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 the motion [r]

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( end game )

MessageSujet: the motion [r]   Mer 30 Mai - 12:07


- W/J -
“Just as I predicted, here we go again. They always say the hottest love has the coldest end”


C’est tantôt l’hécatombe, tantôt « THE end of the world »  - balancée avec atermoiements, d’une voix de dramaturge.
Jack n’écoute que distraitement les doléances et autres chouineries crachées par ses employés qui défilent – à la manière d’un drôle de cortège – dans l’espace exigu qui constitue son bureau ; s’il voulait avoir la paix pour pouvoir perdre un millier de neurones à étudier le livre des comptes, il semblerait que l’entreprise soit mise à mal par quelque chose dans l’air, palpable et étouffant, générant une sensation identique à celle qu’un fourbe aurait à s’aventurer dans un sauna. Travailler dans un silence relatif ? A quoi cela pourrait bien servir ? S’il n’était pas dérangé par des challenges toutes les trois minutes – sérieusement, il a compté et évalué cet intervalle de temps nébuleux où il croit enfin s’être tiré à bon compte et éructer de colère dès lors que la maudite porte s’ouvre pour dégueuler un autre employé incapable de choisir une lame seul (il n’avait pas l’impression jusque là d’avoir embauché autant d’assistés à moins qu’il y ait vraiment une déformation congénitale qui court les rues brightoniennes impunément sans qu’il n’y ait eu de scientifique suffisamment détraqué pour se pencher sur la question), il n'aurait pas eu le droit à la pléiade de cheveux blancs sur les tempes lui filant l'étrange dégaine d'un quinquagénaire sur le point de casser sa pipe. Il lève le regard, pose son stylo – et -  feint cette écoute active que les commerciaux tendent à encourager pour la prospérité de leur business : des employés bien dans leurs bask’, nourris sainement, évoluant dans un environnement adéquat sont susceptibles – à la manière d’un bon élevage -  de produire le meilleur travail possible (ce qu’il trouve absurde, la moitié serait complètement paumée sans ses interventions ; un peu de pression et de poigne n’ont jamais fait de mal à personne , Staline appuierait forcément ses dires). « Jack, Tiny a appelé, sa baby mama a perdu les eaux » - la perplexité est lisible sur son faciès jusque dans ses pupilles qui fixent le courageux, de deux choses l’une, la feuille de papier délicatement scotchée sur la porte sur laquelle apparaît un message plutôt sans équivoque « Ne pas déranger au risque de perdre des quenottes » devrait – a priori -  dissuader même les plus suicidaires de s’aventurer au-delà des terres du milieu, de plus, il croyait vraiment l’avoir fermé à clé cette porte à la noix. Est-ce que le respect des règles  - même des plus tacites- est mort en même temps que le roi de la pop ? C'est une question implexe sur laquelle il devrait songer à se pencher, au cours de ses innombrables nuits d'insomnie durant lesquelles il préfère s'abrutir sous les rediffusions des feuilletons moisis qui continuent toujours d'attirer l'audimat depuis plusieurs décades (il s'est découvert un amour étrange pour les répliques molles et les actrices du même acabit). «Et alors, ça n'est pas lui qui est sur le point d'expulser un navet de plusieurs centaines de grammes à ce que je sache, à moins que je n'ai absolument rien compris à la biologie » - ce qu'il n'a - visiblement- pas compris, c'est le concept de vouloir que le futur père assiste à la naissance et, aussi ces histoires new edge de "baby mama", "wifey" et "bae" qui ne facilitent pas l'intégration générationnelle. Ducky (Dominic Spinner dit Ducky pour des raisons qui échappent à tout entendement) semble interdit, les lèvres vrillées d'une grimace que le patron refuse de nommer, les bras ballants sous l'effet d'une singulière surprise. Il ne s'attendait quand même pas à ce qu'il encourage la fainéantise ? Est-il le seul adulte à responsabilités au kilomètre à la ronde ?« J'ai une autre mauvaise nouvelle » - ajoute-t-il, ce qui n'a pas le mérite de surprendre Dawes, habitué à ce que les emmerdes n'arrivent jamais seules, préparé à l'éventualité de se meurtrir à coup d'une vieille expression type "jamais deux sans trois".« Deena Dunderdale demande à te parler »- que...quoi ? Muet, il s'agite, il fait signe au dit Duck de prétendre qu'il n'est pas là, qu'il a eu un rendez-vous important, qu'il a quitté les lieux.« C'est mort, Alfie a déjà vendu la mèche» - Alfie est merveilleusement viré songe Jack qui se relève, tirant sur les pans de son t-shirt blanc tâché de café  - c'est la mort dans l'âme qu'il s'en va à la rencontre de ce personnage fictionnel qu'il a appris à haïr du plus profond de son être.
Deena Dunderdale ou plutôt Wallis Admiraal  - et on insiste sur le a avec snobisme - se tient à quelques mètres de lui, fringante et superbe, exacte réplique de joliesse qu'il a toujours connu.
Putain songe-t-il, s'avançant dans sa direction, la mine renfrognée. Il désigne vaguement une pancarte où est précisé que les drama queens ne sont pas acceptées et poursuit, d'un ton railleur. « Tu viens te faire tailler la barbe ? ».
Salut, Wallis.

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MessageSujet: Re: the motion [r]   Sam 2 Juin - 15:46

Wallis fait claquer ses talons sur le pavé plus fort que strictement nécéssaire. Oui, ce sont des nouvelles bottines, thanks for asking. Elle fait battre son propre tambour de guerre, suffisamment lucide quant à son goût de l'hostilité pour savoir qu'elle se rend sur un champ de bataille. Le trottoir est de guingois, dotant son pas d'un poil plus de balancement qu'originellement prévu mais qu'à cela ne tienne, madame rolls with it. Tellement déterminée qu'en dessous d'un blitz soudainement déclaré (et, de savoir Trump à la Maison Blanche, l'exception est tout sauf théorique), rien ne pourrait la déstabiliser. Elle devine la devanture longtemps avant d'avoir d'être arrivée à son niveau, aux deux types qui discutent sur son seuil, quelque part entre tentative désespérée d'être chic et besoin vital d'apparaître décontracté - le commerce de Jack attire un segment démographique plus précis qu'une vente flash Hello Kitty. Duquel elle est exclue, à l'évidence. Comme semblent le souligner les regards entre curiosité et perplexité que lesdits deux types lui lancent lorsqu'elle plisse les lèvres face à eux en signe digne et universel de bouge, t'es dans mon chemin. Plusieurs secondes de silence religieux passent - Wallis conserve son énergie pour le maître des lieux. Dieu sait que ses cordes vocales, passablement fatiguées ce matin au cours d'une répétition fastidieuse d'une scène particulièrement tintamarresque, n'ont rien à gagner à vibrer pour ces inconnus qu'elle ne juge pas même dignes d'eye contact. Le plus grand des deux, le genre de trentenaire dégingandé dont on devine à la simple posture faussement maladroite qu'il dépense une fortune à entretenir son allure de pré-pubère, ouvre la bouche. Le laisser s'embarrasser verbalement ne ferait que leur faire perdre leur temps à tous - qu'il s'imagine lui donner son chemin ou, pire, confonde sa détermination avec empressement et se surprenne à penser qu'elle s'est dirigée droit sur eux dans le but de leur adresser la parole. Aussi, grand seigneur, elle lui fait une faveur. Wallis le pousse ""gentiment"" hors de son chemin avant qu'il ait eu le temps de s'extirper une syllabe du fond de la gorge et, balançant ses cheveux sur une épaule dans un geste calculé au millimètre, passe le seuil du commerce. Scout toujours prêt au cas où, par miracle, elle serait directement dans le champ de vision de hubby en pénétrant les lieux. Lui est d'avis que Jack lui doit bien ça, l'entrée magistrale qu'elle mérite. Début de soirée, la lumière dans la rue est bleue et orange. Wallis a passé suffisamment de temps à inspecter son reflet sur la moindre surface réfléchissante à sa portée pour savoir précisément à quoi elle ressemble en pénétrant les lieux, manteau beige déposé sur les épaules, chevelure découpée d'or sur fond de printemps anglais. Elle jette un coup d'oeil triomphant dans la pièce de laquelle, naturellement, Jack est absent. Figures. Même manquant à l'appel, il a le don de l'agacer. Son petit effet est à la place gâché sur une poignée d'insignifiants. Carton plein en particulier sur un employé qui la fixe, sourcils haussés. Wallis ne comprend l'expression qu'en différé, une seconde plus tard, alors que le type enfile rapidement une contenance et avance vers elle, sourire de faux serviable plâtré sur le visage. Il l'a reconnue. Ugh. Automatiquement, il perd le peu d'estime qu'elle aurait pu éventuellement lui porter. Quiconque juxtapose son visage, affranchi du maquillage lourd trademark de Deena, à son personnage en 0.4 secondes n'a résolument rien de positif à apporter à la société. "Le patron est là ? Je dois lui parler." Ça trébuche du côté des subalternes. Le premier hoche la tête, s'apprête à l'évidence à répondre par la positive, le second lui lance un regard interdit, s'ensuit un échange balbutiant de quelques phrases avortées accompagnées de murmures trop forts - Wallis met fin à la farce en poussant un soupir à fendre l'âme. "Je n'ai pas toute la journée, boys." Après ce qui lui semble une éternité - elle en profite pour réarranger ses cheveux, autant exploiter le fait d'être entourée de miroirs - Jack apparaît. Ni effet de surprise ni halo doré, pourtant l'entrée parvient à être magistrale. Parce qu'il ait besoin d'accessoires, the asshole. Même dans un t-shirt taché, sur lequel Wallis laisse se promener un regard appuyé, lèvres pincées, il en impose. Elle roule des orbites devant ce qui lui sert de salutation. La galanterie est un art à l'agonie. "Rien n'attire plus les drama queens que de leur interdire l'entrée. Tu devrais le savoir." Elle ponctue d'un sourire sans humour. Sans attendre une invitation, elle dépasse Jack, avance en direction de l'endroit dont il sort, supposément l'arrière boutique. "Tu m'offres un café." Ce n'est pas une question. Elle veut parler en privé. Elle le voit venir et s'arrête, lui lançant un regard par dessus son épaule. "Pas la peine de prétendre que t'as pas de quoi en faire." Ses yeux courent, amusés, sur les traces reconnaissables entre mille qui décorent son t-shirt.
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