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 — sons of anarchy.

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MessageSujet: — sons of anarchy.   Mer 11 Avr - 18:20




- jude baker -
and now he's so devoid of color
he doesn't know what it means


i. harness your blame, walk through
- âge et lieu de naissance: les prémices d'un hiver glacé, quelques flocons pour parer la campagne d'un manteau blanc. Un cri résonne un jour de décembre, et bientôt d'autres hurlements plaintifs se mêlent à ceux du premier enfant ; les Baker accueillent des jumeaux. A trente-cinq ans maintenant, le berceau lui semble lointain, mais il se souvient de la petite maison. Il se souvient de l'Herefordshire, leur campagne, ses plaines verdâtres et ses abbayes d'hier, autant de rivières et de rochers sur lesquels ils se sont écorchés les genoux en grandissant. La marmaille criait et s'agitait, mais Jude n'aimait pas le countryside, il rêvait de l'agitation des villes des comics dont il se nourrissait, il aurait préféré naître à gotham city. - origines et nationalité: anglais, autant sur les papiers que dans l'adn, rat des champs, d'une petite ville égarée de ce charmant pays, alors qu'il a toujours voulu se confronter aux grands buildings et traverser l'Atlantique. Il s'est contenté du calme de l'arrière-pays, avant de prendre la fuite à la majorité atteinte, quittant le cocon familial pour conquérir un monde de vices. - statut familial: élevé dans un cercle aimant mais bancal, soumis à des principes qui ne sont pas les siens. Papa lutte contre tout et rien à la fois, maman s'égare dans les nuages et atteint parfois la lune. Madame parle d'horoscope et de marées, quand Jude ne voit que des évidences physiques et rationnelles. Monsieur combat la société de consommation et radote sur ses plus belles manifestations, et l'enfant se moque, rit de le voir vivre dans le passé comme ça. Heureusement, au milieu de ce foutoir, il y a cette autre moitié de lui, copie conforme, qu'il chérit plus que tout au monde. Julian, le jumeau. Mille et une aventures qui les divisent, les rapprochent, chemins entremêlés par le sang et un amour fraternel contre lequel les autres ne peuvent rien. Ils leur en font voir de toutes les couleurs, parfois ; ils se soutiennent, complotent, s'échangent, usent et abusent de leur ressemblance pour tromper les autres. Des jeux dangereux qui se ponctuent de regrets et de rires, de bagarres enfantines et de disputes éphémères. Jude ne pourra jamais détester son frère pour autant, et quoi qu'il arrive, il sera toujours là pour lui. - statut civil: peu attiré par l'engagement, célibataire qui se satisfait des plaisirs de la chair et des jeux de séduction. Jude aime les premiers temps, ceux qui font palpiter le myocarde et dilater les pupilles. Il aime l'adrénaline et les promesses d'une nuit, prendre ce qu'il peut avant de s'enfuir comme un voleur. Il apprécie l'idée de l'amour pourtant, Jude, mais il a peur de tomber dans le piège et que soudainement, sa vie se fige, que quelqu'un lui dessine un futur qu'il n'aura pas demandé. - occupation: génie de la physique et des mathématiques, le monde de Jude n'était que courbes et chiffres avant qu'il ne prenne un virage à 180°. Ingénieur en structures de formation, il s'est levé un jour en trouvant sa vie fade et terne, s'est rendu compte que réussite professionnelle n'était pas forcément synonyme de bonheur. Résultat ; carrière avortée, changement radical de vie. Emporté par des sourires ravageurs et les battements de cils d'une brune aux promesses dangereuses, il a tout laissé tomber, emporté par les courants du styx pour une lente descente aux enfers, jusqu'aux bas-fonds londoniens. Il est devenu le criminel dont les comics de son enfance parlaient tant ; les super héros ont fini par l'arrêter lui aussi et il a passé quelques temps derrière les barreaux. Aujourd'hui de retour à Brighton, il fait office de professeur privé pour se faire un peu d'argent, tout en proposant des services plus officieux ; faux papiers, devoirs à rendre, etc.  - cinq choses favorites: les sciences, sa voiture, l'adrénaline, les autres, son jumeau. - saison préférée: l'été et sa chaleur étouffante, le soleil qui mord la peau, les longues promenades en fin de journée, la plage ; c'est une saison qui appelle généralement au voyage et aux amours éphémères, et les nuits d'été sont éternelles. - traits de caractères: souriant, charmeur, manipulateur, sanguin, charismatique, minutieux, joueur, mauvais perdant, tricheur, imprévisible, paradoxal, pragmatique, rationnel, protecteur, intense, têtu, franc, taquin, calculateur, imaginatif, réaliste, cultivé, profondément gentil, rancunier, excelle dans l'art du mensonge, altruiste, spontané. - groupe: celosia. - avatar: barnes.

ii. swing wide your crane, run me
Il fait froid et il a mal. Le cœur en panne et l'âme à la dérive. Le regard perdu dans le vague et le corps recroquevillé. Genoux ramenés contre son torse, corps voûté qui s'est posé sur le coin d'un tapis, contre un mur. Il cache son visage entre ses bras, cherche la chaleur où il n'y en a plus. Il pourrait offrir le monde et peut-être bien vendre son âme au diable pour entendre le rire de l'autre à cet instant. Le monde est fade, le monde est terne. Aucune mélodie pour rattraper les éclats de voix de Julian. Dix-huit ans et le garçon a l'impression d'en avoir dix de moins. Il aimerait que cette seconde moitié de lui soit là. Pour le serrer dans ses bras, le consoler, lui dire que tout ira bien. Que la solitude est temporaire et que les nuits ne sont pas éternelles. Demain, le soleil se lèvera sur un nouveau jour et sa vie d'adulte commencera. Mais jusque là, c'est seul qu'il doit affronter les ombres de la nuit, celles qui dansent comme autant de petits démons sur les murs trop pâles de son appartement d'étudiant. Il regrette, Jude. Regrette d'avoir sauté pieds joints dans le précipice qu'est cette vie en solitaire. Regrette d'avoir menti au téléphone, il y a quelques heures de ça, en racontant à Jules que oui, tout allait bien, qu'il était bien installé. Ce n'est pas vrai. Ce ne le sera jamais. Il se rend compte qu'il s'est tiré une balle dans le pied, qu'il n'est pas aussi courageux que ce qu'il pensait, Jude. Quatre heures du matin déjà, ce qui lui laisse une poignée de minutes avant d'entamer son cursus universitaire. Il a envie de faire demi-tour, d'abandonner. De retourner dans cette campagne sur laquelle il a tant craché. De se réfugier dans les bras de Julian et de lui demander de ne plus jamais le laisser partir comme ça. Il n'est pas fort, Jude. Pas quand il est loin de lui.
---
Le regard qui s'ancre à l'horizon, il essaye d'oublier le bruit, la musique électronique qui percute les parois de la grande salle. Il est mieux dehors. Dans le froid, avec ses pensées et sa clope. Il s'égare dans la solitude, cherche des réponses pour des questions tout aussi incertaines. Alors c'est ça, le bonheur ? Bosser cinq jours par semaine, avoir cinq cent amis sur facebook, se défoncer le weekend et repartir pour un tour. Il s'attendait à mieux, Jude. Il s'attendait à plus. Le cœur se serre et la déception est grande. Le monde est fade, la vie trop simple. Il a l'impression qu'on lui a menti, qu'on lui a promis passion et panache pour le laisser sur sa faim comme ça. Une main s'abat sur sa nuque et il en fait tomber sa clope dans le vide. - Putain t'es con Jules ! Il l'entend qui éclate de rire avant de se poster à côté de lui, un grand sourire trop fier pour barrer ses lèvres. - Bah alors, tu t'isoles ? Puis c'est qu'une clope, pas besoin de tirer la gueule comme ça. Il n'a pas besoin de plus de dix secondes Jules, pour comprendre que quelque chose ne va pas, que quelque chose gangrène l'esprit de son cadet. Alors il se calme, s'adapte, lui colle une claque vigoureuse entre les deux omoplates. - Qu'est-ce qui se passe ? Il hausse les épaules, Jude, accroche le regard de son reflet. Est-ce qu'on est vraiment heureux, Julian ? Est-ce que c'est ça, notre vie ? Tu t'attendais pas à plus, toi ? Et cette fille, Angela, est-ce qu'elle te rend vraiment heureux ? Il aimerait lui poser toutes ces questions, mais il ne dit rien, se contente de secouer la tête. - Rien crétin. Tu m'avais manqué, c'est tout. Julian, il repart dans ses éclats de rire, lui pince les joues. - Oh t'es sentimental bro, c'est mignon. Jude, il lui dégage les mains et peste en riant, joue le jeu et garde la face pour écarter les soupçons de son aîné. L'alcool l'aide sans doute à détourner plus facilement son attention, puisque Jules se lance déjà sur un autre sujet, le sourire jusqu'aux oreilles. - Pauvre petit frère qui manque cruellement d'attention... Il lui pince les joues à nouveau, Jude serre les dents et l'autre l'attrape par l'épaule, jetant un coup d’œil par la baie vitrée pour guetter l'intérieur de la pièce. - Tu vois la brune près de la table de beer pong ? Je la connais plutôt bien, j'pense qu'elle pourra te remonter le moral. Il soupire, secoue la tête, n'a pas tellement envie de changer d'identité pour ce soir et de tomber dans les plans foireux de son frangin. - Ca va, j'passe mon tour. Le sourire de Julian est provocateur et ses yeux pétillent toujours plus. - Quoi, t'es pas cap ? Il sait comment s'y prendre, sait que son frère est incapable de dire non à un défi. Compétition éternelle entre les deux, incapable de se raisonner et de se comporter en adultes responsables. Jude colle son verre entre les mains de son aîné et retourne au cœur de la soirée, se laisse porter par les effluves d'alcool et la musique trop forte. Il déambule et se penche sur la brune, lui offre un de ses plus beaux sourires charmeurs. Une rafale de phalanges s'abat sur sa joue et malgré la musique qui tonne et lui crève les tympans, il entend de là Julian qui rit aux éclats derrière la baie vitrée. - J'vais te tuer Julian, je te jure ! Qu'il crache avec humeur, revenant sur ses pas pour un fratricide qu'il ne commettra pas.
---
Ça ne lui ressemble pas, à Jude. Il n'a rien d'un malfrat. Rien d'un truand, mais ce soir, il s'est pris pour un autre. S'est abandonné aux promesses douteuses de la ville des vices, s'est échoué sur le tabouret d'une table de jeu d'un beau casino de Las Vegas. L'esprit mathématiques a pris le dessus et il a compté les cartes. Une fois, deux, trois. Le manège est devenu trop évident et on l'a tiré de là. Il a voulu résister, s'est laissé emporter par un coup de sang trop violent. Il a eu la main leste et la sécurité aussi. Garde à vue. La vie déraille par ces petits détails qui ponctuent son existence. Besoin de s'en aller, de fuir, découvrir autre chose. Besoin d'être exalté, blessé, amusé. De ressentir tout, beaucoup trop fort. Le sang qui valse dans ses tempes et l'essoufflement que provoque un délit de fuite. Il pense à Julian, pendant un instant. Est-ce qu'il aurait honte de lui ? Est-ce qu'il serait en train de rire ? Un peu des deux sans doute. Mais Julian n'est pas là et c'est bien ça le problème ; Jude ne peut être raisonné, ses plans dangereux ne peuvent être avortés. Alors il explose, Jude, comme un feu d'artifice. Et il s'embrase au passage. - Qu'est-ce que t'as fait pour finir là ? Il tourne la tête, pose ses prunelles éteintes sur elle. Menottée de l'autre côté du banc. Un monde qui les sépare et pourtant, elle rayonne tant qu'il peut sentir sa chaleur. Celle de ses sourires incandescents et de ses regards corrosifs. Il sait à l'instant même où ses yeux percutent les siens qu'il ne devrait pas lui répondre. - Ils pensent que j'ai compté les cartes. Elle arque un sourcil. - Pensent ? Il abandonne. - J'ai compté les cartes. Un demi-rire moqueur bascule des lèvres vermeilles de la brune. Elle a cet accent de l'autre côté de l'océan et un regard qui lui harponne le palpitant. Il se dit qu'elle est belle, mais il ne comprend pas qu'il est foutu. Le piège se referme sans même qu'il ne s'en rende compte.
---
Elle a les lèvres qui lui incendient la peau et les mots qui le tiennent captif. Ça a commencé par un petit déjeuner à l'autre bout du monde et ça continue ici-même, entre Londres et Brighton. L'amour qui fait mal, qui crève les cœurs. Les sentiments violents qui les prennent à la gorge. Ça hausse le ton pour dire qu'ils se détestent, au moins autant qu'ils s'aiment. Ils se détruisent l'un et l'autre pour mieux se reconstruire, s'inventer autant de vies que d'identités. Giulia est une mystificatrice, au sourire éclatant mais au cœur noir de vices. Jude, il boit ses mots, ses paroles prometteuses. Il tombe amoureux, puis tombe tout court dans son piège. Il rencontre les autres, sa « famille » à elle. Amis au passif peu reluisant, et pourtant, il ferme les yeux sur tout ça. La suit aveuglément. S'oublie, oublie le reste, le bon sens, son boulot, sa réussite. Il crache sur tout ce qu'il a un jour été, juste pour être avec elle, pour savourer le goût acidulé du danger et de la nouveauté. Vagues tant désirées dans sa vie trop plate. Il ne comprend pas qu'il est utile, à leurs yeux. Pas plus qu'il ne comprend que la vie n'est pas un film policier. Il connaît les bâtiments, les matériaux, est capable de programmer un plan à la seconde près, de trouver les obstacles avant même qu'ils ne se présentent sur leur route. Sa minutie, c'est de l'or au bout de ses doigts quand il s'agit de modifier des papiers, de créer du faux à partir du néant. Pourtant, il le répète souvent. Il n'est pas comme eux. Puis un soir, ils sabrent le champagne sur les toits du monde, se félicitent d'un premier braquage. Il est tout aussi criminel qu'eux. L'argent éponge ses doutes et Giulia, du bout de ses lèvres, elle l’ensorcelle de ses mots rassurants. Ils ne font de mal à personne, après tout. Ils prennent, gardent, redistribuent. Jude se laisse porter par ce train de vie digne des vilains des comics de son enfance ; belle baraque, pas besoin de travailler. Il se laisse porter par les succès, raconte à qui veut savoir qu'il construit des buildings à l'étranger alors qu'en réalité, il creuse les murs pour dérober tout ce qui peut l'être.
Il termine de griffonner le dos d'une carte postale, à l'image de Moscou où ils viennent de s'offrir des vacances pour l'hiver. Il se mord la lèvre, avale de travers sa culpabilité. Celle de ne pas tout dire à Julian qui lui, danse entre les balles pour sauver le monde en couchant les réalités sur papier. C'est lui, le héros. Certainement pas Jude.
« La Russie est belle, j'ai hâte de te revoir et j'espère que tu fais attention, peu importe où tu es encore fourré.
Giulia t'embrasse, et moi aussi.
Jude. »

---
Il l'avait dit, que tout finirait par déraper. Qu'un jour, Bonnie finirait par tirer sur Clyde.
Il l'avait dit que cette fois, ça ne passerait pas. Qu'ils n'étaient pas assez prêts. Qu'ils voyaient trop gros. Qu'introduire de telles armes était l'idée la plus stupide qui soit. Ils s'étaient disputés, comme trop souvent. Elle n'a rien voulu entendre et happé par les volontés de la brune, il s'est laissé porter, a imaginé pendant une fraction de seconde que ce plan pouvait marcher. Ils sont entrés, oui. Mais ne sont pas tous ressortis. Jude a appuyé sur l'accélérateur quand on lui a dit qu'ils étaient tous au complet à l'arrière et c'est ce qu'il a fait, sans même vérifier. Il a écrasé la pédale, pour fuir le grondement des coups de feu et les gémissements plaintifs d'un braqueur blessé. Il a roulé plus vite que permis, comme s'ils avaient encore une chance de s'en tirer et quand ils sont arrivés au point de rendez-vous, elle n'était pas là. Giulia était restée là-bas. Le bon sens aurait voulu qu'elle se taise. Que par amour, elle ne dise rien. Mais Giulia n'aime personne plus qu'elle-même et quand on lui a proposé un marché, elle a oublié tous ses sentiments et les bons instants passés. Elle a signé le papier après avoir balancé les noms, sa Juliette de pacotille.
Et maintenant, on emmène Romeo au poste au son des sirènes, les poignets menottés.
---
Il a peur, les nuits sont longues et froides. Il regrette, culpabilise, emporté par le blues d'une autre soirée en cellule. Il n'a jamais demandé ça, non. Mais il l'a sans doute mérité. Recroquevillé comme un enfant perdu sur un matelas trop fin, il griffonne des mots sur une carte postale qu'il fera sortir d'ici illégalement demain. Comme les dizaines qui ont précédé celles-ci. Petit manège bien rôdé pour éviter le tampon de la prison, qui trahirait la véritable provenance de ces lettres. Il sait que dehors, on les enverra pour lui et ainsi, Julian ne se doutera de rien. Julian. Il se demande bien où il peut être en ce moment. De retour en Angleterre, ou peut-être bien à jouer à la marelle sur un champ de mines. Il l'envie, d'une certaine manière. D'avoir réussi à tracer son chemin, à trouver l'étincelle dans ce qu'il fait. Il l'envie d'être ce héros qu'il n'a pas réussi à devenir. Il se demande s'il arrive à lire sa peine, entre les lignes maladroites qu'il étale sur chacune de ses cartes postales. S'il comprend que quelque chose ne tourne pas rond. Ou si l'illusion est parfaite. Les larmes sont muettes mais tracent mille sillons salins sur ses traits fatigués. Il compte les jours jusqu'à sa sortie, s'alimente de colère et de cigarettes de contrebande, tout en restant dans son coin. Il n'est pas comme eux, n'est-ce pas ? Il aimerait y croire, mais cet uniforme et ces murs crasseux lui rappellent chaque jour qu'il ne vaut pas mieux.
« Hey Jules.
Nouvelle escale dans ce tour du monde. L'Italie est magnifique et les italiennes sont très avenantes, tu ne sais pas ce que tu loupes, clairement. J'aurais aimé que tu sois ici avec moi. Mais je sais que tu es occupé à sauver le monde avec ton crayon et tes articles, alors je suppose que ça te fait une bonne excuse. J'espère que tout se passe toujours bien pour toi. Je ne sais pas trop où tu es actuellement ou quand est-ce que tu vas recevoir cette lettre, mais s'il te plaît, dis à papa et maman que je vais bien, si tu les vois.
Tu sais, aujourd'hui est un jour un peu plus difficile. Je sais qu'on a loupé d'autres anniversaires et qu'on en manquera encore certains, sans l'ombre d'un doute. Mais j'aurais aimé qu'on soit là l'un pour l'autre, comme autrefois, quand on était gamins et que tout était tellement plus simple. Enfin, bref.
J'espère que même si tu es occupé à faire des châteaux de sable dans le désert afghan, tu vas prendre quelques minutes pour souffler tes bougies en ayant une petite pensée pour moi. Moi en tout cas, je ne t'oublie pas. Bon anniversaire, frangin.
Jude. »

---
Brighton, retour à zéro. Six mois qu'il est sorti. Six mois qu'il n'a pas eu à purger, pour bonne conduite. Retour discret à la vie civile, Jude fait profil bas, se perd dans les rues d'une ville qu'il connaît bien. Il essaye de se reconstruire, de retrouver ses marques. Le monde des ingénieurs lui claque la porte au nez à cause de ses antécédents et Baker, il nage à contre courant pour essayer de garder la tête hors de l'eau. Puis un jour, il voit cette petite annonce ; cherche cours particuliers de mathématiques. C'est évident et presque trop facile pour lui, il s'autoproclame professeur et sème des annonces aux quatre coins de la ville, pour du soutien en science. Un appel, deux puis trois, le carnet d'adresses gonfle et personne ne pose de questions – aucune suffisamment piégeuse pour contourner ses mensonges, du moins. Quelques uns de ses vieux travers reviennent à la surface. Services officieux qu'il propose aux plus offrants. Devoirs et recherches. Quelques faux papiers qui se perdent dans la masse. L'argent rentre et la vie reprend son cours.
Puis, deux mois après sa sortie, il y a Julian qui revient de mission. Julian qui décide de se poser, qui sourit pour cacher les cauchemars et les stigmates de la guerre. Il en parle rarement, des bombes et des horreurs, du bruit des balles et du sable corrosif qui a marqué son palpitant à jamais. Il rit et le taquine, à nouveau, ils ont vingt ans. Jude se réfugie chez lui quand la solitude est trop pesante. Il cache ses maux derrière des blagues vaseuses et quelques défis stupides, lui parle d'un tour du monde qu'il n'a jamais fait. Parfois, il se mord la langue, quand il s'apprête à dégueuler une vérité que son frère n'est pas prêt à en entendre. Il a peur de lui faire honte. Peur de perdre ça aussi, à cause de ses erreurs.

(en vrac) passe facilement pour un crétin qui n'a pas grand chose dans le crâne, Jude est un petit génie des mathématiques et de la physique / collectionneur de comics, pointilleux et passionné sur le sujet ; Jude ne lit que ça et n'a jamais ouvert un autre bouquin qu'une bonne bande-dessinée quand il était sur les bancs de l'école / le sang chaud, volontiers bagarreur quand le ton commence à monter. Jude a pour principe de ne jamais frapper en premier, mais les trois quarts du temps, il a du mal à s'y tenir / il a une peur viscérale de finir seul, il a besoin de bruit et des éclats de vie pour teinter son quotidien, l'isolement l'angoisse et ne pas avoir de nouvelles de son jumeau pourrait le tuer à petit feu / pendant des années il a vécu entre Londres et Brighton, un appartement dans la capitale et une villa somptueuse construite sur de l'argent sale ici-même. Aujourd'hui, il se débrouille comme il peut, vivant dans un appartement avec des voisins beaucoup trop bruyants, l'électricité qui saute une fois sur deux et des fuites d'eau à n'en plus finir / il a tout perdu, Jude. Ruiné par le procès, les frais d'avocats, par Giulia qui a réussi à bloquer les comptes / Jude, il aime les femmes et leurs courbes délicates, leur démarche dansante, les longues chevelures dans lesquelles ses phalanges se perdent. Mais parfois, il s'égare auprès des hommes. Il n'en parle pas, même s'il ne considère pas cela comme un secret, il appréhende simplement le regard des autres (et comprenez par-là, celui de son frère) / sa voiture, bijou mécanique, même sur la paille il n'a pas pu se résoudre à la vendre / interdit de plusieurs établissements de jeux pour avoir triché / s'égare dans des soirées poker parfois, tard le soir, pour essayer de soutirer quelques billets aux malheureux qui pensent avoir une chance contre lui / prend rarement des nouvelles de ses parents, ce n'est pas qu'il ne les aime pas, mais ils ne sont plus sur son horizon depuis longtemps. Il ne partage pas grand chose avec eux, à part un amour certain pour Julian / facilement jaloux quand quelqu'un s'approche un peu trop ou s'approprie son frère, capable de lui faire la tête pendant des jours si ce dernier fait passer quelqu'un d'autre avant leurs plans / Jude est capable de mentir et de s'inventer une vie sans ciller, pour échapper à la réalité et aux échecs qui se sont accumulés ces dernières années. Le plus difficile ? Ne pas se perdre entre les différentes versions de l'histoire / il n'a rien d'un professeur, il n'aime pas les enfants, désespère quand une de ces diaboliques créatures n'entrave rien à quelques équations basiques. Alors il râle, se moque, mais la leçon finit toujours par rentrer et les résultats ne sont pas si mauvais que ça.

iii. when eyes are all painted sinatra blue
- pseudo/prénom:    - âge et pays: ça n'a pas changé, toujours le pays de la baguette. - type de personnage: inventé. - votre avis sur le forum: je pense qu'un troisième compte en dit long sur la réponse.  - où avez-vous connu le forum: good old bazz. - autre: promis après je me calme.  

_________________
[ s h a m e l e s s ] he doesn't look a thing like jesus but he talks like a gentleman, just like you imagined when you were young.


Dernière édition par Jude Baker le Dim 15 Avr - 23:24, édité 19 fois
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Lula Goldstein

take your broken heart, make it into art.

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MessageSujet: Re: — sons of anarchy.   Mer 11 Avr - 18:23

Deux Baker pour le prix d'un, me gusta.
Rebienvenue à la maison.

_________________

(lg) love is like playing music: first you must learn to play by the rules, then you must forget the rules and play from your heart.

(absente jusqu'au 02 août. )
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MessageSujet: Re: — sons of anarchy.   Mer 11 Avr - 19:04

(re) Bienvenue
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MessageSujet: Re: — sons of anarchy.   Mer 11 Avr - 20:07

(re) bienvenue à la maison et bon courage pour le reste de ta fiche.
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Janey Ryder

red lips and wine sips.

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MessageSujet: Re: — sons of anarchy.   Mer 11 Avr - 20:10

re-bienvenue à toi avec ce superbe choix d'avatar

_________________
you could be my king, i will be your queen. this could be the real thing, just like in the movies. the perfect ending, we could be fairytaling. the kiss, the whole thing, just like in the movies.
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MessageSujet: Re: — sons of anarchy.   Mer 11 Avr - 20:20

hey jude (hihi), j'peux échanger @julian baker please? j'préfère l'autre baker en fait (nono va me jeter des muffins à la tronche)
mais j'voulais juste dire qu'il nous faudra un lien, du coup
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Marlene Kenway

get some sleep and i'll be fine

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MessageSujet: Re: — sons of anarchy.   Mer 11 Avr - 20:25

ptn deux barnes quoi, vous voulez nous flinguer
rebienvenue à la maison I love you

_________________

--- end of days
i bring the darkness, i am the thunder. i come from hell and iI’ll pull you under. i’ll make you feel the wrath of my ways, i’ll make it real. i’ll bring you end of days.
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MessageSujet: Re: — sons of anarchy.   Mer 11 Avr - 22:44

Bienvenue parmi nous
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MessageSujet: Re: — sons of anarchy.   Mer 11 Avr - 23:06

Ben Barnes, je fond
Nous faudra un lien avec un de mes comptes, parce que ce que je lis, c'est de la bombe
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MessageSujet: Re: — sons of anarchy.   Mer 11 Avr - 23:16

Ces frères canons.
Rebienvenue par ici, et j'ai hâte d'en lire plus.
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MessageSujet: Re: — sons of anarchy.   Jeu 12 Avr - 17:15

"promis après je me calme." c'est ce que tout le monde dit
rebienvenue à la maison ma belle

_________________

(memories) i’ve been told to get you off my mind, but i hope i never lose the bruises that you left behind
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MessageSujet: Re: — sons of anarchy.   Jeu 12 Avr - 17:49

encore un personnage qui promet.
rebienvenue.

_________________
- in this desert, in darkness, lying with a gun across his chest, pretending, he's heartless as the fire flashes in the sky.
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MessageSujet: Re: — sons of anarchy.   Jeu 12 Avr - 21:11

toi & ce perso il nous faudra un lien avec ma vicky
(re)bienvenue à la maison

_________________
- He put a star in my heart, and I haven't stopped burning.

:
 
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MessageSujet: Re: — sons of anarchy.   Jeu 12 Avr - 21:23

encore bienvenue chez toi hein
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MessageSujet: Re: — sons of anarchy.   Jeu 12 Avr - 21:57

c'est de la haute trahison de pas prévenir son jums
mais bon t'es beau puis ce pseudo puis notre lien
je veux voir du julian partout dans ta fiche PARTOUT
tu gères
puis ce job et ta plume SHOOT ME NOW

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MessageSujet: Re: — sons of anarchy.   Jeu 12 Avr - 22:22

Non mais vos petits mots, une fois de plus encore merci pour cet accueil, vous êtes adorables.

@harley henstridge , on peut s'arranger, on dira rien à julian t'inquiète (et avec sophie comment dire non voilà. ) puis avec plaisir pour le lien ! I love you

@tallulah berry avec plaisir aussi pour le lien, n'hésite pas à me mp

@lisa ferguson youu je note aussi pour le lien, encore merci!

@julian baker le bro   ravie que ce début te plaise, puis le lien, tout, hâte de voir les bros en action I love you

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MessageSujet: Re: — sons of anarchy.   Jeu 12 Avr - 22:25

euh Rolling Eyes
on pourra échanger nos identités pour ken harley
+ je dois te mp avec un sum up de mes deux liens super important, que je soupçonne jude knows because hey jude, he is perfect

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Nash Kershaw

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MessageSujet: Re: — sons of anarchy.   Jeu 12 Avr - 22:46

Un deuxième Barnes, mon coeur va faire un (autre) arrêt cardiaque.
Rebienvenue, du coup.

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you unravel me with a melody, you surround me with a song.

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Janey Ryder

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MessageSujet: Re: — sons of anarchy.   Ven 13 Avr - 0:43

j'avais même pas capté que c'était toi, la honte  Arrow du coup, c'est dix fois mieux u know  

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MessageSujet: Re: — sons of anarchy.   Ven 13 Avr - 10:01

(re) bienvenue
j'adore le pseudo
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MessageSujet: Re: — sons of anarchy.   

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— sons of anarchy.
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