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 beautiful lie. (loanne)

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MessageSujet: beautiful lie. (loanne)   Mer 28 Fév - 0:33

hello cowgirl in the sand,
is this place at your command ?
can i stay here for a while, can i see
your sweet sweet smile ?

Mercredi, seize heures. On s'est donné rendez-vous dans un petit café qu'elle apprécie, encastré dans les hautes façades du bord de mer. Elle en parle parfois avec tendresse, comme d'un petit animal qu'elle croit protéger alors qu'en réalité, c'est lui qui, en l'accueillant en son sein, la glisse hors du monde et la plonge au plus profond de son imagination. Curieux, c'est moi qui ai proposé de se retrouver là, après plusieurs semaines à en capter le nom au milieu de conversations sans lien. Elle a paru étonnée un instant, avant de sourire et d'acquiescer. Et on s'est quitté, emportant avec moi une foule de questions sans réponse brûlant mes lèvres closes. Quel est cet endroit ? Qu'est-ce qui te plait tant là-bas ? Quelle signification il a pour toi ? En a-t-il seulement une ? Est-ce que tu t'y sens bien ? Est-ce que ça te dérange que je me fasse une place dans ton antre ? Est-ce un problème ? Qu'est-ce que tu y caches, Sophie l'auteure, une partie de ton âme ? Mercredi, seize heures et je suis déjà attablé contre le mur, à rouler des billes tout autour de moi pour capter chaque parcelle d'essence que l'endroit dégage. La pluie frappe contre la vitre illuminée et, sur le son des gouttes qui s'écrasent, je comprends ce qu'elle trouve à ce café. Il est intemporel, et tous les gens qui y pénètrent deviennent hors du temps, l'espace d'un instant. Ce paradoxe fascinant qui amènent des vieux hommes au journal à apprécier leur café en silence, à côté de jeunes emballés par le dernier chanteur à la mode, qui devient la niche de rencontre des amis de longue date qui se retrouvent après des mois, qui abrite les solitaires le nez cachés derrière leur livre ou leurs croquis. Sophie, je l'imagine dans un coin, un genoux replié contre sa poitrine, avec sa paperasse désorganisée face à elle, ou son ordinateur portable, peut-être. Elle a son stylo coincé entre les lèvres, le visage incliné, les sourcils froncés, elle galère, rien ne lui vient, alors elle redresse le nez, son regard se perd dans l'horizon de la mer agitée par le vent. C'est à qu'elle trouve son inspiration, dans l'écume malmenée, dans le mouvement inexorable de la nature et de sa force incompréhensible. Dans les allées et venues éphémères d'inconnus poussés par le même désir de mettre pause, de s'asseoir et d'oublier le temps, d'éblouir la pièce de leur singularité. Moi, je ne suis qu'un simple passeur. Un passeur qui attend son guide. Et lorsque le guide tire discrètement la chaise face à la mienne, je réintègre la réalité pour capter la présence de Sophie, qui me donne la sensation d'enfin appartenir à cet endroit. De ne plus être un étranger. - Tu as trouvé facilement ? je fais mine de m’enquérir, mutin, tandis qu'elle s'assied. Le serveur, que j'avais fait patienter, revient vers nous pour prendre notre commande mais je ne lui accorde que le minimum d'attention nécessaire. Je prends un café et je l'oublie. - Tu vas bien ? C'est tout ce qui m'intéresse, pour l'instant. Parce que c'est important, bien sûr, mais aussi parce que son sourire rehausse la poésie du lieu. Je ne sais pas pourquoi. C'est comme si elle se fondait dans une ambiance douce et accueillante, tout en tant tout ce qu'il y a de doux et accueillant. - Alors c'est depuis cette fenêtre que tu refais le monde, je souffle en détournant le regard une énième fois vers la mer. Dans ses livres, dans sa tête d'artiste. Moi, je n'ai jamais été un artiste, d'aussi loin que je me souvienne, en tout cas. J'ai jamais été un rêveur. Dans mon esprit à moi, il y a des nombres, des vérités et encore plus de doutes. Parce que je ne parviens pas à voir au-delà, à m'imploser hors de ma bulle, viscéralement cautérisée à ma peau, j'ai bien trop besoin de certitudes. Et rêver, c'est un luxe que seuls les gens solides peuvent s'offrir. J'ai pas de fondations, rien qui me maintient au sol, et si je m'élève un seul instant, je ne pourrai plus jamais me rattraper. Je serai dissout pour de bon. - C'est quoi ta théorie sur lui ? et je désigne la silhouette lointaine et effacée d'un homme d'une quarantaine d'années, aux cheveux gris et au regard lourd, là-bas, sur la plage. Carter, il a toujours aimé écouter Sophie, sa voix, ses mots, son esprit qui se dévoile naturellement tandis qu'elle évoque les gens et les choses. Tommy aussi.

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I want to care, but I don’t. I look at you and all I feel is tired.
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MessageSujet: Re: beautiful lie. (loanne)   Jeu 8 Mar - 22:54

- tommy & loanne -
Is there something you said? All these secrets that you keep, but I don't wanna think about it now. I know I won't get out if I fall in, so I don't wanna think about it now. It’s dark in my imagination.

Le mercredi après-midi était mon repos imposé. Par ordre de mon psychothérapeute, je ne travaillais pas ce jour-ci afin de bénéficier d’un créneau de libre pour me rendre à la réunion des alcooliques anonymes. Et si je n’y étais plus obligée désormais, je continuais à m’y rendre, par précaution et par besoin. Les cauchemars ne me quittaient toujours pas et parfois, les effluves d’alcool présents continuaient à me hanter le matin venu. En dehors de mes compagnons de réunion, personne ne savait vraiment à quoi je passais mes mercredi après-midi et j’arrivais à m’échapper assez rapidement pour éviter la presse, lorsqu’elle était dans les parages. Cependant, je devais avouer que cela faisait quelques semaines que je ne les voyais plus, et bien que je ne lisais pas les articles qu’ils pouvaient écrire me concernant, j’avais la réelle impression qu’ils s’étaient enfin décidés à me laisser tranquille, réalisant sans doute que je n’allais pas sortir dans la rue bouteille à la main et me jeter dans la mer toute habillée. Mais ce répit était éphémère et bien fragile. Sur un fil, mon équilibre n’était qu’apparence et précarité. Chaque soir, je manquais de retomber dans le précipice, et cette fois, je sentais qu’il ne restait aucune attache de sécurité. Si je rechutais, il n’y aurait plus aucun espoir de retour. Et malgré cette conscience d’équilibre instable, je me complaisais à jouer avec les profondeurs. Pour échapper à la réalité, pour me sentir vivante à nouveau, pour oublier. Jusqu’au coup de vent de trop, à la bourrasque qui ferait tomber mon château de cartes. Des cartes que je jouais dangereusement, à cloche pied sur mon fil, au-dessus du vide. Comme une enfant, la peur était noyée derrière l’adrénaline et un profond désir de nouveauté, d’excitation, d’éveil. Errant dans les rues de Brighton après cette réunion plutôt éprouvante, j’étais de nouveau partagée entre différentes émotions, différentes envies et divers besoins. Profondément désireuse de voir Carter, j’étais cependant toujours animée par cette frayeur que mon personnage ne soit plus. Et pourtant, j’avançais à reculons pour aller à ce rendez-vous, ne sachant encore pas ce dont cette entrevue serait faite et si ce n’était pas la dernière représentation de Sophie. Je savais que je devais lui dire la vérité, aujourd’hui ou un autre jour, avant que quelque chose ne perce la jolie bulle que j’avais soufflée autour de nous. Une bulle fine, mais tellement belle. Précaire et éphémère, comme tout ce que j’entreprenais. Arrivée devant la vitrine du café où je passais mes matinées et tout mon temps libre, lorsque je n’étais pas assise parmi les galets des plages de la belle Brighton, je le vis directement, perdu dans la contemplation de l’endroit, assis à ma table habituelle. Cela me fit sourire et mes pas me guidèrent à travers la porte sans qu’aucune de mes pensées précédentes ne viennent leur faire obstacle. C’était naturel, tout comme la relation qui s’était installée entre nous. Du naturel au milieu des jeux et des mensonges. Un bel oxymore. Et c’est ce qu’était Sophie, finalement. Tellement moi, tellement ce que j’aurais rêvé être et pourtant tellement éloignée de ce que j’étais, tellement opposée à ma réalité. Le cœur tambourinant dans ma poitrine, sûrement l’adrénaline, me dis-je, je tirai la chaise face au spectateur de ma pièce de théâtre. Carter, ce regard doux, ce sourire mutin et cette expression indéchiffrable. On aurait dit que chaque seconde de sa vie était une liste interminable de questions. Toutes plus farfelues et fascinantes les unes que les autres. « Tu n’as pas idée combien de temps j’ai tourné avant de trouver ! » répondis-je, sourire en coin, rentrant une nouvelle fois dans son jeu. Dans notre partie interminable. Et j’ignorais encore si je pourrais un jour en sortir gagnante. Le serveur nous interrompt et me reconnaît, évidemment, j’étais encore assise à cette table ce matin. Cependant, il ne dit rien et me sourit silencieusement, notant ce que je prenais toujours. Un chaï latte avec supplément de cannelle. Heureusement, il s’éloigne avant que mon cœur ne s’arrête. Chaque seconde passée avec Carter était un véritable supplice pour mon palpitant. « Ici, je ne peux qu’aller bien. Et toi ? Qu’est-ce que ça t’inspire ? » Comme sentiment, je voulais dire. Ici, c’était mon petit coin de paradis au milieu du champ de bataille, et j’avais pour espoir secret qu’il se sente aussi bien dans ce cocon hors du temps que je l’étais. Il évoque le fait que c’est à travers cette fenêtre que je refais le monde, et il n’a pas idée à quel point c’est vrai. Au début, j’avais choisi cet endroit car il était assez isolé et banal de l’extérieur pour ne pas être pris d’assaut par les journalistes et autres vautours. Mais depuis, j’y avais découvert un formidable jardin secret où je pouvais être Loanne tout en aspirant à être Sophie. Et aujourd’hui, l’aspiration percutait la réalité. Subtilement et dangereusement, avec une seule certitude : il n’en resterait qu’une à la fin du jeu. Je me tourne vers lui après m’être brièvement perdue à travers la vitre et je souris simplement en baissant les yeux sur la table, rougissant qu’il ne pénètre dans mon espace aussi intime. Il change subitement de sujet et me montre un homme longeant la plage, perdu lui aussi sans doute dans une autre réalité, la sienne. « Lui ? C’est Sean. » Je dis ça le plus naturellement du monde, comme si je le connaissais depuis toujours. Et je poursuis le tricotage de son histoire. « Il a perdu sa femme il y a deux ans, mais il continue à venir ici tous les jours et il jette des bouteilles à la mer. Je crois qu’il espère que, quelque part, elle puisse les récupérer, où qu’elle soit. Il se plaît à imaginer que ces bouteilles sont magiques et qu’elles pourraient traverser les mondes pour la retrouver. Et ensuite, il regarde sa montre, se disant qu'il va encore être en retard pour aller chercher leur fille à l’école. Ecole où il ignore chaque jour le regard de cette femme désespérée d’amour pour lui, qui vient ramasser les bouteilles ramenées par le courant à la nuit tombée et qui rêve d'être cette femme qu'il aime au-delà même de la réalité. » Je m’arrête et redirige mon regard sur Carter, presque étonnée de le voir là. Je m’étais perdue à nouveau dans l’invention d’une nouvelle histoire. Sophie l’auteure commençait à prendre beaucoup de place en moi. Et cela me plaisait. « Et puis il quitte la plage en secouant la tête et en se disant qu’il faut qu’il arrête de s’inventer des vies tragiques. » Je ris, innocemment, notant dans un coin de ma tête que ce conseil était très sage et avisé.
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MessageSujet: Re: beautiful lie. (loanne)   Jeu 22 Mar - 20:33

Comme une touche de couleur dans une photographie en noir et blanc, son sourire me réchauffe et la sensation d'être un étranger dans ce lieu qui n'est pas le mien s'atténue un peu. Elle tire la chaise, s'installe face à moi : elle s'assied, pivote légèrement, tangue pour se caler contre le dossier, détend ses épaules, redresse la tête, dégage ses cheveux d'une main gracile, cligne des paupières puis pose le regard sur moi et sourit. Une routine que j'observe de mon air contemplatif, en visiteur d'un musée petit et inconnu, mais inestimable. Comme un bijou. Un bijou aux prunelles de chocolat et à la voix de rockstar. Je souris avant de détourner la tête vers le serveur, de retour, à qui je commande un café au lait. Je ne lui accorde qu'un minimum d'attention, juste le nécessaire, parce que tout le reste est accaparé. Elle a ce pouvoir, Sophie, dont j'ignore s'il n'agit que sur moi ou si le monde entier la suit du regard dès qu'elle est à proximité, qui m'oblige à penser à elle, à imaginer ce qu'elle imagine, à voir ce qu'elle voit, à chercher dans ses opales les vérités qu'elle porte et qu'elle chérit, ou à le souhaiter en tout cas. Lorsqu'elle n'est pas là, je pense à quand elle le sera et lorsqu'elle l'est enfin, je m'effraie de me retrouver seul à nouveau. C'est idiot de ma part, mais à côté de ce sentiment de la découvrir davantage, j'aime l'idée de connaître cet endroit qu'elle aime tant et dans lequel elle se réfugie souvent. La fréquence de ses visites me donne la certitude de ne pas être paumé si elle disparaissait brusquement. - Un feu de bois lors d'une froide nuit d'hiver, je réponds sans hésiter, laissant simplement parler mon instinct et mes sensations. On dirait un cocon, et lorsque je songe à cet endroit, j'imagine la neige valser dans l'air, balayer les gens et leurs visages, j'imagine la vitrine lumineuse et chaleureuse les pousser à s'y réfugier et j'imagine le brusque sentiment de soleil réchauffer la peau lorsqu'ils y entrent, le vent qui cesse, l'odeur de café et de chocolat chaud. Comme ces pères, emmitouflés dans une grosse veste sombre et un chapeau, qui passent la porte de la maison la tête rentrée dans les épaules et les mains dans les poches pour retrouver la douceur du foyer, de la pause, des retrouvailles. J'ai cet étrange sentiment de fin de journée, de soupir de soulagement, de sofa recouvert d'un plaid après le monde erratique. Ou peut-être que c'est Sophie, tout ça. Et moi, je suis con. Je suis un vrai con. Je détourne le regard, finalement, parce que je me rends compte que je ne peux pas me contenter de la dévisager bêtement et indéfiniment, comme si elle était une oeuvre d'art sublime ayant capté mes yeux vagabonds et indifférents. Je fais mine de m'intéresser à ce monde derrière la vitre qui, pourtant, fait bien pâle figure à côté de notre refuge. Sophie et Carter. Carter et Sophie. Des prénoms, des pseudonymes, des identités toutes entières, qui flottent au-dessus de nous comme des présages, que l'on ne parvient pas à attraper car ils s'échappent et qui ne parviennent pas à se confondre sur nos paupières car nous sommes trop inconstants. Chaque fois que l'on se retrouve, je l'oublie, porté par la vérité de l'apaisement que je ressens, par la vérité du poids que je sens s'envoler de mes épaules et prendre congé pour quelques heures. Pourtant, chaque fois que l'on se retrouve, j'y pense, à l'existence inexorable du fossé entre ce qu'on vit et ce qu'on devrait vivre. Sommes-nous vraiment nous ? Des amis, des connaissances, deux imbéciles qui se croient superficiels en s'imaginant qu'ils peuvent échapper à la réalité avec d'aussi simplistes stratagèmes ? Je ne sais pas. Je ne sais pas ce que nous sommes. Je ne sais déjà pas qui je suis, ni même ce que je suis. Alors j'aime l'écouter raconter son enfance, ses habitudes, sa couleur préférée, la manière dont elle rit, j'aime noter l'omega au-dessus de ses sourcils lorsqu'elle les fronce, le rictus au coin de ses pulpeuses lorsqu'elle sourit, la façon dont es pieds se mettent l'un devant l'autre lorsqu'elle marche, l'amplitude de ses gestes dont elle perd parfois le contrôle, selon ce dont elle parle, tous ces petits riens qui composent son individualité. J'aime lorsqu'elle raconte, peu importe ce qu'elle raconte. Que ça soit le monde, ou Sean. Sean l'amoureux éconduit par la vie, au regard si brumeux. Sean qui désespère d'avoir un signe de son amour disparu. Bercé par la voix de Sophie, je me perds à imaginer ce qui est arrivée à la défunte. Peut-être est-elle morte en couche, ou suite à une maladie. Peut-être est-elle partie sans un mot, mue par un désir exacerbé de retrouver une vraie vie, ou été tuée d'une quelconque manière. Peut-être, encore, a-t-elle été percutée par une voiture lors d'un voyage à l'étranger, ayant perdu sur le coup tous ses souvenirs et son identité toute entière, rebaptisant pour son âme mutilée un semblant de vie, quelque part sur Terre, ignorante de cet époux qui la pleure chaque jour. Je clos les paupières un instant, m'exhorte au silence. J'ordonne à mon propre esprit de fermer sa gueule et d'arrêter ses conneries en m'accrochant au rire de Sophie comme à une ancre. - Un sage homme, je commente en hochant la tête et en riant à mon tour. J'en connais deux qui feraient bien de s'en inspirer mais eux, comme Sean y trouvent leur compte, cet espèce d'espace latent et doux amer dans lequel ils peuvent se cacher. - J'aime le voir comme un éternel romantique, l'attrait du tragique surpasse sa douleur, l'outrance qu'il joue permet de minimiser la réalité, je dis en tournant d'un air distrait ma petite cuillère dans le café que le serveur est venu nous apporté, sans que ni elle, ni moi, on ne lui prête attention. Encore une fois quelque chose que l'on connait. - Un mécanisme de défense comme un autre, j'ajoute avec un air compatissant, parce que je lui insuffle une nature bien plus manipulatrice, à Sean. J'ai toujours été un cynique, mais j'ai aussi toujours été plutôt pragmatique sur la nature humaine. Je sais que nous sommes capables du pire, tout comme nous sommes capables du meilleur. C'est ce qui nous rend plus intéressants d'une feuille de papier vierge - la nuance. Le tragique, en réalité. A croire que c'est moi l'éternel romantique. Ou plutôt, un adepte de l'absurde. Un misérable Kafka du vingt-et-unième siècle. - J'aimerais pouvoir me débarrasser des contrariétés comme lui, ou comme toi, en écrivant, en posant tout par écrit puis en brûlant les preuves une fois l'esprit apaisé, - je me contente d'assassiner des gens au hasard, en général. Et je hausse les épaules avec une nonchalance exagérée et un léger sourire malicieux. Plaisanterie, évidemment.

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