AccueilAccueil  CalendrierCalendrier  FAQFAQ  RechercherRechercher  MembresMembres  GroupesGroupes  S'enregistrerS'enregistrer  ConnexionConnexion  

Partagez | 
 

 let's find a bar so dark we forget who we are (cole)

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
avatar

- paper notes : 73
- since : 28/04/2018

( end game )

- getaway car.
address: brighton sea side, 202
contact book:
availability:

MessageSujet: let's find a bar so dark we forget who we are (cole)   Dim 13 Mai - 12:43

Il y a des gens qui se sentent constamment obligés de s’entourer de leurs amis. De se sentir exister aux yeux des autres, d’être présent au milieu d’un réseau social, de ressentir leur propre essence à travers l’approche d’autrui. Cecil n’est pas de ceux-là. Cecil se contente de lui-même, il se sent être à travers son propre regard, sa propre appréciation de ce qu’il est. Pourtant, même Cecil a ces moments où il sent qu’il doit s’entourer de gens qui apprécient un tant soit peu sa présence. Pour rebooster son propre égo, se dit-il à lui-même – le fait-est que, même s’il ne veut l’admettre, il apprécie ces quelques élus. Il s’éloigne d’eux, quelques jours, quelques semaines, pour entretenir sa propre légende (Cecil von Sydow, l’homme solitaire, le mégalomane qui se suffit à lui-même). Puis il les rappelle, prenant soin de ne pas laisser transparaître le manque qu’il ressent en réalité. C’est peut-être pour cela qu’après une journée relativement calme, à flâner dans les rues de Brighton, à buller dans les bars, il avait envoyé ce message à Cole pour lui demander de le rejoindre au White Rabbit (ces noms de bars étaient tellement désuets, ça en devenait grisant). Cole, c’était une relation toute particulière pour Cecil. Ils pouvaient pas vraiment se blairer au départ, comme chien et chat – ou comme les deux opposés d’une pile électrique. Mais comme toute loi de physique a son exception à laquelle Cecil ne pige pas grand-chose, les deux hommes s’étaient finalement rapprochés. Pour le meilleur et surtout, pour le pire. Surement se comprenaient-ils dans leur antipathie généralisée vis-à-vis du monde entier – surement n’était-ce que le phénomène étrange mais logique de deux caractères de merde finissant par s’accorder. Toujours est-il que Cecil ne cherchait généralement pas à comprendre ce brusque retournement de situation, se contentant d’aborder cette relation comme elle venait – avec ses hauts et ses bas – et d’apprécier le fait que Cole est ce que les bonnes gens appellent tout bonnement un connard, un abruti, un individu abject – tout autant que lui l’est. Ca lui permet de se sentir moins seul, de ne pas sentir un regard plein de jugement se poser sur lui à chaque sarcasme douteux et facile qu’il profère. Quoi qu’il fasse, Cole se pense probablement capable de pire et c’était cela qui lui plaît tant, qui le repose tant dans cette relation qui peut probablement sembler étrange, voire (n’ayons pas peur des mots) malsaine aux yeux de spectateurs extérieurs. C’est donc dans cet état d’esprit, vacillant entre la satisfaction de sa capacité à s’entourer de gens attisant son caractère ignoble, et l’agréable contentement causé par les retrouvailles avec un ami malgré tout cher à son cœur.

_________________


• les jours s'en vont je demeure •
(c) Miss Pie

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar

- paper notes : 58
- since : 27/03/2018

( end game )

- getaway car.
address:
contact book:
availability:

MessageSujet: Re: let's find a bar so dark we forget who we are (cole)   Dim 20 Mai - 17:59


≈ ≈ ≈
{ When the night has come a nd the land is dark
And the moon is the only light we see no I won't be afraid. }
crédit/ tumblrJohn Lennon.

C'est surpris que Cole reçoit une proposition de la part de son ami Cecil pour le rejoindre au White Rabbit. Il se surprend lui-même à l'appeler son ami. Il faut dire qu'il avait drôlement envie de lui mettre son poing dans la figure au départ. Il ne sait pas si c'est son air hautain ou leurs caractères de chiens respectifs. C'est sûrement ces opposés qui finissent par s'attirer pour se transformer en une amitié étrange, mais satisfaisante pour les deux parties prenantes. Cole répond positivement à son invitation et prévient donc sa fiancée de son départ imminent. Elle ne semble pas satisfaite, mais Cole n'y prête guère attention. Il faut dire qu'en ce moment il a ce besoin irrépressible de sortir, de s'évader de son quotidien. Cole vient de devenir père, d'une autre femme que sa fiancée, il doit donc jongler avec sa nouvelle paternité et deux femmes auxquels il tient réellement. Il n'oublie pas son travail prenant et les responsabilités qui se font de plus en plus pesantes lui donnant l'envie parfois de s'enfuir. Alors si ce soir Cole a envie de sortir boire un ou plusieurs verres avec Cecil il décide de le faire. Si cela fait de lui un connard qui ne considère personne d'autre que sa propre personne alors qu'il en soit ainsi. Cole prend donc sa veste et franchis le seuil de la porte sans regret. Il a bien envie de mettre ce soir de côté le politiquement correct et c'est ce qu'il fait souvent avec Cecil. S'ils ont envie de dire que la vie est merdique, que les femmes soient chiantes et que le monde extérieur leur donne envie de vomir ils peuvent le faire. Cole ne jugera pas Cecil, Cecil ne jugera pas Cole. Il monte alors dans un taxi parce qu'il sait bien qu'il risque de rentrer à quatre pattes et qu'il ne prendra pas le risque de conduire. Aujourd'hui, Cole a une responsabilité, la plus belle des responsabilités : celle de rester en vie pour voir grandir son enfant. Quelques minutes plus tard, Cole arrive au bar. Il donne un pourboire presque indécent au chauffeur sans même se retourner et entre. Il ne comprend toujours pas pourquoi il porte ce nom assez désuet et idiot. Il passe le bar au crible afin de trouver la personne qu'il est venu retrouver. Il voit plusieurs femmes assez seules pour vouloir rentrer avec lui même s'il peut se montrer désagréable. Cela le fait sourire et le rappelle une époque révolue. Cole est bien déjà assez dans la merde avec sa vie sentimentale pour rajouter une quatrième personne dans l'équation qu'est devenue a vie amoureuse. Soudain, il croise l'objet (ou la personne si on se veut politiquement correct) de sa venue. Il vint donc à sa rencontre. « Si je ne savais pas que tu m'attendrais, je dirais que tu es bien habillé pour chasser. » Lâcha Cole avec un sourire en coin. Il sort la première idiotie qui lui passe par la tête. Heureusement Cecil est habitué. Cole se permet de le saluer et de s'asseoir à ses côtés avant de commander à la serveuse la première tournée. Il ne tient pas à rester sobre bien longtemps.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
 
let's find a bar so dark we forget who we are (cole)
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
- call it what you want. ::  :: brighton west side.-
Sauter vers: