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 on traîne jusqu'à plus savoir c'qu'on foutait dehors. (lily)

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MessageSujet: on traîne jusqu'à plus savoir c'qu'on foutait dehors. (lily)   Mer 28 Mar - 19:51


ce soir c'est juste ismaël et lily. lily et ismaël. les autres qui ne pouvaient pas sortir. ou qui le ne voulaient pas. il n'a pas cherché à savoir isma. il s'est contenté de leur réponse. pour une fois, ils ne seront pas tous ensemble. rien de bien dramatique. alors avec la gamine, ils sont en ville depuis un moment. des heures, sûrement. il ne voit pas l'temps passer isma. pas là. il profite d'avoir la gamine pour lui tout seul, pour une fois. même si ça ne dépasse en rien les limites habituelles. ils vont de boutique en boutique. sans grand intérêt. ils observent. tu veux pas aller dans une boutique intéressante au moins ? j'sais pas moi, un truc de sous-vêtements par exemple. qu'il lâche après avoir doucement soupiré. cette boutique de chaussures ne l'inspirant guère. y'a le rire de lily qui résonne. les yeux qu'elle lève au ciel. sans pour autant répondre. sans entrer dans la boutique pour autant. elle a compris qu'il ne voulait pas y aller. pour une fois, elle comprend les messages qu'il essaie de lui faire passer. alors les deux gamins, ils reprennent leur marche. tranquilles, dans les rues de la ville. rues quasi désertes à cette heure-ci. les familles déjà rentrées chez eux. les quelques fêtards de sortie. et y'a un boum boum qui résonne. fort. qui semble si proche et si loin à la fois. un simple regard vers lily pour comprendre qu'elle aussi, elle veut aller voir d'où ça vient. léger détour. les pas qui se détournent du droit chemin, pour emprunter une ruelle à côté. suivant le bruit. suivant la musique. et finalement, y'a une petite maison qui se dessine. amas de personnes dedans. dehors, aussi. des gens qui dansent. d'autres qui boivent. de nouveaux arrivants, aussi. il sourit ismaël. en s'approchant encore un peu. et il tourne la tête vers la gamine. allez, viens, j'nous ai trouvé un meilleur plan pour ce soir. s'incruster. y'a trop de monde. personne ne s'apercevra qu'ils n'ont rien à faire là. alors le gamin, il se glisse entre les corps, s'assurant que lily suive. l'but n'étant certainement pas de la perdre. pas là. pas ce soir. il se glisse dans la bâtisse. repère une table avec une certaine dose d'alcool disposée dessus. sa taille aidant à voir par dessus certaines personnes. ça aide, parfois. alors il suit cette direction. sa main saisissant deux bières et il en tend une à la jeune femme. son regard qui reste un temps sur elle. un temps seulement, il pourrait rester la fixer, bêtement, mais il ne le fait pas. il laisse ses yeux se poser sur les autres. sur les personnes autour d'eux. vaut peut-être mieux éviter d'se déparer, on arrivera jamais à s'retrouver là-dedans. c'est la vérité, c'est certain. mais ça l'arrange bien qu'elle ne s'éloigne pas trop.
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MessageSujet: Re: on traîne jusqu'à plus savoir c'qu'on foutait dehors. (lily)   Jeu 29 Mar - 1:58

Elle rit et lève les yeux au ciel. Elle fait semblant d'être fatiguée de ses remarques à deux balles, fatiguée de ce jeune con qui faisait comme s'il la draguait. Elle n'était que fatiguée d'avoir à cacher son coeur qui s'emballait pour un rien et les sourires que l'autre faisait percer, écorchant la brune sans le moindre remord. Elle voulait lui hurler de se taire, lui hurler d'arrêter, sans savoir pourquoi, lui demander d'être sérieux, pour une fois, lui demander des promesses qu'il tiendrait, pour une fois. Mais elle ne faisait rien de tout ça et se contentait de rire et de le traîner dans d'autres boutiques, d'autres rues bondées. Parce que rien de tout ça n'était sérieux, parce qu'ils n'avaient pas le temps de réfléchir, pas le temps de se considérer, de se parler, vraiment.
Elle riait, en marchant, en le regardant et voilà que c'était elle qui le suivait, dans des ruelles inconnues, ne marchant qu'à l'oreille. Assoiffés d'une fête à laquelle ils n'étaient invités, une fête dont ils ignoraient jusqu'à l'existence quelques secondes auparavant.
Dans la foule, la brune fit en sorte de ne pas perdre son ami. Ses oreilles battaient au rythme de la musique au volume trop élevé. Elle saisit la bouteille de bière qu'Ismaël lui tendait et se concentra pour entendre sa voix au milieu de celles des inconnus. Elle lui rit au nez, naturelle, détestable, comme à son habitude, inconsciente. Toutes les raisons sont bonnes pour rester collé à mon cul, n'est-ce pas ? Elle but quelques gorgées, rit encore, lui fit un clin d'oeil et avala, en même temps qu'une bonne moitié de bouteille, quelques fragments de son coeur qui s'étaient envolés avec ses derniers mots.
Elle grimaça alors et se glissa devant lui, avançant vers la table où régnait l'alcool. Tu crois qu'on est à une soirée pyjama ? J'ai pas l'temps pour ça. D'un air décidé, elle attrapa une bouteille de vodka qui traînait dans la main d'un mec trop lent pour elle. Elle en versa dans deux verres et en tendit un à Ismaël. A nous. Elle lui sourit, complice, et porta à ses lèvres le gobelet qu'elle vida sans réfléchir.
Sans réfléchir.
Tel était le plan.
Récupérant sa bouteille de bière d'une main, elle glissa ses doigts entre ceux de son ami de l'autre et le tira au coeur de la foule. Allez viens.
Allez, danse.
Oublie.
Sans réfléchir.
Dans la pièce sombre, son corps emporté par celui des inconnus en transe, Lily s'oublia derrière un sourire et commença à danser, un peu seule, un peu trop avec lui, jusqu'à oublier
jusqu'au prochain verre
la prochaine taffe
le prochain rêve.

_________________
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MessageSujet: Re: on traîne jusqu'à plus savoir c'qu'on foutait dehors. (lily)   Ven 30 Mar - 23:36

sortie juste avec lily. c'est l'genre de plans qui suffit à faire sourire ismaël en théorie. quand il imagine que tout se passera bien. qu'elle ne fera pas sa gamine. quand il imagine qu'elle comprendra enfin. pure illusion. elle comprend rien lily. rien du tout. jamais avec isma en tout cas. n'importe quel gars pourrait lui faire le quart de ce qu'il fait, elle comprendrait. elle verrait où il veut en venir. mais là, non. rien. c'est comme si ça bloquait. elle s'dit qu'il rit. ou une connerie du genre. et isma, il ne le dit pas clairement. pas directement. il ne la regarde pas droit dans les yeux en lui disant ce qu'il ressent. que sa simple vue suffit à le faire sourire. que son palpitant s'emballe quelque peu quand elle est un peu trop proche. qu'il s'énerve en un temps record quand elle s'approche un peu trop d'un autre. ou quand un type quelconque l'approche de trop. il a les yeux partout isma. il ne la quitte jamais vraiment du regard pendant les soirées diverses qu'ils font ensembles. quand elle se glisse dans la foule, un peu trop loin. et il s'énerve encore plus en voyant qu'essayer de la rendre jalouse ne sert à rien. que ça ne fonctionne pas. jamais.
et aujourd'hui, c'était censé être une simple sortie en ville. faire l'tour de diverses boutiques avant d'trouver un autre plan. rentrer. squatter chez quelqu'un. et au final, c'est au beau milieu d'la rue que l'idée vient. que le bruit parvient à leurs oreilles, surtout. tentation bien trop grande. l'envie d'en savoir plus. d'en voir plus. et après quelques courts instants à suivre les battements de la musique, ils tombent devant un amas de personne. un peu trop de monde pour l'habitation. ça déborde. les corps autant dedans que dehors. la moitié qui a abandonné l'idée d'entrer, surtout. isma qui, lui, se fraye un chemin. lily derrière lui. forcément. il marche. jusqu'à la table où s'trouve la montagne d'alcool. y'a pour tous les goûts, à peu près. il opte pour des bières, isma, il commence doucement. et il balance les plans pour le moment. ne pas trop s'éloigner l'un de l'autre. y'a trop de monde. ils ne sont que tous les deux. ça serait trop difficile de se retrouver qu'il dit. mensonge, en partie seulement. c'est qu'un moyen comme un autre, de la garder pas trop loin d'lui. il n'dit même pas clairement les choses là. mais lily, elle comprend. pour une fois. finalement, faut peut-être garder espoir. espoir qu'un jour, elle comprenne. qu'elle ouvre les yeux, enfin. c'est exactement ça, j'peux pas m'passer d'toi, tu l'sais bien. et il accompagne les mots d'un petit sourire. il la joue comme ça. en rigolant. parce que ça passe toujours mieux. les mots à peine prononcés qu'il prend une longue gorgée de la bière. pas terrible, celle-ci. mais c'est mieux que rien. que de ne rien boire. et lily, elle n'est pas d'accord. faut passer aux choses sérieuses, qu'elle sous-entend. alcool fort, qu'elle désire tant. qu'elle chope enfin. retire des mains d'un gars, surtout. deux gobelets qu'elle leur approprie. le liquide transparent qui s'y retrouve. et elle en tend un à isma. elle trinque lily. à eux qu'elle dit. à nous. mais ça sonne différemment là. bien trop. parce que ces deux petits mots pourraient dire tellement de choses. pourraient sous-entendre tellement de trucs différents. mais lily, si elle l'dit, c'est naturel. c'est qu'ça sort tout seul. c'est qu'ça veut pas dire la même chose qu'pour lui, surtout. et c'est ça qui fait l'plus mal. mais il sourit isma. malgré tout. malgré l'tout. même si son coeur est lourd. qu'sa tête est pleine. et qu'les mots s'entassent dans un coin d'celle-ci. les mots qu'il a envie d'balancer pour la secouer. pour la réveiller. les mots qu'il garde soigneusement pour le moment.
mais isma, il ne peut pas rester sur ces pensées. alors il boit. cul sec le verre du liquide transparent. la douce brulure le long de sa trachée. mais ça fait du bien. ça fait oublier le reste. maigre diversion. ce petit truc qui dissipe les pensées pendant un temps. jusqu'au moment où le regard d'isma se repose sur lily. juste lily. putain d'gamine. putain d'tourment. perpétuel. gobelet sur la table, bière en main, il ne sait pas trop quoi faire le gamin. quoi dire. et c'est lily qui prend parole. qui agit. ses doigts qui se glissent entre les siens. prise que resserre doucement le gamin. il profite, au moins un peu. et il la suit. docilement. et les voilà au beau milieu des corps. au coeur de tout. la musique qui résonne dans ses tympans. qui fait bouger les corps en rythme, à peu près. sa main toujours dans celle de la gamine. et il la fait danser, isma. il la fait tourner. comme la jolie danseuse qu'elle fait. il manque juste le socle en bois et la musique bien plus douce d'une boite à musique. il sourit en la voyant ainsi. la rapproche un peu de lui, par moment avant de la laisser s'éloigner. et ça représente parfaitement la situation habituelle. douce ironie que d'apprécier ce schéma en ce moment. il la fait bouger. la laisse bouger. se contente de quelques mouvements par moment. amène de temps en temps sa bière à ses lèvres. autant pour s'occuper que pour boire. réellement boire. pour tout oublier. pour être plus léger. parce que ça ne pourra pas aggraver les choses, aussi. parce que tout paraît plus simple en étant ivre. idée folle.
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MessageSujet: Re: on traîne jusqu'à plus savoir c'qu'on foutait dehors. (lily)   Sam 31 Mar - 18:19

Il lui dit qu’il ne pouvait se passer d’elle et elle riait, elle riait pleine d’amertume, elle riait sans savoir pourquoi. Elle lui glissa qu’il était con dans un soupir en passant près de lui pour aller chercher la vodka. Et la soirée, sur ces paroles qui serraient le ventre de n’être qu’en l’air et jamais sincères, commença. L’alcool froid et sa brûlure le long de la gorge. L’estomac qui accuse le coup, puis la tête, puis la bière, la musique, un rire, la danse
Et elle dansait, plus vivante que jamais
Et elle dansait, plus honnête que jamais
Le corps libre et le cœur ouvert, ouvert à cet inconnu face à elle, cet inconnu qui lui était proche comme un frère
Et elle tombait
toujours
sans comprendre
quand son esprit prononçait le mot « frère »
quand son cœur s’arretait et s'étouffait sur le mot
« frère ».
Mais en douceur, toujours, lascive, tempête, elle dansait. Avec lui, seule, avec un autre, quelques secondes, simplement le temps de revenir, un inconnu, puis un autre, puis lui, lui, lui, rien, lui, lui, vide, ses yeux, lui, ses yeux, Ismaël,
et le mal de ventre qui revient.
Elle s’arrêta de rire et de tourner, à la recherche d’oxygène, à la recherche d’une cigarette. Derrière un sourire de façade elle l’alluma mais la nicotine ne suffit pas à lui rendre son souffle, alors elle se rapprocha d’Ismaël, laissa le précipice dans sa poitrine se creuser, et lui souffla t’as rien de mieux ?
Elle plongea son regard dans le sien et malgré l’habitude, s’y noya une seconde ou deux. Elle lui sourit, d’un de ces sourires qu’ils se partageaient, complices jusqu’à la plus petite fossette. Elle voulait mieux, elle voulait plus, plus fort, plus lourd, elle voulait que son esprit s’embrume jusqu’à ne plus sentir ses jambes - et en connaître la raison. Elle voulait que son corps la laisse vivre sans les pièges et mystères qu’il lui tendait quotidiennement, de maux de ventre en cœur saccadé. Elle voulait confier ses responsabilités à Ismaël et s’enfuir sans, sans la culpabilité, la douleur et la raison qui l’étranglaient. Quelques minutes, quelques heures, sans le précipice, sans le noeud dans le ventre, sans les trous d’air dans le cœur.

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