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 let's find a bar so dark we forget who we are (cole)

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MessageSujet: let's find a bar so dark we forget who we are (cole)   Dim 13 Mai - 12:43

Il y a des gens qui se sentent constamment obligés de s’entourer de leurs amis. De se sentir exister aux yeux des autres, d’être présent au milieu d’un réseau social, de ressentir leur propre essence à travers l’approche d’autrui. Cecil n’est pas de ceux-là. Cecil se contente de lui-même, il se sent être à travers son propre regard, sa propre appréciation de ce qu’il est. Pourtant, même Cecil a ces moments où il sent qu’il doit s’entourer de gens qui apprécient un tant soit peu sa présence. Pour rebooster son propre égo, se dit-il à lui-même – le fait-est que, même s’il ne veut l’admettre, il apprécie ces quelques élus. Il s’éloigne d’eux, quelques jours, quelques semaines, pour entretenir sa propre légende (Cecil von Sydow, l’homme solitaire, le mégalomane qui se suffit à lui-même). Puis il les rappelle, prenant soin de ne pas laisser transparaître le manque qu’il ressent en réalité. C’est peut-être pour cela qu’après une journée relativement calme, à flâner dans les rues de Brighton, à buller dans les bars, il avait envoyé ce message à Cole pour lui demander de le rejoindre au White Rabbit (ces noms de bars étaient tellement désuets, ça en devenait grisant). Cole, c’était une relation toute particulière pour Cecil. Ils pouvaient pas vraiment se blairer au départ, comme chien et chat – ou comme les deux opposés d’une pile électrique. Mais comme toute loi de physique a son exception à laquelle Cecil ne pige pas grand-chose, les deux hommes s’étaient finalement rapprochés. Pour le meilleur et surtout, pour le pire. Surement se comprenaient-ils dans leur antipathie généralisée vis-à-vis du monde entier – surement n’était-ce que le phénomène étrange mais logique de deux caractères de merde finissant par s’accorder. Toujours est-il que Cecil ne cherchait généralement pas à comprendre ce brusque retournement de situation, se contentant d’aborder cette relation comme elle venait – avec ses hauts et ses bas – et d’apprécier le fait que Cole est ce que les bonnes gens appellent tout bonnement un connard, un abruti, un individu abject – tout autant que lui l’est. Ca lui permet de se sentir moins seul, de ne pas sentir un regard plein de jugement se poser sur lui à chaque sarcasme douteux et facile qu’il profère. Quoi qu’il fasse, Cole se pense probablement capable de pire et c’était cela qui lui plaît tant, qui le repose tant dans cette relation qui peut probablement sembler étrange, voire (n’ayons pas peur des mots) malsaine aux yeux de spectateurs extérieurs. C’est donc dans cet état d’esprit, vacillant entre la satisfaction de sa capacité à s’entourer de gens attisant son caractère ignoble, et l’agréable contentement causé par les retrouvailles avec un ami malgré tout cher à son cœur.

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MessageSujet: Re: let's find a bar so dark we forget who we are (cole)   Dim 20 Mai - 17:59


≈ ≈ ≈
{ When the night has come a nd the land is dark
And the moon is the only light we see no I won't be afraid. }
crédit/ tumblrJohn Lennon.

C'est surpris que Cole reçoit une proposition de la part de son ami Cecil pour le rejoindre au White Rabbit. Il se surprend lui-même à l'appeler son ami. Il faut dire qu'il avait drôlement envie de lui mettre son poing dans la figure au départ. Il ne sait pas si c'est son air hautain ou leurs caractères de chiens respectifs. C'est sûrement ces opposés qui finissent par s'attirer pour se transformer en une amitié étrange, mais satisfaisante pour les deux parties prenantes. Cole répond positivement à son invitation et prévient donc sa fiancée de son départ imminent. Elle ne semble pas satisfaite, mais Cole n'y prête guère attention. Il faut dire qu'en ce moment il a ce besoin irrépressible de sortir, de s'évader de son quotidien. Cole vient de devenir père, d'une autre femme que sa fiancée, il doit donc jongler avec sa nouvelle paternité et deux femmes auxquels il tient réellement. Il n'oublie pas son travail prenant et les responsabilités qui se font de plus en plus pesantes lui donnant l'envie parfois de s'enfuir. Alors si ce soir Cole a envie de sortir boire un ou plusieurs verres avec Cecil il décide de le faire. Si cela fait de lui un connard qui ne considère personne d'autre que sa propre personne alors qu'il en soit ainsi. Cole prend donc sa veste et franchis le seuil de la porte sans regret. Il a bien envie de mettre ce soir de côté le politiquement correct et c'est ce qu'il fait souvent avec Cecil. S'ils ont envie de dire que la vie est merdique, que les femmes soient chiantes et que le monde extérieur leur donne envie de vomir ils peuvent le faire. Cole ne jugera pas Cecil, Cecil ne jugera pas Cole. Il monte alors dans un taxi parce qu'il sait bien qu'il risque de rentrer à quatre pattes et qu'il ne prendra pas le risque de conduire. Aujourd'hui, Cole a une responsabilité, la plus belle des responsabilités : celle de rester en vie pour voir grandir son enfant. Quelques minutes plus tard, Cole arrive au bar. Il donne un pourboire presque indécent au chauffeur sans même se retourner et entre. Il ne comprend toujours pas pourquoi il porte ce nom assez désuet et idiot. Il passe le bar au crible afin de trouver la personne qu'il est venu retrouver. Il voit plusieurs femmes assez seules pour vouloir rentrer avec lui même s'il peut se montrer désagréable. Cela le fait sourire et le rappelle une époque révolue. Cole est bien déjà assez dans la merde avec sa vie sentimentale pour rajouter une quatrième personne dans l'équation qu'est devenue a vie amoureuse. Soudain, il croise l'objet (ou la personne si on se veut politiquement correct) de sa venue. Il vint donc à sa rencontre. « Si je ne savais pas que tu m'attendrais, je dirais que tu es bien habillé pour chasser. » Lâcha Cole avec un sourire en coin. Il sort la première idiotie qui lui passe par la tête. Heureusement Cecil est habitué. Cole se permet de le saluer et de s'asseoir à ses côtés avant de commander à la serveuse la première tournée. Il ne tient pas à rester sobre bien longtemps.
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MessageSujet: Re: let's find a bar so dark we forget who we are (cole)   Dim 27 Mai - 12:23

Cecil, il a pas à attendre longtemps, finalement. Et heureusement – parce qu'il y a rien de plus déprimant que d'attendre seul dans un bar. Sans alcool, sans personne, on constate trop rapidement à quel point ces lieux sombres et animés sont le théâtre de tous les dépérissements de la vie, tous les espoirs brisés que l'on noie dans l'alcool. Entre la gamine consolée par ses amies parce que son fiancé de deux semaines l'a trompée avec sa collègue, le mari en mission pour ajouter une aventure extra-conjugale à son tableau de chasse – lui, il doit tout bonnement avoir l'air du trentenaire solitaire tout fraîchement divorcé. C'est pas vraiment une identité qui le ravi, Cecil, ça frictionne douloureusement son égo parce qu'au fond, c'est pas si faux que ça. Il est à deux doigts, deux petits doigts, de se lever pour aller se trouver une gonzesse avec qui faire passer le temps, puis Cole le rejoindra en cours de route après tout, hein ? Mais il a même pas le temps de se décider pleinement. Cole, il a déjà poussé la porte du bar, et enfin, il le rejoint. Cecil, il affiche déjà son petit sourire suffisant vaguement insupportable. Lui et Cole, ils étaient un peu trop différents pour être amis – même beaucoup trop différents. Rien ne pourrait faire office de point de jonction entre eux si ce n'est leur caractère de merde. Il faut croire que c'est suffisant. Parce qu'au final, Cecil, il apprécie réellement Cole, sa compagnie, toutes les conneries du genre. « Bien habillé ? Oh, me flatte pas comme ça, ce sont juste de vieux trucs que j'ai mis comme ça. J'te ferai pas l'honneur de me sapper correctement pour tes beaux yeux, Cole. » La fausse modestie, Cecil il connaît, et il en tartine avec un petit rire alors qu'il donne un coup amical sur l'épaule de son locuteur. Bien sûr que oui, il est bien habillé. Cecil sans ses costumes et ses chemises, c'est pas vraiment Cecil. Le serveur leur apporte lleurs premiers verres, et il attrape le sien sans même lui jeter un regard (ne jamais accorder d'attention aux petites gens, comme il dit). « Comment tu vas ? T'as réussi à t'échapper de ton cocon familial, du coup ? » Cecil, il doit bien l'admettre : Il a du mal à comprendre comment un homme comme Cole ait pu se poser ainsi. "Se poser", c'est un bien grand mot – avoir des enfants issus d'une aventure extra-conjugale, c'est pas vraiment l'épitome de la vie sentimentale tranquille. Mais merde – un gosse quoi. Rien que l'évocation de ce mot interdit le fait se sentir plus vieux. Et le pire, c'est que Cole, il a vraiment l'air de s'épanouir dans cette vie, tant et si bien, qu'il en fout des doutes à Cecil. Et s'il avait raison ? Peut-être que c'est lui qui passe à côté de quelque chose depuis tout ce temps. Mais il a pas vraiment le temps de s'apitoyer sur son sort, pas l'envie, alors il se contente de se dire que c'est Cole qui est bizarre, que la paternité lui a un peu retourné le cerveau. « Et ton gosse ? Il va bien ? » Parce que faut bien qu'il demande, quand même, politesse oblige. Puis curiosité, un peu, aussi.

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MessageSujet: Re: let's find a bar so dark we forget who we are (cole)   Lun 4 Juin - 14:56

Cole ne comprenait toujours pas comment il avait fini par devenir ami avec un homme aussi insuppor-table que Cecil. Il se surprenait lui-même. Heureusement l’alcool aidait beaucoup leur amitié. Apparem-ment deux caractères de merde vont de pairs. Comme toujours Cecil avec les mots pour lui remonter le moral. Apparemment, il ne ferait aucun effort pour bien s’habiller rien que pour lui. Il se sentait tout de suite très spécial, mais il l’avait bien cherché. Il aurait de toute façon, trouvé cela étrange qu’il soit trop gentil avec lui. « Tes compliments me vont droit au cœur, tu sais comment parler à un homme.. » Lui lança Cole avec un rire moqueur. C’est ce qu’il aimait avec Cecil, les vannes, les blagues. Toute la jour-née, il voyait un tas de personnes lui léchant les bottes et il en avait plus que marre. « Je suis venu directement après le boulot, du coup ça me donne une excuse. » Lui confia Cole. Il n’aurait pas pu rentrer et repartir. Certes, il avait prévenu sa fiancée de son départ imminent pour autre part simplement pour la prévenir de ne pas l’attendre pour manger ce soir. De toute façon, elle commençait à en avoir l’habitude. Cole était imprévisible, un jour le gentleman, le lendemain l’homme invisible. « Et toi comment vas-tu ? » Lui demanda le jeune homme comme pour éviter de répondre aux questions de son ami. Il préférait largement parler de quelqu’un d’autre. Il n’avait pas envie de parler de comment sa vie est un labyrinthe. Entre son travail, Cassy, son fils et la mère de son fils il a bien dû mal à garder la tête hors de l’eau. Il se demande encore comment les choses sont devenues si compliquées. Etrangement, Cecil lui demanda pour son enfant comme si cela l’intéressait. Il paraissait allergique à toute forme d’engagement et encore plus d’enfant. Il ne comprenait pas vraiment pourquoi. A sa façon, Cecil pourrait avoir sa propre famille, mais apparemment ce n’était pas dans ses plans. Il préférait arpenter les bars apparemment. Cela lui semblait être une façon de vivre peu appropriée pour un homme de son âge, mais Cole n’était pas venu ici pour le juger. « Il va bien, il est chez sa mère. » Lui répondit Cole sans entrer dans les détails. Il savait bien que Cecil n’en avait rien à faire de savoir comment son fils allait au fond. Il avait davantage envie de boire qu’autre chose. Il ne lui en voulait pas, au contraire. Cecil ne lui devait rien et cela lui faisait du bien de ne pas être Cole Warwick de temps en temps.

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