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 ☼ in the night ft. al&jo

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MessageSujet: ☼ in the night ft. al&jo   Mar 15 Mai - 19:50

Ce soir, Jordan avait été boire un verre en ville, dans l'un de ces nombreux pubs branchés et en même temps, simples et authentiques de la ville. L'américaine aimait passer du temps dehors, pour s'imprégner de l'ambiance de la cité anglaise. Elle aimait en sentir les odeurs, admirer chacune de ses couleurs et de ses lumières. Ce côté pierreux, historique, et puis celui plus ouvert à la modernité, au tourisme. Chaque endroit semblait se retrouver mitigé entre ses deux volontés. Celle de conserver son patrimoine historique, ce qui a fait d'elle, ce qu'elle est ; et puis cette volonté d'attirer des gens, par le spectacle, l'audace ou la chaleur. La jeune femme avait été dîné dans un Fish&Chips sur la Marina de Brighton, avant de longer la côte pour finalement finir sa soirée sur la jetée. Cet endroit était mythique et semblait exister en masse sur les réseaux sociaux. C'était dingue, ça lui rappelait beaucoup -voir énormément- la jetée de Santa Monica, chez elle, à Los Angeles. Jordan y avait passée tellement de temps sur cette jetée. Elle y retrouvait toujours ses amis, après le lycée, ou le week-end, surtout quand la fête foraine s'y installait pendant l'été. Les mouettes qui entament leur chant, le bruit de la mer, l'odeur de ses embruns, tout ici lui rappelait Los Angeles. Bon, excepté le temps, il faisait bien plus frais ici quand même. La jeune femme s'était arrêtée sur la jetée, pour profiter du coucher du soleil. Elle sortait seule, entourée d'inconnus ici, qui se retrouvaient en famille, en couple, ou autre amis. Ici, Jordan n'avait rien de tout ça. Ni famille, ni amis, ni encore moins petit-ami. Instinctivement, elle pensait à Jake. Mais elle se forçat à effacer son portrait de sa mémoire. C'était son patron, elle ne pouvait pas baver sur lui en permanence, ni espérer quoi que ce soit à chaque fois qu'elle fermait les yeux. Ce n'était plus possible de penser à lui, si souvent, et autant de fois par jour. Jordan ne comprenait pas ce qu'il se passait, c'était plus fort qu'elle et souvent, elle avait envie de marcher jusqu'à chez lui, avant de se rendre compte que c'était une idée complètement dingue. Ce soir, elle était seule, parce qu'elle l'avait choisi en quittant son pays. Elle voulait voyager, voir le monde, profiter et ça commençait par apprendre à vivre seule. Depuis son arrivée ici, elle s'en sortait plutôt bien. Il n'y avait aucun souci, aucun problème à l'horizon. Elle était parvenue à se trouver un job qui lui laisse du temps libre, et qui lui paye ses factures. Elle logeait toujours dans l'auberge de jeunesse le temps de se trouver autre chose. Elle n'avait pas été malade, pas eu de souci de vols, d'argent ou d'arnaque. Non vraiment, son voyage se passait à la perfection. Le soleil se couchait sur la mer, la jeune femme venait de se prendre une barbe à papa en guise de dessert. Dévorant le sucre rose du bout de ses doigts à présent collants, la jeune femme ne pouvait défaire son regard azur de l'étendue bleue qui se profilait sous ses yeux. La foule ne se dissipait pas, malgré la fraîcheur de la nuit, et son obscurité. Jordan traîna elle aussi, elle n'avait rien à faire d'autre. Et même si c'était... angoissant et gênant de sortir seule, dans une ville, à la vue de tous, ce n'était qu'une étape. Elle était venue ici pour voir l'Europe, voyager, et ça ne pouvait pas se produire si elle restait enfermée par peur du regard des gens. Malgré tout, la jeune femme termina sa soirée par un dernier tour de piste sur la jetée. Elle plaça ses écouteurs dans ses oreilles, son téléphone portable dans sa main et son sac sur son épaule, elle se mit en route de son logement précaire. Les rues étaient parfois agitées par quelques gens devant des pubs, qui faisaient la fête entre amis, parfois très isolées, à peine éclairées. La jeune femme observait la vie, même nocturne, qui battait sur ces pavés si froids. Avec ses écouteurs, la jeune femme ne se rendit pas compte de ce qu'il se tramait derrière elle. Un homme était en train de la suivre depuis plusieurs longues minutes, la tête cachée par sa capuche, les mains dans ses poches. Il la suivait rapidement, comme s'il s’apprêtait à faire quelque chose. Jordan n'entendait rien, elle ne se méfiait pas du tout. Lorsque l'homme lui bondit littéralement dessus, elle perdit l'équilibre. Sa cheville roula légèrement et elle ne tarda pas à se retrouver la face contre le mur, avant de finir par terre en criant de peur. L'homme se tenait à son sac, qu'il tira. La jeune femme cru que son épaule allait se décrocher avec. Elle sentait son cœur battre, elle avait peur. Elle se débarrassa de son sac, de peur que l'homme ne l’assène de coups pour qu'elle le lâche et sous ses yeux terrifiés, la jeune femme vit l'homme partir en courant, son sac à la main.

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Al Baldini

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MessageSujet: Re: ☼ in the night ft. al&jo   Mer 23 Mai - 18:39

Il avait arpenté ses terrains de chasse préférés une bonne partie de la soirée sans trouver de quoi se mettre sous la dent, l’italien. Les bars de quartiers avaient, pour la plupart, été délaissé afin de rejoindre la jetée pour profiter du vent marin qui balayait l’air. N’étant pas d’humeur à se coltiner les petites familles pseudo parfaites et les couple amoureux qui se noyaient dans les yeux de l’autre, il opta plutôt pour une terrasse où il s’installa, sa dernière lecture en main, profitant des derniers rayons du soleil de fin de journée afin de déguster un bon repas et quelques verres du meilleur vin de l’endroit. Il en avait bien besoin, de ce liquide rougeâtre, pour passer au travers des pages de ce roman infâme qu’on lui avait pourtant chaudement recommandé. Il ne cessait de prendre son crayon pour annoter les bords de page de ses remarques et ses critiques, encerclant certains passages et liant des phrases les unes aux autres dans un schéma bien complexe que lui seul parvenait à déchiffrer. Il avait une méthode de travail un peu flou, voir presque brouillon, mais elle s’était prouvée efficace par le passé et, il n’avait jamais cherché à en changer ses bonnes vieilles habitudes. Dès qu’il rentrerait chez lui, il ne lui resterait plus qu’à transcrire ça sur papier, et bien qu’il possédait un ordinateur portable des plus performants, rien n’égalant le charme de son antique machine à écrire, sa fidèle compagne des dernières années. Parlant de charme, son regard s’attarda un peu trop longtemps sur la femme de la table d’en face, alors qu’il daignait lever les yeux de sa lecture. Un peu plus âgée, un peu plus expérimentée, mais oh combien aguichante, dans sa petite robe au décolleté plongeant. Elle dut se sentir observer puisqu’elle se détourna de la conversation palpitante à laquelle elle prenant part pour poser ses yeux sur lui, avant d’afficher un sourire assumée sur ses lèvres d’un rouge presque carmin. Elle semblait être de ces créatures insatiables, méconnaissables une fois la nuit tombée, et Al ne se fia qu’à sa seule première impression pour en juger. Sortant son porte-monnaie pour payer son addition, il attrapa du même coup l’une de ses cartes d’affaires au verso de laquelle il inscrit son numéro personnel. Et alors qu’il quittait les lieux, passant à proximité de la table de la beauté sans âge, il glissa le petit carton dans la poche du manteau de la femme si subtilement que le geste passa inaperçu aux yeux des autres convives. Le clin d’œil malicieux de cette dernière, pourtant, lui confirma qu’il avait visé juste. D’ici vingt-quatre, il aurait assurément de ses nouvelles, et dans son idéal, peut-être l’aurait-il même déjà mise dans son lit. Ce soir-là, Al rentrait bredouille, mais il n’avait pas tout perdu : son piège s’était refermé sur une énième victime et il saurait bien patienter quelques heures afin de savourer de goûter. Le portable dans sa poche se mit à vibrer, et alors qu’il continuait à marcher en direction de son appartement, à quelques pâtés de maison, il agrippa l’appareil afin d’y lire le message fraichement reçu. Un large sourire étira ses lèvres, devant l’étendu du texte qui apparaissait à l’écran. Son poisson avait définitivement mordu à l’hameçon, mais bien trop rapidement à son goût. Ça en devenait presque facile, tout à coup, et Al soupira avant de ranger le téléphone, au moment même où des hurlements fendirent le silence. L’italien s’arrêta nette dans sa marche, observant avec un certain scepticisme les environs, avant de capter quelques gestes maladroits, à quelques mètres devant lui. Un homme prenait déjà le large en courant comme un demeuré, son butin bien en main, alors qu’il laissait derrière lui une pauvre demoiselle en détresse. De par sa grandeur d’âme (ahem), le critique se sentit l’obligation de se porter au secours de cette dernière, et il s’en approcha, jugeant de la situation d’un œil attentif. – Si vous vouliez faire le trottoir, vous ne vous y prenez pas du tout de la bonne manière. – balança-t-il à la femme, de but en blanc. Toujours aussi charmant, ce Baldini. – Pardonnez-moi, il s’agit d’une blague de très mauvais goût. – Ce l’était, effectivement, mais rarement l’homme se confondait-il en excuse pour une simple remarque de la sorte. Il tentait simplement de mettre en confiance l’inconnue, tout en désamorçant tout le sérieux et la gravité de cette fâcheuse position dans laquelle elle se trouvait. – Puis-je vous offrir un peu d'aide, peut-être? – lui demanda-t-il, avant de tendre l’une des siennes en sa direction. Libre à elle de la prendre ou de la laisser. Il n’était pas du genre à se vexer pour si peu.

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[ al ] i have this weird self-esteem issue where i hate myself but i still think that i'm better than everyone else.

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MessageSujet: Re: ☼ in the night ft. al&jo   Jeu 24 Mai - 9:57

L'homme était en train de partir en courant. Jordan était à l'ouest, le choc de son crâne contre le mur de pierres avait eu raison d'elle. Sa cheville également la faisait souffrir. Si bien qu'elle ne tarda pas à tomber sur le sol -se pétant les genoux au passage. Elle vit l'homme s'enfuir avec son sac au bout de la rue, contourner le paté de maison et disparaître. Putain. Elle ne réalisait pas vraiment ce qu'il venait de se passer, on venait vraiment de la pousser contre un mur, de la faire tomber comme une merde, pour un sac de merde ? Elle était dégoûtée, heureusement pour elle, elle tenait son portable à la main, mais tous ses papiers, son argent, ses documents de l'ambassade... tout était toujours avec elle, dans son sac, n'ayant pas confiance de les laisser à l'auberge de jeunesse. « Putain » murmura t-elle alors qu'un autre jeune homme arriva près d'elle. Il commença par une blague. Jordan rigola légèrement avant d'ajouter, tout en regardant sa cheville « au moins j'suis allongée, j'gagne du temps » avant que sa main ne vienne toucher son front. Elle avait terriblement mal, comme si son cerveau avait cogné contre chaque parois de sa boîte crânienne. Elle avait mal à la tête comme ces migraines qui nous forcent à maintenir les yeux clos. Du bout des doigts, sur son front, elle sentie la formation d'une bosse, une grosse bosse. Alors ça, vous pouvez être sûrs que ça allait se transformer en bleu bien dégueulasse de femme battue. Super. La jeune femme soupira et tout de même, fut contente de ne pas y voir de sang. L'homme s'excusa de sa blague. Jordan ne voyait pas vraiment son visage, il était dans le contrejour du lampadaire juste à côté. Elle ne voyait que sa silhouette, qui se dessinait dans le noir. Il venait donc de s'excuser, pourquoi ? La blague apparemment. Jordan ne lui en tenait absolument pas rigueur, au contraire. « J'crois qu'il n'y avait pas mieux qu'une blague pour cet instant magique d'élégance, au contraire » plaisanta t-elle. Finalement, il lui proposa de l'aider. Sa main se tendit vers elle et très vite, la jolie blonde répondit « oui avec plaisir, merci » alors qu'elle s'accrochait à la main de ce type pour prendre appuis. S'aidant de son autre main sur le mur en pierre -qui lui écorcha la moitié de la paume- la jeune américaine commença à retrouver sa verticalité. Elle ne s'empêcha pas de dire « j'vais perdre des clients maintenant que la marchandise est cassée » en lien avec la blague de l'étranger de tout à l'heure. Clairement, autant rire de la situation, parce que si elle repense au fait qu'elle vient de tout perdre là, maintenant, elle va se mettre à chialer. La jeune femme étant debout, elle se tenait sur une seule cheville. Elle passa sa main dans ses cheveux pour les dégager de son visage et pu observer le type qui venait de l'aider. Il n'était pas dégueulasse. Puis, elle se tourna vers l'endroit où le voleur était partit, elle ne reverrait donc plus jamais ses affaires ? « Je viens de réaliser que je n'ai plus rien » balança t-elle alors, en parlant de son sac. Mais le type allait juste la prendre pour une tordue de sa génération. Il ignorait qu'elle était étrangère -à moins que ça ne s'entende- et qu'elle venait vraiment de tout perdre. Il allait croire à une expression, tout simplement. Jordan était perdue, à l'autre bout du monde, sans personne, sans argent, sans rien. Qu'est-ce qu'elle pouvait faire ? Vers où aller pour demander de l'aide ? La police, ou l'Ambassade ? Faudrait-il aller à Londres ? Comment allait-elle faire sans argent ? La jeune femme soupira, passant une main sur son visage et reposant son équilibre contre le mur derrière. Qu'est-ce qu'elle allait faire ?

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