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 out in the cold. (rafael)

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MessageSujet: out in the cold. (rafael)   Sam 31 Mar - 20:28

out in the cold.
rafael & lorenzo.

L'air chaud qui s'échappe de tes lèvres forme une légère fumée avec laquelle tu joues. T'es un gamin Lorenzo. Tu cours, tu cours. Tu fais que ça depuis cinq bonnes minutes. Tu jettes un rapide coup d'œil autour de toi. Les gars, dans la même dégaine que toi. Les gants, écharpes et bonnets viennent agrémenter la tenue d'entraînement habituelle. Il est à peine six heures du matin et t'es là, à fouler l'herbe encore rafraichie par la rosée. C'est la vie que t'as choisi, t'as pas à te plaindre. Un coup de sifflet et tu t'arrêtes de courir. Tu rejoins tes coéquipiers autour du coach, le peep talk habituel de fin d'entraînement. Bien les gars, un peu plus comme ça la prochaine fois, à dans deux jours. Tu pourrais le réciter comme un cours. Et le groupe se disperse. Certains en direction des vestiaires, d'autres décident de rester et de se faire quelques passes. Tu t'apprêtes à rejoindre les premiers, trop refroidi pour rester à l'extérieur. « Farnese ! Viens là un moment. » Tu te retiens de soupirer. Le pas trainant, tu retournes encore une fois auprès du coach. « J'ai l'impression que t'es pas à fond dernièrement. Quelque chose qui va pas ? » Tu renifles, le nez atteint par le froid. Tu bouges rapidement la tête de gauche à droite. Tu veux te tirer d'ici le plus vite possible. T'as l'impression que tu vas geler sur place si tu restes là à ne pas bouger. « C'est sûrement le froid Monsieur. Mais je vais m'y habituer. C'est le bord de mer qui fait ça. » que tu lui réponds. Tu ne veux pas t'éterniser à l'extérieur. Regard interrogateur de ton boss. Tu souris, comme si ça allait t'aider. « Hésite pas à venir me parler Farnese. » Et sans demander son reste, il tourne les talons. Toi, t'attends pas une minute de plus. Tu te précipites vers les vestiaires. A peine quelques secondes, et t'es déjà sous la douche. T'y restes plusieurs minutes. Tu laisses l'eau chaude redonner des sensations à ta peau meurtrie par le vent. T'arriveras jamais à te faire au climat de l'Angleterre. Il est bien loin le soleil italien. T'enfiles des vêtements plus chauds, un jean noir avec un sweatshirt rouge. T'as pourtant toujours l'impression d'avoir froid. Tu passes devant le bureau du coach. Hésite pas à venir me parler Farnese. Pour lui raconter quoi ? Lui dire que t'as rien à foutre ici ? Tu passes ton chemin sans t'arrêter. Tu jettes un regard à ta gauche en passant devant la porte de la salle de presse. Puis cette fois, ton allure se stoppe net. Y'a un sourire qui se dessine sur tes lèvres alors que tu passes l'entrée. « J'me disais que j'avais vu ta sale gueule ce matin en arrivant. » que tu lances à Rafael en venant lui taper dans la main. Tu t'assois sur la table, ton sac à dos balançant entre tes jambes. Tu le dévisages. Parce que tu ne peux jamais t'en empêcher. Tu te sens bien en sa présence. Peut-être parce que lui aussi, il vient d'ailleurs. Parce que lui aussi, il a grandi dans la misère (la sienne bien pire que la tienne malgré tout). Puis tu détournes enfin le regard, presque gêné. Tes yeux se posent sur son appareil photo. « J'peux voir ? » que tu lui demandes, toujours ce sourire sculpté sur ton visage.

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MessageSujet: Re: out in the cold. (rafael)   Sam 31 Mar - 22:32

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Cinq heures trente du matin. Putain, t'aurais voulu dormir un peu plus cette nuit. Mais, comme un con, t'avais passé ton temps à remplir des papiers, pour la mairie. Ca fait six mois que t'es ici, dans la jolie ville qu'est Brighton, et t'as encore des emmerdes à régler. T'as l'impression que tu n'en verras jamais la fin et ça te frustre, ça te ronge les nerfs. Tu te demandes si ta mère et tes trois soeurs vivent la même chose, à Londres, et t'aimerai être là pour les aider et pour qu'elles te soutiennent. Mais non, des kilomètres vous séparent maintenant, et t'as un job que tu dois garder. Un job dont tu rêves depuis l'adolescence. Les débuts ont été difficiles, mais ils ont fini par payer, et photographier le club de foot de Brighton soulève ton coeur et te donne la motivation de continuer, de te battre pour intégrer ce pays.
Cinq heures quarante, tu commences à trembler sous ton coupe-vent. Ça fait plusieurs mois que tu pestes contre le temps. Parfois, il t'arrive de regarder en arrière et de regretter le soleil chaud du Brésil. Au moins, tu crevais pas de froid là-bas et tu dépensais pas ton salaire du mois pour acheter des fringues. Dans une veine tentative, t'essayes de réchauffer tes doigts frigorifiés avec la chaleur de ton souffle, et tu reviens régler l'appareil photo qui pend à ton cou. Tu ne rates jamais un entraînement depuis qu'on t'a embauché. Ce métier, tu le vis à 100% depuis et tu ne t'accordes aucun répit. Quelques joueurs, que tu connais bien maintenant, s'entrainent à taper dans des ballons, tandis que d'autres enchainent un jogging avant de reprendre. Ton objectif s'arme sur ses derniers. Tu te dis que ça changera un peu du football, pour une fois. Tu captes une photo d'un blond, Charlie, et puis ton regard tombe sur une touffe noire. Un sourire se dessine alors sur tes lèvres. Lorenzo. C'est fou, tu peux pas t'en empêcher. Ton doigts déclenche le flash à plusieurs reprises. Puis, tu t'arrêtes et tu l'observes tout simplement. Tes yeux passent de son visage jusqu'à son torse musclé que le vent effleure et démasque. Instinctivement, ta langue vient humecter tes lèvres dans un souffle à moitié masqué. Tu pourrais rester des heures à le regarder, mais le froid pique ta peau et tu te sens obligé de rentrer dans le complexe.
Tu t'es réfugié dans une salle vide, n'importe laquelle. Entre tes mains bouillonne un verre de thé Lipton. Tu sais pas quel goût ça a, pour toi ça revient à de l'eau chaude. Pas assez corsé à ton goût, mais ça te réchauffe, alors tu ne craches pas dessus. Ton appareil photo est posé juste à côté, et tes esprits survolent la journée en perspective. Cet après-midi, tu dois parler avec le rattaché presse pour que vous choisissiez des photographies adéquates à envoyer à un magasine. T'es déjà sûr et certain qu'une de Lorenzo s'affichera dans le dédale des pages. « J'me disais que j'avais vu ta sale gueule ce matin en arrivant. » Ton regard saute du blanc de la table à Lorenzo. Quand on parle du loup... A sa pique, tu souris en coin et réponds à son check. Il y a toujours eu du mordant entre vous deux, et t'adore ça. Ça rend la chose encore plus excitante. « T'es pas très frais toi-même. Quelle idée de s'entraîner aussi tôt aussi. » Tu lances ça comme si c'était de sa faute, pas celui de l'entraîneur. T'aimes le faire chier et tu profites un maximum de son regard posé sur toi. C'est enivrant, à chaque fois que tu le prends sur le fait. Et comme à son habitude, à un moment donné, Lorenzo détourne ses yeux. « J'peux voir? » Son sourire t'a perdu, mais tu te reprends rapidement, et du bas de ta chaise, tu lui passes calmement l'appareil. Tu sais ce qu'il y a dedans et tu cherches même pas à le cacher. Des photo de lui, de ce matin, y'en a pas mal, et il le découvrira bientôt. Tu sais pas pourquoi t'es aussi calme, alors que tu devrais te méfier de sa réaction, ou du moins l'appréhender. « Bien sûr, tiens. Faut juste que t'appuies sur ce bouton et après tu fais défiler. » Puis, tu te balances sur la chaise, pour mieux voir le visage de Lorenzo. Le suspens est tel que tu t'en mords la lèvre. C'est méchant, de lui faire ça, mais toi ça t'amuse, ça t'émeut, ça te fout d'avance des papillons dans le ventre. « Alors, tu kiffes? » Une expression que Nola t'avait enseigné, "pour ta culture" avait-elle dit, un poil sarcastique. Tu t'esclaffes discrètement, tout en bloquant tes prunelles sur Lorenzo. « J'étais sacrément inspiré ce matin. » Et t'attends.

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MessageSujet: Re: out in the cold. (rafael)   Dim 1 Avr - 2:59

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Tu ricanes à sa réponse. Son accent te fait marrer, comme le tien doit le faire aux autres. « Et encore, j'suis pas resté tranquille à prendre des photos. » que tu lui lances avant d'attraper l'appareil. D'une main peu assurée, t'essayes de comprendre son fonctionnement. C'est pas la première fois que tu l'as entre tes doigts, mais t'es pas foutu de retenir comment ça fonctionne. Ou peut-être parce que t'aimes bien que Rafael te le montre à chaque fois. Tu le remercies d'un sourire timide. T'es tout le temps déstabilisé par sa présence et t'as horreur de ça putain. C'est pas comme ça que t'es censée réagir Lorenzo. Tu le sens son regard sur toi. Tu sais qu'il t'observe quand que tu détournes les yeux. Alors tu te concentres sur le défilement des photos. Du moins, t'essayes. Parfois, y'a tes pupilles qui se relèvent, qui croisent l'espace d'une courte seconde celles du brésilien. Et à chaque fois, tu sens le flux sanguin s'accélérer dans tes veines. Tu prends une inspiration, comme si tu cherchais à te concentrer sur ta tâche. Ton doigt appuie sur le bouton, les images se succèdent, une à une. Certaines t'arraches des sourires. Il est doué Rafael. Il capte l'action, il capte la passion. Il te capte toi. Parce que t'es partout Lorenzo. Ton visage qui reste de marbre, pourtant. Et c'est une véritable lutte pour ne rien laisser paraître. « J'vois ça. » tu lui réponds en riant légèrement. Et tu t'arrêtes sur une photo. Toi, encore toi. Mais celle-ci, elle retient tout particulièrement ton attention. Parce qu'elle est parfaite, simplement. T'es là, sur le terrain d'entraînement, un sourire qui illumine ton visage. Tu t'rappelles de ce moment, quand Matt t'as fait une blague à la con. C'est à cet instant que tu t'es rendu compte que t'avais bien fait de te lever ce matin. Putain, il est bon cet enfoiré. Puis tu finis par lui rendre son appareil photo, fuyant son regard. Parce que t'as peur de l'affronter, parce que tu crains la réaction que pourrait avoir ton palpitant s'il croisait ses iris sombres. Tu te détestes quand t'es dans cet état. Ressaisis-toi Lorenzo. Tu te racles la gorge. « Y'en a une là. Faudrait que tu me l'envois, histoire que j'la foute sur mon insta. » Tu tritures l'anse de ton sac à dos, ta manière d'occuper tes doigts. « Enfin, si tu veux bien. J'te laisserai un crédit. » Tu rigoles légèrement. Il est où le Lorenzo sûr de lui ? Le Lorenzo grande gueule qui s'croit supérieur à tout le monde. Parce que là, t'as l'impression que t'es sans armure face à lui. Tes mains se resserrent sur la poignée de ton sac. « T'sais c'est pas parce qu'on est potes que tu dois plus me prendre en photo que les autres. Je t'en voudrais pas hein. » que tu lui dis en rigolant. Tu passes ta main dans tes cheveux en te redressant légèrement. Tu poses tes pieds sur la chaise à côté de celle où s'est installé Rafael, ne faisant absolument pas attention à l'état de tes chaussures et les traces qu'elles pourraient laisser sur le blanc immaculé.

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MessageSujet: Re: out in the cold. (rafael)   Dim 1 Avr - 12:00

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« Et encore, j'suis pas resté tranquille à prendre des photos. » La danse ne s'arrête jamais et tu lèves un sourcil accompagné d'un sourire amusé. Lorenzo est vif et piquant dans ses répliques, il ne te donne pas une seule seconde de répit. T'as un temps de latence pour comprendre ce qu'il vient de te jeter au visage et tu cherches tes mots qui ne te viennent pas nécessairement à la bouche de façon instinctive. T'as encore du boulot à faire en anglais. L'accent, la syntaxe, le vocabulaire surtout. Heureusement que le footballeur est italien. Ça s'entend et tu le comprends mieux que quiconque, ici à Brighton. T'ouvres la bouche, mais te résignes au dernier moment et ravales tes mots. A la place, tu poses tes prunelles sur lui en le regardant prendre ton appareil. Tu te balances sur ta chaise en attendant qu'il fouille dans la carte mémoire. Tu sais ce qu'il y trouvera puisqu'il était ton sujet préféré. Les esquisses de ses sourires soulèves ta poitrine dans un battement de cœur. Lorenzo, il est beau quand il laisse ses émotions transparaître sur son visage. Parfois, t'aimerai qu'il se laisse un peu plus aller, qu'il laisse parler ses sentiments un peu plus longtemps, qu'il arrête de résister. Et si cela était nécessaire, tu souhaiterai qu'il oublie ta présence dans la salle pour ne pas qu'il flanche et se renfrogne. Mais son visage se referme inévitablement et tu baisses ton regard vers tes jambes en suspension dans l'air. Tu pensais à quoi Rafael? Un petit pincement au coeur et tu soupires pour l'envoyer balader. « Y'en a une là. Faudrait que tu me l'envois, histoire que j'la foute sur mon insta. » Tu relèves la tête, la bouche entrouverte, piqué de curiosité, et tu l'interroges du regard. Sur laquelle avait-il posé son dévolu? Tu veux savoir, à tout prix. « Enfin, si tu veux bien. J'te laisserai un crédit. » Tu t'en fous de ça, et tu ne lui réponds même pas tellement ça te paraît secondaire. Crédit ou pas crédit, ça te fais plaisir que Lorenzo prête autant d'attention à ta photographie au point de vouloir la poster sur son instagram. « Pas de problème, j'te ferai ça ce soir. Et t'emmerdes pas pour le crédit. Bientôt, j'aurais mes photo dans le journal de Brighton. Peut-être qu'on t'y verra d'ailleurs... on voit ça tout à l'heure avec l'attaché-presse. » Tu laisses ta phrase en suspens comme pour toujours plus capter son attention et tu lui lances un clin d’œil complice. « T'sais c'est pas parce qu'on est potes que tu dois plus me prendre en photo que les autres. Je t'en voudrais pas hein. » Tu laisses échapper une exclamation étouffée, en réponse à son rire. Craquant au plus haut point le mec. Si seulement, vous n'étiez pas que des potes, mais ton esprit diverge et t'essayes de te reprendre comme tu peux en te dandinant sur ta chaise. Tu te racles la gorge pour faire face à l'envie qui te brûle les veines. Respire Raf'. T'essayes de rester indifférent, mais c'est plus fort que toi. Faut tout le temps que tu lâche de belles paroles, que tu t'approches un peu plus de lui et que tu le troubles. C'est addictif. « Mh, mais j'en ai envie, alors j'vois pas pourquoi j'me priverai. » T'affiche toujours ton petit sourire amusé, difficilement dissimulable. Puis tu te lèves pour rejoindre Lorenzo et l'écran de ton appareil photo. T'as envie de voir l'image qu'il aime bien, alors tu t'assois à moitié sur la table, à côté de lui. Vos bras et épaules s'effleurent et tu te sens un moment anesthésié sous le contact. Ta main droite vient prendre appui juste derrière son dos. Pas ta faute. Tu t'écraserai sur lui sinon, et t'es bien trop subtil et respectueux pour faire une chose pareille. « Ah oui, ça va, elle est potable celle-là. » Tu dis ça sur un ton détaché pour taquiner son ego et t'attends sa réponse pour t'esclaffer.

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MessageSujet: Re: out in the cold. (rafael)   Dim 1 Avr - 22:03

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Tu lui souris Lorenzo. Tes lèvres qui montent pour former un rictus naturel. Tu ne peux pas t'en empêcher, tu ne peux pas te contrôler, pas tout le temps. Arrête de le regarder. Alors tu détournes le regard, encore une fois. T'es un vrai gosse, c'est pas possible. Tu hoches la tête de haut en bas quand il mentionne son rendez-vous avec la presse. Les journaux, t'es loin d'être leur plus grand fan. Quand la nouvelle de ton transfert est arrivée, certains n'ont pas hésité à te déchirer dans leurs paragraphes. Gamin immature, branleur hautain et grande gueule. T'en as lu des conneries sur toi. Tous ces journalistes qui hésitaient pas à te sucer quelques semaines auparavant. Ça te fait doucement rire tout ça. « Tant qu'ils écrivent pas des conneries sur moi. J'ai déjà assez donné. » que tu murmures pour toi-même, le regard fixé sur le mur en face de toi. Tu sers la mâchoire Lorenzo. Les mois sont passés, mais la rage reste la même. Toujours aussi vivace, toujours aussi ancrée en toi. Y'a des matins où tu refuserais presque de te rendre à l'entraînement, comme si ça allait arranger ta situation. Tu soupires et le regarde, encore. Parce que ça te permet de penser à autre chose. « Mais j'suis content pour toi. C'est cool. » T'es sincère Lorenzo. Le voir réussir, c'est tout ce que tu demandes. Puis tu sens ton souffle se couper net. Mais j'en ai envie qu'il te dit. T'as les mains qui tremblent, légèrement. Tu ressers ton étreinte sur l'appareil photo pour ne rien laisser paraître. Tu veux pas lui montrer que ça te fait quelque chose. Mais cet enfoiré, il bouge. Du coin des yeux, tu le regardes se glisser à côté de toi. Et t'as encore cette sensation à la con qui vient parcourir ton échine. Arrête Renzo. Alors tu te décales légèrement, gêné par ce contact. Juste quelques centimètres, assez pour ne plus sentir autant sa présence contre ta peau. Et pourtant, t'as l'impression d'être greffé à lui. Tu peux sentir son parfum. Et ça te fait légèrement tourner la tête. Concentration maximale sur l'appareil. Tu vas finir par connaître les moindres détails de la photo tellement que t'as les yeux fixés dessus. Tu te retiens même de lui lancer un regard assassin à sa pique. Potable qu'il dit. « Faudrait vraiment avoir des goûts de merde pour ne pas voir que j'suis sublime. » Et t'es sérieux Lorenzo. Tu sais pas si c'est le talent de Rafael, ton apparence physique ou bien les deux, mais ce cliché, il est juste parfait. Tu finis par lui rendre son appareil photo, évitant toujours avec soin son regard. Tes doigts retrouvent l'anse de ton sac à dos, que tu martyrises encore une fois. Tu veux pas laisser le silence s'installer entre vous. « Le Brésil te manque ? » que tu lui demandes. Ta question, elle est sincère. T'as envie de savoir comment il s'acclimate ici, s'il se sent bien. Parce que même si ne veux pas le reconnaître, ça te briserait de le voir partir. Trop habitué à sa présence, trop habitué à le croiser tous les jours. Trop habitué à lui. Rafael, il est toujours dans le paysage, même seulement dans un recoin. Et bordel, qu'est-ce que ça te fait flipper toute cette histoire.

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MessageSujet: Re: out in the cold. (rafael)   Lun 2 Avr - 10:53

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De la vie antérieure de Lorenzo, tu n'en connais pas même les grandes lignes. Tu sais juste qu'il était à Arsenal FC et que, d'un coup, il s'est retrouvé dans le club de Brighton. C'était assez bizarre comme retournement de situation, passer d'une bonne équipe à une moins connue, alors que sa réputation le précédait. Un grand footballeur. Espoir de la saison? Les titres s'étaient enchaînés sur lui la première fois que t'avais posé tes yeux sur lui. Mais depuis, t'avoues ne pas avoir fait bien attention à sa cotte, t'as pas le temps. Tu cours d'un point A à un point B toute la journée et le weekend. Les seuls moments de repos que tu trouves, tu les emploies à te recroqueviller dans ton lit et dormir. Puis, t'as pas instagram et tout ce bordel. Ça t'intéresse pas, pour le moment et t'as pas l'temps. Mais, tu te doutes que quelque chose de bizarre s'est passé pour que Renzo se retrouve ici, à Brighton. T'oses pas trop lui demander des précisions, tu sens que la blessure est encore trop à vif et que c'est pas tes oignons. D'ailleurs, tu le sens un peu mélancolique à cet instant. Il aime pas les journalistes, le désavantage d'être amené sur le devant de la scène. Y'a des jours, tu dois te sentir comme un dieu. Et d'autres où tu dois soutenir les critiques et les regards acharnés. C'est dur d'être adoré. « J'suis sûr qu'il n'y aura rien de bien grave, t'es adorable. » Vraiment Rafael? Tu lâches ça dans ta barbe, pour ne pas contraster avec les paroles murmurés par Lorenzo. Tu veux pas l'effrayer, mais tu te devais de lui répondre, tu te devais de l'encenser, et ainsi espérer te rapprocher encore plus de lui. « Mais j'suis content pour toi. C'est cool. » Ta poitrine gonfle et tu sens ton coeur implosé. Putain, mais il a pas l'droit de te faire ce genre de coup-bas. T'as l'impression de couler, c'est à peine si tu peux encore te balancer et ne pas manquer de tomber. Alors, tu te plantes sur la chaise, et finalement tu te lèves. Faut que tu vois quelle photo il mate pour que tu la retrouves. T'es curieux aussi, et quand tu aperçois le cliché, tu comprends mieux la réaction de l'italien. Son sourire en premier plan, l'effleurement de vos épaules, ta main derrière son dos, t'as des papillons au bas-ventre que tu essayes de ne pas alimenter, sinon t'es bon pour le laisser en plan ici. De toute façon, tu l'aperçois qui se décale un peu et tes illusions s'écrasent contre un mur et tombent par terre. Super. Tu vois que t'es allé un peu trop loin, et t'es pas d'humeur à pousser les choses. Renzo est ton pote après tout, tu vas risquer de tout foirer à cause de ça. Ta pique n'a pas l'objectif visé, t'entend pas de ricanement, ni de rires. Tu sais tout de suite qu'il a pas aimé, et tu te rappelles que Lorenzo a une certaine estime de lui-même, au point de ne pas apprécier l'auto-dérision. Tu fais la moue et soupires en reprenant l'appareil qu'il tend sans même te lancer un regard reconnaissant. Parfois, t'avoues qu'il est un peu difficile l'italien, mais c'est ce qui fait aussi son charme tu supposes? « Merci. » Tu tentes d'apaiser l'ambiance qui vient soudainement de tomber au fond d'un trou. Mais c'est Renzo qui te surprend avec sa question. « Le Brésil te manque? » Tu t'y attendais vraiment pas et tu te demandes pourquoi il te le demande, là, maintenant? Est-ce que lui aussi a le mal du pays? Tu le sauras dans pas longtemps. Pour l'instant, tu hausses des épaules et t'essayes de concentrer tes pensées sur le pays. « Parfois, oui. Surtout quand il fait un temps de chien ici. C'est bien ça l'expression? » T'es pas sûr de ton coup, mais faut bien que tu te fasses à la langue anglais, si jamais t'espère un jour prétendre à cette nationalité et vivre un peu plus décemment et en toute légalité. « Puis, la bouffe me manque, mais on s'y fait, pas vrai? » Tu vivais les pieds nus, dans une maisonnette en tôle, avec un lit en paille et en mousse, mais au moins tu bouffais jusqu'à mort s'ensuive. Ici, Dieu sait combien de fois tu te refuses un repas pour sauvegarder le flouze et l'envoyer à ta mère ou pour voyager en bus jusqu'à Londres. Il t'arrive encore de mentir à Nola pour ne pas aller au resto ou sortir dans un bar. La vie est chère ici et c'est difficile de relier les deux morceaux, même avec un salaire. « Mais bon, pour rien au monde j'y retournerai. J'préfère savoir ma famille ici que là-bas. » Ici, au moins, ils sont en sécurité. Le futur de tes petites soeurs est mieux assuré. Tu lances un petit sourire à Renzo parce que tu veux pas le blaser avec tes réponses. Vous avez vécu tous les deux dans la pauvreté, ça il te l'a déjà raconté. Et peut-être que c'est ce qui fait que vous vous êtes autant rapprochés ces derniers mois. Vous avez les même réflexes, le même instinct de survie. « Et toi, elle te manque ton Italie? » Tu savais que sa soeur est en ville, avec lui, et qu'il a l'air très attaché à elle. Mais il a du laissé le reste de sa famille derrière, c'est jamais facile. Il est là depuis plus longtemps que toi et tu t'demandes si tu ressentiras la même chose dans plusieurs mois. Et comme ça, t'en oublies ton thé brûlant à la jonquille.

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MessageSujet: Re: out in the cold. (rafael)   Lun 2 Avr - 14:45

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T'as envie de pouffer Renzo. Adorable toi ? C'est pas vraiment l'adjectif que tu utiliserais pour te décrire. Il doit bien être un des rares à penser ça de toi. Il est vraiment pas comme les autres Rafael et ça, ça te plait. Avec lui, t'as l'impression de pouvoir être toi-même, de pouvoir montrer un côté plus ouvert de ta personne. Et pourtant, y'a qu'avec lui que tu formes cette espèce de carapace. Rafael et toi, c'est qu'un ensemble de contradictions à vrai dire. Mais tu ne lui réponds pas. Comme si tu ne l'avais pas entendu. Peut-être parce que tu sais pas quoi lui dire. Pour une fois que tu ouvres pas ta gueule, c'est bien rare. Il s'approche et toi, tu t'écartes. Comme des aimants du même magnétisme ; un qui s'avance, et l'autre qui recule au fur et à mesure. Toi, t'es celui qui fuit, toujours un peu plus. Tu pourrais être un peu moins brusque, mais tu réfléchis pas. Tu réfléchis jamais Renzo. Pas avec lui. T'y arrives pas. T'aurais au moins pu le remercier pour l'appareil photo, mais c'est trop tard maintenant. Tu te sentirais con de le dire maintenant. Il est déjà passé à autre chose. Y'a le silence qui s'installe et tu t'écraserais presque face à cet ennemi invisible. Tu le sens qui vient s'appuyer dans ta poitrine, qui vient envelopper ton palpitant. Alors tu prends ton courage à deux mains pour le briser avec ta question sur le Brésil. T'as vraiment envie de savoir. Vous êtes un peu dans la même situation tous les deux. Vous êtes que des gamins dans un pays étranger, deux gamins qui ont voulu sortir la tête de l'eau, rêver plus et prétendre à une meilleure existence. Votre seule différence, c'est que lui, c'était vital. Toi, t'as juste suivi les offres qu'on t'avait agitées sous le nez. A vrai dire, tu te rends compte que tu ne sais même pas comment Rafael s'est démerdé pour arriver sur les terres anglaises. Mais t'oses pas lui demander. Tu te dis qu'il te racontera tout, le temps venu. Tu hoches la tête à sa question. Toi non plus t'es pas un exemple de justesse quand il en vient de parler anglais, mais ça fait plus longtemps que t'es là. Ça te rappelle ton arrivée ici, tes premières semaines chez Arsenal, où tu galerais à échanger de simples banalités avec tes nouveaux coéquipiers. T'arrives à ta cinquième année ici et parfois, t'as encore du mal à trouver les bons mots pour t'exprimer. Puis enfin, tu rigoles Lorenzo. La bouffe, le sujet sensible. « M'en parle pas. » que tu dis enfin. « J'suis italien j'te rappelle. » Et cette fois, tu le regardes, le sourire aux lèvres. Tu croises son regard, t'es pas certain, mais tu penses y discerner une certaine mélancolie. Et y'a ta curiosité qui pique, toujours un peu plus. T'as vraiment envie d'apporter le sujet Renzo, mais tu sais pas comment sans le forcer à dire quoi que ce soit. T'as envie d'en savoir plus sur sa vie d'avant. « Rien au monde, vraiment ? » Tu le regardes toujours. Tu sais que tu vas devoir tourner la tête à un moment ou un autre, pour éviter cette gêne à la con. Qu'est-ce que tu peux être débile parfois. Avec ta fierté de merde et tes appréhensions. C'est pas parce que tu le regardes qu'il va aller s'imaginer des choses, si ? Puis y'a quoi de mal ? Tout, tout est mal. Alors tu reconcentres ton attention sur tes mains sur ton sac. C'était bien le temps que ça a duré. Tu hausses les épaules à sa question. T'y retournes assez souvent à vrai dire. Environ une fois tous les deux mois. Puis y'a les matchs avec l'équipe nationale, de temps en temps, qui te permettent de reconnecter avec tes attaches. « Je t'avoue, j'aimerais bien voir ma famille un peu plus souvent. Mais y'a plein de bons côtés à vivre ici et pas là-bas. Rien que le racisme déjà. » Tu rigoles comme pour toi-même, dans ta barbe. « Les italiens sont loin d'être des enfants de cœur sur ce sujet-là. » La première fois que t'as été sélectionné en nationale, tes réseaux sociaux ont été inondés de propos révoltants. T'avais même eu envie de tout larguer. T'étais jeune Renzo, à peine dix-huit ans, et tu te retrouvais à devoir gérer ça. Tu te souviens de la réaction de Renata, la façon dont elle t'avait confisqué ton portable pour que tu te concentres uniquement sur le football. Tu ne la remercieras jamais assez pour ça. Tu secoues la tête. T'es là à t'apitoyer sur ton sort alors que t'es loin d'être à plaindre maintenant que tu vis en Angleterre. Rafael, il a autre chose à foutre que de t'écouter de toute manière. « Désolé, je t'emmerdes avec mes problèmes. » Tu te racles la gorge, tu prends une longue inspiration. Tu t'ouvres un peu, et puis tu refermes directement. Classic Lorenzo.

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MessageSujet: Re: out in the cold. (rafael)   Lun 2 Avr - 16:13

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Tu le prends pas mal, tu laisses l'eau couler sous le pont. T'as déjà vu pire comportement, des mecs qui se déchaînent vraiment, à la limite de la folie, le genre qui sourit à la vue de rouge sang. Alors tu peux supporter un Lorenzo grognon et distant, non? Ben, en y repensant par deux fois, c'est peut-être pas le cas. Tu sais pas pourquoi tu t'accroches autant à lui... pourquoi ça t'importe ce qu'il peut bien ressentir ou penser à ton égard. Au début, c'était purement physique. Renzo, il te rappelle les mecs de ton pays. Leur cheveux crépus et leur peau chocolat. Certains avec qui t'avais fini nu sur leur paillasse, dévoré par le désir et les râles rauques qu'ils te murmuraient à l'oreille. Là-bas, ils s'en foutaient de baiser un mec, c'était juste une histoire de besoins, mais ici on te résiste. C'est difficile à s'ajuster et à ne pas faire de faux pas. Pas avec lui en tout cas. C'est ton seul véritable pote dans l'équipe que formait le club de Brighton. T'as pas envie de tout foutre en l'air, même si parfois la frustration te bouffe les intestins. Et l'italien tout prêt de toi, c'est exactement ce que tu ressens. Heureusement qu'il coupe court au silence qui s'étale et t'aides à t'évader au Brésil. Les souvenirs et les images se cognent dans ta tête. T'y avais vécu une vie de non droit, mais une vie plus simple qu'ici. D'un côté, tu regrettes parce que tout ton corps manque des petites choses qui avait fait ton quotidien là-bas. Lorenzo réussit à te faire esquisser un sourire alors qu'il rebondit sur la bouffe. C'est sûr, l'Italie, c'est comme la France, une grande culture culinaire, impossible de n'en avoir jamais entendu parler. « Tu sais pas cuisinier? J'essaye de chercher, parfois, des ingrédients dans les supermarchés, mais j'trouve jamais mon bonheur. » Tu grimaces sous la frustration. Les fruits te manquaient sûrement le plus. Leur goût sucré sur ta langue jusque dans ta gorge. Rien qu'en y pensant, tu te mords la lèvre inférieure. Ici, les fruits sont dégueulasses, pas assez mûrs, pas assez mielleux. Mais, mis à part le temps et la nourriture, t'y retournerai pas. Tu t'permets de rêver de quelque chose de mieux pour ta famille, puis y'a sûrement tes patrons qui te cherchent dans tout Rio, encore à l'heure qu'il est. Tu leur as volé un sacré paquet de billets et, rien que pour ça, ils te couperaient un sourire dans la nuque. Tu balayes la pensée de ton esprit, frissonnant un peu. « Ouai, vraiment. » Ta voix devient fébrile et tu dois te répéter plusieurs fois qu'ils peuvent pas te suivre jusqu'ici. T'es en sécurité Raf'. Et pour plus y penser, tu retournes la conversation sur Lorenzo. Il parle de racisme, et tu lèves un sourcil. Tu savais pas pour les italiens de souche. Au Brésil, c'est le meltingpot alors ça te fait bizarre de t'imaginer Renzo être rejeté par les siens. « Sérieux? J'savais pas les italiens aussi extrémistes. » Évidemment, il fallait vivre dans un pays pour le connaître réellement. C'est ce que t'avais appris durement quand t'étais arrivé au UK pour la première fois. T'avais zieuté de belles photos et tu pensais que la vie y serait belle, puis l'avion s'était posé et t'avait rapidement déchanté, rien qu'à la douane. Tu te demandes ce que Lorenzo a pu vivre comme rejet, mais tu ne forces pas la conversation. D'ailleurs, il s'excuse même de t'emmerder avec ça. Toi, tu fronces les sourcils. Qui s'excuserait pour ça? Tu poses ton regard sur son visage fermé et tu soupires. Il est difficile avec toi Renzo. Tu t'approches qu'il s'éloigne. Tu l'écoutes qu'il ferme sa belle gueule d'éphèbe. Avec lui, tu passes du chaud au froid, du désir à la frustration la plus totale. « Tu m'emmerdes pas mec. » Tu lui fous un petit coup de coude dans le bras pour l'obliger à croiser ton regard et qu'il comprenne que tu préfères être là, avec lui, que n'importe où d'autre. « Tu peux m'parler de ces choses, tu sais. J'balance pas. » Ouai, pour mieux le garder à tes côtés. Mais non putain... Tu veux être là pour lui. Tu veux rester assis à moitié sur cette maudite table, en buvant un thé beaucoup trop chaud. T'es sûrement masochiste parce que tu t'es jamais aussi senti noué au ventre.

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Dernière édition par Rafael Soto le Lun 2 Avr - 23:51, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: out in the cold. (rafael)   Lun 2 Avr - 17:48

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Tu repenses à la cuisine de tes parents, aux effluves qui émanaient partout dans votre petite baraque. Bordel ça te manque tout ça. T'as un petit pincement au cœur et tu te dis qu'il faudrait que tu les appelles en rentrant. Qui sait, peut-être que tu pourrais même leur envoyer des billets d'avions, comme ça. Faudrait que tu t'arranges un minium avec eux, mais t'aimerais tellement qu'ils te rejoignent ici, même pour quelques jours seulement. « Je cuisine, j'pense que j'me débrouille pas mal d'ailleurs. Mais j'ai pas spécialement le temps, alors avec Ren on se fait souvent livrer. » Tu hoches la tête à sa remarque sur les supermarchés. C'est pas à Brighton que vous allez trouver ce qu'il faut. Les mauvais côtés qui viennent avec le fait de vivre dans un petit bled. « On joue contre Tottenham bientôt. Vu qu'on sera sur Londres, on pourra sûrement faire le plein de denrées rares. » Puis tu lui donnes un petit coup d'épaule, sans vraiment y penser. Geste naturel. T'es une vraie girouette Lorenzo, c'est pas possible. Un moment tu vas vouloir te mettre à l'autre bout de la pièce, puis à un autre, tu voudras rester collé à lui. Et tu commences à en avoir ras le cul de toute cette histoire. Mais le ton de sa voix, il te fait vite passer à autre chose. Tu l'entends dans sa façon de parler ; il est moins rassuré tout d'un coup. Putain, qu'est-ce qu'il lui est arrivé chez lui ? T'as la gorge nouée. Tu crèves d'envie de lui demander, qu'il te raconte tout. Toute son histoire, toute la personne qu'il est. Parce que tu veux le connaître complètement. T'en as besoin, même si tu ne veux pas le reconnaitre. Elle te fait tellement peur cette amitié putain. Mais encore une fois, tu ne dis rien. Encore une fois, tu laisses passer ta chance de le lancer sur cette conversation. C'est pas aujourd'hui que tu vas savoir ce qu'il lui est arrivé. Alors tu hausses les épaules à sa remarque sur l'Italie. Toi, t'as appris à vivre avec, même si ça fait mal. Même si t'as encore du mal à te faire respecter par ton pays. « J'dirais pas qu'ils sont extrémistes, mais ils sont pas très ouverts quoi. » que tu lui dis simplement en riant un peu. T'as envie de passer à autre chose. Tu regrettes d'avoir ramené le sujet sur le tapis. T'es pas à l'aise avec ça Lorenzo. Même avec Renata parfois, t'arrives pas à trouver tes mots pour exprimer ton ressenti sur ce manque d'acception. Principalement parce que t'es énervé, parce que tu comprends pas qu'on puisse être aussi con. Et même s'il te dit que tu peux lui dire, tu sais que t'en es pas capable. Pas encore. Malgré toute ta bonne volonté, c'est pas pour maintenant. Puis son coup de coude auquel tu t'y attendais pas, qui vient te déstabiliser légèrement. Ton sac s'échappe de tes mains et qui vient rencontrer le sol quelques centimètres plus bas. Y'a rien qui craigne la chute dedans, simplement des vêtements. « Cazzo ! » que tu dis en te moquant de ta maladresse. Tu rigoles Lorenzo, tu te détends, un peu. T'es toujours beaucoup trop tendu quand t'es avec lui. Toujours sur la défensive, malgré tous les efforts que tu tentes de faire pour t'ouvrir. « La même Rafael. » Ça te fait bizarre de prononcer son prénom, que tu décores de ton accent. « J'sais que j'suis une grande gueule égocentrique et que j'adore parler de moi, mais toi aussi tu peux me raconter des trucs. Même le pire hein, j'm'en balec. » Et tu lui souris, simplement. T'as pas récupérer ton sac. T'entremêles tes doigts pour les occuper à la place. T'espères qu'avec cette invitation, t'en sauras un peu plus sur lui.

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MessageSujet: Re: out in the cold. (rafael)   Lun 2 Avr - 23:21

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Ren. Renata. Sa soeur jumelle qu'il adore plus que tout. Tu l'as jamais rencontré, mais avec tout ce qu'il a raconté d'elle, t'aimerai bien un jour. Et puis, t'étais toujours content de pouvoir avoir une fenêtre ouverte sur la vie de Lorenzo en dehors du club de foot. Vous vous voyez le plus clair de votre temps dans les locaux de l'équipe, et parfois il vous arrive de vous voir en dehors. Tu voudrais bien que la tendance s'inverse, toi. Y'a des moments où vous semblez assez proches et tu penses qu'en s’immisçant dans sa vie quotidienne, ses moments seront beaucoup plus présents. Enfin, t'espères. Parce qu'il ne te reste que ça Rafael. Espérer. En ce moment, tu ne fais que ça, et c'est un étrange sentiment de vivre sur un fil aussi tendu. Un faux pas et tu tombes, tombes, pour ne plus te redresser. Heureusement que l'optimisme de Renzo te ramène des tréfonds de tes sombres pensées. Tu souris à l'initiative. « J'avoue, pas con mec. J'en profiterai aussi pour aller voir ma mère et mes soeurs. » Cette seule perspective te tire un nouveau sourire, bien plus joyeux que le premier. Tu revois le visage de ta mère et tu pries pour que tout se passe bien là-bas. Tu t'fais trop de sang d'encre pour elle, mais qui le ferait à ta place? Puis, le sujet dérive sur l'Italie de Renzo et sa famille qui lui manque outrageusement à lui aussi. A la différence que ses parents sont restés loin de lui. Il ne peut pas allez les voir tous les deux weekends. Ce doit être frustrant et malheureux à vivre, penses-tu, et ton empathie pour l'italien se décuple. Il te parle des problèmes d'intégration dans son pays et tu voudrais qu'il t'en parle un peu plus, qu'il se déleste de quelques uns de ses maux. T'es là pour lui, tu veux qu'il le comprenne et qu'il le sente. Ton coup de coude a un effet un peu trop disproportionné et tu manques de t'étrangler avec ton thé quand tu le vois perdre le contrôle à de son sac. Lorenzo, Lorenzo. Heureusement, il le prend plutôt bien et tu soupires, rassuré. A peine deux minutes plus tôt, t'aurais parié que ses muscles étaient aussi contractés qu'en plein entraînement. Et maintenant, le brun semble plutôt détendu. Il ne se penche même pas pour ramasser son sac et c'est à cet instant que tes yeux se posent sur ses mains. Tu les as jamais observé d'aussi prêt et autant, et tu remarques la vigueur et la finesse de ses doigts. Tu frissonnes, t'imaginant ce qu'ils pourraient être capable de te faire subir. T'en rates même la moitié de sa réponse. Putain, reprends-toi Raf', t'es pas discret. Ce n'est pas très subtil en effet, ton regard encré sur les mains du footballeur. Mais t'en as tant rêvé la nuit. Tu les as même déjà imaginé te caresser pour contrer la frustration et le manque. Tu lâches un soupire, en tentant vainement de ralentir les battements de ton myocarde. Il est gentil avec toi, en plus. Il te laisse entrer, pour une fois. Pas facile de contrôler tes émotions à cet instant. Tu te lèches le bout des lèvres et souris avec difficulté. Parle putain. Mais t'as peur que ta voix dérape, alors tu t'éclaires la gorge avant de lâcher les mots. « Je. Heu, ouai, merci mec. » T'aimerai étendre ton bras et effleurer ses mains, mais tu viens à peine de récupérer un Renzo attendrissant. T'as pas envie de tout gâcher, alors tu prends sur toi. Est-ce que t'es prêt à déballer les horreurs et les pires conneries que t'as vu et fait à Rio? Non, pas encore, et surtout... pas ici. Dans cette salle de réunion qui n'a aucune âme. Tu lui en parleras quand vous serez autre part, rien que vous deux, dans un endroit plus intime. « C'est pas... si facile à en parler et à entendre. Pourquoi tu veux savoir? » Tu te masses la nuque et c'est bien la première fois que tu te sens embarrassé devant Lorenzo. D'habitude, tu ne manques jamais de déverser de belles paroles à ses oreilles. Ta jeunesse et adolescence dans les favelas n'est un sujet qui te tient à coeur, même si t'aurais aimé savoir à la place de Renzo. D'ailleurs, sa vie en Italie n'était pas un havre de paix elle aussi, et tu lui poses les même questions. Pourquoi tu veux savoir alors Rafael? Tu sirotes ton thé à la jonquille. « On en reparlera plus tard si tu veux. Mais, pas ici. » Ce n'est pas un refus, c'est bien plus que ça... c'est une putain d'invitation.

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MessageSujet: Re: out in the cold. (rafael)   Mar 3 Avr - 21:54

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Tu joues avec tes doigts. T'inspectes tes mains. Tes yeux qui explorent dans les moindres détails les tatouages qui les ornent elles et tes avants-bras. Entre les animaux, les fleurs et les arbres, y'a de quoi faire. Tu te dis que tu devrais t'en faire des nouveaux, que ton torse est un peu trop vide à ton goût. Sauf que tu sais pas quoi, t'as pas encore eu le déclic. C'est souvent des coups de tête à vrai dire. Puis tu te lasses de les regarder, alors tu les fourres dans les poches de son sweat. Et maintenant, c'est ta jambe droite que tu commences à secouer. T'es incapable de rester en place ne serait-ce qu'une seconde. Tu sens ton téléphone dans ta poche, tu te rends compte que ça fait un bout de temps que tu ne l'as pas regardé. Et c'est pas pour autant que tu vas le faire. T'en ressens pas l'envie, pas tant que Rafael est là. Tu veux l'écouter, lui parler, c'est tout. « Tu leur parles souvent ? » Tu viens à peine de finir ta question que tu te rends compte qu'elle est complètement conne. Bien sûr qu'il est souvent en contact avec elles. Comme toi avec ta famille. C'est pas la distance qui empêche les appels. Alors tu soupires. « J'suis con, ma question est conne, oublie-la. » que tu lui dis rapidement en rigolant. Prêt à tout pour faire continuer cette conversation, hein ? Tu passes une main rapide dans tes cheveux avant de la remettre dans ta poche. Tu l'entends balbutier et ça te fait marrer. Tu te moques de lui, gentiment. Parce que t'as été dans le même situation que lui, à galérer avec cette langue à la con. Tu jettes un rapide coup d'œil vers lui, et tu le vois bugger. Tu fronces les sourcils en grimaçant légèrement. « Ça va mec ? » Puis tu te dis que c'est de ta faute. Que tu lui as posé trop de questions personnelles, que t'as dépassé les bornes. Et tu te sens con, tellement con. « J'suis désolé, j'suis trop invasif, j'le sais. J'dois te souler. » Tu baisses les yeux, tu souris d'une manière pincée. Tu merdes Renzo, tu vas encore te mettre quelqu'un à dos à force de penser qu'à ta gueule. T'as pas envie de le voir s'éloigner Rafael. Malgré votre rapprochement plutôt récent, tu t'es attaché à lui. Un peu trop. Et t'as pas envie de voir ce lien s'effriter. Puis enfin il reprend la parole. Pas si facile à en parler et à entendre, qu'il te dit. Et dans ta tête, y'a toutes les théories qui se succèdent. Bordel, il a flingué quelqu'un avant d'arriver ici ? Sa voix vient chasser ces conneries de ton crâne. Rafael, il veut bien s'ouvrir à toi et t'as du mal à le réaliser. T'as du mal à croire que quelqu'un puisse te faire confiance comme ça. A toi, Lorenzo Farnese, le mec le plus hautain et égocentrique de la ville. Alors ça te fait sourire. T'y vois une occasion d'en découvrir plus de lui, et pas seulement son passé. T'as envie de tout savoir. « J'ai envie de te connaître, c'est tout. T'es intéressant j'trouve. » Tu hausses les épaules, tu souris à pleines dents. Puis tu sors ton téléphone de ta poche, pour ouvrir ton calendrier. Tu ne vas pas vraiment lui laisser le choix. « Tu sais quoi ? On va se faire une bouffe chez moi. Brésil et Italie au menu. T'es libre quand ? » Ton visage se tourne vers le sien, tu plantes tes yeux dans son regard sombre. Et tu sens son cœur manquer un battement. Alors tu détournes tes iris aussi vite.

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MessageSujet: Re: out in the cold. (rafael)   Mer 4 Avr - 16:39

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Entre ta petite fixette sur ses mains et les questions de Lorenzo, t'es pas sûr de pouvoir terminer la journée sain d'esprit. Il te déballe tout, et t'es pas sûr de pouvoir résister encore longtemps. Faudrait pas que tu fasses une connerie, et qu'il t'en veuille pour la vie. Tu t'accroches bien trop à votre amitié et tu veux pas perdre ton métier, juste pour le plaisir de laisser parler tes sentiments. Ton ventre grogne et te fait agréablement mal à la moindre résistance. Tu sais pas si combien de temps tu peux encore tenir, assis à ses côtés, à capter son regard et à t'imaginer toute sorte de choses. Tu résistes, mais Renzo s'ouvre de plus en plus, au fur-et-à mesure de la discussion. D'abord, il s'enquiert de ta famille et il te demande si tu les vois de temps en temps. C'est à cet instant que tu te souviens de la sienne et de la distance qu'il doit parcourir pour les revoir. T'as l'impression que, quoi que tu dises, tes malheurs ne font pas le poids devant ceux de l'italien, et qu'en parler te rendrait ridicule, si ce n'est égocentrique. C'est peut-être en entendant ton silence qu'il rebrousse chemin, s'insulte même et paraît embarrassé. Tu comprends pas trop sa réaction, mais tu n'trouves pas encore les mots pour rassurer le footballeur. Était-ce un cri, un SOS? Une façon de te dire qu'il aimerait que vous parliez de ses choses là? Et alors que tu finis de l'rassurer, de lui répéter qu'il ne t'emmerde pas avec ses histoires et ses questions, Lorenzo Farnese devient tout d'un coup trop doux. Ton p'tit coeur fond dans sa cage thoracique et t'es obligé de serrer la mâchoire pour contrôler tes pulsions. En temps normal, sa langue acérée et son visage hautain te font tourner la tête, alors s'il te caresses dans le sens du poil tu vas crever d'un infarctus. « Oui, ça va, t'inquiète, hm. Tu m'soules pas Renzo, jamais. » Qu'est-ce que tu peux lui dire de plus hein? Que tu aimes quand il te parle comme ça? Que ta poitrine se soulève au son de sa voix chaude? Un soupire et, toi aussi, tu baisses la tête pour regarder tes mains et les trifouiller. Le pire est encore à venir. T'étais pas préparé à avoir une telle conversation avec l'italien ce matin. Lorenzo a beau sourire comme un grand gamin, ses mots te touchent en plein coeur. T'as l'impression d'être piqué par la flèche du foutu Dieu de l'amour avec un grand "a". Tu contractes les muscles de ton bras droit, un moment, et tu le lève un peu, la tentation étant trop grande. Mais tu te ravises. Merde. Tu le laisse tomber et le ramène même le long de ton corps, cassant la proximité. T'auras ma peau Lorenzo. La douleur s'intensifie et remonte jusque dans le creux de tes reins. Ça te gêne encore plus, même si t'aimerai qu'il te parle de son enfance, et toi de la tienne. Le décors et le moment ne te le permettent pas. Plus tard. Autre part. Rien que nous deux. Lorenzo a comprit et tu reprends un peu d'aplombs en écoutant sa proposition. T'es content, c'était comme s'il avait lu dans tes pensées. Le sentiment de victoire te fait esquisser un sourire sincère et joyeux. Tu portes un regard sur le calendrier de son portable, te rapprochant encore un peu plus de lui, sans le faire exprès cette fois. « Ce serait cool ça. J'suis libre en fin de semaine. Pas vendredi soir par contre, j'ai promis à Nola d'être là. Mais samedi, ce serait parfait. » Tu relèves la tête, un sourire malicieux se promenant sur tes lèvres. Chez lui. Tu vas enfin voir à quoi ressemble son appart', peut-être sa chambre qui sait? Par pure curiosité, et rien d'autre! Vos prunelles restent bloquées un instant, et tu bouillonnes sous tes vêtements chauds. Heureusement, Lorenzo détourne du regard, à son habitude. Il n'a jamais réussi à soutenir le vert de tes yeux et t'hésites encore à trancher entre l'embarras ou l'intimidation. Pour ne pas laisser le silence envahir encore une fois leur petit entretien, ta main vient tapoter son dos puis tu descends de la table blanche, faisant alors face à l'italien. « Ca nous changera d'ici. C'pas que je n'apprécie pas de te voir en survêt' toute la journée, mais j'aime bien quand on s'voit en dehors du club. C'est plus décontracte. » Tu dis ça, juste en connaissance de cause, et tu n'attends pas forcément de lui une réponse. Tu veux juste qu'il le sache et qu'il en prenne conscience à vos prochaines rencontres. « Tu reprends l'entrainement à quelle heure? » Est-ce qu'il vous reste du temps pour que tu fasses joujou avec ton appareil photo? Tu viens de t'apercevoir que les murs de la salle offrent une luminosité parfaite, et si tu peux avoir la chance de le photographier hors du terrain, tu la prendras à pleine main.

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MessageSujet: Re: out in the cold. (rafael)   Jeu 5 Avr - 20:27

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Il pourrait te dire n'importe quoi, te répéter que tu le soules pas avec toutes tes interrogations, mais y'a toujours cette petite voix dans ta tête qui te le répète en boucle. T'es pas rassuré. Putain, pourquoi c'est jamais normal avec lui ? T'as la mâchoire toujours aussi serrée Lorenzo. Tu sais jamais comment te comporter avec lui. Tu veux pas lui donner la mauvaise impression, tu veux pas lui donner de raison de moins te parler. T'es trop habitué à sa présence maintenant et t'aurais beaucoup de mal à t'en passer. A vrai dire, tu t'vois pas te pointer à l'entraînement et ne pas voir sa silhouette armée de son appareil photo. Tu sais que c'pas demain la veille, mais t'es persuadé que le jour où tu retourneras à Londres et à Arsenal, tu resteras attaché à lui. Cette pensée, elle vient te donner une décharge dans ta cage thoracique. Et pour la première fois depuis que t'es ici, tu t'es trouvé une raison de pas partir. T'as du mal à te l'avouer Renzo, mais tu le sais très bien. Y'a toujours Rafael dans un coin de ton crâne, à toutes heures. Et pourtant, tu sais pratiquement que dalle de lui. Tu sais pas dans quelle ville il est né, tu sais même pas c'est quoi sa couleur préféré. Les questions de ce genre, elles te brûlent les lèvres et pourtant, tu restes muet. Tu fermes ta gueule, parce que tu veux pas paraître bizarre. Parce que tu te dis que ça viendra. Et parce que ce putain de rapprochement, il te glace le sang. T'es pas comme ça Renzo. T'as jamais été comme ça. Pourquoi ce mec il te fait autant tourner la tête ? Pourquoi tu vois son visage quand t'as la main dans ton caleçon ? T'es pas normal putain. Y'a rien de normal dans tout ça. C'est un pote et faut que tu t'imprimes ça dans le crâne. Alors quand il s'rapproche un peu plus pour prévoir un jour, tu t'sens mal à l'aise. Tu bouges un peu, de quelques centimètres. C'est plus fort que toi. Tu te détestes. Parce que tu l'vois d'une manière différente. Parce que ça devrait pas être aussi grave. Et parfois, ça te donne envie de hurler tout ça. Et comme un con, t'es en train d'envenimer la situation. Tu hoches la tête à sa proposition. T'avais quelque chose de prévu samedi. T'étais censé rejoindre tes potes, faire la tournée des bars, coincer des meufs. Mais tant pis, t'annuleras. « Samedi c'est bon. J'demanderai à Ren de pas être là. » que tu finis enfin par articuler. Ta gorge sèche te rappelle que tu viens de passer plusieurs minutes sans l'ouvrir. Reprends-toi putain. Et enfin, c'est lui qui s'éloigne. Tu sens rapidement sa main dans ton dos et tu retiens un sursaut. Contact bref, mais ça a suffi pour insuffler un peu de chaleur dans tes veines. Tu souris à sa remarque. Pas de survet' samedi dans ce cas-là. « J'suis pas en survet' là j'te rappelle. » Tu rigoles légèrement. Et t'évites son regard, comme tu sais si bien le faire. Tu regardes justement ton jean alors tu retires quelques fils qui dépassent des déchirures au niveau des genoux. Concentration ultime sur cet acte insignifiant. Puis tu relèves la tête à sa question, mais pour regarder par la fenêtre. Tu vois que certains gars sont encore là, à parler près de leur voiture. « L’entraînement est fini. » que tu dis, le regard toujours fixé sur la vitre. Le regarde pas Lorenzo. Les gars comme toi, ils passent pas leur vie à détailler le visage de leurs potes. Puis tu regardes l’heure sur ton portable. Bientôt treize heures. « J’dois retrouver une meuf à 15h00. Mais sinon, c’tout. » Tu ranges ton téléphone, sans prendre de regarder les notifications. « Tu proposes quoi ? » que tu lui demandes, osant enfin croiser son regard.

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MessageSujet: Re: out in the cold. (rafael)   Sam 7 Avr - 9:46

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Les belles paroles et les gestes affectifs vont bon train généralement, avec les mecs qui te font de l'oeil. Mais quand tu te retrouves avec Lorenzo, t'es qu'un soldat en territoire inconnu qui pousse l'ennemi jusque dans ses retranchements. Parfois, tu te rends au taf et t'as aucune putain d'idée de comment la journée se déroulera. Si tu rejoindras Nola les épaules légère et la poitrine gonflée d'espoir, ou si tu te contenteras de retourner chez toi, la déception au coeur. Tout ça repose sur une seule personne qu'est l'italien. Il y a de bons jours, comme celui-ci, où tu réussis à casser la glace, où t'as l'impression que tu lui fais de l'effet et qu'il est juste trop con pour le voir. Et t'en as d'autres où il ne lâche pas son visage de petit don juan prétentieux et ça te fout les boules parce que t'as l'impression d'empoigner de l'air à main nue et de fantasmer l'impossible. Puis parfois, c'est un drôle de mélange, et tu te sens complètement largué, tiraillé entre différents sentiments, passant trop vite du chaud au froid, puis du froid au chaud. Lorenzo, c'est un couteau à double tranchant.
T'es heureux et ton coeur fait boum boum dans sa cage quand l'italien hoche de la tête pour confirmer votre petit rendez-vous en fin de semaine et qu'il ajoute qu'il ne veut pas de Renata ce soir-là. Tu sais pas ce que ça veut dire. Tu sais que t'en apprendras un peu plus sur lui, et qu'enfin vous sauriez tout l'un de l'autre. Mais tu ne peux pas t'empêcher d'imaginer si ça cache autre chose. L'envie d'être seuls tous les deux, la perspective de faire éclater la vérité, même si pour toi elle est démesurément tape-à-l’œil. « Ok, super », murmures-tu, le souffle court sous les pulsions de ton myocarde. Ta peau te brûle. T'as chaud putain et tu commences à transpirer. Tu pries Dieu pour t'avoir accordé la peau mate. Ici, les gens sont d'une blancheur hallucinante et c'est parfois mignon quand tu les vois rougir sous leur gros manteau ou à chaque levée de soleil. Toi, t'es habitué à supporter les rayons brûlants, même si ton séjour en Grande-Bretagne t'a radicalement changé. Faut que tu bouges, que tu changes tes idées. T'as envie qu'il te fasse rire, ou qu'il t'insuffle un brin de colère. Alors qu'il rigole doucement en faisant remarqué qu'il est pas en survêt', une idée commence à germer dans la tête. Tu la gardes précieusement dans un coin et tu souris. « C'est vrai... mais t'as compris l'idée quoi. » Son jean épouse parfaitement ses cuisses et ses mollets et laisse entrevoir pudiquement ses rotules, couleur chocolat. Tu te mords la lèvre un moment en le regardant faire. Il est mignon. Trop mignon. Tu lâches un grand soupire et lève la tête au plafond pour penser à d'autre chose que chaque parcelle de son corps. Puis, tu l'entends dire que l'entrainement est fini, ta chance pour le retenir encore un peu dans la salle. « J’dois retrouver une meuf à 15h00. Mais sinon, c’tout. » Douche froide. C'est ce qu'il te faut après tout non? Tu reportes rapidement l'attention sur lui. Il a l'air sérieux, extrêmement sérieux et tu sens des aiguilles s'enfoncer par millier dans ta poitrine. Ça picote un peu, que tu te dis, pour te rassurer. Tu fais pas un caca nerveux, t'es grand maintenant Rafael. T'es un adulte qui a eu son enfance volée. Les mauvais sentiments, ça te connait, alors tu les ravales rapidement, et t'essaye de plus en parler. Seulement, tes pensées divergent sans arrêt pour se demander qui peut être la belle à ses yeux. Une frivolité éparse? Un plan cul régulier? Sa meuf? Tu préfères souffrir un peu que d'errer dans l'incertitude, mais tu te sens en mauvaise position pour lui demander un peu plus de détails. « Oh j'vois. » Tu tentes un malin petit sourire en coin de bouche qui disparaît cependant peu de temps après. Tu reprends en main ton appareil photo et le serres très fort. Tu veux pas qu'il aperçoit ta fébrilité à cet instant. « J'me demandais si tu voudrais poser pour moi, hors terrain de foot. J'essaye de toucher un peu à tout dans la photo, mais j'ai jamais vraiment eu l'occas' de travailler les portraits. » Tu t'arrêtes pour reprendre ton souffle et pour voir si ton excuse passe crème. « J'ai plein d'idées de décors en tête, mais pour commencer sur un ton simpliste, cette salle suffira. » T'essayes d'argumenter, de lui vendre le truc. S'il refuse, tant pis, tu continueras le reste de la journée à avoir mal au coeur. S'il accepte, tu pourras peut-être être épargné.

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MessageSujet: Re: out in the cold. (rafael)   Dim 8 Avr - 1:24

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Il te met mal à l'aise bordel. Tu sais même plus comment te comporter. T'as limite envie d'être con Lorenzo. D'être un véritable connard, pour qu'il s'éloigne et que tout redevienne normal. Sauf que tu ne peux plus te passer de lui maintenant. Tu te retrouves coincé, à avoir besoin de sa présence, à avoir besoin de voir son visage. T'es à la limite de te rendre malade tellement que cette connerie te bourre le crâne. Le détester ou l'adorer, t'arrives pas vraiment à trouver de juste milieu entre les deux. Et le pire dans l'histoire, c'est que tu penses la même chose de toi. Que tu sais pas quoi ressentir face à tout ça. Que t'arrives pas à te décider une bonne fois pour toute. T'es minable, que tu te répètes des fois le soir, quand tu te retrouves seul avec tes pensées. Ouais, c'est ce que tu te dis quand y'a ces putains de yeux verts qui flashent dans ton esprit, alors que t'es même pas avec lui. T'as la tête qui tourne, un peu. Alors maladroitement, tu te penches pour récupérer la bouteille d'eau qui traine dans ton sac à dos. En équilibre précaire entre la table et la chaise, tu te concentres sur ta tâche et non pas le brésilien. Tu l'écoutes, mais tu ne lui réponds pas. Du moins, pas avec des mots. Y'a que des vagues hm qui passent tes lèvres. Parce que tu ne sais pas quoi lui raconter à vrai dire. Tu t'es refermé Renzo, encore une fois, comme le gros casse couille que t'es. Tu bois, plusieurs gorgées, avant de remettre ta bouteille dans ton sac. Le plastique craque, il brise le silence que t'as installé. Tu sais très bien qu'il te regarde mais toi, tu fais comme si t'en avais rien à foutre. Mais ça te bouffe de l'intérieur. Parce que t'as qu'une envie, c'est de croiser ses iris, c'est de planter tes yeux dedans pour ne jamais les détourner. T'as pas le droit de penser ça Lorenzo, non t'as pas le droit. T'es dans un élan de faiblesse et faut que tu te reprennes en main. T'es pas comme ça. Tu te dis que si tu te le répètes en boucle, ça finira bien par être vrai. Puis tu vois ses mains, elles passent pas loin de toi. Et y'a ton cœur qui se soulève dans ta poitrine. Tu te demandes ce qu'il va faire.. Tu te demandes ce que t'aimerais qu'il fasse. Mais ses doigts, ils s'emparent de son appareil photo et y'a une pointe de déception qui vient légèrement percer ton muscle cardiaque. Tu ne sais même plus quoi attendre, vu la façon dont tu te comportes avec lui. Puis il te propose de te prendre en photo et toi, ça te fait sourire. Le rictus est naturel, instantané. Peut-être à cause de son égo, ou bien parce que t'aimes bien ça, qu'il te prenne en photo. Alors tu hoches la tête et tu te lèves enfin. T'es face à lui. Même taille, à un ou deux centimètres près. Tes yeux piles à la hauteur des siens et pourtant, c'est le sol que tu regardes. Puis sans te faire prier, tu vas te foutre devant le mur blanc ; tu te dis que c'est forcément là qu'il veuille que tu poses. Adossé contre le mur, les mains dans les poches de ton sweat, t'attends ses instructions. T'as déjà fait ce genre de truc, pour des marques comme Adidas ou Nike. Mais cette fois, t'es un peu plus mal à l'aise. T'es plus dans ta zone de confort Lorenzo. Parce que c'est pas n'importe qui devant toi, à tenir l'appareil. T'as confiance en son talent, tu sais très bien que les photos vont être sublimes (et toi aussi d'ailleurs). Mais c'est Rafael. Rafael, Rafael, Rafael. Toujours lui, seulement lui. Alors pour éviter de perdre tes moyens, tu restes stoïque, le visage fermé. Après tout, les mannequins ils font toujours la gueule.

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MessageSujet: Re: out in the cold. (rafael)   Sam 14 Avr - 19:47

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Lorenzo ne dit rien, pas un mot, mais ses gestes trahissent ses pensées. Heureusement d'ailleurs, sinon t'aurais bien eu du mal à discerner ses envies et sa volonté. Tu le regardes se foutre contre le mur, et tu souris malgré toi. Il accepte, c'est déjà ça. Tu sais pas ce qui l'a amené à se laisser photographier, hors du terrain. C'est pas du tout professionnel, tu l'as dis, c'est juste pour t'entraîner. Et plus précisément, c'est aussi pour ton plaisir personnel. Pour qu'en rentrant chez toi, tu aies son blaze charmeur. Pour que tu puisses plonger tes yeux dans son regard dédaigneux mais si attirant et que tu t'y perdes, en t'imaginant toute sorte de chose. Une vie plus facile que celle que t'as peut-être, avec quelqu'un a tes côtés. Ce quelqu'un à la peau tannée et tatouée, aux cheveux crépus et aux iris d'un noir profond. Ça t'amuse de le voir aussi impassible devant ton objectif, mais t'essayes de retenir le rire qui pend à tes lèvres. Tu veux pas qu'il le prenne mal, mais Renzo fait tout à coup très... Renzo. Tu as devant toi l'italien tout craché. Celui qu'on voyait durant les match et les interview. Celui qu'on croisait dans les rues alors qu'il allait chercher son pain en bas de chez lui. Tu rigoles parce que tu sais qu'il n'est pas toujours comme ça. T'as déjà aperçu un de ses sourires et t'as déjà eu l'occasion d'être le centre de son attention. C'est pas mal non? Ça vaut sûrement quelque chose... Tu gonfles de la poitrine, rassuré, et t'enclenche le flash. Tu cadres pendant plusieurs secondes. Tu réfléchis à comment le prendre. De face, de trois quart? Laisse-toi juste aller. Profite. Inspire et expire. Tu bouges un peu et t'apprête à prendre le premier cliché. « J'te préviens, y'a le flash. » Tu penses que c'est important de le prévenir, jusqu'à ce que tu te souviennes que ce n'est sûrement pas son premier photoshoot. Click. Ça y'est, c'est dans l'appareil et Renzo garde toujours la tête haute. Tu te sépares de la lunette et plantes ton regard dans le sien, comme pour le provoquer, l'amener à faire l'impossible. « J'peux avoir ton sourire de tout à l'heure? » Tu te mords les lèvres sous la requête. Il va t'envoyer chier c'est sûr. Ou bien tu obtiendras exactement ce que tu veux. Pour l'aider, tu t'approches de lui et t'oses poser tes mains sur ses épaules. « Détends-toi un peu plus. Voilà, comme ça... » Tu le masses superficiellement en essayant de sentir ses muscles se relâcher. Il faut qu'il soit plus relax sur les photos, plus naturel. Tu veux retrouver le Renzo que t'as vu toute à l'heure. Et puis sa tête... « Tu peux abaisser ton regard? » Toujours avec tes mains, t'oses prendre son menton et l'incliner un peu vers le bas. Tu frissonnes au toucher et rétractes le bras pour prendre un autre cliché.

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MessageSujet: Re: out in the cold. (rafael)   Dim 22 Avr - 22:49

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T'arrives pas à te détendre. Tu sais même pas si tu essayes vraiment. T'es trop sur les nerfs Lorenzo et tu sais très bien que la cause de tout ça, c'est le brésilien en face de toi. T'as tellement envie de le regarder, de détailler son visage, mais tu forces ton regard ailleurs. Tu forces ton affection ailleurs. Tu hoches la tête à sa remarque sur le flash ; t'es habitué de toute façon. Alors tu te laisses faire, tu bouges un peu, à gauche puis droite. Tu te retiens un peu à vrai dire. Ton visage, il est toujours autant fermé et Rafael le remarque bien. Et sa demande, elle te fait sourire, légèrement. Rafael 1, Lorenzo 0 Tu te dérides un peu. « Exactement le même, ça risque d'être un peu difficile, mais j'vais faire mon maximum. » que tu lui réponds en étirant un peu plus tes lèvres. Puis ton rictus, il se fige quand tu le vois se rapprocher de toi. Par réflexe, t'as un mouvement de recul ; mais tu pas aller bien loin avec le mur derrière toi. Tu suis du regard ses mains alors qu'elles se posent sur tes épaules et tu sens tes muscles se tendre légèrement. Lui qui semblait vouloir l'effet inverse, c'est loupé. Puis tu croises son regard, et tu le soutiens, pendant quelques secondes. Et t'as l'impression que ça fait des semaines que tu ne l'as pas vu, réellement. Tu sens ton palpitant se serrer un peu quand il te demande d'abaisser les yeux, mais tu t'exécutes. Par réflexe, tes iris se tournent vers sa main, qui vient brûler la peau de ton visage. A croire que tu pourrais fondre sur place sous son touché. T'as un peu de mal à respirer alors qu'il s'écarte enfin. Ou trop tôt. Tu te racles la gorge, t'essayes de retrouver un minium de consistance pour prendre la pose devant son objectif. Arrête Lorenzo, t'es pas comme ça. Quelques clichés qui suivent tes mouvements, puis t'entends ton téléphone sonner dans ton sac à dos. « Excuse-moi. » Tu t'écartes alors qu'un ultime flash vient illuminer ton regard une bref seconde. T'attrapes ton sac pour prendre ton portable. Renata. Tu soupires légèrement en lisant son message, puis tu glisses l'appareil dans la poche arrière de ton jean. « C'est ma sœur, elle a oublié ses clés et elle est enfermée dehors. » Tu prends ton sac à dos, que t'enfiles sur tes épaules, puis tu te tournes vers Rafael. Ça t'embête un peu de le laisser là. Tu passais un bon moment malgré ta connerie latente. Tu te rapproches de lui, et tu tends la main pour lui dire au revoir. Le salut habituel, le check de base. Rapide coup d'œil vers l'appareil photo entre ses mains, que tu désignes de ton index. « Tu me montreras le résultat samedi. » Tu lui souris, une dernière fois, avant de tourner les talons en direction de la sortie du camp d'entrainement.

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