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 I'm slowly drifting pulling against the stream (halley)

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MessageSujet: I'm slowly drifting pulling against the stream (halley)   Lun 21 Mai - 16:21

Les voitures klaxonnaient aux passants dans un vacarmes assourdissant. Les mouettes s'envolaient devant ce son assourdissant. Trop rapides, ils étaient trop lent pour faire face à la monotonie de leur quotidien. Mais lorsque les rayons du soleil perçaient le ciel, ils accordaient tous le monde. Un aura bienveillant scintillait dans le ciel. Les coquillages résonnaient lorsque je quittais la boutique abandonnant les herbiers et les senteurs venues d'ailleurs. Un sourire composait les traits de mon visage en sentant la chaleur incandescente frapper mon derme. Je pris un instant pour lever le visage. Fermer les paupières et profiter de l'instant présent. Le passé avait frapper à ma porte, replongeant mon coeur dans les méandres ténébreux de ses cils. Mais le passé n'avait pas d'importance, seul le présent méritait d'être vécu. Qu'importe les blessures. Elles forgent l'être de demain. Je me languissais du bleu infinie qui tournoyait dans son regard. Halley aussi était une survivante. Le coeur léger et le corps abandonnait entre les vagues. La jeune femme avait réussi à déchirer le voile des écumes pour sortir la tête de l'eau après le scandale . Elle ne se rendait pas compte de la force qui courait dans ses veines. Je me languissais de ses sourires angéliques. Sa bonne humeur était mon médicament. J'avais besoin de ses rires pour me soulager. Halley était l'une des rares personnes qui savait me considérer sans penser à Lupo. Sans voir son visage masquer le mien. Je pédalais à travers les rues de la ville, essoufflait par la force du pédalier. Ma voiture était tombée en panne et je n'avais jamais trouvé le temps d'aller chez le garagiste. C'était Julian qui faisait ça avant. Il passait ses après-midi à essayer de comprendre les rouages de la mécanique. Mais aujourd'hui je devais composer sans. Sans lui Les portes battantes de la piscine municipale frappaient contre les murs à chaque client. Ceux qui venaient profiter du chlore brulant et les autres. Ceux qui venait pour elle. Ma meilleure amie. Pour admirer la beauté du spectacle. Lorsqu'elle nageait, le temps s'arrêtait. La fluidité de ses mouvements était aussi belle que les compositions de Vivaldi. Je respirais lorsqu'elle retenait son souffle. Après être passé par les vestiaires et la douche, je me dandinais jusqu'au grand bassin pour l'attendre au bout de sa course. Fais pas la maligne devant tous tes admirateurs. T'as des poils qui dépassent du maillot.    

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MessageSujet: Re: I'm slowly drifting pulling against the stream (halley)   Lun 21 Mai - 18:54

Mes orteils enserraient le bassin. Je comptais les respirations avant de plonger. Un mouvement pouvait me noyer, me retenir dans l’étreinte du chlore. Je me penchais suavement, les épaules tendues et la silhouette aigue. Une flèche prête à transpercer les vagues. Prête à brasser les couloirs de la piscine. Mes muscles se crispaient. L’empreinte de la piqure me narguait. Elle se dessinait comme une constellation d’étoiles sur mes veines. L’esprit étourdi, amoureux des noyades, je sautais afin de rompre l’équilibre. Mon estomac se tordait dans le vide. A coup de brasse synchronisées, j’avançais comme un sous-marin perdu. Mes yeux se fermait. Je déviais de ma trajectoire. Je ne ressentais rien, ni la chaleur de l’eau ni la détresse de mes poumons. Ma tête effleurait le bout du bassin. Une collision légère, réveillant ma conscience engourdie. Je me levais en battant les ailes. Mes bras m’extirpaient de la réalité. Je chancelais comme une poupée de chiffon au milieu des gradins. Ils étaient venu me voir. Mais je n’étais qu’une erreur, un échec qui se matérialisait au fur et à mesure que j’avançais. Je souriais aux adolescents. Je signais les autographes et les photos. Je comprenais la passion et les encouragements. Mais je n’y arrivais pas. Un fragment de mon coeur s’était cassé au bout de l’aiguille. Chaque dose me condamnait. Deux années à errer entre les murs de la fédération, à attendre qu’on plaide ma cause, qu’on me rende mon titre et ma dignité. Mais les mots n’étaient pas suffisant. Le dopage était une faute grave. Une injure qui ne s’effaçait jamais. Et cette pensée me tuait. Elle étouffait au fond de ma gorge et me contraignait à consommer. Seulement pour oublier. Pour apprendre à vivre avec. Je ne m’en sortais pas. Je n’avais plus le niveau des athlètes olympiques. Mon corps se réduisait en filaments, comme un tissu qui s’effiloche sous le vent. Je pinçais les lèvres en retournant vers le plongeoir. Cette fois, j’abandonnais le bonnet et les lunettes. Je sentais les brises et les saveurs salées de la mer à travers la fenêtre. Mes cheveux ondulaient dans mon dos. Un nid d’araignée qui capturait mes songes et mes secrets. Je voulais me cacher sous les néons et dormir dans les silence du ressac. Puis la voix de Gabrielle me ramenait, comme les phares qui éclairaient le chemin des pêcheurs. Je me retournais en haussant les épaules. Mon sourire effleurait sa joue alors qu’elle me taquinait. Mais je me moquais de ses blagues, je me moquais de tout ce qui nous entourait. «Bah quoi, tu t’attendais à voir des nageoires ? » Sans gêne, je me penchais afin d’inspecter mon maillot. «Puis on parle de ta tenue? Des mules fourrure. T’aurais pu au moins arranger ta pédicure que les animaux soient pas morts en vain. » Grommelai-je en pinçant les lèvres.  

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MessageSujet: Re: I'm slowly drifting pulling against the stream (halley)   Ven 1 Juin - 22:31

Le vent soufflait avec violence entre les branches. Les feuilles s'envolaient dans une danse folklorique. Pourtant, il n'était pas rafraîchissant. L'air était oppressant, à chaque pas. Ma respiration été saccadée et lorsque je toussais, je rejetais les sables du Moyen-Orient. Il n'y avait pas de remède contre la maladie incurable de l'amour. Plus forte que Lupo, j'en arrivais à regretter son absence. L'omniprésence de la dégénération m'empêchait de réfléchir. De laisser mon esprit voguer dans les cieux brumeux, dans le seul espoir de le rencontrer par hasard. Je suivais les lumières de la ville sans même les voir. Parce qu'elle n'était plus assez lumineuse. Vivre était devenu un automatisme. Survivre une fatalité. Son ombre était plus grand et ténébreuse, taillé dans le marbre grec à la gloire d'Apollon. L'obscurité s'était emparait de mon esprit. Les démons me tiraient vers les réminiscences d'un passé trop douloureux. Mon souffle s'amenuisait à chaque seconde. Je n'avais pas peur. J'étais épuisée. Je voulais respirer, crier. Mais le silence entourait mes poumons. La souffrance n'avait qu'un seul nom. Et pourtant, je craignais de prononcer son prénom, le laissant devenir les chimères des dieux. Un simple mirage qui effacerait tout le reste. Les bon souvenirs. Encore quelques pas et je retrouvais mon soleil malade. L'addiction coulait dans ses veines, sa peau gardait les traces des tentatives échouées. Halley. Ma chérie. Ne tourne pas la tête. Ne t'accrochas pas à ce que tu aurais dû faire, regardes ce que tu pourrais faire. Je t'en pris. J'étais déchirée par l'amour que je lui portais. La Grèce et l'Odyssée d'Homères nous avait lié. Brighton, l'orgueil et les préjugés d'Austen, nous séparait malgré nos efforts. Sa destruction était programmée, volontaire. La mienne était une malédiction. Nous vivions à contre courant. Paradoxalement, j'enviais le choix qu'elle faisait. Parce qu'elle, l'avait. Ses boucles brunes resplendissaient sous l'eau. Elle revivait dans son habitat naturel. Je souriais un instant, adossée contre un mur. Profitant de la mélodie de son rire. Malgré les épreuves, ses supporters étaient là. Eux ne l'avait pas abandonné face à la difficulté. Puis j'avançais vers ma ressource inépuisable. Aussi durable que le développement. Je sais pas. D'un point de vu sexuel ça pourrait être intéressant  je haussais les épaules, la bouche en coeur.  Mais ça laisse des questions en suspends. Tu crois que tes partenaires pourraient être accusé de zoophilie ?  je fis les gros yeux en secouant les mains devant mon visage, les interrogation allaient trop loin. A ses mots, je brandis mes pieds.  Le silence est le meilleur des mépris. Je n'ai pas de réponse à la jalousie  déclarais-je n admirant mes toutes nouvelles mules. Mais bien rapidement, mon regard épousait chacune de ses courbes à la recherche d'une quelconque piqûres. D'une quelconques rechutes. Au fait, il était pas mal le mec je lui donnais un petit coup, lui faisant signe du menton lui montrant l'un de ceux qui cherchaient ses ferveurs. Je savais que ce n'était pas nécessaire. Notre histoire était similaire. L'esprit préoccupé par les murmures d'un seul homme. Du bout des Lip jusqu'à Julian. Je me dirigeais vers la partie extérieur. L'eau était mon essence. Le soleil ma passion.  Tu devineras jamais qui est venu à la boutique  mes mots n'étaient qu'euphémisme, une contradiction bien choisi. Bien sûr qu'Halley était en mesure de prononcer son identité. Du fond de mon sac, je sortais un mélange d'huiles essentielles. J'attrapais son bras pour en glisser quelques gouttes, sans son accord, afin de soulager ses veines.  

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MessageSujet: Re: I'm slowly drifting pulling against the stream (halley)   Ven 15 Juin - 2:38

Ses yeux descendaient de l’azur. Un seul regard et je me sentais ébranlée par les nuages. Je ne comprenais pas ce sentiment. Le chlore ruisselait sur mes paumes, enfermant mes poignets dans une étreinte invisible. Pourquoi Gabrielle, alors qu’il y avait la coke et les baisers sulfureux de la drogue ? Je souris en effleurant doucement son épaule. Nous étions deux blessées qui n’osaient pas se toucher de peur d’éveiller la douleur. Je me penchais afin d’enlacer sa silhouette chétive. L’eau contaminait ses vêtements de mes poisons. Mon élément envahissait son corps, la conditionnait dans mes chutes. Le bassin devenait silencieux. Les spectateurs se perdaient entre le gradins, engloutis par les reliefs vaporeux de la piscine municipale. Une honte pour une athlète olympique que de revenir en arrière, de se noyer dans les échecs. Je ne leur prêtais aucune attention. La presse aussi, avait fini par oublier, par effacer mon nom de la liste. Un anonymat qui faisait encore plus mal que l’acharnement médiatique. Maintenant, je n’étais rien. Une inconnue qui s’enivrait par la force, injection après injection, rail après rail. Je soupirais en relevant la tête. Gabrielle était là, sa présence seule, suffisait à apaiser les doutes. Sa voix étouffait mes pensées. Elle oblitérait tous les silences. Avait-elle déjà remarqué la maigreur de mes côtes ? L’arythmie et les courbatures musculaires ? Le manque perturbait mon équilibre, réduisait mes performances sportives. Pouvait-elle ressentir le dégout et cette envie de brûler sous l’eau ? Je pinçais les lèvres en marmonnant dans ma gorge. Je ne voulais pas être un fardeau pour elle. Lupo, l’enchaînait déjà. Il la retenait en otage dans ses sillages et ses symptômes. Combien de médicaments devait-elle ingurgiter pour tenir debout ? Combien de nuits, restait-elle éveillée, l’âme prostrée au bord du lit, priant pour la clémence d’une divinité qui l’avait condamné la première ? Mes doigts glissaient vers son poignet, enlaçant nos espoirs dans un contact affectueux. Elle était ma meilleure amie. La partie la moins défectueuse d’un coeur qui cognait à contre sens. Depuis ma rupture, il n’y avait plus qu’elle. Mon univers orbitait autour de ses apparitions fortuites. Elle égayait mes pensées - réchauffait mon âme. Son parfum était une absolution, un brin de rose mélangé à l’aigreur du patchouli. Elle exhalait une fragrance particulière. Chaque vapeur roulait dans mes bronches, picorait les parois charnues de mes poumons. Je lui adressais un sourire. J’avais si peur – la vie ne m’avait pas préparé à l’addiction. Je me surprenais à songer, avec insouciance, à errer dans les quartiers improbables de la ville, cherchant sans arrêt, guettant la dose magique qui pourrait me libérer des sentiments. «Non mais c'est quoi ces propos obscènes ? Tu viens de Grèce, un peu de classe Gabi. Athéna elle serait pas fière de toi. J'ai entendu dire c'était une vraie prude. » Me moquai-je en l'attirant vers mon casier. Je m'enroulais dans une serviette humide et la fixais avec désinvolture. «Je m'en fiche un peu des mecs beaux. Je compare tout le monde à Filip. On dirait c'est le seul mec sur terre. C'est horrible, c'est plus fort que moi. » Je lui avouais avec tristesse. Des années de relations, d'exposition dans les tabloids et les revues sportives. J'avais l'impression de faillir à mon image, de perdre mon identité sans lui. Je m'installais sur un banc. « Me dis pas ton ex. Il voulait s'acheter un baume pour les fesses ?» Je sifflais en libérant mes cheveux du bonnet de natation.   

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MessageSujet: Re: I'm slowly drifting pulling against the stream (halley)   Lun 20 Aoû - 22:30

Je regardais l'eau ruisseler de ses longs cheveux bruns. Les gouttes s'éparpillaient contre sa peau pour venir s'écraser contre le sol avec volupté. L'esprit ailleurs. Toujours dans la même directions. Les nuages n'arrivait pas à chasser mon soleil. Il brillait en dehors des comptés d'Orient. Je voulais glisser mes doigts dans ses cheveux et laisser le silence envahir nos esprits chantonnant. Revoir Julian m'avait ébranlé. Plus que je ne l'avais imaginé. Plus que je ne l'aurais voulu. La voix aigüe d'Halley me ramenait à la monotonie anglaise. Je lui offrais un sourire en hochant la tête. Bien sûr, tu as raison mais je n'avais rien écouté jusqu'à ce que mes yeux glissent sur ses avant bras parsemé de petites étoiles nacrées. Elle s'était laissé envahir par le doute et la compétition. Cherchant la performance dans les ruelles sombres de Brighton, simplement pour avoir une dose. L'antidote à ses maux. La culpabilité me remplissait à chaque fois. Je n'avais rien remarqué à sa chute jusqu'au point de non retour. Sa photo avait fait la une des plus grands journaux sportifs. Maintenant, mon étoile cachait sa beauté au reste du monde, refusant d'illuminer les pupilles des plus petits. J'attrapais son poignet, l'entrainant dans les vestiaires Tu parles ! C'était la plus grosse chaudasse du coin riais-je en m'asseyant sur le banc qui faisait l'angle. Le dos appuyait contre les casier, j'attendais que l'eau vienne rincer ses pêchers. Ses lèvres s'évertuaient à faire transparaitre la vérité. Halley et Lip. Une histoire sans vin. Une romance qui était né entre les eaux usées par leurs efforts. J'aurais aimé pouvoir lui dire que ce n'était qu'un vaut rien. Qu'il ne la méritait pas. Pour autant je comprenais. Je comprenais son ressenti comme personne. Je n'arrivais pas à surpasser le Baker. Mais j'étais son amie.  Halley. Sérieusement, tu peux trouver bien mieux. Je te l'ai toujours dit. C'est un faux blond ! Un homme décoloré ne mérite pas une Baxter. je hochais la tête, convaincue de mes paroles. Si tu me crois pas, regarde ses pointes. Elles sont verdâtres.  Je lui lançais une serviette lorsque son visage apparue derrière la porte.  Sérieusement, ne gâche pas ton amour pour un type comme ça. Tu es une femme à part entière. Magnifique et talentueuse. Ne l'oublies jamais !   s'il te plait, ne fait pas comme moi . Je déposais un baiser contre sa joue lorsqu'elle s'installait à mes côtés. Alors je te le dis pas Elle le détestait autant que je détestais Lip pour lui avoir fait du mal. Une meilleure amie. L'amour d'une soeur non reconnue.  Dépêche toi. Je veux me déhancher toute la nuit puis j'ai grande soif  m'enquis-je en déposant une robe de soirée sur ses genoux.  en plus ... j'ai mis un soutif rembourré  à toute hâte, je me redressais en tirant sur ma veste pour lui montrer le chef d’œuvre

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MessageSujet: Re: I'm slowly drifting pulling against the stream (halley)   Ven 24 Aoû - 0:25

Les regards changeaient - transfigurés par les cristaux et les poudres nacrés. L’addiction ruisselait dans mes veines. Un baiser corrosif qui devenait délicieux sous ma peau. Elle ne comprenait pas, Gabrielle. Ces évasions dans l’irréel et l’impression de planer dans l’eau. Mes jambes battaient dans le vide. Mes prunelles s’embrasaient dans le chlore. Et soudain, la vie retrouvait son sens. Le coeur battait et les émotions se gorgeaient de bonheur. Je pinçais les lèvres et me tournais vers le bassin. L’azur se confondait avec les gradins. Une vision de l’éphémère qui commençait à partir - à quitter mon corps. Je consommais moins. J’en voulais plus. Mes hanches chancelaient entres les couloirs de la piscine. Une grâce ensorcelante qui rythmait mes pas et les battements de mes cils. Ils adulaient une chimère. Ils croyaient aux rédemptions et aux sevrages. Mais j’étais là, dans le pire des secrets. Je me cachais dans les vestiaires et je m’enivrais d’un poison qui était devenu absolution. Il n’y avait plus d’enjeux. Les revers de la médaille s’entortillaient et brûlaient mes os. Je forçais les sourires et prétendais aux joies de vivre et de tomber. Mais doucement, la peur de la compétition revenait. L’espace rongeait mes yeux et je m’éloignais de mes rêves. Je n’avais pas la force de maintenir ces brasses violentes. Je n’avais pas le courage de me battre et de plonger sans lui. Ce n’était pas le couple qu’ils avaient brisé. Mais l’harmonie synchronisée entre deux carrières effritées dans un peau à peau grotesque. Une trahison qui raclait la surface de l’amour et laissait le sang ternir les sentiments. Je ne connaissais pas cette autre. Je l’imaginais seulement. Plus belle et majestueuse. Une allure opposée à mes épaules chétives. Un esprit saturé de sens lorsque le mien se noyait dans l’addiction. Pouvait-elle l’aimer plus fort ? Avec la passion sauvage et le désir enflammé ? Probablement, jamais. Elle était là ma vengeance. Sa plus grosse perte. Mon plus beau regret. J’esquissais un sourire en retenant les larmes. Elle était mignonne, Gabrielle. A penser mes blessures et transposer les vérités. J’appréciais ces gestes et ces instants de douceur. Mais toutes les moqueries du monde ne pouvaient combler le vide. « Je m’en fiche de ses cheveux. Il me manque, Gabi. Je le déteste et il me manque tout le temps. » Une habitude qui s’était greffé dans mes viscères. Un compagnon qui était devenu vital puis toxique. Ma voix vacillait sur la corde raide, menaçait d’éclater en sanglots et de tout avouer. Le sachet dans mon sac. Le besoin d’oublier et l’espoir de l’overdose. Toutes les contradictions qui tourbillonnaient dans ma tête et qui me retenaient dans l’illusion. « Je sais que tu comprends. Tout du moins, le manque d’affection. Mais franchement, Julian a eu un flirt. Lip a trouvé un refuge. Chaque pensée que je lui accorde est désespérante. » Je m’enroulais dans la serviette et me dirigeais vers les cabines de douches. Je continuais de parler à distance, occupant mon esprits et mes vices le temps d’une soirée. « Oh ça va. Je suis prête dans deux secondes. On va draguer ? J’ai envie de dormir dans les bras d’un inconnu et d’avoir la syphilis. Les antibio ça assomme aussi. » Une blague prononcé trop vite. Parce que j’avais besoin de briser la glace. J’avais besoin qu’elle arrête de s’inquiéter et de surveiller.
La cocaïne, ce n’était pas sa faute.
Seulement la mienne.

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