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 killing time. (nana)

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Edgar Smith

vilified, crucified, in the human frame

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MessageSujet: killing time. (nana)   Mar 27 Fév - 0:22

Edgar ne parvient à s’extirper du commissariat qu’à vingt heures et demi. En retard, comme d’habitude. En retard, comme depuis des années. Il a vu défiler devant la porte vitrée de son bureau tous ses collègues – et même son supérieur hiérarchique, pourtant réputé pour être un bourreau de travail des plus tenaces. Pas aussi tenace que lui, cela dit. Le flic prend le temps de ranger sa paperasse dans des tiroirs, consciencieusement numérotée et étiquetée. Il abandonne son uniforme au bureau pour enfiler ses fringues de civil et enfonce ses mains dans les poches de son manteau alors qu’il quitte la station de police.
Le soleil a déjà disparu derrière l’horizon. Son ventre gargouille, ses tripes s’échauffent. Ce soir, quoi qu’il arrive, il baise. Mais qu’en penserait Ada, hein ? Rien du tout. Si elle était encore là, Edgar n’aurait pas besoin de s’oublier entre les cuisses d’une autre femme le temps d’une nuit. Il n’aurait pas besoin d’engloutir jusqu’à la dernière goutte le contenu de sa flasque de whisky dès qu’il s’approche de l’appartement de Nana. Et il se pointe à la porte, une clope au bec et un sac en plastique rempli de victuailles exotiques. Edgar est venu assez souvent ces dernières semaines pour savoir que la porte est toujours ouverte, lors de leurs rendez-vous nocturnes. Il fait coulisser la porte dans ses gonds sans une once d’hésitation. Nana doit déjà être là, à l’attendre. À attendre le repas, sûrement mais il espère qu’elle a également faim d’autre chose, ce soir.
Edgar dépose le dîner sur la table du salon avant de retirer son manteau bien trop encombrant pour la soirée qui s’annonce. Il a perdu de sa vigueur avec l’âge, le flic. Pourtant, ça n’empêche pas la jeunesse – Nana – de s’intéresser à ce qui se cache dans son pantalon. À croire que les jeunes aiment bien plus les vieux que ce que l’on croit. Et Nana est là, à se prélasser sur le canapé. Il se penche vers elle par automatisme, effleurant ses lèvres des siennes. Sa main gauche se pose contre sa nuque, son alliance gelée caresse sa carotide palpitante. Elle doit sûrement le croire marié, Nana. Elle doit sûrement croire qu’il trompe sa femme avec elle – même si dans un sens, ce n’est pas si éloigné de la vérité que ça. Ada, elle n’a pas divorcé. Ada, elle est morte. Mais ce n’est pas comme si Edgar compte l’avouer à une donzelle dont il ne visite le lit que par ennui. « Excuse-moi du retard, » commence-t-il. « je n’ai pas été aussi attentif à l’heure que ce que je croyais. »

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MessageSujet: Re: killing time. (nana)   Mar 27 Fév - 13:57

C'est typiquement le genre de journée que tu détestes. Parce que rester, travailler, pendant des heures, c'est chiant. Tu n'aimes pas la routine, t'as besoin de vivre à cent à l'heure, de bouger, tout le temps, sinon, tu te perds. Et c'est assez paradoxale quand on sait qu'au contraire, tu peux rester des heures entières, penchée sur ton bureau, à dessiner, à peindre et à créer. T'es paradoxale, Nana, on on ne sait jamais vraiment te capturer. Tu envoies en texto à Edgar, vers 16 heures. Tu as envie de le voir. De t'oublier dans ses bras, le temps d'une nuit. Ryan est rentré chez lui, tu ne sais pas pour combien de temps. Terri s'est réconcilier avec Sacha et il t'expose leur bonheur à la gueule. Ça fait mal, même si c'est dur, de l'avouer. T'as juste besoin d'oublier, oublier, oublier. Même si c'est avec Edgar, même si tu ne devrais pas. Il est marié, a presque le double de ton âge, et pourtant, y'a que ses bras qui te rassures, en ce moment, et son regard, ouais, il te fait oublier, oublier, oublier. Il passe vers 20 heure. Ça te va, finalement. Comme ça, tu peux passer à la salle, avant. Te défouler, même moins d'une heure, contre un punching ball. T'en as de plus en plus besoin, Nana, comme si les médocs ne marchaient plus, comme si tu n'arrivais plus à te calmer, comme si tu devenais folle. Y'a que le sport, qui te calme, qui t'empêche de tout détruire, autours de toi. Alors une fois le service terminé -tu détestes vraiment faire la fermeture- tu rejoins précipitamment la salle, t'as tes affaires avec toi, au fond de ton sac, et casque sur les oreilles ; mains emmitouflés dans les gants noirs, tu frappes, tu frappes, tu frappes. Tu te défoules, Nana, pour extérioriser et oublier ta vie merdique, pour oublier l'espace d'un instant, le départ de maman, Kamil, Maxime et Mad, pour oublier un instant que tu es seule, avec ta douleur, que tu es seule, dans le noir. Mais tu ne fais pas attention à l'heure, et tu as beau te dépêcher, tu ne rentres pas avec huit heure moins dix. T'espères qu'il n'est pas là, à t'attendre. Mais c'est pas le mec le plus ponctuel de la terre, tu l'as compris, après vos quelques entrevues, alors tu ne t'étonnes pas, tu laisses la porte d'entrée déverrouillé et files sous la douche. Les Ramones – ton groupe favori, incontestablement- à fond dans l'enceinte de la salle de bain, tu essaies de te hâter, même si t'es prise par les paroles si significative de We're a Happy Family et l'eau chaude coulant sur ton corps. Mais tu t'extirpes de la douche, t'enfiles un short et un débardeur sur ton corps nu – tu vas les enlever rapidement, alors à quoi bon- et tu sèche des cheveux rapidement. T'es à peine installée sur le canapé, quand tu entends la porte s'ouvrir, les bruits de bas de paraissent lointain. Tu fermes les yeux et souris, quand tu sens ses lèvres sur les tiennes. Les yeux qui s'ouvrent, de nouveau et ta main qui se perd un instant dans ses cheveux. « C'est bon. » tu dis, parce que tu n'étais pas très en avance non plus, de toute façon. « tu nous as ramené quoi, du coup ? » tu lui demandes, soudainement intéressée par l'odeur alléchante s'échappant du sac.
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MessageSujet: Re: killing time. (nana)   Mar 27 Fév - 23:45

Edgar s’affale dans le canapé en se passant une main épuisée dans les cheveux. Il n’a rien avalé depuis hier soir, le flic. Enfin, rien de solide. Les cadavres de bouteilles vides qui jonchent sa table basse le certifie. Il lui suffit d’un coup d’œil pour remarquer l’absence de sous-vêtements chez Nana. Sa poitrine est trop pendante sous son débardeur, son short, trop moulant. Mais Edgar ne s’en plaint pas ; au contraire, ça l’arrange. Moins de vêtements à ôter plus tard et Nana semble être sur la même longueur d’onde que lui.
Il se redresse pour extirper les plats à emporter du sac plastique. « Nouilles sautées et canard laqué. » Qu’il répond d’un ton las, fatigué. Sa journée a été plus longue que prévue. Il s’est pointé bien trop tôt au bureau, presque à l’aurore. Et le midi, alors que tous ses collègues se sont empiffrés de donuts et sandwichs mitonnés par leurs épouses, Edgar a planché sur sa paperasse. Les affaires mineures qu’on lui coltine de temps à autres, par manque d’effective flagrant. Des vols et des braquages de supérettes qu’il envoie aux services dédiés. « J’espère que ça te convient. » Qu’il ajoute. Après tout, c’est elle qui lui a soufflé l’idée de passer voir le restaurant chinois du coin. « Sinon, » qu’il commence dans un souffle brûlant en rapprochant ses lèvres de son oreille, « un autre repas t’attend plus tard dans la soirée. » Edgar, il n’a jamais eu l’habitude d’être aussi cru. Mais qui s’en soucie, maintenant ? Ce n’est qu’un homme qui a besoin de souffler de temps à autre. Et il sort également deux bières du sachet, décapsulant déjà la sienne du pouce pour en engloutir la moitié en une gorgée. La seconde, il l’offre à Nana. Et puis il attaque le dîner. Plus vite il sera englouti, plus vite ils passeront aux choses sérieuses. Pas d’échange de banalités entre eux. À quel but ? Edgar n’a rien à raconter, si ce n’est des histoires sordides du bureau. De quoi écœurer la jeunesse, de quoi faire fuir Nana plutôt que de lui donner envie de laisser la porte de sa chambre ouverte.

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MessageSujet: Re: killing time. (nana)   Mer 28 Fév - 20:12

Tu ne sais pas vraiment pourquoi tu as décidé de fréquenter Edgar. Enfin, fréquenter, le mot est un peu fort. Vous couchez ensemble. Tu ne sais pas grand chose de lui. Il est flic, il est marié, et il ne parle pas beaucoup. Mais au final, tu t'en fiches. Il te donne ce dont tu as besoin, des bras dans lesquel t'oublier, et c'est suffisant. T'as pas besoin de son amour ou de sa compassion, et tu ne penses pas non plus à sa femme. En réalité, tu t'en fiches. Il ne connaît rien de ta vie, tu ne connais rien de la sienne, et vous ne vous posez pas de question. C'est très bien comme ça. Tu n'as pas besoin de plus. Tu souris quand il te montre les plats. Tu adores ce traiteur, mais tu détestes les nems et tout les trucs frits. Alors t'es bien contente qu'il est pris ça. « J'adore le canard. » tu lui dis en souriant. « Et puis, j'adore quand les nouilles sont sautées, aussi. » t'aimes jouer avec les mots, depuis toujours, et quand c'est à moitié cochon, c'est encore mieux. T'es loin d'être prude ou frigide, Nana, alors quand il s'approche de toi,son souffle chaud contre ton oreille, tu frisonnes, te mords la lèvre et hésites un instant. Manger ou baiser ? Choix draconien. Mais ton estomac te rappelle à l'ordre, alors tu déposes un baiser presque trop chaste sur ses lèvres, avant de tirer la table basse vers vous. « J'ai hâte de voir le dessert alors, mais je meurs de faim, le sport m'a achevé ! » tu dis en te levant pour aller chercher deux assiettes et des couverts. Tu passes une main dans tes cheveux encore un peu humide, et tu les secoues légèrement. Tu sors deux autres bières du frigo. Ryan a fait le stock. Quand tu reviens, tu décapsules celle qu'Edgar t'a apporté et tu bois deux longues gorgées avant de servir les assiettes. « Tu vas voir, c'est une tuerie. Le meilleur chinois de Brighton ! » tu lui affirmes. Tu ne commandes pas souvent, mais c'est toujours chez lui.
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MessageSujet: Re: killing time. (nana)   Dim 4 Mar - 21:40

Les rendez-vous avec Nana se déroulent pratiquement toujours de la même façon ; Edgar, il est en retard. Il ramène de quoi grailler, ils dînent, ils passent le reste de la soirée sous la couette avant que leurs chemins se séparent à nouveau. Une habitude bien huilée qui lui convient. Ses lèvres sont chastes contre les siennes et une vague moue boudeuse s’esquisse sur les lèvres d’Edgar alors qu’il s’adosse dans le canapé. Les effluves chatoyantes de canard laqué font gargouiller son estomac et finalement, lui aussi cède à l’appel de la pitance. Il brûlera les calories plus tard dans la soirée, de toute façon. Lorsque Nana se lève pour chercher les couverts, Edgar n’y peut rien. Il la suit du regard, ses yeux perçants fixés sur ses jolies formes. Avant, il n’aurait jamais osé – peut-être simplement par respect pour une épouse toute aussi fidèle que lui. Mais aujourd’hui, alors que l’éthanol court déjà dans ses veines, mélange douteux de whisky et des canettes de bières qui s’alignent déjà, il n’y pense plus.
Edgar se sert après Nana, haussant un sourcil à sa remarque. « Le meilleur de Brighton, hein ? On va voir ça. » Qu’il répond en attaquant son assiette. Chaque bouchée, il l’avale sous une gorgée de bière. Il ne parle pas trop, le flic – il n’aime pas parler la bouche pleine et il n’aimerait pas voir Nana le faire. Ça briserait l’ambiance, peut-être. Ça la rendait moins attirante, sûrement. Mais Edgar prend son temps et l’horloge tourne sans les attendre ; la nuit a obscurci le ciel depuis des heures déjà, ses ténèbres éloignées par la lumière vacillante du salon. C’est une bonne chose. L’obscurité cachera leur étreinte nocturne. Et à peine a-t-il repoussé son assiette que sa main se faufile contre la cuisse dénudée de Nana, remontant jusqu’à ce que ses doigts effleurent le tissu de son short. « Tu as déjà envie de passer au dessert ? » Qu’il lui demande dans un murmure au creux de l’oreille, plus par politesse qu’autre chose. Parce qu’Edgar sait qu’elle en a déjà envie ; sa peau frémit sous ses doigts.

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MessageSujet: Re: killing time. (nana)   Sam 10 Mar - 22:04

Edgar, il ne vient pas pour des rendez-vous romantiques au clair de lune, il ne te chante pas la sérénade en te disant que tu es la plus belle femme au monde. Ce n'est pas ce que tu veux, ce n'est pas ce qu'il recherche non plus. Vous avez mis les choses au clair, dés le début. Ensemble, vous vous amusez bien, vous êtes compatibles, et partager les draps de l'autre, l'espace de quelques instants, c'est réconfortant. C'est agréable, aussi, il ne faut pas se mentir. S'il n'était pas doué au lit, tu ne l'aurais jamais recontacté. Mais le fait est qu'avec son expérience, c'est sûrement le meilleur coup que tu n'es jamais eu. Alors autant en profiter, non ? Tu le regardes, amuser, en hochant la tête. C'est définitivement le meilleur canard laqué que tu ais jamais mangé. Et comme tu n'as jamais quitter Brighton, tu n'as pas d'autre comparaison. Vous mangez en silence, tu regardes autours de toi, t'as jamais été très à l'aise avec le silence, Nana. Alors tu te dépêches de manger, tu finis ton plat, bois ta bière, essuies tes lèvres et finalement, tu sens sa mains sur ta cuisse, tu frisonnes, Nana. Le contact de ses doigts, sur ta peau, est agréable, excitant, aussi. Tu souris alors qu'il murmure à ton oreille, et pour simple réponse, tu attrapes son visage, d'une main pour venir poser tes lèvres contre les siennes, avec violence, ou passion. De ta main gauche, tu attrapes son tee-shirt, tu le redresses pour la passer sur son torse, un instant, avant de la descendre un peu, cherchant à défaire la boucle de la ceinture, à une main. Ce n'est pas évidement, t'as même plutôt du mal, et il se passe plusieurs seconde avant que tu te décides à utiliser les deux mains. L'opération s'en voit facilité, et la boucle saute, rapidement. Tu souris contre ses lèvres avant de rompre le baiser, pour lui dire, la voix cajoleuse, le regard coquin. « Je vois que tu as également envie d'un dessert, Edgar. »
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MessageSujet: Re: killing time. (nana)   Lun 9 Avr - 4:21

C’est toujours aussi facile, avec Nana. Pas que ce soit l’amour fou, pas qu’ils soient fait l’un pour l’autre ; il n’y a que l’attrait du charnel qui les lie. Et la jeunesse évidente de Nana pour lui, sa peau ferme et dépouillée de rides, son incapacité à être rassasiée trop tôt et trop vite. Edgar se redresse pour lui permettre avec plus de facilité de lui retirer son t-shirt. Sa  peau désormais à nu frémit sous la fraîcheur ambiante de la pièce. Mais ça ne durera pas – bientôt, la chaleur s’engouffrera dans ses pores et dans son esprit jusqu’à le faire brûler de l’intérieur. Le flic se mord la lèvre inférieure, ravalant son impatience. Comme s’il cherchait à ne pas l’effrayer. Mais à quoi bon ? Nana, c’est le genre de donzelle à ne s’étonner de rien. Surtout pas lorsqu’il s’agit de s’amuser au lit.
La boucle de sa ceinture saute et Edgar la déloge de son pantalon, l’envoyant valser il ne sait où. Il entend juste l’acier cliqueter contre le parquet mais ça lui paraît être à des années-lumières. Il n’a dans les oreilles que le souffle fiévreux de Nana et le sien qui s’entremêlent. Un vague sourire amusé s’esquisse sur les lèvres du quarantenaire à sa remarque. De quoi d’autre aurait-il envie, hein ? Déjà, ses mains baladeuses remontent jusqu’à son ventre pour lui ôter son haut. Ah, c’est vrai. Pas de soutient-gorge et des seins qui se balancent déjà au rythme de sa respiration. Edgar n’hésite pas une seule seconde à les cajoler au creux de sa paume, laissant son pouce glisser sur ses tétons. Edgar, il ne parle déjà plus. À quoi bon ? Briser l’ambiance feutrée qui s’installe ? Gâcher la passion par des mots trop crus et mal choisis pour l’occasion ? À la place, il préfère débarrasser Nana de son short trop serré pour le laisser tomber au pied du canapé. Il n’a pas envie de perdre plus de temps que nécessaire – son retard a suffit. Le flic se défait de ses derniers vêtements – son pantalon, ses chaussettes, son caleçon – alors que ses lèvres cherchent à nouveau celles de la jeune femme. Douces, un avantage de son âge, sûrement. Et ses mains calleuses effleurent la peau pâle et diaphane, cherchant tous les endroits capables de la faire frémir. Puis, ils glissent entre ses cuisses pour la cajoler un instant mais l’impatience l’emporte. Il est sage, Edgar – pas pour se taper la jeunesse, mais pour se protéger, pour la protéger. Il ne sait pas si elle prend la pilule ou un quelconque autre moyen de protection contre les mioches ; il ne sait pas si c’est propre, là-dedans. À dire vrai, elle ne sait pas s’il n’a pas de saloperies qui traînent sous le caleçon non plus. Il n’y pense déjà plus lorsqu’il l’allonge sur le canapé pour se glisser en elle dans un soupir de contentement. Ça ne dure jamais longtemps – une poignée de minutes, seulement -, avec Nana ; mais ça, c’est de sa propre faute.

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Dernière édition par Edgar Smith le Mar 8 Mai - 14:02, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: killing time. (nana)   Dim 6 Mai - 18:38

Pas d’amour entre vous, non. Juste les plaisirs de la chaire. L’espace d’une heure, tout au plus, vous oubliez, l’un comme l’autre, vos tristes vies. Pourquoi Edgar ? Tu aurais pu prendre pour amant un des sportifs de la salle de sport, un de tes collègues de travail. Pourquoi Edgar alors ? L’attrait de l’expérience peut être. Tu as toujours aimé les hommes plus âgés, Nana, même si c’est vrai, à l’origine, tu ne faisais que fantasmer sur tel ou tel professeur, comme n’importe quelle lycéenne ou étudiante. Tu souris, Nana, quand tu sens le souffle chaud d’une respiration haletante contre ton oreille. Le voilà excité. Parfait. Tu aimes ça, ce sentiment de pouvoir, que tu ressens l’espace de quelques instants, si délectable. Tu défaits sa ceinture, il l’enlève, d’un coup de rein expert avant de tirer sur ton tee-shirt, pressé. Ta poitrine à peine dévoilée et le voilà qui la cajole, la caresse, et toi, tu soupires sous les tendresses du policier. Un policier pressé, puisqu’il ne suffit qu’un instant pour te voir privé de ton short, et te voilà nue, désirable et désirante devant lui, encore bien trop habillé. Confortablement installée dans le sofa, tu regardes ton amant se défaire de ses chaussures, de son jeans et finalement de son caleçon. Lèvres mordillées, moue délicieuse, tu attends qu’il fonde sur toi, Nana, tu as envie de lui, ce soir et pourtant, alors qu’il fond en toi, tu regrettes le manque de préliminaire, de tendresse, de jeu. Mais c’est comme ça, avec Edgar, toujours. Rapide, mais intense. Et ce soir n’échappe pas à la règle. Il se protège, il entre, et ça dure, pendant quelques minutes seulement. Tu te sens bien, tu as chaud, t’as l’impression de flotter, et tu souffles contre son oreille, tu gémis pour l’exister un peu plus encore. Pas de mots, juste une douce complainte.
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MessageSujet: Re: killing time. (nana)   Ven 11 Mai - 3:05

L’espace d’un instant, tous les problèmes d’Edgar se dissipent. C’est peut-être pour ça qu’il revient inlassablement dans les bras de Nana. Il sait très bien que ça ne durera pas éternellement ; un gouffre les sépare. Lui, son travail, son âge, sa position. Elle, sa jeunesse, son envie de vieillir avec quelqu’un et… ses études ? Le flic, il ne s’est jamais intéressé à autre chose qu’à son corps. Un tort, peut-être. Un bienfait, sûrement. Pas d’attaches, pas d’obligations idiotes qui les empêcheraient de se savourer l’un l’autre. Pas besoin de se justifier pour ses retards non plus – pas comme si ses affaires sordides l’intéressaient, de toute façon. La tendresse est néanmoins présente dans ses gestes et sur ses lèvres qui effleurent la peau douce de la jeune femme. Ce serait un mensonge que de dire que ça ne lui manque pas. Ses faiblesses d’homme, il ne les cache pas.
Lorsque le plaisir achève de lui délier les reins, Edgar ne cherche pas à la cajoler dans ses bras plus longtemps. Une distance s’esquisse déjà entre eux alors qu’il se débarrasse du latex dans la poubelle de la cuisine. Il renfile déjà ses sous-vêtements et son pantalon avant de s’affaler dans le canapé, le souffle court. L’esprit et le corps encore bouillonnants, les poumons brûlants. Il s’allume tout de même une cigarette – celles qui viennent après le sexe sont les meilleures, d’après lui – en fermant les yeux. Edgar a du boulot, demain. Sûrement de la nouvelle paperasse qu’on lui délègue allègrement – l’utilité cachée d’avoir un bourreau de travail dans les bureaux. Tant qu’on ne le colle pas à la corvée de surveiller les chauffards toute la journée pour compenser son enquête qui se traîne, le flic ne compte pas s’en plaindre.  Un filet de fumée s’échappe d’entre ses lèvres alors qu’il ouvre les yeux pour fixer le plafond. « Je devrais y aller. J’ai beaucoup de travail, demain. » Pas de commentaires sur ses performances, pas de c’était bien, pas de merci. Qu’elle le considère comme un salaud ou non, ça n’a pas d’importance. Edgar écrase son mégot et se redresse pour achever de se rhabiller.  « Passe une bonne fin de soirée, Nana. » Comme si l’instant qu’elle a passé avec lui était déplorable.

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