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 nothing good comes from being gone (jacob)

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MessageSujet: nothing good comes from being gone (jacob)   Jeu 12 Avr - 18:11

jacob & james

did you escape, from the feelings that you wanted to replace
with anything you thought could fill the space
(nothing [...] @flatsound)

Courir sans s'arrêter. Regarder par-dessus ses épaules de temps à autres. Furtifs coups d’œil qui trahissent une paranoïa certaine, bien ancrée dans son système. Courir, encore. À en perdre le souffle, à s'en exploser le myocarde. Il aime ces sensations paradoxales ; le corps qui bouillonne et la morsure fraîche d'une nuit de printemps sur sa peau. La douleur dans ses jambes contre la sensation de liberté. Il se demande jusqu'où il pourrait aller ainsi. La prochaine ville, l'autre bout du monde. Qu'est-ce que ça changerait, dans le fond ? Il n'est plus personne, que ce soit ici ou là-bas. Les étoiles embrassent le ciel en cette fin de journée, la ville s'éteint doucement alors que ses habitants rejoignent leur maison, leur famille, leurs amis ; leur foyer. La définition du foyer de Monroe est un peu plus bancale, moins chaleureuse sans doute. Quatre murs, une porte et deux fenêtres, ses deux fidèles compagnons : silence et solitude. Rien de plus pour l'homme qu'il est devenu, individu en sursis sur cette planète qui n'a plus grand chose à lui offrir. Il court James, comme s'il fuyait quelque chose, et peut-être bien que c'est le cas. Peut-être bien que les balles qui sifflent à ses oreilles encore aujourd'hui ne sont pas que des hallucinations, tout comme le brouhaha constant dans lequel il évolue ici. Finalement, il ralentit et s'arrête, s'échoue sur un banc, les muscles à vif, le corps en torsion pour essayer de capter l'oxygène. Tes vingt ans sont si loin que ça, Monroe ? Il a l'impression d'étouffer et de cracher ses poumons, s'évertue à apaiser le palpitant, masse sa jambe endolorie en songeant que Iolanda – sa kinésithérapeute – le tuera sans doute pour avoir autant forcé. Il relève enfin les yeux et regarde le monde qui passe. La vie qui continue, alors qu'il a sans cesse l'impression d'être sur pause. Il renifle et scrute les silhouettes, leur invente mille histoires merveilleuses, jusqu'à ce que son regard accroche un visage en particulier. Et alors, les contes tournent à des tragédies grecques. Le cœur s'emballe à nouveau et les poings se serrent sur le bois du banc. Il le regarde passer et envisage une centaine d'options plus ou moins improbables ; de son passage sans encombre au crash d'un aéronef sur sa personne. Mais parmi ces cent options, il choisit la seule qui ne figure pas sur la liste ; prendre son courage à deux mains et lui adresser la parole. - Quelle fière allure. Il aurait sans doute pu trouver mieux comme – provocation – introduction, mais Monroe n'a jamais eu l'âme d'un poète ou d'un dramaturge et quand on lui parle de Jacob Ryder, il envisage plutôt les coups qu'il pourrait lui mettre avant de devoir lui adresser la parole. Il reste là, vissé sur son banc, une lueur agressive se faufilant dans son regard. La colère est toujours là, même des années après. Il n'a pas oublié, il n'oubliera jamais. L'amertume est tenace, plus que leur amitié, apparemment. Il se souvient du meilleur, mais surtout du pire. De tout ce qu'ils avaient, et de tout ce qu'ils ont bousillé.

_________________

☽☽ Heaven if you sent us down So we could build a playground, For the sinners to play as saints, You'd be so proud of what we've made.
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MessageSujet: Re: nothing good comes from being gone (jacob)   Sam 14 Avr - 22:41

james & jacob
{ à force des courbes se dessinent sous mon regard somnifère
j'ai voulu décourber l'échine à courir après mes chimères }

Y a quelque chose de fou, dans ces pas qui poussent le sol, dans ces foulées mécaniques, dans ce souffle contrôlé. Cohérence des gestes, inspiration, expiration, les muscles se tendent, se serrent, relâchent, font avancer son corps ; sa tête se vide, comme par besoin. Il n’a jamais connu que ça, Jacob, courir après quelque chose. Ses rêves, ses envies, sa liberté, l’oubli. Pour fuir aussi, ces démons qui le hantent, ces souvenirs assassins qui burinent ses nuits et lui volent le sommeil. Alors il court, pour s’épuiser, pour s’évader. Il court sans but dans les rues de la ville de son enfance ; il ne peut pas crier, il aurait l’air d’un fou, et pourtant. Comprenez que courir pour lui, ce n’est pas assez ; il voudrait voler. Il trouve une certaine clarté quand il prend de la hauteur.  Mais il est coincé là, les deux pieds sur terre, attendant le prochain appel. Alors il court, jusqu’à la mer, prêt à s’y perdre. Il ne peut pas. Ne pourra jamais. Fuir, c’est pas son genre. Il aurait l’impression d’abandonner trop de monde. C’est pas narcissique, il a simplement vu d’un peu trop près ce que la perte de quelqu’un pouvait avoir comme effet sur une famille. Sur des amis. Jake, il s’y refuse. Tant pis si, pendant ce temps là, il ne trouve pas sa place dans sa propre peau. Faut faire avec, mon gars. Ça finira bien par passer. Il baisse l’allure, voyant les vagues s’abattre sur le sable. Bien loin du calme de la pleine mer qu’il avait l’habitude de contempler, il y trouve quelque chose de rassurant. Ses problèmes deviennent tout d’un coup dérisoires ; effet de l’immensité face à sa petite personne. C’est presque optimiste qu’il s’apprête à repartir, avant d’entendre sa voix. Y a des choses qui ne changent pas. Will, en chair et en os, le cul posé sur un banc. Là, comment si de rien n’était, avec sa remarque à la con. Il voudrait en rire, mais Jacob, il est pris entre une envie viscérale de lui en coller une et de le prendre dans ses bras. Aucun des deux, finalement, il cherche dans son regard une once de réponse. N’y trouve que du mépris. Il fallait s’en douter. ‘Je peux pas en dire de même. C’est certainement la lâcheté qui te va pas au teint.’ Il l’a promis à Andy, il le sait ; faut qu’il reste. Faut qu’il le retienne. Mais c’est certainement pas en suppliant que ça risque d’arriver. Et puis… et puis merde, il lui en veux comme une gamine en pleine puberté. Sans même lui laisser une chance, William avait fermé la porte sur l’amitié la plus importante de sa vie. Excusez-le de trouver ça un dégueulasse. ‘Alors c’est vrai… t’es vraiment de retour.’ Andy l’avait prévenu mais allez savoir, le doute planait toujours. Qu'est-ce qu'il peut bien faire là - voilà une bonne question. Pas qu’il ait pissé sur Brighton, mais c’était sa ville. Will n’avait toujours été qu’un invité ici. Allez pas lui faire croire qu’elle a une valeur sentimentale pour lui. À moins que.

_________________

ryder --- He wondered whether home was a thing that happened to a place after a while, or if it was something that you found in the end, if you simply walked and waited and willed it long enough.
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