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 the sound of my voice will haunt you (juliet)

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MessageSujet: the sound of my voice will haunt you (juliet)   Mer 28 Fév - 6:47

- time cast a spell on you but you won’t forget me –

Il se réveilla en sursaut. Une douleur vive dans sa nuque lui fit porter sa main machinalement à son cou. Après avoir cligné des yeux à quelques reprises, Ralph réalisa qu’il s’était – encore – endormi au garage. C’était rapidement devenu une sorte de routine pour lui. Il ne comptait plus les heures qu’il passait entre ces quatre murs. Enseveli sous le travail d’un part et, de l’autre, il ressentait le besoin plus que jamais d’être présent. Peut-être sa façon à lui de faire son deuil avec cette figure paternelle trouvée chez son beau-père. Il se leva de la chaise dans laquelle il s’était endormi et se dégourdit les jambes. Des bruits provenant de l’extérieur du garage attirèrent son attention. Il ouvrit la porte et restant figé devant le spectacle qui s’offrait à lui. Juliet. Celle qu’il avait aimé et qui lui avait brisé le cœur. Celle qui, après toutes ces années, était toujours techniquement son épouse. - « Juliet. » Souffla-t-il, son prénom s’échappa d’entre ses lèvres sans qu’il ne parvienne à la retenir. Il devina rapidement ce qu’elle était en train de faire. Elle cherchait le double de la clé qui avait longtemps été caché près de l’entré. - « Surprise de voir que les choses ne sont plus exactement là où elles étaient à ton départ ? » Lâcha-t-il enfin, attirant l’attention de Juliet vers lui. Il déglutit péniblement quand leurs regards se croisèrent. Il était celui qui l’avait appelée, il n’aurait pas dû être aussi surpris de la voir devant ses propres yeux. Et pourtant. La gorge nouée, une boule dans son estomac. Il s’efforçait de se montrer le plus stoïque possible. Orgueilleux, mais aussi tout à coup affligé de la douleur de ces anciennes blessures qui lui remontait en tête. Elle l’avait quitté, elle l’avait blessé et après ces six années de silence totale, la revoilà. Il aurait eu envie de lever le bras vers elle. La toucher, la frôler du bout des doigts. S’assurer qu’elle était bel et bien là et non un produit de son imagination. Si les dernières années s’étaient déroulées avec plus de facilité, elle revenait souvent le tourmenter durant son sommeil fragile. Sans réellement lui laisser le temps de répliquer, il disparu à l’intérieur du garage en laissant la porte ouverte derrière lui. Une invitation, peut-être. C’était aussi, après tout, son garage à elle. Ralph se dirigea vers une voiture garée à l’intérieur et fit mine d’observer le système sous le capot. Il voulait se montrer détaché, mais les pensées et les souvenirs se bousculaient dans sa tête. Il aurait voulu la revoir tant de fois après son départ et, alors qu’ils étaient dans la même pièce, il ne trouvait pas les mots. La colère, la rancœur s’emparait plutôt de lui. Son abandon, leur mariage, le silence ou encore la mort de son père. Trop de choses s'étaient passées et l'idée qu'il soit en plein cauchemar ne lui semblait pas si farfelue.
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MessageSujet: Re: the sound of my voice will haunt you (juliet)   Sam 3 Mar - 0:24

Juliet n’avait pas trouvé le sommeil hier soir, comme à peu près tous les soirs depuis l’annonce du décès de son père. Elle était arrivée à Brighton depuis quelques jours déjà et mis à part un bref rendez-vous chez le notaire, elle n’avait pas vraiment quitté sa chambre d’hôtel. Elle savait qu’elle allait devoir passer au garage. Elle savait aussi qu’elle allait devoir se confronter à Ralph. Alors, ce matin-là au lieu de gesticuler sans fin dans son lit vide, elle se décida enfin. Après quelques minutes de marche, elle était là. La devanture était un peu décrépite mais l’endroit n’avait pas vraiment changé. Elle s’efforça de mettre de côté les milliers de souvenirs qui lui revenaient en tête. Elle ne pouvait pas se permettre de craquer maintenant. Alors qu’elle se baissait pour chercher la clé censée se trouver près du pot de fleur à l’entrée, une voix masculine qu’elle avait cherché à éviter pendant six années la stoppa dans son élan. « Ralph. » Il était là. En face d’elle, les yeux encore endormis. Elle avait presque l’impression de l’avoir quitté hier. Pourtant, en quelques mots acerbes, il exprima toute la rancœur qu’il avait pour elle et elle se rappelait pourquoi elle n’était jamais revenue en arrière. Elle l’avait aimé plus que tout et égoïstement, elle avait préféré ignorer toute la douleur qu’elle lui avait infligé en partant. De nombreuses fois, elle avait imaginé sa vie sans elle. Heureux avec une femme et des enfants, que son corps à elle n’avait pas pu lui offrir.

« Si ce n’étaient que les choses. » Laissa-t-elle échapper dans un souffle, alors que Ralph s’éclipsait à l’intérieur du garage. Elle pensait évidemment à son père. Cet endroit, c’était le sien. Il l’habitait tellement bien qu’elle s’attendait presque à le voir apparaître aux quatre coins de la pièce. Après quelques secondes, elle se décida finalement à passer le seuil de la porte. Ralph s’attelait sous le capot d’une voiture et elle se dirigea vers le bureau ouvert juste en face, séparé par une simple vitre du petit atelier. Elle dévisagea celui qui était encore son mari un peu trop longuement. Il avait l’air dans son élément. Encore plus sûr et plus adroit qu’à l’époque. Elle était incapable de compter le nombre d’heures qu’elle avait passé ici, à les regarder travailler tout en bossant ses partitions sur ce même bureau aujourd’hui jonché de paperasses en tout genre. Entre quelques factures, ses yeux firent attirer par un document qu’elle avait déjà eu entre les mains. Les papiers du divorce. Elle les avait envoyés au garage, ne sachant pas si l’adresse de Ralph était toujours la leur ou s’il avait déménagé. La signature de Juliet était apposée au bas de la page, et à droite l’encart où devait être celle de Ralph était toujours vide. Ce mariage, son nom qu’elle portait encore officiellement, c’était la seule chose qui la reliait à cette vie qu’elle avait voulu fuir. A lui. Et elle lui en voulait de la retenir ainsi. « Certaines choses n’ont pas bougé, par contre. » Lâcha-t-elle d’un ton distant. Sans réfléchir, elle colla la feuille à la vitre en sa direction. Elle regretta immédiatement, le regard presque surpris par son propre geste. Elle savait qu’il avait bien pire à lui reprocher et la dernière chose qu’elle souhaitait était de parler de leur histoire, et de la manière dont elle s’était finie. C’est ce qu’elle avait réussi à éviter toutes ces années et à peine arrivée, elle y fonçait droit devant. « Je… suis désolée. »
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MessageSujet: Re: the sound of my voice will haunt you (juliet)   Dim 25 Mar - 4:20

Il savait que les gens le croyaient fou. Qu’on croyait qu’il s’acharnait à s’accrocher à quelque chose de mort, qu’il devait penser bêtement, naïvement qu’elle lui reviendrait un jour. Que c’était sans doute parce qu’il était toujours amoureux d’elle qu’il s’entêtait à les garder mari et femme aux yeux de la loi. Peut-être que c’était en partie vrai. Ralph l’ignorait. Il savait simplement qu’il ne signerait jamais ces papiers tant et aussi longtemps qu’elle ne les lui apporterait pas elle-même. Tant qu’elle ne se tiendrait pas en chair et en os devant lui, prête à s’expliquer. C’était sans doute ce qui l’avait le plus blessé dans son départ. Elle était partie, elle l’avait abandonné sans même lui dire au revoir, sans même lui offrir ne serait-ce qu’une explication. Il l’avait vue se transformer devant lui, changer à point tel qu’il peinait à reconnaître sa femme, à se refermer sur elle-même jusqu’à ce qu’il rentre pour finalement trouver leur maison désertée. Il n’avait jamais compris pourquoi, malgré d’innombrables nuits blanches passées à se passer en boucle les derniers instants. Il ne comprenait pas. Ralph s’efforçait de ne pas jeter de coups d’œil vers elle alors qu’elle pénétrait dans le garage ou qu’elle se dirigeait vers le bureau. Il lui était facile d’imaginer que de remettre les pieds dans le garage de son père la bouleversait, mais il se refusa de se laisser aller dans la compassion. Il leva finalement les yeux vers le bureau quand il entendit cogner dans la vitre. Les papiers de divorce. Il ne pouvait pas croire qu’à peine arrivée, elle était tombée dessus. Peut-être était-ce une nouvelle copie qu’elle avait pris soin d’apporter avec d’elle. Il l’ignorait. Il se souvenait très bien être tombé sur les papiers pour la première fois. Son beau-père avait pris le courrier. Il avait dû se douter de ce que renfermait l’enveloppe à l’effigie d’un cabinet d’avocats et avait cru bon ranger les papiers loin de Ralph. Peut-être avait-il voulu le préparer un peu avant de les lui donner. Mais Ralph mis la main sur l’enveloppe avant qu’il n’eut le temps de le faire. Un coup de poignard. Une trahison de plus. Pourtant, c’était la suite logique à leur histoire, non ? Il ne les mentionna qu’à quelques reprises, lui demandant s’il avait pris une décision. Il avait toujours semblé respecter le temps que Ralph mettait à les signer. Si bien qu’il s’était souvent demandé s’il désirait ou non qu’il rende sa liberté à Juliet. Il avait d’abord été surpris que le garage ne lui soit pas légué. Après tout, c’était lui qui travaillait à ses côtés depuis les dernières années. Il lui en avait voulu aussi. Puis, il s’était surpris à se demander si ce n’était pas la façon un peu tordue qu’il avait trouvé pour les forcer à se faire face après tout ce temps. Ralph posa l’outil qu’il tenait et se dirigea vers le bureau d’un pas décidé, furieux. Blessé. Il s’empara d’un styla qui traînait et pris les papiers. — « Oh, mais, ma chérie, si tu voulais un divorce tu n’avais qu’à venir me le demander. » Sa mâchoire crispée, il déglutit péniblement. Il tâchait de se montrer le plus détaché, sarcastique et venimeux qu’il lui était possible de le faire, mais il se doutait qu’il n’y parvenait pas si bien. Il se sentait flancher. Il sursauta légèrement quand on frappa à la porte du commerce. Il était sauf, pour cette fois. Ralph se retourna et reconnu la silhouette d’un client qui devait récupérer son véhicule ce matin. — « Ça devra attendre à plus tard. » Lâcha-t-il d’un ton bien plus calme qu’il ne l’était réellement. Il posa le styla sur le bureau et sorti du bureau vitré en se dirigeant vers le client. Malheureusement, il n’en avait que pour quelques minutes. Il n’était pas convaincu d’être prêt pour un deuxième round.
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