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 prends des routes incertaines, trouve des soleils nouveaux (helen)

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MessageSujet: prends des routes incertaines, trouve des soleils nouveaux (helen)   Ven 27 Avr - 23:43

helen & jacob
{ rechercher la lumière, un jour peut-être trouver la clarté }

Helen. C’est comme un murmure, une brise dans l’air, une caresse voluptueuse. Sa silhouette est élancée, elle est belle mais semble s’en moquer. Sans artifices, elle n’a besoin de rien d’autre que son sourire pour renverser le monde. Et il se sent con. Jacob, il est là par hasard, arpentant les rues sans réel but. Ça lui arrive trop souvent d’avoir besoin d’air pour se recentrer. Depuis combien de temps n’avait-il pas respiré l’air iodé de Brighton ? Quelques jours, une semaine tout à plus. Rio l’avait appelé, et puis Sacramento, où il était resté quelques jours, retrouvant un vieux compagnon de bataille comme si le temps et la guerre n’avaient pas ternis leurs âmes. Elle est belle, l’illusion. Il y a cru. Avant de retrouver l’Angleterre. Il avait pourtant promis à Janey de se poser. Seulement Jake, il n’y arrive pas. Rester en place, c’est pas son truc. Se trouver un gentil petit job non plus. Il a besoin d’un rush, il a besoin de voler, il a besoin de se sentir utile. Trimbaler les corps de centaines d’incrédules de continents en continents, voilà ce qu’il avait trouvé de plus stable. Aucun regret. Juste quelques doutes, parfois. Faire le bon choix, c’est pas franchement son truc. Alors bien sûr, quand la nuit vient, il s’interroge. Heureusement pour lui, elle est parfois là pour faire taire ses démons. Helen. Il aime ce prénom qui butte dans sa tête ; aime encore plus la personne qui lui est rattachée. Il se sent con, là, de l’autre côté de la rue, bloqué sur elle. On aurait dit une sorte de pervers, s’il n’avait pas le regard bienveillant. Il se sent niais, Jake, parce qu’il a envie de lui offrir des fleurs, ou une connerie du genre. Il se dit que lui offrir quelque chose effacera son silence radio de ces derniers jours. Pourtant il le sait ; devrait le savoir, y a peu de chance pour qu’elle lui en tienne rigueur. Après tout, il ne lui a rien promis – et elle n’a rien demandé. Helen, qui remet une mèche de cheveux derrière son oreille. Helen, qui fronce le nez en entendant son interlocuteur parler. Helen et cette étreinte qui vaut cher en guise d’au revoir. Sait-il au moins, celui qui la quitte, à quel point elle peut rafistoler une âme brisée de ses deux petits bras ?  Leurs regards se croisent. Il lui sourit. Il n’a pas de fleurs en main mais se promet d’en trouver si d’aventure elle les laisse continuer leur petite danse. Il fait un pas, puis deux, lentement. Se retrouve face à elle. Radieuse. ‘Le hasard fait bien les choses…’ il ne sait jamais comment reprendre le cours de ce eux. Elle est plus douée que lui pour ces choses là. ‘bonjour.’ qu’il conclue finalement, d’une voix lointaine, lascive. Lui dire qu’il comptait l’appeler ne servirait à rien. Elle est là, maintenant, devant lui. C’est la seule certitude qu’il a. Et ça lui suffit.

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MessageSujet: Re: prends des routes incertaines, trouve des soleils nouveaux (helen)   Sam 28 Avr - 11:50

La brise s’engouffre dans ses cheveux bruns tandis qu’un léger frisson parcourt Deirdre. Elle termine sa cigarette, sur laquelle elle tire rêveusement depuis quelques minutes en essayant d’organiser les nombreuses idées qui l’assaillent alors qu’elle tente de décider quel sera l’objet de sa prochaine toile, pièce maîtresse de son travail de fin d’année et clé de l’obtention de son master d’arts plastiques. Elle ne sent pas immédiatement son téléphone vibrer dans la poche de son trench beige, et il lui faut quelques minutes de plus pour déchiffrer le SMS que Sullivan, son meilleur ami, vient de lui envoyer. Heureusement qu’il a son numéro celui-là, il est incapable de gérer sa vie comme un grand. Ce n’est pas pour rien qu’elle l’a suivi jusqu’à Brighton.

Le contenu du message accapare toute son attention. Elle le lit et le relit, une fois, puis deux, puis trois. Essaye de l’appeler, messagerie. Merde. Elle lui renvoie quelques mots et prend déjà le chemin qui mène à sa voiture, quitte son petit appartement en trombe sans respecter aucune limite de vitesse. Elle chausse ses lunettes de soleil pour masquer ses yeux rougis et légèrement vitreux après une nuit passée à dessiner avec frénésie sur son carnet à croquis, cherche du regard l’épicerie bio que Sullivan lui a indiqué dans son message. Elle se gare en travers de la route, en plein milieu d’un trottoir où un panneau démesurément large indique Stationnement gênant et se dirige vers l’immeuble qui lui fait face, se demandant la boule au ventre quel ennui est encore arrivé à son meilleur ami. Elle parcourt chaque étage, essoufflée mais bien déterminée à trouver l’idiot qu’il est, quelque part dans ce petit immeuble du West Side. Troisième étage, quelques personnes dans un couloir enfumé, musique qui gronde, une chambre dans laquelle elle rentre en ignorant délibérément les regards interloqués des étudiants qui se demandent si elle a oui ou non été invitée.

Sullivan ! Elle crie à pleins poumons mais sa petite voix ne porte pas assez pour couvrir le grondement de la musique. Elle se contente donc de traverser toutes les chambres qui s’enfoncent en enfilade dans l’appartement jusqu’à l’apercevoir, ce visage qu’elle connaît si bien, essayant de fuir la bouche d’un autre garçon, qui visiblement est résolu à écraser ses grosses lèvres sur les siennes. C’est donc ça que Sullivan voulait dire par Viens me chercher, je connais personne et il y a un type louche. Bon, son impulsivité fait le reste du boulot et elle n’attend pas une seconde pour écraser son petit poing dans la mâchoire du type en question. Elle se tient le poignet et grimace en jurant, se disant que chatouiller un grizzli c’est toujours une mauvaise idée. Elle le voit se redresser, furieux, et attrape Sullivan par l’épaule pour le tirer en arrière, avec la ferme intention de décamper sans demander son reste.

Heureusement, Sullivan n’est pas bien gros et elle arrive à le trainer jusqu’à la voiture, ouvrir la portière et l’installer sur la banquette arrière, lui cognant dans la précipitation la tête contre la portière. Zut. Tant mieux peut-être, il réfléchira la prochaine fois avant de prendre du LSD avec des inconnus.T’es chiant ! T’es vraiment un putain de casse-couille, qu’elle râle presque pour elle-même avant de reprendre. Tu pouvais pas décrocher. Elle essaye de calmer son cœur qui s’emballe encore un peu plus lorsqu’elle pense à tout ce qui aurait pu arriver de pire. Il se rend pas bien compte qu’elle en crèverait si il lui arrivait malheur ?

Les voilà qui conduisent sur quelques pâtés de maison avant de se garer – proprement cette fois – devant l’immeuble où habite son meilleur ami. Deirdre le raccompagne jusque devant la porte, le prend un bon coup dans ses bras en lui murmurant de grandir un peu, et le laisse s’engouffrer dans le hall de l’immeuble. Il est déjà huit heures et il est temps pour elle de rentrer se faire un café. Mais une silhouette bien trop familière pour être ignorée attire son attention, et elle plisse le nez, enlève ses lunettes de soleil pour croiser le regard de Jacob. La fatigue de cette nuit passée à courir à droite et à gauche s’estompe presque entièrement alors qu’elle se perd un instant dans ces yeux bleu-verts qui lui font toujours autant d’effet. Elle l’attend sagement, le regarde traverser la rue et l’écoute sans rien dire, redevenant peu à peu la Deirdre souriante et toujours trop rêveuse qu’on connaît bien. Il a visiblement terminé de parler. Elle lui plante un baiser sur la joue, un grand sourire aux lèvres, et ouvre enfin la bouche. J’ai passé une drôle de nuit. Je crois que j’ai besoin d’un café ! C’est tout. Pas de questions, de reproches, rien, parce qu’elle est pas comme ça, Deirdre. Elle prend ce qu’il lui donne et elle en est très heureuse. Alors elle glisse sa petite main dans la sienne, comme s’ils avaient fait ça toute leur vie, et soutient son regard en attendant sa réponse.


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MessageSujet: Re: prends des routes incertaines, trouve des soleils nouveaux (helen)   Dim 6 Mai - 20:50

Il y a quelque chose d'apaisant dans sa personne. Le calme de sa tempête perpétuelle. Helen, c'est l'évidence d'une simplicité sans borne. D’un regard aux mille mots, d’un sourire de toutes les intentions. Il a encore du mal à comprendre comment ce brin de vie peut supporter l’humeur trop souvent taciturne de l’ancien militaire qu'il est, mais il se soigne ; elle est le meilleur remède. À croire qu’il est son petit projet. Ça fonctionne parce qu’elle ne lui impose pas de rythme, que le changement se fait de manière lente et douce, qu’il ne voit pas la transition s’opérer. Et pourtant. Il lui doit déjà beaucoup. Plus qu’il ne le voudrait, sûrement. Ses lèvres trouvent le chemin de sa peau et finissent de le réveiller. Voilà, comme par magie elle vient d’effacer une semaine de silence. Sept petits jours, cumulés à une multitude d’autres absences qu’elle n’a jamais remises en compte.  Elle lui parle de sa nuit et Jacob, il suit sa main qui frôle son épiderme pour s’y glisser, ses doigts se fermant doucement sur ceux de la brune. ‘Tu n’es pas difficile à contenter !’ il ouvre le pas, un sourire aux coins des lèvres. Repense à cet homme qu’elle a laissé sur le pas de la porte. Se demande pendant un quart de seconde s’il a eu la chance de recevoir ses faveurs, avant de s’ôter toute pensée de ce genre. Il n’a pas le droit à une once de jalousie. Même si c’est plus fort que lui, même s’il refuse d’imaginer ses hanches ondulant sur un autre que lui ; elle lui offrait la distance dont il avait besoin, Jake se devait d’en faire de même. Alors, il marche, se contentant d’être heureux de se tenir à ses côtés. C’est déjà une victoire en soi. Il en est conscient. ‘Est-ce que tout va bien ? Ce mec avec qui tu étais, il n’avait pas franchement l’air dans son assiette…’ aucun jugement dans sa voix, certainement pas le ton de l’interrogatoire. Non, il veut simplement s’assurer qu’elle ne s’est pas fourrée dans une affaire sordide. Qu’elle va bien, en somme. Parce que même si elle n’a aucune explication à lui donner, Helen fait tout de même parti de ceux qu’il veut protéger. De tout comme de rien. Du monde qui les entoure. Il a besoin qu’elle aille bien. C’est viscéral. Arrivés devant l’entrée d’un petit café, il lui ouvrir la porte, l’invite à s’asseoir à une petite table avec vue sur la rue. Pas qu’il compte regarder ailleurs, le spectacle de cette femme étant amplement suffisant. Il la laisse commander et s’enquille lui même d’un café noir et d’œufs brouillés. ‘On a atterrit tard hier soir et j’avais oublié que mon frigo était vide…’ justifie t-il d’un ton léger. Brighton se réveille doucement, il n’y a pas foule dans les rues, la ville leur appartient. ‘Alors, comment vas-tu ?’ ses pupilles captent les siennes. Il a le don, Jake, pour rendre ce genre de questions banales d'une intensité sans nom. Parce que ça l'intéresse. Parce qu'il a envie de comprendre les gens qui l'entourent, parce qu'il veut lire en eux ; en elle. Parce que ses absences intensifient sa présence.

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MessageSujet: Re: prends des routes incertaines, trouve des soleils nouveaux (helen)   Jeu 10 Mai - 9:18

Deirdre ne s’arrête jamais. Peinture, réunions pour les nombreuses causes auxquelles elle se dévoue, conférences quand un sujet l’intéresse… Elle a bien l’intention de marcher de ses petits pieds devant tous ces hommes qui regardent le brin de femme qu’elle est avec dédain et de leur montrer à tous, que le futur est à conjuger au féminin. Rien ne se mettra en travers de son féminisme révolté et résolu. Mais quand Jacob apparaît au détour d’un chemin, le temps semble s’étirer, ralentir, s’arrêter. Leur compréhension muette rend les choses compliquées d’une simplicité enfantine, et il n’y a rien de plus à désirer. Il s’éclipse et le tourbillon reprend. Il revient et tout retrouve sa place. Le temps passé loin de lui ne compte plus, elle lui sourit, il la regarde. Que demander de plus. « Crois-moi, je suis bien plus compliquée qu’il n’y paraît. », lui répond-elle en le suivant dans son sillage, le visage illuminé par ce début de journée. Il l’a vue avec Sullivan, et elle aimerait bien que ça lui fasse un petit quelque chose. Ne serait-ce qu’un frémissement, les poils qui se hérissent imperceptiblement. Parce qu’elle, elle le sent, le nœud dans le ventre quand elle se dit qu’il a peut-être passé la semaine dans les bras d’une autre de ses muses. Elle s’y refuse pourtant, ne désire pas de promesses ou d’exclusivité – concept désuet finalement. Elle a tout ce qu’elle pourrait bien vouloir et ça lui plaît. « Ça va ! Il va bien, rassure-toi. Je sais toujours comment lui remonter le moral. ». Elle tourne la tête à droite, à gauche, embrasse du regard le monde qui s’ouvre à eux, se demande bien où il l’emmène. L’univers des possibles semble infini avec Jacob. Ce prénom que d’autres diminuent sûrement mais dont elle se plaît à prononcer consciencieusement chaque syllabe. Elle remarque le ton dégagé du jeune homme et se dit qu’il a l’air d’aller bien. Mieux que quand elle lui a parlé pour la première fois, moins fébrile, plus léger. Elle se fait légèrement heurter par le serveur qui vient prendre une commande et renverse un peu de café sur son pantalon noir. Grimace et se saisit d’une serviette en écoutant la question de Jacob. Elle lui offre un grand sourire muet, lui propose le sucre d’un geste doux. Elle ne lui répondra pas, parce qu’elle n’aime pas parler d’elle-même quand Jacob est là. Elle en a déjà trop dit et préfèrerait rester silencieuse et se perdre un peu dans ses histoires à lui, de voyage et d’aventures. Qu’il la nourrisse de tout ce qui s’est passé pendant qu’il était loin de ses yeux – près de son cœur.


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MessageSujet: Re: prends des routes incertaines, trouve des soleils nouveaux (helen)   Sam 26 Mai - 20:18

Jacob, c’est pas forcément un grand sentimental. S’il a eu quelques histoires, ses je t’aime sonnaient souvent faux à ses propres oreilles. Parce qu’il avait toujours quelque chose d’autre en tête, parce qu’il allait s’envoler pour l’autre bout du monde, parce que sa vie était rythmée par la guerre, il n’a jamais vraiment cru à ces grandes histoires qui durent mille ans. Pourtant, le voir se poser aurait fait plaisir à sa mère, mais lui… comprenez aussi qu’il n’a croisé qu’une seule femme dans sa vie qui lui ai jamais donné l’envie de tout plaquer. Seulement il était jeune et con, et ce cadeau s’est envolé. Avec elle, ces rêves de petite maison avec clôture, le chien et les deux gosses et demi. C’est comme ça. Il s’y est fait. À la place, Jake vit de rencontres, de petites passions éphémères, de moments fugaces et torrides, avant que le temps ne lui joue des tours et qu’il s’envole, de nouveau. Il ne veut rien leur promettre, ne pense pas avoir quoi que ce soit à offrir. Plus maintenant. Il a trop perdu pour ça. Mais Dei fait exception, ces derniers temps. Probablement parce qu’à sa place, beaucoup lui aurait déjà demandé de rendre des comptes ; sûrement aussi parce qu’elle sait se joue de lui pour qu’il ne s’en lasse pas. Allez savoir pourquoi. En attendant, il est là. ‘Je ne vois pas en quoi.’ souffle t-il, un fin sourire au coin des lèvres. Elle n’a rien de compliqué si vous lui demandez son avis. Bien au contraire, elle lui semble vierge face à la laideur du monde. Ça le change. Lui fait du bien. Elle lui parle d’un autre et il se demande, Jacob, comment elle lui remonte le moral. Serre les dents quelques secondes parce qu’il est jaloux, avant de se dire qu’elle ne lui doit rien. Qu’il est ridicule. Qu’elle ne lui appartient pas. La seule chose qu’il peut lui réclamer, c’est ce moment. D’être là avec lui, et elle lui offre, de sa main dans la sienne. Il l’emmène dans les rues de sa ville, sourit au monde, lui ouvre la porte parce qu’il en a envie. Cette douceur lui avait manqué. Et pourtant lors qu’on la bouscule, c’est tout son être qu’il doit contrôler pour ne pas sortir les crocs et exiger de cet idiot qu’il s’excuse. C’est un peu trop territorial, il ne faut pas. Elle lui sourit. Tout s’efface. Le café est chaud, le sucre qu’elle lui tend inutile et pourtant il se voit en mettre une touche dans son breuvage, comme envouté. ‘Tu es radieuse.’ Il fait la réponse à sa propre question, parce qu’il sent qu’elle ne dira pas mot. Et pourtant. Elle semble aller bien. Et dieu, qu’elle lui paraît belle. Alors il le dit. Parce qu’il est comme ça, Jake, qu’il n’a pas peur du compliment si ça peut illuminer une femme. La sincérité du séducteur. Ou une connerie du genre.

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MessageSujet: Re: prends des routes incertaines, trouve des soleils nouveaux (helen)   Lun 11 Juin - 11:27

Deirdre se perd un instant dans les yeux insondables de Jacob, se retient d’imaginer se qu’ils cachent. Se retient d’espérer apercevoir des sentiments naissants dans la profondeur des iris du jeune homme. Après tout, Dei a été élevée aux romans à l’eau de rose, témoin de l’amour de deux parents que rien n’a jamais pu mettre à mal. Relants de douceur et de poésie qui ressurgissent lorsqu’elle se trouve face à lui. Aussitôt ravalé par son aversion pour les petites familles de banlieues pavillonnaires, les barbecues le dimanche et les batailles d’eau dans le jardin. Une vie pas désagréable, mais être mère au foyer semble faire passer à côté de tant de choses. Il y a bien longtemps qu’elle a compris, Deirdre. Elle est de ces femmes qui n’auront pas le temps d’être mamans. Elle sera bien d’autres choses. Être épouse, par contre, ça ne lui déplaîrait pas. Elle pense avoir beaucoup d’amour à donner, mais se voit devenir étouffante, protectrice, fatigante si un jour il fallait qu’elle tienne à quelqu’un suffisamment. Tout ce qui la repousse chez un homme. Alors essayons de ne pas infliger ça à Jacob, se dit-elle en buvant une gorgée de son breuvage, hors de question de gâcher ce qu’ils ont construit pour le moment. Elle pense à Sullivan pendant une fraction de seconde, se revoit tourner en rond dans Brighton avec lui en lui promettant que tout irait bien, qu’il échapperait un jour à ce spleen chronique qui le pousse à se détruire comme il l’a fait cette nuit. Allez savoir pourquoi ils s’aiment tant, ces idiots. Un monde les sépare. Lien fraternel, ou presque, qui s’est transformé en quelque chose d’autre le temps d’un baiser, furtif, longtemps regretté. Amer. Il n’y a que Jacob dans sa tête et elle a comme le sentiment de l’avoir trompé. Elle ne peut rien faire contre ce nœud dans le ventre quand elle y réfléchit, alors autant chasser cette pensée de son esprit pour se consacrer entièrement à leur échange. Penser ses plaies à lui d’un sourire, d’un frôlement, d’un regard. Elle le sent tendu, le regarde se redresser sur sa chaise devant le spectacle de son pantalon tâché, se dit qu’il ne devrait pas. Elle le fixe, amusée, tandis qu’il la contemple avec béatitude. Son commentaire la touche, elle se demande s’il prend sur lui pour la complimenter ou s’il n’est pas du genre à rougir de ce qu’il dit. « Ma sœur est en vacances chez moi cette semaine. Elle me prend beaucoup de temps mais ça me dérange pas. ». Une façon comme une autre de lui dire qu’il n’a pas à s’inquiéter de son silence radio, qu’elle comprend, qu’elle vit sa vie. Mais elle tient tout de même à lui faire sentir son plaisir à partager ce moment en sa compagnie. « Je pense beaucoup à toi… et… je crois que je veux qu’on se voit plus. ». Zut. Voilà qui sonne bien plus territorial que prévu.
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MessageSujet: Re: prends des routes incertaines, trouve des soleils nouveaux (helen)   Sam 7 Juil - 15:09

Ils sont gauches tous les deux. C'est la douce conséquence d'une relation particulière. La leur l'est dans son corps ; que sont-ils, qui sont-ils, que peuvent-ils attendre l'un de l'autre ? Autant de questions en suspend qui, peut-être, ne trouveront jamais de réponse. Jake, il sait ce qu'il veut. Il la veut, elle. Basique. Pour combien de temp,s il n'en sait rien ; Dei affiche déjà une longévité qui ferait pâlir celles qui sont passées avant elle sans vie. Et pourtant. C'est peut-être parce qu'il ne sait pas de quoi les lendemains seront faits qu'il n'en a pas peur. Qu'il n'a pas envie de mettre un terme à ce... je ne sais quoi. C'et probablement aussi parce qu'elle reste un mystère pour lui, et qu'il aime la découverte. 'Ta petite sœur ?' il tâtonne, creuse dans sa mémoire pour trouver le souvenir de son prénom. En vain. Pas certain que la brune ait un jour partagé cette information avec lui. 'Tu parles rarement d'elle.' c'est un fait, pas un reproche. Elle pourrait bien tout lui dire comme ne pas prononcer un mot que la situation ne serait pas différente. Après tout, il n'est pas à même de juger quoi que ce soit, lui et sa grande part de non-dits. Pourtant la famille... oui, c'est important pour lui. Tout comme Deirdre est importante pour lui. Alors, si elle en a envie, elle peut lui en toucher deux mots.
Il enfonce le nez dans sa tasse, laisse le café faire son effet. En vérité, la présence de la jeune femme est déjà l'électrochoc qu'il lui faut pour se réveiller, mais il ne veut manquer aucune miette de ce moment, alors il se fait aider. Ca monte dans ses veines. Eveil ses sens. Oui, il est content de son effet. Et puis y a l'américaine qui vient lui donner le frisson. Jacob, comme un idiot, il trouve rien de mieux que de sourire. Simplement. Comme si la chose était évidente. 'Plus ? Je suis un homme très pris vous savez...' il veut jouer encore quelques secondes de ses charmes, se demande en parallèle si cette demande n'en cache pas une autre, n'importe quelle autre. Décide qu'il s'en fout. Pour l'instant, il est près à tout lui donner, ou presque. Alors il repose sa tasse sur la table et se saisit de sa main du bout des doigts, laissant son bras posé contre le bois verni. 'Tu es libre ce soir ? Ce serait peut-être déjà un bon début...' le voilà revenu, avec sa voix calme et affirmée, son regard intense et ses sourire sincères. Oui, il veut la voir. Bien sûr qu'il le veut. Peu importe les termes du contrat... ce soir, il veut qu'elle soit sienne.  

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MessageSujet: Re: prends des routes incertaines, trouve des soleils nouveaux (helen)   Mar 10 Juil - 15:15

deirdre, elle ne s’habitue jamais à jacob. peut-être parce qu’ils ne se voient jamais assez longtemps pour que leur relation soit tangible, pour qu’elle s’habitue à se réveiller à ses côtés, à attendre ses appels. dei, elle a appris à se demander ce qu’ils sont sans avoir la prétention d’attendre de jacob une définition précise de ce qui les unis. elle s’est déjà surprise à vouloir arrêter, à vouloir lui dire qu’ils se retrouveront peut-être plus loin dans leur chemin de vie, que pour le moment leurs deux existences ont trop peu en commun pour pouvoir bâtir quelque chose. elle a déjà eu envie de le laisser s’envoler au bout du monde pour une énieme mission et de ne plus être là à son retour, parce que leur relation, elle ne sert à rien. et c’est ça qui fait qu’elle perdure. elle n’a aucune utilité autre que celle de leur redonner à tous les deux le sourire. pas d’attentes ni de promesses, mais des baisers et des caresses. ta petite sœur ? "kaélia, elle est là en visite.", prénom étrange que celui de la frangine, à croire que leurs parents ont un amour pour les alignements de lettres originaux. pas étonnant que jacob ne s’en soit pas souvenu, et elle ne lui en veut pas. elle n’a mentionné sa sœur qu’à quelques reprises, leur relation est trop inconstante pour qu’elle ait eu envie de la faire partager avec le jeune homme, qui n’a eu le droit qu’à quelques évocations de la brunette. elle sait pourtant qu’elle a déjà prononcé le fameux prénom en sa présence, ce qui lui arrache un petit sourire. sur le terrain de la mémoire, la voilà victorieuse. elle hésite un instant avant de poursuivre, se demande s’il va la juger. elle déteste être médisante, surtout vis-à-vis de sa famille, mais elle a envie de lui partager la complexité de sa situation. "on a mis nos différents de côtés en ce moment, parce qu’elle m’a soutenue comme peu de gens l’ont fait quand j’ai découvert que mon père n’était pas mon père." elle a dit ça avec légèreté, comme s’il était normal de parler de ça à la terrasse d’un café, comme si elle l’avait déjà mentionné auparavant. ce qu’elle n’a encore jamais fait. trois mois qu’elle en a le cœur net, et les questions se bousculent depuis. et elle est loin de s’imaginer qu’il ne s’agit que de la partie émergée de l’iceberg. elle ne s’attarde pas, ça lui suffit. elle tenait à informer jacob de ce qui la tracasse mais ne souhaite pas se faire plaindre ou consoler. elle est très contente de l’avoir dit et sent le nœud dans son estomac se desserrer légèrement, ce nœud qui ne la quitte pas depuis qu’elle a compris qu’il allait falloir prendre une décision concernant ses parents. depuis qu’elle a décidé d’aller au bout des choses, sans se soucier du mal causé par ses découvertes. elle voit jacob planter le nez dans sa tasse et se demande si elle le laisse de marbre, lui qui ne quitte pas la table des yeux depuis quelques minutes. mais il relève le menton pour lui saisir la main. la question fuse dans l’air frais du matin, et elle sent les papillons envahir son bas-ventre alors qu’elle réprime un sourire trop large. "libre comme l’air." toute la journée, en fait. elle lui coule une œillade coquine, l’invite à discuter du où et comment de leurs prochains ébats.
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MessageSujet: Re: prends des routes incertaines, trouve des soleils nouveaux (helen)   Jeu 2 Aoû - 18:25

Il se rend compte qu'il la connait peu. Ça ne le dérange pas, Jacob, il aime les petits bouts d'elle qu'elle distille dans sa vie. Pour autant, il a quand même l'impression d'une inégalité : elle s'ouvre, elle n'hésite pas, la belle, à répondre à ses questions. La plupart du temps, Jake en fait de même, mais il y a ces fois où il esquive. Comme lorsqu'elle se lance sur la piste de son passé militaire. Pas qu'il n'en soit pas fier, pas qu'elle soit inquisitrice sur le sujet, mais... il a du mal à en parler. Certainement parce qu'il a l'impression qu'elle ne pourra pas comprendre ; ce n'est pas personnel, il n'en parle pas tout court. C'est... trop... particulier. Et se lancer sur ces sujets alors que Dei se trouve devant lui, ça lui parait fou. Il a mieux à faire. Sonder ses yeux, s'accrocher à son sourire, dessiner ses lèvres. Voilà un passe-temps bien plus intéressant. Elle lui parle de sa soeur, mais son prénom n'évoque rien. Il a beau avoir une très bonne mémoire, ce prénom particulier ne lui rappelle rien. À croire que lui aussi, il a ses ratés. Ryder, il ne la quitte plus des yeux, étudie de plus près ce que son corps dit à la place de ses mots. Il voit l'amour qu'elle a pour sa cadette même si, selon ses dires, elles ne sont pas si proches. C'est sa famille. Il connait ça. Il voit aussi la distance qu'elle met entre elle et la situation ; son hésitation lorsqu'elle parle de son père. Les mots rattrapent les gestes, il écoute autant qu'il observe. Ça le touche vraiment qu'elle lui donne cette pièce maitresse de son histoire, bien qu'il ne sache pas comment gérer la situation. Finalement, il repose sa tasse, fronçant légèrement les sourcils suite à sa réflexion. 'Ça n'a pas dû être simple, je suis désolé.' que dire de plus ? Il est prêt à écouter plus en détails le récit de sa vie, se dit qu'il aimerait tout savoir d'elle tout en gardant cette part de mystère qui la caractérise. Mais elle est maîtresse des informations, et jamais il ne la forcera à parler. Alors, à la place, il lui sourit simplement. Un peu gauche, un peu désolé, mais sincère. Et puis, elle lui parle d'eux. De cette volonté muette d'un eux. Un peu plus important que ce eux actuel. Jacob, il se rend compte qu'il n'a pas peur, qu'il n'a pas envie de fuir. Deirdre, il l'a dans les tripes depuis quelques temps, faut pas se mentir. La laisser s'en aller serait une connerie un peu trop déchirante. Alors, il ne fait pas le con. Il prend sa main et sa voix suave, crooner des beaux quartiers. 'Qu'est-ce que tu dirais d'un petit diner en ville ? Je passerai te cherche, probablement avec des fleurs parce que j'en aurai envie, pas parce que c'est attendu. On pourrait marcher un peu au bord de l'eau. Il est fort probablement que je te prenne la main, et quasiment certain que j'ai envie de t'embrasser. Et puis, je te ramènerai chez toi avant ton couvre-feu, en tout bien tout honneur.' ça l'amuse d'en jouer bien qu'il soit sincère. Il a envie d'envoyer valser le tout bien tout honneur, mais Dei, c'est pas la fille qu'on pavane comme un trophée et qu'on saute juste pour assouvir un truc de mâle. Non. Il a envie d'elle en entier, quitte à ne pas l'avoir. Quitte à ce qu'elle lui dise non. Quitte à ce qu'un jour, l'illusion s'évapore.  

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