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 — two strangers in heaven (nola)

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MessageSujet: — two strangers in heaven (nola)   Sam 24 Mar - 14:21


- two strangers in heaven -
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Carmen déambule dans les rues de Brighton, profitant du peu de rayons de soleil que ce nouveau printemps a à offrir. Elle observe avec joie toutes ces personnes qui, grâce au retour timide des beaux jours, ont sorti le bout de leurs nez dehors, seuls ou avec des proches, pour apprécier la vie loin de la déprime habituelle que l'on associe à l'hiver. Tout le monde semble heureux, de larges sourires accrochés aux lèvres et cela lui réchauffe le cœur. Elle se ballade seule, Carmen, mais elle ne ressent pas la solitude comme un poids, elle ne s'en rend pas vraiment compte, d'ailleurs. Elle fait partie de ces gens qui adorent trainer dans les gares ou en terrasses pour regarder les inconnus passer. En une fraction de secondes, elle s'imagine ce que peut être leurs vies, où ils vont, ce qu'ils font. Elle tente de voir ce qui les rend différents et uniques, mais avant de trop se pencher sur la question, ils finissent toujours par disparaître. Ce qu'elle aime le plus, ce sont les démarches. Élégantes et élancées pour certains, pressées et maladroites pour d'autres. La sienne est lente – comme si elle essayait de ralentir le temps pour en profiter davantage. Elle ne veut pas perdre ne serait-ce qu'une miette de la vie qui s'effrite sous ses yeux. Elle finit par passer devant le théâtre en plein air. Elle n'y a jamais vu aucune représentation et elle trouve cela dommage, elle qui aime temps les différentes formes d'arts. Comme il y a du monde, elle n'hésite pas à se faufiler, prenant place sur un banc en pierre pour admirer la troupe s'abandonner à une pièce dont elle ignore tout. - Comme vous le savez, la troupe d'improvisation de Brighton adore faire participer le public (…) alors... nous allons faire monter... vous et vous ! L'homme au micro pointe du doigt Carmen et une personne qu'elle ne connait pas. La jeune chroniqueuse affiche un sourire poli, mais décline gentiment l'offre de la tête, gênée. C'est sans compter sans sur les deux actrices qui descendent pour venir la chercher. - Je vous promets que je suis une très trèèèès mauvaise actrice. Croyez-moi, vous n'avez pas envie de me voir à l'oeuvre ! Les deux femmes sourient, mais restent silencieuses, bien décidées à la faire monter sur scène en compagnie de l'autre élu. - Applaudissez nos deux courageux cobayes ! Déclare l'homme au micro, un large sourire ornant son visage. - Alors, il nous faut maintenant un contexte et des personnages... Okay, j'ai une idée. Vous êtes vendeuse dans une épicerie, dit-il en regardant Carmen, cette personne a voulu vous braquer. Un coup de feu est parti, vous êtes désormais morte. Cette personne a été abattue par les policiers. Vous vous retrouvez toutes les deux au paradis, comment réagissez-vous ? GO ! Le silence plane. Carmen lance un regard désespéré à son acolyte, ne sachant pas par où commencer, ni quoi faire.

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Dernière édition par Carmen Reyes le Jeu 29 Mar - 16:42, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: — two strangers in heaven (nola)   Dim 25 Mar - 16:11

J'abandonne Aurora qui doit retourner bosser et je termine de profiter du soleil qui commence à reprendre du terrain sur la grisaille coutumière de Brighton. La présence de la mer suffit à faire oublier le temps maussade, en général, et pourtant, chaque année, on assiste au même phénomène : en même temps que la chaleur, renaissent les gens. Les visages incrédules se souviennent de l'existence de cette sensation de bien être lorsque les rayons caressent la peau, du vent doux qui rafraîchit, devenu ami plutôt qu'adversaire, de la beauté de la lumière qui se réverbère contre les façades et sur le sol brillant. On délaisse la grosse parka, les bottines, on retrouve le touché fluide et agréable des pulls d'entre saisons et des tennis. Le moindre prétexte est bon pour profiter de l'air soudainement plus frais, de la foule brusquement plus amicale, des terrasses à nouveau bondées. Les rues grouillent et fourmillent de ces anglais qui avaient oublié la vie hors de leur maison. C'est ça, de vivre par ici : dix degrés, pour nous, équivalent à vingt et les tee shirts aux manches courtes couvrent autant qu'un sweat. Alors, décidant que cela vaut bien une journée de congé, je déambule dans les rues, le nez en l'air, les bras flottant contre les flancs à peine couverts. Ce n'est pas le shopping qui m'intéresse, ce sont juste les autres. Je croise l'une ou l'autre âme connue, parce que c'est une petite ville et qu'aujourd'hui, sa totalité semble s'être donnée rendez-vous dehors. J'aligne les pas, je vagabonde, j'entre dans une boutique, une autre, j'attrape un thé avant de ressortir, jusqu'à ralentir le pas en approchant d'une foule rassemblée autour du théâtre en plein air. Curieuse, sur la pointe des pieds, je tente d'apercevoir quelque chose par-dessus les têtes jusqu'à ce qu'une femme et sa petite fille se décalent avec un sourire bienveillant. J'ai toujours adoré les représentations de rue. L'art urbain, dans sa simplicité, a une authenticité qui me stimule plus encore que tout le reste. C'est ainsi qu'on combat l'insécurité, la solitude et l'indifférence : en rendant aux rues leur vie. Sans faire davantage attention, je capte le regard de l'hôte du moment, qui sourit immédiatement pour brandir un doigt enthousiaste dans ma direction. - ... vous ! Et sans réfléchir une seconde, j'avance pour me planter près des membres de la troupe. L'autre personne désignée, une femme qui doit être un peu âgée que moi, semble moins ravie et je ne peux m'empêcher de lui adresser un léger sourire en guise d'encouragement. Moi, ça m'amuse. Je n'aime pas spécialement être au centre de l'attention, mais ça ne m'a jamais dérangé non plus - j'imagine davantage la possibilité de passer un moment doux et amusant parmi des dizaines d'inconnus, rassemblés l'espace de quelques instants. Ça, ça me motive, ça me stimule et, plus encore, ça me rend heureuse. J'intègre le script, mon rôle de braqueuse sans foi ni loi et la seconde d'après, on se retrouve toutes les deux, face à face, silencieuses et plongées dans un univers parallèle qu'il nous faut une seconde pour appréhender. Elle flippe, l'inconnue, elle n'est pas à l'aise, elle paraît m'appeler à l'aide, alors mon cerveau fait trois tours sur lui-même pour s'aligner aux événements. - Aïe aïe aïe, je m'exclame finalement, brandissant les bras en l'air avec emphase, les sourcils froncés, balançant le buste comme si je faisais les cent pas, dans ce que j'imagine être un mouvement très théâtral. - Dans quel pétrin vous nous avez fourrées, ma p'tite dame ! Et je pivote vers l'inconnue, en m'armant d'un accent improbable et d'un regard accusateur largement surjoué, qui dissimule tant bien que mal mon envie de pouffer de rire. - Nous voilà bien belles toutes les deux et pour un paquet de fraises, grand dieu ! Je ne sais pas qui est ce personnage et d'où elle sort, mais je ne réfléchis plus, à présent. - Vous auriez pu juste me donner c'que je voulais, ça ne vous aurait pas tuée, pas vrai ? je continue, roulant mes billes malicieuses vers l'inconnue, et ma propre blague m'arrache un sourire.


(je m'invite si tu veux bien, j'aimais trop le sujet )

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Dernière édition par Nola Blake le Dim 8 Avr - 14:52, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: — two strangers in heaven (nola)   Jeu 29 Mar - 17:04

Carmen, elle n'a pas vraiment peur du regard des autres. Elle n'a pas peur de grand chose, à vrai dire. Mais elle ne supporte pas d'être nulle et de foirer les choses – et quand elles sont spontanées et à la vue de tous, cela rend la tâche plus délicate encore. Néanmoins, son regard croise celui de l'inconnue avec qui elle partage la scène. Et son sourire amical lui met du baume au cœur. Une chaleur réconfortante et communicative qui l'aide à se détendre un peu. La demoiselle prend les devants et très vite, Carmen est sous le charme. Elle sourit amusée à l'entente de son accent et, sa blague lui décroche un éclat de rire qui résonne jusqu'aux personnes loin dans le parc. La jeune femme l'inspire à jouer tout aussi bien. Et soudain, elle oublierait presque ce qui la gênait au début. Elle se reprend alors, (se rappelant qu'il faut rester dans la peau du personnage), puis elle commence à se toucher un peu partout, comme pour s'assurer de son état. - Oh, dios mio ! Elle fait de grands gestes de désespoir, réalisant alors ce qui lui est arrivé. - Je suis morte ! Ça ne va pas être pratique pour récupérer le linge chez le teinturier ce soir, qu'elle dit en jouant l'ingénue. Elle sursaute finalement quand elle fait mine de comprendre que son agresseur lui parle. Elle se retourne pour lui faire face – le visage défiguré par la surprise et le choc. - Vous êtes là, aussi ? Mais, on est en enfer ou au paradis ? Elle se retourne à plusieurs reprises pour observer les lieux. - Je ne vois pas de flammes. Mais c'était pas dans le contrat qu'on termine au même endroit ! Vous m'avez tué ! Vous devriez rôtir comme un poulet à l'heure qu'il est ! Elle soupire longuement – un geste d'une grande théâtralité. Elle s'arrête un instant, essayant tant bien que mal de ne pas céder au fou rire qui la menace. Elle ignore si c'est nerveux ou si cela provient du plaisir qu'elle éprouve à lâcher prise, mais elle lutte tant que possible. Une fois le calme revenu, elle pose à nouveau son regard sur son acolyte de scène. - Et vous êtes bien gentille, mais vous n'êtes pas très maline de tuer quelqu'un et de vous faire tuer pour une poignée de billets. Que vous n'avez même pas eu, au final. Elle roule des yeux pour accentuer l'offense de la situation. - J'sais pas ce qui m'empêche de vous faire la peau, qu'elle dit en regardant le public, continuant à exploiter son rôle d'ingénue. Elle feint d'être offusquée quand elle réalise finalement ce qui l'en empêche. - Si seulement on m'avait dit que les mauvaises personnes aussi finissaient ici, j'aurais mené une vie bien différente.

(avec plaisir désolée c'est tout court!)

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MessageSujet: Re: — two strangers in heaven (nola)   Dim 8 Avr - 15:33

Il y a un regard de connivence entre nous - ce genre-là qu'ont les gens dans la même galère, qui ont décidé de faire front ensemble. Nous, l'inconnue et moi, nous sommes désormais dé-personnifiées, nous ne sommes plus nous-mêmes, mais si à présent, elle représente une version drôle de mon ennemie, nous sommes également dans le même bateau. Réellement et virtuellement. Toutes les deux plantées face à la masse de badauds cherchant la distraction et toutes les deux, paumées au paradis sans comprendre ce qu'il s'est passé, à appréhender la mort ensemble. Je ne sais pas si l'homme du théâtre se rend compte de la dureté du sujet qu'il nous donne, malgré la légèreté qu'on lui insuffle, ou s'il y a une logique derrière et un but amenant une morale. Sommes-nous censées servir une cause, transmettre un message, être des méthodes éducatives ? Tout ça se bouscule dans ma tête comme une bille de flipper contre les parois, en même temps que je m'entends m'exclamer d'une voix clichée et pleine d'emphase. Je m'amuse déjà. - Oh madame, vos préoccupations triviales, franchement ! je fais mine de m'offusquer. Elle est crevée la p'tite dame, elle est en train de pourrir sur le sol de son épicerie et c'est tout ce à quoi elle pense ? Qu'elle se balade nue, donc, nous sommes tous à moitié dévorés par les mouches à ce stade, de toute façon. Et par-dessus le marché, ça l'inquiète de savoir si on est en enfer ou au paradis. Elle les enchaîne, dis-donc. La vérité, c'est que je me retiens tant bien que mal de rire. J'adore jouer, j'adore le théâtre, je me délecte du rôle que je m'approprie et de toutes ces vies que je peux être sans être moi - pourtant, aujourd'hui, j'ai du mal à être sérieuse. Cette inconnue, avec son regard pétillant et son sourire franc, me donne l'impression de partager un secret avec une amie et qu'une foule entière nous confronte pour le connaître. - Mais c'est vot' faute si j'vous ai tuée voyons ! Puis vous auriez bien du mal, je suis déjà morte et vous aussi ! je ricane faussement, avec un peu de difficulté, parce que c'est pas mon style ce genre de rire mesquin. J'ai l'impression de changer radicalement de personnage, brusquement. Je suis à présent Babe. Merde, j'étais pas supposée être un poulet ? Rôti, en plus ? Tu m'étonnes qu'elle veuille me faire la peau. Je roule des billes autour de la foule avant de revenir sur elle, plantant avec résolution mes poings sur mes hanches et en m'appuyant sur ma jambe droite. - C'est p't'être vous qui êtes en enfer hein dites, z'êtes pas si gentille que ça, finalement ? je la défie en agitant la tête avant de faire signe au public en la désignant avec une expression en colère. Bien sûr, nous sommes supposées être au paradis. Mais comment faire la différence ? On est toutes les deux en roue libre niveau impro. C'est que j'aime tant. - Moi je voulais juste de quoi nourrir ma famille, ça s'rait pas le fait que vous nous auriez laissé mourir de faim qui vous a fait atterrir dans ce trou ? D'une main, agrippe mon haut au niveau de mon coeur, les doigts serrés sur ma poitrine. Pendant une seconde, une brève seconde, j'ai peur d'aller trop loin, j'ai peur d'être bien trop dans le stéréotype et je pense aux gosses qui nous regardent. Puis je m'exhorte à la spontanéité. J'oublie, je m'efforce d'oublier, c'est tout ce qu'il se passe en ce moment qui m'embrouille le cerveau. Je me concentre sur l'inconnue, sur son visage ouvert et magnifique de la diversité du monde. Jusqu'à ce que - crénom regardez, ça s'rait pas un ange ? je m'exclame en brandissant un doigt vers le ciel, et la foule toute entière, dans un seul et même mouvement alerté, lève la tête vers le pigeon en plein vol que je désigne. Le paradis. Nous sommes bien au paradis.

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