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 and without love, maybe nothing is real / clay

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( end game )

MessageSujet: and without love, maybe nothing is real / clay    Sam 14 Avr - 14:38

Les bâtiments s’étendaient devant elle. Ses pieds foulaient le bitume avec lenteur, avec appréhension. Ses grandes prunelles pétillantes admiraient les bâtisses colorées, s’attardaient un peu trop sur les visages, sur les expressions. Les rues arboraient ces traits familiers qu’elle avait toujours connu. Elle avait oublié, mais Brighton n’avait pas changé. C’était un réconfort, une rassurance. La devanture du café se dessinait sous ses yeux. Un établissement modeste, à l’enseigne vieille et vintage, mais chaleureuse. Le palpitant au bord des lèvres, elle franchit la porte. L’odeur généreuse du café fraîchement moulu embaumait ses narines. Elle était assaillie par une nostalgie, par des souvenirs qui n’avaient pas disparu, qui ne lui filaient pas entre les doigts, comme une fine poussière. Elle se revoyait, le plateau en main, déambulant entre les tables, entre les clients, un sourire facile et joviale illuminant son visage. Un job d’appoint, après les cours, qui lui avait permis d’avoir un appartement, d’avoir une vie à elle, loin de ses parents et du cocon familial. Une émancipation précoce aux yeux de ces derniers, suivi d’un mariage soudain et précipité. Le début d’une vie qu’elle avait choisi et choyé, qui lui échappait désormais, à l’image de sa mémoire. La silhouette de Clay se démarquait parmi les autres. Il avait ce charisme, cette aura, qui la faisait vibrer. Il avait su la séduire avec un simple regard, en un sourire. La différence d’âge gênait certains. Dix ans, un fossé générationnel, une décennie vécue dans une époque différente. Il avait l’expérience, elle avait la jeunesse. Pourtant, ils s’assemblaient. Une harmonie parfaite, une romance littéraire des temps modernes. Une histoire vendue à des milliers d’exemplaires, qui a fait briller les étoiles dans le regard de milliers de femmes en quête d’amour. Sa poitrine se soulevait toujours avec fierté, avec amour, pour cet homme qui avait su émerveiller sa réalité. Elle s’avança vers lui, assis dos à elle, à une table qu’ils avaient baptisée la leur. Elle passa une main sur son dos droit, caressant timidement ses épaules. Elle mourrait d’envie de l’embrasser, mais elle se contenta de cette simple caresse. « Hey, » souffla-t-elle doucement, avant de s’asseoir en face de lui. « Désolée pour le retard, j’ai dû semer Andy, » déclara-t-elle, dans un roulement d’iris amusé. C’était vrai et faux. Depuis son accident, sa famille la couvait – à juste titre. Ils ignoraient sa présence au café aujourd’hui, n’approuveraient sûrement pas. Mais Vicky n’y croyait pas, à tout ce qu’ils racontaient, à cette plainte qu’elle avait déposé, aux tabloïds qui ont souillé Clay jusqu’aux os. Elle voulait lui parler, le voir, le toucher. Il lui manquait. Terriblement.

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MessageSujet: Re: and without love, maybe nothing is real / clay    Jeu 26 Avr - 16:30

Ce jour là, lorsqu’il s’était présenté dans le petit café, il avait cru sentir les regards curieux se poser sur lui. Il ignorait si c’était seulement le fruit de son imagination ou une réalité, mais Clay avait soudainement eu l’impression de ne pas se trouver à sa place, alors qu’il connaissait l’établissement par cœur. En revanche, le changement de tonalité du propriétaire n’était pas une illusion. Auparavant chaleureux à son égard, l’homme l’avait cordialement salué comme n’importe quel client tandis qu’il y a encore quelques jours, il lui aurait accordé une poignée de main enthousiaste. Son café chaud à la main, Clay s’était assis à leur table habituelle, se demandant si Victoria mettrait la même distance. Il ne savait pas à quoi s’attendre. Ne savait même pas s’il devait attendre quelque chose de particulier de ce rendez-vous. Il s’était simplement pointé, désirant la revoir, même si ce serait peut-être l’une des dernières fois. L’empreinte de ses doigts sur sa carrure eut comme l’effet d’une brûlure. Une marque, vive et douloureuse quand au lieu de la serrer dans ses bras, il fut contraint de rester immobile. Elle lui faisait face après quelques jours de séparation et pourtant, une voix lui susurrait à l’oreille qu’il courait à sa perte. « Elle me ferait brûler au bûcher sur le champ si elle savait, » soupira-t-il, amer à l’idée d’avoir à moitié raison. Ce n’était pas difficile à deviner, Andy faisait tout pour les tenir éloignés l’un de l’autre. Le dialogue était fermé avec sa belle famille et il connaissait suffisamment l’aînée Cavendish  pour savoir que ce n’était pas auprès d’elle qu’il aurait la possibilité de plaider sa cause. Il posa enfin ses iris bleutés sur Victoria, s’autorisant à la regarder pendant quelques secondes. « Tu vas bien? Tu as l’air… fatiguée. » Elle ne perdait pas de son éclat, de sa beauté, mais Clay pouvait déceler les conséquences de son hospitalisation. Il la connaissait par cœur. Il savait quand elle était irritée, quand elle n’avait pas assez bien dormi, quand quelque chose clochait alors qu’elle prétendait que tout allait bien. « Ils s’occupent bien de toi? » Ils, pour désigner le personnel médical, sa famille, ses proches. Tous ceux qui avaient le droit de l’entourer tandis qu’il restait là à moisir, interdit de se tenir à ses côtés. « Ca m’a tué de ne pas pouvoir être à l’hôpital. » confessa-t-il d’une voix rauque, l’âme abîmée par la plaie que la situation creusait. Revoir Victoria était aussi exaltant que douloureux. La sensation d’une bouffée d’oxygène qu’on lui accorde durant une demi-seconde, avant de comprimer de nouveau ses poumons. Comme s’il n’avait le droit de respirer qu’à moitié.
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