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 all the glory days are gone (emilia)

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MessageSujet: all the glory days are gone (emilia)   Sam 19 Mai - 1:43



all the glory days are gone
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Il était à peine passé sept heures lorsque Gabe arriva à la patinoire locale, son sac de sport sur son épaule. Aucune voiture encore, hormis celle des gens qui étaient responsable de l’ouverture des lieux, n’étaient présentes dans le stationnement et Gabe s’en trouva soulagé. Il s’était justement levé aux aurores pour pouvoir passer un moment seul avant de s’attaquer à sa journée, d’entrainer ses jeunes alors il était plus que ravi de voir que sa décision avait porté fruit. La porte résonna lorsqu’elle se referma derrière lui et un sourire s’afficha sur le visage de l’homme. Pas de bruit d’enfant qui criait, pas de bruit de rondelle qui rebondit sur la bande, pas de musique ni de bruit de patin qui glisse sur la glace. Le bonheur le plus complet l’envahi alors qu’il salua les membres du personnel qu’il croisa sur son chemin, des gens qui étaient devenus des amis au fil du temps.

Son sac tomba lourdement sur le sol du vestiaire encore vide après avoir accroché son coupe-vent dans le casier numéro dix-sept. Évidemment. Assis sur le banc, il ouvrit la fermeture éclaire de son sac, s’empara de ses patins et les posa juste à côté de lui. Ses mains trouvèrent par la suite son chandail Maples, Leafs, parmi les divers objets restants dans son caddes, ce chandail qu’il portait dès que l’occasion se présentait, dès qu’il se retrouvait sur la glace pour son propre plaisir, et en moins de deux, il l’enfila. Comme au bon vieux temps C’était presque comme se retrouver à nouveau dans la chambre des joueurs du Centre Air Arena un jeudi matin avant la pratique d’équipe, lui qui avait pris l’habitude de se pointer trente minutes avant tout le monde et d’avoir la glace à lui seul pendant un moment. C’était presque comme si rien n’avait changé, comme s’il ne s’était pas retiré, n’avait pas mis fin à sa carrière, comme s’il était toujours un joueur de hockey, un espoir national. Il enfila ensuite ses patins et, en quelques minutes, il se retrouvait  sur la glace.

Les patinoires, ou qu’elles soient, avaient toujours été comme une seconde maison pour Gabe et dès l’instant ou il traversait l’ouverture dans la bande, tous ses soucis s’envolaient. Londres, les Etats-Unis ou le Canada, ça n’avait pas d’importance. Tout ce qui comptait, c’était de chausser ses patins, de se sentir glisser sur la patinoire, et malgré les blessures, malgré qu’il ait pris la décision de mettre fin à sa carrière, cette sensation et ce sentiment ne s’en étaient jamais allés. Avant de laisser tomber sa rondelle sur la patinoire et de jouer avec, son bâton en main, il fit quelques tours de patinoire, histoire de s’échauffer un peu, d’activer ses muscles. Même s’il n’était plus l’athlète qu’il avait autrefois été, il n’avait tout de même pas perdu ses bonnes habitudes d’entrainement.

Trente minutes s’écoulèrent, pendant lesquelles il joua avec la rondelle comme il l’aurait fait dans un concours d’habiletés lors du match des étoiles, avant que son poignet ne le fasse souffrir. Fichu opération, fichu accident.  
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MessageSujet: Re: all the glory days are gone (emilia)   Lun 21 Mai - 22:23


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La glace. Sans aucun doute l'endroit favori d'Emilia au monde et ce peu importe où elle se trouvait réellement dans le monde. Tout simplement, car, elles étaient toutes similaires et la belle y était toujours comme chez elle. Elle ne s'était jamais imaginé faire autre chose, et ce sous toutes les formes que ça prenait. La fin de sa carrière professionnelle ne serait jamais la fin de sa carrière. Jamais elle n'arrêterait de patiner, même si ce n'était que pour elle-même. Ce matin, la brune s'était levée tôt, avec le soleil, comme elle en avait généralement l'habitude. Les rayons du soleil l'encouragèrent à laisser sa voiture chez elle et à marcher jusqu'à la patinoire. Elle n'avait pas envie de se presser. Surtout qu'elle n'avait que des cours en après-midi. Pourtant, elle aimait se retrouver dans ce lieu, même si c'était pour observer des entraînements ou patiner librement lorsque la glace était libre. C'était chez elle. Une seconde nature. Du plus loin qu'elle se souvienne elle avait passer ses journées les patins aux pieds, à se donner corps et âme à cette passion qui était la sienne. Elle avait eu tant de rêves, de Jeux olympiques et de championnats, qui maintenant n'étaient plus qu'une lointaine partie de son histoire. De ce qu'elle devait laisser au passé. Mais elle ne le ferait jamais vraiment. Vers six heures quarante-cinq Emilia entra dans l'enceinte de l'arena, saluant le personnel au passage et se diriger vers les bureaux du deuxième étage. La belle déposa sur une chaise dans la petite salle employée commune et jeta un coup d'oeil à l'horaire. Emilia avait toujours aimé avoir une idée de ce qui les attendait pour la semaine avant de débarquer sur la patinoire. La patineuse en profita pour préparer du café pour la journée et se dirigea ensuite vers les vestiaires pour se changer. 17. Un léger sourire apparu sur les lèvres de l'italienne à la vue du casier occupé. Elle ne devrait pas se surprendre. S'il y avait bien quelqu'un qu'elle retrouverait à cette heure ici, c'était lui. Elle se dirigea vers le casier voisin au sien, portant le numéro 18, qui était son numéro chanceux. Emilia enfila son patin gauche, puis son patin droit, comme elle l'avait toujours fait. La patineuse avait décidé d'opter pour une tenue confortable, un pantalon de sport noir et un chandail à manche longue blanc et de dégager ses cheveux dans une queue de cheval haute. Emilia déposa ses affaires et se dirigea vers la patinoire alors qu'elle remarqua Gabriel qui lançait au but dos à elle. La brune aurait pu le rejoindre sur la glace, ce qu'elle aurait fait sans hésitation si ce n'était que pour une certaine raison, elle avait l'impression de ne pas devoir déranger ce moment. Elle déposa sa bouteille d'eau sur le banc et l'observa dans son élément le temps d'un instant. C'est alors qu'elle le vit s'arrêter complètement et se diriger vers le filet des gardiens. Avant qu'il ne remarque qu'elle était là depuis quelques minutes la belle se décida à embarquer sur la patinoire. « Ne t'épuise pas trop, tu as un double entraînement à donner ce matin. » lui lança Emilia en guise de salutation patinant vers le filet. En effet, tout le monde n'était pas aussi assidu qu'eux -bien qu'elle ne le dirait pas à voix haute et ne l'admettrait pas-. Et un entraîneur s'était désisté. Mais elle se doutait qu'il le sache. En effet, l'organisation ici c'était plutôt son domaine.

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MessageSujet: Re: all the glory days are gone (emilia)   Mar 22 Mai - 2:07



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Gabe vivait pour des matins comme ceux-là. Il n’était pas du genre à se prendre la tête pour un rien, mais il ne pouvait qu’apprécier ce sentiment de plénitude qui l’envahissait à mesure que les pensées quittaient son cerveau, ne laissant place qu’à ses réflexes, ce que sa tête n’oublierait sans doute jamais, ses mains maniant le bâton avec une dextérité presque déconcertante tandis que ses pieds le faisaient avancer. Il se sentait si bien, en contrôle de tout, qu’il entrait sans une espèce de bulle étanche de laquelle il était difficile de le faire sortir. Il ne voyait plus que la rondelle devant lui, alors qu’elle s’envolait pour aller se heurter contre la bande bien plus souvent qu’autrement. Il n’était pas là pour scorer, ce n’était pas un septième match de séries. Pas de stress, pas de spectateurs qui scrutent le moindre geste, la moindre décision, à la recherche de ce qui pourrait éventuellement devenir une excuse pour expliquer la défaite de l’équipe, ou ce qui justifierait la victoire. Il était là par pur plaisir.

Et c’était tout ce qui importait au fond, tout ce qu’il aurait pu espéré, lui qui, depuis quelques semaines déjà, sentait qu’il avait moins de vigueur lorsqu’il entrainait ses jeunes. L’impression que la flamme qui dansait dans ses yeux et brulait au fond de lui s’essouflait peu à peu, que cette innocence qu’il avait lorsqu’il était enfant et qu’il prétendait être Gordie Howe, parce qu’il était et restera à tout jamais son joueur favori, avait pris la poudre d’escampette depuis bien longtemps. Qu’il n’avait plus ce désir viscéral de se trouver là ou il se trouvait présentement. Il avait cru que ce sentiment l’envahirait bien avant, à l’instant ou il s’était retrouvé chez lui, seul, pour la première fois après avoir annoncé sa retraite. Pourtant, il avait encore le feu sacré à cette époque. Il avait encore cette étincelle au fond des yeux.

Et peu à peu, avec chaque tir au filet, chaque mouvement, parfois bien ridicule, il retrouvait ce qu’il croyait avoir perdu à tout jamais. Le sourire sur son visage s’agrandissait, fendant son visage d’une oreille à l’autre lorsque la rondelle vint trouver le fond du filet après le dixième lancé manqué, nonobstant que son poignet le fasse souffrir.

Ne t'épuise pas trop, tu as un double entraînement à donner ce matin.

Il lança la rondelle qui se trouvait maintenant sur sa palette dans les airs et la rattrapa avant de regarder celle qui venait le rejoindre. Il n’aurait même pas eu besoin de regarder qu’il savait, rien qu’à entendre sa voix. C’est un regard rempli d’étonnement qu’il jeta sur elle, un sourcil arqué.

Tu t’amuses à mémoriser mon horaire d’entrainement? Je devrais peut-être avertir les autorités que j’ai une stalkeuse. Des paroles lancées à la blague, le léger rire qui s’échappa d’entre ses lèvres en étant la preuve. Il était étrangement jovial et enclin aux rigolades. Peut-être était-ce la sécrétion d’endorphines et de dopamine qui était en cause. Ou le fait qu'il n'avait pas envie de se prendre la tête si tôt, surtout pas alors qu'une journée chargée se dessinait devant lui. Et c’est l’heure matinale qui te fais te soucier de mon bienêtre? C’était bien une première, sans doute ce qui avait causé le plus de surprise chez lui.

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MessageSujet: Re: all the glory days are gone (emilia)   Mer 23 Mai - 0:36


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Emilia avait toujours été passionnée par son sport. Parmi les filles de son âge, elle s'était démarquée non seulement par son talent, mais par sa passion, par ses efforts et par son désir de toujours aller plus loin, toujours atteindre un autre niveau. Elle avait rarement rencontré des gens aussi passionnés qu'elle pour un sport. Emilia aurait tout donné pour atteindre les sommets et se dépasser ne lui avait jamais fait peur. Ce que certains voyaient comme des sacrifices, elle le voyait comme une étape nécessaire. Et son ambition, sa fougue étaient inébranlables. Même ses parents avaient eu du mal à comprendre d'où venait ce désir insatiable à patiner de leur fille. Mais la brune avait toujours su ce qu'elle voulait. Et comment s'y rendre. Encore aujourd'hui, elle n'avait aucun doute que sans cet accident et cette convalescence, elle y serait parvenue. Pourtant, elle avait dû apprendre à voir et à vivre son sport autrement. Abandonner et arrêter n'avait jamais été dans ses plans. Elle ne le faisait pour personne d'autre que pour elle-même. Arrêter de faire des compétitions et prendre sa retraite professionnelle avait été un choix déchirant sur lequel elle avait pleuré bon nombre de fois, mais qu'elle savait à l'époque nécessaire. Maintenant, Emilia prenait son plaisir et son sentiment d'accomplissement à transmettre sa passion à la relève, bien que dès qu'elle en avait l'occasion elle mettait le pied sur la patinoire et patinait, la tête dans les nuages, que pour elle. C'est en voyant Gabe concentré sur son jeu, focus qu'elle eut sans doute cette impression: de se voir. Il avait beau avoir le caractère d'un enfant de six ans et être beaucoup trop têtu pour qu'elle ne s'y attarde, elle savait reconnaître la passion. Elle était sortie de ses pensées lorsqu'elle l'avait vu s'arrêter pour aller sur la patinoire à son tour, ses pieds frôlant la glace comme si elle était sur l'eau. Rapidement elle l'avait rejoint à la hauteur des filets. À sa remarque la belle Italienne ne put s'empêcher d'échapper un rire. Il se donnait tellement d'importance, s'en était déconcertant. « Don't flatter yourself. I doubt I'm your biggest concern, Maple Leaf. » lui dit-elle, regardant son jersey. Il le portait tellement souvent qu'elle se demandait s'il avait autre chose que quelque chose qui avait le logo bleu et blanc. Emilia avait beau être italienne, à vivre temporairement aux États-Unis et pour avoir visité le Canada, le hockey n'était pas trop loin dans ses connaissances. Et elle connaissait aussi leurs ego. Beaucoup trop gros pour leur bien. La brune continua à patiner autour du filet puis à faire le tour de la patinoire. « You're already going to be here all morning, I want to skate in peace. » lui répondit-elle du tac au tac. Pour le faire, elle avait besoin de la patinoire qui n'avait pas d'objet superflu comme un filet, un bâton, une rondelle, ou un joueur de hockey malcommode tient. Et l'envie de patiner devant lui n'y était pas particulièrement non plus. Emilia avait tendance à garder ses routines pour elle et se pratiquer lorsqu'elle était seule, soit très tôt le matin ou très tard le soir. Elle avait partagé son talent devant le monde, mais c'était aujourd'hui son jardin secret. Elle aimait avoir ces moments où elle pouvait se perdre et oublier tout autour d'elle. Se laisser glisser et bouger au son de la musique. Il n'y avait rien de comparable. Il n'y avait jamais rien eu qui soit aussi bien que ça. Elle ne commencerait toutefois pas à s'expliquer à lui. Elle ne voyait pas en quoi c'était nécessaire. Mais elle ne serait pas étonnée qu'il cherche à en savoir plus. Ce ne semblait pas être dans ses gênes de lui rendre la vie facile.

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MessageSujet: Re: all the glory days are gone (emilia)   Mer 23 Mai - 4:11



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Il y avait son rire qui vint résonner à travers le building, qui se cogna contre les murs de l’édifice pour rebondir, revenir vers lui plus fort et l’envelopper. C’était la première fois qu’il entendait cette mélodie, la première fois du moins qu’il n’était pas empreint de sarcasme, suivant une de ses piques. Non, parce que la pique vint après.

Don't flatter yourself. I doubt I'm your biggest concern, Maple Leaf. Le surnom lui arracha un nouveau rire et il ne put s’empêcher de rouler les yeux. Elle connaissait son nom, il le savait. Le premier jour ou il l’a croisée, ils se sont introduits l’un à l’autre alors l’utilisation du surnom était complètement inutile. Il était persuade qu’elle savait que le surnom l’agaçait un peu, d’ou le roulement d’yeux, mais décida de passer outre. Après tout, les surnoms et commentaires du genre étaient devenus chose commune entre eux. Il s’y était habitué, si bien qu’il les entendait à peine maintenant, qu’ils lui passaient dix pieds au-dessus de la tête.

It’s not my fault if it sounds like you’re obsessed with me. Qu’il rétorqua, un petit presque arrogant au visage. C’était pourtant si loin de la personne qu’il était. Certes, il y avait ce stéréotype qui voulait que les joueurs de hockey se croient supérieurs, qu’ils agissent comme s’ils étaient au dessus du monde, mais c’était une image à laquelle Gabe n’avait jamais adhéré. Et puis, avec ses parents, il ne pouvait pas vraiment se permettre d’écart de conduite. Ils savaient qu’arriver à une certaine notoriété à un si jeune âge pouvait être néfaste. Combien d’histoires avaient-ils entendu au cours des années de jeunes hockeyeurs qui n’étaient pas des modèles d’humains raisonnables et décents, des histoires qu’ils considéraient comme être d’horreur parce que des jeunes perdaient le contrôle, se croyaient soudainement invincible parce que leurs comptes en banque avaient plus de zéros que ceux de leurs parents? Trop pour penser que leur fils était à l’abri d’une tel catastrophe. S’ils ne pouvaient pas être à tous les matchs, ils savaient qu’il était bien entouré, que les grands dirigeants de l’équipe ne le laisseraient pas devenir une épave, gâcher ce talent, ce potentiel qu’il possédait. Il était bien trop précieux pour eux.

Il la regarda alors qu’elle s’élança sur la glace, fit le tour de la patinoire. Son regard ne la quitta pas, elle qui avançait avec une grâce inouïe. C’était si simple, patiner. Il en avait fait un métier et pourtant, jamais il n’était parvenu à atteindre cette élégance. Il faut dire, le hockey ne demandait pas de grâce, aucune, pas de fluidité. Simplement la rapidité et la robustesse, ce qui était tout le contraire du patinage artistique.

You're already going to be here all morning, I want to skate in peace. Un autre roulement d’yeux, comme si c’était devenu une habitude, chaque fois qu’elle ouvrait la bouche. Parce qu’elle l’agaçait. C’était comme si elle avait été mise sur terre simplement pour l’irriter, pour être une plaie dans sa vie. Si au moins les choses s’étaient améliorées suite à leur première rencontre disons le désastreuse. Si elle faisait un effort pour ne pas être elle.

As far as I’m concerned, the ice is open for everyone to use until there’s something scheduled. Qu’il rétorqua, agacé. Comme s’il allait se plier à ses demandes. Plus, it’s not like I’ve never seen you skate. Les mots avaient quitté sa bouche sans qu’il n’y ait réellement pensé et, pendant un instant, il se mordit les lèvres. Elle ne savait pas ce détail. Il était resté tapi dans l’ombre, la regardant s’exécuter avec toute la grâce qu’il lui connaissait maintenant, avec tout l’abandon dont elle pouvait faire preuve, sans doute comme il le faisait lorsqu’il entrait dans sa bulle et que le monde autour disparaissait, ne restant plus que la rondelle, son bâton et lui.

I stayed up late one night. Elle n’avait pas demandé d’explication, mais il savait que ça viendrait alors il valait sans doute mieux qu’il lui offre sans qu’elle n’ait à le questionner sur le sujet. You were on the ice, doing your thing, and I watched you for a while. Sans doute aurait-il pu lui dire qu’il l’avait trouvée hypnotisante, qu’il avait pris plaisir à la regarder, que le spectacle qu’elle avait offert était un délice visuel, mais ces choses-là, il n’osait même pas se les avouer alors les dire de vive voix, c’était impensable.
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MessageSujet: Re: all the glory days are gone (emilia)   Jeu 24 Mai - 19:16


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Décidément, il aimait se donner beaucoup trop d'importance. Elle avait du mal à le comprendre et il l'énervait profondément. Emilia était le genre de personne à donner le bénéfice du doute, mais avec lui elle avait assez donné. À chaque fois qu'il avait l'occasion de dire quelque chose de sensiblement correct, il lui montrait que son succès lui était monté à la tête et la belle en avait très peu pour ce genre d'athlètes. Pourtant, lorsqu'il était avec les enfants, il dégageait une tout autre énergie. L'italienne se mit à rire suite à sa remarque. « I'm obsessed? It sounds like you're obsessed with yourself, Mister Universe. » lui dit-elle en continuant de patiner. Il était peut-être une star dans son sport, mais la réalité était que lui autant qu'elle avaient quitté leurs mondes. Et que plus rien n'était pareil. Emilia secoua la tête à cette pensée. Elle ne pouvait rien y faire. C'était du passé, elle avait manqué sa chance et avait tourné la page sur sa carrière olympique. Elle avait accompli autre chose. Du moins, elle n'arrêtait jamais de s'en convaincre. Elle n'avait pas envie de repenser à tout ça et surtout pas en présence de Big Shot avec elle, puisqu'il ne semblait pas vouloir quitter la patinoire. Ce n'était pas comme si ils pourraient avoir une réelle conversation de toute manière. Elle ne savait même pas pourquoi elle l'envisageait. Elle aurait aimé avoir un moment à elle pour patiner, mais visiblement le canadien ne semblait pas être dans un esprit coopératif. Emilia poussa un soupir. « Right, because then no one touches your rink. » rétorqua-t-elle machinalement en s'arrêtant près du filet. Il lui avait bien fait comprendre la première fois qu'ils s'étaient croisés. Il se croyait maitre de la place parce qu'il tenait un bâton dans ses mains et pouvait compter dans un but. Il ne voyait rien d'autre. Elle avait cessé d'essayer de le raisonner. Ça ne donnait rien. Emilia s'apprêtait à dire quelque chose lorsqu'il l'interrompu et il aurait sans doute mieux fait de garder cette information pour lui. Le regard de l'italienne changea immédiatement suite aux paroles du hockeyeur. S'il y avait une personne avec qui elle ne voulait pas partager ça, c'était lui. Elle croisa ses bras sur sa poitrine. Rapidement il ut décelé dans son regard qu'il devrait s'expliquer, car il ne tarda pas à le faire et pourtant sans le savoir il venait de toucher une corde sensible. Qu'avait-il vu? Ou pas? En effet, si c'était son jardin secret c'était aussi souvent dans ses moments que la belle se retrouvait le plus émotive. Ce n'était pas simplement son sport, c'était aussi son échappatoire, qu'elle avait perdue. Et dans ces moments, elle retenait rarement ses émotions. C'était un moment qui était à elle, pour elle, juste pour elle. Être vulnérable devant lui, parmi tout le monde, elle refusait. L'italienne écouta ses explications silencieusement. Elle n'avait pas vraiment envie de lui répondre, mais simplement de lui dire de ne plus le faire, mais ça aurait été lui donner une importance qu'elle ne voulait pas lui donner.  « Oh and that doesn't make you sound like a creepy stalker at all? » lui fit-elle remarquer. Mais elle pouvait peut-être en profiter à son avantage. Elle remit une mèche de cheveux derrière son oreille. « Since you've seen me once, you don't need to see me again. » ajouta-elle finalement. C'était simple, facile, sans complication. Il avait eu son temps de glace, elle voulait avoir le sien ce n'était pas si difficile à comprendre ni à faire.

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MessageSujet: Re: all the glory days are gone (emilia)   Jeu 24 Mai - 22:11



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Mister Universe? C’est qu’elle était imaginative avec les surnoms dont elle l’affublait. Il ne pouvait pas le nier, mais il les trouvais tous si stupides. Il trouvait cette manie qu’elle avait de ne jamais l’appeler par son prénom irritant. Ses parents lui avaient donné un prénom, c’était bien pour qu’on l’utilise. Il était même prêt à lui accorder le droit de l’appeler Gabe si Gabriel était trop exigeant pour elle.  All the nicknames that you’re giving me are absolutely ridiculous. You’re awake that my parents gave me a name, right? Gabriel, in case you didn’t know. Feel free to use it whenever you want to. You can even call me Gabe if Gabriel is too long to say. Qu’il rétorqua, visiblement ennuyé sur le ton le plus sarcastique qui soit. Il était bien rare qu’il ne s’entende pas avec des gens, mais Emilia semblait être l’une des seules personnes sur terre à avoir l’aptitude de lui tomber sur les nerfs avec une facilité déconcertante. Les roulements d’yeux de la part du canadien  étaient chose quasi quotidienne depuis qu’ils s’étaient croisés pour la première fois, chaque mot sortant de la bouche de la patineuse provoquant ce geste chez lui. S’en était presque devenu un réflexe. Il était certain qu’un jour, il se foulerait le nerf optique par sa faute. S’il se réveillait aveugle un matin, il saurait bien sur qui porter le blâme. Right, because then no one touches your rink. Encore une fois, il leva les yeux au ciel. Bon dieu, que cette femme pouvait être exaspérante quand elle s’y mettait. Never said that the rink was mine. I simply reminded you that it’s open to everyone, il s’assura de bien appuyer ce dernier mot, so you and I can both use it. Qu’il expliqua, comme s’il parlait à une gamine, tentant de garder son calme. Elle n’en vaut pas la peine.

Les lèvres pressées l’une contre l’autre, Gabe regretta instantanément le fait d’avoir divulguer cette information à l’italienne. Ses bras qui se croisèrent sur sa poitrine et le regard qu’elle lui lança immédiatement furent de bons indicateurs qu’il avait peut-être trop parlé. Il avait pourtant l’habitude de garder les conversations au minimum avec elle, sans doute aurait-il dut en faire de même cette fois-ci, quitter la glace quand elle le lui avait demandé. Il aurait ainsi évité de se mettre les pieds dans les plats. Ça aurait surtout évité qu’il se retrouve dans une situation inconfortable. Parce qu’il ne pouvait quand même pas admettre qu’il avait apprécié le spectacle qu’elle lui avait offert sans le savoir. Il avait été le premier surpris lorsqu’il avait fait quelques recherches sur elle – il fallait bien qu’il en apprenne un peu plus sur sa rivale du centre sportif – pour au final se perdre dans une spirale sur Youtube, là ou il avait passé de longues minutes, qui s’étaient transformées en heures au final, à la regarder performer. S’il l’avait déjà trouvée époustouflante, le spectacle n’en était que meilleur lorsque vécu en direct. C’était pourtant là des choses qu’il garderait pour lui. Si déjà elle le trouvait creepy, il valait définitivement mieux qu’il ne s’étende pas sur le sujet. Well, I guess you would’ve stopped if you’d known I was there and I didn’t want to interrupt. Qu’il balbutia, perdant soudainement un peu de la confiance dont il avait fait preuve jusqu’à présent.

Since you've seen me once, you don't need to see me again.

C’était une sorte de combat contre lui-même qu’il menait, sa tête, son cœur contre son égo. Son cerveau qui lui criait de quitter la patinoire, de laisser tomber l’affaire. Son cœur qui se souvenait encore de l’émerveillement qui l’avait habité lorsqu’il l’avait vue seule sur la glace à exécuter des routines dont il n’avait pas le souvenir d’avoir visionné sur son ordinateur, sans doute sorties tout droit de sa tête. Son cœur qui en redemandait, parce que ce qu’il avait vu, ce n’était pas assez. Son cœur qui devrait la mettre en veilleuse. Et puis, il y avait son égo qui l’incitait à trouver une autre réplique désobligeante à lui lancer à la figure. Are you scared to skate in front of people? Qu’il rétorqua, l’impression que la phrase  quittant sa bouche avant même qu’il n’ait eu besoin de penser ces mots. In front of me?
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MessageSujet: Re: all the glory days are gone (emilia)   Ven 25 Mai - 0:34


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Emilia connaissait très bien le nom de son interlocuteur. Pourtant, lui donner des surnoms l'amusait énormément et jusqu'à maintenant elle en avait trouvé beaucoup. Elle remarqua aussi que l'hockeyeur ne semblait pas s'amuser autant qu'elle mais à ses yeux c'était innocent il devait apprendre à rire un peu et arrêter de se prendre la tête. Un peu d'humilité ne lui ferait pas de mal. « Oh don't worry, it's written upstairs. I figured it was you, seeing you around at the same time than this guy's schedule. » lui dit-elle pour le taquiner. Toutefois, elle remarqua qu'il était semblait irrité par la situation. « I might do it once in a while. » lui concéda-t-elle après un moment. « It's not like you even call me by my name either. » nota-t-elle. Certes il n'avait pas son talent pour les surnoms mais elle pouvait sans doute compter sur les doigts d'une main les fois où il l'avait fait en sa présence. « Do I need to remind you of your welcoming speech? » lui dit-elle en faisant référence à leur première rencontre. Il n'avait pas hésité à dire qu'il était là depuis plus longtemps et donc qu'il avait priorité. Si ce n'était pas de l'appropriation, elle ne savait pas ce que c'était. Pour un bienvenue, il manquait réellement de tact. « We did not both get to use it then. » répondit-elle. Elle avait préféré déplacer son cours et heureusement elle avait pu le faire. Emilia en avait assez de se casser la tête avec lui. Ils n'arrivaient pas à communiquer et elle ne voyait pas comment ils pourraient. C'était comme parler à un mur et elle avait autre chose à faire qu'à perdre son énergie. La belle italienne serait sans doute partie plus tôt si il n'avait pas avoué l'avoir regarder patiner un soir. Bien qu'elle ne le montrerait pas, cette information ne la laissait pas de glace. Le fait de savoir qu'il l'avait vu patiner ne lui plaisait pas particulièrement et s'attarder sur le pourquoi du comment avec lui non plus. Il ne finirait que par le garder contre elle et l'utiliser. Elle n'en parlait même pas avec sa famille alors encore moins lui. La brune sentit la pression tombée quelque peu aux paroles du brun. Il n'avait pas tort, il avait même raison. Et elle devait avouer qu'elle trouvait ça délicat de sa part de l'avoir laisser faire. Elle aurait fait la même chose ce matin s'il n'avait pas arrêté de lui-même. « Well, that's nice of you. » lui dit-elle sur un ton un peu moins défensif. Toutefois, elle n'était toujours pas chaude à l'idée que quelqu'un l'ait vu à son insu. En effet, à ses yeux c'était beaucoup plus qu'un simple entraînement. Elle ne savait pas s'il serait en mesure de comprendre. Elle n'avait pas envie de commencer à s'expliquer. Elle comptait sur le fait qu'il ne cherche pas plus loin et la laisse patiner tranquille sans plus de complications. Pourtant lorsqu'elle se serait attendue à une autre réponse fracassante de sa part, le canadien vient totalement la déstabiliser avec sa question, qui était sortie réellement de nulle part. L'italienne le regarda un instant, incrédule avant de reprendre ses esprits. « Scared? How could I be? You do know I'm a professional figure skater right? » lui rappela-t-elle. Où du moins, elle l'avait été. Mais ce n'était pas ça sur quoi elle avait envie de se concentrer. Elle n'avait pas envie d'en parler. De ce qu'elle ressentait, de ce qu'elle aurait pu accomplir, gagner, vivre. « I just don't like to share anymore. » expliqua-t-elle. S'arrêter aux détails ne semblait pas être pertinent. Tout ça commençait à être beaucoup trop centré sur elle, pour un rien. « I should go, I don't have classes until later. » annonça-t-elle en s'éloignant pour rejoindre le banc.

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MessageSujet: Re: all the glory days are gone (emilia)   Ven 25 Mai - 19:08



all the glory days are gone
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Encore une fois, il ne pu s’empêcher de rouler les yeux, le coin de ses lèvres se retroussant légèrement en un mince sourire en réaction à son commentaire. C’était bien là une première, un sourire de la part de Gabe alors qu’il était en présence de l’italienne. Il faudrait mettre une croix sur le calendrier pour se souvenir de ce moment historique. You have a great sense of deduction. Qu’il rétorqua, légèrement déridé. Peut-être qu’il était trop dur avec elle, peut-être qu’au fond, elle n’était pas si terrible, que s’il faisait un effort, et si elle en faisait de même, ils parviendraient à s’entendre après tout.  Mais pour l’heure, Gabe n’était pas résolu à enterrer la hache de guerre, à avouer ses tords, même s’il savait qu’il en avait dans toute cette histoire. Comment le pouvait-il quand elle l’affublait de surnoms aussi ridicules les un que les autres, sans jamais s’adresser à lui par son prénom? Au moins, il faisait un effort de son côté. At least I do every once in a while and I don’t give you ridiculous nicknames when I don’t. Qu’il rétorqua sur un ton qui était presque accusateur. Comment allaient-ils faire pour trouver un semblant d’harmonie un jour? Aux vues des tensions qu’il y avait entre eux, ça relèverait du miracle. Un énième roulement d’yeux lorsqu’elle lui remis sur le nez son discours de bienvenu lors de leur première rencontre. Il n’était pas dans son assiette cette journée-là et c’était sur elle que sa mauvaise humeur était sortie. Ce n’était pourtant rien de personnel, lui qui ne la connaissait pas à l’époque, mais voilà, depuis, les choses étaient plus que tendues et chaque fois qu’ils se croisaient, elle semblait se faire un plaisir de lui rappeler l’attitude dont il avait fait preuve ce jour-là. C’est vrai, il avait peut-être été légèrement arrogant et hautain, mais si elle croyait qu’elle pouvait débarquer ici et faire sa loi, elle se mettait le doigt dans l’œil. C’est cette rencontre qui avait donné le ton à leurs échanges subséquents et semble-t-il que rien ne pouvait améliorer les choses entre eux. Il y aurait toujours cette animosité qui les habiterait tant qu’aucun d’entre eux ne serait prêt à admettre ses tords. Well, that's nice of you. Il y avait pourtant de petits moments comme ceux-là ou il avait l’impression que tout n’était pas perdu, de petites bulles d’espoir qui flottaient dans l’air, mais trente secondes plus tard, les choses redevenaient ce qu’elles étaient et il se retrouvaient encore à se lancer des piques, à se jeter les tords à la figure, se dire leurs quatre vérités, à quel point ils ne s’appréciaient pas. Une évidence.

À son commentaire, Gabe ne put qu’arquer les sourcils. Shouldn’t you say that you were a professional figure skater? Ou l’art de se mettre les pieds dans les plats. S’il ne voulait pas laisser paraitre qu’elle l’intéressait plus qu’elle ne le devrait, s’il ne voulait pas passer pour un étrange, un bizarroïde ou encore pour un fou obsédé, c’était mal parti. Parce que peut-être qu’il avait googler son nom, qu’il avait déjà lu sur elle, qu’il savait les raisons pour lesquelles elle ne patinait plus. C’était là des choses qu’elle ne lui avait jamais dites. Comment aurait-il pu savoir autrement? Il n’était clairement pas le genre d’homme à suivre les nouvelles du monde du patinage artistique, pas même lorsque ça concernait son propre pays, alors pourquoi se serait-il intéressé à celles de l’Italie?  Réalisant qu’elle n’avait sans doute pas envie de parler de tout ça, et surtout pas avec lui, il se tu. C’était ridicule de s’acharner sur elle ainsi. No, it’s fine. You do your thing, I’ll leave you the rink. I’ll be there all morning anyway. Qu’il lui dit alors qu’il s’élançait lui aussi vers le banc.
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MessageSujet: Re: all the glory days are gone (emilia)   Sam 26 Mai - 22:46


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Emilia n'arrivait pas à se faire une opinion du canadien. Un instant il pouvait être tout ce qu'il y a de plus gentil et l'autre il revenait avec ses remarques et commentaires. Il était difficile à suivre et la belle avait décidé d'arrêter d'essayer de le comprendre outre mesure. Elle n'avait jamais été le genre de personne à se casser la tête et elle n'allait pas commencer aujourd'hui. Elle allait tout simplement avec les évènements. « It wasn't that hard to figure out. » lui répondit-elle, avec un léger sourire, qui pour la première fois était spontané. L'italienne était quelque peu surprise de la réaction du brun face à la situation. Elle ne l'aurait pas pensé aussi contrarié. Son ton plus sérieux lui signala que oui. La patineuse émit un soupir. « C'mon, don't get mad. » lui dit-elle. Qui aime bien châtie bien. Mais ça elle n'allait quand même pas l'admettre. Pas à lui directement en plus. Elle allait toutefois faire un effort, bien qu'elle aimait bien lui trouver des surnoms. Elle n'allait pas s'acharner non plus si ce seul détail le mettait dans un état pareil. Visiblement ce ne serait pas ça qui viendrait faire une différence dans leurs rapports, plutôt imprévisibles. Elle ne voyait pas non plus comment cela pourrait aller en s'améliorant. C'était une des relations les plus étranges qu'elle avait vécu. Mais la belle tâchait de ne pas trop s'y attarder et continuer sa routine. Ce n'est pas comme s'il la connaissait personnellement après tout. Ils ne se voyaient qu'ici et n'avaient jamais échangé plus que ces piques. Toutefois, le commentaire de l'athlète vint surprendre la patineuse. Was. Certes, dans les faits c'était le cas, mais il n'avait aucun moyen de le savoir puisque jamais elle n'avait abordé sa carrière avec lui. Elle n'aurait pas oublié une conversation pareille. Emilia s'arrêta un instant. « Excuse me? » lui demanda-t-elle quelque peu déconcertée et insultée. Elle était alors face à deux choix; lui demander des explications ou continuer sans poser plus de questions. Toutefois, elle choisit d'opter pour la troisième option. « That's not how it works. » répondit-elle en toute simplicité. Elle n'allait pas s'arrêter ni s'acharner. Ça ne donnerait rien. Il l'avait peut-être entendu lorsqu'elle parlait à quelqu'un d'autre. Mais à ses yeux, elle ne serait jamais une ancienne athlète. Et il valait mieux pour lui qu'il ne la cherche pas trop loin là dessus, car il n'avait rien vu de qui elle pouvait être. La brune passa une main dans ses cheveux avant de quitter sa hauteur et d'aller au banc, prête à quitter. Elle avait besoin de prendre l'air, de se retrouver seule. Le brun vint toutefois interrompre ses plans en lui concédant la glace. Elle le regarda silencieusement un instant. « Alright.. thanks. » lui dit-elle un peu moins à l'aise qu'auparavant. Elle avait besoin de temps pour penser. Après avoir ramassé ses affaires, le joueur de hockey quitta la patinoire et la belle se retrouva seule face à la glace, face à elle-même. Elle inspira profondément et ferma ses yeux avant de s'élancer sur la glace, comme elle le faisait toujours, d'un naturel déconcertant. Mais la tête complètement ailleurs.

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