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 — seasons may change, winter to spring. (alma)

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MessageSujet: — seasons may change, winter to spring. (alma)   Ven 6 Avr - 16:34


- seasons may change, winter to spring -
alma wardlow x malo wright

Ça faisait bien trop longtemps. Malo le savait, ça faisait bien trop longtemps qu’il avait quitté cette ville, et toutes les attaches qu’il y avait. Toutes les années qu’il avait passé à Londres, celles qu’il avait passé dans un bus à faire le tour de l’Europe, ces années l’avaient petit à petit éloigné un peu plus de ses racines. Aujourd’hui, il avait besoin de se retrouver, et à peine installé dans son petit appartement près de la page, son attention tout entière ne se portait plus que sur une seule personne. Alma. Il devait la voir. Il devait lui parler, lui expliquer son départ, s’excuser comme il aurait dû revenir le faire bien plus tôt. Mais aujourd’hui, tout était différent, Malo le savait bien. Après tant d’années, il ne s’attendait pas à se retrouver devant la gamine de vingt ans qu’il avait laissé. Non, c’était une femme, maintenant. Il en avait vu quelques photos, que Caitlin lui avait envoyé, mais il ne l’avait jamais revu, elle. Il était temps, maintenant. Attrapant sa veste, il quitta l’appartement qu’il occupait depuis une petite semaine, après avoir passé quelques jours dans la chambre d’ami de la maison familiale des Wright. Il s’habituait à nouveau, lentement, à sa vie à Brighton. Pourtant, Malo ne songeait qu’à une seule chose, la revoir. Il savait, pour l’inauguration du cinéma qu’elle venait de racheter. Caitlin, encore une fois, lui en avait touché deux mots. Caitlin savait tout, parce qu’elles étaient fiancées, maintenant. Preuve que cette période hors de la ville avait laissé ses marques. Si rien ne semblait avoir changé, pour les habitants de la ville, lui voyait un décor totalement différent de celui qu’il avait quitté. Sa meilleure amie et la femme de ses rêves fiancées, cette annonce restait la différence capitale, celle qu’il aurait préféré éviter, la preuve que son absence avait bien trop durée. Il arriva devant le petit cinéma, prit plusieurs inspirations avant d’en ouvrir les portes et de pénétrer à l’intérieur. Le lieu était bondé, même pour lui qui était devenu un habitué des bains de foules. Il s’en fichait bien, du monde qui pouvait se trouver là. C’était pour Alma, qu’il était venu. Son regard balayait la scène alors qu’il avançait à petits pas. Jusqu’à ce qu’il l’aperçut enfin. Son corps entier se figea, son regard la détaillant de loin, incapable de penser à autre chose que cette femme qu’il n’avait jamais pu oublier. Elle était toujours la femme la plus superbe qu’il connaissait. Avant qu’il n’eut le courage de l’approcher, il la vit se faufiler dans la foule et disparaitre dans une pièce plus loin. Le brun ne tarda pas à la suivre, ignorant le reste des convives sur son chemin, certains qu’il connaissait sûrement. Il s’en fichait. Il arriva finalement à la porte du petit bureau où elle semblait s’être réfugiée un instant, seule. Malo s’approcha de la porte, fit une pause, réfléchissant à ce qu’il pourrait bien lui dire, maintenant qu’elle était là, juste devant lui, à porté de main. — Félicitations. — Pour l’inauguration. Pour les fiançailles. Pour la femme incroyable qu’elle semblait être devenue en son absence. Il avait l’impression d’avoir manqué tellement de sa vie, beaucoup trop, sûrement. Mais ça avait été son choix. La question n’était plus de savoir s’il avait fait le bon ou pas, mais d’en accepter les conséquences. Il n’était même pas sûr qu’Alma veuille vraiment lui parler, le retrouver, après tant de temps. Faisant quelques pas dans le bureau, il finit par reprendre la parole, d’une voix faussement calme, qui cachait à la perfection son état intérieur. — Alma, je… Ça fait tellement du bien de te revoir.

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MessageSujet: Re: — seasons may change, winter to spring. (alma)   Sam 7 Avr - 14:17

- Et si personne ne vient ? Elle parle à Cait, mais son regard se perd au travers de la petite fenêtre du cinéma qui donne sur la rue. Elle observe frénétiquement les passants, tentant de discerner ceux qui se mêleront à la fête et ceux qui passeront leur chemin. Et ce petit jeu se joue de ses nerfs comme les griffes d'un chat avec une pelote de laine. Ce cinéma, c'est tout ce qu'elle a toujours voulu, Alma. Quand ses parents la sommaient de se trouver un métier sérieux, elle, elle ne rêvait que de ça. Elle ne l'a jamais avoué à personne, pas même à sa fiancée, mais Malo l'a grandement inspiré à se jeter dans la gueule du loup, quand à vingt-deux ans, il prit ses affaires et la poudre d'escampette pour poursuivre ses rêves. The rest is history. Les tournées, les groupies, les albums. La vie lui avait tout donné, même si lui n'avait rien laissé à Alma. Pas même un au revoir. - Ça va très bien se passer, arrête de t'en faire, Cait dépose un baiser contre la tempe de la jeune femme et cette voix si douce et familière la tire de ces mauvais souvenirs qui n'ont pas lieu d'être lors d'un soir comme celui-ci. Elle acquiesce d'un mouvement de tête, un léger sourire étirant ses lèvres, pas totalement convaincue. Elle n'a pas le droit à l'erreur et Alma, elle a toujours tendance à voir le verre à moitié-vide qu'à moitié-plein. Sa mine se  décompose à mesure que les aiguilles tracent leur ronde. Les minutes se font des heures et l'attente pèse  comme un poids sur sa poitrine l'empêchant de respirer. Mais petit à petit, le hall d'entrée se remplie et la fête d'inauguration bat son plein. Le brouhaha ambiant apaise ses nerfs en vrac et après plusieurs semaines de stress et d'angoisses, Alma peut enfin souffler, attrapant une flute de champagne au passage. Une fois le calme revenu dans son esprit, elle remarque que son poignet semble bien nu et qu'elle ne porte pas son bracelet porte-bonheur, une vieille gourmette qu'elle avait piqué à Malo quand elle avait dix-sept ans et qu'elle n'avait jamais quitté depuis, pas même après son départ, pas même après toutes ces années. Elle pose son verre puis s'évade dans son bureau dont elle laisse la porte ouverte. Elle se souvient l'avoir posé là-bas avant le début des festivités et après avoir balayé la pièce du regard, elle le retrouve finalement posé sur une petite commode qui contient la plupart de ses dossiers importants. Elle sourit à la vue de ce souvenir auquel elle tient tant, mais avant qu'elle ne le remette, une voix étrangement familière l'interrompt. Dos à la personne, un silence s'impose. Et après quelques longues secondes, elle lâche instinctivement le bracelet qui termine sa course contre le vieux parquet. Ce n'est pas possible, qu'elle se répète un million de fois. Les battements de son cœur se transforment en des cliquetis d'une grenade qui menace à tout moment d'exploser. Et très vite, elle ne tient plus en place, elle ne supporte plus l'attente et elle se retourne comme si sa vie en dépendait. Il est là – bien là. Ce n'est pas une hallucination ni un mirage, mais bel et bien un fantôme du passé qui vient la hanter, même s'il n'a pas arrêté de le faire durant toutes ces années où elle n'a cessé de penser à lui. Elle l'a bien entendu, mais les mots ne sortent pas, étouffés par les nœuds de cette gorge qui se sert violemment. Elle a mal à en crever, Alma. C'est quatorze ans de silence qui lui reviennent en plein visage comme un boomerang. Elle se revoit des années en arrière, les yeux bercés d'étoiles à la simple vue de Malo, mais aujourd'hui, ce ne sont plus que des larmes. Et il y a cette colère qui bouillonne en elle. Le fruit d'une déception jamais vraiment soignée. - Je savais que t'étais égoïste Malo, mais pas au point de ruiner la seule soirée m'étant totalement consacrée, faut toujours que ce soit à propos de toi, qu'elle répond, les mots comme du venin alors qu'elle ravale ses larmes. Non, elle ne sera pas faible. Pas une deuxième fois. Pas pour lui.

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MessageSujet: Re: — seasons may change, winter to spring. (alma)   Mer 11 Avr - 16:33

Maintenant qu’il était là, à Brighton, à quelques pas d’Alma, il réalisait enfin. Malo voyait à quel point le temps avait été long. Pas pour lui, certes. Il avait été bien trop prit, entre les journées au studio, les différentes radios et les plateaux télévisés, les tournées de plusieurs mois. Le temps était passé bien vite pour lui, mais peut-être pas pour le reste du monde. Quand ses parents s’étaient plaints de son départ un peu trop long, il avait mit ça sur leur tendance à le couver, à le surprotéger. Et pourtant, là, devant Alma, il comprenait que ça avait été beaucoup trop long. Qu’il aurait dû revenir, ne serait-ce qu’un mois ou deux, revenir au moins pour elle. Pour elles. Caitlin et Alma, les femmes de sa vie, celles à qui il tennait plus que tout, pour des raisons différentes et pourtant si proches. Deux amours, à leur façon, dont il ne pourrait se détacher même s’il le voulait. Il avait quitté Brighton, laissant Alma sans même un au revoir, incapable de l’affronter au moment où elle allait apprendre qu’il quittait la ville. Elle aurait pu le convaincre de rester. Si elle lui avait demander, il serait resté. Mais à quoi bon ? Ça aurait pesé sur eux, sur leur relation, leur amitié, leur possible amour. Malo, il rêvait de grandeur, il rêvait de célébrité, de tant de choses que cette ville ne pouvait pas lui offrir. Il l’avait comprit, bien avant de rencontrer Alma. Il avait tracé son avenir, sans prendre en compte ses beaux yeux et son doux sourire qui avaient révolutionner sa chronologie, en même temps que le reste de sa vie. Partir pour vivre ses rêves, ou rester pour elle. Même s’il avait hésité, il avait décidé de partir. Pour lui. Pour sa musique. Il devait le faire, même si cela impliquait de la perdre. C’est ce qui arriva, car il le savait bien, toutes les excuses du monde ne suffirait pas. Pas cette fois, pas maintenant. Elle lui fit rapidement face, les traits si doux de son visage ne cachaient ni sa surprise, ni sa colère. Il lui avait fait mal, en partant comme ça, le Wright n’en doutait plus. Une décision peut-être trop hâtive, mais il était trop tard pour la regretter, de toute façon. Alma le traita d’égoïste, et Malo secoua la tête pour nier, sachant pourtant bien à quel point c’était vrai. — Je suis pas là pour ruiner ta soirée. J’avais besoin de te voir, et tu sais aussi bien que moi que t’aurais pas accepter de venir prendre un café avec moi. Tu réponds plus au téléphone depuis des années. — À son arrivée à Londres, il avait tenté de l’appeler. Il lui avait envoyé quelques textos, quelques mails, de quoi garder le contact. Mais elle n’avait jamais répondu, jamais tenté de garder un quelconque lien entre eux. Silence radio pendant quatorze années, de quoi lui faire un peu plus regretter son choix, sa carrière. Il n’avait préparé ni scénario, ni script pour dire tout ce qu’il avait sur le coeur à Alma, à la fois assez vite pour qu’elle ne parte pas en plein dans ses explications, et assez doucement pour ne pas la brusquer. — J’avais besoin de te voir, Alma. Je peux pas être à Brighton et ne pas chercher à te voir. — C’est tout ce qu’il trouva à dire pour justifier sa présence presque ironique à cette soirée qui ne devait lui appartenir qu’à elle, car elle était sa réussite. Il n’avait aucun droit de venir l’importuner ici, il le savait bien. Pourtant il l’avait fait, car il était incapable de passer une journée de plus dans cette ville sans pouvoir parler à cette femme dont il se souvenait dans les moindres détails, malgré les années.

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MessageSujet: Re: — seasons may change, winter to spring. (alma)   Lun 16 Avr - 15:44

Soudain, elle a vingt ans à nouveau. Vingt ans et le cœur bien trop lourd d'adieux jamais prononcés, de baisers cloués sur le bout de ses lèvres fiévreuses et délaissées. Elle le regarde, mais ce sont les quatorze dernières années qui défilent en quelques images qui lui réchauffent et lui brisent le cœur à la fois. Elle en a des bons souvenirs, Alma. Beaucoup même. Mais il y a toujours eu cette présence comme une ombre au tableau – celle de son absence. Il ne s'est pas juste volatilisé, Malo. Il a toujours été dans ses pensées, partout, tout le temps. Même quand elle ne le voulait pas. Même quand elle le maudissait de tout son amour déguisé de haine. Surtout dans ces moments-là. Et dans bien d'autres encore. Elle s'est longtemps imaginée cette scène, des retrouvailles chimériques effritées par le temps, confondues aux grains d'un sablier fissuré. Il y a sans doute une date d'expiration pour ce genre de choses. Un retour limité dans le temps, un droit de chambouler la vie de quelqu'un sans délai possible. Mais il n'y a pas prescription pour les cicatrices laissées derrière. Pas de pansement assez gros pour rafistolé un cœur blessé en guerre. J'avais besoin de te voir. C'est comme un coup de jus qui réveille ses vieux démons endormis, amadoués par l'amour de Cait durant toutes ces années. Il y a des échos de rancoeur qui palpitent sous sa cage thoracique et dans le moindre de ses neurones. Et elle ne peut s'empêcher de penser qu'il a tout de même un sacré culot de se pointer la bouche en cœur, avec quatorze années de retard et des phrases toutes faites censées balayées les erreurs du passé. C'est sans compter sur sa rancune maladive qui l'aveugle amèrement. Même si son cœur, lui, loupe des battements. J'avais besoin de te voir. Il le répète, comme un leitmotiv menteur et aguicheur qui la nargue d'une ironie qu'elle ne peut ignorer. Si bien qu'un léger rire fielleux lui échappe malencontreusement avant même qu'il ne puisse terminer sa phrase. - Garde ça pour tes groupies, tu veux ? Moi, je n'y crois pas. Je n'y crois plus, qu'elle prononce d'un air monotone, comme si elle parlait d'une vieille habitude désagréable. Elle a cessé d'y croire le jour où il n'est pas revenu. Ou plutôt le jour où elle a réalisé qu'il ne reviendrait pas. La mort d'une naïveté peu familière qu'il avait insufflé en elle. La consécration d'un amour mort-né, piétiné, mal digéré. Un amour dont elle garde des séquelles dissimulées qu'elle n'a jamais pu oublier à l'instar de cet homme qui se trouve face à elle. - Comment tu peux te tenir devant moi en me disant ça ? Après autant d'années, après tout ce qu'il s'est passé... Le ton ne vole pas. Elle les prononce d'une grande douceur en une lenteur maitrisée. Elle veut qu'il comprenne  que ce n'est pas de la colère, mais pire que cela – de la déception. - Tu m'as laissé, Malo. Elle accentue son prénom comme un coup de couteau. - T'aurais pu me prendre avec toi ou me demander de t'attendre, mais tu l'as pas fait. T'avais pas besoin de me fuir si tu m'aimais pas. T'aurais pu simplement me le dire, plutôt que de revenir quatorze ans après avec des mensonges plus gros que toi. Sa voix tremble légèrement et elle manque de s'étouffer en avalant sa salive. Sa gorge est serrée, tout comme son cœur. Trop de non-dits gangrenés. Trop de sentiments réduits au silence. Elle détourne le regard pour éviter ces yeux qu'elle adorait contempler. Les seuls traits inchangés de son visage façonné par le temps. Il est le même, mais différent. - Et c'est surtout pas le moment. T'aurais pu passer chez nous, mais non, toi... Elle ne termine pas sa phrase, portant instinctivement ses doigts et son regard à son alliance. Il ne sait pas Malo. Il ne doit pas savoir. Qu'elles sont fiancées, que bientôt, elles seront à jamais liées. -  Chez moi... Qu'elle reprend, confuse, les sourcils légèrement froncés et les yeux perdus dans le vide. - C'est vraiment pas le bon moment, pour parler, pour ton retour, pour tout. Comme s'il y avait un bon moment pour faire renaitre le passé.

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