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 time to pretend. (wyatt)

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( end game )

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MessageSujet: time to pretend. (wyatt)   Jeu 29 Mar - 15:58

you can drive all night
looking for the answers in the pouring rain
you wanna find peace of mind

En ce moment, j’ai un problème. Le genre qui me trotte dans la tête et qui refuse d’en sortir, malgré tous les efforts que met en place la partie raisonnable et raisonnée de mon cerveau pour me convaincre que c’est pas grand chose, que ça va passer, que je devrais me mêler de mes fesses. J’ai toujours son visage qui clignote derrière mes prunelles, l’expression exagérément triste, façon dessin animé de tragi-comédie qui s’affaisse sous le poids de larmes trop lourdes. Bien sûr que j’amplifie, que je dramatise et que je romance complètement la situation, c’est le revers de médaille d’avoir l’esprit trop organisé, trop analytique - il a l’espace nécessaire pour toujours penser à autre chose en même temps, quoi que je fasse. Je suis en pleine course effrénée pour précipiter un homme en pleine infarctus à l’hôpital ? Pas de problème, j’ai le temps de réfléchir à ce qu’il reste dans le congélo pour la bouffe de ce soir. En plein date ? Mais aussi en pleine réflexion sur la possibilité que les vers de terre aient des dents. En train de terminer la déclaration d’impôts du voisin ? Le visage de Wyatt, perché sur un corps caricaturé de joueur de rugby qui fait des allers et retours dans mon champ de vision, l’air dépité car particulièrement mauvais pour faire semblant de rien. Aussi, au bout de quelques jours à ressasser sur le pourquoi du comment de sa déprime, je finis par me décider à faire quelque chose. Prendre les choses en main. Pas littéralement, évidemment - précision nécessaire voire obligatoire quand on connait le bonhomme. Ouais, j’ai une vague idée de ce qui lui bousille le moral en ce moment, à Wyatt, et je pense que la démission soudaine de notre collègue Banks n’y est pas pour rien. Je commence à le connaître, on passe bien trop de temps à boire ensemble, ou autre lorsqu’on est inspiré. C’est un mec, un vrai, le genre viril, pas sentimental pour un sou, mais qui est incapable de vraiment gérer ses émotions. Même lorsqu’il essaie vraiment de traiter l’info, si elle est uniquement constituée d’influx émotionnels, il surchauffe et la seule réponse qu’il aura sera de renverser une table en gueulant puis se taper la poitrine en rigolant comme un viking. Je ricane tout seul en l’imaginant dans cet accoutrement d’homme préhistorique que je ne lui confère pas réellement, tandis que j’aligne les pas jusqu’au Black Dove, où je lui ai ordonné de me retrouver dès son service terminé. - T’as rien de prévu ce soir. Rdv au BD quand t’as fini. Et c’est tout. C’était pas une question, il l’aura compris. Je le kidnappe, qu’il soit consentant ou non, fatigué ou pas, qu’il m’assomme pour m’en empêcher ou qu’il me suive sans discuter. Il n’a pas le choix, j’ai décidé d’être un bon pote et je le cogne s’il m’empêche de tenir mes bonnes résolutions. Bon, globalement, le Fairchild ne rechigne jamais face à une soirée au pub, tant qu’il y a de la bière et du rugby diffusé à la télé donc je ne m’inquiète pas. Le truc, c’est plutôt l’état d’esprit dans lequel il sera quand je vais vouloir jouer les psys ou le pote cool, au choix. La vérité, c’est que j’aime pas le voir avec sa tête de déterré, sa mine des petits jours, j’aime pas savoir qu’il se traîne un truc qui pourrit dans sa tête, on dirait un gros Saint Bernard qui se rend compte que ses maîtres partent en vacances pour deux semaines. J’ai un coeur quand même, et Wyatt est un ami. Donc le voilà le but de la soirée : lui remonter un peu le moral. A la fois très simple et pas du tout. Si j’ai bien appris une chose sur lui, c’est le genre de gars à qui on change facilement les idées, mais qui n’oublie jamais vraiment malgré tout. Le genre qui va juste couvrir la merde avec une pile de feuilles d’arbre en s’imaginant qu’elle va disparaître, le genre qui va faire comme si le trou béant dans son abdomen n’existait pas, parce que c’est psychologique, jusqu’à ce qu’il crève exsangue. Ou alors, il n’est comme ça qu’avec moi et je suis un ami à la con. Bref, quand il arrive, je suis déjà à une table, avec une Guinness et en apercevant sa dégaine approchante, j’en commande une seconde d’un geste bref au barman. Il s’installe, on se salue rapidement parce qu’on en est à un stade où on se dit plus vraiment bonjour. On n’a pas le temps pour ces banalités. - Quoi de neuf ? je commence tranquillement, l’air de rien. Encercler la proie sans qu’il ne se doute de quoi que ce soit, faire ami ami, donner le change, jusqu’à ce que... - Parce que ta tête de blobfish commence à me fiche le bourdon, donc j’ai décidé de te saouler pour que ça sorte une bonne fois pour toute, je l’avertis finalement. Mon plan, c’est de traiter le mal par le mal. On va extraire le venin dans le sang et la douleur jusqu’à ce qu’il soit tellement vidé qu’il aura tout oublié. - Sauf si t’as d’autres plans, j’ajoute avec un petit sourire ironique, en détournant la tête pour capter les différentes présences féminines dans le coin et les analyser chacune à leur tour, selon ce que je connais de ses critères. Concrètement : belle et bien foutue.

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MessageSujet: Re: time to pretend. (wyatt)   Mer 4 Avr - 7:11

La journée avait été longue. Beaucoup trop longue. Pourtant, Wyatt avait bien tenté de se mettre dans le mood du travail. Un énorme mug de chocolat chaud bien épais jouxtait la paperasse qu’il devait abattre avant la fin de la journée et un vieux classique des Beatles filtrait par la radio, mais ça n’avait pas été assez, son moral continuait de flancher. Ca faisait des mois maintenant que Fairchild tentait de sortir la tête hors de l’eau. Son temps de guérison avait sans doute triplé du au faite qu’il n’arrivait pas à reconnaître que tout ça était dû à une seule et unique personne : Banks. Il avait enfin réalisé qu’elle ne reviendrait pas. Et que c’était sûrement en partie sa faute. Banks avait commencé par être son amie, puisqu’elle avait toujours refusé ses avances par peur de devenir comme les autres, l’ambulancière s’était distingué par ses refus catégoriques de le voir en dehors de la caserne. Un jeu de séduction s’était alors installé entre les deux, Wyatt tentait constamment de la faire craquer et elle lui résistait. Puis Wyatt avait eu sa promotion, il était devenu chef de la caserne et batifoler du côté des ambulanciers n’était plus acceptable au vu de ses responsabilités. Ca avait été perturbant pour Banks qui cherchait de nouveau sa place et Wyatt qui avait besoin d’asseoir son autorité. Mais finalement, ils avaient fini par craquer, parce que la tension était trop importante, que l’attirance était beaucoup trop forte. Ils avaient fini par succomber et Wyatt avait réagit comme Wyatt. Une fois qu’il avait consommé, il s’était barré sans prévenir, profitant qu’elle prenait sa douche pour s’éclipser. Après quoi s’en était suivi un silence radio qui s’était soldé par un accident pendant une intervention. Wyatt était parvenu à s’ouvrir la fesse en trébuchant sur une chaise, alors que Banks était de service. Ils avaient fini par se réconcilier alors que Fairchild était sur un lit d’hôpital et qu’elle se trouvait sur une chaise en face. C’est à ce moment là que Wyatt avait décidé de se lancer, de prendre son courage à deux mains et d’agir enfin comme un homme. C’était quasiment décidé, dès qu’il serait 100% remis de l’accident, il emmènerait Banks en date, en bonne et due forme et ferait les choses à l’endroit pour la première fois de sa vie. Sauf que voilà, à son retour d’arrêt maladie Banks n’était plus là. De ce que Wyatt avait compris, elle avait tout bonnement démissionné. Son numéro n’était plus attribué et ses réseaux sociaux supprimés. Peut-être qu’elle l’avait bloqué, c’était fort probable ici mais trop plein de fierté, Wyatt n’avait pas cherché à comprendre. C’était trop pour lui. Entre ses soeurs qui lui paraissaient de plus en plus lointaines et cet affront sentimental, le chef des pompiers s’était retrouvé un peu bousculé.
La plupart du temps il arrivait à donner le change et de ne laissait rien filtrer. Après tout il était le patron de la caserne, il ne pouvait pas se permettre de laisser apercevoir ses sentiments mais il y avait certaines personnes de qui il ne pouvait pas se cacher. Et son meilleur ami Tommy en faisait largement partie. Preuve en est, le texto qu’il reçoit l’invitant à venir boire un verre avec lui. Wyatt soupire dans un sourire, il a beau éviter son meilleur pote le plus possible, impossible de faire illusion. Qu’il le veuille ou non, Wyatt allait se faire cuisiner ce soir. Sa seule motivation était de voir sa tête de con et la bière qu’il allait lui payer. A l’heure du rendez-vous, Wyatt passa donc la porte du pub. C’était pas celui de Joan, sa soeur, c’était déjà ça. Il repère vite son meilleur pote et s'assoit en face de lui. Le chef des pompiers se marre déjà, y’a des potes comme ça qui ont tellement des têtes de con qu’on rigole instantanément quand on les aperçoit. “C’est ta tête de pioche qui me file le bourdon. C’est toi qui paye alors ? Laisse moi voir la bière la plus chère sur la carte.” dit-il en joignant le geste à la parole. “Je vois pas de quoi tu parles, c’est un peu crade comme phrase même j’dirais. J’ai rien besoin de sortir.” Au moins il gagne un peu de temps, il est pas obligé de se mettre à table tout de suite. “Par contre qu’on soit clair, si jamais ma soeur apprend que tu m’as fais venir chez la concurrence, tu te débrouilles avec elle.” Sa soeur Joan était propriétaire du Blue Crab, un pub populaire à Brighton majoritairement fréquenté par des hommes que sa petite soeur tenait d’une main de fer. Elle serait capable de lui arracher les orteils de doigts de pied un par un si jamais elle apprenait qu’il était venu boire une bière autre part que chez elle.



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