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 Dure soirée (hugôme)

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MessageSujet: Dure soirée (hugôme)   Mar 27 Fév - 21:52

Tu n'avais rien à faire de toute façon alors tu as dis oui. Tu n'aurais peut-être pas du mais tu ne te voyais pas rester chez toi seule, surtout un samedi soir alors tu l'as suivi. C'était l'anniversaire d'un ami à ton amie, tu l'avais croisé deux ou trois fois sans plus, aucun atome crochu, le genre de mecs qui ne te plait pas, un peu suffisant, trop pour toi. En arrivant, tu t'es vite rendue compte que ce genre de soirées n'étaient vraiment pas faite pour toi, tu aurais juste voulu prendre un portoloin pour pouvoir partir de là au plus vite. C'était le style de soirée à la American Pie avec des filles se tortillant comme des salopes, comme dans les clips de Drake, ou Pitbull, comme dans le clip de la musique Por favor, des filles n'ayant finalement que peu d'estime d'elles mêmes. Des gens s'embrassaient, buvaient de tout les cotés et toi tu étais là comme un cheveu sur la soupe. Tu pris un verre de bière, peut être que tu arriverais à te saouler, à faire passer la soirée plus vite. Les hommes te regardaient, peut être que tu n'aurais pas du mettre une robe courte, robe verte mettant le roux de tes cheveux en valeur, ta pote avait dit que c'était une soirée chic ... Pas vraiment la même définition que toi apparement ... Tu la voyais discuter avec un mec, simple regard vers toi pour que tu comprennes, ça allait être sa fête, la voyant se diriger vers une des chambres ... L'ambiance était plus que glauque et pendant un moment tu t'imaginais dans un vieux remake du film thriller Scream, le tueur arrivant dans quelques instants, vous tuant tous ... Ouais vraiment gore ... Cherchant un peu de compagnie, tu remarquas un mec, aussi paumé que toi. Salut, je m'appelle Côme et toi ? Autant commencer par le plus important T'es un pote du gars qui fête son anniversaire ? Tu essayais d'élever la voix pour qu'il puisse t'entendre, bruit assourdissant de gosses pré pubères.
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MessageSujet: Re: Dure soirée (hugôme)   Mer 28 Fév - 14:25

Je ne sais vraiment pas ce que je fous là. L'obscurité saturée en couleurs néons industrielles, la mauvaise musique de radio populaire, la moyenne d'âge largement inférieure au mien - à chaque pas que j'aligne dans la pièce, je me sens encore un peu plus comme un étranger débarquant en territoire inconnu. Après seulement dix minutes, passées à voguer de l'un à l'autre avec l'hôte qui, trop heureux de présenter un Américain à ses potes, a tenu à me faire parader, je sais déjà que je vais m'emmerder. Je fais bonne figure, pourtant, je souris, je salue, je fais mine de m'intéresser, j'échange des banalités, je parle de New York, de Los Angeles, de Trump et de mon avis sur les Kinders Surprise pour donner le change. J'ai l'habitude de tout ça, et j'ai enclenché le pilote automatique afin de pouvoir détailler la situation en parallèle. Peu de visages m'inspirent mais, de façon générale, il n'y a pas grand monde qui m'inspire. La vérité, c'est que je ne procède pas de cette façon et ce n'est pas à moi que mes fréquentations doivent profiter, encore moins plaire. J'ai toujours été l'atout charme d'une famille trop guindée. L'acting, ça fait partie de mon éducation mais plus encore, je suis celui qui est atteignable et accessible. Je suis celui qui appréciera autant le gratin d'affaires américain que le tout venant ignorant des réalités de mon monde, parce que mon rôle, c'est d'être avenant avec tout le monde mais particulièrement les gens importants, c'est d'être aperçu de temps à autre en train de manger un McDo, ou d'assister à un match de football avec mes amis de l'Université. Ça l'était, en tout cas. Aujourd'hui, je ne fais plus autant de zèle, malgré des conditionnements tenaces qui me font sourire et m'intéresser par réflexe, même lorsque je n'en ai pas envie. Ça fait partie des compromis que mes parents ont eu du mal à accepter. "Jouer un rôle ? Qui t'a demandé de faire ça ? Il n'est question que de courtoisie", s'était scandalisée ma mère. Je n'ai pas cherché à lui faire ressentir une quelconque empathie, tant elle est intrinsèquement faite pour ce mode de vie, pas plus que je n'ai cherché à me faire comprendre par eux. Je ne voulais que leur signature sur un contrat. Une voix forçant la bulle de mes pensées me fait cligner des paupières et tourner la tête. Je suis planté là, près des boissons, un verre en main, observant la fête de loin, et brusquement, je ne suis plus seul. Un visage inconnu - pas de ceux que j'ai croisés et salués au début. Ceux-là, ils se distinguent par leur amusement excessif et un peu incompréhensible, qui m'oppressent vaguement. Ou plutôt est-ce elle qui se démarque de la foule avec cette expression d'ennui dans le regard. - Hugo, je réponds. En temps normal, j'aurais sans doute rajouter : ravi de te rencontrer, accompagné d'une poignée de main ou d'une bise sur la joue, mais je me contente d'un sourire tranquille. Elle a pas l'air bien plus vieille que le reste des invités, Côme, mais elle se distingue dans sa manière d'être. A moi aussi, on m'a brièvement évoqué un dress code, et grand bien m'en fasse, j'ai décidé de ne pas écouter. Je me serais pointé en costume trois pièces Armani au milieu de ce bordel. - Pas du tout, je l'ai rencontré hier, je réponds d'un ton allègre et d'un rire étouffé. C'est la vérité, c'est ça le pire. On s'est rencontré totalement par hasard et en apprenant que je ne connaissais personne en ville, il s'est juré sur ses grands dieux d'y remédier. Je l'ai remercié, par politesse, et me voilà. - Je viens d'arriver à Brighton et je pense qu'il a eu pitié de moi, j'ajoute avec désinvolture, sans chercher à enjoliver la réalité. De toute façon, ce qui m'amène ici est bien trop important que pour m'enliser dans des tentatives d'éluder inutiles. - Et toi, qu'est-ce que tu fais toute seule ? et je papillonne du regard dans sa direction, cette enfant aux yeux trop expressifs. Je doute que quiconque ait envie de la laisser seule un instant.

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MessageSujet: Re: Dure soirée (hugôme)   Mer 28 Fév - 21:47

Trop de bruit, trop de choses dans ta tête. Tu voudrais quitter ce monde de dingue, te faisant tourner la tête. Comment toutes ces filles peuvent être si dévergondées, des gamines, surement pas toutes majeures se dandinant comme des sardines autour de tout ces mecs. Pathétique. Surement que tu ferais pareil après un verre ou deux ... - Hugo Hugo ... Non son nom ne te disait vraiment rien, sourire amical, rien de plus, pas plus de politesse qu'il n'en faut. Ravie de te connaitre Hugo. Clin d'oeil, levage de coude, gout de ta bière en bouche, tout pour t'occuper les mains. Musique à la mode passant, des gens dansant, d'autres buvant et toi tu es là comme un cheveu sur la soupe, au moins vous êtes deux ... Pas du tout, je l'ai rencontré hier Tu ne peux t'empêcher de rigoler, finalement tu as peut-être trouvé pire que toi ! Ha oui je vois et bien tu en as de la chance ! Parce que je sais pas toi mais je trouve cette soirée absolument POURRIE ! Premier moment intéressant de la soirée, il était plutôt sympa. Au moins vaut mieux parler avec un inconnu que de rester là à attendre que ta chère amie ait fini ses petites affaires Je viens d'arriver à Brighton et je pense qu'il a eu pitié de moi Possible, vraiment c'est plutôt vous qui devriez avoir pitié de lui, vu le genre de fête qui organisait Et toi, qu'est-ce que tu fais toute seule ? Toute seule, tu dois vraiment ressembler à une cruche. Je suis venue accompagner une amie ... Elle m'avait promit une super soirée où on s'éclaterait comme des folles .. Là, elle est occupée à bien s'éclater avec un mec dans l'une des chambres en haut Solitude, solidarité féminine Je vais aller me chercher une bière tu en veux une ? Si c'est pour rester à cette fête pourrie, autant profiter des bières gratuites Clin d'oeil, tu sentais que tu resterais avec lui toute la soirée
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MessageSujet: Re: Dure soirée (hugôme)   Lun 12 Mar - 11:03

Sa virulence me fait sourire. Elle semble aussi détonante que sa crinière et aussi brutalement honnête que sa robe. Le genre à aller prendre le contrôle de la musique parce qu’elle n’apprécie pas ce qui passe. Ou peut-être que je me fais des idée, et qu’elle se permet une telle franchise boudeuse parce qu’elle ne me connait pas et qu’elle sait que ce n’est pas moi, l’intrus, qui vais aller répéter à l’hôte de la soirée. Dans un cas comme dans l’autre, je hausse les sourcils. - Qu’est-ce qui n’est pas à ton goût ? La musique boite de conserve ou les hormones en sortie scolaire des prépubaires ? je fais mine de m’étonner, l’innocence faite éphèbe malgré mon sarcasme. Je décide de prendre le pari qu’elle ne se vexera pas même si, malgré son ennui et son mécontentement manifestes, elle doit avoir l’âge de la majorité des invités et peut-être est-ce globalement son style de musique qui est diffusé ici. Peut-être même que son état d’énervement suffira à faire passer ce qui, en fin de compte, n’est même pas une critique. Contrairement à ce que l’on pourrait imaginer et aux clichés faciles qui baignent mon milieu, je ne suis pas prompt au jugement. Si je peux me montrer sarcastique, je ne tire toutefois aucun plaisir dans le fait de critiquer ceux que l’arbitraire de la généalogie des valeurs personnelles (ou pas) désigne comme inférieurs. Je me fiche de ce que disent, pensent, font les gens, l’argent qu’ils ont, leurs goûts, leur manière de vivre, la musique qu’ils écoutent, leur couleur préférée ou même qu’ils se baladent en caleçon dans la rue. Tout ce qui pourrait un tant soit peu m’échauder et me laisser perplexe sont les manières (le côté douloureusement et stupidement trivial de mon éducation) et le respect de l’autre. Par esprit de contradiction, en réponse au mépris évident de mes parents pour tout ce qui ne sert pas leur intérêt, et même cela, j’en suis arrivé à exécrer un rapport à l’autre inadéquat, malhonnête, cruel, ou tout simplement inégal. Je ne suis pas un militant, je ne suis pas un engagé. Je n’ai jamais eu ce courage et pire encore : je contribue malgré moi à tout ce qu’il y a de plus inégal dans le monde. Donc je suppose que cela fait de moi un mec bien, superficiellement. Un mec bien, mais pas trop non plus. Un mec bien, dans ses propres limites. Un peu comme sa copine, qui lui fait miroiter une bonne soirée par pur intérêt avant de faire sa vie de son côté. Stratégie facile. Seuls les débutants osent être aussi publiquement défaillants. - Le plan de secours, j’identifie donc, avec le hochement de tête compatissant de celui qui comprend, - sympa. De la part de son amie, qui n’a de toute évidence pas le moindre problème à embarquer une seule personne dans un plan foireux de ce genre. La moindre des choses aurait été d’emmerder deux de ses amies, histoire qu’elles soient plantées oui, mais plantées à deux. D’instinct, je serais tenté de lui dire qu’elle aurait dû la laisser en plan à son tour ou les enfermer dans la chambre, petite vengeance puérile et inutile, mais je sais que le désir de voir son amie rentrer en un seul morceau chez elle après leur soirée prévaut. Elle propose de bouger, alors, le bar dans son viseur. Généralement, j’évite de boire parce que je suis de ces addicts de naissance qu’on a habitués au vice. Je n’ai jamais été alcoolique mais la frontière est mince, entre les drogues. On commence l’une, puis on prend une autre pour amorcer la descente en douceur, parce que la confrontation entre le monde d’illusion multicolore et le monde de triste réalité est trop douloureuse, et ainsi de suite. Moi, c’était les stimulants. Les amphétamines. J’en avais besoin pour tenir le coup, ne pas crever sous le boulot. J’ai tout arrêté aujourd’hui et je ne m’autorise l’alcool qu’en de rares occasions. Je décide tacitement que celle-ci en ferait partie et je hoche la tête avant de la suivre. En attrapant la bière qu’elle me tend, je l’avise, puis je désigne ses doigts serrés autour de sa propre boisson. - Si tu comptes boire autant qu’il en faudra pour compenser l’ambiance pourrie, il vaudrait mieux que je reste sobre, je plaisante. Juste histoire de s’assurer qu’elle rentre bien chez elle et qu’elle ne finisse pas congelée dans un buisson. Je pourrais gérer un coma éthylique ou, en tout cas, procéder comme il faut, mais même la médecine est inefficace sur les cadavres, malheureusement. - Le mot de passe, ça sera... désoxyribonucléique. Profite bien de tes deux verres, je la taquine gentiment. Parce que c’est la marge que je lui laisse avant qu’elle soit incapable de le prononcer. Pas parce que c’est elle, qu’elle est conne ou qu’elle ne tient pas l’alcool, simplement parce que les gens, en général, galèrent sur le mot autant que sur sa signification, voire n’essaient même pas. De toute façon, je ne suis pas sérieux, sauf si elle souhaite que je le sois. - A tout ce qu’il faut pas faire pour ses potes, je trinque finalement en claquant ma bière contre la sienne. Dieu que je sais de quoi je parle. Je suis à Brighton pour avertir une pote que le fils de pute qui l’a harcelée, mutilée, violée allait demandé une libération anticipée, après avoir renoncé à ma liberté douloureusement acquise afin de l’envoyer en taule. Mais la vérité, c’est que Simone, ce n’est pas juste une pote. - A quoi elle aurait ressemblé ta soirée, si c’est toi qui avais choisi ? je l’interroge en avalant une gorgée, le regard posé sur elle. L’air de rien, ça peut en dire long sur sa personnalité, sur qui elle est, sur ses centres d’intérêt. Moi, j’en sais foutre rien.

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MessageSujet: Re: Dure soirée (hugôme)   Mer 14 Mar - 21:56

Tu essayais de t'inspirer de la bonne humeur des gens. Tu comprennais pas comment les gens pouvaient s'éclater dans une fête aussi nulle. Les heures promettaient d'être longue. Vous deviez vraiment être beaux tout les deux, à faire la gueule parmi les sourires des gens. La plupart des gens se trouvant à étaient des gamins de seize ans, sûrement leur première fête ... Est ce que tu étais comme ça à leur âge ? Ton adolescence avait été tellement différente des autres. Tu restais chez toi, dans le silence, dansant, lisant, sans personne. Tu n'avais pas vraiment d'amis avant de connaitre Ryan. Tu n'en sentais pas le besoin, tu aimais la solitude. Tu aimais te morfondre, te plaindre seule dans ta chambre rose. Tout a tellement changé quand tu t'es mise avec lui. Tu es sortie le soir pour la première fois avec lui. Tu as bu pour faire genre, pour faire comme les autres. Tu étais trop impressionnée, essayant de jouer le rôle de la fille cool pour que ses amis t'aiment bien. Tout a tellement changé maintenant. Tu essaies de voir un visage connu parmi la foule, qu'est ce que tu fous là Côme. "- Qu’est-ce qui n’est pas à ton goût ? La musique boite de conserve ou les hormones en sortie scolaire des prépubaires ?" Rien ne te plaisait, tu avais juste envie de te tirer, d'aller chez toi, peut-être que Nina était à la maison. Vous auriez pu faire une soirée fille ... Ca te manquait tellement ... Vos soirées filles, vous voilà si éloignées, éloignées par des chemins différents, partagant votre appartement l'une avec l'autre sans rien vivre ensemble. Tu aurais pu aller chez Maddox, curieusement sa présence te manquait, sa voix te manquait et lui ne t'envoyait aucun message, silence radio. Il n'avait peut-être juste pas envie de te parler. Tu as accepté de veni car tu savais que tu allais encore une fois finir seule chez toi à attendre que le temps passe, à ressasser un passé déjà si lointain. "Je t'avoue que les deux m'horripilent. J'ai l'impression d'être comme un chaperon lassé devant ces gamins immatures." Un gars venait de tomber à coté de vous, déjà bien saoul alors que la soirée n'était encore qu'à son début. Pathétique. "Je ne me souviens pas avoir été si ... chelou à leur âge ..." Tu te fais une couette, trop forte chaleur, chaleur te faisant trésaillir, tu bois, tu essayes de te faire tourner la tête. Comment as tu pu aimer ce genre de soirée ? Vous reparlez de ton amie et tu sens la chaleur monter jusqu'au profond de ton coeur. Comment avait elle réussi à t'embarquer là dedans ? Elle devait bien profiter, elle là haut, sûrement occupée à prendre du plaisir pendant que toi tu te fais bien chier. Connasse ! "Il faut que je trouve un moyen de me venger d'elle ! Pour qu'elle se rende compte de ce que ça fait !" Tu n'étais pas du style à te venger, à être méchante avec les autres si ils ne le sont pas envers toi mais là tu avais la haine, la haine d'avoir été mise sur le coté, de n'être qu'une décoration dans une grande salle. Tu détestais ça, pourtant tu avais l'habitude, qu'on te laisse tomber. Tu en avais marre qu'on te laisse tomber. Rosie ... Ryan ... Maddox ... Nana ... Tu te sentais tellement seule, comment tout avait pu changer ... Tu sors ta clope, essayant de la fumer vite pour que ta tête tourne, pour que tu sentes la détente venir en toi. Tu n'as pas assez d'oxygène, tout l'oxygène de la pièce déjà utilisé, athmosphère lourde, ettoufante ... "Ne t'en fais pas, contrairement à ces gosses, je sais me gerer. Je déteste l'idée d'être saoule ... Tu le regrettes toujours le lendemain et moi je n'aime pas les regrets" Tu rigoles, tu en as déjà trop des regrets, tellement que faudrait pas qu'ils s'accumulent encore et encore. Gorgée de ton verre, tu ne comptes pas abuser alors tu le savoures, doucement, sentant l'alcool te descendre au fond de la gorge. "- Le mot de passe, ça sera... désoxyribonucléique. Profite bien de tes deux verres" Tu peux pas t'empêcher de rigoler, tu avais déjà du mal à le dire étant sobre alors avec quelques verres dans le nez, c'est sûr que ça ne sera pas une mince affaire. Il te faisait rire lui, tu aimais bien cette flamme qu'il avait dans le regard, le répondant aussi. "Si j'arrive à le dire après le deuxième verre, j'en prendrais un troisième" Tu rigoles, sachant très bien que tu n'y arriveras pas, on ne sait jamais. "- A tout ce qu’il faut pas faire pour ses potes" Tu trinques, sourire. Qu'est ce que tu n'avais pas fait pour tes amis, tu en as si peu, tu pourrais faire n'importe quoi pour Sacha, pour Terri, pour Nina ... Pour Maddox ... Surtout pour Maddox, Maddox qui te comprenait mieux que personne. Maddox qui ne te jugeait jamais, petite bouée de sauvetage. Tu te noies sans lui, sans sa présence constante. "- A quoi elle aurait ressemblé ta soirée, si c’est toi qui avais choisi ?" Tu réflechis, tu ne sais pas vraiment ce que tu aurais fais, sûrement la même chose que tout les soirs. "Je suis quelqu'un de très casanière, j'aime bien la petite chaleur de mon appartement. Je serais certainement occupée à m'empiffrer en regardant Netflix avec mon petit verre de vin." Tu rigoles, ouais, soirée de rêve en circonstance. "Sinon j'aurais sûrement été boire un verre dans un bar avec des amis à moi." Tu regardes l'escalier, rigolant "De meilleurs amis que celle qui se trouve actuellement au dessus d'un inconnu" Tu n'es pas sûre que tu lui parleras encore après ça, même si grâce à elle, tu as pu le rencontrer lui "Et toi, si tu n'avais pas eu cette magnifique invitation, tu aurais fais quoi de ta soirée ?" Tu bois, essayant de ne pas te faire trop bousculer, musique forte, presque inaudible à ton oreille, tu n'y fais plus vraiment attention.
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MessageSujet: Re: Dure soirée (hugôme)   Dim 25 Mar - 17:31

J'ignore quel âge a Côme, exactement, mais elle ne doit pas être bien plus vieille que la moyenne des invités. Un ou deux ans, peut-être. Avec mes vingt-neuf ans qui approchent, je fais bien plus office d'intrus, même si j'ai repéré quelques représentants de ma moitié de décennie. Je ne peux qu'imaginer ce à quoi elle ressemblait, à l'époque, la personne qu'elle était, ses centres intérêts de jeune adulte en pleine construction. En ce qui me concerne, je ne me souviens plus vraiment. J'ai l'impression que, depuis le début de mon adolescence, tous les jours se ressemblent et toutes les années sont les mêmes. J'ai vécu et ai été soumis aux mêmes types de sollicitations, événements, expériences, à quelques nuances obligatoires près, quasiment toute ma vie. On m'a donné mes goûts, ma personnalité, mes amis, à un âge très précoce et je n'ai fait que graviter autour de ce package en me les appropriant autant que ma maturité en développement me le permettait. Théoriquement, l'être humain n'est terminé, sur le plan cognitif, qu'à partir de vingt-cinq ans, environ, ce qui explique les expériences et les changements assez fréquents jusqu'à cette période. On vit, on découvre, on apprend, on expérimente, on côtoie et on se forge selon ce patchwork. Ces gosses, qui gambadent joyeusement autour de nous, et certainement Côme elle-même, sont encore loin de ce stade et c'est parce que j'ai conscience de cela que je me permets moins de jugement ou d'agacement. Bien sûr, il y a des imbéciles partout, y compris à cette soirée, mais globalement, les gens grandissent plus matures et plus réfléchis. Cela ne m'empêche pas d'être sarcastique par principe, juste parce que ça m'amuse. - Je l'ai sans doute été, ça remonte à trop loin, j'ai refoulé cette période, je réponds simplement, dans un semi mensonge. Je ne l'ai absolument pas été, ça j'en suis certain, mais je n'ai guère de souvenirs pour en attester. Simplement parce que ma vie était à l'époque composée du lycée, de la vie sociale que j'entretenais, et du boulot. Je travaillais énormément, en permanence, en fait, me laissant peu de temps pour être un ado et un jeune adulte "normal". J'imagine que sur beaucoup de points, j'étais à la fois beaucoup plus et beaucoup moins mature que les autres de mon âge. Je roule des billes vers Côme avant d'étirer un fin sourire de compréhension. Cette attitude-là, je ne l'avais jamais eue, avant de rencontrer Simone et d'avoir des envies de meurtre envers Adam. C'est rester une occasion isolée, cela dit. La vengeance a toujours été futile, à mes yeux. - Pourquoi ne pas passer la meilleure soirée possible, sans avoir besoin d'elle ? je suggère simplement, ne souhaitant ni entrer dans son jeu et l'encourager dans ce genre d'attitude, ni la réprimander comme un imbécile qui se permet de faire la leçon à des inconnus. On migre vers le bar, finalement et, ma bière dans ma main, j'agite le poignet, mon regard captivé par les tourbillons d'alcool qui semblent douloureusement m'appeler. - Tu n'as jamais pris de cuite ? je l'interroge, sincèrement curieux. Pas parce que ça me paraît improbable ou que je trouve ça étrange pour une personne de son âge, mais parce que c'est plutôt rare. Suffisamment rare que pour être souligné, mais pas non plus pour glisser vers elle un regard incrédule. Elle ne serait pas la première et certainement pas la dernière. A vrai dire, si je pouvais, je remonterais dans le temps et m'empêcherais de toucher à quoi que ce soit. Si je pouvais, je me rendrais totalement clean. Dans le doute, j'instaure, pour plaisanter, un mot de passe impossible de médecin. - Ça me paraît juste, je conclus en riant. Franchement, si elle parvient à le dire sans faute du premier coup, même sans verre dans le nez, je suis prêt à lui payer toutes ses consommations. On trinque et je l'écoute, les lèvres dans la bière, le regard posé sur elle, sur ses yeux, son visage, ses mimiques et expressions tandis qu'elle s'ouvre davantage à moi. - Le rêve, je commente avec un soupire d'acquiescement. Je donnerais beaucoup pour être calé devant un film avec Simone, là, tout de suite. Ça arrive rarement, que j'ai la possibilité de le faire, même si je me démerde pour avoir du temps libre, depuis que je suis retourné aux Etats Unis. - Je serais sûrement sorti ailleurs ou je serais en train de bosser, je réponds après avoir réfléchi une seconde, sans parvenir à trancher sur s'il s'agit d'une réponse pour ce soir spécifiquement ou d'une réponse générale. Maintenant comme il y a quelques années, je prends rarement de soirée pour moi, même si ça arrive plus souvent à présent. D'une façon ou d'une autre, je suis toujours en train de travailler - que ça soit pour mes études ou pour entretenir ma vie sociale - c'est simplement que j'ai inclus, après quelques péripéties, le travail sur soi. Celui pour s'empêcher de devenir fou une seconde fois. - Je ne suis pas aussi robot que ça en donne l'impression, j'ajoute avec un léger rire en demi teinte. Ouais. Presque pas, disons.

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