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 let's follow the lights, follow the crowd + Jude

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MessageSujet: let's follow the lights, follow the crowd + Jude   Jeu 17 Mai 2018 - 19:04

Les prémices de l'été se faisaient sentir dans l'atmosphère malgré la fraîcheur du ciel taciturne. Mes cernes maquillaient mon regard. Cette nuit avait été difficile. Quiconque qui savait, penserait que la maladie s'était exprimée. Qu'elle avait repris ses droits sur mon corps faiblard et pourtant, ce n'était pas le cas. Il en était la cause Mes songes s'étaient concentrés sur sa chevelure ébène. Mes doigts s'étaient crispés autour des draps vides. Il était absent et pourtant si présent. Les vestiges d'une fausse relation s'étaient emparés des battements de mon coeur comme une évidence. Et je sentais encore la lourdeur de son regard se poser sur la pulpe de mes lèvres. Malgré la légèreté de cette rencontre, mon âme s'était rapprochée de la sienne. Du moins, de ce qu'il lui restait. Le bord de mer était agité. La foule se déplaçait avec vacarme, dans une manifestation dont je n'avais aucune idée Quel jour étions nous ? Quel mois ? Quelle année ? Je n'avais plus la notion du temps. La terre s'était arrêté de tourner. Et si le monde marchait à l'envers ?  Mes cils papillonnaient vers l'écran de mon téléphone. Jude devait déjà m'attendre mais, mes jambes ne répondaient pas à l'urgence. Je voulais profiter de cette cohésion sociale. Savourer le bonheur qui perlait au bord de leurs lèvres. Ils étaient enjoués. Je voulais l'être à mon tour. Effacer le souvenir de cet instant pour reprendre mon quotidien et la boucle temporelle.  Julian n'avait pas idée des conséquences de cette rencontre. Des traces qu'il laissait sur mon palpitant. J'en venais à détester les nuances dorées, les paysages verdoyants et tout ce qui me rappelait les courbes arrondies de cette inconnue . Celle qui m'avait fait prendre conscience de notre relation. Nous n'étions qu'amis. Je n'étais qu'une amie parmi tant d'autres. Une lambda qui entre et qui sort de sa vie, aussi éphémère que les oasis du dessert. Les derniers UV se dressaient contre mon derme lorsque je vis sa silhouette. Aussi longue que la sienne. Les cheveux aussi noirs que son regard. Le même grain de beauté. Julian -  Jude. Jude - Julian. Ils étaient une copie conforme. D'un geste presque automatique, mes doigts encerclaient mes paupières pour effacer le mirage. Chuuut. Ne dis rien soufflais-je en dressant mon index contre ses lèvres. Je ne suis pas en retard. Tu es en avance. esquissais-je dans un sourire presque joviale. D'un geste vif, j'attrapais le casque qu'il tenait du bout des doigts. Si tu pensais que le coup du badboy en moto allait marcher sur moi j'enfilais le casque en redressant la visière, prenant la place du conducteur. ça ne marche pas. T'es pas mon style mais ton jumeau si. Je lui fis un clin d'oeil avant de me pencher contre sa joue, lui donnant un coup de casque en guise de bonjour. Baisse ta culotte. C'est moi qui pilote. Laisse faire les professionnels et comme pour appuyer mes propos, je baissais une dernière fois la visière en faisant gronder le moteur. Je n'avais aucune idée de ce que je faisais. J'avais parcouru les sentiers boueux d'Athènes, mais jamais pris la route avec un cylindre aussi gros. Mais je savais. Je savais qu'avec Jude j'étais en sécurité. Sous ses airs nonchalants, l'aura protecteur des Baker coulait dans ses veines.
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MessageSujet: Re: let's follow the lights, follow the crowd + Jude   Mar 22 Mai 2018 - 11:14

La silhouette nonchalante se pose contre la rambarde. Il rumine, il attend. L'attend elle. Compte les secondes qui s'égrainent et deviennent des minutes. L'obsession des chiffres est toujours là, jusque sur les aiguilles de sa montre. Il lâche un énième soupir pour quelques minutes de perdues, des secondes volées, qu'il aurait pu placer dans autre chose. Sa vision du temps a changé, avec toutes ces heures à mourir derrière les barreaux. À rêver d'une liberté dont il ne sait même plus quoi faire aujourd'hui. Un paradoxe qui le tire vers dans un gouffre fond jour après jour, alors que ses vieux démons lui tendent les bras. Ce serait facile de recommencer. De retrouver sa vie d'avant. La gloire et la couronne d'un roi aux mains sales. Un autre soupir glisse de ses lèvres et sous l'assaut brûlant des rayons solaires, il voit sa silhouette qui se détache. Trop frêle, trop douce, les yeux fatigués mais pétillant d'une malice que personne ne pourrait éteindre. Il s'apprête à dire quelque chose, lui balancer avec une acidité feinte le fond de sa pensée, mais les phalanges douces heurtent ses lèvres avant même qu'il ne puisse amorcer sa phrase. Il se perd dans son sourire et sa bonne humeur. Oublie tout le reste. Le retard et les airs fantomatiques qui collent à sa peau de poupée exotique. - Je suis totalement ton style, mais ça peut rester entre nous, je compte pas le dire à Julian. Il hausse les épaules et récupère son propre casque, avant qu'elle ne décide de le frapper à nouveau. Un rire roule jusqu'à ses lèvres et il secoue la tête. - Tu ne comptes même pas m'expliquer pourquoi t'es en retard ? Un large sourire se découpe dans ses joues et il penche la tête, prend des airs malicieux qui sous-entendent beaucoup trop de choses. - T'as des petits yeux Kostas. La nuit a été courte ? Trop curieux sans doute, comme toujours. - Comment est-ce qu'il s'appelle ? Malgré ses airs amusés, il a peur de la réponse, Jude. Peur d'entendre un autre prénom que celui de son frère. Peur qu'elle soit passée à autre chose, alors que Julian semble stagner. C'est paradoxal, parce qu'aux premiers jours, Jude était loin de la porter dans son cœur. Il la détestait pour tout ce qu'elle pouvait bien lui prendre. Tout ce qu'elle pouvait représenter, aux yeux de sa moitié d'âme. Mais il avait appris à l'accepter et à vivre avec, à l'inclure comme une constante dans la vie de son frangin. Il lui avait fait une place, même infime, dans sa propre définition de famille. C'est pour ces raisons qu'il était toujours là aujourd'hui. Qu'il continuait à espérer un peu naïvement que ce n'était pas un point final qu'elle avait laissé au bout de son histoire avec Jules, mais juste une virgule, ouverte sur un monde de possibilités. Il le sait pourtant Jude, que son frère mérite ce qui s'est passé. Mais il espère. Toujours un peu. Son regard dévie finalement sur la moto. - Allez, si ça peut te faire plaisir. Il prend ses airs détachés, comme toujours, et grimpe sur la bécane à son tour. - Ceci dit, essaye de faire attention. Je sais que ton espérance de vie est minable, mais la mienne se porte bien et j'ai encore des choses à vivre. Il n'a jamais mâché ses mots, Jude. N'a jamais eu peur de rire de la maladie. C'est peut-être bien pour cette raison qu'elle le supporte encore aujourd'hui.

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MessageSujet: Re: let's follow the lights, follow the crowd + Jude   Sam 26 Mai 2018 - 20:20

Les nuages se découpaient dans le ciel dans une danse frénétique laissant feindre un sourire sur les lèvres des riverains. Le temps fuyait. Les grains de sables s'écoulaient follement entre les parois poreuses du sablier. Je n'avais pas vu l'aiguille dans sa course folle. La notion du temps m'était devenue inconnue. Il n'y avait pas assez de secondes pour occuper mes journées. Mes nuits. Pourtant, lorsque sa silhouette m'était apparue, il n'était plus question du tic-tac. Jude paraissait intemporelle. Son regard me ramenait aux louages du passé. Ils étaient identiques, mais tellement différents. Il était l'autre moitié. Celle qui n'avait pas peur. Celle qui me faisait du bien. Il avait comprit lui. Je suis démasquée prenant des airs dramatiques, mes doigts se cramponnaient à son poignet pour ramener son allure longiligne contre mon profil  si on est dans les confidences, tu ne lui diras pas que c'est toi que j'ai toujours préféré soufflais-je dans un rire argentin. Aucune pudeur. Aucune ambiguïté. La simplicité d'une amitié. Depuis le divorce, tout semblait plus facile entre nous. Jude marchait à l'envers, semblant se soucier des sentiments de son frère après la rupture. L'échec.  Les questions s'enchainaient, il ne se laissait même pas le temps d'inspirer, d'expirer. Tu veux vraiment savoir ? demandais-je en arquant un sourcil. Je haussais les épaules en posant mon fessier sur l'assise de sa moto. J'ai eu mes règles mais j'avais plus de tampons. Alors je suis allée au magasin. Tu sais celui qui fait l'angle de ma rue. Mais ils étaient en rupture. Est-ce que t'arrives à imaginer ça ? J'hésite entre le complot étatique ou alors un dérèglement hormonal général. Heureusement, une amie m'a donné le nom. Alors en pleine nuit, j'ai rencontré une dealeuse. Elle m'a fourni ma dose. T'inquiètes pas j'ai tout ce qu'il faut  je lui fis un clin d'oeil. Il avait compris. Je ne comptais pas répondre. Je ne comptais pas lui dire que Julian était passé. Que depuis, le sommeil me manquait. Qu'il me manquait. Je me languissais de ses bras depuis qu'il avait posé ses doigts contre mon épaule, mon visage. Julian était mon fardeau. Et mes pieds s'enfonçaient depuis. J'arrive plus à avancer Jude. C'est dur sans lui. Tu le sais autant que moi  La bouche liée, l'intensité de sa curiosité s'était réfugiée dans la noirceur de ses prunelles. Il était de ceux qui n'abandonne jamais, alors je fis vrombir le moteur pour étouffer le bruit de ses pensées. Ses mots étaient crus. Étaient durs. Pourtant ils me firent sourire. Il était un des rares à ne pas considérer ma fragilité comme une fatalité. Mais plutôt comme une banalité. Avoir un lupus ? Ce n'est rien. Y'a plus grave. Il avait su gagner mon attachement par son tempérament. Ouai enfin si tu retournes pas à l'ombre  je haussais un épaule. Il n'y avait pas de tabou. Ni de rancoeur. Au fait, les Kostas sont en ville. Ils savent pas que je suis divorcée. Mamita elle a le coeur fragile et elle adore ton frère. Merci t'es le meilleur je ne lui laissais pas le temps de réfléchir, de parler que les roues défiaient déjà le bitume. Il n'avait pas le choix.  
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MessageSujet: Re: let's follow the lights, follow the crowd + Jude   Lun 4 Juin 2018 - 21:45

Ils sont des amis terribles – s'ils peuvent se considérer comme des amis. Jude n'a jamais vraiment réussi à catégoriser la brune. À lui coller une de ces étiquettes faciles, la ranger dans une de ces cases étriquées de son esprit. Sans doute parce que Gabrielle a été beaucoup de choses, en une seule vie. Pas tant pour lui, plus pour Julian. Mais Jude a suivi les courbes maladroites de leur relation, d'un amour sincère à un suicide assisté. Il était là quand il l'a présentée au reste du clan Baker. Là quand ils se sont mariés. Là quand elle a annoncé sa maladie. Là quand Julian mourrait pour elle, un peu plus jour après jour. Il a tout vu, Jude, presque tout entendu ; deux cœurs farouches gonflés d'amour, puis les larmes silencieuses. Il a épongé les restes avec ses mots maladroits. Tendu une main vers elle, alors que le monde s'effondrait, en espérant amortir sa chute, au moins un peu. Il y a de la bienveillance aujourd'hui encore, au fond des prunelles sombres qu'il égare sur ce petit bout de femme, et un sourire qui valse sur ses lippes entre deux éclats de rire. Il plaque ses mains contre ses oreilles, fait claquer sa langue et regarde le ciel. - Non, non, non, je n'ai pas besoin d'entendre plus ! Il lâche un soupir et enfile son casque, avant de lui bousculer gentiment l'épaule. - T'aurais sérieusement pu te contenter d'un « shut up jude », je ne me serais pas vexé. Il sait qu'il a aucun droit de savoir, Jude. Aucun droit de demander, de prétendre à la vérité. Mais peut-être que derrière ses airs indifférents, il en a quelque chose à faire, sincèrement. Qu'il s'inquiète un peu pour elle, pour Julian et ses dérives, pour eux et cette histoire avortée qu'ils ont jeté à la mer. Il garde espoir, Jude, espoir que la bouteille rejoigne les rivages de Brighton. En attendant, la bécane démarre et il grimpe derrière elle, agrippe le cuir de la selle de ses mains. - Shhh, ça risque pas. Je suis un mec clean maintenant. Où du moins, il aimerait y croire. Ses travers d'hier l'appellent, parfois. Lui murmurent les mêmes promesses douces qu'autrefois. Mais il ne peut pas, il n'aura pas de seconde chance, il le sait. Les plans de la journée se décomposent entre deux roucoulements mécaniques. Il n'a pas le temps d'écarquiller les yeux ni même de l'arrêter dans sa course folle, elle est déjà lancée, Gabrielle. Alors il se penche et cherche à faire percer ses mots dans le vacarme. - Ah non ! J'ai clairement pas signé pour ça ! Il se crispe en regardant la route, les voitures qui passent et les mille et unes occasions de mourir qui passent sous ses yeux. - Tu ne vas convaincre personne, je n'ai strictement rien à voir avec mon frère ! Il prend une grande inspiration avant un virage trop rapide, trop serré. - Fuck Gabi, tu vas nous tuer, lâche l'accélérateur un peu. Qu'il échappe sur un ton grognon. Il n'a pas peur de grand chose, Jude. Ni de la moto, ni de la vitesse, mais d'une condamnée au volant, c'est une autre histoire. Le calvaire finit par s'arrêter et il reconnaît malgré lui les rues. Il s'empresse de descendre de la bécane, de retirer son casque pour dévoiler une coupe folle et passe une main dans ses cheveux pour les discipliner. - Tu sais tout comme moi que Julian va me tuer si je fais ça. Tu veux pas leur dire la vérité plutôt ? Mamita s'en remettra. En tout cas, il l'espère.

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MessageSujet: Re: let's follow the lights, follow the crowd + Jude   Lun 25 Juin 2018 - 22:46

La vision trouble. Une solution de second choix presque malsaine. Depuis la rupture, je m'étais accrochée au vestige d'une amitié qui n'en était pas une simplement pour profiter de ses traits délicats. Simplement pour tromper mon coeur et atténuer la douleur. Ils étaient les mêmes. Julian. Jude. Judian. Mes yeux voyaient trouble mais mon coeur n'en aimait qu'un. Ils paraissaient similaires et pourtant, ils étaient si différent. Il m'arrivait de détester Jude parce que je ne pouvais pas haïr son jumeau. De reporter ma colère contre la copie presque conforme pour soulager mon coeur. Et il me laissait faire avec toute la bienveillance du monde. Avec l'envie de protéger celle qui avait fait parti des Baker l'espace de quelques années. Il m'arrivait encore d'épeler ce nom aux administrations. Par automatisme. Par envie. Un simple lapsus révélateur. Jude savait. Il savait que je n'étais qu'une âme en peine sans son jumeau malgré la décision. Malgré l'encre indélébile qui avait tâché notre amour. Ainsi, au fur et à mesure, son amitié m'était devenu indispensable. Un pilier, bien qu'instable, sur lequel m'appuyer. Jude était ma tour de Pise. Chancelant mais solide. Fier mais protecteur. Et ça ne me dérangeait pas de m'appuyer contre lui et de prendre la main qu'il me tendait alors que j'avais toujours refusais de le faire avec Julian. Ce n'était pas une question de préférence, loin de là. J'avais aimé et j'aimais Julian comme jamais je n'avais aimé de toute ma vie. Du plus profond de mes entrailles. De tout mon coeur. Cependant, je ne voulais pas être un fardeau pour ce dernier. Contraint par l'amour. Par l'attachement. Avec ce Baker tout était plus facile, il n'y avait aucune attente. Aucun enjeu.  Et je me serais privée de cette tête je lui adressais un clin d'oeil avait de baisser la visière de son casque. C'était une autre des raisons pourquoi j'aimais passer du temps avec lui. Jude ne me voyait pas comme une petite chose fragile. Il savait où était les limites tout en se fichant de les dépasser si je le voulais. Je n'étais pas une malade atteinte d'un lupus avec lui, mais juste Gabi. Une jeune femme qui désire vivre comme les autres. Je m'élançais entre les voitures me fichant bien de cette ligne droite qui nous séparait de l'autre rive. Je vagabondais entre les véhicules avec une aisance particulière. La liberté au bout des cils.  Avec un peu d'effort, je suis certaine que tu pourras arriver à sa hauteur riais-je en pillant à un feu rouge, les doigts crispaient à l'accélérateur, prête à faire vrombir le moteur et dessiner du bout des roues sur l'asphalte. Et dire que t'es allé en prison .. fallait me le dire que c'était des savonnette dont tu avais besoin à l'époque  et malgré mes mots, la pression se fit moindre sur l'accélérateur et c'est avec une conduite à présent raisonnable que je garais devant la maison de vacance des Kostas. Un hameaux grec au milieu de la ville, là où le soleil méditerranéen brillait à longueur d'année.  Il n'est pas obligé de le savoir  soupirais-je en enlevant le casque. Leur dire la vérité c'était accepter la situation. C'était tirer un trait sur Julian complètement et je n'étais pas prête à cela. Elle s'en remettra peut-être, mais moi je ne sais pas.... Si je leur dis la vérité, je vais devoir me réveiller du cauchemar et affronter la réalité. Ton frère et moi c'es fini. ces mots étaient difficiles à prononcer, même sept mois après. Je sais pas si je suis prête. Tu sais bien. Julian reste Julian   et je l'aime encore malgré la situation. Alors me force pas à le dire. M'oblige pas à révéler le pêcher du divorce. Il sera renié aux yeux des miens. A jamais.  Je vais les appeler et leur dire qu'on ne vient pas  souriais-je en déposant un baiser contre sa joue. Peut-être étais-ce la meilleure solution mais, alarmée par le bruit de la bécane, ma mère sortie sous le porche pour nous accueillir dans un anglais marqué par nos origines.  Désolé .... t'inquiètes pas, je vais leur dire.  soufflais-je avec un sourire qui se voulait rassurant. T'as raison, il est temps d'affronter la réalité.
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MessageSujet: Re: let's follow the lights, follow the crowd + Jude   Mar 24 Juil 2018 - 0:16

À croire qu'il y a encore du bon à trouver, au fond de son palpitant nécrosé. Il lui fait la charité en acceptant ses plans douteux – ou honore simplement cette drôle d'amitié qui les relie en un fil incertain et fragile. Jude, il n'a jamais su poser d'étiquette sur leur duo. Parfois béquille, d'autres fois, simple souffre douleur. Il est ce que son frère ne peut pas être ; facile à atteindre et à malmener, une cible de mousse qu'elle peut frapper encore et encore sans se soucier des conséquences. Et en retour, Jude, il fait claquer les mots sur sa langue et il n'est pas tendre. Il rit sur des sujets que son jumeau a toujours manipulé trop précautionneusement. Il se moque des conséquences et des maladresses, en se disant qu'un jour, si ça devient trop difficile à supporter, Gabrielle prendra la fuite. Pour l'heure, elle est toujours là et il lui est plus utile que jamais. Réplique identique d'un frère parfait, double mal copié aux pensées dissonantes. À part son physique et quelques lignes interminables de code génétique, Jude, il ne partage pas grand chose avec Julian – ou en tout cas, c'est ainsi qu'il aime voir les choses pour se sentir un peu plus unique. Pourtant, il n'a pas besoin de ça pour se démarquer ; si seulement il pouvait ouvrir les yeux là-dessus. Ça sert à rien Jude, de jouer les grands durs. T'as le cœur aussi écorché que Jules et le corps aussi cabossé. La prison n'y change rien. Tes mensonges non plus. Il se cache pourtant derrière ses répliques acides et ses aires détachés. Comme pour lui prouver quelque chose à elle, ou peut-être bien au reste du monde. Qu'il est fort, alors qu'il est aussi vulnérable qu'eux. Il retire son casque et se perd dans les syllabes de Gabi. Ton frère et moi, c'est fini. Il peine à l'avaler, ce doux mensonge. Elle l'enrobe de sourires et d'une assurance qui ne rime à rien. Il hausse les épaules. Elle n'a pas besoin de lui mentir, pas à lui. Et il n'a pas envie d'entendre ça, cette phrase laissée en suspend, cette page à moitié blanche, dans l'histoire de son frangin. « Garde ça pour les autres Gabi. » Il joue avec la visière de son casque avant de le lâcher sur la moto. D'affronter son regard creusé et les mensonges qu'elle laisse couler sur le vermillon de ses lèvres. « Il t'a dans la peau et c'est réciproque. Vous êtes trop fiers. Ou trop stupides, j'en sais rien. » Qu'il concède dans un demi-sourire. Presque sincère. Pas vraiment sérieux. Il s'inspire de sa propre expérience – celle qui lui a cramé l'âme et bousillé le système. Oh, il a aimé, Jude. Aimé à en ramper sur du verre pilé pour ses beaux sourires. Il la détaille dans un silence et se retrouve à éprouver de la pitié. Pas pour sa maladie non, pour ses erreurs de parcours et cet amour qui s'est étiolé avec les années. Jude, il oublie son envie viscérale de fuir la difficulté et la famille de Gabrielle. Mamita est sur le perron et sa voix résonne comme une invitation à une nouvelle aventure. « Ok. » Qu'il lâche dans le vide. Il ramène une mèche de la brune dans le rang, s'imprègne du rôle interdit – celui de son frère. « C'est bon, je vais jouer le jeu. Mais pas un mot à Julian. Et tu m'en dois une si ta mère tombe dans le piège. » Il passe son bras autour de sa taille et l'accompagne jusqu'à l'entrée de la demeure, aborde un grand sourire d'acteur. Il a l'habitude Jude, de se glisser dans la peau des autres. Mentir pour (sur)vivre. « Mamita, ça faisait longtemps ! » Il emprunte les traits de son frère et ses mimiques, s'approprie ses sourires et ses tics. Il fait peur Jude, par cette facilité déconcertante qu'il a à mentir sur son identité, à se déconstruire et se reformater.  

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