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 shoot the runner (sonya)

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MessageSujet: shoot the runner (sonya)   Dim 1 Avr - 21:13


- sonya & james -
shoot the runner

Le bruit qui lui fracasse les tympans. Il ne supporte plus ça, James. Ni les pintades qui jacassent à la table plus loin, ni le joueur de soccer raté qui raconte comment est-ce qu'il a loupé sa carrière en professionnel sur la droite. Il aimerait qu'ils cessent de piailler. Il aimerait pouvoir entendre la télévision crachoter ses mots dans son habituel doux grésillement sans avoir à essayer de deviner les mots sur les lèvres du présentateur. N'importe qui lui dirait de rentrer chez lui, si le bruit l'emmerde tant, mais James, il ne veut pas savoir. Il est bien ici, sur son tabouret, malgré tout, à vider à petites gorgées sa bouteille de bière. La télévision perd de son intérêt et son regard s'égare dans le néant. Il essaye de faire le vide dans son esprit. D'oublier le bruit et l'agitation, les éclats de rire et les mains qui applaudissent. Il regarde le bois abîmé du comptoir et sa bouteille à moitié vide, tapote nerveusement du bout des doigts. Il s'agace, Monroe, parce que le vide dans son esprit, il n'arrive pas à le faire. Il y a toujours ce bruit de fond, ce brouhaha incessant. Il tape du pied par terre, tente de faire abstraction du reste. Du barman qui vient de faire tomber une centaine de cuillères par terre, de l'abruti de droite qui tape avec son verre vide sur le comptoir et de tous les autres bouffons autour qui s'esclaffent de la maladresse du jeune serveur. James, il sursaute, supporte mal le cliquetis des couverts par terre, qui résonnent comme de mauvais souvenirs de son ancienne vie. Ça tape sur le comptoir, encore et toujours plus, et il fulmine, il est en train de bouillir de l'intérieur, Monroe. Il essaye d'ignorer le sang qui tambourine dans ses tempes et la chaleur qui l'enveloppe, moite et étouffante. Il va jusqu'à prévenir l'autre en lui adressant un regard noir qui en dissuaderait plus d'un ; mais ça n'a pas l'effet escompté. L'autre prend ça pour de la provocation et le ton monte. James, il ne se démonte pas. Il balance ses mots tranchants et il tombe lentement mais sûrement dans les insultes, serrant les poings à s'en froisser les phalanges. Monroe, il commence à voir rouge – rouge violence, rouge sang. Il a envie de lui enfoncer le nez et de lui faire tomber quelques dents, sans autre anesthésie que l'alcool qu'il a bien pu imbiber jusque là. Il fait tout pour ne pas décoller de son tabouret, car il sait que ce sera la dernière limite à franchir. Pourtant, c'est ce qu'il finit par faire, pour se barrer à l'autre bout du bar. Il n'aime pas battre en retraite, mais il n'a pas envie de se faire virer d'ici ce soir – il n'a pas encore fini sa bière, en plus. Sauf que dans son demi-tour maladroit, il bouscule une petite silhouette. - Tu peux pas regarder où tu vas toi aussi ? Qu'il balance avec humeur, loin d'avoir reconnu la jeune femme dans l'instant.

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MessageSujet: Re: shoot the runner (sonya)   Dim 1 Avr - 23:09


- sonya & james -
shoot the runner

Elle a vraiment passé une journée de merde. Du genre à vous laisser un arrière goût amer même un samedi soir, à vous en gâcher l’euphorie du week-end à venir. Ca ne lui vient pas à l’esprit de paraître un peu pitoyable, en vrai pilier de comptoir, toute seule à causer par intermittence au barman. C’est vrai qu’ils ont fini par sympathiser à force de se voir trois soirs par semaine, l’un derrière le bar et l’autre les coudes collés dessus, les doigts rivés à sa bière. C’est devenu une habitude, un rituel, un plaisir. D’ailleurs, elle se fout pas mal de ce qu’on peut penser d’elle. Elle se fout un peu moins du type qui s’approche pour lui parler, accoudé dans une posture lascive face à elle, comme s’il espérait se montrer sous un jour séduisant ainsi avachi contre la surface collante, penché vers elle à mesure qu’il déblatère soudain des inepties qui n’ont aucun sens à ses oreilles. Son haleine empeste le whisky, et elle se retient de froncer le nez. Si la solitude ne la dérange pas, ce genre de situations récurrentes l’embarrasse quand même au plus haut point. Comme s’ils se sentaient tous obligés de tenter leur chance dès qu’une gonzesse avait l’audace de se pointer seule quelque part. Elle pousse un discret soupir en terminant sa bière, en priant pour que le bonhomme comprenne le regard à peine aimable qu’elle lui adresse et renonce à essayer--elle ne sait quoi d’ailleurs. C’est le barman qui la sauve, qui dépose une nouvelle bière devant elle et lui tape la discute le temps que l’autre s’éloigne. -Sale histoire, ironise-t-il avec un clin d’oeil moqueur. Elle lui adresse un sourire de remerciement et le regarde servir un couple à sa droite, puis s’éloigner pour ranger un bac entier de couverts. Qui se fracassent contre le sol dans un bruit atroce. Le bruit n’est pas ce qui manque mais celui-ci en particulier semble agiter la populace de plus en plus imbibée du bar. Sonya s’amuse de la scène, avant que son regard n’échoue sur une esclandre à quelques tabourets de là. Rien d’inhabituel. Les gens passent leur temps à se foutre sur la gueule dans les bars anglais, elle la première. Une vibration dans sa poche la tire de sa contemplation. L’appel provient d’un numéro inconnu. Elle fronce les sourcils, se lève en abandonnant sa bière sur le comptoir pour sortir et recevoir l’appel dans des conditions acceptables. Elle se fraye un chemin entre les badaux, colle l’appareil à son oreille et--le téléphone s’écrase au sol lorsqu’un abruti lui fonce dedans. -Tu peux pas regarder où tu vas toi aussi ? Il a l’audace de lui lancer. La stupeur ne dure qu’une seconde lorsqu’elle reconnaît finalement Monroe. Evidemment. -Toujours aussi aimable à ce que je vois! lance-t-elle sèchement en se penchant pour récupérer son téléphone. Il s’est éteint dans la chute. Elle peste. Soupire. Lève les yeux vers James; derrière lui des types s’agitent comme des singes en colère, avec dans le regard des intentions qui n’ont rien d’amicales. Elle comprend vite, ramène son regard sur lui. -T’as encore réussi à te foutre des gens à dos? se moque-t-elle avec un demi-sourire, encore irritée par l’agression verbale. C’est à se demander s’il ne fait pas exprès de chercher les emmerdes; mais à force de le croiser dans ce genre d’endroit, de lui rentrer dans le lard pour le sortir volontairement de ses gonds, elle a fini par se dire que comme la plupart des êtres humains sur terre, Monroe n’était pas seulement un enfoiré de première (même s’il se complaisait peut-être à le penser). -Tu me dois un téléphone. Mais une bière suffira, elle lance, comme une invitation masquée.
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