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 booze and boobs (james)

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MessageSujet: booze and boobs (james)   Dim 1 Avr 2018 - 17:27


- booze and boobs -
james monroe x asher rutherford

On donne parfois trop d'importance aux mots. Asher, le premier, d'ailleurs. Ils usent des mots pour arriver à ses fins – parfois, ils se font tranchants comme des lames, d'autres fois, aussi doux que des caresses. Il manie la langue en fonction des gens qu'il côtoie, se fondant dans la masse informe des petites gens ou prenant place dans cette élite qu'il méprise, mais dont il aspire tant à faire partie. Les mots ne sont que des instruments qui se révèlent emmerdants à souhait, par moments. Comme lorsque sa femme jacasse à longueur de temps ou qu'elle lui demande de parler de ses émotions. Asher est un homme d'actions. Il n'a pas le temps, ni l'envie, de disséquer les faiblesses d'esprit de son cerveau ou d'enfiler des perles. Les bonnes femmes ont raison de lui, parfois. Il aurait peut-être préféré aimer les hommes. Si seulement cette idée ne le dégoutait pas. La tête plongée dans le capot d'une vieille voiture, il ne peut qu'apprécier le silence environnant. Pourtant, il sait que James traine quelque part dans le coin, mais il n'est pas de ceux qui parlent en travaillant. Un bonheur pour les oreilles étouffées de mots dérisoires d'Asher qui se délecte de cette tranquillité qu'il n'a pas à la maison – certainement pas depuis l'arrivée d'Amelia. Il l'aime bien, James. D'un amour tout ce qu'il y a de plus viril et de plus commun, mais il se dit que quitte à avoir un ami, c'est pas trop mal d'en avoir un qui ne parle pas pour ne rien dire. Il ne s’épanchera pas sur la question. Pas même avec un coup de trop dans le nez. Pas même si sa vie en dépendait. Il ne connait pas grand chose à son sujet – presque rien, d'ailleurs. Mais il n'y accorde pas vraiment d'attention, laissant le passé bien au chaud dans des souvenirs qu'ils ne partageront jamais.   Ceux qu'ils ont vécu ensemble, en revanche, sont bien gravés dans sa mémoire. Des moments imbibés d'alcool et de testostérone, à passer de coups de poings en rires francs. Une drôle d'amitié qui le tire un peu du quotidien. Une bouée de sauvetage à laquelle il se raccroche secrètement. (…) La journée est terminée depuis quelques heures déjà. Les premières bières sont déjà loin. Et légèrement assis contre le rebord du billard, Asher attend impatiemment que James se décide à jouer. - Bon, tu te dépêches, on a pas toute la nuit, qu'il dit, ses lèvres partant à la rencontre du goulot de sa canette. Il plaisante, mais pas trop quand même. Il n'est pas vraiment connu pour sa patience. La gorgée d'alcool descend le long de sa gorge comme du petit lait et à cette heure de la soirée, il ne sait plus vraiment à combien de verres il en est. Et peu importe, il n'est pas pressé de rentrer. Ses grands yeux bleus balayent la salle du pub qu'ils ont pour habitude de fréquenter. Il reconnaît quelques têtes familières et en découvre des nouvelles. Il surprend surtout une jeune femme, le regard rivé sur James et cette scène lui décroche un sourire amusé, même s'il aurait préféré qu'elle n'ait d'yeux que pour lui – bien qu'elle ne soit pas à son goût. C'est l'attention qui compte. - J'en connais un qui n'va pas rentrer seul ce soir, il reprend une nouvelle gorgée pour avaler cette frustration qui le démange. Lui ne rentre jamais seul – mais c'est tout comme. - Un conseil, ne lui passe jamais la bague au doigt, ni à elle, ni à personne d'autre, qu'il conclut  alors que c'est finalement à lui de jouer.


Dernière édition par Asher Rutherford le Jeu 31 Mai 2018 - 0:55, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: booze and boobs (james)   Dim 8 Avr 2018 - 22:28

asher & james

somebody call out to your brother
he's calling out your name
(brother @matt corby)

Il apprécie cette ambiance tamisée, James. Il aime les longues soirées qui s'éternisent sur des discussions autour d'une bière, à refaire le monde, le passé, le futur. Mais ce soir, il ne sera pas question de discuter philosophie. C'est pas tellement le genre d'Asher, de ce que James a compris. Il lui en veut pas. Il préfère parler de la pluie et du beau temps plutôt que d'avoir quelques raisons supplémentaires de vouloir lui faire bouffer l'asphalte. Oh, faut pas se méprendre. Il l'aime, le Rutherford, il l'aime comme il aimait ses frères d'armes. Mais le patron, il a le don de lui taper sur les nerfs des fois. De lui irriter le système jusqu'à le faire décapsuler, et entre deux vidanges, ils sont capables d'en venir aux poings. Ce soir, ce ne sera sans doute pas le cas, sauf s'ils finissent l'un et l'autre avec trois grammes dans le sang. Monroe, il ne préfère pas y penser, pas finir sa nuit en cellule de dégrisement, pas envie de sauter à la gorge d'un flic qui voulait juste faire son boulot. Asher le ramène à la réalité en s'impatientant et le mécano se tire de ses pensées belliqueuses pour revenir à l'instant présent, à cette partie de billard pour laquelle il a déjà perdu le compte. - Ouais, ouais, deux secondes. Stratégie bancale, il tire, loupe sans surprise. Se redresse dans un soupir pour prendre une gorgée de bière – une autre encore. Son regard suit celui d'Asher, s'égare brièvement sur une brune qui glousse de l'autre côté du bar. Il lui sourit un peu, James, de ces sourires beaucoup trop rares et gorgés de mystère. Il pourrait la rejoindre et larguer son ami juste là, comme un malpropre. Mais bros before hoes, right? – Elle est pas mal, mais j'préfère les blondes. Il a le mensonge facile, même si ce n'est qu'un détail. Il dit ça parce qu'il se souvient d'Andy et de ses mèches brunes qui lui chatouillaient le visage, quand il se cachait dans son cou. Il dit ça, parce qu'il est amer, tout simplement. La réplique de son ami lui arrache quelques éclats de rire alors qu'il contourne la table de billard, réfléchissant à ses prochains coups. - Regardez-ça, quelqu'un est particulièrement amer ce soir. Il rit, il se moque, le taquine avec prudence, autant qu'il le provoque. Il ne comprend pas vraiment Asher à vrai dire, il a ce que tout homme pourrait vouloir, une femme douce et aimante, prête à aimer le pire des monstres dans l'espoir qu'il devienne un jour le prince charmant. - Qu'est-ce qui se passe avec Pippa ? Ta femme est parfaite, t'es vraiment con si tu t'en rends pas compte. Il est cru et sans doute trop franc, dégueulant ses pensées sans réfléchir à leur impact, au sens que les mots peuvent prendre. Nouvelle gorgée de bière, énième soupir. - Mais t'en fais pas trop, la seule gonzesse que je vais ramener ce soir, c'est toi. Quatre verres et t'as déjà du mal à mettre un pied devant l'autre. D'autres éclats de rire qui roulent dans sa gorge alors que ses lèvres s'ourlent en un sourire moqueur. Il se sent bien pour une fois, James.
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MessageSujet: Re: booze and boobs (james)   Mer 11 Avr 2018 - 16:53

Il se moque gentiment, Asher, quand James foire magistralement son coup. Il le taquine, le provoque même, parce qu'il sait que ce soir ne rendra pas grâce aux coups de poings et au sang. Pas encore, en tout cas. Peut-être plus tard, avec quelques coups en plus dans le nez, s'ils en viennent à parler politique ou d'autres conneries de ce genre qui divisent plus que ça ne rassemble. C'est bon enfant entre eux, à priori. Mais si on s'y aventure de plus près, on peut lire sur le visage d'Asher la concentration qu'il met à ne pas rater à son tour son coup. Pas parce qu'il apprécie à ce point-là le billard, mais parce que malgré toute l'amitié qu'il a à l'égard de son employé, il ne peut pas se permettre de perdre. C'est rien qu'une question de fierté, tout ça. Et du surplus de testostérone qu'ils trimballent partout avec eux. - Les blondes ? Mouais, qu'il balance les yeux rivés sur cette bille 3 qu'il a en plein dans sa ligne de mire. Asher, il préfère les brunes, lui. Mais biens en chair, beaucoup plus pulpeuses que ça. Tout le contraire de sa femme, décidément. D'un coup sec, sa queue de billard tape sur le côté de la blanche qui frôle, juste ce qu'il faut, celle qu'il avait en tête. Et la seconde bille continue sa course jusqu'à tomber dans l'un des coins. Il ne montre pas, mais intérieurement, il est ravi de ce coup de maitre. Il se congratule gracieusement, relevant la tête pour regarder son ami. - Tu vois, c'est comme ça qu'on joue garçon, qu'il dit d'un air faussement supérieur, alors que seulement un an les sépare. Il zieute la table de son œil imbibé de bière et il choisit sa cible, un coup improbable, dont il se pense capable car l'alcool lui donne beaucoup trop confiance en lui. - Je suis pas amer. Je me sens trompé, parce qu'on nous vend le mariage comme une fin en soi, mais c'est que des conneries, qu'il affirme en se mettant en position au bord de la table. - Et Pippa, c'est pas le problème. Je pense d'ailleurs que toutes les femmes sont plus ou moins parfaites, dépendamment de ce que t'aimes, il affirme cela, les mots peinant à sortir de sa bouche tant il se concentre sur ce qu'il fait, mais je pense que nous, les hommes, on n'est pas fait pour se contenter de si peu. Il frappe à nouveau dans la bille blanche et rate lamentablement son coup. Un grognement de mécontentement s'échappe de ses lèvres alors qu'il se relève pour faire face à sa honte et à son désespoir. - Là, je suis amer par contre ! Qu'il annonce, à moitié sérieux, à moitié le sourire aux lèvres. - Pas besoin de faire le malin, il regarde James l'air de dire : 'Tu sais que ça peut très rapidement partir en sucette, alors m'chauffes pas.'  Même si son visage se détend lorsque c'est au tour de James de jouer. Il se sentirait presque bien, Asher. Léger. - T'aimerais bien ça, il répond du tac-o-tac, donnant une légère claque sur le fessier de James alors qu'il se penche sur la table. C'est pas gay venant de lui. C'est viril, très viril même. L'expression ultime d'une franche camaraderie tout ce qu'il y a de plus hétéro. - Ce qui m'fait penser que c'est l'heure d'une nouvelle tournée ! TAVERNIER ! Deux autres s'il vous plait mon brave ! Qu'il dit en riant, fier de sa connerie alcoolisée. Un pauvre type dans toute sa splendeur alors qu'il fait pleuvoir les billets pour excuser son comportement exécrable.


Dernière édition par Asher Rutherford le Jeu 31 Mai 2018 - 0:56, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: booze and boobs (james)   Dim 29 Avr 2018 - 22:04

Il ne sait pas ce qu'il lui trouve, à Asher. Derrière ses sourires charmeurs et ses airs angéliques, c'est un espèce de monstre de noirceur et de sarcasme qui a enfilé la peau d'un homme. Mais c'est comme ça qu'il l'apprécie, James ; avec tous ses travers, ses bons côtés et ses vices. Il ferme les yeux sur tout, sur sa misogynie, son homophobie et tout le ramassis de conneries qui ferait rougir un membre ku klux klan. À côté de ça, Asher n'est pas un patron pénible. Il ne pose pas de questions, ou du moins, pas les mauvaises. James n'a aucune réponse à donner et quand il n'a pas envie de se justifier, il n'a qu'à se taire. C'est une entente secrète, un contrat muet qu'ils ont signé au début de cette relation, et ça lui convient parfaitement. Pour autant, James ne se mord pas la langue quand il s'agit d'être trop franc et de donner son avis, surtout quand ils parlent de la pauvre Pippa. Il le regarde jouer, Asher qui s'applique comme s'il avait misé sa vie, et feint un sourire lorsqu'il le voit réussir son coup, s'empêche de casser son air victorieux de quelques mots bien choisis, l'écoutant plutôt déblatérer sur son mariage bancal. - Se contenter de si peu ? Qu'il répète, partagé sur ce qu'il doit ressentir par rapport aux propos de son ami. - Arrête-toi un peu Asher. T'as la belle vie, t'as Pippa, une affaire professionnelle qui marche bien. J'veux pas me mêler de ce qui me regarde pas, mais.. Ouais, oublie. Il a perdu le fil de sa pensée, l'esprit parasité par l'alcool et le bruit ambiant. Ça n'avait sans doute pas d'importance et de toute façon, il n'a pas envie de lui faire la morale, pas envie de commencer une autre guerre ici-même, où il est censé être en sécurité. Il se pince les lèvres et regarde Rutherford qui échoue, il jubile en silence, réprime un sourire amusé. Il sait qu'il ne doit pas s'exclamer de joie, s'il ne veut pas que cette soirée détente vire à une scène digne d'un film de Tarantino. Il finit tout de même par rire James, quand Asher se rapproche pour lui mettre la main au cul. - J'crois que tout devient clair en fait ; c'est ça que tu entendais par 'pas fait pour se contenter de si peu'. Un sourire espiègle qui écorche ses lèvres, il joue dangereusement sur les mots James, danse avec l'allumette au-dessus d'une traînée de poudre. - Peut-être bien que c'est ça qui te manque, la présence d'un homme dans ta vie. Il hausse les épaules tout en se disant que ce n'est pas si improbable que ça, dans le fond. Asher pourrait coller au cliché de l'homosexuel refoulé, avec ses longs cils de jouvencelle et ses blagues homophobes à vomir. Il garde son sourire en coin James, il reste sur ses gardes, incertain de la manière dont ses propos sont reçus. Parce qu'il le connaît assez pour savoir qu'il peut vriller à tout instant, Rutherford, qu'il peut lui envoyer son poing dans le nez, surtout avec deux grammes dans le sang. Il en redemande d'ailleurs et Monroe, il soupire, joue plutôt son tour au billard. - T'as besoin de te donner en spectacle comme ça ? Parce qu'il préfère être discret, lui. Se fondre dans la masse, qu'on ne fasse pas attention à lui, à ses traits fantomatiques qui pourraient trahir sa véritable identité. Il réussit son coup et se replace pour taper une fois de plus dans la boule blanche, cette dernière ricoche et en fait tomber deux d'un coup dans un des trous. - Tu vois, c'est plutôt comme ça qu'on joue, mon garçon. Qu'il le provoque, une fois de plus, sourire aux lèvres.
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MessageSujet: Re: booze and boobs (james)   Lun 7 Mai 2018 - 23:57

Il tire une tête de six pieds de long, Asher, à mesure qu’il s’imagine dans les bras d’un autre homme. Cette pensée lui est impossible quand il est dans son état normal, mais il suffit d’un peu de liqueur pour libérer ses neurones normalement enchainés par sa connerie habituelle. Et il se surprend à y songer vraiment, comme une éventuelle possibilité. Mais ça lui échappe rapidement quand Houston le rappelle sur terre et tout ce qu’il trouve à faire, c’est de ravaler toutes ces saloperies en les arrosant d’un peu de bière. Il aime les femmes. Point à la ligne, fin de la discussion. Et il se force à grimacer pour mettre en scène son dégout. – Ça m’ferait mal. J’suis pas de ce bord-là, moi il insiste sur le dernier mot, laissant planer le doute et le suspens quelques instants. Il a un sourire idiot accroché au bord des lèvres, alors qu’il essaye tant bien que mal de jouer avec les nerfs de son acolyte pour le déconcentrer un tantinet. Il l’aime bien, mais pas au point de le laisser gagner. – C’est vrai, quoi. Tu m’as jamais parlé d’aucune femme. Je me demande si t’aimes pas fraterniser, et plus si affinités, avec l’ennemi. Il laisse s’installer un silence. Pourtant, il n’est pas du genre à être si indiscret, Asher. Il n’aime pas beaucoup parler, encore moins de lui, et il n’aime pas s’immiscer dans l’intimité des autres, sauf quand il cherche à obtenir quelque chose. Mais il a besoin de savoir, ça. Même s’il connait déjà la réponse. Et puis, si ça peut déstabiliser son adversaire au passage, c’est plutôt pas mal aussi. – Ben quoi, t’as honte ? T’es mal à l’aise ? Il rigole, animé par toute cette bière qui teinte ses veines d’un peu de joie éphémère. – Qu’est-ce qu’on en a à foutre de tous ces gens ? Ils sont tous plus ridicules les uns que les autres, alors je me mets dans le moule, qu’il conclut, sans même prêter attention à ce qu’il se trame derrière son dos. – L’enfoiré, qu’il grince entre ses dents à la vue de ce double coup qui le fout dans l’embarras. Il manque de renverser son verre par terre, mais il maintient de bons réflexes quand il s’agit d’alcool. Son visage est déformé par le venin de son mauvais tempérament, mais il se contient, désireux de maintenir en cage ses vieux démons, malgré son sang de mauvais perdant qui ne fait qu’un tour.  – C’est rien que de la chance ! Attends que je te mette la fessée aux fléchettes, tu feras moins le malin ! Qu’il lui balance, un peu amer. Il sourit, mais il y a sa fierté qui nuance son regard d’un air plus sombre. Il déteste perdre. C’est comme une maladie qui le pourrit jusqu’à la moelle. Enfin, un peu plus, parce qu’il n’y a pas grand-chose à tirer de bon chez Asher. Il n’a pas le temps d’ajouter quoi que ce soit qu’il sent une présence derrière lui. Quelqu’un tousse comme pour attirer son attention alors, ni une, ni deux, il se retourne pour faire face à une bande de quatre ou cinq mecs qui n’ont pas l’air commodes. – Barrez-vous de là les pédales, vous êtes clairement pas les bienvenus ici, c’est notre billard. Un silence. Et puis le rire moqueur d’Asher qui résonne dans tout l’établissement. – Ah, excusez-moi les gars, mais il y a les années 90 qui vous appellent pour récupérer leur cliché des loubards en perdition. Il les confronte de son air arrogant, sans prendre réellement conscience de la situation. Il est téméraire avec de l’alcool dans le sang, ou peut-être simplement idiot. – Allez voir ailleurs si j’y suis et foutez la paix aux adultes qui essayent de passer une bonne soirée, d’accord ? C’est une question qui n’en est pas une. Il est catégorique, Asher. Mais ceux en face le sont aussi.


Dernière édition par Asher Rutherford le Jeu 31 Mai 2018 - 0:56, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: booze and boobs (james)   Lun 21 Mai 2018 - 20:18

Asher, il lui rappelle ses cousins de l'autre bout du monde. Des texans à l'accent écorché, des pauvres types qui sifflaient autant de bouteilles de bière que de filles dans les rues. Il a fui tout ça pour tomber sur son chemin à lui, l'anglais aux belles manières, le monstre qui s'est glissé sous la peau d'un prince charmant. C'est peut-être là une preuve qu'il ne peut pas fuir ses véritables origines – c'est peut-être juste pas de chance, aussi. Mais il rit, James, il rit et il s'oublie dans les effluves d'alcool et les éclats de rire de son ami. Il est une des rares constantes dans son existence et il y tient, bien plus qu'il ne l'admettra jamais. Notamment car Asher finit toujours par voir ça comme de la faiblesse ou une forme d'amour plus que fraternelle. Monroe, il s'en amuse des fois, laisse planer les sous-entendus pour le prendre à son propre piège. Des fois, ça prend. Ce soir, Rutherford a juste trop forcé sur la bouteille pour s'offusquer. Le sourire passe en demi-teinte et l'ancien militaire malmène le bois abîmé de la queue de billard. - Il n'y a toujours eu que des femmes, mais j'avais pas envie que tu m'embarrasses en te les présentant. Qu'il se contente de répondre, les yeux roulant dans les orbites pour signer son désespoir. Il y a eu une femme en particulier, en réalité. Mais ça, il n'a pas besoin de le savoir, ni ce soir, ni jamais. James, il l'écoute plutôt déblatérer, se donner en spectacle alors qu'il lui accorde une bonne leçon de billard – et de vie : karma's a bitch. Il relève la tête avec son sourire victorieux et s'abreuve de la colère qui noie les prunelles d'Asher, qui prend sans doute ce coup comme une véritable trahison. James, il ne cille pas, il vide simplement sa bière à petites gorgées en attendant la suite du jeu ou le début d'une troisième guerre mondiale. Son patron est capable d'à peu près tout, il le sait ; lui mettre la main au cul (comme démontré plus tôt) tout comme lui envoyer son poing dans le nez. Il se contente de rester en retrait avec un sourire faux, plastifié par la rancune contre les lèvres ; ce n'est pas ce soir encore qu'ils s’entre-tueront. - T'as bu comme un trou Asher, à part éborgner quelqu'un, tu vas pas faire grand chose. Il lâche dans un soupir, avise la table de billard d'un coup d'oeil appuyé. - Laisse les fléchettes de côté et concentre-toi plutôt sur la queue et les boules, puisque t'as l'air d'aimer ça. L'ombre d'un sourire passe sur ses lèvres et il déplace sa carcasse de l'autre côté de la table, quelques fois que Asher se décide à lui sauter à la gorge, face à cette énième provocation. Propos aux trop nombreux sens qui ne sont pas tombés dans les oreilles d'un sourd, à en juger par le petit groupe qui se ramène. Monroe les avise d'un regard désespéré, il voit déjà la fin de la soirée avant même que celle-ci ne commence à tourner au drame. Il écoute Asher qui dégueule sa réparti sur des relents d’éthanol. La tension monte, dans la pièce, et dans ses veines. - Allez les mecs, ça sert à rien de s'énerver, on a bientôt fini de toute façon. Il essaye d'être raisonnable James, de calmer la situation, sans vouloir comprendre que c'est déjà trop tard. - Casse-toi de là avec l'autre connard, on a assez attendu. Il avale sa colère et son amertume, James. Oublie les picotements qui dansent dans ses phalanges. Il attrape Asher par le bras, l'entraîne plus loin. C'est pas une bonne idée de se laisser aller à ses envies de violence. Pas contre quatre mecs, pas quand son ami est imbibé comme ça. Il avance d'un pas, de deux, de trois. Puis les rires roulent dans son dos. Les moqueries aussi. Un des quatre types le siffle. - Hé les tapettes, oubliez pas de nous rendre les queues. Les mots qui se mêlent au milieu de blagues vaseuses. James il fulmine et il se tourne, attend que le gars approche pour récupérer la canne de  bois. Puis, c'est là que ça déraille. Là que sa bonne conscience s'étiole. À ce moment précis, quand il attrape la canne à deux mains et l'envoie valser avec violence dans le nez du type et qu'il la lâche par terre, le regard fou.
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MessageSujet: Re: booze and boobs (james)   Jeu 31 Mai 2018 - 0:55

- Dis plutôt que t’es terrorisé à l’idée que j’te les pique. Le rire franc et grave d’Asher perce le calme qui plane dans le bar, malgré la musique de bouseux qui résonne depuis trop longtemps déjà. Il aime bien ce genre d’atmosphère le Rutherford, parce que ça lui rappelle ses racines pas si oubliées que cela, malgré les beaux costumes qui dorment sagement dans son placard et ses manières d’homme distingué qu’il parvient à maitriser avec le temps. Il en a fait du chemin, le petit gamin du coin. Et pourtant, il n’est même pas fichu de faire mordre la poussière à un joueur de billard aussi bancal que James. Et s’il est mauvais perdant en règle générale, il ferme les yeux sur cette défaite pour ne pas envenimer le reste de la nuit. Probablement parce qu’il n’a pas l’envie de rentrer se pieuter auprès de sa femme et que le canapé de son employé semble être une meilleure option, mais aussi parce qu’il apprécie sa compagnie plus qu’il ne l’admettra jamais et les poings écorchés seraient de trop. Il se réserve la baston facile et maladive pour une autre fois et quoi de mieux pour célébrer sa maturité éphémère qu’un peu de bière – ou beaucoup. Il termine sa canette d’une seule traite et il a un sourire idiot accroché sur ses lèvres imbibées d’alcool. Mais c’était sans compter sur la remarque déplacée de son ami qui se transforme en goutte d’eau qui fait déborder le vase. On plaisante, on plaisante, mais Asher est un homme imprévisible qui n’aime pas vraiment qu’on s’en prenne à sa virilité. Et plutôt que de laisser passer, il préfère rebondir, comme pour se justifier : - Si par boules, t’entends ceux des femmes que je mate à longueur de journée, alors ouais. Et pour la queue… well, j’ai pas à me plaindre de la mienne contrairement à certains. Énième raillerie. Énième beauferie. C’est la marque de fabrique d’Asher quand il n’est pas avec le gratin de Brighton et bon dieu que ça fait du bien, de pouvoir exulter les bas-fonds de son esprit étriqué. Il adresse un clin d’œil insolent à James, puis ponctue son faible répondant par un rire faisant écho à la légèreté de son cœur en fête, encouragé par l’alcool qu’il ne cesse de boire. Mais c’était avant de se frotter aux péquenauds du coin qui gonflent leurs égos d’un semblant d’audace. Et il part au quart de tour, le Rutherford, parce qu’il ne laisse rien ni personne lui manquer de respect de la sorte. Il a la veine marquée sur sa tempe qui se gonfle et tambourine d’énervement. Ce soir, ses phalanges seront maculées de sang. Seulement, pas celui de James, sauf s’il s’obstine à vouloir mettre un terme à son envie de leur défigurer leurs tronches de consanguins. L’ultime attaque vicieuse et la bonne conscience se meurt à l’instar des os bousillés du nez d’un des pauvres types. Le garagiste se mêle à la danse funeste qui signera leur fin de soirée en beauté. Et Asher se déplie de son mètre quatre-vingt-seize, s’imposant naturellement comme le coq de la basse-cour alors qu’il surplombe les autres d’une tête ou deux. Un des mecs s’élance en direction de James, furieux, et le Rutherford le coupe violemment dans son élan alors que son poing rencontre la joue du pochtron en un coup d’une beauté sans égal. Il secoue ses doigts réveillés par la douleur pour la faire taire, puis il fait face au reste de la bande. – Vous voulez danser les salopes ? J’vous attends, il n’en demeure pas moins idiot Asher, ni même moins misogyne. Au final, il ne vaut pas mieux que les gens avec lesquels il se bat et s’ils ont leur place dans les abysses de Brighton, il n’en est pas très loin. Et aveuglé par l’ivresse, il ne mesure pas le ridicule de la situation, le gossier assoiffé d’alcool et les poings, de sang.
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MessageSujet: Re: booze and boobs (james)   Lun 30 Juil 2018 - 23:15

C'est généralement bas, quand il parle avec Asher. Un petit niveau qui en ferait pâlir les plus grands noms de la poésie, mais James, il s'en fout pas mal, que Baudelaire fasse des saltos dans sa tombe. Parce que James, il n'échangerait pour rien au monde ce qu'il a avec Rutherford. Même si ça ne vaut pas grand chose aux yeux des autres, c'est plus que précieux aux siens. Il se perd dans les défauts et le rire gras de son patron. Se dit qu'il n'y a pas besoin d'aller combattre des idées à l'autre bout du monde avec une mitraillette, pour devenir un monstre. N'importe quel homme peut muter du jour au lendemain aussi simplement que ça. Des idéaux tranchés. Des préjugés dégueulasses. La crasse prend au cœur aussi facilement que le sable et le sang séché sous les ongles. L'homme est laid dans sa nature profonde. Il dévie quand il prend goût au vice et aux idées faciles. Des pensées bancales qui suivent le circuit le plus court, et des courts-circuits neurologiques qui conduisent à la haine. Monroe, il sait ce que ça fait, de détester. De voir son âme pourrir sous le poids de la colère. Parce qu'il a haï, quand il a tout perdu entre les dunes. Il a haï, quand il a perdu Andy sur ce morceau de terre qui lui semblait pourtant représenter la sécurité. Il a haï, quand il a réalisé qu'il n'y a pas une ligne de front, mais bien des milliers et qu'il suffit de traverser la route et le perron d'une maison pour se retrouver au milieu d'un no man's land. Ce bar n'a rien de différent. Ce soir non plus. Les rires graves ne suffisent pas à couvrir le son des batailles. Les insultes fusent et les cœurs se creusent de rage. Il prend malgré tout le temps de sourire, James, quand il voit Asher au milieu du chaos. Il se pavane comme le Roi devant sa cour. Incapable de se rendre compte que sa couronne de misère tient de travers et qu'il empeste l'alcool au moins autant que les gueux qu'il prétend gracier de son toucher divin. Mais dans le comique de la situation, Monroe, il retrouve cette étincelle. Cet élan de fraternité, quand Rutherford se joint à la bataille, prêt à le défendre, même s'il n'a plus tant d'équilibre. Il trouve une touche de beauté dans la noirceur de leur nature. C'est aussi ça, l'humanité. Tendre la main. Se sacrifier pour une cause ou une personne. Souffrir pour une idée. Il veut y croire James, que malgré tous ses vices, Asher a cette bonté d'âme, enfouie sous une couche opaque de défauts. Le grand blond s'exclame mais les mots restent sourds aux oreilles du déserteur. Il en oublie le monde, juste un instant ; le temps qu'un coup en traître se fracasse contre sa tempe. Alors la bataille reprend. Alors il laisse sa raison de côté et la valse malsaine se poursuit. Des coups qui se perdent et des phalanges qui se fracassent. Les côtes, les visages. Le vice au bout des doigts pour faire mal, pour faire ployer l'autre. James, il s'oublie dans ses éclats de violence. Il ne se voit même pas attraper un des types par les cheveux et lui éclater la tête au bord du billard. Il s'oublie dans ses réflexes de boxeur, et la guerre dure une éternité. Puis un silence et plus rien. Son souffle retombe et il cherche son oxygène. Il sent déjà sa pommette se tuméfier et goûte le sang qui perle de son nez à ses gencives. « Ça va mec ? » Qu'il lâche à l'attention de Asher. Puis, il réalise que le propriétaire du bar s'est précipité sur son téléphone pour appeler les autorités. Qu'il n'a pas envie de passer cette nuit en garde à vue. Alors il tape sur l'épaule de Rutherford, le tire à part. « Vite, viens, on s'casse. » Il grimace et se redresse, se précipite vers la sortie pour s'enfoncer dans la nuit. Courir à en crever, mais pour aller où ? Loin d'ici, loin de ses crimes, c'est tout ce qui compte.
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booze and boobs (james)
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