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 The theory of everything (tommy)

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MessageSujet: The theory of everything (tommy)   Jeu 29 Mar - 23:39

@tommy bronson

Des volutes de fumées nerveuses s'échappent d'entre ses lèvres alors que ses chaussures s'éclatent en douceur contre le bitume. Elle ne veut pas louper son rendez-vous de la semaine mais les filles ont été lentes à se changer ce soir, les parents trop avides de compliments l'attendaient en plus à la sortie, ce guet-apens. Sac de sport à la main, elle a encore les cheveux humide d'une douche trop rapide qui s'écrasent contre sa veste en jean pour y laisser une trace disgracieuse. Sur un parking, ses prunelles croisent un regard qui semblait l'attendre. Quelques secondes filent et elle finit par prendre ce silence comme une invitation. Il ne semble pas être dans le rush et est tout à fait disposer à l'honorer de sa présence. Tant mieux. « Alors qui suis-je aujourd'hui ? » Elle déclare comme si c'était un jeu en ouvrant la portière coté passager. La place du mort. Elle pose avec l'assurance d'un propriétaire terrien son sac au sol et s'attache. Sécurité first. Elle pivote vers lui de quelques centimètres. La vérité est que c'est un jeu pour elle au final. « Ta sœur, ta cousine ou celle traumatisée d'une patiente récemment transportée, ta nouvelle girlfriend autiste ? » elle fait une liste, de sa voix rauque, qui est loin d'être exhaustive en comptant sur ses doigts. Ça la fait toujours sourire de voir Tommy essaie de renouveler les excuses pour justifier sa présence dans l'ambulance. Heureusement que les interlocuteurs sont souvent différents. Dans ces cas précis, elle tente toujours de composer son air le plus attendrissant afin de se faire accepter plus facilement. « Il faut que l'on soit raccord dans ton mensonge qui développe de plus en plus une certaine forme de schizophrénie chez moi » elle souffle, amusée sans forcément le montrer, en posant ses opales azurées sur lui, un air doux flottant sur son visage. « Ta journée ? » elle s'enquière alors en lui laissant la possibilité de lui raconter la population qui a squatté l'ambulance ou de lui parler réellement de lui. Elle s'accoude au dossier du siège de Tommy. « Tu as mangé ? » Elle l'interroge parce que la nuit commence à tomber et elle se prend prête à sociabiliser dans le restaurant à emporter du coin pour lui s'il le faut.
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MessageSujet: Re: The theory of everything (tommy)   Lun 23 Avr - 2:48

Le soleil tombe et j'ai à nouveau cette sensation d'être dans un mauvais film. Les néons du centre ville répercutent contre les vitre morbides de ma bulle d'acier des échos de vie tapante, de réalité en décalage, comme jamais vraiment à portée de mes mains vissées sur le volant ou de mes yeux soudés à une route divine. Alors le héros solitaire, claquemuré loin du monde, se contente d'entre en collision avec lui en recueillant les mal en points. Les blessés. Il voit des morts ou presque, il s'arrête au beau milieu de l'autoroute pour courir après un malheureux perché sur le parapet d'un viaduc frôlant déjà le ciel, il charge l'un ou l'autre collègue silencieux, qui attend en somnolant le moment fatidique où la moindre erreur sera fatale. Le héros solitaire, c'est moi et pas moi en même temps. Je n'ai rien d'un héros, je ne suis qu'un gars qui sait conduire vite et bien, qui sait réaliser un massage cardiaque et qui, le reste du temps, s'enferme dans l'habitacle de son véhicule pour sillonner les routes de la ville - jamais trop loin, jamais hors de portée d'un éventuel appel - et faire de son errance son métier. Alors comme d'autres, j'ai appris à passer le temps. Doucement, je me range face aux vitres illuminées du bâtiment dont l'entrée grouille encore de ces parents moitié fatigués de devoir reprendre la bagnole pour aller chercher leur gamin au cours de danse, alors qu'après deux ans de leçons, il sait toujours pas comment tendre sa jambe correctement, et moitié fiers que le gamin progresse quand même et s'inscrive d'ores et déjà dans une dynamique de sociabilisation en-dehors de l'école. Ma fille sera équilibrée et heureuse, qu'ils se disent entre eux, regardez comme elle se passionne déjà pour le sport, pour l'art, regardez-les, toutes copines et déjà soudées. Ce sont des gosses, putain. Encore heureux qu'ils ont envie de faire autre chose que d'aller à l'école puis de rester cloîtrer chez ils. J'ouvre la fenêtre conducteur, m'y accoude, entame un décompte machinal et silencieux des secondes. J'en suis à six cent soixante-quinze, c'est-à-dire un peu plus de onze minutes, lorsqu'une silhouette plus haute et largement plus gracieuse que les autres s'extirpe de la masse et s'arrête en me repérant. Elle fume, comme d'habitude et je me contente de l'observer, comme d'habitude - jusqu'à ce qu'elle aligne les pas et perce ma bulle en ouvrant la porte côté passager. Le silence fait place à son sarcasme et j'étire un sourire tranquille en balançant mon sac derrière pour lui faire de la place. Drôle de routine, avec Ninel. Je ne sais pas ce qui la motive à réintégrer mon véhicule sans raison mais c'est devenu une habitude pour occuper le vide, pour elle comme pour moi. La journée passe puis converge et la collision, bam ! Deux fantômes dans une ambulance. - Au moins, tu ne joueras plus de rôle, je rétorque d'un air railleur qui pourrait dénoter avec l'affection étrange que je lui porte, s'il n'en était pas partie intégrante. En roulant des billes rieuses dans sa direction, je songe à toutes ces fois où elle a dû jouer les proches en pleurs ou trop secouées pour réagir lorsque, de retour à l'hôpital ou à la caserne, je devais expliquer sa présence sur le siège passager. - Je te trouvais plutôt convaincante dans le rôle de ma fan que j'emmenais à l'asile, j'ajoute l'air de rien, en mettant le contact, une main sur le volant et l'autre sur le levier de vitesse. - Mais stagiaire, c'est bien pour cette fois. C'est le premier truc auquel j'ai pensé. La vérité c'est qu'elle a raison, je commence à tomber à court d'excuses et si je me décide à faire dans le recyclage, il va falloir que je tienne à jour un répertoire de qui je rencontre, quand et quel prétexte bidon j'ai trouvé pour justifier la présence silencieuse de Ninel à côté de moi. - Une bagarre entre ados encore bourrés d'hier soir, un arrêt cardiaque, quelques bras cassés, et une tentative de suicide à la pilule contraceptive. J'ai pas osé lui dire qu'elle s'y était prise comme un manche. Je récite sans le moindre état d'âme puis grimace, incommodé par une situation plus chiante que réellement inquiétante. Allez informer une quadra dépressive qu'elle est même pas foutue de réussir son suicide en se renseignant sur les médicaments efficaces. Sérieusement, même de l'aspirine aurait fait l'affaire. Je réprime un soupire - putain que je dois être à moitié tordu ou juste complètement anesthésié pour réfléchir en ces termes. Mais c'est toujours un peu comme ça avec les gars. Si tu réfléchis trop aux gens que tu trimbales et à leur situation, si tu prends trop le boulot au sérieux, tu deviens dingue et tu pètes un plomb. Faut avoir un minimum d'empathie, évidemment, mais notre job à nous, c'est juste de conduire le patient à l'hosto le plus vite possible pour que les médecins prennent le relais avec le côté humain et tout le bordel. - Nope, mais je tuerais pour un curry. Je me rends compte que je crève de faim. C'est toujours quand elle me rappelle que je dois manger que je reconnais qu'elle a raison. Alors je braque sur la droite pour couper dans la rue qui mène vers la véritable odyssée de la bouffe du quartier et je me gare devant un indien qui nous a déjà vu passés un certain nombre de fois. J'attrape du fric dans mon sac que je lui tends, parce qu'elle a toujours la gentillesse de faire la messagère vu que j'ai le cul vissé sur mon siège au cas où. - Tu peux te prendre ce que tu veux en plus. je souris avant d'être replongé dans le silence, jusqu'à ce qu'elle revienne, accompagnée d'un "merci" quasiment désespéré. Je pousse l'ambulance un peu plus loin, sur des places réservées au stationnement et relâche la pression pour de bon. Pause. - Et toi, tes gosses ? Le père de la petite rousse, il a lâché l'affaire ou il tente toujours ? et je me marre dans ma barbe, en déballant mon poulet. Ça a été la seule fois où ça a été moi qui ai dû jouer un rôle. La situation me faisait plus marrer qu'autre chose, lorsqu'elle me racontait ses efforts pour éviter les invitations à boire un verre du mec en question, jusqu'à ce que je capte son regard au moment où Ninel est rentrée dans l'ambulance avec un regard bien plus séducteur que d'habitude.

_________________
I gotta roll I can't stand still
Got a flamin' heart can't get my fill
With eyes that shine, burnin' red
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