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 promises we never meant + gabi

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MessageSujet: promises we never meant + gabi   Dim 13 Mai - 14:28

L’écume de la mer était encombrée par les souvenirs. Je me redressais au milieu de la plage. Mes yeux cherchaient la clarté de l’eau, là ou j’avais laissé mon coeur aux chants des sirènes. Une poitrine creuse, vide de toute émotion depuis que mes doigts avaient signé les papiers du divorce. Les images se faufilaient entre les silhouettes rassemblées sur la jetée, cassées, fracturées, par les vacillements du soleil sur l’horizon. Un millier de teintes différentes - et jamais assez de contraste. Jamais assez de passion. Je plissais la bouche en avançant vers le ressac. Mes orteils se tortillaient dans le sable, assaillis par les piqures des galets et les vestiges de mon ivresse. La nuit avait été longue, floue. Je soupirais en avalant une bouffée de tabac. Les cendres de la cigarette tourbillonnaient autour de ma conscience, me ramenant vers les rives de Herefordshire à l’ouest du Royaume-Uni - à cette première rencontre et aux centaines qui avaient suivis. Je me tournais lentement. Sa boutique surplombait l’allée. Je l’avais aperçu - j’avais senti l’odeur de ses aromates et de ses mélanges épicés. Gabrielle se murmurait tel un écho dans ma mémoire. Un parfum de divinité, rongé par les vices d’un monde terrestre. Nos échecs étaient une forme différente d’amour, une torture incessante qui nous capturait dans les routines médicales d’une atteinte compliquée. Lupus, un loup mystérieux. Un assassin qui dévorait sa chair et ses organes. Je déglutis en effleurant les reliefs des vagues. La mousse m’appelait vers le fond de l’océan mais je demeurais intacte entre les passants. Je comptais ses respirations dans le vent, comme s’il était possible de veiller sur elle à distance - de contenir notre amitié dans une éprouvette et d’y poser le nom amour. Je me détournais vers le ponton. Les marches chancelaient sous mes pieds, me portant, comme par magie, jusqu’aux méandres du temps. Je n’étais qu’un automate. Une forme robotisée, traversant les longues distances qui séparaient les ruelles de Brighton. Ma gorge était sèche et pleine de vanité. Les mots se décortiquaient sur mes cordes vocales sans jamais se prononcer - sans excuser mes comportements. Parce que tout semblait légitime. Tout semblait normal. L’aimer. La chérir. La tromper. J’étais né, égoïste. J’étais né, fou à lier. Les façades des bâtiments défilaient sous mes prunelles. Je souriais face aux vitrines, exhalant mes charmes et ma bonne humeur face aux magasins. Parce qu’il suffisait d’un effort pour se convaincre que tout allait bien, pour forcer le bonheur. Je m’arrêtais devant l’insigne. Les vapeurs boisées de patchouli et de fleurs séchées se confondaient dans mon esprit. J’avais l’impression d’avoir vécu mille fois. De l’avoir salué - étreint et embrassé mais Gabi n’était qu’un mirage dans ma tête. Un fantôme qui se distillait dans mes veines. Ses baisers m’avaient déserté, ne laissant qu’une traînée poudreuse sur ma peau. Je pensais vivre sans elle, mais je ne faisais qu’exister entre les courbes vénales des autres. Je m’émancipais pour une fraction de plaisir. Pour un peu de sex et de dépravation. Hélas, c’était ça l’aventure. C’était ça la conséquence de mon adultère. Une liberté si grande qu’elle m’engloutissait complètement. Une aventure si vaste, que j’en perdais l’équilibre et les notions de vérités. Je poussais la porte du magasin. Les rangées de parfums se chevauchaient dans mon esprit. Mon pouce effleurait les fioles et les pétales de roses. Je retrouvais la chaleur de ses bras dans les élixirs de ses parfums. Mon coeur s’accélérait, jaillissant des profondeurs de l’océan, simplement pour un instant. Et dès que je la voyais, il s’arrachait à nouveau pour retourner entre les mailles des sirènes. Je la fixais avec étrangeté, un sourire mutin et des étincelles dans les yeux. «T'es si belle, tu t’es fais refaire la bouche ? T'aurais dû y penser quand je pouvais encore profiter. » Je me moquais pour justifier mon regard. Pour expliquer cette insistance entre mes paupières. « Je passais dans le coin. » J’esquissais un pas alors que j’aurais voulu en esquisser deux. La guerre ne m’avait pas changé. Les horreurs des autres et leurs conflits ne m’avaient pas brisé. Je savais qu’il fallait le sacrifice pour lutter. Pour s’extraire de la marge et de l’injustice. Et pourtant, là, face au regard ambré de mon ex femme, j’étais démuni. Je me sentais humain.

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MessageSujet: Re: promises we never meant + gabi   Dim 13 Mai - 18:25

L'or se couchait sur l'immensité agitée. Je pris quelques secondes, un instant pour apprécier les couleurs se déchirer dans le ciel. Les astres s'allumaient peu à peu dans le ciel. Pas assez brillants, il suffisait de se concentrer pour les apercevoir. Mon coeur résonnait toujours autant à cette heure-ci, devant la beauté de ce spectacle. L'air marin venait jusqu'à mon nez pour étirer un sourire sur la commissure de mes lèvres. J'oubliais tout. La Grèce. Lupo. L'absence. Le manque. Son manque. Lorsque son image se dressa sous mes paupières, mes articulations se crispèrent. Je ne voulais pas penser à ce passé artificiel. J'enviais les âmes vagabondes. Celles qui arrivaient à survoler la vie sans attaches et sans peines. Mais cela les rendaient-elles humaines ? N'est-ce pas ça l'essence même de l'humanité. Ressentir. Souffrir. Aimer ?  La palette de sentiment était bien trop large pour vouloir annihiler ses sentiments. Tout à coup, le vent vint soulever les rideaux avec une force qui me surpris. Les éléments se déchainaient subitement. L'annonce d'une mauvaise nouvelle. L'échantillon glissait de mes mains pour se répandre sur le bois. Aussitôt, la matière absorba le liquide pour étancher sa soif. Dans un soupire, je me redressais pour fermer la fenêtre et ramasser les morceaux de verre. Il fallait tout recommencer, mais je n'avais plus le courage pour ce soir. Le sang roulait contre ma main et pourtant je m'arrêtais. J'étais fascinée par l'intensité de cette couleur. Le rouge. La passion Les gouttes tombaient au sol dans un rythme qui se voulait léger. Dans une douce mélodie qui accompagnait le clapotement de la pluie, puis, le tintement des coquillage vint rompre le silence. Je n'avais pas besoin de lever la tête pour savoir qui était entré. Malgré les milliers d'odeurs qui dansaient dans cette boutique, je pouvais reconnaître la sienne. Celle qui hantait encore mes souvenirs. Chaque odeur avait une trace. Une signature. La sienne était un mélange parfait entre la force et la solitude, avec un soupçon de soleil lorsqu'il se déplaçait. Un aura rougeâtre sillonnait ses pas. Très léger. Presque insoupçonnable. Julian ne portait pas le fardeau de ses expériences sur le visage. Il avait cette capacité à vivre le moment présent sans se faire enchainer par les images du passé. J'appréciais sa capacité à vivre ainsi. A être imperméable. «T'es si belle, tu t’es fais refaire la bouche ? T'aurais dû y penser quand je pouvais encore profiter. » Je me redressais en passant ma main dans mon dos pour lui cacher la blessure. C'était idiot. Julian était habitué. Ce n'était qu'un bobo. Pourtant, encore aujourd'hui, je voulais fuir son inquiétude. Je haussais les épaules avant de répondre, un sourire amusé sur les lèvres.  Parait que c'est ce que les femmes aiment soufflais-je dans un clin d'oeil. Tout était facile en sa présence. Rattraper le temps. Se raccrocher à notre amitié comme ci de rien était. Le sablier avait eu le temps de faire des allés-retour avant que nous nous rencontrions à nouveau, mais il n'avait pas changé. Il fit le premier pas. je fis le deuxième. La distance se réduisait sous nos chaussures avec une timidité enfantine qui ne nous ressemblait pas. « Je passais dans le coin. »   je hochais la tête en faisant le troisième pas. Et juste par hasard je suppose. C'est dommage, j'aurais pu te manquer   je haussais les épaules en lui jetant un torchon en plein visage, rieuse. Le visage coloré par les pigments de couleurs,  je ressentais depuis qu'il avait passé le pas de la porte. Je ne voulais plus être une âme vagabonde.  Y'a pas longtemps j'ai lu un de tes articles. Il passait dans le coin lui aussi . T'écris toujours aussi mal t'écris toujours aussi bien. J'ai pleuré devant l'horreur et la véracité de tes récits. J'ai eu peur pour toi.  

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MessageSujet: Re: promises we never meant + gabi   Dim 13 Mai - 22:02

Mon coeur s’arrêtait entre ses lèvres. Suspendu, perché - émerveillé par la douceur charnue de sa bouche qui oscillait dans la lumière du magasin. Allait-elle me quitter à nouveau et laisser l’alliance sur la table de chevet ? Etait-ce là, l’aboutissement de notre histoire étrange ? Cette amitié hybride - déformée par les vices de l’humanité et les besoins du corps. L’envie se consumait dans mon ventre. Celle de l’étreindre, de l’étouffer dans les draps. Mes yeux la juchaient dans le moindre détail, ébahis par la beauté et les réminiscences de notre mariage. Gabrielle était trop malade pour rester. Et j’étais trop con pour supporter. Pour la soutenir pour toujours. Mon esprit s’éveillait dans la liberté, dans une dimension parallèle, entre la vie et la mort. J’existais entre les landes verdoyantes d’Angleterre et les sables mouvants d’Afghanistan. Deux réalités qui s’opposaient dans ma tête. Deux lignes qui se chevauchaient dans le sang. Je haussais les épaules en esquissant les pas manquants. La distance se réduisait  - la collision devenait imminente. Je ne savais plus comment la prendre, maintenant. Dans les bras. Dans le coeur. Ou simplement dans le silence. Le divorce déchirait les liens. Il se dressait entre nous, entre notre complicité. Mon souffle se perdait dans les effluves boisées qui surgissaient de la fiole. Je humais les saveurs contraires des aromates, ces mélanges compliqués d’épices et d’élixir. Son univers était inatteignable - incertain. Il suffisait que je l’embrasse à nouveau. Il suffisait d’un effleurement pour rompre le charme. Et pourtant, les symptômes d’une vie ennuyeuse et lasse apparaissaient. La peur de la protéger - la pitié qui ternissait l’amour. Je me demandais parfois. Pourquoi l’avais-je épousé ? Pourquoi avais-je laissé le sol écorcher mon genou et mes désillusions ? J’avais passé des semaines à choisir la bague idéale. Un saphir au bleu transparent, reflétant les louanges de la mer et l’infinité divine de ces océans qu’elle chérissait tant. Ici ou ailleurs. A Brighton, ou sur les rives d’Athènes. J’aurais voulu l’emmener avec moi. La plier dans mes bagages et garder ses sourires dans mes vêtements. Mais elle était trop occupée à suffoquer dans les lits d’hôpitaux. Elle luttait contre les démons internes. J’hésitais à la toucher - à établir le premier contact. Mon rire fusait dans la pièce, retentissant avec puissance dans ma gorge. Elle me rendait heureux, l’idiote. Elle me faisait pousser des ailes, et me contraignait à rester au sol. Gabi, pourquoi t’es née comme ça ? Son lupus était un affront. Une épée au dessus de ma tête. «Oh non. Je ne survivrais pas dans un monde ou tu es lesbienne. J’ai encore espoir que pendant les grandes occasions déprimantes, tu viennes me supplier pour un orgasme. » Un clin d’oeil taquin et ce charme que je déversais sur son visage. Je voulais la séduire encore - garder cette impulsion dangereuse, l’étincelle affamée qui brûlait dans ma poitrine. Parce que sans elle, j’étais vide. Je n’étais qu’un dragueur qui écumait les bars de la ville à la recherche de compagnie. « Je suppose que depuis que tu es partie, c’est la chute. » Mes doigts glissaient sur son coude. J’attrapais son poignet sans remarquer la tâche de sang. Sans réaliser que la plaie s’étendait sur ma main. Peut-être que ma vision était obscurci par les vestiges de l’alcool. Peut-être que ma présence, ici, n’était qu’un mirage d’ivrogne. « Viens dîner avec moi au moins une fois. Je t’expliquerais mieux les articles et les horreurs de la-bas. Et si tu as pitié et que je suis sobre, je pourrais t’avouer que tu me manques.» Mes prunelles roulaient sur nos doigts enlacés - un pacte secret, globule rouge contre épiderme. Je souris en fixant son entaille. La réalité me rattrapait. Et toutes les peurs. Toutes les voix qui hurlaient de courir. « Tu te blesses toujours. » Marmonnai-je en posant un mouchoir sur sa blessure. J’aurais voulu l’aider - prendre la douleur et la laisser envahir ma poitrine. Mais de toutes les tragédies du monde, Gabrielle était la pire. Je m’éloignais en souriant. « T’as des pansements quelque part ? » L’émotion enserrait ses étaux autour de ma conscience. Et plus je m’enfermais dans le sentiment, plus je réalisais que je n’avais jamais quitté le pièce. J’étais condamné à être là pour l’accompagner dans ses danses macabres. Pour le meilleur, et surtout pour le pire.

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MessageSujet: Re: promises we never meant + gabi   Dim 13 Mai - 23:18

La terre s'était arrêtée de tourner. Ou alors, elle tournait de plus en plus vite. Le temps, l'espace n'existait plus lorsqu'il était dans les parages. Julian avait cette façon bien à lui d'aspirer toutes mes pensées. Son aura était aussi scintillant que le soleil. Et je  me suis brulée les ailes à vouloir trop t'approcher Son odeur m'étouffait. Elle se faufilait dans les fibres de mes vêtements, dans les pores de ma peau pour ne plus me quitter. Il n'y avait plus qu'elle. Celle qui m'avait rendu heureuse fut un temps. Parce que tout était différent sous la lueur de son regard, lorsqu'elle se posait sur mon visage. Jamais je n'avais été intimidée par la noirceur de ses iris. Au contraire. J'aimais les affronter. Combien de fois nous étions nous défiés ? Si tu baisses les yeux, tu seras mon esclaves pour la soirée. Mais, il n'y avait pas que des bons souvenirs. Il y avait les autres aussi. Cette blonde. Ce pub. La pluie qui avait roulé sur mon corps une nuit durant, le froid qui s'était abbatiat sur mes os, les pieds frôlant à peine le bitume et les genoux boueux une fois arrivée devant les portes de notre histoire. La bague avait serré mon index avec une telle force, qu'il m'avait semblé inévitable d'enlever l'anneau. Et pourtant, je n'arrivais pas à effacer ce sourire idiot qui s'était accroché sur mes lèvres. Deux idiots. Oh non. Je ne survivrais pas dans un monde ou tu es lesbienne. J’ai encore espoir que pendant les grandes occasions déprimantes, tu viennes me supplier pour un orgasme. » les souvenirs se languissaient sous ma poitrine. Son charme était intemporelle. Il me ravissait à chaque instant. J'approchais à nouveau afin de poser ma main sur sa joue pour la caresser une fraction de seconde, jusqu'à ce que mes lèvres rencontrent son oreille. Oh cutie, pour supplier encore faudrait-il que je m'en souvienne  je riais contre son oreille. Ce n'était que taquinerie. Mon corps se souvenait encore et mon coeur avait imprimé son tempo. Comme une évidence  Mais le souvenir d'un amour passé n'était pas suffisant. Il avait été mon ami, mon amant, mon mari, pour devenir un étranger du jour au lendemain. Et même si j'avais pris la décision, son absence empoisonnait mon esprit. « Je suppose que depuis que tu es partie, c’est la chute. » du bout des cils, je suivais ses doigts glisser contre mon derme. Il dessinait des sillons de frissons à chacun de ses passages.  Ne tombe pas trop bas, ça m'obligerais à te relever   je lui offris un petit sourire. C'est ce qu'il avait fait. Il m'avait redressé à chaque chute, essuyé mon front à chaque fièvre, sans ciller, sans se plaindre. Le silence avait été notre chute. Un dernier pas. J'avais besoin de cette promiscuité. Je voulais être saoule en respirant son haleine alcoolisée. Fais-moi goûter. « Viens dîner avec moi au moins une fois. Je t’expliquerais mieux les articles et les horreurs de la-bas. Et si tu as pitié et que je suis sobre, je pourrais t’avouer que tu me manques.» Et je n'osais pas le regarder à cet instant. Je ne voulais pas que la flamme de l'espoir s'embrase. Alors, on a de la chance que tu sois bourré Doucement, je serrais ses doigts entre les miens jusqu'à les lâcher subitement à ses mots. « Tu te blesses toujours. T’as des pansements quelque part ? » d'un haussement d'épaule, je m'approchais de l'évier laissant l'eau laver mes pêchers. C'est pas moi cette fois, c'est le vent. Il m'a prévenu que tu arrivé. J'aurais dû fuir. D'un geste vif et fier, je tirais du bout des dents le papier autocollant pour enrouler le pansement autour de mon doigt.  Emmène-moi diner maintenant soufflais-je en m'adossant contre le plan de travail. J'ai faim pour toi. J'ai faim de tes histoires et de ta présence. Me laisse pas pour les dunes dorées  

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MessageSujet: Re: promises we never meant + gabi   Lun 14 Mai - 0:35

Le vide enlaçait mes poumons. Pendant des années, j’avais humé les encens et les vapeurs de myrrhe. Mon corps s’était habitué aux souffles aromatiques, aux promesses qui fluctuaient dans le vent. Un éveil émotionnel, presque érotique. Je me souvenais des feuilles séchées, des graines de jaoui qui se mélangeaient à la résine. Je revenais en arrière, au sein de ses étreintes et de ses murmures. Ma main épongeait la sueur, bien avant qu’elle ne se transforme en fièvre. Bien avant les premiers signes de la maladie. Je n’aurais jamais cessé de l’aimer si nos esprits avaient demeurés sains - nettoyés de tous les vices. Et pourtant, je faiblissais. Ma volonté s’égosillait au milieu des vagues, hurlant à la mort face aux tentations de la vie. Je voulais ma liberté. Je l’avais attrapé de toutes mes forces. Je vivais dans l’extase de ces moments de perditions, le coeur évadé - chavirant dans les hautes lumières d’un ciel sans lendemain. Et malgré l’absence de l’alliance, la promesse était encore là. Elle me ramenait vers Gabrielle et ses sourires mélancoliques. La plus belle femme au monde. La plus courageuse et la plus forte. Ses lèvres effleuraient mon oreille avec une naïveté juvénile. Comme si elle ne redoutait pas mes réactions et mes excuses. Ma main se posait sur sa hanche, prête à la faire vaciller sur le comptoir. Je voulais bousculer nos univers éloignés et connaître le choc. Mais la peur me paralysait. Et l’ivresse m’ôtait la précisions. Je n’étais qu’une marionnette, chancelant entre ses doigts. Un esprit volatile, qui flottait en dehors de son éprouvette. «Je peux te rappeler maintenant. » Le jeu reprenait toujours, avec cette intensité malsaine qui nous avait conduit à l’autel. Je souris en penchant le visage à mon tour, effleurant sa peau et ses grimaces. Joue contre joue, peine contre peine, nos dermes se tortillaient dans l’ombre du magasin. Je soufflais dans ses cheveux afin relâcher les pression accumulée dans mon ventre. J’en avais envie - avec elle, avec toutes les autres. C’était ma seule consolation. « Fais moi boire encore. Profite en pour préserver les apparences. Ce serait ridicule que je drague mon ex femme. » Je riais en soutenant son regard. Nos prunelles s’épousaient, mille fois. Je ne pouvais pas le nier - ni lui mentir. Il y avait encore de l’affection en moi. Un respect terni par une seule nuit d’adultère et une myriade de souvenirs recomposées. Je hochais la tête en prenant sa main. « Tout de suite.» Elle fermait le magasin pour me suivre dans une échappée diurne. Je rirais en traversant le vestibule, les doigts crispées contre sa main et son pansement. « Je sais plus où je voulais t’emmener, alors on va marcher jusqu’à ce que je trouve. » Les effluves de l’alcool coloraient mon haleine. Une nuance d’éthanol qui embrasait mes poumons et mon coeur. Je posais un pouce sur son menton. «Tu veux bien être mon amie, encore ? Promis cette fois je te marie pas. » Sifflai-je en déposant un baiser sur sa joue. Puis un autre sur son arcade sourcilière. Je m’éloignais de sa bouche, des reliefs charnues de ses lèvres rosées. Parce que je savais que l’étreinte n’était pas éphémère. Le premier contact, était électrisant.

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MessageSujet: Re: promises we never meant + gabi   Mar 15 Mai - 20:09

Le temps se transformait. Les éléments se déchainaient, ils s'accordaient avec nos émotions. Nos retrouvailles. Lorsque je croisais son regard, les aiguilles cessaient de tourner. Il n'y avait plus de secondes, de minutes, d'heures. L'infini se dressait entre ses cils comme une évidence. Une fatalité. Mon cerveau se dressait contre l'attachement qui nous liait. Pourquoi t'es entré? Dans un soupire lasse, je m'approchais. Contrainte par mes sentiments passés. La froideur de mon souffle se heurtait contre la chaleur de sa peau. T'es ma faiblesse. Mais je jure les dieux que je n'ai pas besoin de toi Il transpirait l'alcool. Je reniflais dans l'espoir d'être aussi saoule que lui. De trouver le courage de le repousser.  «Je peux te rappeler maintenant. »  Ses doigts se crispaient contre ma hanche avec une ferveur déroutante. Son contact était une drogue. Un poison. Sa barbe hirsute caressait mon visage avec la violence d'un rasoir.  Tu piques ... soufflais-je avec mélodie. Continus. Il s'avait. Il s'avait mes préférences. Prise dans l'euphorie du moment, un soupçon de lucidité me traversait. Assez vif pour que je m'éloigne. C'était bien plus sage. J'adulais autant que je détestais ce moment. Je revoyais son sourire. Celui qu'il avait dans l'obscurité de ce bar. Les doigts poisseux par l'alcool. Le corps ébahit par la tentation. Il avait cédé. Ses lèvres. Mes lèvres, avaient touchés celle d'une autre et son corps avait dansé pour l'inconnue « Fais moi boire encore. Profite en pour préserver les apparences. Ce serait ridicule que je drague mon ex femme. » Je me pinçais les lèvres à l'échos de sa voix. Ridicule. Notre attachement est-il si ridicule que ça ? C'est de ça dont tu as besoin maintenant ? Boire pour draguer ? je haussais une épaule en m'éloignant vers l'évier nargueuse Pourquoi t'as mis autant de temps à venir ? T'as besoin de boire pour pouvoir me prendre dans tes bras ? Je le détestais pour m'avoir laissé dans l'attente. M'avoir fait porter le voile du deuil alors que nous étions divorcés. L'encre avait coloré de mille et une couleur les pages monochromes de notre histoire. Celles que nous n'avions pas écrites. Celles qui ne nous appartenait pas, plus. Notre rupture avait été silencieuse. Respectueuse, puisque évidente. J'observais les voiles s'envoler avec la force du vent pour ne pas regarder son reflet dans les vitres. C'est pas grave Gabi. T'es heureuse maintenant. T'as réussi.  Je serrais les dents sous les picotements, laissant l'hémoglobine s'évader entre les siphons jusqu'à ce que sa main vienne prendre la mienne. J'esquissais un léger sourire, fataliste, en sentant ses griffes se refermaient contre ma paume. Parce que je n'avais pas le choix et je ne voulais pas l'avoir. «Tu veux bien être mon amie, encore ? Promis cette fois je te marie pas. » L'averse était passé, laissant les dernières larmes de Zeus devenir les miennes. Je n'avais plus la force de ressentir pour lui, même sous la tendresse de ses gestes. La brutalité de ses paroles.  ... Je suis plutôt pas mal en robe. Tu crois que tu vas y arriver cette fois ?   ou tu vas encore fuir, me laissant juste le souvenir de ton absence Je profitais du contact de ses lèvres avant de m'évader.  Je suis toujours la même Julian. T'es pas prêt à le supporter. Mais c'est pas grave. Pas pour ce soir. Profitons de ce qu'on nous offre soufflais-je en me lovant contre son bras. Il n'avait aucune idée. Aucune idée de la cicatrice qui brulait contre mes reins. Priam m'avait fait le plus beau des cadeaux. Il m'avait offert du réconfort. Du répits. Son rein.  Parle-moi de toi. Qu'est ce que tu deviens ?   Jude m'a dit, mais c'est différent quand c'est toi qui raconte.

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MessageSujet: Re: promises we never meant + gabi   Mar 15 Mai - 21:47

Sa bouche ondulait entre les voiles du magasin. Je m’arrêtais un instant, épris par la vision divine de ses lèvres rosées, tremblant sous le vent, effleurées par la grâce des dieux antiques. Ceux d’un autre monde. D’un univers qui m’avait asservi. Je m’approchais lentement. Nous le savions tous les deux, on s’aimait encore. On s’aimait à s’en déchirer. Peut-être que l’envie aveuglait mon esprit. Peut-être que la peur était plus forte que la dévotion. Ma tête se penchait dans un mouvement leste. Je touchais son arcade sourcilière, les doigts vibrant sur sa peau. Je n’étais qu’un mirage dans son coeur, un fantôme qui étouffait dans ses battements effrénés. Gabrielle, au corps malade. Gabrielle, l’ange vivant au milieu des démons. Je n’étais qu’un poison de plus dans ses veines, un mal qui rongeait ses espoirs. A dix huit ans je l’avais déjà choisi. Je m’étais laissé porter par le vide et la solitude. Nos mains s’étaient emmêlées dans les sables mouvants de ces terres volages qu’on foulait en riant - douce jeunesse ! amour envoyé au bûcher, cramé dans un millier d’illusions. Elle ignorait tout de ce soir, de la tromperie et de mes actes répugnants sous les draps d’une autre. Le vice avait sali mes yeux. J’étais stupide et effrayé, incapable de rester pour elle, de lutter contre ses symptômes. J’étais fatigué aussi, terrorisé par l’instant ultime, par la crise qui tuait tout. Mon souffle s’embrasait en tombant sur sa joue. Je les comptais encore, ces respirations qu’elle étouffait pour cacher ses gémissements. Je reconnaissais ses lamentations silencieuses et la gêne qui remontait dans sa gorge. Dis-moi ce qu’il faut pour oublier, pour recommencer. Nous étions affamés d’amour - prêt à sauter du haut du précipice pour nager à contre courant. L’alcool rythmait mes pensées. Je souris comme un idiot, complètement hypnotisé par sa beauté. Sa voix crucifiait mon coeur. Elle le tenait en haleine, au bout d’un croix en acier. «Je bois pour savourer l’instant. Draguer, c’est juste un bonus. » Je ne croyais plus à ces jeux de séductions, aux taquineries qui nous poussaient au doute. Je me redressais en m’éloignant, les mains crispés sur les rebords du comptoir vide. Elle n’avait pas de client. Et j’étais heureux de ce vide, de son attention qui enlaçait ma silhouette claudiquante. «Tu sais que je t’ai toujours préféré sans robe. » Il suffisait d’un baiser pour retomber amoureux. Pour créer le déclic entre nous. Je gardais une distance de sécurité, longeant les espaces entres les rangées de produits cosmétiques. L’odeur des l’encens retournait mon estomac. L’appel de l’ivresse devenait plus fort. Je pinçais les lèvres, d’un air enjoué. «Moi j’ai changé. Je suis devenue une crapule. Je doute que ce soit ton type, maintenant. » J’y rependais tous les soirs. Je revoyais la scène et son alliance sur la table. Un part de moi, reconnaissait l’erreur. Je me doutais de tout, de ce qu’elle avait découvert. Mais je n’en parlais pas, de peur d’enfoncer le poignard. D’avoir encore plus mal. Sa tête se posait sur mon bras, et je la touchais avec affection. Elle semblait trouver sa place ici, dans mon étreinte. Nous avancions comme deux évidences dans la nuit, illuminées par les ondoiements des astres au loin. «Je sais pas, Gabi. J’ai aucune idée de ce que je fous dans la vie. » Je me contentais de respirer. D’écrire mes malheurs, sans réellement les publier. Mes sourcils se fronçaient sur le pas de la porte. Je me retournais afin de la regarder. «C’est pas un date, ok ? » C’était bien plus que ça. Un retour en arrière. Une odyssée à travers les sentiments.

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MessageSujet: Re: promises we never meant + gabi   Jeu 17 Mai - 22:05

La lueur divine encerclait ma vision. Les couleurs pastels des bâtisses devenaient criardes. Elles me criaient de partir. De m'éloigner de son étaux invisible. Mais mes pieds restaient ancrés dans le sol. A ses côtés. Comme cela l'avait toujours été. Mon cour battait avec un doux affolement. Tout était paradoxe lorsque nous étions l'un prêt de l'autre. Lorsque nos yeux se rencontraient pour la première fois. J'aurais aimé le mener longer mes rives lointaines. Lui faire découvrir les montagnes rocailleuses de la Grèce. Lui redonner l'espoir que le monde n'était pas que poussière et destruction. Effacer les images qui défilaient en permanence sous ses paupières. La guerre avait ravagé son esprit paisible. Il n'y avait plus rien de fertile dans son esprit. Et malgré les histoires. Malgré le passé, je ressentais le besoin d'entrelacer nos doigts. De le couper de ce monde de barbare l'espace d'une soirée. De quelques secondes. Il suffit de fermer les yeux Julian. La vie est bien plus belle sous le voile de tes cils Lorsque ses lèvres se posaient sur mon arcade sourcilière, je frissonnais en reconnaissant la saveur de ce contact. La terre pouvait brûler. Je n'avais qu'une idée, trouver refuge dans l'immensité de ses prunelles. Comme la première fois. Comme la dernière fois. Mon coeur avait ses raisons que mon esprit fuyait. Alors, d'un geste lent, je posais ma main sur son torse pour le repousser, mais pas assez pour marquer la distance. Ca, j'en étais incapable, malgré cette promiscuité épuisante. Tout ceci n'était que les fantasmes de l'alcool. Un mirage noyait au fond d'un verre. Les émanations l'avaient conduit à faire sonner les coquillages. Son courage était éphémère. Ses mots me le confirmaient. Boire pour savourer l'instant  C'est bête que t'es pas pensé à moi. Je fais comment pour savourer l'instant ?  déclarais-je dans un sourire taquin. Je préférais jouer à ses dépends, dans l'espoir qu'il n'emprisonne pas mon coeur. Mais c'est déjà trop tard «Tu sais que je t’ai toujours préféré sans robe. » je levais les yeux au ciel en lui faisant signe d'approcher  Approche ...  J'enlaçais ma main contre sa nuque, laissant glisser mes doigts contre les cheveux qui ondulait contre sa peau Je vais te dire un petit secret ... Moi aussi je t'ai toujours préféré sans robe  l'humour était plus simple. Plus simple que de penser à la douceur de ses lèvres. Aux courbes saillantes de ses pommettes et de la sueur qui recouvrait son corps nu. «Moi j’ai changé. Je suis devenue une crapule. Je doute que ce soit ton type, maintenant. » Il me contait avoir changé. Mais je ne pipais mot. Julian semblait être le même. Une lanterne scintillante au fond de la nuit. Tu ne l'as jamais été   T'as su gagner mon coeur pour ce que tu es, pas pour ce que tu prétends être Dans un clin d'oeil, je m'enfonçais dans la nuit en m'accrochant à son bras. «Je sais pas, Gabi. J’ai aucune idée de ce que je fous dans la vie. » Un instant, je tournais mon visage vers les angles du siens, profitant du large qui semblait le fasciner. La lueur s'était éteinte. Son corps n'était plus aussi chaud. Et pourtant, je sentais la force tranquille qui ne demandait qu'à sortir. Elle coulait dans ses veines avec une ardeur sans non. T'es toujours le même. Julian Baker. Le jumeau. L'unique «C’est pas un date, ok ? » J'humectais mes lèvres sans même me regarder. Il enfonçait le dernier coup sans le vouloir. Il me faisait mal. Encore A aucun moment je voulais que cet instant soit un date. Mes pensées s'étaient envolées au dessus des nuages pour me protéger. Mais le simple fait qu'il puisse ranger le passer dans un tiroir blessait ma fierté.  Ca n'existe pas les dates entre amis  mon poing rencontrait son épaule dans un élan de dignité. Tu ne l'emporteras pas dans des draps de soie cette fois-ci Les phares d'un voiture me ramenaient à la réalité. Son moteur vrombissait dans un bruit agaçant et lorsqu'elle passa, si prêt de nous, je nous écartais sur le côté. Peut-être un peu trop vivement. Julian était tombé dans le port au passage et je pouvais déjà sentir l'odeur nauséabonde du poisson refouler de ses vêtements. Mon rire ne tarda pas en voyant son visage remonter à la surface. Tellement que je dû me plier en deux pour soulager mes rires Tu n'avais pas besoin de sauter, j'aurais pu contrôler mes ardeurs quoiqu'il arrive rias-je en lui tendant la main pour l'aider à sortir de l'eau avant de me rétracter, bien trop hilare pour être utile. Bien trop propre pour supporter son nouveau parfum.

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MessageSujet: Re: promises we never meant + gabi   Sam 19 Mai - 10:47

Les doigts échancrés à la surface de l’eau, laissant filer le ressac et ses vestiges salés vers les profondeurs d’une mer silencieuse. Je ne parvenais pas à la toucher, à retenir les vagues qui échouaient sur le rivage. Le sentiment était fluide et volatile, se faufilant sous les arcs de nos poitrines tremblantes. Gabrielle n’était plus ma femme. Je n’étais plus son mari. J’avais du mal à l’accepter complètement. Je pinçais les lèvres en marchant dans les allées de Brighton. Une ville où la lumière étouffait. Une ville où les ombres enlaçaient les bâtisses grises. Je me souvenais de nos amours et de leurs contraires. Notre amitié écorchée par la maladie, par une multitude de symptômes que je ne comprenais pas. Je me redressais en souriant. L’ivresse berçait mes illusions, offrant une seconde chance aux sentiments. Les effluves de l’alcool dansaient entre nos lèvres rosées, suffoquant dans la confusion, dans une retenue qui s’obligeait entre nous. Je voulais l’embrasser - la tenir comme une fleur sauvage contre ma paume. Mais Gabrielle, brûlée, jouait encore avec le feu. Elle chancelait dans une harmonie étrange, la silhouette flottant sous les plis de ses vêtements trop grands. Avait-elle maigri ? Lupus était-il là, logé sous ses prunelles ébènes ? Mon souffle se consumait dans ma gorge. Je ne voulais pas vivre ses pertes et porter le deuil de ses espoirs. Je n’avais pas ce courage, ni la foi de ruminer nos chagrins. Et pourtant, mon coeur me menait jusqu’aux senteurs d’encens et de patchouli. Je me noyais dans ses aromates et ses onguents magiques. Gabrielle, ensorceleuse - femme d’un autre monde, issue des contes d’une Grèce Antique et révolue. «Je suis ta vodka, j’peux t’enivrer et t’abandonner avec une migraine atroce… » Mes jambes suivaient ses commandements, approchant, pliant sous le poids de la confusion. Il n’y avait pas de dates entre amis. Sa voix était un écho dans ma tête. Elle ne disparaissait jamais. Ma conscience m’emmenait ailleurs, à travers les souvenirs et l’obscurité. Les phares de la voiture n’étaient que des points lumineux, approchant trop rapidement, effleurant nos profils inclinés. Gabrielle esquissa un mouvement brusque, me projettent par dessus le bord dans une marée nauséabonde et fétide. Une claque. Une gifle. Mon insouciance se fracassait subitement. Je me tortillais afin de la retrouver sur le rebord. Et lorsque la lune éclaira mes yeux à nouveau, je ressentis ce doute incommensurable, cette envie de la fuir - de m’en aller ailleurs, loin de tout. Je repliais les manches de ma chemises en esquissant une moue boudeuse. Je ne rigolais pas. Mes lèvres crachaient le liquide amer et répugnant. « Je veux rentrer. » Sifflai-je comme un enfant. Les épaules haussés, les sourcils froncés, je cherchais mon porte-feuille dans la poche arrière de mon jeans. Encore là, mais couvert de vase et d’eau. J’agitais mes papiers. « T’as bien un séchoir chez toi?» Grommelai-je en essorant ma frange. Je la fixais avec étrangeté, avec une expression à la fois stricte et implorante. Peut-être qu'entre les murs de sa maison, nous pouvions enfin redevenir amoureux.

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MessageSujet: Re: promises we never meant + gabi   Dim 20 Mai - 15:58

Les nuages se dissipaient dans le ciel. L'averse était passée, comme la sensation enivrante de le retrouver. Son odeur avait perdu son essence à travers mes vêtements. Elle s'était accrochée aux fibres pour devenir mon habitude. Je frissonnais devant la petite brise marine qui se dressais cherchant la chaleur au creux de son bras. Je l'enserrais avec vivacité. M'abandonne pas. Reste avec moi. Juste  ce soir. .  Les souvenirs n'étaient qu'épiques. Des piqûres de rappel. Nous avions été heureux. Les rires notre façon de communiquer. Pourtant ma faiblesse avait été la sienne. La notre . Son regard avait changeait lorsqu'il avait appris à épeler Lupus. Lupo Les jours s'étaient ressemblés, la monotonie de l'automne s'était dressé entre nos corps. Lorsque mes doigts glissaient contre sa peau, je ne ressentais plus la chaleur. Les battements de son coeur s'étaient effacés. Et il était devenu aveugle, même lorsque ses prunelles se posaient dans les miennes. Pourtant, ce soir, l'impression du renouveau se faisait sentir. Il me regardait. Les sirènes murmuraient mon prénom dans son oreille, mais elles étaient éphémères. Baignant dans le fond de ses verres remplis d'illusion. Si je claque des doigts, que je compte jusqu'à trois, tu vas te réveiller ? «Je suis ta vodka, j’peux t’enivrer et t’abandonner avec une migraine atroce… »  mes yeux se fermaient au vibrato de sa voix. M'enivrer pour mieux m'abandonner, sans oublier de me faire mal. Durant quelques secondes, mes pieds ne voulaient plus répondre. Je m'arrêtais. Enfonçant mes ongles dans son derme pour l'obliger à en faire autant. Mon regard cherchait le sien mais le voile de ses cils se baissait.    Je sais ... mes sourcils se froncèrent à peine, mais le tic n'avait pas été inaperçu. Comment pouvait-il prêcher ces paroles sans sourciller. Sans penser à ma peine. La lumière était aussi brulante que celle du soleil. Elle s'approchait, nous brûlait. Avec instinct, je nous écartais des sentiers battus. Ma vivacité était-elle qu'il était tombé dans le port. Ses doigts s'étaient crispés à la pierre pour l'éviter. Sans succès. Ses cheveux ondulaient à la surface, suivant le rythme enchantant des vagues contre les coques des bateaux. Peut-être l'avais-je fais exprès ? Inconsciemment. Consciemment. Julian m'avait blessé. Dans le passé, le présent et le futur.  Ma vie était lié aux sifflements de son coeur. « Je veux rentrer. T’as bien un séchoir chez toi? »  Chez moi. Chez nous. L'odeur nauséabonde inondée la chaussée. La fraîcheur de la nuit enroulé son corps trempée et son esprit enfantin. Je détestais ses manies capricieuses.  C'est pas la question   tu veux bien que je vienne chez toi ? elle était là, la conséquence. Je me mordillais la lèvre en réfléchissant. Est-ce que j'étais prête ? Prête à voir son image entre mes mûrs. M'enivrer de son odeur, même lorsqu'il ne sera plus là ? Mon souffle s'accélérait. Mon coeur ralentissait..  T'es venu comment ? Il était bien trop alcoolisait pour prendre le volant. La brume se mêlait à la nuit taciturne. Je ne voulais pas lui dicter le chemin. Qu'il le mémorise mais il avait toujours détester ma façon de conduire, un peu trop nerveuse. Mes souvenirs étaient encore vifs. J'entendais sa voix de répercuter dans l'habitacle. Alors je faisais exprès. Exprès d'enfoncer l'accélérateur jusqu'à ce qu'il ne veuille descendre. Combien de fois l'avais-je laissé au bord de la route après une dispute  pour revenir le chercher 10 minutes plus tard avec l'envie de sentir ses lèvres contre les miennes.  Promis je serais calme  la main droite contre mon coeur, j'attrapais son trousseau de clé en cherchant sa voiture sur le parking. J'actionnais le chauffage pour essuyer ses tremblements. C'était donc ça passer du temps avec son ex mari ? L'impression d'un déjà vu sillonnait notre chemin jusqu'à l'entrée de mon immeuble. Lorsque nous franchiront le pas de la porte, tout serait nouveau. Une nouvelle chance. Je préférais les escaliers à l'ascenseur, m'empreignant de l'atmosphère antique de l'architecture. Mes doigts glissaient sur la rampe me laissant l'occasion de lui jeter quelque regard jusqu'au pas de la porte.  Par contre ... si tu pouvais te déshabiller ici  je me pinçais les lèvres puis le nez. Il était énervé et je le titillais. Rien n'avait changé. Même pas nous .

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MessageSujet: Re: promises we never meant + gabi   Lun 21 Mai - 14:56

Une promesse rompue sous les doigts. J’effleurais sa main, la délicatesse de ses phalange et la froideur de Lupo ancrée autour de sa silhouette, partout autour de ses joues et de ses songes. Notre amour déchu. Notre amour condamné pour une dose de corticoïdes. Elle était si fragile, Gabrielle. Et j’étais fou de penser que le sacrifice suffisait à nous rendre heureux. J’étais fou de l’aimer dans le sens inverse. Mes yeux effleuraient doucement ses lèvres, un baiser langui sur ses courbes charnues, à jamais perdu dans mon imagination. Je la retenais au creux de mes paupières, comme une image tissée sur la soie, un souvenir qui se froissait sous les cahotements de la houle. Mon bras touchait le sien. Puis je la quittais sans sourire. Je la quittais pour la quitter. Pour boucler le cercle. Ma voix se cassait dans ma gorge. Je n’avais pas de confession à lui rendre. Pas de regrets à partager. Je fumais mes déceptions et le reste de notre histoire, je le buvais jusqu’à m’en retourner l’estomac. Gorgée après gorgée, je vomissais ces fragments de nous. Je me perdais dans le mirage amoureux, telle une mouette qui voltigeait entre les nuages, les ailes battues dans le ciel sans rencontrer la terre. Mes pensées se fracassaient au contact du vent. L’odeur nauséabonde du port remontait dans mes narines. L’ivresse était restée au fond de la marée. Je redoutais mes éveils nouveaux. Je redoutais la conscience qui murmurait dans mes oreilles. Alors je prétendais encore. Je m’accrochais aux vestiges de l’alcool pour justifier nos escapades nocturnes. Elle possédait l’âme d’une déesse, et j’étais l’enfant face à ses louanges, les pieds joints sur les marches du temple, prêt à rendre allégeance face à ses grâces divines. Je la laissais jouer de mon corps. Elle avait les clés et le pouvoir de nous emmener à l’aventure. Mes jambes la suivaient dans un automatisme effrayant. Sans libre arbitre, sans réel pouvoir, je marchais dans ses pas. Les vrombissements du moteur couvraient les tremblements de sa voix. Je posais la tête sur la vitre afin de m’enivrer des étendues obscurs du goudron. Mes yeux étaient figés sur les lignes blanches qui décoraient la route. Puis l’arrêt. Le stop. Je vacillais vers les escaliers, laissant de grosses flaques d’eau sur mon sillage. Je relevais la tête, les yeux trahis par l’émotion, le sourire écorché par les perles de sel. Sans lui répondre, je retirais mes vêtements. Pantalon le premier. Mon caleçon avait suivi. J’agitais les bras en coiffant mes cheveux. Puis je l’observais sans réaction. Nu face aux piliers du temps. Souillé par les baisers de la mer. J’étais l’homme qu’elle avait épousé. L’homme qu’elle accueillait sans cesse dans ses étreintes. Etoile filante dans les astres imperceptibles du ciel, je me noyais dans la voute, je me perdais dans une constellations de néons. «A toi. » Murmurai-je en lui adressant un clin d’oeil. « Bon, j’ai froid. Soit tu me files ta veste, soit on couche dans le perron histoire de survivre. Comprend moi, je parle de conduction et de transfert de chaleur corporel. Rien de vicieux. » Je haussais les épaules en m’accoudant à la porte.

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MessageSujet: Re: promises we never meant + gabi   Lun 21 Mai - 17:35

Les songes d'un autre été. Les vestiges d'une histoire tumultueuse. Ses traits n'étaient que les sillons de ma tristesse. Et je n'étais pas prête à replonger dedans. J'étais partie sans vouloir écouter ses mots. Mais chaque jour, j'espérais en entendre ses échos dans l'espoir de comprendre. Pourquoi la pitié avait pris le dessus. Pourquoi ne m'avait-il pas abandonné avant de préférer les bras d'une autre. Sa langue ne brassait que des mensonges, ma confiance s'était perdue entre les écumes blanchâtres. Mon orgueil c'était brisé avant de cogner avec la rage des dieux contre sa joue. J'en rêvais encore. Marquer le bétail de mon empreinte. Mais il ne méritait pas mon importance. Pourtant je me perdais dans une soirée à ses côtés. Il avait arrêté les compteurs. Les aiguilles ne tournaient plus. Au moins je ne perdais pas mon temps. Son odeur me faisait peur, parce que malgré tout, elle était resté au fond de mon coeur. D'amour en amitié. D'amitié en amour Nos pas ne s'était pas coordonné. Nous nous étions marché dessus durant notre danse éphémère. Je fermais les paupières. Les cils en bataille. Le coeur au bord des lèvres. Je n'étais pas prête à ce qu'il pénètre ma sphère intime, mais j'en avais envie. T Il était le nord, j'étais le sud. Il allait à l'Ouest et moi à l'Est. Deux étoiles contraires.La collision n'avait jamais été aussi proche. Je montais les marches, laissant trainer mes doigts contre la rampe dans une lenteur exagéré. Prends ma main. Me laisse pas faire cette bêtise. Mais il ne fit rien, me laissant insérer les clés dans la serrure, se réjouissant certainement du bruit des rouages. Sa pudeur était resté au front. Je réprimais un sourire en mordillant l'intérieur de ma mâchoire. Sans le vouloir, mes yeux irradiait les traits saillants de sa musculature. S'accrochaient à ses grains de beautés que j'aimais tant. Ils avaient tous un prénom. Comment va Céleste ? Je soulevais mon tee-shirt à ses mots, laissant apparaître la dentelle avant de laisser les fibres recouvrir mon nombril. Ferme les yeux. Je suis timide . Son sourire idiot berçait ses lèvres. Je mémorisais cet instant avant l'implosion. Je prenais ses vêtements pour les jeter à l'intérieur, puis je fermais la porte, accrochant la chainette pour l'ouvrir à nouveau, assez pour capter son regard. Je t'ai vu tu sais. Ce soir là. Elle était jolie soufflais-je. Mes prunelles s'étaient plantées dans les siennes jusqu'à ce que je ne supporte plus la noirceur. Une voix chevrotante. Un lutin parmi les humains. C'est la fois de trop Mademoiselle Kostas ! J'appelle la police. L'endroit était paisible avant votre arrivée. Et maintenant vous nous ramenez des gigolos ! Malheur mes petits enfants s'ils avaient été là Je soupirais, elle venait de gâcher la véracité de l'instant. J'ouvris rapidement la porte pour faire entrer Julian. Ils ne sont pas là Madame Rottenford ! Ne faite pas la prude, je suis certaine qu'avec votre âge, ce n'est pas la première fois que vous voyez un homme nu. Si ce n'est pas le cas. Il faudra certainement m'inviter à prendre un café, que vous m'expliquiez l'autre technique. Je ne connais que celle de la petite graine Je lui souriais avant de claquer la porte. Mon regard se portait sur Julian avec un sourire. On ne dirait pas. Mais on s'adore  puis en baissant les yeux, je redécouvrais sa nudité.  Je ... Je vais.. te chercher quelque chose  puis je disparaissais derrière la verrière pour lui chercher des vêtements. Quelques instants plus tard je revenais avec un tee-shirt XL et un caleçon ça devrait aller  je lui jetais dessus en plaquant les mains contre mon visage pour lui laisser son intimité malgré l'envie d'écarter les doigts pour l'admirer. Une dernière fois.  

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MessageSujet: Re: promises we never meant + gabi   Lun 21 Mai - 20:17

Hanté par le souvenir de ses lèvres. Hanté par le parfum de ses cheveux mouillés sur le sable doré. Mes doigts tremblaient dans la pénombre. Le sourire farouche se perdait dans les lueurs du couloir, devenu fébrile et incertain. Je la suivais comme une marionnette démembré. Je respirais les méandres de ses baisers sur ma joue. Gabrielle, c’était fini. Nous avions gâché nos vies et nos amours. Je n’étais pas prêt à recommencer. Avec elle, ou une autre, mes sentiments étaient figés sur les dunes d’Afghanistan. La guerre m’avait troublé, elle avait ouvert mon esprit et mes blessures. Je me sentais étranger dans un corps qui m’appartenait. L’âme hors de la peau, le souffle brûlé au fond de la gorge. Une douleur que la cigarette n’effaçait pas. Je ne parlais plus à maman. Je jugeais papa et leur univers édulcoré, en retrait dans les plaines verdoyantes du countryside. Une moitié contre une autre, je vivais l’éloignement de Jude. Nos coeurs se touchaient mais le reste partait à la dérive. Nos secrets, nos confessions et notre honnêteté. Je la suivais dans le vestibule. Mes pieds grinçaient sur la parquet. C’était une erreur. Nous le savions tous les deux. L’amour renaissait de ses cendres, et avec lui les déceptions et les reproches. Je l’observais se déshabiller, le souffle saccadé, fasciné par les courbes voluptueuses qui se dessinaient sous mes paupières. Je me souvenais de chaque détail. Je me rappelais de la douceur de ses gestes et des halètements étouffés entre les draps. Elle n’osait pas crier son désir. Elle n’osait pas s’ouvrir complètement. Je m’approchais, les jambes suspendues dans le vide. Puis la gifle claqua sur mon visage. Elle m’avait vu, ce soir là. Et les autres ? Q’en était-il de ces nuits de tourments et de solitudes, accroupi à son chevet, suppliant entre la vie et la mort ? Qu’en était-il de mes doutes, de mes besoins d’émancipation égoïstes et stupides ? Ses prunelles rasaient les murs du salon sans remarquer ma détresse. Sans réaliser mon chagrin. J’esquissais un sourire désolé. Comme si je m’y étais préparé. Depuis sept mois, j’avais imaginé l’instant de vérité. Mes espoirs fissurés sur le sol, écrabouillés sous les pas enchâssés de mon profil qui s’agitait. La voix de la voisine perturbait l’équilibre. Mais j’y revenais un millier de fois. Je fronçais les sourcils en happant les vêtements qu’elle me tendait. «Un T-shirt d’homme. » Murmurai-je nerveusement avant de le jeter sur le canapé. Je n’en voulais pas. Je préférais l’humiliation d’un nudité, au partage de biens. Je haussais les épaules en attrapant son poignet. «Ne bouge pas, maintenant. » Nos iris se transperçaient dans pénombre, mélanges d’ébènes et de goudrons qui dégoulinait au ras des cils. Je serrais ma prise en l’observant avec intensité. «Tu étais jalouse alors t’es partie ? Et tu as préféré blâmer ton absence sur moi, sur tout le reste ? » J’étouffais sous la culpabilité. Je remettais en question nos choix et nos attitudes. Mais ce n’était qu’un divorce de vanité. Une vengeance amer cachée sous les étendards d’un libération mensongère.

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MessageSujet: Re: promises we never meant + gabi   Lun 21 Mai - 21:39

Je ne voulais pas me souvenir. De ses sourires. De la tendresse qui nous unissait. Des moments que nous avions passé l'un contre l'autre. Ni même de l'intensité de son serment. Je ne rêvais que d'une chose; fuir loin de ses prunelles scrutatrices. Elles étaient ma failles temporelles. Il suffisait d'une seconde de plus pour que l'envie de poser mes lèvres contre sa peau ne me brûle l'estomac. Nous n'étions plus les mêmes. L'Afghanistan l'avait pris, tandis que l'océan m'avait ramené vers Athènes. Je suffoquais sans sa présence dans cette ville.  Les rives de la Grèce chantaient pour me ramener au pays. Peut-être était-il temps d'oublier les liaisons anglaises. Le charme venu d'ailleurs. Les dieux déchiraient le ciel. Notre rencontre. Nos retrouvailles n'étaient pas naturelles. Deux âmes en perditions, auto destructrices. Le feu au bout des doigts, je le fis entrer à l'intérieur sous les assauts assourdissants de la voisine. Son intervention m'avait ramené à la réalité. Et pour la première fois de ma vie, j'étais heureuse que la sexagénaire se mêle de mon quotidien, qu'elle le brise avec sa voix nasillarde.  Il jetait les vêtements sans ce soucier de la timidité qui rongeait mes pommettes. Je connaissais ce corps par coeur, je pouvais le dessiner les yeux fermer. Et pourtant, je me retrouvais comme une petite fille à présent. Le bas du ventre ébranlé par le désir interdit. Il était la pomme et je ne voulais pas être Eve. 7 mois étaient passé. J'avais survécu durant 7 mois dans les bras des autres, sans même me soucier de leur odeur. Sans même éprouver. Mais le tissus n'appartenait pas aux inconnus. Je refusais de m'attacher, alors je le ramassais, dévoilant la nouvelle cicatrice. Le premier pas vers la guérison.  Tu ne peux pas rester comme ça.  je montais sur le canapé pour le lui enfiler, levant ses bras l'un après l'autre.  C'est à mon frère. Il est venu me rendre visite la semaine dernière . Il attrapait mon poignet empêchant mes pieds de s'éloigner. Son regard me figeait. Incapable de le distraire par une blague ou deux. Confronté l'un à l'autre. Mon regard se durcissait. Il ne pouvait pas me rejeter la faute, parce que moi, je ne le blâmé pas.  ça t'étonnes ? J'aurais été quel genre de femme si je ne l'avais pas été. j'attrapais à mon tour son poignet. D'égal à égal. Comme toujours et ceci, même s'il me pensait faible. J'ai été jalouse de te voir heureux avec une inconnue. Jalouse de ce regard que tu lui portais. Du sourire qui ornait tes lèvres. Tu penses que j'aurais supporté ? Que mon mari aime et vive dans les bras d'une autre pour mourir de pitié et de tristesse dans les miens ?   je me crispais sans prendre conscience que j'avais retenu ma respiration depuis le début  C'est mieux pour toi Julian et tu le sais.   et ne me dis pas le contraire. Ça me tuerait d'avoir perdu 7 mois. 7 mois sans toi.

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MessageSujet: Re: promises we never meant + gabi   Sam 26 Mai - 19:11

Sa peau glissait sous mes yeux. Et mon coeur, mon âme, mon esprit - tous jetés dans le vide. Un souffle brisé qui déferlait sur nous. Sur nos années ensemble. J’avançais sur la corde raide. J’approchais de la limite. Equilibre instable. Désespoir brûlant. Mes sentiments revenaient. Une étreinte brutale qui étouffait ma vision. Gabrielle, si belle - si malade. Je n’arrivais pas à me détacher de sa voix. La chute était imminente. Je n’avais pas la force de l’aimer. D’être honorable. Mes songes étaient entrecoupés par les cris. Les vices de la guerre, ou simplement les miens. Le châtiment d’une vie face à la gravité de son destin. Ma gorge se serrait, nouée par le silence. Le jeu était puéril. Je perdais, même en gagnant. Je perdais dès qu’elle touchait mon bras. Le tissu m’emprisonnait dans l’illusion. Nos souffles mêlés dans la pénombre du salon. Nos baisers susurrés sous les crépitements de la lampe. Je revoyais chaque détail de notre histoire. Le début et la rupture. Gabrielle me défiait, d’égal à égal, la langue acerbe et les prunelles enflammées. Je serrais ma prise son poignet. Les mots s’effondraient sur les meubles autour. Je déglutis en la calant contre le mur. Elle n’avait pas le droit de sous estimer la promesse. De blâmer Lupo sur mes erreurs. Je l’avais seulement embrassé. Mes lèvres s’étaient perdues sur une autre, puis elles étaient revenues à sa recherche. Je secouais les épaules. D’abnégation en abnégation. De colère en déception. Je n’osais pas revenir sur nos pas. «Et c’était mieux pour toi aussi. » Je sifflais mes poisons sur sa joue, ma dignité écrasée sur son profil. Ma vie émiettée, confondue dans les reportages et les bombardements. Je ne savais plus rien. L’ivresse se transformait en vertige. La migraine se faufilait dans mon crâne. «T’as rien dis, t’avais pas la force de te battre pour moi? Gabrielle, tu m’rend malade aussi. C'est contagieux ton truc ? Je déconne quand t’es là. Puis quand t’es pas là c’est pire. J’arrête pas de penser que ma femme va crever et je peux rien faire. Rester, c’est m’ôter ma virilité. A quoi ça sert un mari qui peut pas te protéger ?» J’avais besoin de rien maintenant. J’étais libre de partir et d’échouer sans les conséquences de Gabrielle. Sans avoir à me retourner pour l’étreindre. Puis, elle réapparaissait parfois. Sa silhouette illuminait mes pensées. Et je l’aimais, comme la première fois. Je l’aimais aveuglément, avec naÏveté juvénile d’un adolescent. Je me penchais vers sa bouche. Je ne voulais pas l’embrasser. Je voulais la respirer et perdre le souffle. «C’est facile pour toi de me laisser.» Comme il était facile pour moi de revenir. De m’imposer dans le magasin pour troubler mon coeur. «Pas vrai?» Il lui suffisait de le dire pour que je lâche. Pour que je retourne dans la vase dégoulinante du port.  

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MessageSujet: Re: promises we never meant + gabi   Sam 26 Mai - 22:51

Le vent soufflait, ramenant son odeur dans mon esprit avec une telle vivacité, qu'elle clouait au mur. Je revivais les mirages derrière les dunes de sable. Mes pieds n'avaient jamais foulés les rives Afghanes. Mais mon coeur était avec lui à chaque instant. J'avais ressenti chacune de ses émotions à travers ses lignes avec une intensité étouffante. Julian était ici, à Brighton mais son âme était encore terrassée par les chants des balles. Les sirènes ne pouvaient plus le ramener. Je ne pouvais plus le ramener Mon souffle s'égarait entre ses gestes. Je sentais l'empreinte de ses lèvres sur les miennes sans qu'ils ne les touchent. Combien de fois les avais-je imaginé ? Mais la césure revenait nous séparer. 7 mois étaient passés entre le rêve et la réalité. Réveille toi Gabi. Cette fois-ci ce n'est pas un rêve. Il est là . Alors, de toute mes forces j'essayais de le repousser. Mais ses convictions étaient bien trop fortes.  Et mon envie bien trop faible. Les contours de ma silhouette épousaient le mur. Les vagues insaisissables des dieux se dressaient entre nous. C'était un erreur de replonger dans l'océan abyssal de ses yeux. Mes doigts s'empressaient de retrouver leur place. Contre le creux de sa nuque, s'enroulant dans ses boucles. Mais ses mots me dirent lâcher prise. M'obligeant à replonger dans une réalité qui ne me convenait pas. Celle où l'anneau n'enserrait plus mon doigt. Où la pierre ne reflétait plus la véracité de nos sentiments. A chaque tonalité, il me blessait autant que les douleurs fiévreuses.« Rester, c’est m’ôter ma virilité ». Je redressais mon visage pour lui faire face. L'allure douce, les bords tranchants. Alors qu'est-ce que tu fais ici ? chuchotais-je du bout des lèvres. Je suis pas l'un de tes soldats. J'ai pas besoin que tu me vois comme un champs de bataille.   Je suis une femme Julian. Une femme qui aimerait être considérer pour ce qu'elle est. Pas pour ce qu'elle a. Lorsqu'il approchait, mon visage s'inclinait dans le sens contraire. Le coeur battant, la poitrine remplit. Ses murmures ressemblaient à la tempête qui déchirait le ciel. Comme c'est facile pou toi de me tromper.  T'es stupide D'un geste vif, je le bousculais pour m'échapper de cette étreinte forcée. Ce matin là, je m'étais effondrée en rentrant chez nous. Torturée par un millier de pensées égoïstes jusqu'à faire ce qui était mieux pour lui . Laisser notre histoire devenir un belle parenthèse pour qu'il puisse terminer les pages de sa propre histoire. Revenant dans l vestibule, je ramassais ses vêtements pour les mettre dans la machine. Une fois le cycle lancé, je m'appuyais contre le meuble, fatiguée par les émotions. Y'a des situations où un mari peut pas te protéger. Mais un mari ça pouvait faire d'autres choses Je reniflais en passant mes mains contre mes tempes. T'es complètement bourré. Je vais te sortir une couverture. Tu peux rester dormir sur le canapé. puis même si un mur nous sépare, je pourrais entendre ta respiration. Je pourrais enfin dormir. Je passais devant lui sans le regarder, le ventre criant famine, pour aller dans la cuisine et préparer le repas. Finalement notre restaurant été tombé à l'eau. Comme lui.

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MessageSujet: Re: promises we never meant + gabi   Lun 28 Mai - 19:06

Respire, Jules. Réveille-toi. Elle est pas réelle. Son souffle se perdait dans un mirage. J’effleurais la pulpe de ses lèvres. Je m’approchais lentement, vacillant vers la limite convenable. Gabrielle, irrésistible, magnifique derrière son masque de désillusion. Un fantôme dans ma tête. Une chimère qui dansait autour du feu. Sa silhouette se consumait entre mes cils. Je la touchais avec incertitude. Car le sentiment tremblait. Il devenait nerveux dans mon coeur. Je ne voulais rien de plus qu’une étreinte. Retrouver un ami, sans tomber amoureux. Mes yeux fixaient ses arcades anguleuses. Je me noyais dans le détail d’un statue de marbre, lisse et voluptueuse. Le vent suffoquait contre les vitres de l’appartement. Brighton s’écroulait, emportée par nos retrouvailles malheureuses. Quand l’alcool se dissipaient, ma conscience chavirait. Elle me poussait au loin. Je me retirais sans un mot. Un champ de bataille, c’était le paysage d’un millier de vies brisées. Mais il n’y avait que nos coeurs ici. Il n’y avait que l’ombre d’une promesse susurrée au bout de l’autel. Elle avait oublié ces baisers sous les yeux de Dieu. Elle avait oublié les rires de ma mère et les discours fantaisistes de mon père. Cette famille étrange et simplette, enlaçant notre amour comme le symbole d’un bonheur absolu. Je pinçais lèvres en grimaçant. Jude n’était pas là pour soutenir ma chute. Je sentais le vide dans mon estomac, le froid tout autour de mes côtes. Elle ne comprenait pas cette attachement. Cette horreur que j’avais à exister dans la solitude. Mon jumeau avait grandi. Ma femme était malade. Il ne restait plus que les fragments de ces histoires. Des morceaux tranchants qui s’enlisaient dans ma gorge. Je basculais sur le canapé. Les vrombissements de la machine à laver brisaient le silence dans le corridor. Elle ne pouvait pas laver mon âme. Seulement, les vêtements. Seulement, l’apparence. «C’était pas facile de te tromper mais maintenant ça va. » Parce qu’il n’y avait plus les étiquettes. Il n’y avait pas l’alliance et les poids du monde sur mes épaules. Sa voix se faufilait sur mes cordes sensibles. J’entendais ses murmures et les reniflements qui coulaient dans ses veines. Je la détestais d’être faible. Je la détestais de me rappeler cette condition. Je n’avais pas le courage de lutter pour elle, de soulever des montagnes. Autre chose ? Ecrire mes doléances sur un bout de papier ? Mélanger l’encre et le sang pour déformer les vérités. Je ressentais encore un attachement pour elle. Une contradiction sentimentale. « Je suis là parce que tu me manques. Je te l’ai déjà dis. T’es sourde ?» Toujours cette nonchalance au bout des lèvres. Cette facilité à banaliser les confessions. A les réduire à néants, comme un enchevêtrement inextricable d’étoiles qui formaient la météorite qui rentrait en collision avec la Terre. «J’ai pas envie de dormir sur le canapé. Si tu t’inquiètes à ce point tu devrais veiller sur moi non ? Je l’ai bien fait pour toi.» Quel gamin égoïste. Un enfant au bord des larmes qui grommelait ses répliques. Qui suppliait, en secret, pour une minute d’attention. Pour être le favori, l’unique. Il n’y avait qu’à ses yeux qu’il voulait briller, être complet. Je m’entourais autour du drap en m’affalant sur les coussins. J’observais le mur en sortant une cigarette. «J’dois m’occuper la bouche. Je suppose que tu vas pas m’embrasser voracement je vais donc allumer ma clope. » J’aspirais les volutes de fumée. «Gabi t’as besoin d’un mec qui sait prendre soin de toi. Je suis juste le mec qui t’aime. C’est pas assez. » Les cendres s’éparpillaient sur un bol disposé sur la table. Je comptais les braises éteintes, dans l’espoir de voir la flamme en jaillir à nouveau. Mais il était trop tard. Chaque débris qui tombait contre la porcelaine se fanait pour toujours.

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MessageSujet: Re: promises we never meant + gabi   Lun 28 Mai - 20:27

La voute céleste s'était écroulé entre ses cils. Du bout des doigts, je voulais les caresser afin de récupérer la poussière d'étoile. Hey Juli, tu sais, fut un temps, elle était magique. Nous étions magique . Mais aujourd'hui, elle n'est que poussière. Une poussière parmi tant d'autre au bout de sa cigarette. Les fumées s'évaporaient dans l'appartement, cherchant fuir par les fenêtres pour entrer en concurrence avec la pureté de l'air urbain. Mais ce n'était qu'un mensonge. Il n'y a rien derrière la vitre comme il n'y avait plus rien de la beauté de notre consentement. Ses doigts s'étaient emmêlaient avec la vigueur des premiers jours dans la chevelure brune. Ses lèvres s'étaient accaparé la chaire de l'inconnu sans une once de remords. Et c'était la dernière image qu'il me restait de lui. La dernière odeur qui tapissait mes narines. Julian et les nuits éphémères L'éternité n'avait plus sens dorénavant. A quoi bon vouloir la guérison ? Je préférais me complaire dans ce monde édulcoré. Demain c'est trop loin . Durant quelques instants, je regardais le linge rouler dans le tambour. Dans l'espoir d'oublier ses pêchers et mes illusions, mais la fatalité de ses actes me rattrapait toujours. un jour ou l'autre, il l'aurait fait Gabi. C'est passé maintenant . Je m'approchais de sa silhouette avachie, mes fesses contre l'accoudoir, je relevais son menton en serrant ma prise du bout des doigts. Je voulais serrer jusqu'à l'étouffer, mais je me ravisais en croisant la puissance de son regard.  T'as pas su trouver le trou du premier coup ?  l'ironie masquait la tristesse de ses mots. Parce que tu penses que c'est facile de voir celui que tu aimes se lover contre une autre ?  T'as raison. Maintenant ça va. Ca n'a plus d'importance  soufflais-je en agitant mon annulaire devant ses yeux. Je déposais un baiser sur sa tempe avant de me redresser pour aller préparer une Moussaka. Je lavais les aubergines avec précaution afin de les couper en lamelle. Si je te manque tant que ça, vient m'aider.  dis-je en posant mon menton contre mon épaule. Je ne voulais pas retomber dans les méandres tortueux de son âme. Mais elle m'aspirait sans mon consentement. J'étais impuissante face aux sentiments.  Heureusement que je m'inquiètes pas autant alors  je ne réagissais pas à la violence de ses mots. Julian avait cette habitude malsaine : me fragiliser pour être contraint de jouer ce rôle qu'il détestait. Le héros. Les vapeurs de la nicotine embaumait mes cloisons nasales. Du bout des doigts, sans permissions, j'attrapais le bâtonnet pour le coincer entre mes lèvres avec l'envie de m'abîmer à sa hauteur.  Je suis pas assez saoule pour espérer oublier demain Mais je n'avais jamais oublier la courbe arrondie de ses lèvres contre les miennes. L'haleine mentholée qu'il dégageait.  Tu sais ...  j'aspirais une dernière bouffé de poison avant de replacer la cigarette entre ses lèvres  j'ai jamais demandé que tu deviennes mon aide à domicile. Je suis pas de ces nanas à trouver la tenue d'infirmier sexy. Moi ce que je veux ...  je m'approchais de lui, coinçant son corps contre le plan de travail  C'est d'un vrai mec, pas de ceux qui pleurniche la nuit parce que leur femme est malade  murmurais-je dans le creux de son oreille  mais t'es juste le mec qui m'aime. T'as raison c'est pas assez. Maintenant, je vais pas te supplier de devenir un homme.  Je souriais contre sa joue en écrasant sa cigarette dans l'évier.  Tu m'avais promis de m'expliquer ce que tu devenais. Ca va t'occuper la bouche Baker  

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MessageSujet: Re: promises we never meant + gabi   Ven 1 Juin - 3:04

La sentir dans mon dos. La regarder se faner, brisée, fatiguée - malade. Puis partir. Fouler le sol et oublier. Tout semblait si difficile. Mes yeux glissaient sur les courbes malignes. Je me souvenais de chaque détail. De ces promesses murmurées à l’autel. La gangrène se nourrissait de nos amours. Nous marchions à l’envers, larmes glacées, confessions muettes. Ici, la guerre était silencieuse. La guerre nous épargnait pour mieux nous achever. Je me redressais en souriant. La fumée de la cigarette voilait nos visages qui se juchaient, se tortillaient dans un cycle vicieux. Je ne comprenais pas. Il n’y avait pas de logique, seulement d’étranges retrouvailles bercées par une foule de sentiments. J’étais ému par la raideur de la chaise, par le rebord aigu de la table et le crochet au bout de la porte. Une maison que je ne connais pas. Que je n’avais jamais habité. Gabrielle avait posé ses bagages dans les couloirs poussérieux d’un immeuble pour aigri. Un immeuble ou les voix se pressaient contre les murs. Je pinçais les lèvres en balançant mes épaules sur le canapé. Je me fichais de ses attaques. Ma condescendance me plaçait sur un piédestal. Un trône ou le prestige était terni par les erreurs. Seul et éploré, souverain de ma propre déchéance - je n’avais pas besoin de trouver le trou. Il y en avait d’autres. Une dizaine d’orifices dans le corps humain et milles pores sur sa peau. Tous, menant vers l’abysse noir. Tous marqués par les traces de la maladie. Mon silence méprisait ses mots. Il se jouait de ses tentatives d’échapper à la souffrance que j’infligeais encore, simplement en posant les yeux sur sa bouche. Gabrielle embrassait le front du diable. Elle revenait sur ses pas, élargissait la limite. Ses jambes chancelaient sous les lueurs de l’ampoule. Je n’étais un homme à cuisine. Ni un romantique ébahi par la beauté de sa muse. L’apathie remplaçait l’ivresse. Elle se déversait dans mes veines perforés par les poisons d’une drogue douce et juvénile. Amour. Mariage. Eternité. Trois poudres qui rendaient fou. Qui rendaient con. Sa sagesse trouvait écho dans mon esprit. J’entamais une autre cigarette, à la seconde où elle écrasait le mégot précédant. Je m’approchais, m’adossait au mur. Son souffle vibrait au creux de mon oreille. J’absorbais les taquineries, rejetait le reste. Les vérités. Les choses qui faisaient mal. «J’ai pas envie d’être un homme si t’es juste un cadavre. » Pendant des mois, elle était froide. Les muscles fébriles, l’appétit capricieux. Son immunité se rebellait. Ses organes s’arrêtaient face aux symboles de lupo, obnubilés par la couleur du sang - par ses effets assassins. J’attrapais ses doigts afin de la retenir sur ma poitrine. Pouvait-elle entendre tous les fracas ? Les défaillances d'un coeur vivant, saint ? « On est d’accord alors.» Le divorce avait été rapide. Sans espoir de conciliation. Je me penchais lascivement vers son menton. « Je ne sais pas ce que je deviens. Probablement, un idiot. Et certainement pas un homme Je ricanais en déployant mes charmes. Ma bouche se fissurait sur sa peau. Un baiser tiède, attendrissant qui se fracturait dans le bruit de la casserole en ébullition. Je suffoquais dans son cou, les mains agrippés à sa nuque, au parfum exquis de ses cheveux, de ses os. «Je pense que je devrais m’en aller. » Sans vêtements, habillé d’un vieux T-shirt et d’une couette. Le porte-feuillé mouillé et le coeur en miettes. «Appelle moi quand t’auras guéri. Je serais peut-être intéressé par un nouveau mariage, en attendant je te dois encore un diner. » Je soufflais sur sa bouche. Une volute aux goûts du menthol. Un souvenir qui s’amenuisait sur ses traits fatigués. «Jamais déçu de t’embrasser, vraiment.» Ce n’était qu’un jeu, au final. Un instant espiègle. Une hérésie illogique. Je fis volte face afin de me diriger vers l’entrée. Elle pouvait garder mon pantalon et l’offrir au prochain. Le brûler et éparpiller les cendres face aux vent. Parce que, maintenant ça va. Ca n'a plus d’importance.

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