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 — i will sing no requiem tonight. (eli)

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Isveig Burston

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MessageSujet: — i will sing no requiem tonight. (eli)   Mer 21 Mar - 0:49

- i will sing no requiem tonight -
eli goldstein et isveig burston

Il avait tout simplement disparu. La dernière fois qu’Isveig avait vu Eli, c’était il y a des semaines, à l’hôpital, cette fameuse nuit. L’homme s’était enfui comme un voleur, sans pour autant qu’elle ne tente de le retenir. La nouvelle l’avait boulversé, et Is pouvait le comprendre. Après tout ce qu’elle lui avait fait, c’était probablement la cerise sur le gâteau, le coup de grâce. Mais Isveig l’avait rappelé, dès sa sortie de l’hôpital, à la fois pour le remercier de sa présence et pour lui expliquer. Il s’était enfui au mot bébé, sans même savoir le fond de l’histoire, qui aurait pourtant tout changer, entre eux. Personne ne répondit aux nombreux, trop nombreux, coups de téléphones. Quant aux messages qu’elle tenta de lui envoyer, ils lui furent tous retournés, sans réponse. Eliott avait tout simplement disparu. Avec son caractère bien trempé, la Burston avait décidé qu’elle n’allait pas le prier de revenir vers elle. Non, elle se débrouillerait seule. Elle pouvait le faire. Elle n’avait pas besoin de lui. C’était ce qu’elle tenta de se convaincre, bien trop souvent, pendant ces longs mois. Jusqu’à ce soir-là, où les questions de Philip furent un peu plus nombreuses que d’habitude. Pourquoi avait-elle changer de style vestimentaire ? Pourquoi ne prenait-elle plus de vin à table, même en soirée ? Pourquoi refusaient-elle de se déshabiller devant lui ? Isveig le savait, il était à deux doigts de faire le lien entre tous les points du tableau, et elle savait comment tout cela finirait. Elle avait besoin d’aide, de l’aide de la seule personne qui savait réellement ce qui se passait dans ce couple aux apparences parfaites, de la personne la plus concerné par l’embryon qui grandissait en elle. Le chemin jusqu’à chez le Goldstein fut rapide. Elle avait prit sur elle, Isveig, mit de côté sa fierté et son esprit de femme indépendante pour aller demander de la sorte une main tendue à l’homme qui lui en avait fait voir de toutes les couleurs, depuis leur séparation. Sa main frappa trois coups à la porte du loft, trois coups lourds, bien plus que la dernière fois où elle était venu, et où elle avait manqué de force. Cette fois, c’était différent. — Ouvre la porte, Eli. Faut qu’on parle sérieusement. — lança-t-elle fortement, assez, elle l’espérait, pour qu’il daigne lui ouvrir et accepter de lui parler. Elle ne doutait pas à la capacité de son ancien fiancé à reconnaitre le son de sa voix, même à travers une porte. Si il ne lui ouvrait pas, elle était tout à fait capable de rester devant toute la journée, ou d’entrer par la force. C’était peut-être les hormones, mais Isveig se sentait prête à tout, pour s’assurer de la sécurité de son bébé.

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Eli Goldstein

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MessageSujet: Re: — i will sing no requiem tonight. (eli)   Mer 21 Mar - 18:33

Outfit | Il avait décidé de couper les ponts. Pour son bien-être, pour ne pas perdre la raison. Isveig l’avait quitté. Pour un autre. Et désormais, elle était enceinte de ce dernier. Il fallait qu’il cesse de s’accrocher à ce passé que jamais il ne retrouverait. Elle avait fait son choix, et Eli avait enfin décidé faire le sien. De mettre une croix sur cette histoire, une bonne fois pour toute. Les appels, trop nombreux, auxquels il ne répondit jamais. Les messages non-lus, qui furent renvoyés à leur destinataire. Il se réconforta dans cette distance et ce silence, et même s’il aurait été faux de dire qu’il l’avait complètement oublié – car jamais il n’y parviendrait, et il le savait, il se permettait enfin de sortir sa tête de la grisaille qui lui tournait continuellement autour, et de laisser le soleil caressé ses traits malmenés par ces trop nombreuses nuits sans sommeil. Dans ses armoires, plus aucune trace de boissons : il avait vidé ses réserves et résistés à la tentation de s’en procurer à nouveau. Sobre depuis cette sombre journée de janvier, son parcours restait toutefois marqué par de nombreux chavirements, mais il n’y avait pas que du négatif, heureusement. Wyatt avait accepté de le reprendre à la caserne, mais il restait sous haute surveillance : un seul écart de conduite, et c’est la porte qu’il prendrait cette fois, définitivement. Il avait déglutit, mais accepté sans rechigné cette contrainte, sachant qu’il était de son devoir de réparer ce qu’il avait lui-même cassé, soit ce lien de confiance avec son supérieur et leur employeur. Le nombre de filles qui partageaient son lit avait aussi considérablement été réduit. Car il avait rencontré Dani, et c’est elle qui occupait désormais toutes – ou presque – ses nuits. C’est d’ailleurs ici qu’elle avait passé la sienne, avant de partir avant même l’apparition des premiers rayons de soleil dans le ciel pour aller réveiller la ville du son de sa voix. Elle l’avait embrassé furtivement avant de disparaitre, laissant Eli retrouvé Morphée et ses draps dépareillés. Draps dont il s’était extirpé, quelques heures plus tard, afin d’entamer lentement sa journée. Les restants d’un liquide chaud et fumant masserait dans la cafetière, et un grand bol de céréales trônait sur le plan de travail, au côté duquel il s’était installé, à même le comptoir, malgré les chaises hautes, posés tout juste de l’autre côté. Isveig aurait détesté, mais il s’en fichait, désormais. Il était libre, il était chez lui, et il pouvait bien faire ce qu’il lui chantait. Sa tasse callé entre ses mains, il laissait le café s’insinué dans ses veines, dans son corps tout entier, la chaleur se diffusant de tout part de son corps élancé. La matinée s’annonçait tranquille, jusqu’à ce que trois coups retendissent sur son imposante porte d’entrée. Un rapide coup d’œil à sa montre lui confirma ce qu’il pensait : il était trop tôt pour qu’elle soit de retour, l’émission venant à peine d’entamer sa derrière heure. Puis il entendit cette voix, si familière et étrangère à la fois, l’interpelée de l’extérieur. Isveig. Un long soupir fila entre ses lèvres, et quelques minutes passèrent avant qu’il ne daigne descendre du plan de travail pour aller lui ouvrir. Il évita à ses yeux de croiser les siens, fixant un point tout juste au-dessus de son épaule. Il savait trop ce qu’il risquait de voir s’il osait seulement l’effleurer du regard. Ce visage qu’il ne parvenait pas à oublier, ces lèvres, dont il avait tant de mal à se passer, et ce ventre, ce ventre dans lequel poussait ce qui aurait dû être leur bébé. Il ne la salua même pas, lui faisant plutôt signe d’entrer, avant de refermer derrière lui. Son parfum lui chatouilla les narines quand elle passa à ses côtés. – Tu as trente minutes. Pas plus. – qu’il lui annonce, limitant ainsi ce temps de discussion aux stricts minimums. Elle avait intérêt à y aller droit au but, car la patience d’Eli avait ses limites, et elle les frôlait depuis bien trop longtemps.

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MessageSujet: Re: — i will sing no requiem tonight. (eli)   Jeu 22 Mar - 0:03

Dire que la réaction d’Eli ne l’avait pas blessé était un mensonge. Elle ne le comprenait plus, ne le suivait plus. Tantôt il s’énervait et lui cracher les pires méchancetés au visage, tantôt il l’embrassait ou lui tenait la main quand ils n’étaient qu’eux deux. Et pourtant, il était parti. Avait disparu. À défaut de pouvoir le contacter autrement, elle avait dû aller le voir, frapper à sa porte elle-même. Pas par envie, oh non. Elle était bien trop fière, Isveig, pour demander de l’aide à quelqu’un qui ne voulait visiblement pas lui en proposer. Mais la peur de la réaction de son actuel petit-ami l’effrayait jour après jour. Il s’était montré violent, dans le passé. Plus qu’Isveig n’oserait l’avouer. Il saurait, dès la première seconde, que cet enfant n’était pas le sien. Il était stérile. Infertile. Incapable d’avoir un enfant, et les médecins le lui avaient bien confirmé plusieurs fois, dans le passé. C’était tout naturellement qu’elle s’était tourné vers Eliott, la brunette. Quand bien même cet enfant n’aurait pas été de lui, elle se serait toujours tourné vers lui. Car il la connaissait, mieux que quiconque. Qu’il devait rester, enfoui au plus profond de lui, une certaine forme d’affection qu’il aurait pour elle. Cette facette qui avait prit un instant le dessus, dans cette chambre d’hôpital, alors qu’il tentait de la rassurer avant de redevenir le Eli aigri et en colère. Isveig croyait, de toute ses forces, qu’elle pourrait faire ressurgir cette facette-là, juste le temps d’avoir son aide. S’il venait à la laisser tomber malgré tout, elle le comprendrait. Après tout, elle l’avait poignardé, l’avait trahi de la pire des façons. Bien que la Burston soit incapable de l’avouer, elle s’en voulait, terriblement. Mais les excuses étaient loin d’être sa spécialité. Elle frappa un peu plus fort à la porte, attendant finalement qu’il daigne lui répondre. Elle briserait cette fichue porte si c’était nécessaire, mais elle devait lui parler. Elle doutait qu’il soit ailleurs qu’à son domicile à cette heure-ci. Ou peut-être que si. Peut-être qu’il était dans le lit d’une autre, oubliant complètement tout ce qu’ils avaient vécu ensemble. Isveig, elle, était incapable d’oublier. C’était pourtant elle, qui l’avait trompé. Elle qui l’avait largué. Elle qui vivait avec un autre. Pourtant, elle pensait à Eli à chaque minutes de chaque jour, et ce depuis les cinq derniers mois. La porte s’ouvrit finalement, et c’est l’homme qu’elle venait voir qui apparu derrière, les traits marqués par la mauvaise surprise matinale qu’elle devait être. Malgré tout, elle entra, se tournant rapidement vers lui alors qu’il refermait la porte. Trente minutes. Elle n’aurait pas besoin de plus, car Isveig n’avait pas envie de passer par quatre chemins pour lui annoncer tout ce qu’elle avait sur le coeur. Attrapant son pull en laine bien trop grand par le bas, elle le souleva assez pour montrer son ventre considérablement arrondi à son ancien fiancé. — Tu vois ça ? C’est ce qu’il se passe quand on est enceinte de cinq mois. Ça se remarque. — relâchant son pull, elle continua son speech, tout en regardant Eli, qui évitait visiblement son regard. Elle n’avait pas peur de croiser le sien, pourtant. — Et tu vois cette tenue hideuse ? C’est ce que je me force à porter depuis que je me suis rendu compte que ma grossesse se voyer. Parce que figure-toi que je vis avec un homme qui ne peut pas savoir que j’attend un enfant. Parce que s’il l’apprend … — Elle marqua finalement une pause, l’émotion la rattrapant bien plus vite qu’elle ne l’aurait cru. Elle qui se pensait sans peur il y a quelques minutes fut frappé par des images de quelques soirées où les choses avaient mal tourné avec Philip, et où il avait fini par la pousser, la bousculer, la malmener. S’il apprenait qu’elle était enceinte, d’un autre, elle ne pouvait que craindre le pire. — T’es bien placé pour savoir que s’il apprend que j’attend un enfant qui n’est pas le sien, tu devras revenir me chercher dans un hôpital. Ou une morgue. — Ses mots se voulaient sur un ton presque ironique, et pourtant si vrai. Elle l’avait vu perdre le contrôle, elle avait vu son regard à chaque fois que cela se produisait. Elle n’était pas sûre qu’il puisse s’arrêter de cogner, si le sujet était si important. Observant finalement l’appartement autour d’eux, Isveig remarqua une différence considérable. Plus de bouteilles vides qui trainaient, plus de bordel sans nom. Même lui semblait avoir reprit des couleurs. —  Tu as bonne mine. — C’était vrai, comme si, finalement, cette distance qu’il avait mit entre eux lui avait été bénéfique. Elle s’en voulait presque, maintenant, d’être venu jusqu’ici alors qu’il semblait visiblement reprendre le dessus sur sa vie, sans elle dedans.

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MessageSujet: Re: — i will sing no requiem tonight. (eli)   Mer 28 Mar - 21:07

Il ne comprenait pas, Eli. Il ne parvenait pas à s’expliquer pourquoi Isveig cherchait autant à le recontacter, à tenter de renouer un semblant de contact entre eux deux, alors que c’était elle, la responsable de tout leurs maux. C’est elle, qui l’avait jeté la première. De toutes les personnes qu’il connaissait, elle était surement la moins avisée pour l’avoir critiqué d’être – enfin – passé à autre chose. Ou du moins, d’avoir tenter de le faire. Car il avait beau s’entêter et prétendre être heureux avec la jolie Dani, il n’avait de cesse, dans son esprit, de la comparer à son ancienne fiancée. Et ça l’énervait plus qu’il n’oserait jamais l’avouer. L’accueil qu’il lui réserva fut froid, distant, un air complètement détaché, voir énervé s’affichant sur chacun des traits de son visage. Il espérait que cette discussion soit la dernière, question d’enfin être capable de clore ce chapitre de sa vie qui s’étirait un peu trop en longueur. Plus elle continuait de s’immiscer dans sa vie, après s’en être elle-même extirpée, et moins il parvenait à se défaire de cette emprise qu’elle avait toujours eu sur lui. Comme si elle lui avait jeter un mauvais sort dont elle seule avait l’antidote. Eliott était las de se battre contre ses sentiments qu’il tentait de refouler, voir même d’oublier. Mais c’était se mentir à lui-même que d’admettre qu’elle avait disparu de ses pensées. Elle y était toujours. Tout le temps. Continuellement. Trente minutes. C’est le temps qu’il consentit à lui accorder, et Isveig sembla s’en contenter. Il doutait que leur échange ne dure aussi longtemps, car elle ne tarda pas à lui cracher le morceau, soulevant ce pull trop grand qui couvrait son corps pour laisser apparaitre son ventre que la grossesse altérait, semaines après semaines. S’il avait évité son regard jusque-là, elle fut trop rapide pour qu’il évite ce spectacle douloureux. Il détourna machinalement la tête quand même, par principe, même si le mal était fait. Cinq mois. Elle était enceinte de cinq mois. Et visiblement, son amant n’était pas au courant de cette nouvelle. Elle semblait même craindre qu’il découvre son petit secret, et il perçut cette émotion au creux de sa voix, quand elle s’interrompit pour tenter de retrouver son calme et sa contenance. Ce n’est que lorsqu’elle reprit sa rengaine qu’il daigna tourner la tête vers elle, et plonger son regard dans le sien. – Oh, parce que me tromper, moi, ça ne te suffisait pas. Il fallait que tu le trompes aussi? –  Jamais l’idée que cet enfant pourrait être le sien ne traversa son esprit. Même pas une seule fraction de seconde. Il avait toujours été de ce putain d’Adam. L’homme qui lui avait ravi sa fiancée et qui l’avait dérobée d’un énorme pan de son avenir. Mais il s’était trompé. L’enfant n’était même pas le sien, et le pompier faillit éclater de rire devant l’ironie de la situation. Il s’en empêcha. Le ton de cette conversation n’était nullement à la plaisanterie. – Pourquoi est-ce que tu me racontes ça, Isveig? Et qu’est-ce que tu attends- de moi, au juste? – lança-t-il à la jeune femme qui lui faisait face, et qui, en cet instant précis, lui faisait presque pitié. Il haussa les épaules quand elle lui mentionna qu’il semblait se porter au mieux. – Ce n’est surtout pas grâce à toi. – L’amertume perçait dans le ton de sa voix et il se détourna de son ancienne fiancée pour s’avancer vers l’ilot de cuisine. Là, sur le dossier de l’une des chaises, il remarqua la veste qu’elle avait laissé derrière elle. Dani. Il s’en empara avant d’aller l’accrocher dans la garde-robe tout près de l’entrée, toujours sous le regard de sa visiteuse matinale, qui ne manquait rien de ses faits et gestes. Avait-il agi de la sorte délibérément? Possiblement. Il n’avait nulle raison de se cacher, lui, et s’il fréquentait désormais une autre femme, Isveig était la seule personne que l’on pouvait blâmer. N’était-ce pas, au fond, tout ce qu’elle avait attendu de lui, d’une certaine façon?

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MessageSujet: Re: — i will sing no requiem tonight. (eli)   Sam 31 Mar - 0:11

Si l’accueil qu’il lui avait réservé était froid, la brune avait l’impression que la situation empirait au fur et à mesure. Il évitait de la regarder, que ce soit son visage ou ce ventre arrondi par le petit être qui poussait lentement en elle. Comme s’il s’agissait de la pire des nouvelles. Pour elle, peut-être. Ce bébé les mettait en danger, tous les deux, mère et enfant, au fur et à mesure où il poussait. Pourquoi avait-il fallu que l’homme avec qui elle avait choisi de partager sa vie soit incapable de procréer ? Elle n’en savait rien. Un coup du destin, le karma, seulement le karma, qui lui en voulait d’avoir fait tant de mal à un homme aussi gentil qu’Eli. Elle le comprenait, dans un sens, mais elle était tout simplement incapable d’accepter la souffrance qu’elle allait connaitre lorsque Philip réaliserait, qu’il comprendrait. L’ancien fiancé lança une première question, bien aiguisée, alors que son regard rencontrait finalement le sien. La réaction de la brune ne tarda pas, et elle répondit d’une voix bien plus forte et en colère qu’elle ne l’aurait cru capable. — T’es vraiment qu’un idiot, Eliott ! —  Sa main alla frapper son torse pour marquer ses propos, de toutes ses maigres forces, qui n’aurait pas blessé qui que ce soit. Le regardant un instant, les sourcils froncés, elle fini par s’écarter. Il avait raison. Il avait raison, et elle le savait. Elle devait simplement l’avouer. Tout le monde penserait ça, c’était évident. La trainée de service. Isveig avait brisé leur relation avec des infidélités, c’était presque logique qu’il pense qu’elle faisait de même à ce nouveau amoureux. Baissant le regard, elle tenta de se ressaisir, de prendre sur elle. Les hormones de grossesse jouait avec ses nerfs, ses émotions. Elle était presque incapable d’être cette femme forte qu’elle avait tenté de montrer, maintenant. Blessée par les commentaires d’Eli, et par ses propres actions. Il la détestait, et ça leur faisait au moins ça en commun. Une courte inspiration lui suffit pour reprendre la parole, évitant par la même occasion de fondre en larmes devant lui. — Écoute, je sais que tu me détestes. T’en as vraiment tous les droits. Mais j’y arrive pas seule, et j’ai peur, et t’es la seule personne à qui je fais aveuglément confiance quoi qu’il se passe. — Récemment, elle avait été terrorisée, Isveig. Elle ne voyait pas à qui faire appel, à qui faire confiance, à qui pouvoir parler. Elle ne voyait personne, sauf lui. C’était la raison pour laquelle elle avait fini par le recontacter, avant de venir le trouver. Lui la connaissait, et au fond d’elle, elle espérait qu’il est encore assez de compassion pour elle pour ne pas la laisser dans ce merdier.  — J’aurais pas prit la peine de venir te voir toi, si c’était pas nécessaire. — Elle n’avait jamais voulu le faire souffrir, encore moins renfoncer le couteau dans la plaie à chaque fois qu’il tentait de l’oublier. C’était pourtant ce qu’elle faisait, en se pointant ici, et elle en avait totalement conscience. Pourtant, après leur séparation, elle aurait voulu qu’Eli arrive à tourner la page facilement, aussi facilement que certains hommes. Mais non. Il avait coulé en même temps qu’elle, devenant que l’ombre de l’homme qu’il était, cette ombre à qui elle avait eu à faire trois fois depuis leur rupture. Et pourtant, derrière tout ça, elle savait que son Eli, l’homme gentil et aimant, était encore là, quelque part. Ce n’était par grâce à elle s’il allait mieux, Isveig le savait bien. Comme pour marquer ses mots, il attrapa une veste qui trainait là, tout près de la cuisine, pour aller la pendre à l’entrée, passant devant elle par la même occasion. Une veste qui était sans nul doute celle d’une femme. Il avait refait sa vie, retrouver l’amour. Elle l’avait imaginé une dizaine de fois ce scénario, pourtant en le voyant pendre cette veste, elle senti une douleur insoupçonnée au fond d’elle. — J’aurais pas dû venir, excuse-moi. — Si elle voulait qu’il se reconstruire, elle devait sortir du tableau. Elle, et son bébé. Ça lui semblait tellement évident, maintenant.

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MessageSujet: Re: — i will sing no requiem tonight. (eli)   Mar 17 Avr - 3:17

Cette grossesse aurait dû être un moment heureux. Un moment qu’ils auraient partagé à deux, ensemble, s’émerveillant de chaque petit détail, allant des premiers battements du cœur de ce bébé en devenir jusqu’à ses premiers cris, poussés peu après sa venue au monde. Mais la situation était à l’opposé de celle qu’il avait toujours imaginé. Isveig l’avait trompée. Elle l’avait quittée pour un autre homme, et désormais, elle portait l’enfant d’un inconnu, qui visiblement n’était pas ce dernier. Ce qu’Eli avait à faire, dans cette histoire, il l’ignorait. Mais elle semblait déterminée à le mêler de prêt ou de loin à cette histoire pour une raison qu’il ne parvenait pas à comprendre. Peut-être parce qu’il était un idiot, justement. Des mots qu’employa la brune avec violence avant de venir le frapper au torse, sans même qu’il en sente le moindre contre-coup. Il la laissa faire, et elle s’éloigna d’elle-même au bout de quelques secondes, le fixant toujours d’un air consterné. À quoi s’était-elle attendue, en lui disant ça? Qu’il allait sauter de joie en apprenant que ce putain d’Adam n’était pas le père de l’enfant qu’elle portait? Personne ne méritait d’avoir un tel connard comme père, ça, il se devait de l’admettre, mais pour autant, ça ne changeait rien à la réelle situation. Pourquoi n’allait-elle pas voir le véritable géniteur de ce bambin pour lui quémander de l’aide, plutôt que de venir presque le supplier à genou de la soutenir. Elle semblait véritablement secouer, et pendant un court instant, Eli songea qu’il était un peu dur avec elle. Mais la rancœur eut tôt fait de revenir au galop, et il chassa ses pensées alors qu’elle reprenait doucement ses esprits, et qu’elle plaignait à nouveau sa cause. Le simple fait qu’elle admette avoir peur lui serra néanmoins l’estomac, songeant à ce que l’autre avait bien pu lui faire subir. Où ce qu’il pourrait bien faire, en apprenant la nouvelle. À nouveau, Eli sentit ses points se serrer, convaincu que si cet Adam se trouvait, un jour, dans la même pièce que lui, il passerait assurément un mauvais quart d’heure entre ses mains. Une attitude totalement contre nature pour un garçon tel qu’Eli. Il se refusait à l’admettre, mais avoir Isveig entre les mains d’un tel monstre l’irritait plus que tout, plus encore que ses infidélités et ses mensonges. Il ne souhaitait à personne d’être à la merci d’un personnage pareil, pas même son pire ennemi. Ou sa pire ennemie, le cas échéant. – Je vais te le redemander une deuxième fois. Qu’est-ce que tu attends-de moi? – Il plongea son regard dans le sien en la questionnant, avant de détourner la tête et de s’affairer à ranger la veste qui se trouvait là, un vestige de la présence de Dani dans son loft, une preuve irréfutable de la présence d’une autre femme dans la vie d’Eli. Détail qui ne manqua pas d’être capter par le regard d’Isveig. Du coin de l’œil, il la vit même blêmir alors qu’il allait bêtement mettre le vêtement à sa place dans le vestibule de l’entrée. La remarque de la jeune femme lui fit lever les yeux au ciel alors qu’il se retournait vers elle. – Ça fait mal, hein, de voir la vérité en face... – fit-il remarqué, en laissant sa phrase en suspens. De réaliser qu’Eli était enfin passé à autre chose, et qu’il recommençait à imaginer sa vie sans sa présence dans celle-ci. De réaliser qu’elle l’avait réellement perdue, cette fois. – Je ne te laisserai pas partir avant que tu m’aies répondue une bonne fois pour toute. – Il en avait marre, qu’elle tourne autour du sujet sans jamais vraiment s’approcher de la zone sensible du problème. – La Isveig que je connaissais, elle ne prenait pas la fuite à la moindre petite ombre au tableau. Je me demande même si elle existe encore, sous ce couvert de mensonges et de secrets. – Il la provoquait, volontairement, mais si c’était là la seule façon de la sortir de ses gongs et d’enfin exprimer le fond de sa pensées, une bonne fois pour toute, peut-être qu’ils pourraient passer à autre chose et avancer, plutôt que de toujours regarder en arrière et ressasser le passé.

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MessageSujet: Re: — i will sing no requiem tonight. (eli)   Sam 28 Avr - 15:47

C’était comme si tout autour d’eux pouvait la faire souffrir. De ce manteau qui indiquait clairement que son fiancé avant bien tourné la page, au reste de l’appartement, parfaitement rangé, qui laissait comprendre qu’il avait fini par faire son deuil de cette rupture, jusqu’à l’expression de haine figé sur son regard. Il la détestait, et plus il la détestait, plus elle se souvenait à quel point elle l’aimait. Ce choix était le mauvais, cette rupture était une erreur, et plus les jours passaient plus elle s’en rendait compte. Alors qu’elle aurait dû oublier le Goldstein, elle se raccrochait un peu plus aux souvenirs de son amour, comme prise au piège, voulant à tout prix éviter la réalité de sa vie. Il était dur dans ses mots comme dans ses expressions, lui faisant amplement comprendre qu’elle n’était pas la bienvenue dans cette demeure où elle avait passé bien trop d’heures, ni même dans sa vie. Il la blessait comme si ça lui plaisait, un moyen sûrement de montrer que c’est lui qui remportait cette rupture. Is la lui laissait, cette victoire. Elle était bien trop perdue dans sa vie pour avoir envie de se battre. Et pourtant, la dernière partie de son petit speech la fit craquer. Elle était à deux doigts d’éclater en sanglots, la Burston, et préféra opter pour les cris plutôt que les pleurs. Faisant quelques pas vers lui, ses traits ne manquant pas de montrer la colère et son mépris, elle se lança à son tour dans une réponse. — Et le Eliott que je connaissais ne m’aurait pas laissé à l’hôpital, repartir avec un homme dangereux avant de disparaitre pendant des semaines. — C’était bas, mais elle ne faisait que se mettre à son niveau. C’était la vérité, il l’avait laissé là, seule, avant que l’homme qui l’avait mise à l’hôpital vienne la récupérer et la ramener chez lui. Elle avait passé de trop longues minutes à regarder la porte de cette chambre, espérant voir Eli revenir pour elle. Mais il ne l’avait pas fait. Il l’avait laissé ça, puis il avait complètement disparu pendant des semaines, jusqu’à ce qu’elle se pointe ici. —Je t’ai déçu, je l’ai bien comprit. Mais tu sais quoi ? T’es pas le seul. Alors prends un ticket et fait la queue pour me faire tes remarques. — Isveig reprit son souffle, un instant. Elle devait faire le point, mais surtout, elle devait être honnête, lui dire toute l’histoire, et pas seulement certaines parties, si elle voulait qu’il accepte de l’aider. Pourtant, cette décision aller chambouler la vie de l’homme, et la brune n’était pas sûre d’être prête pour ça. — Eli, je l’ai pas trompé. C’est toi le père. — Elle laissa sa phrase en suspens, pour qu’il l’intègre, la comprenne, la digère. Il aurait sûrement voulu apprendre cette grossesse autrement, ou même à un autre même. Et pourtant, c’était là, c’était maintenant. Il devait le savoir, et Isveig ne tarda pas à craindre sa réaction. — Et je fais tout pour protéger ce bébé. Mon bébé. — enchaina-t-elle rapidement. Si cette grossesse était un véritable malheur, elle avait pourtant apprit à aimer cet enfant qui grandissait en elle. Elle se devait de le protéger, aussi longtemps qu’elle le pourrait, même si cela impliquait de le protéger contre les hommes de la vie d’Isveig. Elle espérait, malgré tout, que cette annonce change tout entre elle et Eli. Ce bébé allait forcément tout changer, mais au fond, elle ne pouvait qu’espérer que cela les rapprocherait, plutôt que de les éloigner. — Si je suis ici, c’est que je met de côté ma fierté. C’est que j’ai vraiment besoin de toi. — reprit-elle, voulant combler autant que possible le blanc que laissait l’homme, qui tentait sûrement de comprendre ce qui venait de se passer. — Je suis désolée pour tout ce que je t’ai fait, d’accord ? Je le suis vraiment, depuis le début. Tu méritais absolument pas ça. — Eli était l’un des hommes les plus doux et les plus gentils qu’elle connaissait. Plus elle fréquentait Philip, plus elle appréciait ces qualités qu’Eli avait, ces petits gestes qu’elle avait prit pour acquis, avant de tout perdre. Après tout ce qu’elle lui avait fait subir, Isveig avait encore confiance en lui, en la chance qu’il lui laisserait peut-être, du moins le temps de se débarrasser de l’homme qui mettait la vie de cet enfant en danger un peu plus tous les jours. S’il ne le faisait pas pour elle, elle espérait qu’il le ferait pour son bébé. — Tu peux pas me laisser me démerder seule, je sais pas quoi faire face à lui.

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MessageSujet: Re: — i will sing no requiem tonight. (eli)   Sam 12 Mai - 4:37

Ils se déchiraient, inlassablement, comme si c’était la seule chose qui faisait encore un peu de sens, après l’éclatement de ce qu’ils étaient – ou plutôt, ce qu’ils avaient été. Un couple heureux, amoureux, à qui l’avenir souriait. Un beau mensonge, une véritable hérésie. Eli s’était retrouvé au cœur d’une piètre mise en scène dont il n’avait pas le contrôle. Lorsque le rideau était tombé, et que la vérité avait éclaté, il n’y avait plus de retour en arrière possible. Isveig et ses tromperies, Isveig et ses mensonges. Lui briser le cœur n’avait pas suffi : elle le lui avait arraché pour ensuite le piétiner et le trainer dans la poussière, jusqu’à ce qu’il n’en reste plus rien. Il n’y avait plus que le froid et le vide pour combler ce trou béant dans sa poitrine, c’est dans l’alcool et les excès qu’il s’était noyé pour tenter de tout oublier. Sa vie perdait tout son sens, sans elle, Et même si au plus profond de son être, il la détestait, la méprisait, une part de lui-même ne pouvait se résoudre à la laisser partir. Il l’aimait à en mourir, et c’est ce qui était le plus malheureux, dans toute cette histoire. Ses propos semblèrent attendre un point sensible chez sa cible, et la violence de sa réaction le fit presque rire, un rire sarcastique, presque forcé. – Il n’existe plus, cet Eliott-là! Tu l’as détruit le jour où tu as décidé de partir avec lui. – Le regard sombre, les traits figés par la colère, il ne quittait pas des yeux celle qui, à une autre époque, avait été à l’origine de son bonheur. Architecte de son malheur, Isveig n’avait qu’elle seule à blâmer dans toute cette histoire. Et elle le réalisait peu à peu, prenant enfin consciente des impacts que son, ou plutôt ses gestes avaient provoqués. Un véritable tsunami qui avait déferlé sur leur vie.  – Déçue, ce n’est même pas un terme assez fort pour décrire ce que tu as fait, Isveig. – Non, il n’allait pas faire la file avec les autres pour lui balancer à la figure tout ce qu’il avait sur le cœur, ou ce qu’il en restait. De par son statut d’homme floué, trompé, cocufié, il se méritait la place en tête de peloton. Des reproches, il ne se gênerait pour lui en faire, car elle se devait de les entendre. Ils glissaient d’entre ses lèvres comme on régurgite, laissant un petit arrière-gout amer en bouche. Un ange, puis deux passèrent avant qu’elle ne daigne reprendre la parole, et Eli aurait préféré qu’elle se taise à jamais plutôt que de l’entendre prononcer ses quelques mots. C’est toi le père. Une phrase choc qui mit un certain temps à être absorber par toutes les fibres nerveuses de son corps, son cerveau ne parvenait pas à assimiler cette information. Ce n’est que lorsqu’il sentit le goût de bile au fond de sa gorge, son petit déjeuner risquant à tout moment de remonter à la surface qu’il comprit. Il fut pourtant incapable d’accepter cette vérité, se réfugiant dans un déni le plus total, secouant obstinément sa tête de gauche à droite, les yeux clos avec un faible espoir que lorsqu’il les ouvrirait à nouveau, il se réveillerait de ce mauvais rêve. Elle était pourtant toujours là quand ses paupières se soulevèrent à nouveau, ses paroles meublant le silence que provoquait son absence de réponse. Sa voix résonnait telle une supplication entre les quatre murs de son appartement, mais son ton mielleux ne parvint pas à attendrir l’homme froid et distant qu’il feignait d’être. – Comment pourrais-je te croire sur parole, alors que pendant des semaines, des mois, tu m’as menti? Alors que tu batifolais avec un autre dans mon dos?  Alors que tu acceptais ma demande en fiançailles en feignant d’être heureuses à mes côtés. Allez, dis-moi, Isveig, car je ne le sais vraiment pas. –  Elle avait perdu sa confiance au même moment où elle l’avait perdu, lui.

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MessageSujet: Re: — i will sing no requiem tonight. (eli)   Mer 6 Juin - 2:01

Comment ils en étaient arrivé là ? Isveig n’en avait aucune idée. Un débordement avec son boss, quelques mois plus tôt, et elle se retrouvait enceinte, malheureuse, à supplier le seul homme avec qui elle avait encore un peu confiance de lui venir à l’aide. Eli semblait rester de membre, pourtant. Comme si tout ça ne lui faisait plus rien. Il avait peut-être trop souffert pour que ça lui fasse quelque chose, aujourd’hui. Is, après un début de relation des plus parfaites avec Philip, avait fini par réaliser la dureté des choses: elle avait fait une erreur. Et pas une petite, non. Elle avait probablement fichu en l’air sa vie pour une escapade amoureuse, quelques frissons dans les bras d’un homme qui n’était pas le sien. Elle regrettait, amèrement. Si elle ne croyait pas au karma, à l’époque, elle était bien obligée d’y faire face, aujourd’hui. Il existait, et tout le malheur qu’elle avait semé sur son chemin lui revenait en pleine face. Enceinte, et bientôt seule. Elle voulait lui dire qu’elle était désolée. Encore et encore. Pour tout ce qu’elle avait pu lui faire. Cet homme ne méritait pas de supporter les caprices de la Burston, et elle l’avait toujours su. Il était trop doux, trop tendre pour vivre dans son monde auto-destructeur, qui avait envahi le coeur du brun et tout anéanti à son passage. Elle ne le méritait pas. Elle ne l’avait sûrement jamais mérité. Et pourtant, Isveig ne cessait d’espérer un happy ending malgré leur histoire, malgré les trahisons et les secrets. L’espoir, elle n’avait plus que ça pour vivre. Elle l’écoutait sans dire mots, un déferlement de mots plus blessant les uns que les autres, qu’elle méritait tous. La brune restait immobile, subissant simplement son châtiment, comme elle s’y était préparée. Il avait raison. Il avait raison, et elle ne pouvait pas le nier. Et puis le silence. La nouvelle de trop, celle qu’il ne voulait certainement pas entendre. Celle qu’elle lui avait caché sûrement trop longtemps, attendant d’avoir le courage de lui faire face pour la lui annoncer. C’était lui le père. Le silence, avant qu’il ne se lance dans un monologue empli de doutes. Il ne la croyait pas. Comment aurait-il pu la croire ? Elle aurait dû s’en douter, après tout ce qu’elle lui avait fait, qu’il ne la croirait pas sur parole. — J’étais heureuse avec toi, Eli, t’as pas le droit de dire le contraire ! — le reprit-elle immédiatement, élevant assez la voix pour recouvrir celle de l’homme un instant, avant que le silence ne se fasse entendre à nouveau, assourdissant, blessant. La Burston réfléchi un instant avant de secouer la tête, chassant la moindre émotion qui tentait de refaire surface. Elle inspira, reprenant un ton neutre, avant de s’exprimer. — C’est peut-être dur à croire mais c’est le cas. J’en savais rien, au début. J’ai cru qu’il était de lui, j’en étais persuadée. Puis… On a eu toute une conversation sur les enfants, et il m’a dit qu’il ne pouvait pas en avoir. C’est là que j’ai comprit, parce que… Tu peux croire tout ce que tu veux, mais y’a eu que toi, Eli. — Lui, et une erreur. Une erreur qu’elle n’aurait jamais dû connaitre. Aujourd’hui, ils seraient heureux, préparant amoureusement la chambre de l’enfant qu’elle portait en elle. Si elle n’avait pas fait cette erreur. Elle soupira légèrement, tentant de ravaler ses larmes, un instant de répit avant de remettre son masque de femme forte et indépendante. Ce masque qu’elle portait tous les jours depuis des mois, ce masque aujourd’hui clairement fissuré par les blessures, bien qu’il suffisait encore pour faire croire au reste du monde qu’elle n’avait pas besoin d’aide. Le silence retomba, encore, Isveig se questionna sur ce qui se passait dans la tête de son ancien fiancé. Est-ce qu’il la croirait ? Est-ce qu’il l’aiderait ? Elle releva le regard sur lui, un instant, avant d’ouvrir la bouche. — Je sais que tu as tourné la page, Eli. Mais quand je suis venu chez toi, après notre rupture, la façon dont tu m’as embrassé… Ça ne voulait pas rien dire. Ne me laisse pas seule face à lui, s’il te plait. — Aucune femme qui laissait trainer son manteau ne pourrait leur retirer ce qu’ils avaient déjà vécu. Au fond d’elle, elle avait foi en lui. Il était une meilleure personne qu’elle ne serait jamais.

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MessageSujet: Re: — i will sing no requiem tonight. (eli)   Lun 25 Juin - 5:23

La noirceur avait envahi son âme, et elle avait fait pourrir tout ce qu’il restait de ce cœur détruit. La colère avait assombri son regard et une certaine froideur flottait sur chacun des traits de son visage, durcit par les épreuves des derniers mois. Ses rires sonnaient faux, et ses sourires masquaient à peine le mal-être qui l’habitait, le masque d’indifférence qu’il portait depuis si longtemps se fissurant un peu plus à chaque instant. Pourtant, alors qu’il se trouvait devant Isveig, Eli restait de glace, figé dans ce détachement volontaire qu’il s’imposait. Les mots qui sortaient de sa bouche n’étaient que venins, et ils empoisonnaient un peu plus tout ce qui restait d’eux, pour le peu qui en subsistait. Les prétendus aveux de la jeune femme ne parvinrent pas à amadouer l’homme blessé qu’il était. Il refusait de croire que la vie s’acharnait ainsi de la sorte sur son existence, n’y ajoutant que souffrance sur souffrance. Cet enfant, il l’avait désiré, il l’avait rêvé. Cet enfant qui aurait dû être source de bonheur et de joie intense, mais pas dans ces circonstances. Cet enfant n’était qu’un pion de plus dans ce jeu d’échec, et Isveig l’avait mis en mat en lui jetant sa prétendue paternité au visage. Un énième mensonge qui s’ajoutait à une longue liste déjà bien étoffée. Une vaste plaisanterie de mauvais goût pour gagner sa pitié, l’art de manipuler les mots pour faire croire à n’importe qui, n’importe quoi. Elle avait pourtant raté sa cible, avec Eli. Il n’était plus aussi dupe qu’auparavant, son ancien fiancé, ses tromperies lui ayant donné une cruelle leçon de vie qu’il n’était pas prêt d’oublier. – Heureuse, vraiment? Alors pourquoi as-tu ressenti le besoin d’aller t’envoyer en air avec un autre, hein, si tu étais si heureuse avec moi? Et pas rien qu’une fois, non. Ça ne te suffisait pas. À croire que tu n’es jamais satisfaite. – lui rétorqua-t-elle, au moment où elle lui coupait la parole pour répliquer. Peut-être avait-elle été heureuse à ses côtés, au commencement de leur relation. Quand tout était encore nouveauté et découverte, et que les papillons des premiers instants virevoltaient toujours dans leur creux de leur ventre. Des moments que l’obscurité avait enveloppé de ses bras étouffants, les laissant se noyer dans la noirceur et les tourments. Le rire qui se déploya d’entre ses lèvres prenait un tournent sinistre, tragique et il s’arrêta net, devant l’affront que les propos d’Isveig causait. – Tu m’as quitté car tu croyais qu’il était le père, et maintenant que tu découvres que ce n’est pas le cas, tu reviens vers moi? T’as vraiment cru que j’étais idiot à ce point? Que j’allais avaler toute cette histoire sans rien dire?  Tu me fais pitié, Isveig. – Qui a dit que le karma n’existait pas? Ici-même, dans son loft, Eli avait la preuve irréfutable de son existence, et toute la douleur que son ancienne fiancée lui avait causée se retournait désormais contre elle, lui faisant enfin réaliser l’impact de ses décisions et de ses gestes irréfléchis. Une vengeance douce-amère pour le pompier. Il avait beau la haïr de tout son cœur, il ne pouvait se résoudre à ne lui souhaiter que du malheur. Pourtant, il se sentait incapable de l’aider. S’impliquer dans toute cette histoire ne le ferait que replonger, alors qu’il parvenait à peine à se sortir la tête de l’eau. – Je t’aimais, Isveig… merde, ce n’est pourtant pas si difficile à comprendre! – avoua-t-il, perdant un peu de sa froideur apparente. L’emploi du passé, pourtant, semblait mettre l’emphase sur une vérité qui n’en était pas une. Il tentait de se convaincre, mais même lui n’y croyait pas vraiment. Se réfugiant à nouveau derrière son masque d'indifférence, il continua. – Mais tu l’as dit toi-même, j’ai passé à autre chose, et tu devrais toi aussi. Ce n’est plus à moi de t’aider à gérer tes problèmes. N’est-ce-pas ce que tu m’as dit, à l’hôpital? – Leur dernière rencontre, leur dernière conversation. Ce moment où il avait été confronté à la douloureuse réalité de son ancienne flamme, qui refusait de voir la vérité en face. Aujourd’hui, pourtant, elle était là, à quémander son aide. Mais il était trop tard pour ça.

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MessageSujet: Re: — i will sing no requiem tonight. (eli)   Ven 29 Juin - 0:16

Les minutes passaient et Isveig devait faire face à la vérité: il ne l’aiderait pas. Elle doutait même de l’intérêt qu’il portait à cette nouvelle qu’elle avait mit si longtemps à lui annoncer. Elle avait attendu le bon moment, Is, pour ne pas continuer de détruire son monde dont il retrouvait à peine quelques fondations. Elle n’en faisait plus parti, il ne voulait plus qu’elle en fasse partie. Après quelques minutes à attendre, à espérer, la brunette réalisa bien vite qu’il n’y croyait tout simplement pas. Comment aurait-elle pu lui en vouloir. Elle lui avait menti trop longtemps pour qu’il ne puisse la croire sur parole après une telle nouvelle. Dans le regard de son ancien fiancé, elle pouvait voir à quel point il était détaché de cette affaire. Il s’en fichait, il ne la croirait pas. Le coeur de la Burston s’emballa dans sa poitrine alors qu’elle serrait doucement l’un de ses poings, écoutant Eli lui cracher quelques nouvelles méchancetés toutes plus véridiques les unes que les autres au visage. Il ne lui avait pas pardonné, et elle doutait qu’il n’arrive à le faire un jour. Elle était seule, Isveig. Seule avec ce gosse dont elle n’avait jamais voulu, qui grandissait pourtant en elle. Elle confiait secrètement des espoirs en cette grossesse, en cet enfant. Il la rendrait une femme meilleure, elle devait le croire. Une nouvelle étape de sa vie, une nouvelle page et un nouveau chapitre qui s’ouvrait. Si elle avait espérait que le Goldstein en fasse parti, ce ne serait visiblement pas le cas, et elle était prête à faire sans lui s’il le fallait. Isveig n’avait besoin de personne. La jeune femme se souvenait bien de l’époque où c’était le cas, où seule, elle pouvait gérer n’importe quel obstacle seule. Il était temps de se prouver que cette partie d’elle n’avait pas totalement disparue. Jamais satisfaite. Il marquait un point. S’ils avaient compter les scores dans cette bataille, Eli l’aurait remporté haut la main, depuis le début. Mais Isveig était trop fatiguée pour compter les points, pour se défendre, pour rétorquer une remarque cinglante. Elle était épuisée. Tout chez Eli trahissait la haine qu’il éprouvait aujourd’hui envers son ancienne fiancée. La façon dont il parlait, le regard qu’il posait sur elle, les mots toujours plus violents qu’il utilisait. Elle était sans défense devant lui, et finit par doucement secouer la tête pour seule réponse à tous ses propos. — Je suis désolée de t’avoir dérangé, Eliott. — Après avoir regardé le sol un peu trop longtemps, elle releva son regard sur lui, l’observant un instant. Il n’était plus le même. Il était loin de l’homme aimant et attentionné qu’elle avait rencontré, des années plus tôt. Était-ce l’alcool qui l’avait changé, ou sa rupture avec la Burston ? Ça, elle n’en savait rien. Peut-être un peu des deux. Si la vie ne l’avait pas raté depuis leur séparation, elle ne semblait pas non plus avoir épargner l’homme qu’elle avait laissé. Ils étaient tous les deux victimes des mauvais choix d’Isveig. Facile de comprendre qu’elle n’était plus la bienvenue dans sa vie, aujourd’hui. Pourtant, elle ne pouvait s’empêcher de se sentir en colère face à sa réaction. Après toutes ces épreuves, elle était persuadée de trouver de l’aide auprès de cet homme qu’elle connaissait bien. Elle se trompait. Le fait qu’il ne se préoccupe plus d’elle au point de la laisser se démener seule la blessé plus que les coups qu’elle avait pu se recevoir jusque là. Elle se contenta de lui sourire légèrement, s’écartant de lui afin d’atteindre la porte d’entrée. — Je t’enverrais un faire-part de naissance, ne t’en fais pas. — ajouta-t-elle finalement, ouvrant la porte en lui lançant un dernier regard, maigre espoir de le voir revenir sur sa décision. Mais c’était trop tard pour eux, elle devait l’accepter. Ravalant sa fierté, elle quitta l’appartement sans rien dire, se promettant de ne plus le déranger à l’avenir. Il avait été clair, il ne voulait plus avoir à faire à elle. Et elle respecterait ça.

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