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 Talking to the moon (Nosie)

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MessageSujet: Talking to the moon (Nosie)   Dim 15 Avr - 20:43


Talking to the moon
Noé & Rosie


T'as toujours aimé les dimanches ... Un des seuls jours où tout le monde peut être réunis, jour créer pour la production de souvenirs heureux. Tu sais pas vraiment pourquoi tu es venue ici, sur cette colline, colline que tu aimes tant. Tellement de choses, tellement de sentiments vécus encore présents au travers des brins d'herbe. Tu te souviens de ces moments avec Ariel, juste lui et toi, tirant des plans sur la comète. Tu voulais aller là haut, créer une fusée à base de bouts de bois, lui il t'écoutait te laissant croire à ton rêve, tellement stupide, mais t'aime ça, t'évader en pensant à toutes ces sensations que l'on peut ressentir lorsqu'on est là haut, si haut qu'on ne sait pas vraiment ce que c'est, incapable de l'imaginer tant qu'on est pas dans cette pénombre lumineuse bordée d'étoiles. Tu penses à ces moments avec Allan, main dans la main, où tu lui racontais tes histoires, il semblait t'écouter, s'interesser, tu ne te rendais pas compte Rosie, qu'il regardait toujours ailleurs, vers un avenir où tu n'es pas conviée. T'es là, seule, il fait beau Rosie, le printemps il est bien là et on le sent dans le rire des enfants, jouant avec leur cerf-volant. Tu en aurais fais toi du cerf-volant avec eux, le fassonant même, avec eux, comme dans Mary Poppins où les gosses ressortent souriant avec leur père qui se rend compte enfin que le travail ce n'est pas spécialement le plus important. T'aime être là, pensant à ta vie, à ce qu'elle aurait pu être si ... si tu étais une vraie femme. T'aime être là, être toi-même, pouvoir craquer, ne pas sourire constamment et penser à ses foutues idées noires que tu gardes enfouis la plupart du temps. Tu ne peux pas être toi-même, avec personne Rosie. Tu ne veux pas les inquiéter ... ceux que tu aimes. Ariel, il prendrait soin de toi, les autre aussi, mais tu ne veux pas craquer face à eux, jamais. Tu n'en es pas capable, tu ne veux pas leur montrer cette honte, celle que tu as d'être toi, toi celle à qui il manque une foutue pièce. Le temps il passe Rosie et tu ne sais plus vraiment depuis quelque temps tu es là, le soleil est parti, les rires des enfants aussi, te laissant seule dans le silence. Tu tournes la tête et tu le vois lui, l'inconnu, garçon dans la même position que toi, solitude ressentie. Tu t'approches sans savoir pourquoi ... Tu te mets près de lui, silence. Etoiles ressorties, belle journée pour le lendemain sûrement, c'est ce qu'on t'a toujours dis, que les étoiles montraient le beau temps du jour prochain. Tu regardes les étoiles, les dessins qu'ils forment. "Regarde, les étoiles là on dirait que ça forme un ours qui pousse un landeau" Tu rigoles, tu sais pas vraiment pourquoi, parce que tu faisais ça avant, avec les autres.
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MessageSujet: Re: Talking to the moon (Nosie)   Lun 16 Avr - 21:57

noé, il a toujours aimé la nuit. le silence. le froid. les ténèbres.
c’est absolument pas un délire d’emo qui se sent mal dans sa peau et trouve un refuge dans l’inexplicable. c’est simplement un lien ténu qui relie l’enfant abandonné à ce qu’il n’a jamais véritablement compris, mais qu’il n’a que pu aduler. nyx revisité.
alors il est tenté de sortir sur le toit de son immeuble, comme il le fait si souvent. mais c’est plus loin que ses pas le mènent ; c’est dans une partie isolée de la ville, dans un parc sans doute fermé à cette tardive, qu’il finit. les pieds qui foulent le gazon délaissé par les enfants et les parents joueurs, et l’esprit s’évade loin, vers d’autres contrées reculées.
ça aurait ressemblé à quoi, la vie, s’il y avait eu des parents ?
la main bloquée dans une plus grande. des opales ouvertes jusqu’à dévorer le visage en quelques bouchées vers la voie lactée. et des questions à n’en plus finir, des parents aimant pour répondre avec patience ou avouer, d’un air un peu troublé, qu’ils n’ont pas la réponse ; que personne ne l’a. et noé n’aurait que pu se demander pourquoi cette unique question demeurera sans réponse… pourquoi personne ne se l’est déjà posé ou a trouvé une explication.
ça aurait été bien, il en est certain. pourtant, noé ne se sent pas franchement seul ; ça dépend les moments. et la nuit a cette influence agréable de lui donner le sentiment d’être entouré. il y a au moins les étoiles qui s’amourachent de la lune, qui lui tiennent compagnie. noé sans familles, noé sans réelle vie. c’est quoi, son avenir ? pas de réponse. et pas de parents pour y répondre.
s’il avait des parents, noé n’en serait sans doute pas là aujourd’hui ; on ne saura jamais. mais à la place des parents fictifs qu’il s’est toujours imaginé, noé ne laisserait pas son gamin – ou sa gamine – foutre sa vie en l’air. noé arguerait sous ces palabres assassines que sa vie se porte bien ; il a de l’argent et sait se payer ce qui lui fait envie. mais l’argent est sale, pas véritablement gagné dignement. bien sûr, il y a sa paie du cirque… mais il y a aussi et surtout tous les extras. et les porte-clés, à ne pas oublier. ça c’est de l’argent propre, de l’argent qui sent le frais, qui tarit les larmes des nuages. mais ça rapporte pas grand-chose.
noé est plongé dans ses réflexions et ne fait absolument pas attention à la femme qui s’est étendue à ses côtés. c’est en entendant sa voix qui perce le silence réconfortant – intrusion qu’il ne parvient pas à détester – qu’il sursaute légèrement.
"Regarde, les étoiles là on dirait que ça forme un ours qui pousse un landeau"
le sourire grignote ses lèvres. les gens, habituellement, voient dans les nuages des formes abracadabrantes et étonnantes. mais cette femme, elle est comme lui : à voir des choses qui n’existent pas dans les étoiles.
- mais un ours ne pousserait pas un landau… à moins qu’on ne nous ait pas tout dit.
il rétorque avec un haussement d’épaule, le rire grave qui résonne légèrement.
l’herbe fraîche s’attarde contre sa veste, transmet le froid des brins jusqu’à son épiderme. mais il ne fait pas froid ce soir ; la journée a été clémente et le sera encore sans doute le lendemain.
noé pointe une étendue étoilée avant de lâcher.
- et ici, on dirait une girafe-kangourou. avec son petit dans une poche sur son ventre… un petit avec un grand cou !
il jette un regard rapide, les opales remplies d’extase et d’étoiles, sur la jeune fille ; elle est jolie. la lune lui donne une aura particulière, trahissant ses faiblesses, mettant en exergue sa force. elle fera sans doute partie de toutes ces relations éphémères qui se tissent un beau jour, deux inconnus déliant leurs langues, pour finalement disparaître à force de ne pas être davantage choyée. à moins qu’ils ne fassent connaissance… et la question demeure : serait-ce une bonne chose pour elle? noé vaut-il seulement le coup d’être connu?
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MessageSujet: Re: Talking to the moon (Nosie)   Mer 18 Avr - 20:04


Talking to the moon
Noé & Rosie


Des fois, y a ce genre de rencontres, destin préparé à l'avance, tu y crois toi au destin, que tout ce que tu fais, chaque geste, chaque mot prononcé était déjà préparé dans le script de la pièce de théâtre que tu joues en permanence. Pièce de théâtre mal foutue, mauvais acteurs, mauvais scénarios mais un beau décor, comme un arbre de Noel dans le ciel ... Et lui, cet inconnu, près de toi, que tu ne connais pas, que t'as l'impression de déjà connaitre ... - mais un ours ne pousserait pas un landau… à moins qu’on ne nous ait pas tout dit. Il te suis dans ton idée, il te traite pas de folle, avec tes étoiles alors tu te laisses emporter Rosie, parce que tu en as besoin, besoin de rêver, de sortir de ton cocon de malheur. Parce que ce genre d'opportunité de redevenir le temps de quelques minutes la petite Rosie rêveuse ne reviendra sans doute jamais ... "Tu crois qu'ils font comment alors pour aller faire leurs courses quand ils ont un ourson ! Je suis sûre que c'est très joli un landau en bois et en feuilles" Tu souris, ne riant pas, et si c'était vrai ... Et si les ours avaient vraiment des centres commerciaux et des landaux en feuilles, l'imaginaire ne tue personne après tout, alors tu t'imagines ce monde alternatif où des ours pourraient faire leurs courses comme tout le monde au lieu de se taire par peur de l'Homme ... Beau monde finalement. Ce mec il te plait, peut être parce que tu le sens, qu'il est comme toi, rêveur, envie d'un monde ailleurs ... - et ici, on dirait une girafe-kangourou. avec son petit dans une poche sur son ventre… un petit avec un grand cou ! Tu souris, c'est vrai que ça ressemblait, toi, tu voyais comme un dessin dans le ciel, pleins de choses, de belles choses, choses que personne ne voit, trop de gens qui ferment les yeux ... "Oh oui je le vois ! Et là, on dirait une femme énorme qui joue au foot" Tu rigoles, tellement de choses improbables, réalité alternative ... Chaleur de printemps ... "J'aimerais bien aller là-haut, je suis sûre que tout doit être tellement plus beau lorsqu'on est au dessus ..." Tout parait tellement important lorsqu'on le voit avec ce regard là et puis, en voyant qu'on n'est que que petits moustiques dans un vide immense.
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MessageSujet: Re: Talking to the moon (Nosie)   Dim 29 Avr - 18:43

"Tu crois qu'ils font comment alors pour aller faire leurs courses quand ils ont un ourson ! Je suis sûre que c'est très joli un landau en bois et en feuilles"
le rire léger d'un noé amusé qui résonne, brise la quiétude d'un silence aux allures d'été. il se moque pas, le gamin wolfe ; la situation le fait juste rire, parce que l'image est attendrissante au possible. après tout, on ne sait pas comment se débrouillent les ours pour se nourrir… peut-être que, nichés dans les grottes ou haut perché dans les arbres, des magasins spécialisés accueillent les créatures poilues. l'innocence de cette rencontre lui donne un sentiment d'air frais, comme si la pollution était reléguée au rang inférieur, dans un coin inconnu du monde. comme si plus aucun problème ne pouvait exister. c'est ce que lui font tout le temps ressentir les étoiles, et plus encore avec ce genre de rencontre éphémère – d'autant plus belle qu'elle ne durera pas, que tous deux retourneront à leur petite vie en oubliant cet inconnu venu bouleverser le quotidien.
ce genre de rencontre, c'est un peu comme un arc-en-ciel qui se développe entre les nuages pleins ; on ne s'y attend pas et ça éclaire une journée, fait fleurir un sourire sur les lèvres… petit morceau de magie dans un quotidien morne. et après tout, n'est-ce pas ce qu'il manque dans la vie ? des rêves à portée de mains, des rêves aussi doux que les nuages ? si l'on doit se cantonner à la dureté du monde, à son quotidien de "métro-boulot-dodo", qu'est-ce qu'il reste ? noé il s'imagine comme ça, PDG d'une grande entreprise, engoncé dans un costume-cravate qui lui donne des airs de coincé. il s'imagine à devoir faire la route tous les jours, engueuler des cons au téléphone parce que ses exigences seraient trop élevées pour le commun des mortels et rentrer le soir chez lui – tout seul. un verre de whisky comme unique compagnie, la brûlure qui ravive la gorge fatiguée et finalement une mort idiote – infarctus qui l'aura embrassé à force de trop s'agacer. une vie sans fun, sans amusement, une vie insignifiante uniquement dirigée par le besoin d'argent… et sans héritier à qui le laisser.
non, rien à faire : noé aime sa vie telle qu'elle est. avec son lot d'incertitudes, avec sa tendance à profiter de plus riches que lui, avec son cirque bancal qui crèvera sans doute bientôt la gueule ouverte, délaissé par tous ses travailleurs. le lendemain est toujours un jeté de dés aléatoire mais c'est ce qu'aime noé, ce dont il a besoin. et c'est dans ces moments-là, où il cesse de réfléchir à sa vie telle qu'elle est, où il se plaît à s'imaginer autrement, qu'il se rend compte à quel point il ne changerait rien. certes, noé n'est qu'un orphelin dont personne n'a voulu à part le cirque, mais noé est unique.
"Oh oui je le vois ! Et là, on dirait une femme énorme qui joue au foot. J'aimerais bien aller là-haut, je suis sûre que tout doit être tellement plus beau lorsqu'on est au dessus ..."
il écoute distraitement la femme à ses côtés, noé. son côté égoïste qui le bouffe, qui le pousse à éviter de tenter une réponse approximative : sa vie, il ne veut rien en savoir. ils ne se connaissent pas, et s'il faut bien un premier pas – d'un côté ou de l'autre – pour que la donne change (soit un soit zéro. soit blanc soit noir), noé refuse d'être celui qui le fera. après tout, qu'est-ce qu'il pourra lui apporter ? sans doute pas grand-chose. des rendez-vous hebdomadaires et éphémères comme celui-là, à inventer un monde meilleur accompagné par les étoiles, et la dureté du quotidien qui revient s'écraser contre sa face.
et pourtant. noé il dépasse ses préjugés, ses idées arrêtées et dépasse même son égocentrisme qui le pousse à ignorer la plupart des gens.
- mais la vie est déjà suffisamment jolie ici pour ne pas aller se réfugier là-haut, pas vrai ?
il se tourne de trois-quarts vers elle. dans ses opales dépareillées brillent mille et unes questions qui la poussent toutes à se confesser à lui. noé n'aura sans doute pas les bonnes réponses – noé ne sait que dire des conneries pour qu'on le regarde – mais noé a envie (peut-être même besoin ?) d'être là pour quelqu'un. noé se prête au rôle du confident.
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MessageSujet: Re: Talking to the moon (Nosie)   Dim 29 Avr - 22:00


Talking to the moon
Noé & Rosie


La fraicheur de la nuit. Le bruit des sauterelles dans les buissons. Tout était parfait, reposant, totalement différent de ton quotidien. Tu ne pensais plus vraiment à ta douleur, à ce qui pouvait te faire souffrir. Tu essayais d'aller de l'avant, de penser à autre chose, de ne penser qu'au positif. C'était dur parfois, vraiment mais tu étais comme ça. Tellement de gens avaient des vies pire que la tienne, toi après tout tu n'avais que perdu l'amour de ta vie, parti loin de toi, ne t'aimant plus. Toi, tu étais juste incomplète, ne sachant pas donner la vie, premier rôle d'une femme. Tu adopteras, c'est ce que tu te disais, après tout ce n'était pas si grave, tellement d'enfants ont besoin d'une mère. Tu relativises, et là, tu passes un bon moment, moment unique, flottant, avec cet homme, l'inconnu. Tu ne connais ni son nom, ni sa vie. Tu n'en as pas forcément besoinn de savoir qui il est. Tu as juste envie de parler des étoiles, de ce monde magique, alternatif, de toutes ces petites choses qui pourraient exister, embellir votre existence, la tienne, si monotone. Tu aimerais bien que ça existe au fond, ce monde que tu inventes, avec lui ... Monde rempli de landeau cent pourcent écolo pour les ours. Tu aimerais bien d'un monde où tout les animaux ont une vie, un moyen de faire des courses, dans un supermarché, une piscine aussi peut-être tenue par une famille de castor ... Douce image. Tu essaies de trouver ce monde, dans les étoiles. Tu aurais aimé y vivre, jouer à la marelle sur la petite ourse, vivre dans un petit chalet sur l'étoile polaire. Loin de toi, tellement prêt pourtant. Voir le monde de loin, pouvoir tous les observer, pénétrer chaque culture. Peut-être que d'autres civilisations ont eu la même idée que toi Rosie, ils ont prit leurs bateaux volants et ils ont volé jusque là haut, grâce à la poussière de fée. Enfant dans un grand corps, trop grand pour toi. Il est comme toi, tu le sens Rosie. Sans le connaitre, sans rien savoir. Tu souris, bien, avec cet homme, qui ne sait rien de toi, qui ne sait rien de toutes tes brisures. Tu lui expliques que tu aimerais être là haut, tellement différent d'ici, de ce monde monotone, prévisible. -mais la vie est déjà suffisamment jolie ici pour ne pas aller se réfugier là-haut, pas vrai ? Ta vie était belle, il avait raison, mais la découverte n'était plus vraiment de rigueur ici, plus rien de transcendant, plus vraiment de but, plus rien qui te pousse à te lever le matin. Tu erres sans but, sans un homme à tes côtés, sans une progégniture pour continuer ce que tu as commencé. - Tu as raison mais là haut, on serait peut-être vraiment utile, ici il n'y a plus rien à découvrir, la Terre est presque comme acquise, là haut, on pourrait vraiment servir à quelque chose. Tu pourrais sûrement servir à quelque chose, toi qui n'a plus aucun rôle, aucun but, toi la bonne à rien. - Enfin, imagine si on trouve une solution pour y aller et revenir ici après, on pourrait répondre à tellement de réponses, imagine si il y a une race extraterrestre là bas ? Je me demande à quoi ils pourraient ressembler ? Et puis on pourrait peut-être trouver du boulot là haut, je me vois bien puéricultrice dans une crèche pour aliens, ça devrait être grave cool. Tu divagues, allant loin dans ton délire, tu sais qu'il ne te jugeras pas, c'est juste un rêve, un délire, une pensée, qui devient un peu plus réelle maintenant que tu peux la faire vivre le temps d'un débat, d'une parole, avec lui, ensemble.
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MessageSujet: Re: Talking to the moon (Nosie)   Mer 2 Mai - 13:01

noé, ça l'a foutrement marqué de ne pas avoir de parents. le pire, c'était l'attente… voir des gens passer les portes de l'orphelinat, parfois une adoption dans l'heure qui suivait, et noé qui restait là… à voir les gens s'en aller… à grandir et à de moins en moins attirer les regards… qui voudrait d'un enfant qui a déjà un vécu ? à qui on ne peut plus apprendre grand-chose, qui a déjà toute une vie derrière lui ? alors à mesure que les années s'écoulaient, l'espoir défilait. s'effilait. noé, il s'est toujours senti comme un cabot abandonné sur le bas-côté… comme un chien qu'on laisserait sur une aire d'autoroute parce qu'il a eu le malheur de montrer les crocs une fois, trop embêté par un chiard qui voulait s'amuser à ses dépends… ou le frapper, le brutaliser. ce n'est qu'un chien après tout, n'est-ce pas ?
alors c'est pour ça que les animaux et noé, c'est toute une histoire de proximité. noé, il se sent pas toujours vraiment humain… c'est un peu un loup solitaire qui essaie de trouver sa place dans un monde qui n'est pas le sien. renié par les hommes, délaissé par les siens, à jamais sans identité. mais heureusement pour lui, noé il avait des tas d'histoires et de contes de fées à l'orphelinat – des donations. alors noé, il a toujours beaucoup lu pour imaginer d'autres contrées, des bateaux volants l'amenant sur la lune pour vivre aux côtés du petit-prince. il s'imaginait aussi à la place de harry potter, apprenant tout d'un coup que ses parents étaient morts et qu'ils ne l'avaient jamais abandonné… qu'ils ne pouvaient juste plus être à ses côtés.
mais noé, ça fait quelques années maintenant qu'il a retrouvé la trace de sa mère. une junkie juste bonne à se défoncer les veines avec de l'héroïne. il sait qu'elle n'a jamais voulu de lui, que c'était une erreur de parcours et qu'elle était trop défoncée pour faire le trajet jusqu'à un hôpital et se faire avorter. le temps a passé et il a été trop tard, alors elle a accouché et la bouille de son nouveau-né n'a pas suffit à ce qu'elle souhaite le garder à ses côtés. égoïsme écoeurant.
noé, il a besoin de regarder les étoiles et d'inventer tout un monde. parce que celui dans lequel ils vivent, il est bien trop laid. il essaie de se persuader du contraire la plupart du temps – comme maintenant, où il craint que cette inconnue ne tombe dans une dépression ou dans une tendance suicidaire. mais noé, il est pas mieux que personne. noé, c'est qu'un gamin perdu qui a besoin des autres pour exister.
- […] là haut, on pourrait vraiment servir à quelque chose.
il hausse les légèrement les épaules.
- […] je me vois bien puéricultrice dans une crèche pour aliens, ça devrait être grave cool.
il écoute, noé, ne fait pas vraiment de réflexions. y'a quand même un sourire qui se dessine sur ses lèvres parce qu'il se plaît à imaginer ce dont rêve l'inconnue. c'est vrai que ce ne serait pas si mal de partir à la conquête du monde… de l'univers.
- t'as raison… mais j'aurais trop peur, moi.
il soupire. c'est pas qu'il ait peur pour sa vie ou qu'il soit lâche… c'est surtout que…
- sans vouloir être pessimiste, l'humanité n'est bonne qu'à tout s'approprier et à tout détruire. alors ça serait bien pour nous, mais peut-être pas pour eux ?
il se passe une main sur le visage et se redresse un peu. il se tourne vers elle.
- ou alors faut qu'on trouve une solution pour partir juste à deux.
noé lui adresse un clin d'œil, sans chercher à flirter avec elle ou à la séduire. c'est juste une idée loufoque qui passe entre deux personnes qui ne se connaissent pas et qui se bercent d'illusions sur une réalité alternative qui pourra mettre un peu de bonheur dans leur vie respective.
c'est important, parfois, de rêver.
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MessageSujet: Re: Talking to the moon (Nosie)   Jeu 3 Mai - 22:17

Quelque chose se passait vraiment. Une connexion, comme si vous étiez vraiment destinés à vous rencontrer là, que chaque action, que chaque petite chose passée dans la journée n'était qu'une simple équation pour arriver à ce résultat final. Tu te sentais bien, à ta place, pour une fois, depuis tellement longtemps. Tu ne pensais pas éprouver autant de bien, à simplement parler avec un inconnu, de vos rêves, de vos idées loufoques. Sans qu'il ne te regarde comme Rosie, la fille gentille mais malchanceuse se retrouvant sans personne, se retrouvant seule. Inutile, prise en pitié. Il n'avait pas le même regard lui, il ne voyait que la femme, normale. Assise dans l'herbe fraiche et humide. Pas le reste, même pas ton prénom, et c'était finalement très bien comme ça. Tu n'avais pas envie de partir Rosie, de quitter ce monde parralèle, de retrourner dans ton appartement, sentant encore comme lui, avec ses photos, ses objets, qu'il a laissé, qu'il n'est jamais venu rechercher. Il ne veut pas te voir Rosie, fait toi une raison ... C'est ce qu'on a dit, les autres. Ceux qui te sourient maladroitement, en essayant de te comprendre, ne ressentant qu'un foutu malaise, voulant simplement partir loin de toi, pour continuer leurs vies sans histoire, paisible, tranquille, comme la tienne ... avant. Tu ne te souviens plus vraiment la sensation que cela procure, d'avoir une vie sans soucis. Se lever, métro, boulot, dodo, enfants. Seule préoccupation, vacances au ski ou au soleil. C'était une de tes plus grosses problématiques avant qu'il ne te quitte, savoir où vous alliez la passer cette lune de miel. T'avais même fait une liste Rosie, de pour et de contre. Tu sais même plus où elle est maintenant, trainant quelque part, sous la poussière. Au pire, tu t'en fous, t'as plus rien. Tu n'as que cette soirée, avec lui, l'inconnu. Alors tu rêves, tu divagues, parlant d'un monde qui aurait sans doute été meilleur. Ou vous auriez été deux, sans les problèmes, sans cette foutue société niquant le monde. Alors, tu lui ouvres ton coeur Rosie, lui donnant un petit peu de toi, un peu de tes espoirs presque envolés. - t'as raison… mais j'aurais trop peur, moi. Toi aussi, au fond, tu serais morte de trouille Rosie, mais finalement, est-ce que la peur peut détruire tout ce que tu aimerais vivre ? - sans vouloir être pessimiste, l'humanité n'est bonne qu'à tout s'approprier et à tout détruire. alors ça serait bien pour nous, mais peut-être pas pour eux ? Tu ne peux que lui donner raison, tu le sens, qu'il est un peu comme toi, en souffrance, finalement. Deux âmes perdues, se retrouvant, s'aggripant de toutes leurs forces pour se donner un semblant de lueur. - ou alors faut qu'on trouve une solution pour partir juste à deux. Tu lui souris, aucune arrière pensée, pureté de l'instant, âme soeur découverte l'espace d'un moment pour se délier le soir fini. - Peut-être qu'ils nous attendent, tu as déjà entendu ce principe d'âme soeur ? Genre qu'on a une personne, une seule personne dans le monde, qui nous est totalement destiné ? Imagine que notre âme soeur, la véritable, se trouve là-haut, nous observant, sachant qui nous sommes sans aucun moyen de nous atteindre, de nous parler. Peut-être que certains ont eu le coeur brisé en regardant leur moitié potentielle aussi perdue qu'eux mais pas dans le même monde. Sûrement pour ça que tellement de gens finissent seuls. Tu aimes cette idée, un peu plus romantique, plus optimiste, plus comme toi Rosie. - Ca te dit qu'on parte tout de suite, on prend trois quatre bout de bois et on se fabrique une fusée ? Je n'ai pas grand chose ici moi. Je peux m'envoler et puis des vêtements, ils en ont sûrement là haut, en latex, bien inconfortable, à moins que là haut aussi ils connaissent le coton qui sait ? Tu lui souris, sincèrement, tu aimerais partir avec lui. Tu n'as plus vraiment d'attaches, rien qui te retiens. Ariel, il comprendrait, Nevaeh aussi, les autres ... peut-être. Si ils savent que tu es heureuse, ils te laisseraient aller jusqu'au bout du monde et au delà ... Tu attrapes un bout de bois, à peine plus grand qu'une brindille, le mettant devant vous. -Bon, on peut commencer avec ça, c'est un bon début ... T'es rêveuse, enjouée, douce Rosie, dessinant à l'aide du bâton, des vaisseaux spatiaux vous emmenant lui et toi au pays des rêves, pays des merveilles, que seule Alice à déjà découvert, pourquoi pas vous ?
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MessageSujet: Re: Talking to the moon (Nosie)   Sam 5 Mai - 22:37

- Peut-être qu'ils nous attendent, tu as déjà entendu ce principe d'âme soeur ?
le cœur qui s’arrête un instant ; la beauté de l’éphémère, la beauté de l’unique, qui se fêle. noé ne se pense pas spécialement irrésistible – et encore, quoi que – mais le début de sa phrase lui donne quelques sueurs froides : pourrait-elle avoir développer des sentiments tendres si rapidement ?
- Genre qu'on a une personne, une seule personne dans le monde, qui nous est totalement destiné ? Imagine que notre âme soeur, la véritable, se trouve là-haut, nous observant, sachant qui nous sommes sans aucun moyen de nous atteindre, de nous parler. Peut-être que certains ont eu le coeur brisé en regardant leur moitié potentielle aussi perdue qu'eux mais pas dans le même monde. Sûrement pour ça que tellement de gens finissent seuls.
noé respire à nouveau, retrouve les étoiles dans le ciel et un léger haussement d’épaule de sa part fait bruisser l’herbe autour de son corps large et musclé.
- mais si nous on ne peut pas les voir, pourquoi eux ils pourraient ?
moue légèrement boudeuse qui s’imprime sur les lèvres de noé ; ce ne serait pas juste après tout. et puis il réfléchit un peu plus au reste des paroles de l’inconnue ; à n’en pas douter, elle doit avoir été abandonnée par son amant du moment. avoir une vision si pessimiste… noé se sent désolé pour elle.
- mais t’as raison. au fond, ça expliquerait pas mal de choses, si on met sur le côté le choix du célibat indéfini. comme un cdi pour le célibat.
il rit légèrement ; il peut pas s’empêcher de prendre ça en compte, parce que c’est ce qu’il a décidé pour lui noé. les emmerdes de couple, la petite baraque peinte de blanc avec un grand jardin, deux enfants et un chien, c’est clairement pas son trip. être auprès de la même nana pour toute sa vie non plus. ça lui donnerait une ancre trop durable, et noé c’est un peu comme un marin qui s’est perdu sur la terre ferme et qui n’attend que d’y retourner. noé, il s’imagine être le petit-prince, piégé dans une histoire immense qui englobe les étoiles et sur laquelle il n’a aucune prise.
- Ca te dit qu'on parte tout de suite, on prend trois quatre bout de bois et on se fabrique une fusée ? Je n'ai pas grand chose ici moi. Je peux m'envoler et puis des vêtements, ils en ont sûrement là haut, en latex, bien inconfortable, à moins que là haut aussi ils connaissent le coton qui sait ?
la surprise nimbe le minois du gamin wolfe. aucune idée ne lui semble meilleure que celle-ci… si l’on omet oscar qui l’attend à la maison ; oscar… sa longue chevelure rousse, si douce. et les tâches de rousseur qui lui grignotent le nez et qui semblent le narguer de ne pas pouvoir les embrasser. relation étrange mais fusionnelle dans laquelle il s’est enfermé, masochiste attendant que les coups pleuvent.
mais après tout, cette soirée est unique… et cette soirée ne sera peut-être que la seule où il s’autorisera de rêver en grand, de rêver l’impossible. alors avec un sourire, il rétorque :
- avec plaisir. mais j’ai juste une condition.
air faussement sérieux qui vient se peindre sur le visage de noé.
- si on doit se perdre dans les étoiles, je veux savoir comment tu t’appelles.
bah oui, quand même ! il faut avoir les pieds sur terre – pour aller dans les étoiles ? forcément. comment pourront-ils construire une fusée ensemble s’ils sont incapables de se marmonner des « … passe-moi la clé à molettes. » parce que le nom qui remplacerait les « … » est inconnu ? et si l’autre n’entend pas les mots ? il faut bien l’appeler !
il se relève, époussette l’herbe qui doit s’être agglutiné sur son derrière et propose sa main à l’inconnue. avec un sourire épanouis et empreint d’un bonheur indéfinissable, il demande :
- alors, on s’y met ?
dans ce grand parc déserté par la population, le bois ne manque pas. noé n’est pas très doué pour les travaux manuels – malgré tout ce qu’il entreprend avec ses mains, pour voler des inconnus – alors il demeure certain que leur réalisation ne dépassera jamais les hauteurs d’une colline et ne s’élancera jamais vers les nuages, mais au moins ils auront essayé.
au moins, leur âme-sœur verra qu’ils auront tout fait pour les rejoindre… même si les premières lueurs de l’aurore ne vont pas tarder à venir les caresser.
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MessageSujet: Re: Talking to the moon (Nosie)   Dim 6 Mai - 16:49

- mais si nous on ne peut pas les voir, pourquoi eux ils pourraient ? Naturellement, la conversation continue, aucune pudeur, aucun jugement, partage de vos rêves simplement. Tu vides ton coeur, disant pour une fois tout ce que tu penses, toutes ces hypothèses restant enfuies dans ta tête, sortant jamais, prenant place, forme dans ton sommeil paradoxal. T'as essayé une fois, d'en parler avec Allan, de ce que tu penses vraiment, il ne t'a jamais écouté ... Arrête de dire des bétises Rosie, il n'y a rien là haut, y a juste nous, ici, maintenant. Rêve pas, tu serais déçue. Il te disait ça lui, ne comprenant pas, que tes pensées, tes rêves, c'était comme un souffle de vie. Tu aurais tout expliqué à tes enfants, si tu avais eu la chance d'en avoir, ils auraient peut-être réussi eux, à trouver la solution, à aller là haut, voir ces gens, qui vous observent. - Peut-être qu'ils ont une technologie plus avancée que la notre. Imagine que les OVNIS que certains ont déjà aperçu, ce soient eux ... Ils auraient pu placer des style de caméras partout dans le monde. Après tout, dans les films c'est comme ça, ils savent nous voir, c'est sans doute pas si loin de la réalité ... Tu divagues, dans des récits de science fiction, de films à la independance day qui t'ont trop marqué, influençable Rosie. -Et puis, sans doute que certains se sont rendus compte qu'ici ça leur convenait, alors ils sont restés, prenant une fausse identité, pour vivre en paix, parmi nous, les bizarre spécimens. Pour nous étudier de près ... Ou pour une fille, ça ce serait mignon, rester sur notre planète par amour ... Il finira par te croire folle, lui aussi. L'inconnu il t'écoute malgré tout, et toi ça te fait un bien fou, parce que t'es avec lui, et qu'il arrive à ce que tu prennes confiance en toi, confiance en ce que tu penses ... - mais t’as raison. au fond, ça expliquerait pas mal de choses, si on met sur le côté le choix du célibat indéfini. comme un cdi pour le célibat. Tu souris, tu ne pourrais pas toi, rester éternellement célibataire, ne pas croire en l'amour, ne pas le vivre. Tu l'as pensé, l'espace d'un bref instant ... Lorsqu'il est parti, lorsque tu as dormi seule, dans ces draps froids ... Tu crois trop en son pouvoir, au bonheur que cela peut procurer, et puis peut-être que ton âme soeur est là haut, t'attendant ... où pas si loin de toi. Tu te laisses vivre Rosie, tout finit bien par tomber au moment propice, il tombera peut-être sur toi, un jour. -Je trouve ça triste, de vouloir rester seul toute sa vie. A notre âge d'accord, on est encore jeune, on veut profiter, voir le monde, s'amuser mais plus tard ? Je suis sûre que chaque personne de type humain finit par se sentir seul, si il n'a personne à ses côtés ... Eternelle romantique. Tu rêves de ces voyages, loin, avec lui, lui qui pense comme toi. Une fusée, ça ne doit pas être si compliqué à faire ... Quelques bouts de bois, des feuilles, quelques pierres et un peu de poussière de fée, rien de bien compliqué ... - avec plaisir. mais j’ai juste une condition. Tu hausses les sourcils, qu'est ce qu'il pourrait bien espérer de plus ... Mettre un restaurant italien dans le cockpit de la fusée ? Pas super compliqué non plus ... - si on doit se perdre dans les étoiles, je veux savoir comment tu t’appelles. Tu ne peux t'empêcher de rire, n'y pensant presque plus, à ce petit détail, t'aimais bien cette idée de ne pas mettre de nom, d'étiquette sur lui, l'inconnu ça t'allait très bien ... Après, fallait bien passer à la prochaine étape ... -Rosie ... Je m'appelle Rosie. Doucement, comme si tout se cachait dans ce simple prénom, comme si tu te mettais à nue encore un peu plus. -Et toi comment t'appelles tu étranger ? Mettre un nom sur son visage, sur son sourire, sur ses idées, un peu étrange en y pensant ... - alors, on s’y met ? Vous n'arriverez pas à grand chose, avec un simple bâton ... -D'accord, il nous faut énormément de batons, tu vas dans cette direction et moi dans celle opposée, le premier qui aura rapporter quinze batons aura gagner, t'es prêt ? GO ! Tu lui laisses même pas le temps de parler, tu cours déjà, tu ris Rosie, tu vis Rosie, ne pensant plus à rien, juste à cette fusée, 100% écolo, t'emmenant loin de tout.
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MessageSujet: Re: Talking to the moon (Nosie)   Mar 8 Mai - 19:30

- Peut-être qu'ils ont une technologie plus avancée que la notre. Imagine que les OVNIS que certains ont déjà aperçu, ce soient eux ... Ils auraient pu placer des style de caméras partout dans le monde. Après tout, dans les films c'est comme ça, ils savent nous voir, c'est sans doute pas si loin de la réalité ...
sourire tendre et amusé qui étire les lèvres de noé. il aimerait bien y croire à tout ça, mais au fond, ça l’effraie un peu trop. des théories concernant les politiciens apparaissent à foison, et se dire qu’elles comprennent un semblant de réalité… ça lui glace les os. il n’a jamais vraiment apprécié les histoires abracadabrantes d’OVNIS. l’idée pourtant qu’un peuple vive sur d’autres planètes et ne soient pas hermétiques aux êtres humains lui plaît. il y a trop de contradictions entre ce qu’il aimerait voir arriver et la réalité potentielle.
-Et puis, sans doute que certains se sont rendus compte qu'ici ça leur convenait, alors ils sont restés, prenant une fausse identité, pour vivre en paix, parmi nous, les bizarre spécimens. Pour nous étudier de près ... Ou pour une fille, ça ce serait mignon, rester sur notre planète par amour ...
par amour…
- si ton compagnon te disait que c’était un alien et qu’il restait sur terre rien que pour toi, t’arriverais à t’y faire ?
il demande, sourcils haussés.
- moi j’pense pas. j’me sentirais un peu trahi j’imagine de découvrir du jour au lendemain que c’est quelqu’un d’une autre planète… et puis j’me demanderais si, sur le plan biologique, on est compatibles.
il se gratte le menton quelques instants, perdu dans ses réflexions. sa barbe naissante lui érafle légèrement la main. c’est intéressant ce genre de discussion parce qu’on se pose des questions qu’on ne se poserait jamais sinon. il n’a jamais réfléchi à tout ça, noé. mais faut dire aussi que noé et l’amour, c’est déjà bien compliqué. noé, il a été abandonné par ses parents, alors il peut pas se dire autre chose que « ça va recommencer ». pourquoi une nana resterait à ses côtés ? avec ses travers de cleptoman, ça ne l’aidera sans doute pas. alors noé il fait le connard, il fait l’enfoiré, préférant qu’elles fuient dès le départ plutôt que de s’attacher et de les voir s’en aller.
noé, c’est juste un bon pote. souvent, on le pense gay, mais noé il brûle d’amour pour les femmes. toutes les femmes.
-Je trouve ça triste, de vouloir rester seul toute sa vie. A notre âge d'accord, on est encore jeune, on veut profiter, voir le monde, s'amuser mais plus tard ? Je suis sûre que chaque personne de type humain finit par se sentir seul, si il n'a personne à ses côtés ...
il hoche la tête pendant plusieurs secondes, perdu à nouveau dans les méandres tortueux de son esprit. noé, il peut pas envisager sa vie avec quelqu’un… mais il peut encore moins l’envisager sans personne à ses côtés. il se voit vieux, perdu dans un appartement trop petit, à attendre la visite de… du voisin ? d’une infirmière ? d’un bénévole qui aurait été chargé de divertir ce vieil homme solitaire ? sans descendance à regarder avec tendresse et amour, reflet de ce qu’il était jadis. plutôt se suicider que de vivre une vie esseulé du début à la fin.
un jour, faudra y penser. noé qui respire la joie de vivre n’a pourtant aucun autre choix. jamais il ne supportera d’être aux côtés de quelqu’un pendant tant d’années. c’est une question d’habitudes.
-Rosie ... Je m'appelle Rosie.
ça casse un peu le mysticisme de cette rencontre sous les étoiles, mais c’est joli rosie. il la regarde d’un œil différent à présent que le mystère s’en est allé, s’est évaporé.
-Et toi comment t'appelles tu étranger ?
il s’éclaircit légèrement la voix, soudain gêné. mais il est obligé, noé, de lui révéler : c’est une question d’équité. un prêté pour un rendu.
- je m’appelle noé. comme l’arche de noé.
il hausse les épaules. il sait même pas si c’est l’orphelinat qui a choisi son prénom ou si c’est le seul héritage de sa mère. d’un coup, il le déteste un peu son prénom. dans sa tête, il le visualise comme une entité physique qu’il foudroie du regard pour être une nouvelle inconnue dans sa vie.
-D'accord, il nous faut énormément de batons, tu vas dans cette direction et moi dans celle opposée, le premier qui aura rapporter quinze batons aura gagner, t'es prêt ? GO !
il met plusieurs secondes à comprendre la portée des mots de l’inconnue plus si inconnue. elle s’élance déjà dans des éclats de rire qui font naître un sourire sur les lèvres de noé, qui s’élance à sa suite. pas question d’aller dans des côtés opposés : si noé s’est un peu éduqué tout seul, il a néanmoins appris certaines choses qui sont nécessaires. et laisser une femme aussi jolie toute seule pendant la nuit dans un parc désert fait partie de ces mauvaises idées à ne pas garder. et puis, ça rendra la compétition plus intéressante !
- pousse-toi, tu prends tout ! c’est de la triche !
il beugle entre deux éclats de rire, lui donnant un coup de hanche pour la faire trébucher et lui piquer quelques-uns des bouts de bois qui se dressent sur sa route et sur l’herbe fraîche. les premiers rayons d’une nouvelle journée percent timidement entre les arbres touffus, permettant aux yeux habitués à l’obscurité de distinguer des formes floues.
- quinze bâtons c’est énorme quand même ! j’suis pas sûr qu’ils vont tenir dans mes mains… alors les tiennes…
il s’interroge, la nargue un instant en lui tirant la langue. il n’avait pas fait gaffe noé, mais rosie elle est vraiment plus petite que lui. s’ils comparaient la taille de leur main, il ne fait aucun doute que celle de rosie se retrouverait noyée dans celle de noé. comme la main d’un enfant dans la main de son géniteur…
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MessageSujet: Re: Talking to the moon (Nosie)   Mar 8 Mai - 21:18

Tu divagues, tirant des plans sur la comète, avec lui, l'inconnu. T'es heureuse, là, les cheveux volant, te caressant la joue, doucement. Moment magique, unique, s'inscrivant comme une photo dans ta mémoire. T'as pas envie de bouger, de respirer un peu trop fort, de cligner des yeux, de peur que ce pays des merveilles disparaisse pour toujours, que tu reviennes, redescente douloureuse, dans ce monde de douleur, de noirceur. Tu ne veux pas Rosie, tu n'es pas prête, pas encore. Tes lèvres s'étirent en croissant de lune, trahissant ta plénitude, avec lui, l'inconnu. Tu ne sais plus être neutre, ne rien montrer comme tu en as l'habitude ces derniers temps. Ne rien laisser paraitre, rester forte, souriante, malgré tout, malgré ton coeur en papier maché s'éffritant, malgré tes larmes salées mouillant toujours le coté gauche de ton oreiller. Tu ne montres rien, mais là tu t'ouvres, montrant ta vraie lumière, ton vrai sourire, à lui, juste à lui, inexplicable. Il t'écoute lorsque tu parles des OVNIS, de ce que tu penses, et tu éclos telle une rose, s'ouvrant grâce à la lumière qu'elle reçoit. Aussi fraiche qu'une Rose, Rosie ... -si ton compagnon te disait que c’était un alien et qu’il restait sur terre rien que pour toi, t’arriverais à t’y faire ? Compagnon, tu en avais un avant, tu en as plus, tu n'en auras plus jamais sûrement, qui voudrait d'une fille comme toi, qui acheterait une machine défectueuse, qui fonctionne qu'à moitié, qui ne remplit pas la tâche pour laquelle elle a été construite. Personne ne voudrait de toi Rosie, toi qui n'est plus rien. Tu pensais qu'il t'aimait lui, Allan, qu'il comprendrait, qu'il ne te laisserait pas pour ça, t'étais dans la salle, celle où tu aurais du danser avec lui, avec Ariel aussi, et t'a reçu ce sms, même pas dit en face, n'a pas osé. Appartement mort à ton arrivée, plus de vie, que des souvenirs fânés, des feuilles mortes. Tu montres rien, gardant ces constellations dans tes yeux couleur émeraude. - Si tu as vraiment des sentiments pour une personne, que tu es sûr et certain que cette personne est la bonne, est-ce que tu la quitterais pour un aussi petit détail ? Petit détail ... Tu rigoles Rosie, improbable de toute façon, personne ne sacrifierait autant de chose, juste pour toi, jamais. Alors tu te laisses emporter dans tes opinions, ne prenant finalement tout ça qu'avec une légereté infinie, ça n'arrive qu'aux autres les belles histoires d'amour ... Dans les films, l'héroine, blonde avec des belles jambes, elle finit toujours heureuse, avec beaucoup d'enfants ... Toi t'es celle d'à coté, la bonne copine qui pleure ses malheurs, qui n'est là que pour donner plus de contraste à l'autre, lui donner plus de lumière, totalement toi. -moi j’pense pas. j’me sentirais un peu trahi j’imagine de découvrir du jour au lendemain que c’est quelqu’un d’une autre planète… et puis j’me demanderais si, sur le plan biologique, on est compatibles. Tu souris, toi, t'es pas compatible, avec personne, même pas avec ceux qui te ressemblent et si ... Peut-être qu'ils ont une machine là au dessus, arrivant à tout remettre en place ? Arrivant à mettre les pièces, faisant des calculs pour que toi, équation, tu puisses enfin être élucidée, mise dans la case normale. -Tu as raison, tout dépendrait de la raison de sa couverture. Peut-être qu'elle n'aurait pas voulu tout gâcher en s'approchant de toi de manière directe ... Et qu'elle aurait préféré la manière douce, par peur de tout gâcher ? Tu t'emportes, comme d'habitude. Baissant les yeux, l'espace d'un instant, douceur gardée, tu ne peux pas t'empêcher d'être toi Rosie. -Tu dois me prendre pour une de ces tarées romantique ... Tu l'étais avant, lorsque tu pensais que l'amour était le meilleur des calmants, guérissant tout, réparant chaque erreur. Idée brisée en même temps que toi, petite Rosie en porcelaine. A peine recollée grâce à une glue de mauvaise qualité. Vous parlez d'amour et de choses impossibles et toi, tu ne te souviens plus vraiment comment tout cela a commencé, vannes ouvertes, tout qui se libère, enfin libérés tout les deux, à moitié en apesanteur. Apesanteur retrouvée le temps d'un prénom, enlevant chacun votre masque ... Rosie et Noé ... -je m’appelle noé. comme l’arche de noé. Tu te sens bizarre, de pouvoir enfin mettre un nom sur ce regard, ce sourire, l'inconnu, tu trouvais ça plus romanesque ... -C'est joli, Noé ... C'est simple, j'aime bien ... A peine dit, à peine entendu, juste pour vous deux. Temps de calme avant la tempête, avant que tu te lèves, courant déjà, à la recherche des bouts de bois, les plus persistants. Tu vis, tu ris, encore et encore, n'en pouvant plus, plus d'air, essoufflée, reprenant de plus bel. -pousse-toi, tu prends tout ! c’est de la triche ! Tu manques de tomber, te retenant, riant encore et encore, deux enfants, heureux, par la simple idée de pouvoir jouer ensemble. -Comment ça c'est de la triche ? Tu as juste peur de perdre face à une femme ! Bah prépare toi parce que ça va arriver ! Tu essaies de garder les bouts de bois dans tes mains puis dans tes bras, essayant d'en prendre le plus possible, difficile, petits bras, petit bout de femme. -quinze bâtons c’est énorme quand même ! j’suis pas sûr qu’ils vont tenir dans mes mains… alors les tiennes… Tu laisses tomber tes bâtons le temps de l'expérience, prenant sa main, la collant à la tienne, elle est froide, premier vrai contact, main caleuse, trop grande contre ta peau de soie, finissant à la moitié de ses phalanges, main de pianiste. - Bah quoi, elles sont parfaites mes mains ! Tu essaies de me détourner de mon objectif, c'est ça ta technique, t'en fais pas mes magnifiques mains vont réussir à tout porter et je vais gagner. Tu gambades, prenant les morceaux de bois, galérant, essayant de ne rien montrer ... Pas facile, presque éssouflée, devenant adulte, malgré toi, malgré vous.
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