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 better call alex. (ferguson)

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MessageSujet: better call alex. (ferguson)   Lun 14 Mai - 23:08

Le père de Neal avait toujours été son héros, une figure paternelle invincible et inébranlable, jusqu'à ce qu'il développe les premiers symptômes de sa maladie. Jour après jour, les symptômes s'aggravaient et se multipliaient, Neal redoutait le jour où il perdrait totalement son autonomie. Toutefois, il demandait déjà une attention constante de la part de ses proches. Aujourd'hui, son père avait décidé de se rendre dans son cabinet d'avocats pour se tenir au courant des affaires, bien qu'il n'exerçait plus depuis un moment déjà, ses troubles de l'élocution et pertes de mémoire avaient rendu impossible l'exercice de son métier. Son père n'était plus que l'ombre de l'homme qu'il avait été, mais il se raccrochait à son cabinet, la réussite de sa vie. Neal avait pour mission de servir de chauffeur à son père pour le ramener chez lui, l'enseignant s'attendait déjà à une résistance de sa part. En entrant dans les locaux, Neal est obligé de sourire en voyant le nom Baxter en grandes lettres à l'entrée. C'était sans doute ici que Neal aurait travaillé s'il avait poursuivi la même voie que son père en devenant avocat, mais il en avait décidé autrement, en faisant le choix du coeur plutôt que du porte-monnaie. Il allait marcher droit vers le bureau de son père, quand il aperçoit une autre silhouette familière. « Alex ! ». Cela lui faisait toujours plaisir de tomber sur un visage familier, Alex était l'un des seuls avec qui il avait gardé le contact depuis l'université. Même si son père ne l'avait jamais dit, Neal se doutait qu'il représentait un peu le fils qu'il aurait aimé avoir. Alex en imposait tout de suite en tant qu'avocat. Il avait réussi sa vie professionnellement, il était marié à une femme magnifique, puis il avait gagné le respect de son père. « Comment ça va ? ». Neal se demandait comment les autres avocats du cabinet pouvaient bien vivre la déchéance de celui qui l'avait fondé plusieurs dizaines d'années auparavant. Son père autrefois si brillant avait désormais du mal avec les tâches les plus ordinaires de la vie quotidienne. Il s'acharnait à venir au travail, alors qu'il n'était plus apte à être avocat. Neal assistait impuissant, avec la peur au ventre que ce soit bientôt son tour. « Il vous a pas trop embêté ? ». Neal comptait pour son amitié avec Alex pour obtenir une réponse honnête.

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MessageSujet: Re: better call alex. (ferguson)   Mar 15 Mai - 15:50

Les dossiers s’empilaient sur le bureau. Je m’arrêtais un instant, les yeux fixés sur les cadrans de l’horloge. Un travail acharné, une passion brûlante - qui avait dévoré mon mariage. Ce cabinet était mon havre de paix. L’accomplissement de mes rêves d’enfants, de ces années à regarder le ciel à travers le vasistas de la grange. L’argent avait une couleur étrange, une saveur amère. Je pouvais aider maman, à présent. Subvenir aux besoins de l’auberge et ceux de mon frère. Pourtant, le vice se faufilait dans mon esprit. Il fallait toujours plus. Toujours trop. Mes prunelles enlaçaient l’écriture. Chaque plaidoirie était différente. Chaque combat avait ses armes et ses arguments. Je plissais le front en griffonnant sur mon carnet de notes. Les heures s’alanguissaient sur les murs, sans que je ne puisse réellement sentir l’usure du temps - sans que je ne puisse honorer mes promesses. Lisa devait encore attendre. Mais je n’avais pas changé. Je ne changeais jamais. Pas lorsque l’amour ne suffisait pas à nourrir mon coeur. Je soupirais en me redressant sur mon siège. J’esquissais quelques pas dans le vestibule avant de pousser la porte. Mes semelles enlaçaient le sol, glissant dans une harmonie parfaite entre les couloirs. Je les connaissais tous, ces avocats, ces stagiaires et ces secrétaires. Ils hochaient la tête en me souriant, en adressant une salutation respectueuse au nouvel associé de la firme. Un honneur fade, qui se distillait dans mes veines au fur et à mesure que je traversais le corridor. Le pourcentage n’était qu’un chiffre. Il ne comblait pas le vide, ni les chagrins qui s’encraient dans ma chair. Elle m’avait trompé. Je ne le supportais pas. S’agissait-il de vanité ou d’amour ? Je l’ignorais complètement. Je pinçais les lèvres en m’arrêtant dans la cuisine. Je me servis une tasse de café et m’apprêtait à retourner à mes réflexions, lorsque la voix familière de Neal me happa de mes pensées. Je me tournais avec un sourire chaleureux. Nous étions amis depuis une éternité. Probablement, était-il le premier véritable lien que j’avais réussi à tisser en ville. Moi, gamin issu de la cambrousse, un sac usé dans le dos, et une odeur ronce de bétail dans les vêtements. J’acquiesçais en une accolade. « Hey, Neal. On fait aller et toi ? » Je comprenais son inquiétude. Certains jours, je la ressentais aussi. Baxter n’était pas qu’un nom qu’on inscrivait sur la porte. C’était le fondateur, le mentor - le héros qui m’avait poussé au-delà de mes rêves. Mon père était parti et j’avais vu en lui, un modèle. Une étoile filante qui se perdait dans l’infinité obscure. Sa maladie n’était pas un secret. Les problèmes d’élocution et de concentration. Je soupirais en hochant la tête. « C’est chez lui. Il n’embête personne. Tu sais, je le retrouve parfois quand il se tient dans le hall et qu’il se penche vers le standard - ça fait plaisir de l’avoir ici. » Affirmai-je en l’invitant à me suivre. Je lui indiquais les fauteuils dans la salle d’attente. « Alors, les gosses ? » Je ne posais jamais la question. Mais depuis que le sujet avait été abordé avec Lisa, je n’arrivais pas à penser à autre chose. A un éventuel enfant. Au changement. Nous n’étions pas prêt. Et pourtant, mes émotions étaient un supplice pour mon esprit.  

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(tell me again was it love at first sight when i walked by and you caught my eye. didn't you know love could shine this bright?)
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better call alex. (ferguson)
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