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 let's follow the lights, follow the crowd + Jude

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MessageSujet: let's follow the lights, follow the crowd + Jude   Jeu 17 Mai - 19:04

Les prémices de l'été se faisaient sentir dans l'atmosphère malgré la fraîcheur du ciel taciturne. Mes cernes maquillaient mon regard. Cette nuit avait été difficile. Quiconque qui savait, penserait que la maladie s'était exprimée. Qu'elle avait repris ses droits sur mon corps faiblard et pourtant, ce n'était pas le cas. Il en était la cause Mes songes s'étaient concentrés sur sa chevelure ébène. Mes doigts s'étaient crispés autour des draps vides. Il était absent et pourtant si présent. Les vestiges d'une fausse relation s'étaient emparés des battements de mon coeur comme une évidence. Et je sentais encore la lourdeur de son regard se poser sur la pulpe de mes lèvres. Malgré la légèreté de cette rencontre, mon âme s'était rapprochée de la sienne. Du moins, de ce qu'il lui restait. Le bord de mer était agité. La foule se déplaçait avec vacarme, dans une manifestation dont je n'avais aucune idée Quel jour étions nous ? Quel mois ? Quelle année ? Je n'avais plus la notion du temps. La terre s'était arrêté de tourner. Et si le monde marchait à l'envers ?  Mes cils papillonnaient vers l'écran de mon téléphone. Jude devait déjà m'attendre mais, mes jambes ne répondaient pas à l'urgence. Je voulais profiter de cette cohésion sociale. Savourer le bonheur qui perlait au bord de leurs lèvres. Ils étaient enjoués. Je voulais l'être à mon tour. Effacer le souvenir de cet instant pour reprendre mon quotidien et la boucle temporelle.  Julian n'avait pas idée des conséquences de cette rencontre. Des traces qu'il laissait sur mon palpitant. J'en venais à détester les nuances dorées, les paysages verdoyants et tout ce qui me rappelait les courbes arrondies de cette inconnue . Celle qui m'avait fait prendre conscience de notre relation. Nous n'étions qu'amis. Je n'étais qu'une amie parmi tant d'autres. Une lambda qui entre et qui sort de sa vie, aussi éphémère que les oasis du dessert. Les derniers UV se dressaient contre mon derme lorsque je vis sa silhouette. Aussi longue que la sienne. Les cheveux aussi noirs que son regard. Le même grain de beauté. Julian -  Jude. Jude - Julian. Ils étaient une copie conforme. D'un geste presque automatique, mes doigts encerclaient mes paupières pour effacer le mirage. Chuuut. Ne dis rien soufflais-je en dressant mon index contre ses lèvres. Je ne suis pas en retard. Tu es en avance. esquissais-je dans un sourire presque joviale. D'un geste vif, j'attrapais le casque qu'il tenait du bout des doigts. Si tu pensais que le coup du badboy en moto allait marcher sur moi j'enfilais le casque en redressant la visière, prenant la place du conducteur. ça ne marche pas. T'es pas mon style mais ton jumeau si. Je lui fis un clin d'oeil avant de me pencher contre sa joue, lui donnant un coup de casque en guise de bonjour. Baisse ta culotte. C'est moi qui pilote. Laisse faire les professionnels et comme pour appuyer mes propos, je baissais une dernière fois la visière en faisant gronder le moteur. Je n'avais aucune idée de ce que je faisais. J'avais parcouru les sentiers boueux d'Athènes, mais jamais pris la route avec un cylindre aussi gros. Mais je savais. Je savais qu'avec Jude j'étais en sécurité. Sous ses airs nonchalants, l'aura protecteur des Baker coulait dans ses veines.

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MessageSujet: Re: let's follow the lights, follow the crowd + Jude   Mar 22 Mai - 11:14

La silhouette nonchalante se pose contre la rambarde. Il rumine, il attend. L'attend elle. Compte les secondes qui s'égrainent et deviennent des minutes. L'obsession des chiffres est toujours là, jusque sur les aiguilles de sa montre. Il lâche un énième soupir pour quelques minutes de perdues, des secondes volées, qu'il aurait pu placer dans autre chose. Sa vision du temps a changé, avec toutes ces heures à mourir derrière les barreaux. À rêver d'une liberté dont il ne sait même plus quoi faire aujourd'hui. Un paradoxe qui le tire vers dans un gouffre fond jour après jour, alors que ses vieux démons lui tendent les bras. Ce serait facile de recommencer. De retrouver sa vie d'avant. La gloire et la couronne d'un roi aux mains sales. Un autre soupir glisse de ses lèvres et sous l'assaut brûlant des rayons solaires, il voit sa silhouette qui se détache. Trop frêle, trop douce, les yeux fatigués mais pétillant d'une malice que personne ne pourrait éteindre. Il s'apprête à dire quelque chose, lui balancer avec une acidité feinte le fond de sa pensée, mais les phalanges douces heurtent ses lèvres avant même qu'il ne puisse amorcer sa phrase. Il se perd dans son sourire et sa bonne humeur. Oublie tout le reste. Le retard et les airs fantomatiques qui collent à sa peau de poupée exotique. - Je suis totalement ton style, mais ça peut rester entre nous, je compte pas le dire à Julian. Il hausse les épaules et récupère son propre casque, avant qu'elle ne décide de le frapper à nouveau. Un rire roule jusqu'à ses lèvres et il secoue la tête. - Tu ne comptes même pas m'expliquer pourquoi t'es en retard ? Un large sourire se découpe dans ses joues et il penche la tête, prend des airs malicieux qui sous-entendent beaucoup trop de choses. - T'as des petits yeux Kostas. La nuit a été courte ? Trop curieux sans doute, comme toujours. - Comment est-ce qu'il s'appelle ? Malgré ses airs amusés, il a peur de la réponse, Jude. Peur d'entendre un autre prénom que celui de son frère. Peur qu'elle soit passée à autre chose, alors que Julian semble stagner. C'est paradoxal, parce qu'aux premiers jours, Jude était loin de la porter dans son cœur. Il la détestait pour tout ce qu'elle pouvait bien lui prendre. Tout ce qu'elle pouvait représenter, aux yeux de sa moitié d'âme. Mais il avait appris à l'accepter et à vivre avec, à l'inclure comme une constante dans la vie de son frangin. Il lui avait fait une place, même infime, dans sa propre définition de famille. C'est pour ces raisons qu'il était toujours là aujourd'hui. Qu'il continuait à espérer un peu naïvement que ce n'était pas un point final qu'elle avait laissé au bout de son histoire avec Jules, mais juste une virgule, ouverte sur un monde de possibilités. Il le sait pourtant Jude, que son frère mérite ce qui s'est passé. Mais il espère. Toujours un peu. Son regard dévie finalement sur la moto. - Allez, si ça peut te faire plaisir. Il prend ses airs détachés, comme toujours, et grimpe sur la bécane à son tour. - Ceci dit, essaye de faire attention. Je sais que ton espérance de vie est minable, mais la mienne se porte bien et j'ai encore des choses à vivre. Il n'a jamais mâché ses mots, Jude. N'a jamais eu peur de rire de la maladie. C'est peut-être bien pour cette raison qu'elle le supporte encore aujourd'hui.

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MessageSujet: Re: let's follow the lights, follow the crowd + Jude   Sam 26 Mai - 20:20

Les nuages se découpaient dans le ciel dans une danse frénétique laissant feindre un sourire sur les lèvres des riverains. Le temps fuyait. Les grains de sables s'écoulaient follement entre les parois poreuses du sablier. Je n'avais pas vu l'aiguille dans sa course folle. La notion du temps m'était devenue inconnue. Il n'y avait pas assez de secondes pour occuper mes journées. Mes nuits. Pourtant, lorsque sa silhouette m'était apparue, il n'était plus question du tic-tac. Jude paraissait intemporelle. Son regard me ramenait aux louages du passé. Ils étaient identiques, mais tellement différents. Il était l'autre moitié. Celle qui n'avait pas peur. Celle qui me faisait du bien. Il avait comprit lui. Je suis démasquée prenant des airs dramatiques, mes doigts se cramponnaient à son poignet pour ramener son allure longiligne contre mon profil  si on est dans les confidences, tu ne lui diras pas que c'est toi que j'ai toujours préféré soufflais-je dans un rire argentin. Aucune pudeur. Aucune ambiguïté. La simplicité d'une amitié. Depuis le divorce, tout semblait plus facile entre nous. Jude marchait à l'envers, semblant se soucier des sentiments de son frère après la rupture. L'échec.  Les questions s'enchainaient, il ne se laissait même pas le temps d'inspirer, d'expirer. Tu veux vraiment savoir ? demandais-je en arquant un sourcil. Je haussais les épaules en posant mon fessier sur l'assise de sa moto. J'ai eu mes règles mais j'avais plus de tampons. Alors je suis allée au magasin. Tu sais celui qui fait l'angle de ma rue. Mais ils étaient en rupture. Est-ce que t'arrives à imaginer ça ? J'hésite entre le complot étatique ou alors un dérèglement hormonal général. Heureusement, une amie m'a donné le nom. Alors en pleine nuit, j'ai rencontré une dealeuse. Elle m'a fourni ma dose. T'inquiètes pas j'ai tout ce qu'il faut  je lui fis un clin d'oeil. Il avait compris. Je ne comptais pas répondre. Je ne comptais pas lui dire que Julian était passé. Que depuis, le sommeil me manquait. Qu'il me manquait. Je me languissais de ses bras depuis qu'il avait posé ses doigts contre mon épaule, mon visage. Julian était mon fardeau. Et mes pieds s'enfonçaient depuis. J'arrive plus à avancer Jude. C'est dur sans lui. Tu le sais autant que moi  La bouche liée, l'intensité de sa curiosité s'était réfugiée dans la noirceur de ses prunelles. Il était de ceux qui n'abandonne jamais, alors je fis vrombir le moteur pour étouffer le bruit de ses pensées. Ses mots étaient crus. Étaient durs. Pourtant ils me firent sourire. Il était un des rares à ne pas considérer ma fragilité comme une fatalité. Mais plutôt comme une banalité. Avoir un lupus ? Ce n'est rien. Y'a plus grave. Il avait su gagner mon attachement par son tempérament. Ouai enfin si tu retournes pas à l'ombre  je haussais un épaule. Il n'y avait pas de tabou. Ni de rancoeur. Au fait, les Kostas sont en ville. Ils savent pas que je suis divorcée. Mamita elle a le coeur fragile et elle adore ton frère. Merci t'es le meilleur je ne lui laissais pas le temps de réfléchir, de parler que les roues défiaient déjà le bitume. Il n'avait pas le choix.  

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MessageSujet: Re: let's follow the lights, follow the crowd + Jude   

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