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 Tous les soirs, j'm'égare dans la 25ème heure (NARI)

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MessageSujet: Tous les soirs, j'm'égare dans la 25ème heure (NARI)   Lun 30 Avr - 22:01

Ça fait presque une semaine que qu’elle est sortie de l’hôpital, Nana, et elle a toujours l’impression d’être épiée, tout le temps, par les médecins. Tout a changé, depuis cette fameuse soirée à Concorde. Terri fait parti de son passé, c’est étrange, avec Sacha, et elle sent bien que Ryan est mal à l’aise avec elle, même s’il prétend le contraire. Et puis, il y a les mots de Côme, qui résonnent encore dans sa tête. Nana, elle y pense tout le temps, sa haine pour cette fille prends des proportions inconsidérées et elle ne sait même pas pourquoi. Peut être que c’est juste plus facile te tout laisser peser sur elle, de faire comme si elle était la source de tout problème. Alors que le problème, c’est bien Nana. Nana qui est malheureuse et qui pourtant veut paraitre si forte, aux yeux de tous. Nana qui n’arrive pas à oublier son passée, à se pardonner, à s’aimer. Le problème, c’est elle, ouais. Et personne n’arrive véritablement à la comprendre. Personne, sauf lui. Nana, elle aurait aimé venir le voir tout de suite, en sortant le l’hôpital. Elle serait venue lui acheter des guimauves, elle aurait souri, et il aurait vu au de-là de ce sourire. Il aurait vu les larmes traitresses qu’elle retenait depuis vingt-trois ans, mais qui avait finis par couler, creuser des sillons indélébiles sur ses joues blêmes. Il aurait compris, Yuri, et c’est sa qui lui faisait peur, à Nana. Alors elle a attendu, une semaine, et puis elle est venue sur la jetée, là où ils se retrouvent, parfois. Là où ils se sont sourit et parlé pour la première fois. Là où il l’a vu, à nus, là où il a cherché et creusé dans son cœur plus que n’importe qui. Elle ne sait même pas s’il va venir, Nana. Elle ne lui a rien dit, elle n’a même pas son numéro de téléphone. Et pourtant, elle attend, elle se met à espérer qu’il la cherche, qu’il s’est inquiété, de ne pas l’avoir vu pendant tant de temps. Elle se surprends à imaginer qu’au fond de lui, il sentait qu’un truc n’allait pas. Parce qu’elle est comme ça, Nana, elle cherche désespérément la personne qui lui dira ‘tu mens’ quand elle prétend aller bien. La personne qui peut voir à travers son masque, la personne qui le fera tomber, pour de bon, et qui ne craindra pas le monstre qui peut se trouver derrière, la poupée brisée et désarticulée, l’enfant apeurée, la gamine paumée.

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MessageSujet: Re: Tous les soirs, j'm'égare dans la 25ème heure (NARI)   Mar 1 Mai - 17:49

Les jours passent, fugaces, ils lui filent entre les doigts à qui ça donne l'impression d'aller trop vite et en même temps pas assez. Le temps, il ne sait plus vraiment comment le combler, lui qui se perd à travers ce monde, celui qu'il ne verra jamais plus avec les mêmes yeux. Trop de colère, de mépris pour ceux qui l'habitent. Sauf elle, Nana, elle parvient à allier détresse et beauté si aisément qu'elle en devient touchante. Plus là, et s'il n'en ai pas à compter les jours, elle insinue un manque en lui. Il a envie de la voir, peut être juste pour savoir si elle va bien. Ils ne savent que peu de choses l'un de l'autre. Pas d'échanges de numéro ou d'informations qui permettraient de se retrouver. A part ici, à l'endroit même où ils se sont rencontrés la première fois. Dans sa vie à lui, peu de choses ont été modifiés, faut dire qu'il ne laisse plus tellement de place au drame. Plutôt solitaire depuis quelques années maintenant, lui et ses airs de gros dur se contente d'un quotidien semblable à celui de la veille. Il termine sa journée de travail pour prendre la route de la jetée, il y passe chaque soir, espérant secrètement la retrouver. Ce soir, elle est là, il reconnait sa chevelure qui vole au gré de la brise et son air éteint. Sans piper mot, il vient s'installer juste à côté d'elle. Quelques secondes de silence s'imposent à eux avant qu'il ne prenne la parole : j'ai cru que tu ne viendrais plus. Sa voix n'est pas teinté de reproches, simplement parce que leurs relations est plus simple que ça, ils ne se promettent rien tous les deux et si un jour elle venait à disparaître, il ne pourrait lui en vouloir. C'est aussi pour cette raison qu'il ne veut plus donner sa confiance et son amour, peut importe la forme. Les déceptions sont ensuite trop grandes. Ses jambes se lient, croisées entre elles. Il la regarde un instant, ce pantin désarticulé, souffrante, plus que d'ordinaire, en tout cas, c'est ce qu'il perçoit à travers un regard éteint mais peut être qu'il se trompe et qu'elle est juste plus mauvaise que d'ordinaire pour dissimuler.
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MessageSujet: Re: Tous les soirs, j'm'égare dans la 25ème heure (NARI)   Mar 1 Mai - 18:06


Au début, ils lui donnaient de quoi dormir, à l’hôpital ; parce que ça faisait des semaines qu’elle raccourcissait ses nuits, qu’elle était incapable de fermer l’œil. Les cernes cachés par le maquillage, si facilement. Mais à l’hôpital, c’était différent, impossible de faire semblant. Alors ils l’ont aidé à dormir, un peu, et malgré les médicaments, elle se réveillait, parfois au milieu de la nuit, la gorge nouée, impossible de respirer. L’angoisse, dans sa poitrine, dans son cœur, dans sa tête, surtout, et la sensation de solitude. Par moment, elle aurait tout donné, pour être de nouveau sur la jetée, là où elle se sentait libre, vraiment libre. Parfois, elle aurait voulu l’appeler, lui, pour lui dire ‘ça ne va pas’ et il aurait compris, surement, plus que n’importe qui. Mais elle était seule, Nana, dans le service psychiatrique de Brighton. Seule face à ses démons, face à sa peur, face à sa douleur, ses blessures, ses erreurs. Même elle ne sait pas véritablement pourquoi elle est sortie, déjà. Elle ne se sent plus forte, quelque chose s’est brisée. Si avant, elle tenait bon, toujours, elle souriait, tout le temps, c’est fini, elle n’y arrive plus. Elle est entrain de se noyer, Nana et elle est incapable d’attraper les mains qu’on lui temps, de peur de les voir disparaitre, tel un mirage. Elle a fini par venir à la jetée, comme toujours lorsque les ombres s’insinuent dans son cœur. L’odeur de la mer, de nuit, le son des vagues, dans l’obscurité, ça la calme, Nana. Alors elle est assise, les jambes dans le vite, la tête contre la rambarde, les yeux clos et elle respire, profondément, malgré la brûlure lancinante. Elle l’entend venir plus qu’elle ne le voit ; et elle sait, elle sait que c’est lui. Parce que ça ne pourrait être personne d’autre. Elle garde les yeux fermés, quand il s’installe, près d’elle. Le bois vibre un peu, elle frisonne. « Moi aussi, j’ai cru que je ne viendrais plus. » elle lui répond, simplement. Et fini les simagrées, Nana. Elle ne dit plus rien, pendant un instant qui n’appartient qu’à eux, et finalement, elle ouvre les yeux, comme pour la première fois, pour les poser sur lui. Et elle a ce sourire triste, qui ne le quitte jamais, lui. « J’ai fini par montrer au monde entier quel monstre j’étais vraiment, Yuri. Et ça me fait peur. »

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MessageSujet: Re: Tous les soirs, j'm'égare dans la 25ème heure (NARI)   Mar 1 Mai - 18:55

Il fait frais ce soir, plus que la veille. Le vent y est pour quelque chose. Il gronde, massif. Sa chevelure brune en fait les frais, devenue soudainement sauvage. Dans un semblant de nonchalance il s'assoit près d'elle, assez près pour sentir la chaleur émaner de son corps, assez loin pour ne pas se montrer trop intrusif. Il sait bien qu'il la ferait fuir s'il presse les mauvais boutons. Elle est comme un petit animal que l'on chasse, toujours à l'affût, prête à bondir en cas de danger. Quand les mots sortent de sa bouche, il comprend d'abord qu'elle a tenté de mettre fin à ses jours, esprit trop tordu et abîmé pour envisager qu'elle aurait simplement pu partir, quitter la ville. Il ne dit rien de plus. Il ne fait aucun commentaires sur le fait qu'elle aurait manqué à son existence si ces rencontres avaient été supprimées. Entre une mère dépressive et un flot d'amis échappés, il n'a plus tellement de choses auxquelles se raccrocher. Et s'il se convint souvent qu'elle va plus mal que lui, ils se ressemblent sans doutes plus qu'il ne veut l'admettre. Sans regard se penche finalement dans le sien et ce qu'il pense y apercevoir ne lui plait pas. Ces mots n'aident en rien le jeune homme à relativiser. Lui qui ne sait pas vraiment comment aimer ou aider. Sa foie en l'humanité bafouée. j'ai rencontré plus de monstres que tu ne le crois et tu n'as rien de semblable avec eux. rassure t-il sans rien demander. Pas d'explications. Il sait qu'elle les donnera si le besoin se fait ressentir. Ce n'est pas une grande bavarde, elle ne parle jamais d'elle. Comment la blâmer, lui même n'est pas des plus loquaces, il n'a jamais confié une quelconque anecdotes sur son passé, sauf peut être pour la faire rire. Rien de trop personnel. Pourtant, une part de lui sait que la confiance pourrait lui être accorder, c'est juste qu'il est ensuite si difficile de faire marche arrière. Tout se compliquent quand on a des attentes face aux autres. La déception naît de l'espoir. il paraît que l'erreur est humaine. même si ce dicton ne l'a jamais aidé à pardonné. La rancune trop facile, trop tenace. Ses bras viennent se joncher à l'arrière du banc et ses yeux se dirigent vers le ciel, presque impassibles mais son histoire l'inquiète. Lui qui rêverait de sauver son âme.
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MessageSujet: Re: Tous les soirs, j'm'égare dans la 25ème heure (NARI)   Jeu 3 Mai - 10:59




C’est si simple, avec Yuri. Elle n’a pas l’impression de devoir faire semblant d’être quelqu’un d’autre, avec lui, de sourire tout le temps. Pendant plus de quinze ans, elle a refusé de pleurer, Nana, pour montrer à quel point elle était forte. Pour soutenir ses frères et sa sœur, pour se dresser contre son père, contre le monde entier. Mais Yuri, d’un simple regard, il lui a fait baisser toutes ses barrières. Le masque est tombé, et il voit son véritable visage. Mais malgré tout, il ne fuit pas, il n’a pas peur d’elle. Nana, elle lui parle, elle lui dit exactement ce qu’elle a sur le cœur sans se douter que ça pourrait être mal interpréter. Elle sourit, Nana, quand il lui réponds. Si doux. C’est ce qu’elle sait dit, quand elle l’a vu pour la première fois. Elle a tout de suite vu la douceur, dans ses yeux, juste derrière les fantômes et la mélancolie. « Tu crois ? » qu’elle demande, beaucoup moins certaine que lui. « Je…Je ne sais pas, Yuri, j’ai l’impression que la colère, elle grossit en moi, comme une tumeur, et elle va finir par exploser. J’ai peur de blesser quelqu’un, ou d’oublier qui je suis… » Elle parle peu d’elle, Nana, c’est une grande bavarde mais elle préfère tout aborder, sauf ses sentiments. Elle le fait pourtant aujourd’hui, face à lui. Et ça semble si naturel. Elle l’observe alors qu’il regarde le ciel. Et Nana, elle se demande, au fond d’elle, qui est le plus triste, elle, ou lui ? Ils ne sont que deux âmes perdues, égarées, esseulée. Parfois, elle se questionne sur son histoire, à lui. « Dis, Yuri, est-ce que toi aussi, parfois, tu as l’impression de disparaitre ? » elle soupires, Nana, et finit par regarder le ciel, elle aussi. « Il fait beau, on voit les étoiles. »

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MessageSujet: Re: Tous les soirs, j'm'égare dans la 25ème heure (NARI)   Jeu 3 Mai - 13:21

Le trouble naît en lui quand elle aborde la colère. Il en a tellement à l'intérieur Yuri. Elle gronde. Il essaye de substituer d'autres sentiment à cette rage mais elle finit toujours par lui revenir en pleine tronche. Foutue omniprésence. Seulement, il ne dit trop rien. Pour la première fois, elle se confie Nana, une situation inhabituelle. Ce n'est pas son moment à lui, ce n'est pas son histoire qui doit être compter ce soir, lui, il n'est que le réceptacle de tout ça, près à écouter. Plus attentif qu'on ne le pense en croisant ses iris noircis. peut être que tu devrais commencé par arrêter de faire semblant. Il ne juge en rien son comportement, ni ces actions, il a juste saisit qu'elle avait un masque avec les autres. Ces sourires faux sur le visage. Cette façon de jouer à celle qui aime la vie. je veux dire... La vraie Nana, j'la vois moi. Alors si tu te perds. Viens ici... Il hausse les épaules, c'est maladroit ces propos, il a plus l'habitude de jouer les épaules qui consolent, lui qui s'est peu à peu enfermé dans la solitude avec pour seul compagnon, sa mère. Une femme détruire et irréparable. Il a essayé Yuri mais il est arrivé trop tard. Parce qu'elle ne voit plus rien en couleurs Maman. Pour Nana, y'a encore de l'espoir non ? Ses yeux qui ne quittent pas le ciel, un sourire se dessine sur ses lèvres quand elle lui demande s'il a l'impression de disparaître de temps à autres. être invisible tu veux dire ? la certitude que si je venais à crever, ça ne changerait pas la face du monde ? Souvent. Mais peut être que finalement c'est plus simple de ne pas exister vraiment. Un véritable débat philosophique qui s'engage entre eux. Il sait plus Yuri. Il est à côté de sa vie depuis trop longtemps. ouais, il a fait beau aujourd'hui, le ciel est dégagé. Quand j'étais petit, j'passais des heures allongé dans l'herbe avec mon frangin à fixer les étoiles. Parce qu'Alix était un grand fan d'astronomie et qui lui comptait toujours des millions d'histoires sur les étoiles, les planètes... A l'époque, il était heureux Yuri.
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MessageSujet: Re: Tous les soirs, j'm'égare dans la 25ème heure (NARI)   Jeu 3 Mai - 15:57

Ça fait un moment qu’elle y pense, Nana. A la colère, à la tristesse, à cette boule de négativité qui croit en elle. A l’hôpital, elle a eu le temps de monter tout une théorie. Et ça lui fait tellement peur. Véritablement. Parce que plus elle y pense, plus elle se croit réellement folle, et ce malgré ce qu’elle ne cesse de répéter. Après tout, lorsqu’on voit son père, et son frère, on peut se poser des questions. Va-t-elle finir par se jeter dans la mer, pour ne plus jamais remonter, ou alors va-t-elle se noyer dans l’alcool pour tout oublier ? les deux positions la terrifient. Le monde la terrifie, et elle n’arrive pas à en parler, pas vraiment. Sauf à lui peut être. Ce soir, elle s’ouvre un peu, Nana, et elle espère qu’il ne va pas trouver répugnant l’être qui se cache vraiment sous les sourires et les yeux bleus. Elle sourit, à ses mots. Et l’espoir, il renait, un peu. « Je me demande encore pourquoi tu ne pars pas en courant, toi. Les autres, ils n’ont pas envie de voir qui je suis vraiment. Ils se contentent de la Nana qui sourit, ils sont mal à l’aise, quand l’essaie d’être moi. Et je comprends. Qui voudrait d’une fille aussi cassée ? » elle soupire nana et observe le ciel, parce que c’est beau, parce que c’est tellement plus facile. « Être invisible, oui, mais surtout, l’impression que quelqu’un ou quelque chose prends ta place, et tu ne peux rien y faire. » elle soupire, encore, Nana. Encore. Et puis, il parle un peu de son frère, et elle se rends compte qu’elle se sait rien de lui, et qu’il ne sait rien d’elle, ou presque. « Mon frère aimait plutôt ça aussi, je crois. Il ne parlait jamais vraiment de lui, parfois, je me dis que si je l’avais plus écouté, si je l’avais plus aimé, il n’aurait pas décidé que la vie allait être plus belle sans lui…

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MessageSujet: Re: Tous les soirs, j'm'égare dans la 25ème heure (NARI)   Jeu 3 Mai - 18:42

La rage l'habite encore lui aussi, sans doutes pour ça qu'il les évite, eux. Sans sources de frustrations, sans personne pour le tirer vers le bas et le pousser au n'importe quoi, il se contente de vivre, son amertume qui lui pèse sur les épaules. Il est pas heureux, loin de là mais chaque journée se suit sans être trop douloureuse. S'il ne part pas en courant Yuri, c'est probablement un peu égoïste, elle égaye ses journées la blonde, malgré la tristesse et les faux semblants. Ne sommes nous pas tous un peu cassé ? qu'il dit simplement, il ne veut pas s'attarder sur ceux qu'elle qualifie d'amis en les jugeant comme mauvais. Lui même n'a pas toujours tenu ce rôle à la perfection, bien au contraire, il sait à quel point il peut être difficile de garder les gens dans son coeur sans être trop distant ou trop oppressant. La limite est parfois si mince qu'elle en devient flou. quelque chose ou quelqu'un ? reprend t-il même s'il se doute de la réponse. Serait ce lié à ce garçon avec qui il l'a vu parfois, tout sourire, les gencives à la vue de tous, crier son bonheur. Ces deux là ne savent que peu de choses l'un de l'autre, la preuve, quand elle annonce à demi-mot que son frère s'est donné la mort, il réalise qu'ils ont plus de choses en commun qu'il n'y parait. Certains font le choix de partir, d'autres non. Alors elle a perdu son frère. Enfin perdu, non, il est mort. Il a toujours trouvé cette expression dérisoire, c'est vrai quoi, c'est pas comme ses clés de voitures qu'on finit par retrouver dans le frigo, la nuance est immense. Bref, à ses mots, il se tourne vers elle, les yeux grand ouvert. Comment il s'appelait ? demande t-il finalement, écartant le sujet vicieux de la culpabilité. La sienne le ramène à celle qui l'étouffe lui. Il suffoque rien que d'y penser et son myocarde s'emballe vivement. Elle n'avait pas pu empêcher son frère d'ôter sa vie, lui n'avait pas été là pour le protéger, des histoires différentes et pourtant si similaires.
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MessageSujet: Re: Tous les soirs, j'm'égare dans la 25ème heure (NARI)   Ven 4 Mai - 13:55

Il a toujours le mot qu’il faut, Yuri. Il sait toujours quoi dire ou quoi faire. C’est surement la personne la plus sage qu’elle n’ait jamais rencontré, Nana. Alors elle sourit, doucement en hochant la tête. « Sans doute. Certains sont plus doué que d’autre, pour le cacher. Je pensais l’être, moi aussi. » Dans les étoiles, parfois, elle croit voir le regard de maman, et de Kamil, évidement. Mais ce soir, elle en voit rien. Ce soir, le ciel ne lui parle pas, plus, pourquoi ? elle ne sait pas, et elle commence à divaguer, un peu. Elle lui dit n’importe quoi, ne comprends pas elle-même le véritable sens de ses paroles. « ouais, comme s’il y avait deux personnes, en moi, et que j’me perdais, que je disparaissait derrière quelqu’un que je ne veux pas être… » elle soupire, nana, elle est triste nana, mais un peu moins ce soir, un peu moins avec lui. Parce qu’elle sent au fond d’elle, qu’ils sont semblables, plus qu’ils ne le paraissent. Et c’est presque naturellement qu’elle parle de lui, de son frère, parti trop tôt, à cause d’elle, elle le sent, au fond. La culpabilité la ronge, depuis un an, parce que si elle avait été plus attentive, il serait là, ce soir, avec elle, avec eux. Elle se tourne vers Yuri quand il parle, il est perdu, elle le voit, ou elle le sent. « Il, il s’appelait Kamil. » elle dit, doucement. « Et c’était la personne la plus extraordinaire et la plus belle que je n’ai jamais connu. »

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MessageSujet: Re: Tous les soirs, j'm'égare dans la 25ème heure (NARI)   Dim 6 Mai - 14:55

Il a réussi à faire semblant des années durant Yuri. Laisser croire au monde qu'il n'était pas si abîmé que ça, que la vie ne lui avait pas volé ce qui lui était le plus précieux. A leurs côtés, il a été heureux un temps, il en a même oublié le sens de l'expression au fond du trou. Cette petite bande peuplée d'individus tous aussi paumés les uns que les autres mais qui formaient un tout. Pour redevenir un rien, départs précipités, abandons fugaces et détérioration des relations pour devenir aujourd'hui si futile que l'on penserait qu'ils ne se sont jamais connus. Ça a laissé son empreinte sur lui ça aussi. Le jeune Yuri a beaucoup trop vécu pour son âge. Lui qui devrait à peine songer à devenir adulte a été plongé dans un monde de grands trop tôt et aujourd'hui, il s'y noie, parce qu'on lui a jamais appris à nager. Docteur Jekyll et Mr Hyde. plaisante t-il dans un sourire, accordant à la belle un regard charmeur. Parce que l'humour est le meilleur rempart à la détresse, le seul dont il arrive à se servir en tout cas.  c'est joli comme nom. se contente t-il de rétorquer, une foutue boule au ventre. Il quitte sa position pour se pencher sur le banc, les coudes qui rejoignent ses genoux, le regard dans le vide. il doit te manquer. Il fixe désormais ses pieds avant d'ajouter : le manque, c'est pas le pire ceci dit, c'est la culpabilité, la colère... Et pour la première fois depuis des années, il aborde le sujet de son frère, c'est complètement con puisqu'il a toujours tout fait pour l'occulter, certains de ses meilleurs amis n'ont jamais eu vent de cette histoire mais avec elle, il lui semble comme évident de confier. Juste un peu. tous ils te disent que ça va aller avec le temps mais c'est une connerie, ça reste là, à t'ronger les os comme une maladie et personne peut rien y faire de toutes façons. Un point de vue pour le moins cynique, c'est certains mais qu'il est bon de l'exprimer sans se cacher. Parce que les autres, ce n'est pas ce qu'ils veulent voir. Les autres ils veulent entendre répondre 'oui, je vais bien'. Ils sont pas prêt à encaisser la douleur de leurs comparses. Alors on biaise, on fait semblant et on se contente de vivre une vie de merde, insatisfaisante au possible. En tout cas, c'est ce qu'il fait lui.
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MessageSujet: Re: Tous les soirs, j'm'égare dans la 25ème heure (NARI)   Dim 6 Mai - 18:38

Elle a les yeux grands ouverts, Nana, et elle l’observe, lui, d’une façon nouvelle. Parce que son regard, sa voie, tout chez lui prouve une fois de plus qu’il est comme elle, qu’il connait les mêmes fantômes, les mêmes démons. Elle sourit, Nana, douce Nana, triste Nana. « C’est un peu ça, oui. Et je me demande encore si je suis le docteur ou bien son monstre. » Elle soupire. Y’a ce mot, qui revient, encore et encore. Monstre, elle est un monstre. Un monstre qui a tué son frère, un monstre qui éloigne tout le monde, autours d’elle. Quand il lui demande de parler de Kamil, de ton frère, elle le fait, mais son cœur se sert, si fort. Parce qu’i lui manque, si fort. Lèvre mordue, elle l’écoute, et elle hoche la tête. C’est comme s’il lisait dans son cœur, dans son âge. Comme s’il avait été là, avec elle, durant cette dernière année. « Ouais, c’est vrai. En colère contre le monde entier, je le suis, mais surtout, contre moi. J’aurais pu le sauver, et pourtant, il est mort, et moi, je suis là… » elle soupire, Nana, elle pleure, mais en silence, sans larmes, juste là, dans son cœur. Elle se tourne contre lui, un peu plus. « Tu connais le deuil, toi aussi ? » il ne se confie jamais, Yuri, de sa vie, elle ne connait rien. Ils sont aussi secrets l’un que l’autre, et pourtant, ce soir, sous les étoiles, c’est différent. Elle soupire « Les gens, ils ne comprennent pas, que non, ça ne va pas. Et puis, ils se disent qu’après un moment, ce ne sera qu’un souvenir, qu’on exagère, nous et notre stupide faiblesse…Je pense qu’un deuil, ça dure tout une vie, et j’aimerais vraiment qu’un jour, quelqu’un comprenne que quand je dis ça va, c’est faux. »

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MessageSujet: Re: Tous les soirs, j'm'égare dans la 25ème heure (NARI)   Mar 8 Mai - 9:56

Huit ans. Huit ans qu'il a rendu l'âme sur ce bout de trottoir froid et insipide. Huit ans que Yuri se bat avec ce foutu deuil. Avec sa peine et sa culpabilité qu'il traîne comme un boulet et qui l'empêche de vivre, de vivre vraiment en tout cas. Pas une journée ne se passe sans que ça le ronge un peu plus, sans que son imagination le tire vers le fond des abysses, une image qui lui tord le coeur, celle de son frère, là, sur le sol, inerte, son sang qui se vide trop lentement, plus seul que jamais. Il n'était pas présent ce jour là mais il encense ses démons en composant des souvenirs à sa façon. Les mots de Nana font écho chez lui. Le sauver. Bordel, il se dit chaque matin en se réveillant qu'il aurait du être là pour le protéger. Et visiblement, elle est comme lui. Elle s'en veut. Elle se détruit. Elle se complaît dans sa douleur, juste pour sentir sa présence un peu plus longtemps. Yuri, il voudrait lui dire que ça va mieux avec le temps, qu'on oublie. Foutaise. On noie, on fait semblant mais on oublie jamais vraiment une telle tragédie, elle reste ancrée en nous, prête à ressortir, inévitablement. On peut pas enterrer sa douleur, c'est une connerie. mon frère... qu'il dit simplement quand elle demande si lui aussi a été confronté à cette douleur d'avoir perdu un être cher. Sans doutes qu'il a aussi perdu un père dans la bataille. Celui qui est aujourd'hui un inconnu pour lui. Les larmes viennent guider ses iris mais il les refuse et les ravalent, trop fier pour chialer. Il l'a fait trop peur souvent. A part quand ce flic s'est pointé chez eux pour annoncé qu'il était à l'hopital dans un état lamentable. Il a hurlé si fort que tout le voisinage a du l'entendre. Ce jour là, les larmes n'ont cessés de couler. Asséchant à vie ses yeux vides de sens. le truc, c'est qu'ils peuvent pas comprendre Nana... Il sauront jamais. Et même s'ils veulent aider. Ils savent pas. Ils pensent qu'on y reste dans notre douleur, par choix. un rire jaune l'étreint quand il reprend, de sa voix calme et rocailleuse. ils ont probablement raison, parce que moi, c'est tout ce qu'il me reste d'Alix, alors, j'préfère m'y accrocher... fataliste, triste mais malheureusement véridique.
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MessageSujet: Re: Tous les soirs, j'm'égare dans la 25ème heure (NARI)   Jeu 10 Mai - 17:40


Deux histoires différentes, et pourtant tellement similaire. Un frère adoré, mort dans la solitude, mort dans la douleur et l’indifférence. Deux âmes esseulées qui essaient de se reconstruire, vraiment. Mais y’a la colère, y’a la peur, y’a tout ces sentiments étranges qui se mêlent à la fête, qui les bouffent, l’un comme l’autre. Lui, le vendeur de barbapapa, elle, l’artiste paumée. Ils sont différents, et pourtant, pourtant ils sont là, ce soir, tout les deux, et en silence ils se confient, un peu plus qu’avant. Y’a quelque chose qui change, mais elle ne serait dire quoi, Nana. Elle sait juste que ce soir est différent, que Yuri est différent, que tout est différent. Et elle qui avait peur de ça, du changement, elle se sent bien, maintenant, parce qu’il la comprend, parce que pour la première fois de sa vie, elle a enfin trouvé quelqu’un qui la comprenait, vraiment, et qui acceptait sa part d’ombre, ses doutes et ses craintes. Son frère, il dit, et c’est comme si elle s’en doutait, déjà. Comme si elle avait toujours su, comme si le destin les avait rapprochés à cause de ça. Où peut être que c’est Kamil et Alix, là-haut, dans les étoiles ? Elle sait pas, Nana, et pour une fois, elle ne cherche pas à savoir. Elle lui sourit, simplement, à lui qui était différent mais qui est maintenant son double, son compagnon de deuil. Et il lui ouvre les yeux, Yuri, ce soir. Peut être qu’elle aussi, elle garde cette colère et cette douleur, dans son cœur, pour s’accrocher à son frère, pour l’empêcher de partir totalement. Peut être que si elle part en vrille, c’est parce qu’elle n’arrive pas à lâcher prise. « Alors, comment on fait ? On continue à vivre en décaler, sans jamais réussir à être heureux ? » elle est amère, Nana, parce qu’elle n’y arrive pas. Elle s’éloigne du monde, et pourtant, elle voudrait s’y accrocher de toute ses forces.

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MessageSujet: Re: Tous les soirs, j'm'égare dans la 25ème heure (NARI)   Jeu 10 Mai - 22:33

Parfois, il a l'impression de voler au dessus de son corps Yuri. Comme s'il était parti le même jour que son frangin et qu'il avait lui aussi quitté ce monde, comme s'il était qu'un spectateur bien maladroit. Elle vient Nana avec ces doutes, ces peurs et elle les lui balance comme ça, de but en blanc. Etrangement, ça lui fait du bien à Yuri, d'en parler. De simplement évoquer sa présence. Ce sujet tabou dont il est interdit de parler. Parce qu'Alix, c'est vite devenu Voldemort à la maison, celui dont on ne doit pas prononcer le nom. Se forcer à sourire pour ne pas laisser les larmes couler et jouer aux durs pour ne pas laisser croire aux abrutis qui ont fait ça qu'ils ont gagnés. Si seulement il avait eu des noms, il aurait pu mettre un terme à sa souffrance mais l'inachevé le laisse avec ces démons. Il a cherché pourtant, il a posé des questions mais personne pour lui répondre. Un soupire lui échappe. J'en sais rien... Tu faisais comment avant toi ? Parce que franchement, c'est pas un exemple Yuri. Il vit à moitié. Il ne se laisse pas approcher. Lui qui ne veut laisser la chance à personne de pouvoir le blesser. D'ailleurs, ce soir, il baisse sa garde et c'est bien la première fois depuis des lustres. après tout, des gens heureux, t'en connais toi ? Yuri n'en connait aucun. Il sait juste que certains font mieux semblant que les autres mais chaque individu qui a croisé sa route porte un fardeau, plus ou moins lourd mais bien présent. Il vient trifouiller sa poche pour en sortir un paquet de tabac à rouler, rapidement, il tire un filtre et lèche le papier pour porter le bout de mort à sa bouche. t'en veux une ? qu'il dit en lui tendant le paquet ainsi que les feuilles et les filtres.
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MessageSujet: Re: Tous les soirs, j'm'égare dans la 25ème heure (NARI)   Dim 13 Mai - 19:19



Peut-être qu’une part d’elle est morte, ce jour-là, aussi. Peut être qu’une part d’elle est avec lui, loin, dans les étoiles. C’est peut-être ça, le problème. Elle est incomplète, Nana, son cœur, il prend froid, son cœur, il s’est cassé, et elle a beau cherché, elle n’a pas encore trouvé la personne capable de le réparer. Ryan essaie de tout son cœur, sa sœur aussi. Mais, non, elle reste incomplète, Nana. Et aujourd’hui, c’est étrange, parce qu’elle ne ressent plus ce vide. Comme si savoir que Yuri, il est comme elle, ça lui donnait du courage, ça lui donnait de l’espoir, surtout. Elle lui sourit, un peu, à peine, et elle voit la tristesse, dans ses yeux, la même tristesse qui a élu domicile dans les siens. Personne ne la voit. Parce que les gens, ils ne sont bon qu’à voir sa colère, celle qui lui fait perdre pied. Mais pas Yuri. Non, pas Yuri. Haussant les épaules, elle se mord la lèvre. Comment faisait-elle avant, Nana ? elle ne cesse de se le demander. Soupire, Nana, elle fouille dans ses poches, à la recherche de son téléphone. Cinq messages de sa sœur, qui lui demande où elle est. Aucun de terri, aucun de Ryan. Il est bien dans sa poche, finalement, ce téléphone. « J’connais des gens qui pensent être heureux. C’est peut-être mieux, de vivre dans l’illusion, non ? ça fait moins mal… » mal, ouais, c’est le mot. Elle a mal, Nana. Et ce qui fait le plus mal, ce n’est pas l’absence de son frère, c’est l’absence des autres, ceux qui lui ont promis d’être là, toujours, mais qui n’y arrivent pas, mais qui ne le veulent plus. Hochant la tête, Nana attrape le paquet pour se rouler, à son tour, une cigarette. Elle fume peu, mais ce soir, elle en a besoin. Les doigts tremblants, elle tasse la cigarette et la porte à ses lèvres. L’allumant avec le briquet de yuri, elle inspire profondément, et, après quelques secondes, expire la fumée, et la regarde s’envoler vers les étoiles. « C’est facile, de parler avec toi. » elle dit, finalement, lorsque sa cigarette est à moitié consommée.

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MessageSujet: Re: Tous les soirs, j'm'égare dans la 25ème heure (NARI)   Mar 15 Mai - 11:09

C'est complexe la vie, la mort sans doutes encore plus. Surtout quand elle vous ai ôté alors que vous n'avez rien demandé du tout. Celui qui reste, c'est une situation qu'il aurait aimé ne pas vivre, lui qui aurait volontiers prit la place de son frère ce jour là. Deux âmes en peine, qui se cherchent, ils se ressemblent finalement tellement Yuri et Nana. Avant ce soir, ce n'était pas si flagrant, des discussions jamais bien profondes, des coeurs qui se réconfortent de la simple présence de l'autre. Eux qui fuient la vie parce qu'ils ne savent plus comment être heureux. Il fait ça si bien Yuri. Il impose tellement de distance dans toutes ces relations, parce qu'il a été échaudé trop de fois qu'aujourd'hui la peur prend le dessus. Il se fait plus d'illusion sur ce que ça pourrait être, il se contente d'être là, de marcher et de continuer cette rengaine quotidienne sans illusion. Il n'a plus besoin d'essayer de toper sa chance au bonheur. Il s'en fout. tu crois ? j'crois surtout que s'arranger avec sa conscience, c'est parce qu'on est trop faible pour affronter la vérité. Ça accorde pas une chance au bonheur. J'en sais rien. Sans doutes que certains sont vraiment heureux. Ça m'arrive moi des fois, tu sais, cette petite boule de chaleur qui réconforte, l'impression de pouvoir tout affronter. Le truc, c'est que ça finit toujours par retomber ces conneries. Il darde un regard dans sa direction. Paumés. Ils le sont tous les deux. Lui était pourtant pas si mal parti quand on y pense. Il a même été foutrement heureux quand il était encore gamin. Il porte le bout de nicotine à sa bouche une autre fois, il fume trop mais se fiche pas mal des répercussions sur son organisme. Son sourire qui vient accrocher ces oreilles quand elle annonce qu'il est facile de lui parler. La réciproque est vrai. Et à cet instant, y'a un truc qui change dans leurs relations sans qu'il ne le remarque vraiment Yuri. j't'ai attendu tu sais. qu'il avoue, presque gêné.j't'ai cherché dans la foule, parce que ça m'fait du bien ces rencontres même si j'sais pas trop pourquoi. Sans doutes parce qu'elle se rapproche aujourd'hui le plus de ce que l'on peut appeler une amie et que même s'il prône son indépendance et sa solitude, on a tous besoin d'une épaule pour s'épancher.
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MessageSujet: Re: Tous les soirs, j'm'égare dans la 25ème heure (NARI)   Sam 19 Mai - 19:02

Nana s’en veut, pour la disparition de son frère, c’est indéniable. Elle est persuadée que si elle avait été plus présente, plus attentive, il serait toujours en vie. Si elle avait répondu à ce sms, ce jour-là, il serait toujours là. Mais Nana, elle lui en veut aussi, à Kamil. Parce que mourir, finalement, c’est facile. C’est pour les autres, que c’est douloureux. Son frère, il est parti, et aujourd’hui, c’est elle qui se perd, c’est elle qui perd la tête, qui perd pied, c’est elle qui à l’impression que rien ne fonctionnera plus jamais. Et elle lui en veut pour ça. Elle en veut à son père, aussi, et à sa mère. Finalement, Nana, elle en veut au monde entier, et pourtant, c’est elle, qu’elle flagelle, tout le temps. Elle s’en rend peu à peu compte, mais n’arrive pas à changer, c’est trop dur. Ou alors, elle n’en a pas envie ? Elle sourit, presque naturellement, quand il parle. Sa voix, elle est grave et douce à la fois. Nana, elle a l’impression d’entendre ses mots chanter, elle a l’impression qu’ils tourbillonnent dans les airs pour venir se presser contre son cœur, comme un pansement. « J’ai envie d’être heureuse, vraiment. J’ai envie que tu sois heureux, toi aussi. » elle dit, comme si l’espace d’un instant, la fatalité avait quitté sa tête, qu’elle se sentait plus légère. Nana, elle réagit comme une enfant, parfois, et c’est peut-être mieux. Il n’y a que les enfants qui sont véritablement heureux, non ? Elle garde le silence, un instant. Elle pense, et dans sa tête, c’est presque silencieux, pour une fois. Et puis, elle le lui dit, elle lui dit qu’elle aime, parler avec lui, qu’elle est bien, presque heureuse, que c’est facile. Et lui, lui il sourit, et son sourire, c’est comme une étoile, vraiment. Alors, elle sourit, elle aussi, encore plus, et son regard se baisse, fautive, quand il dit qu’il l’a cherché. « Pardon…j’étais à l’hôpital » qu’elle avoue, Nana, parce qu’à lui, elle peut le dire, parce que lui, il ne partira pas. « Dans le service psy » qu’elle précise avant de soupirer. « Ça va mieux, je crois. J’espère. » elle n’entre pas dans les détails, il n’a pas besoin de savoir, Yuri. Alors, elle relève les yeux, pour les plonger dans les siens. Elle ne veut plus qu’il l’attende, elle veut qu’il la trouve, même dans l’obscurité. « Donne-moi ton téléphone » qu’elle dit, finalement.

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