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 plenty of desperation to be seen. (logan)

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MessageSujet: plenty of desperation to be seen. (logan)   Lun 26 Fév - 21:23

Il pleut à verse mais ça n’empêche pas Edgar de se griller une cigarette, à l’abri sous son parapluie. Les nuages chargés de pluie et de pollution masquent la lune et il n’y a que les lampadaires qui éclairent les rues désertes. Enfin, presque désertes. Du coin de l’oeil, Edgar remarque un échange aviné. Mais ce soir, il n’intervient pas. Ce soir, il traque un bien plus gros morceau. Ce soir, il a troqué son uniforme de policier pour une chemise immaculée et un pantalon retenu par des bretelles. Ce soir, il ose enfin mettre les pieds dans le haut-lieu de son enquête, la nouvelle plaque tournante des trafics sexuels de Brighton. Il est temps, songe-t-il. Il est temps de suivre son instinct qui lui dicte que les gros bonnets traînent dans les parages. Qu’avec un peu de chance, il parviendra enfin à ajuster la netteté des photographies qui s’étalent par dizaine sur son bureau avec ses propres yeux.
Ses pas résonnent sur le pavé et les flaques d’eau avec la régularité d’un métronome. Son regard gelé ne quitte pas les néons rouges qui ornent la devanture du Red Velvet. Aux grands maux, les grands moyens. Edgar écrase sa cigarette dans un cendrier et pousse la porte d’entrée.  Le bruit remplace le silence. Les effluves méphitiques de l’alcool remplacent l’odeur du pavé mouillé. Edgar paye sagement son billet d’entrée – cher, trop cher à son goût et pour son porte-feuille – avant de se glisser dans l’immense sale capitonnée de rouge. L’ambiance est feutrée. Les hommes murmurent, picolent, et fument comme si l’interdiction de porter un bâtonnet blanc à ses lèvres dans les lieux publics n’existait pas. Si Edgar avait eu son uniforme sur le dos, les amendes se seraient alignées par dizaine. Mais dans ses fripes de civil, il imite simplement ses pairs voyeurs. Ça le dérange et le démange, mais quoi de mieux pour se fondre dans la foule ?
La plupart des hommes sont grassouillets et exhibent à leur poignet des montres hors de prix. Mais un groupe dénote, confortablement installés sur des canapés de cuir luisants. Ils détonent, parce qu’ils sont en costards cravates. Ils détonent, parce qu’ils n’ont pas les yeux englués sur la scène ; pourtant, une femme aux courbes délicieuses s’y trémousse. Vêtue simplement de sous-vêtements carmin et de porte-jarretelles, elle ne laisse pratiquement rien à l’imagination. Mais qui est-il pour parler ; l’attention d’Edgar se détourne déjà vers le bar. Et un verre de whisky orné de glaçons captive déjà ses papilles. L’alcool ne lui brûle même plus la gorge, depuis le temps. Il lui réchauffe seulement les tripes – enfin, essaye. À croire que le flic est bien trop glacé pour que quoi que ce soit parvienne à le tirer de sa flegme.Dissipé, qu’il est. Alors que son esprit devrait se focaliser sur la foule, sur les visages crispés des danseuses et des serveuses, et surtout, sur ce trio à l’attirail bien trop luxurieux pour un cabaret burlesque dans ce genre-là. P’têtre même qu’il devrait chercher Logan, la donzelle qui prend malin plaisir à l’envoyer picorer ailleurs. Celle qui refuse de cracher le morceau, alors qu’il sait, qu’il a vu à quel point son regard se vitrifie à chaque fois qu’il mentionne ses soupçons.
D’ailleurs, c’est elle que l’on annonce ensuite sur la scène. Et cette fois-ci, Edgar se tourne vers l’estrade, son verre en main et une cigarette dans l’autre. Il n’a besoin que de son regard glacé pour attirer son attention vers lui.

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MessageSujet: Re: plenty of desperation to be seen. (logan)   Mar 27 Fév - 22:25

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Les talons claquent sur le parquet. Des allées et venues, depuis cinq bonnes minutes déjà. Ton index tape dans la paume de la main opposée, alors que t'inspectes la pendule méticuleusement. Une dizaine de minutes, c'est tout ce qu'il te reste avant de monter sur la scène. La musique du numéro actuel te parvient jusqu'aux oreilles. T'es toujours du genre à angoisser Logan, même si tu montres toujours cette confiance aux iris des autres. Ce tableau, ça ne fait que trois soirs que tu le présentes. T'es terrifiée. T'as peur de te louper. T'as peur de ne pas être assez bien. Ce tableau, c'est le premier que t'as chorégraphié complètement seule. T'as peur de ne pas faire l'unanimité. T'as peur de voir des gens se lever et partir, simplement parce que tu n'es pas à la hauteur. Les mouvements, tu les connais sur les bouts des doigts. Tu sais quand lever ton bras, tu sais quand glisser dans un grand écart. Mais tu flippes quand même. Et y'a la musique qui s'arrête, de l'autre côté de la porte. Les applaudissements qui fusent. Mais toi, tu n'entends que ton cœur qui cherche à s'échapper de ta poitrine. Tu croises ta collègue qui descend de scène. Sourire sincère sur ses lèvres. Tu lui rends le même. Tu perçois ton nom au micro. Et les applaudissements, encore. T'inspires, lentement. Tu fermes les yeux. Tu fais l'impasse sur tout ce qui fuse dans ton crâne. Il n'y a que toi Logan. Toi et la scène. Rien de plus. Tes paupières qui se rouvrent vivement et d'un pas assuré, tu montes sur scène. Le sourire qui illumine ton visage. Placée au centre de l'estrade, tu attends que les lumières se tamisent. Tu regardes dans le vide. Tu ne cherches jamais le regard des visiteurs au début de ton numéro. Ce n'est qu'une fois lancée que tu viens capter leur attention d'un sourire enjôleur. Dans ta tête, ce ne sont que des chiffres qui se succèdent. Tes mouvements, chacun au tour qui leur est attribué. Tu ne suis que la musique, tu glisses presque sur la scène. Le dos à l'audience, tes doigts viennent se glisser dans le lien de ton corset. Ta silhouette libérée de l'étreinte du vêtement, tu te retournes. Et tes yeux, ils tombent dans ce regard acier. Transpercée. T'es en sous-vêtement Logan, mais t'as l'impression d'être complètement nue. Tu manques un mouvement. Tu te maudis. T'inspires. Tu détournes le regard, pour ne plus jamais croisé le sien. La musique fini par s'arrêter. Libération. Les mains claquent, les félicitations te parviennent aux oreilles. Mais tu t'es plantée Logan. T'as loupé un mouvement. Une erreur. La base du château de carte qui tombe. Un amateur ne ferait pas la différence, mais toi, elle t'explose au visage. Tu fuis presque la scène. Tu pars, comme une voleuse. Tu affronteras les conséquences plus tard. Passage rapide par les loges où tu recouvres un minimum ta peau. Tu ignores presque les autres filles qui t'interrogent. Tu fulmines Logan. La porte qui claque après ton passage. Le pas rapide, tu t'avances vers le bar. Ta main qui vient se serrer contre le bras du flic. T'as de la force malgré ta silhouette frêle. Sans demander, sans prendre en compte les potentielles objections, tu l'entraînes dans un coin moins fréquenté de la salle. Les bras croisés sur ta poitrine, tu le fusilles du regard. « Qu'est-ce que vous foutez là ? » que tu craches, le ton acerbe.

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MessageSujet: Re: plenty of desperation to be seen. (logan)   Mer 28 Fév - 16:07

Elle danse plutôt bien, la donzelle. Mais il suit son instinct le plus primaire et, comme tous les hommes de l’assemblée, passe plus de temps à lorgner ses courbes que ses mouvements gracieux. Tant qu’il ne touche pas, où est le mal ? Et Edgar sirote tranquillement son verre, accoudé au bar, l’œil fixé sur Logan. Elle le remarque déjà et quelque chose dans son regard vacille – comme ses pieds sur le parquet. Edgar esquisse un sourire goguenard dans sa direction, la saluant en levant son verre désormais vide vers elle. Elle le remarque déjà et Edgar sait que sa simple présence la titille dans le mauvais sens du terme. Peut-être qu’il a bien fait de se pointer au Red Velvet, finalement. Elle quitte la scène sans même prendre le temps de saluer ses admirateurs ; Edgar remarque déjà l’esquisse de la déception sur leurs visages joufflus.
Il hèle le barman pour un second verre seulement pour sentir une poigne d’acier autour de son bras. Plus costaud qu’elle n’en a l’air, Logan. Il n’a pas le temps – ou peut-être l’envie – de se dégager qu’elle l’entraîne dans un coin tranquille. La musique s’atténue et ses tympans l’en remercierait presque si sa bouche n’était pas si crispée. « Vous ne m’avez jamais interdit d’assister à vos danses. » Qu’il répond alors qu’il s’adosse contre le mur capitonné de rouge. « Vous me haïssez tant que ça ? » Demande-t-il en plantant son regard gelé dans le sien sans tressaillir. Il n’a pas besoin qu’elle le certifie à vive voix, ça se lit dans son attitude. Edgar secoue la tête dans un soupir avant de glisser une main las dans sa tignasse. « Écoutez… Je peux vous aider, si vous me le permettez. » Plus facile à dire qu’à faire. Le flic pose néanmoins une main précautionneuse, délicate sur son avant-bras comme pour prouver que ses intentions sont honorables. « Je ne vous demande que de parler. » Qu’il soupire d’un ton bas finalement, abandonnant son bras pour enfoncer ses mains dans les poches de son pantalon. Et le temps d’une seconde, son regard se glisse vers le groupe d’hommes en costard qui se lèvent. Ils s’en vont déjà. Tant pis. S’il parvient enfin, avec un soupçon de chance insolente à tirer les vers du nez de la danseuse, ça ne changera rien pour eux. Mais la mâchoire d’Edgar se crispe avant qu’il ne reporte son attention sur Logan. La tempête se déchaîne dans ses yeux et quelque chose lui dit qu’elle s’apprête à le balayer.

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MessageSujet: Re: plenty of desperation to be seen. (logan)   Lun 5 Mar - 20:51

plenty of desperation to be seen.
edgar & logan.

T'as l'impression que ton cœur va exploser dans ta poitrine. Y'a la rage qui te consume, petit à petit, à chaque fois que tu croises ce vautour. La mâchoire crispée, t'aurais presque envie de hurler. Tu ne peux plus encadrer cet air suffisant sur son visage. Tu ne le supportes pas. T'as envie de tourner les talons, de l'ignorer et de ne plus jamais croiser ce regard glacial. Tu soupires, tu croises et décroises les bras. « Est-ce que votre supérieur sait que vous êtes là, à épier les filles plutôt que de vous concentrer sur votre soit-disant enquête ? » Tu sais très bien que t'as une répartie pitoyable. C'est pas ces mots qui vont déstabiliser le flic, il en a maté des plus rudes que toi. Toi Logan, tu fais pâle figure à côté. T'es qu'une gamine qui cherche à tenir tête à l'autorité. La tête brûlée de bas étage. Haussement d'épaules pour répondre à sa question. Tu ne saurais même pas y répondre à vrai dire. Rien ne passe tes lèvres. Tu roules des yeux, agacée. Il a beau parler, mais tu n'arrives pas à le croire. Tu n'arrives pas à faire confiance à ces gens-là. Foutaises. Tu sais très bien que la seule chose qui l'intéresse, c'est son affaire. T'es qu'un pion sur l'échiquier Logan, c'est tout. Il ne voit pas la personne, il ne voit pas la danseuse bafouée. Simplement un potentiel témoin à rameuter au tribunal. Contact. Tu sens sa paume se poser sur ton bras. Et y'a comme un choc électrique qui vient se rependre sous ton épiderme. Tu détestes cette sensation, tu détestes qu'on brise ta zone de confort. Tu veux te dégager, mais il anticipe. Tu décroises les bras, encore. Par réflexe, tu passes ta main là où il t'a touchée, comme pour effacer son contact. Tu baisses les yeux, te racles la gorge. T'en as assez d'être coincée dans ces histoires à la con. Tu n'arrives pas à t'en débarrasser, elles restent toujours dans un coin de crâne. Elles te laissent ses souvenirs à la con qui viennent grignoter ta santé mentale. Tu relèves la tête Logan, et tu plantes tes yeux sombres dans les siens. L'opposition des regards. « Je ne suis pas la personne que vous cherchez inspecteur. Vous perdez votre temps avec moi. » Ta voix est posée, suave, presque. Comme si tu cherchais à l'hypnotiser, pour qu'il arrête de creuser dans ta direction. Puis tu tournes les talons, pour fuir, encore une fois. Tu fais un pas, deux pas. Et tu te stoppes. Tu jettes un regard par-dessus ton épaule, t'inspectes le visage du flic. « Pourquoi vous vous acharnez comme ça ? » que tu lui demandes, ta curiosité l'emportant sur le reste. Parce que t'as besoins de réponses Logan. Parce que t'en as assez d'être une proie de choix pour tout le monde.

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MessageSujet: Re: plenty of desperation to be seen. (logan)   Mer 14 Mar - 16:01

Elle est fermée, la donzelle ; sa mâchoire est crispée, ses bras sont croisés. Même avec une chance insolente, Edgar ne tirera rien d’elle ce soir. Elle le fuit, elle le repousse, elle le maudit d’un regard tempétueux. Mais la gêne s’empare de son attitude corporelle, arrachant un sourire presque satisfait au policier. Il roule des yeux à sa réplique ridicule. S’il doit épier des filles en petites tenues pour son enquête, qui l’en blâmera ? Sûrement pas ses collègues masculins, qui n’hésiteraient pas à faire la même chose à sa place. Edgar ne bronche pas, ne cherche pas à alimenter un feu qui s’étouffe de toute façon de lui-même sans même réussir à s’élever.
Sauf qu’elle cherche encore à lui filer entre les doigts. Elle cherche à l’embobiner, à l’embrouiller des relents suaves de sa voix. Et son regard terreux qui cherche à braver l’océan gelé, qui y parvient presque. Un drôle de frisson parcoure l’échine du flic qui se recule comme par réflexe de survie. Il n’a pas celui de rattraper son bras pour l’empêcher de disparaître sous les lumières tamisées ; de toute façon, elle se retourne déjà. Pourquoi il s’acharne, hein ? Edgar soupire en s’adossant au mur capitonné de rouge, la lassitude peinte sur son visage qui se découvre sous la lampe fixée au-dessus de lui. Des cernes, de la fatigue, des nuits sans sommeil à chercher à nommer la tripotée d’enfoirés qui s’engraissent sur le dos des filles. « Parce que j’ai besoin de quelqu’un à l’intérieur qui n’éveillera pas les soupçons. » Qu’il répond. Et il se redresse pour se rapprocher un peu plus d’elle, attrapant son poignet pour l’empêcher – même si ça l’étonnerait, maintenant – de décider de le planter là. Il se penche vers son oreille, lui murmurant quelques mots destinés qu’à elle et qu’à elle seule. « Ils ne soupçonneront jamais une femme si mignonne d’aider un flic à les entuber. » Qu’il ajoute. Les murs ont des oreilles, et ça ne l’étonnerait même pas qu’ici ce soit le cas plus qu’à la supérette du coin. «  Vous y gagnerez plus qu’à rester les bras croisés et au fond de vous, vous le savez. » Qu’il termine dans un énième murmure contre son oreille rendue brûlante par son souffle. La raison suffira-t-elle à la convaincre ? Ou est-ce que ce sera la séduction ? Ses doigts remontent lentement le long de l'avant-bras de la jeune femme, caresse aérienne. Sa bouche effleure la peau de sa mâchoire alors qu'il se recule, caresse délibérée.

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MessageSujet: Re: plenty of desperation to be seen. (logan)   Sam 31 Mar - 0:42

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L'écart entre vous deux s'élargit, à double tranchant. Parce que t'es électrisée par son contact Logan, parce que t'as enfin l'impression de mieux respirer maintenant qu'il est un peu plus loin. Le jeu ne t'amuse pas. T'inspires, ton souffle légèrement agrémenté de la rage qui vient se nourrir de cette situation à la con. T'as envie d'hurler à plein poumon. Ouais, t'as envie de prendre tes jambes à ton cou, de pousser la porte de secours et de crier à pleine voix dans la ruelle adjacente. Pression trop intense pour ta simple petite vie sans histoire. T'es pas habituée à tout ça Logan. Toi ton existence, elle tourne autour de ta bande de potes, de ton boulot, de ta famille. Tu pensais avoir le point culminant de la bizarrerie en découvrant ta frangine cachée. T'étais loin de t'imaginer toute la merde qui allait te tomber dessus juste après. A croire que c'est le sort qui s'acharne sur toi. Tu le vois, le Malin qui s'extasie devant ta pauvre vie chamboulée. Ça pourrait te faire doucement rire si t'étais pas autant terrorisée. Tu secoues la tête à la réponse du flic, hallucinée. Vaste blague. Tu pourrais te croire dans un film tellement ça te parait irréel. Tu veux répondre Logan, renchérir. Lui dire que tout ça, c'est pas pour toi. Mais encore une fois, il ose le contact. Il se le permet et toi, t'as envie de le laisser faire cette fois. T'es comme immobilisée sur place alors que lui, il se rapproche, un peu plus. Et tu le déteste, à le voir profiter de ta peur de cette façon. Tu déglutis, tu respires difficilement. La confiance que tu cherches à dégager se fait absente. Parce que c'est que ça Logan, un acte, une comédie. T'es pas forte, t'es pas imposante. Le crime, tu le fuis. Tu n'aimes pas le combat quand tu ne peux pas faire concurrence. T'es qu'une gamine coincée au milieu des jeux des grands. Toi, tu sais juste guider les hommes dans ta direction. La bouche entrouverte, tu cherches à répondre quelque-chose, mais l'air qui passe tes lèvres ne forme aucune parole. Pas un mot. Vous le savez. qu'il te dit. Putain, bien sûr que tu le sais Logan. T'en as parfaitement conscience. Mais ta peur, c'est elle qui décide, pas ta raison. Tu sais très bien ce qui arrive aux filles qui ouvrent un peu trop leur gueule. Toi, tout ce que tu veux, c'est qu'on t'oublie. C'est faire ton travail, rien de plus. T'as pas besoin de tout ça. Alors pourquoi tu ne cherches pas à t'éloigner de sa présence ? Tu sens tes poils se hérisser peu après son passage. De rage, d'impatience, d'appétence. T'en sais rien. « Je n'ai aucun pouvoir. » que tu murmures enfin. Il n'a pas encore eu le temps d'assez reculer pour ne pas t'entendre. L'assurance, tu transpires d'assurances Logan. Tu t'en persuades. Tes talons qui se tournent et tu lui fais face, à nouveau. Ton regard sombre qui se plante dans le sien, le seul moyen que t'as pour ne pas laisser tes jambes trembler. « On ne m'a jamais rien demandé. Tout ce que je peux vous témoigner, ce sont mes encouragements... » Tu te stoppes. Quelques secondes, juste le temps de le tenir en haleine. Jouer avec les hommes, ça tu sais faire. Parfaitement consciente de ta capacité de séduction. T'as beau ne pas avoir les armes pour combattre la nécrose qui vient pourrir le club, mais tu peux au moins essayer avec lui. Qu'il te laisse enfin tranquille, une bonne fois pour toute. Il te déstabilise Logan, tu le sais. Mais t'as les armes pour te défendre sur le terrain sur lequel il s'aventure. « et tout mon soutien dans cette affaire. » que tu dis enfin, la tête légèrement penchée sur le côté.

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MessageSujet: Re: plenty of desperation to be seen. (logan)   Lun 9 Avr - 4:55

Le silence s’étire sans pour autant parvenir à les envelopper dans la gêne. Enfin, du côté d’Edgar tout du moins ; inflexible, ses yeux perçants étudient la jeune femme avec autant de vivacité qu’un aigle admire sa proie. Dans son uniforme de flic, il lui dirait de filer d’ici, de se trouver un job plus propre et plus correct pour une jeune femme aussi mignonne. Qu’elle n’a pas sa place entourée d’hommes qui ne rêvent que de la tripoter et bien plus encore. Enfin, si elle ne cède pas déjà à ce genre d’avances pour arrondir ses fins de mois.
Et elle ne s’éloigne pas de lui. Pas encore, du moins – ça ne saurait tarder. Il fronce les sourcils à son murmure. Aucun pouvoir ? Elle en transpire, du pouvoir. Dans ses jolies boucles, dans ses yeux soulignés d’un trait noirâtre, dans ses courbes qui font tourner la tête à tous les hommes de l’assemblée. Sur l’estrade, ils la regardaient tous. Edgar ne vacille pas sous son regard, au contraire ; il le soutient. Il la cloue sur place alors qu’un sourire amusé s’étire sur ses lèvres encore imprégnées d’alcool. Il n’y a que des encouragements qu’elle peut lui prodiguer ? Une bien maigre consolation. Un prix bien trop pauvre pour qu’il puisse s’en satisfaire. Sa patience s’effrite.
À croire qu’il a bu un verre de trop, avant d’entrer au Red Velvet. Oh, il l’a sûrement fait… il ne s’en souvient simplement plus. Les bouteilles vides s’entassent par dizaines dans son appartement miteux ; d’hier, peut-être. D’aujourd’hui, sûrement. D’après le travail, ou d’avant. Sa patience craque. Trop de mois que l’enquête traîne. À cause d’elle. Sûrement à cause d’elle, qu’il se répète alors qu’il enlace son avant-bras dans une poigne d’acier. Il serre trop fort, Edgar ; il le sait. « Ce n’est pas du soutien dont j’ai besoin. » Rétorque-t-il avec brusquerie. C’est de l’aide. Mais ces mots refusent de s’extirper de sa bouche. De l’aide ? Pour quoi ? Pour l’enquête ? De qui se moque-t-il ? C’est une plainte désespérée qui refuse de s’échapper. Une plainte qu’il étouffe tous les soirs sous le whisky et la vodka. Une plainte qu’il dissimule sous des montagnes de travail. « Mais j’ai compris ce que tu es, Logan. » Souffle-t-il pour elle et rien que pour elle ; la politesse du vouvoiement oubliée. Sa patience, envolée. « Tu t’imagines puissante, pétrie d’assurance mais tu n’es qu’une gamine apeurée entourée de requins. Et si tu n’essayes pas de les chasser de cet endroit, ils te dévoreront toute crue. » Ils se la taperont et la jetteront dans le caniveau, qu’il sous-entend. Les jolies choses n’ont de la valeur que lorsqu’elles sont encore pures… après, il n’y a plus que de la crasse et des vices. Edgar, il laisse l’alcool dicter ses mots plutôt que sa tête. Et peut-être que pour une fois, ça peut lui rendre service… ou le maudire pour une énième fois.

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MessageSujet: Re: plenty of desperation to be seen. (logan)   Jeu 12 Avr - 18:36

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Tu veux jouer à la maligne Logan. Tu veux essayer de faire croire que t'es plus intelligente que tout le monde. Plus intelligente que lui. Et tu arriverais presque à te convaincre toi-même. Tu cherches à respirer d'assurance, de gagner l'ascendant dans ce duel. Parce que c'est ce que c'est, c'est qu'un duel entre vous deux. Une sale danse, à qui fera craquer l'autre en premier. Tu te dis que tes charmes vont t'aider ; après tout, il n'est qu'un homme. Juste un homme. Tu les contrôles les hommes, tu les as dans le creux de ta main. Du moins c'est ce que t'aimes penser. Parce que lui, il vient saisir ton avant-bras et tu reprîmes un cri. Le son, il s'étouffe entre tes lèvres et tu grimaces. Tu t'y attendais pas à celle-là. Par réflexe, tu cherches à t'extirper de l'étreinte, mais l'étau est trop puissant autour de ta peau. Le regard assassin, les yeux plantés dans les siens. Dans ce bleu acier que tu cherches pourtant à éviter la plupart du temps. Et pour la première fois, tu sens les effluves d'alcool qui s'échappent de lui. T'avais toujours gardé tes distances, mais cette fois il ne peut plus les cacher. Cette odeur, tu la connais. Ce n'est pas celle des clients qui ont pris un verre de trop. C'est l'addiction qui s'en dégage. « Vous êtes saoul Smith. » que tu siffles entre tes dents. T'as horreur de ça Logan. Et cette familiarité soudaine n'arrange pas les choses. Un frisson qui parcourt ton échine. Tu n'es pas à l'aise. Il te déstabilise putain. Et ça te rend folle de reconnaitre qu'il a raison. T'es qu'une façade Logan. Une façade que tu dois tenir, contre toute attaque. Alors tu fermes ton visage, comme tu le fais trop souvent. Quand un client se fait trop entreprenant. Quand on vient te voir pour te demander plus. Quand ils s'intéressent à toi. « Assez. J'en ai marre de perdre mon temps avec vous. » C'est ça, fait la maligne encore. Défie-le. Comme si t'allais être plus grande, comme si t'allais être plus puissante. Conneries. Tu veux donner de la consistance à ton jeu. Tu veux te débarrasser de lui, qu'il comprenne que tu ne céderas pas. Tu parviens à légèrement faire pivoter ton bras emprisonné pour lui rendre la pareille. Tes doigts aux ongles manucurés viennent se resserrer autour de sa manche, dans une poignée de main incongrue. Et tu l'attires vers toi, ne t'arrêtant qu'à quelques centimètres de son visage. Le regard défiant, toujours planté dans le sien. Tu le soutiens, parce que tu veux pas qu'il remarque le tremblement de tes jambes. « Je ne suis pas une enfant. Je sais ce que je fais, Edgar » que tu lui dis d'une voix basse, presque un murmure. Toi aussi tu laisses filer la politesse. Toi aussi tu montes d'un cran dans la bataille.

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MessageSujet: Re: plenty of desperation to be seen. (logan)   Jeu 12 Avr - 21:59

Edgar ne la lâche pas. Il devrait, il le sait – à part la faire fuir, à part effacer le soupçon de sympathie qu’elle a pour lui, ça n’arrange pas son cas. Encore moins son affaire. Il patine, Edgar. Il patine sur de la glace si fine qu’elle craque déjà, et l’abruti ne sait même pas patiner. Sa poigne se resserre autour du poignet délicat et l’hématome apparaît déjà. Fragile, qu’elle est, la donzelle. Peut-être un peu trop pour ce monde de brutes. Et il s’inclut dans le lot. Quel flic pourri jusqu’à la moelle, Edgar. Incapable de résister aux vices, incapable de résister à la bouteille, incapable de résister aux jolis corps de la jeunesse alors qu’il a toujours son alliance au doigt.
Il voit clairement ce qui se cache derrière les boucles brunes et le regard de biche de la jeune femme. Mais elle le voit, elle aussi. Elle sait que derrière l’assurance qu’il dégage, il n’y a que l’alcool. Pas qu’il ait vraiment cherché à dissimuler l’odeur en s’infiltrant dans le cabaret, d’ailleurs ; mais peut-être que le relent méphitique qui se dégage de ses fringues se serait mélangée à celle des autres poivrots. Grossière erreur. Comme celle de croire que la peur pouvait surpasser la raison. À effrayer sa proie, elle ne fait que s’éloigner un peu plus de l’endroit où il aimerait l’emmener. Il lui fait perdre son temps, qu’elle dit ? Edgar laisse s’échapper un ricanement mauvais d’entre ses lèvres. Elle lui fait perdre son temps, ce serait plus juste. Des semaines, voire des mois qu’elle l’envoie balader à chaque fois qu’il quémande une information cruciale pour son enquête. S’il a une quelconque raison de la balancer derrière les barreaux pour l’interroger, peut-être qu’il le ferait. Aux grands maux, les grands moyens. Si elle ne cédera pas, lui non plus. Mais quelque chose gronde au fond de ses tripes. Un plaisir vicié, masochiste s’empare de lui lorsque les doigts de Logan se referment sur son poignet. Elle n’a plus peur, la donzelle. Et elle lui tient tête. Ses neurones refusent de l’admettre, mais il aime cette défiance. L’adrénaline le domine ; l’alcool aussi. « Tu es sûre ? » Rétorque-t-il alors que son souffle effleure ses lèvres. Et son regard qui a perdu de son gel prend le temps de descendre le long de son corps. Peut-être qu’il s’arrête un peu trop sur le décolleté plongeant, mais la culpabilité ne s’empare même pas de lui. « Alors pourquoi tu trembles autant ? » Demande Edgar en se dégageant avec aisance de sa poigne. « Les femmes sûres d’elles ne tremblent pas. T’es obstinée, plutôt. Comme une gosse. » Termine-t-il dans un sourire moqueur en lui tapotant la joue. Il l’énerve, Edgar. Mais tant qu’à jouer au chat et à la souris, il préfère être le chat. Il radote sûrement, mais c’est ce que le jeu veut. « Tu devrais écouter ce que la grande personne te dit, chérie, et surtout te mettre à obéir. »

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MessageSujet: Re: plenty of desperation to be seen. (logan)   Mer 18 Avr - 23:10

plenty of desperation to be seen.
edgar & logan.

Tu satures Logan. Tu n'en peux plus de toutes ces conneries. T'as envie de partir, de le laisser en plan, comme tu sais si bien le faire d'habitude. Mais ses doigts qui viennent broyer ton poignet t'empêchent de t'échapper. Tu jettes un rapide coup d'œil autour de toi, comme si tu allais croiser le regard de quelqu'un. Comme si on pouvait t'aider à prendre l'ascendant dans la bataille. Mais y'a personne Logan, t'es toute seule face à lui. Et c'est ta faute. C'est toi qui l'a entraîné dans cet angle mort du Red Velvet. C'est toi qui a voulu l'emmener à l'écart pour protester. T'es prise à ton propre piège. Putain ce que t'es conne, que tu te répètes depuis tout à l'heure. Tu veux jouer dans la cour des grands, mais t'es même pas foutue de tenir sur tes jambes. Déstabilisée. Il ne se laisse pas charmer, il ne te laisse pas prendre le dessus. T'es pas habituée à de tels échecs. T'as toujours eu ce que tu voulais des hommes Logan, mais avec lui, tu te casses les dents. Et pourtant, t'as parfois l'impression que ça pourrait marcher, quand tu vois ses iris qui divaguent, quand tu remarques cette manière incessante qu'il a d'engager le contact physique avec toi. Mais t'as beau creuser, t'as l'impression que tu pourras pas faire plus de lui. Que tu ne pourras pas l'envoyer balader avec un sourire charmeur et un petit déhanché. Tu détestes cette impuissance face à lui. Tu déglutis à ses paroles, mais pourtant, tu soutiens son regard. A croire que c'est le mieux que tu puisses faire. Et cette odeur d'alcool qui t'agresse les narines. T'as envie de le repousser violemment Logan, de l'envoyer contre le mur et de tirer une bonne fois pour toute. Mais tu ne pourras jamais avoir le dessus sur lui d'une manière physique. Tu n'as pas la force nécessaire. Il pourrait te briser. T'es qu'un frêle pantin entre ses mains. Preuve en est de la facilité déconcertante avec laquelle il se débarrasse de ton étreinte sur son poignet. T'as le mérite d'avoir essayé. La caboche droite, tu lui tiens tête Logan. T'essayes de conserver son regard, mais c'est trop tard. Tu le vois divaguer, pendant quelques instants. Les hommes. Tu devrais avoir ce sentiment de dégoût habituel, mais ça tourne pas rond. Parce que même si ça t'arrache la gueule de l'avouer, tu aimes avoir son regard sur toi. Rapport de dominance, t'en sais rien. T'as juste envie de t'approcher un peu plus, lui donner un peu plus. Le rendre fou. Lui faire tourner la tête comme il te retourne la tienne. T'as beau être une proie à ses yeux, mais tu te dis que ça pourrait facilement être l'inverse. Contact, de nouveau. Et ton palpitant qui manque un battement. Encore une fois, il te touche. Tu le retiens bien Logan, ce besoin qu'il semble avoir. Tu bouillonnes. T'as envie de lui rentrer dedans. « Pourquoi je tremble ? » que tu lui demandes d'une voix posée, d'un ton suave. Puis tu rigoles, tu secoues la tête. De ta main libre, tu viens bouger tes cheveux pour découvrir ta nuque. Tu sais très bien que c'est le seul moyen de te sortir de ce guêpier. « C’est parce que ça me démange de vous coller mon genoux entre les cuisses. » Puis tu profites de l'étau autour de ton poignet pour te rapprocher de lui, un peu plus. Ta main libre sur son épaule, à la naissance de sa nuque. Ton corps presque dénudé à seulement quelques centimètres d'un contact avec le sien. Et tes lèvres colorées qui viennent chatouiller son oreille. « Il n'y a pas de grande personne ici, Edgar, seulement des types paumés qui tentent de donner un sens à leur pauvre existence. » Puis lentement, tu te recules. T'espères le voir lâcher. T'espères t'échapper Logan, comme tu le fais toujours au final.

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MessageSujet: Re: plenty of desperation to be seen. (logan)   Mar 24 Avr - 23:43

Ils ne font que s’envoyer des piques, que se chercher en espérant que l’un d’eux cède. Pourtant, ils savent très bien que ni lui ni elle ne cédera le premier. Deux têtes butées, deux idiots qui préfèrent se complaire dans un jeu insensé plutôt que d’admettre la vérité. Ils jouent à un jeu qui perd de son sens – qui n’en a jamais eu. Arrêter, peut-être ? Edgar ne sait pas s’il parviendrait à s’y résoudre. Céder, c’est admettre sa faiblesse. Céder, c’est lui laisser l’ascendant – même s’il se voile la face en pensant qu’il est maître de la situation. Elle lui file entre les doigts depuis le début.
Sa vie part en couilles et son enquête aussi. L’obsession le bouscule dans un tel bourbier qu’il ne sait même plus s’il parviendra à la résoudre. À certifier ses doutes et ses interrogations. Sans preuves tangibles, sans témoignages, comment les prouver devant un juge ? Six mois qu’il n’entend que des échos lointains d’une menace qu’il ne fait qu’effleurer du bout des doigts. Pourtant elle est bien là, à planer au-dessus du crâne des flics qui préfèrent fixer le sol. Et la danseuse… Mademoiselle Ramirez lui fait tourner la tête. Pas dans le sens qu’il aimerait ; pas par refus de l’écouter, pas par entêtement ridicule. L’éthanol qui coule encore dans ses veines assoupi ses neurones, endort sa raison. Il n’y a plus que l’instinct animal qui actionne ses rouages. Elle tremble toujours, la donzelle. De rage, de peur ou d’autre chose ? Edgar ne se recule pas, au contraire. La déstabiliser, il n’y arrivera plus ; la même mal à l’aise ? L’acculer jusqu’à ses derniers retranchements ? Peut-être. Et c’est à son tour d’avoir les doigts vaguement tremblants alors que la main de la jeune femme se glisse contre sa nuque. Son jeu se retourne contre lui. De chat, il devient souris. Edgar ne se recule pas, au contraire. Il s’approche un peu plus, suffisamment pour que son souffle brûlant rencontre sa peau. Elle montre les dents, la danseuse. Edgar hésite même à croire en ses menaces avant de les écarter dans un sourire goguenard. Pourquoi ne pas les mettre simplement à exécution, plutôt que de les murmurer ? Parce qu’il est persuadé qu’elle n’oserait pas. Une énième remarque acide s’esquisse au fond de sa gorge. Une énième réplique cinglante qu’il ravale dès lors qu’elle soupire sa dernière remarque dans le creux de son oreille.
Elle ne parle pas des autres hommes qui peuplent le cabaret. Elle parle de lui. Ses sourcils se froncent, ses lèvres se plissent et ses doigts se crispent. Il l’a brusquement relâché ; son poignet est libre de sa poigne. « Tu crois vraiment être meilleure alors que tu abuses de leur faiblesse ? » Répond-t-il dans un souffle. Parle-t-il pour lui-même, ou pour tous les autres ? Un soupir s’échappe d’entre les lèvres d’Edgar alors qu’il se passe une main fatiguée dans les cheveux. Il se résout, le flic. Elle a gagné cette manche. À quoi bon repousser l’inévitable ? À quoi bon tenter de raisonner une imbécile ? La glace remplace le feu de son regard. L’indifférence remplace l’intérêt. Il réajuste tranquillement sa chemise alors que ses pupilles se plantent dans celles de la jeune femme. La politesse retrouve le chemin de sa langue alors qu’il esquisse un sourire ironique. « Passez une excellence soirée avec ces types paumés, mademoiselle Ramirez. » Mais même en s’excluant du groupe par les mots, Edgar sait qu’il est comme eux. Une épave à la dérive.

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