit de sa bouche: “ T”avais qu’à pas rester avec moi. Arrête de te poser en victime, ça commence réellement à me gonfler. ” Il dit, se malaxant les paupières quelques secondes, le temps pour lui d’oublier cette présente discussion qu’il avait malheureusement engagée. Il regrettait amèrement d’être venu ici, regrettait d’être venu tenter de discuter avec Julia. Trop de haine et d’incompréhension les avaient gagné, l’amour destructeur triomphait encore une fois. Alastair et Julian poursuivaient leur discussion à l’extérieur de l’église, à l’abri des regards indiscrets. Il étouffait dans cet endroit, étouffait dans ce costume. Il retirait sa cravate qu’il passait autour de son cou. Les mots durs de Julia à son égard lui glissèrent dessus, tellement sa colère prenait le dessus. Il serrait des poings, tentant de reprendre le pas sur sa respiration de plus en plus sifflante. “ D’accord, une erreur de parcours. Une erreur de parcours de deux ans. Désolé d’avoir fait perdre ton temps Julia, çe ne se reproduira plus, tu peux en être persuadée. ” Il dit, sans une once de conviction, une once de culpabilité. Elle lui crachait à la gueule toute sa haine, sa rancoeur. Il avait merdé avec Julia Alastair, fallait avouer. Il l’avait laissé tomber, il l’avait jamais rappelée et pourtant Dieu sait qu’il en mourait d’envie. De la rappeler, de la revoir, de l’embrasser, de la serrer dans ses bras. Il en avait été incapable. Parce qu’ils pensaient que leurs vices du passé n’étaient plus possibles à présent. Mais pourtant il l’aimait Alastair. Mal, mais il l’aimait. A sa façon. Et lui faire face lui rappela leur histoire inachevée. Pourtant belle. Bien que dramatique. Il riait en l’écoutant, un rire nerveux qu’il ne pouvait contrôler. “ Ah oui, c’est moi le grand méchant loup dans l’histoire. Qui a causé ton erreur de parcours. ” Il dit, levant les yeux. Avançant, se mordant presque les lèvres à sang, la mâchoire contractée. Il marchait, sans savoir où il allait, il marchait juste pour oublier la douleur béante d’une plaie qui ne s’était jamais refermée. Il écoutait Julia, ses derniers mots le firent redescendre doucement. Il s’arrêtait, passant une main dans ses cheveux. La voir pleurer le rendait fou. Encore plus quand il savait qu’il était la cause de ses pleurs. Elle se rapproche de lui, il finit par poser ses mains sur son visage. Essuyant délicatement les larmes. “ Arrête. ” Il embrassait délicatement son visage, se fichant bien des gens qu’il pourrait croiser. Ils étaient loin de tout. “ Moi aussi Julia. Moi aussi je suis tombé amoureux de toi.” Il finit par avouer, proche d’elle, conscient qu’il ne pouvait plus lui mentir, se mentir à lui-même. “ J’veux bien accepter qu’on parle sur moi, qu’on me traite de tous les noms mais pas que tu me dises que j’ai été une erreur de parcours. Parce que si je l’ai été, c’est que je me suis trompé sur nous. ” Il dit, les lèvres pincées. “ Je me suis jamais foutu de toi dans l’histoire. Pas une seule fois. Te quitter, ça a été.. un déchirement. ” Il avouait, plongeant son regard sur elle. “ J’voulais pas te faire de mal. J’suis désolé. ” Il dit, ses mains toujours son visage finissent par retomber. Ne rompant pas la distance, il ne savait pas quoi faire. Comment dompter les montagnes russes qu’étaient Julia.

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MessageSujet: Re: electric feel (julia)   Ven 15 Juin - 11:24

julia, elle sent la haine qui les sépare, le silence qui les divise. elle a l’impression d’avoir le cœur prisonnier d’un étau qui le compresse en se resserrant à intervalles réguliers. un amour qu’elle essaye tant bien que mal d’offrir à matthew, à un garçon qui mérite tout ce qu’il y a de plus beau au monde. elle lui a dit, à matt, qu’elle l’aime. elle sait qu’il est amoureux, lui. il a toujours tout fait pour consolider leur relation, et elle l’adore pour ça. l’adore. elle espère que ce sentiment se changera de lui-même en amour, julia. elle le souhaite de tout son cœur. parce que le statu quo ne lui convient pas, parce que la souffrance qu’elle éprouve à cause d’alastair atteint les limites du tolérable. tourner la page. les paupières closes, elle fait un point sur les émotions contradictoires qui l’habitent et contient sa frustration autant que faire se peut. t’avais qu’à pas rester avec moi. "je pouvais pas partir !" elle porte les mains à ses tempes, tente de calmer la migraine qui pointe le bout de son nez. matt doit se demander où elle est passée, ça va bientôt faire dix minutes qu’elle est partie aux toilettes. déjà dix minutes. seulement dix minutes. ils sont seuls, comme deux perdus au milieu d’une rue déserte, à se demander pourquoi ils sont si cons. elle écoute les battements affolés de son propre cœur, enfonce ses ongles dans la paume de sa main. agite l’autre devant son visage. "c’est toi, ouais.", qu’elle murmure. le grand méchant loup. pas pour l’avoir tentée. pour l’avoir quittée sans vraiment lui dire pourquoi. plus douloureux encore que l’abandon, le fait de savoir qu’elle ne vaut même pas une explication. elle sent les paumes calleuses d’alastair lui carresser les joues, sécher ses pommettes humides. il l’a dit, enfin. la vérité, qui éclate après des années de mensonge. elle se mordille la lèvre et le laisse terminer. "c’est du passé. ok ? mais j’ai du mal à croire que tu t’es pas foutu d’ma gueule." elle recule de quelques centimètres pour le jauger de la tête au pied, attend quelques instants puis, mue par une force d’attraction comme il en existe peu, se blottie dans le creux de ses bras. il l’a apaisée, une fois encore. mais elle n’en a pas fini, elle veut qu’il comprenne à quel point ses actions l’ont durablement changée. "après ton départ, j’ai commencé à rentrer chez moi avec des mecs vraiment très bourrés. au hasard. à voler toutes leurs affaires. j’voulais juste distribuer un peu d’malheur." peut-être qu’il va comprendre à quel point ce cœur qui bat, dans ce corps tremblant qui est le sien, a été meurtri par ses actions. qu’il va comprendre qu’avant tout ça, elle pensais qu’elle serait la femme rêvée de quelqu’un, un jour, qu’elle l’aurait, le fameux happy ending. peut-être. qu’il comprenne que maintenant, il l’a marquée au fer rouge. que personne ne pourra la rendre heureuse, qu’elle ne saura jamais aimer comme il faut. guilt, the gift that keeps on giving.

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MessageSujet: Re: electric feel (julia)   Ven 15 Juin - 16:15

electric feel
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feat julia scott et alastair winnifield

Les poings serrés, Alastair ne pouvait prendre l’ascendant sur sa colère. Il s’était, pendant trop longtemps, contenu pour le bien de tout le monde. Il s’était tû, accusant le coup à chaque nouveau évènement. Silencieusement, il avançait. Silencieusement, il encaissait chacune des remarques qu’il prenait. Il en avait entendu des choses sur lui. Des choses vraies, des choses fausses. Il avait décidé de ne pas démentir, ne voulant pas perdre son temps avec ses banalités démesurées. Il préférait se concentrer sur son futur, ne plus penser à tout le temps qu’il avait perdu avec Anna. Il aurait dû simplement la quitter, quand il avait pris conscience que les sentiments n’étaient plus là, qu’il ne pouvait plus donner l’amour dont elle avait besoin. Il aurait dû, Alastair , faire les choses bien. Mais il avait pensé que ses sentiments évaporés pour Anna feraient à nouveau surface, que ce n’était qu’une question de temps, qu’ils allaient se retrouver. Mais le temps avait coulé sous les ponts et les sentiments n’étaient toujours plus là. Il avait essayé de l’aimer en vain. Peine perdue. Alastair, les mains dans les poches, avançait pour tenter de réfréner toute cette colère qui le submergeait écoutant les paroles de Julia, soupirant, blasé de devoir encore se justifier. Il était toujours l’homme à abattre, l’homme impardonnable. Il était toujours le seul fautif mais les sentiments qu’il avait eu pour Julia avaient eu raison de son couple avec Anna. Et ça Julia, elle ne comprenait pas. Elle se posait en victime, comme si Alastair l’avait obligée. A l’embrasser, à faire l’amour avec lui. Comme si il avait abusé d’elle. Ca le rendait fou de rage. Elle le rendait fou de rage. “ Tu pouvais pas partir ou tu ne voulais pas partir ? Parce que c’est pas la même chose. Je t’ai jamais obligée à quoi que ce soit, c’est toi qui as décidé de rester. ” Il finit par s’énerver, ayant atteint son seuil de tolérance. Il ne pouvait se laisser attaquer sans rien répliquer, il ne pouvait pas la laisser parler à tort et à travers. Conscient qu’elle avait souffert, il n’était pas non plus la cause de tous ses maux. Il avait toujours agi pour la protéger, toujours agi dans son intérêt, les siens passant après. Elle lui reprochait tout le mal du monde. Ca le bouffait. Il n’avait pas à sentir coupable pour tout, non, il n’était pas le responsable de tout son mal-être. C’était tout bonnement impossible. Il la regarde, s’agiter devant lui, se mordant un peu plus les lèvres, provoquant un léger saignement. Il continue son chemin, une moue agacée lui collant le visage. “ Ouais j’suis si terrible hein Julia.  ” Il dit, se moquant légèrement d’elle. Il n’arrivait plus à garder son sang-froid, être tendre avec elle, c’était plus possible. Elle l’avait poussée dans ses retranchements, poussé dans ses convictions. Il avait l’impression de devoir se justifier de tout et pour tout. Comme un gosse de cinq ans. Il ne devait de compte à personne Alastair. Il était divorcé, libre d’agir comme bon le semblait. Elle, Julia, elle faisait sa vie sans se demander si ça allait le blesser. Elle était avec un autre maintenant. Leur histoire appartenait au passé et la jeune femme pris un malin plaisir à le souligner, resserrant un peu plus l’estomac d’Alastair. “ Si c’est du passé pour toi alors pourquoi tu réagis comme ça Julia ? T’as pas l’air d’avoir tourné la page. ” Il constata, haussant les épaules, se malaxant les paupières suite aux paroles de la jeune femme, blasé encore une fois de devoir se justifier sur ses moindres faits et gestes. “ Je me suis plus foutu de la gueule d’Anna que de la tienne Julia. Toi, je t’ai aimée. Anna je l’aimais plus. J’ai été sincère avec l’une et pas avec l’autre. ” Il répondit, soupirant. Face à la jeune femme, il aurait pensé qu’elle l’aurait bousculé, aurait tourné les talons pour rejoindre l’église maintenant qu’elle avait eu réponse à toutes ses questions. Il ne s’attendait pas à la voir foncer dans ses bras, mais il resserra l’étreinte, savourant son doux parfum, enfouissant presque son visage dans ses cheveux. Il l’écouta parler, les yeux clos, sa respiration revenant au calme. Il l’écoutait à présent calmement, resserrant un peu plus l’étreinte, ses mains caressant doucement son dos.“Je sais que tu m’en veux d’être parti. Je m’en veux d’être parti et de t’avoir laissée Julia. Chaque jour. ” Il avoua, faiblement. Il s’éloigna légèrement d’elle, pour prendre son visage entre ses mains, pour qu’elle le regarde: “ Arrête de croire que pour moi c’était rien notre histoire. Je t’ai plus aimée plus qu’aucune autre fille. Elles ne sont jamais arrivées à ta cheville les autres. Elles ne le pourront jamais. ” Il déposait un baiser furtif au coin des lèvres, un léger sourire aux lèvres.

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MessageSujet: Re: electric feel (julia)   Hier à 9:57

julia, elle est du genre à perdre un temps incroyable à se soucier de ce que peuvent bien penser les autres d’elle, à se ronger les ongles en se disant qu’elle a tout foiré, avec alastair, avec sa sœur, ses proches en général. elle aurait dû refuser ses avances dès le départ. repousser d’une main son visage qui se penchait pour embrasser sa petite bouche, partir de l’appartement dès qu’il rentrait du travail pour éviter d’être trop tentée de faire des galipettes dans le lit de sa sœur. une cascade de mauvaises décisions qui mènent à ce chaos innommable. snowball effect. "je pouvais pas partir, je pouvais pas. c’est pareil à ce stade-là, pouvoir et vouloir, qu’est-ce que tu cherches à m’faire admettre ? ouais, j’ai décidé de rester mais j’pouvais pas. c’était trop…" elle s’interrompt dans un souffle. quoi. trop beau ? trop compliqué ? elle préfère laisser la fin de sa phrase en suspens à défaut de trouver les mots justes et la frustration la fait rougir. elle se sent bouillonner, ses deux joues ne sont plus que deux surfaces incandescentes, écarlates de honte, de regret, de désir. elle ne peut pas se dire que c’est de sa faute à elle. alors il prend tout dans la tête depuis un quart d’heure. qu’il se sente coupable comme elle s’est sentie délaissée pendant des années. qu’il se sente responsable comme elle s’est sentie esseulée. chacun son tour. elle gesticule en marchant à grands pas, sans avoir la moindre idée d’où ils vont. il faut qu’elle dise tout maintenant, car les occasions de lâcher prise se font rares et il lui faut relâcher la pression. au fur et à mesure de sa loghorrée verbale, elle sent le nœud qui lui tend le ventre se déserrer graduellement, jusqu’à ce qu’il se relâche d’un coup en des sanglots nerveux. cette histoire a fait d’elle une névrosée, qu’elle se dit en essuyant rageusement ses larmes avant de lui répondre. "je sais pas pourquoi j’réagis comme ça et j’ai tourné la page, ok ? c’est pas trois larmes qui me feront dire le contraire." elle passe à nouveau les mains sur son visage, tâte ses yeux pour évaluer à quel point ils sont bouffis, une chance qu’elle n’ait pas mis de mascara. elle sait bien qu’il en a assez, mais elle a besoin d’entendre ses explications encore et encore, une dizaine de fois s’il le faut, pour comprendre et accepter. elle est à deux doigts de le planter là, cet idiot insensible à la détresse qui la ronge, mais ses pieds décident de fondre dans ses bras sans qu’elle ne calcule ce geste. elle sent le menton d’alastair posé sur son crâne, contact qui fait du bien à la belle alors qu’elle se calme, les paupières closes, avant de se détacher. il essaye de resserrer son étreinte mais elle s’en défait lentement, retour à la réalité. elle saisit ses mains dans la sienne et les rend à leur propriétaire. "je t’en voudrai peut-être toujours", qu’elle avoue faiblement avant de le laisser attraper son visage entre ses doigts fins et le rapprocher de sa bouche. son portable vibre dans la petite sacoche qu’elle porte en bandoulière et le charme est rompu. ce doit être matthew. matthew qui s’inquiète, si attentionné, protecteur, aimant, matt à qui elle ne veut pas faire une chose pareille. il mérite tout, matthew. il mérite plus qu’alastair ou qu’elle-même. "je te souhaite juste d’accepter le bonheur qu’on te donnera quand tu auras trouvé la bonne personne". elle lui dit ça à lui et un peu à elle-même, songeant à toute cette joie que matthew essaye de lui donner chaque jour. il est peut-être temps de l’accepter pour de bon, maintenant qu’alastair sait ce qu’elle avait à lui dire. elle se détourne et rejoint l’église en courant, avec l’espoir qu’ils se reverront dans un autre contexte, en ayant peut-être réussi à tourner la page. tu peux toujours rêver, julia.

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