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 the devil in i. -conrad

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MessageSujet: the devil in i. -conrad   Jeu 12 Avr - 21:54

the devil in i.
conrad & lorenzo.

T'enfiles ton t-shirt, sans te retourner. Elle pionce de toute façon. Tu vas partir comme un voleur et tu t'en moques royalement. Sur la pointe des pieds, tu t'extirpes hors de la chambre à coucher, à la recherche de tes chaussures. Bordel, tu sais plus où tu les as jetées. Dans l'élan, t'as pas fait gaffe. Tu fais le coup à chaque rencontre et t'es pas foutu de faire attention la prochaine fois. Tu soupires alors que tu te baisses pour jeter un coup d'œil sur le canapé. Dans ton geste, tu bouscules légèrement la console placée à côté du sofa. En son centre, un vase. « Putain. » que tu murmures, priant pour qu'il reste en place. Il tangue quelques secondes avant de retourner à sa position immobile. Tu souffles, rassuré. T'aurais pas vraiment assumé. Tes yeux inspectent le dessous du canapé, mais la seule chose que tu trouves, c'est de la poussière. Tu te relèves, tu repars en recherche en faisant le moins de bruit possible. Finalement, tu retrouves tes baskets près de l'entrée. Ta veste mise, t'ouvres la porte, puis la referme d'une extrême douceur. Tu peux enfin respirer une fois dans le couloir. T'es rentré avec la nana, t'as pas ta moto pour rentrer chez toi. T'es comme un con Lorenzo. Alors tu sors ton portable, tu cherches à commander un uber. Aucun réseau. Putain, à quoi ça te sert de payer une blinde pour un forfait 4G illimitée si ça capte nulle part ? Tu te résignes à aller le faire dehors. Tu fermes ta veste pour braver le froid avant de descendre les escaliers de l'immeuble. Ton portable dans la main, t'attends qu'une moindre petite barre apparaisse. Tu pousses la porte du sas, les yeux rivés sur ton écran. La seule chose qui peut te dire que t'es désormais dehors, c'est le changement de température. « Portable de merde ! » que tu t'exclames dans ta langue natale. Rien. Alors tu le ranges et tes yeux retrouvent la réalité. Tu regardes un peu autour de toi ; au bout de la rue, tu perçois de la lumière et un brin de musique. Tu t'avances, tu te dis que tu capteras mieux là-bas. Quelques mètres parcourus, et tu t'arrêtes net. Tu l'connais ce bar, t'en as déjà entendu parler. C'est le genre d'endroit où tu mettras jamais les pieds. Le genre d'endroit où la fréquentation n'est pas bonne. Pas respectable. Tu veux tourner les talons, aller chercher ailleurs, mais y'a une voix qui vient s'immiscer dans tes tympans. Conrad. Ton sang, il commence à bouillir dans tes veines. Tu veux l'interpeller, mais tu veux pas qu'on te voit avec lui. Tu veux plus qu'on te voit avec lui. Alors tu l'suis, tu l'prends en filature comme dans les mauvais films d'espionnage. T'attends qu'il soit un peu éloigné, un peu à l'écart, avant d'aller te poster à côté de lui, suivant son allure. « Hey. » Ton regard, il est fixé devant toi. Les mains dans les poches de ta veste, tu te concentres sur ta marche. « J'savais pas que tu fréquentais ce type de bar. » que tu lui dis simplement, mine de rien. Tu te dis que tu fais une erreur. C'est une erreur.

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have you no backbone have you no spine ? whatever happened to no one gets left behind ?
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MessageSujet: Re: the devil in i. -conrad   Lun 16 Avr - 2:52

C’est sur un coup de tête, une envie d’assumer pleinement ce qu’il est – et ce, malgré la probabilité élevée de croiser quelqu’un de sa connaissance dans les parages – que Conrad a décidé de s’arrêter à ce bar réputé pour sa clientèle de toutes les horizons sexuelles. Tant pis s’ils découvrent sa vraie nature. Et alors ? qu’il se dit en avalant une gorgée de la bière qu’on lui a servi. Qu’est-ce que ça change, qui il baise ? Qu’est-ce que ça change, s’il tient la main d’un garçon ? Et ça lui change les idées, à Conrad. Ça lui fait temporairement oublier la chaleur étouffante du désert et le sable qui lui colle encore à la peau, huit ans plus tard. Conrad, il sait qu’il n’oubliera jamais. Les cicatrices sont encore là, à marbrer sa peau de sensibilité accrue. Une machette qui a frôlé de trop près ses organes, et surtout, des balles qui l’ont criblé en évitant heureusement des artères principales. À la cuisse gauche, à l’épaule et dans le biceps. Huit ans plus tard, ça le lancine toujours ; de vieilles blessures cicatrisées en apparence, mais suintante dans sa tête.
La musique est déjà trop forte dans ses oreilles. Ses sens désinhibés par l’alcool ne l’aide pas, au contraire. Et il fuit déjà, Conrad. Avant une énième crise, avant d’esquiver une énième grenade imaginaire. Les fêtards et les couples enlacés à se chuchoter des mots doux n’ont pas besoin d’un idiot pour ruiner l’ambiance. Et il y a un mignonnet qui l’interpelle et l’accompagne jusque dans la rue. Jeune – plus jeune que Conrad – avec un  grand sourire qui frôle la niaiserie. Vous allez bien, qu’il demande. Vous voulez que je vous raccompagne, qu’il doit sûrement sous-entendre. Il s’inquiète, le minet. Mais Conrad lui offre un sourire qui se veut rassurant – effrayant. « Ça ira. Je vais rentrer à pieds. » Et il hésite le minet, avant de finalement tourner les talons pour retourner à l’intérieur du bar. Il a besoin de s’éclaircir l’esprit, Conrad. Et il accueille avec bonheur le silence des rues désertes. Il n’y a que le feulement d’un chat par-là, et des poubelles renversées par-ci qui le ponctuent. Et le son de pas qui claquent contre le bitume. Conrad fait mine de rien entendre mais il sait. Par réflexe, son poing se serre autour de sa paire de clé, ses jambes prennent appui sur le sol, prêt à pivoter sur ses talons.
Il s’apprête à cogner mais cette voix, il la reconnaît. Ses muscles se détendent et ses clés retournent discrètement dans la poche de son jean. Sous la lumière vacillante du lampadaire, il reconnaît son partenaire de jogging - aussi vif que lui, peut-être un peu plus. L’avantage de la légèreté, sûrement. Sa question – son affirmation, plutôt – lui fait hausser un sourcil. Que s’est-il dit, déjà ? Ah oui. N’en n’avoir rien à foutre, au moins pour ce soir. D’assumer – après tout, sa famille est bien trop loin pour le juger ici, hein ? « Ce genre de bar ? » Répète-t-il. « Le genre que les hétéros évitent, c’est ça ? » Ricane-t-il. Conrad soupire déjà en se pinçant l’arête du nez. S’en foutre ? Pas tant que ça. Son orientation sexuelle n’est pas écrite sur sa gueule mais quelles sont les choses qu’il croise l’une de ses rares connaissances aux abords de ce bar-là, ce jour-là et surtout, à cette heure-là ? Infimes. Pourtant, les voilà. « Ça te pose un problème, peut-être ? » Qu’il demande d’un ton badin, dénué d’animosité. Pourtant, Conrad ne se gêne pas à lui faire admettre ce qu’ils disent tous. Ça ne me dérange pas, tant que les pédés traînent pas dans mon entourage, ça ne me dérange pas, tant que ce ne m’est pas mon fils.

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- in this desert, in darkness, lying with a gun across his chest, pretending, he's heartless as the fire flashes in the sky.
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