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 californication.

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MessageSujet: californication.   Lun 26 Fév - 19:28




- hugo luchino diamantini -
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without making a few enemies


i. harness your blame, walk through
- âge et lieu de naissance: lorsqu'il était tout juste enfant, les amies de sa mère se plaisaient à dire qu'il était ce qui redonnait son éclat et sa beauté au mois de novembre. Que dans ses yeux brillait le soleil qui aiderait ses parents à traverser l'insurmontable hiver de Los Angeles. Encore une coïncidence, s'extasiait l'une d'entre elles de sa voix de gorge, qu'il soit né dans la cité des anges. Aujourd'hui, vingt-huit ans plus tard, c'est un regard gêné et contemplatif qu'elles posent sur le soleil et ses rayons ternis, appréhendant sa prochaine crise.- origines et nationalité: c'est un enfant du monde, Hugo. Fils d'un immigré italien et d'une fille d'immigrés français, il a l'Europe dans le sang et les États-Unis sur le passeport. En faisant défection à leurs pays d'origine, sa famille a accepté de n'avoir plus d'autre patrie, d'autre futur, d'autre âme que l'Amérique. Pas de double nationalité, donc, seulement, de temps à autres, des vacances en Sardaigne, où gravitent encore l'un ou l'autre cousin ou grand-mère. - statut familial: fils unique d'un milliardaire italien et de son épouse, mannequin il fut un temps et reconvertie en femme mondaine. Non, c'est faux. Pas fils. Héritier. Hugo n'a jamais été qu'un héritier, une succession, un brin de l'immortalité que ses parents, avides, déchireraient de leurs ongles pour en conserver un bout pour eux. Il n'a jamais été l'enfant d'amour et lui, n'a jamais eu de famille. - statut civil: il a toujours su qu'il n'aurait pas droit à un mariage d'amour et la seule surprise n'a jamais résidé qu'en l'identité de celle dont la roulette russe des unions d'intérêt allait foutre en l'air la vie pour toujours. Grace, elle s'appelle. Grace, fille de sénateur, fiancée pragmatique, qui n'attend de lui qu'un futur prospère, des enfants qui brilleront de leur charisme à leur bal de promo et la certitude de l'aimer toujours un peu plus que toutes les autres. C'était facile, au début. Puis, un jour, ça a cessé de l'être. - occupation: docteur en médecine diplômé de l'Université de Harvard et actuellement en train de compléter sa spécialisation en cardiologie qu'il effectue dans un centre hospitalier de New York (car c'est là que réside sa fiancée), titulaire d'un MBA obtenu en parallèle à ses études, principal pion de son père au sein de l'hôpital qu'il dirige, héritier chéri. - cinq choses favorites: le piano, qu'il a appris dès l'enfance pour satisfaire sa mère qui aimait écouter ses compositions préférées à toute heure du jour ou de la nuit, et qu'il a fini par aimer malgré qu'à l'époque, il le voyait comme un ennemi, comme une contrainte de plus et comme une manière en plus de décevoir maman ; sa sobriété quasiment totale depuis qu'il a implosé dans sa prison dorée - les verres de complaisance qu'il avait toujours en main lors des situations de socialisation jouées et qui sont à sa caste ce que le fast food est aux autres, mais, surtout, les amphétamines qui étaient, à une époque, à la fois son seul moteur et son seul moyen d'oublier de dormir et de travailler à la place ; prendre l'avion, avec ce sentiment qu'il est ailleurs, qu'il ne fait plus vraiment partie du monde, qu'il flotte dans l'espace temps et que plus rien n'a de conséquence, avec la sensation d'être loin de tout et de tout le monde, loin d'eux et loin de lui ; les gens, contre toute attente, qu'il aime de loin sans savoir comment faire - le concept de l'humanité le passionne, la personnification du genre humain et ses ratés le révulsent - bien trop doué pour se faire aimer de tous, même de ceux qui ne l'aiment pas, il voudrait tant croire que nous ne sommes pas si futiles ; Simone Theriot, qui est probablement la seule personne à avoir vu le monstre dépecé, à avoir aimé son être abîmé, à avoir ravivé un tant soit peu les couleurs de son monde fané. - saison préférée: aucune. Il n'y a pas de saison à Los Angeles. - traits de caractères: instable, généreux, diplomate, adaptatif, maladivement indifférent, persévérant, ambitieux, travailleur, secret, colérique mais doux, amical, loyal, prend énormément sur lui, sujet à des crises, vulnérable, débrouillard, investi, brillant, parfois froid et sec, très rarement spontané, entièrement construit, implosé - il a eu milles personnalités différentes, sait à peine qui il est, tente douloureusement de concilier lui et les autres. - groupe: hydrangea. - avatar: adrien sahores.

iii. when eyes are all painted sinatra blue
- pseudo/prénom: applestorm, louise. - âge et pays: toujours pareil. - type de personnage: inventé. - votre avis sur le forum:  I love you  - où avez-vous connu le forum:  I love you . - autre:  I love you

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Dernière édition par Hugo Diamantini le Jeu 1 Mar - 21:10, édité 6 fois
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MessageSujet: Re: californication.   Lun 26 Fév - 19:29

ii. swing wide your crane, run me

(five years earlier)
Mon regard est fixe, droit, fier. Vide, aussi. Vide comme moi. Vide comme tout ce que je représente. Je regarde tout le monde autour et personne en même temps, parce que tous n'ont jamais été que des pions négligeables et interchangeables dans une réalité qui ne les concerne pas. - Ma vie n'a rien de belle, d'affriolante, je ne vis pas d'amour et d'eau fraîche, en me torchant le cul avec des billets de cent dollars ou en achetant une nouvelle baraque dès que quelque chose ne me plait plus dans l'ancienne. Mon père est un véritable tyran, un parfait connard, le cliché du milliardaire qui chie de l'or en barres et saigne du pétrole. Il respire fric, il voit réputation, il ne cherche que l'admiration, la crainte des autres. Ce n'est pas moi son gosse, c'est sa société. Il s'intéresse plus à son hôpital qu'à moi, et s'il s'emploie autant à me former à sa succession, ce n'est pas assurer un futur prospère à la chair de sa chair, c'est pour être certain que je ne foute pas en l'air son travail. Ne parlons pas de ma mère, qui gère l'hôtel qu'il a acheté pour y emmener ses maîtresses, qui vont de la prostitué de base aux sœurs de sa propre épouse. Et ma mère, évidemment qu'elle le sait, mais elle s'en fout, tant qu'elle se fait entretenir, tant que ses amants ne croisent pas mon père et ses putes au détour d'un couloir. de ma voix blanche. Je n'ai plus à faire semblant, pas face à elle, mais c'est si profondément encré en moi, je suis tellement conditionné aux apparences que je parviens aujourd'hui à évoquer une famille qui n'a de famille que le nom sans plus ressentir d'autre que la triste et profonde indifférence qui m'anime en permanence. - Et moi, je suis le fruit de cette union. Le fruit pourri, malmené, au destin tout tracé. Depuis que je suis gamin, je suis élevé dans ce seul et unique but. L'immortalité. Je ne suis pas né de l'amour, je suis né du désir avide de laisser une trace. À travers moi, mes parents recherchent plus que tout la pérennité de leurs propres êtres. Je ne suis pas Hugo. Je suis "le fils de", " l'hériter de". C'est pour être certains de régner encore un peu plus longtemps sur la bulle dorée dans laquelle j'ai grandi qu'ils ont enfanté. Je suis un objet, je l'ai toujours été. Du moment où ils ont vendu les premières photos de mes premiers jours aux journaux en se prenant pour un couple princier à celui où je me suis engagé dans un futur mariage absolument divin avec une pauvre conne qui me méprise autant qu'elle me dégoûte, simplement pour ajouter de nouveaux lingots à notre fortune, et une nouvelle couronne à notre nom. À ce stade, un rictus déforme mes lèvres. - Pour satisfaire leur ambition morbide, je dois être parfait, d'un bout à l'autre, des cheveux aux doigts de pieds, le moindre de mes regards, de mes mots, doivent leur convenir, je dois répondre à la moindre de leurs attentes. J'ai pris un double cursus à Harvard en cumulant la médecine et un MBA que j'ai pu intégrer malgré une seule année d'expérience professionnelle, grâce à dossier d'admission brillant, je suis charmant, séduisant, fraternel avec chaque pigeon pas trop mal placé dans le gratin américain qui peut servir mon ascension et, par conséquent, la leur, j'ai une vie sociale travaillée et je suis de compagnie agréable, j'affiche une image de jeune premier à la presse, j'ai toutes les capacités pour reprendre les rennes du conglomérat familial et j'aurai une vie exemplaire. Je ne manque de rien, c'est vrai, j'ai l'argent, j'ai la gloire, mais je n'ai plus rien non plus. Mes doigts se serrent, mes phalanges blanchissent, mon regard s'échoue sur le sol brillant. Le reconnaître me bouffe, avouer la futilité de mon existence me tue. - Plus de volonté propre, plus de santé physique à force de me la bousiller en bossant, plus de santé mentale à force de me perdre, plus de raison, plus de conscience, plus d'existence réelle, pas de raison d'être sinon celle que mes parents m'ont imposée. Personne n'a jamais rien su de l'addiction, dans laquelle je suis tombé seul, de laquelle je suis sorti seul, y laissant la moitié de ma masse corporelle et la moitié de ma raison - seul moyen pour répondre aux attentes de mes deux cursus et du travail en parallèle. Personne ne sait rien des crises de rage, des émotions anesthésiées, puis trop violentes. Personne ne sait rien de rien. - Ma bulle dorée se résume à une bulle de merde enrobée de feuilles d'or. Et dans cette bulle, je suis en train de devenir taré, il n'y a plus de Hugo, parce qu'il ne sait même plus qui il est, et ce qu'il est, il n'existe plus, il n'y a plus rien. Alors avant qu'ils ne m'assassinent pour de vrai, j'essaie une dernière fois. Mon dernier recours. Je ne suis plus là pour me faire aimer, que du contraire. Je veux qu'on me déteste, je veux qu'on ne me comprenne pas, je veux détruire mon image, tout ce qu'elle englobe, tout ce qu'elle contient, tout ce qu'elle implique, je veux que Hugo soit réduit en poussière, sa réputation, sa vie, tout doit s'écrouler comme un château de cartes, je veux faire honte à mon milieu, à mes parents au point qu'ils me répudient parce qu'ils préféreront cela à supporter mon aura dégueulasse, jusqu'à ce qu'ils me crèvent et m'anéantissent. Je veux n'être plus rien. Et tout recommencer. Loin. Très loin.
C'est tout.
Elle sait, à présent.

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- i - Il avait tout juste vingt-trois ans, Hugo, lorsqu'il a trébuché. Tout juste vingt-trois ans mais autant de temps à laisser la puissance et la sépulcrale constance des vagues s'abattre contre son esprit blindé, jusqu'à percer la brèche qui détruira le mur entier. Et le voilà noyé, Hugo, avalé par la superficialité de sa vie, par les efforts perdus dans une bataille qui n'a jamais été la sienne. Il a toujours su, toujours supporté, toujours satisfait papa et maman, jusqu'au jour où il a compris qu'il était leur seule assurance, leur coup gagnant, le futur entier de l'empire bâti en l'échange de leur âme et, dès lors, qu'ils avaient plus besoin de lui que l'inverse. Alors il a dit stop. Et il est devenu fou. C'est ce qu'ils ont tous cru, les autres, ses parents, Gracie, les copains d'Harvard, la haute et même la basse à travers la presse people qui aurait voulu voir en lui le nouvel imbécile nazifié par la pression. Adieu l'élégant jeune étudiant, au sourire timide mais malicieux, qui, d'une pression chaleureuse et amicale de la main sur l'épaule, se donne la peine pour vous de décaler de son planning des réunions quelconques pour programmer un golf. A sa place, il ne reste plus que le regard éteint et le cynisme froid et méchant d'un corps filiforme et trop grand pour trop peu de cœur. Insensible, ils ont dit, prétentieux, arrogant, détestable, antipathique ou plus généralement parfait et insupportable connard. Rien n'avait changé pour Hugo, qui se contentait d'un rôle différent à celui qu'il jouait d'habitude. Ou d'une limbe de sa personnalité mutilée et bousillée par sa vie, qu'il ne montrait d'ordinaire pas. D'ange adoré, il est passé à furie incompréhensible, d'entouré il est passé à seul et d'une personne révulsée à une autre, il est devenu libre. - ii - Puis il a rencontré Simone. Juste une patiente, au départ, une blonde parmi tant d'autres, qu'a débarqué en état de choc, un peu amochée, et si effrayée par tout et tout le monde que c'était presque douloureux à regarder. Ils ont vite découvert son histoire, dans l'équipe, sa souffrance, ses traumas et malgré tous ses efforts pour persuader le monde entier de son inhumanité, il a été incapable de rester de marbre face à sa douleur, si poignante qu'elle lui a renvoyé la sienne en pleine figure. Plus doux, plus attentif, il s'est rendu compte trop tard qu'il avait baissé sa garde et partagé avec cette étrangère plus qu'il n'aurait dû. C'était plus fort que lui et ce sont ses insécurités à lui qui ont désespérément cherché du réconfort dans les siennes. Son empathie plus acquise qu'innée a bouffé sa bonne volonté face aux grands yeux hagards de l'enfant et c'était trop tard. Il a tenté de se reprendre, Hugo, et il aurait réussi sans le hasard parfois pute qui l'a mise sur sa route plus tard, lorsque dans le silence de la nuit, il s'est laissé à nouveau aller à un témoignage de gentillesse. Parce que la vie est parfois imprévisible, elle est alors devenue sa seule amie. Un rayon de soleil inattendu, le genre timide, caché derrière des nuages d'orage, mais qui fait briller doucement l'eau de pluie sur le bitume. Le genre qui réchauffe les flocons de neige, qui donne vie à la peau gelée, qui projette les ombres et révèle la profondeur des choses, même les plus laides et les plus abîmées. Il apprenait à être une personne à part entière, avec Simone, à ne plus jamais jouer. - iii - Rien de ce qu'il pouvait faire n'est parvenu à l'empêcher d'être riche, d'avoir de l'influence et le pouvoir de faire la différence. Il était toujours scandaleusement friqué et son nom sortait encore régulièrement dans les discussions-ragots des gens du milieu. Jamais, nulle part, il n'était réellement vierge de son identité. Alors lorsqu'il en a eu l'occasion, lorsque face à lui s'offrait le chemin de l'amitié, de la rédemption, il a choisi de faire quelque chose de bien. Discret mais inébranlable, comme le leader qu'on lui a toujours appris à être, il a, sans remous, pris en main le procès. Le connard responsable du bordel dans la tête et le corps de Simone, il aurait voulu le voir crever bouffé par les rats, mais au lieu de ça, il a engagé ses avocats, a fait front avec elle, lui offrant à la mesure de ses moyens quasiment illimités, la possibilité de réclamer la justice qu'elle souhaitait. - iv - Ça aurait dû être facile, parce que les États-Unis ont cette particularité merdique d'avoir un système judiciaire accusatoire. C'était à lui de prouver qu'il était innocent, c'était à lui de se démerder pour se tirer d'affaire. Sauf que ça ne l'est jamais, facile, et qu'Adam, dans son impunité d'homme aisé, a toujours eu cet avantage d'être un homme aisé, face à une jeune femme brisée. Ça n'allait pas, rien n'allait comme il fallait alors il a fini par se décider, Hugo. Après des jours enfermés, des nuits passées éveillé à réfléchir, à tergiverser, à hésiter entre le bien et la facilité, entre lui et les autres, il a rendu les armes. En refermant la porte de son appartement, en serrant l'épaule de Simone en lui promettant de revenir très vite, en soufflant à la nuit un dernier message d'espoir, il est rentré à Los Angeles. Chez les seuls dont il avait la certitude qu'ils pourraient tout faire basculer. Les retrouvailles ont été à l'image de sa vie : fausses et étrangères. La maman sous la façade polie de marbre froid, troublée par le retour de son prince déchu, s'est contentée de disparaître derrière le mépris du patriarche. Hugo, il accepta sans broncher les mots plus virulents encore que n'importe quel coup. Anesthésié pour de bon, il ne voyait plus que l'objectif final et c'est tout ce qu'il évoqua, après des mois d'état de mort cérébrale entre eux - il voulait leur appui, leur soutien inconditionnel, leur pouvoir et leur influence pour gagner le procès. Leurs conditions seraient les siennes et dès le contrat signé, il s'y plia, sans une plainte, sans un mot. Et lorsque ses chaînes se faisaient trop lourdes, il se remémorait son visage, le soulagement dans son regard lorsque la peine a été prononcée, la fin de l'attente et de la peur. Il se fout bien, à présent, d'être prisonnier à nouveau. Il a fait quelque chose de bien. - v - Et la vie a repris son cours. Jour après jour, mois après mois, année après année. C'était différent et, pourtant, toujours pareil. Il a recommencé à travailler, Hugo, en parallèle de sa formation, il a revu ses amis d'Harvard, un peu surpris mais surtout amusés par "la petite rébellion du fils à papa", malgré que certains, choisis pour leur famille, ne lui inspirent que de l'indifférence, il a réintégré les rangs de l'armée Diamantini. Par choix, cette fois, et là était toute la différence. Fatigué de jouer, il a abandonné tout faux semblant. Il a toujours été travailleur, Hugo, alors, naturellement, il a bossé, mais il n'a jamais fait plus que les conditions imposées par ses parents. Parce que son esprit était ailleurs, parce que son corps automate n'a plus été le miroir du monde entier, et parce qu'il a goûté à une vie réelle si douce et pure que rien n'aurait plus pu le briser. Il était là, chez lui, il était de retour, le petit prince, mais il était aussi inexorablement absent. - vi - Elle était l'une des conditions, Gracie, et en même temps, elle n'en était pas vraiment une parce que ça faisait un moment déjà qu'elle avait perdu tout contact avec Hugo. Un goujat, un sale con, je ne le laisserai pas salir ma réputation, pourrir ma carrière, détruire ma vie, qu'elle disait. Il n'a pas cherché à la raisonner lorsqu'elle lui a claqué la porte au nez, ça faisait partie du plan et l'un comme l'autre n'avait de toute façon jamais ressenti plus que du partenariat dans ces fiançailles arrangées. Oh, ils ont probablement été amis lorsqu'ils étaient enfants, encore ignorants et forcés à jouer ensemble pendant les longues réunions de papa et maman. Elle était déjà tout sauf farouche, à l'époque, et avec l'âge, tout était encore plus simple - elle savait exactement ce qu'elle voulait et ce qu'elle faisait. Alors leur union, tant ils se complétaient dans leurs aspirations, dans leurs modes de vie, dans la vision qu'ils avaient de de leur partenariat, était évidente et naturelle. Et au début, Hugo, il la revoyait nue dans ses draps, levant vers lui un regard curieux et farouche. Il la revoyait déhancher ses courbes impérieuses dans toutes les pièces de son duplex parce qu'elle savait qu'il ne pouvait rien lui refuser lorsqu'elle laissait glisser sa poitrine contre son dos. Il la revoyait lui faire promettre, d'un battement altier de cils, d'être un fils obéissant et de l'aimer toujours, comme on le lui demandait. Et comme chaque fois, il sentait sa raison lui jouer des tours. Jusqu'au jour où tout fut trop. Où, devenus pleinement adultes, l'un et l'autre se sont détestés parce que leur simple existence était devenue de trop. Quand ses parents lui ont clairement fait comprendre qu'ils attendaient de lui qu'il renoue avec elle et soit pardonné, il a cru à une blague. Et elle aussi. Il a fallu un moment avant de recoller les morceaux, avant que, par loyauté envers ses parents et par la loyauté que ses parents avaient pour le pouvoir Diamantini, elle accepte de passer outre sa mauvaise passe. Car c'est tout ce qu'il s'est passé, pas vrai, qu'elle dit, c'était juste une mauvaise passe, et à partir de maintenant, tu ne failliras plus. - vii - Lorsqu'ils se sont dit adieu, Hugo s'est promis de ne jamais oublier Simone. Pas comme si c'était possible, de toute façon. Malgré les années sans nouvelle, une fois partie en Angleterre, il s'est souvent surpris à entretenir ce lien ténu en gardant un œil sur l'évolution de l'affaire Adam, toujours en taule. C'est comme ça qu'il a appris que le gars voulait déposer une demande de libération anticipée. Il était fou de rage, Hugo. Pas parce qu'il y avait une possibilité qu'il sorte - la justice est la même pour tout le monde, il le sait, et c'est dans ses droits d'entamer une telle démarche -  mais parce qu'il savait l'effet que ça allait avoir sur Simone, sur sa stabilité plus que bancale. Avant même qu'il n'ait eu le temps de le faire, la mère Diamantini avait rassemblé les avocats s'étant occupé du cas à l'époque. Il n'a pas compris ses motivations, lui étant simplement reconnaissant de, tout à coup, tenir ses promesses. Probablement parce qu'elle sait l'impact positif que toute cette histoire a eu sur son fils, parce que c'est ce qui l'a fait revenir vers eux, et parce que le rôle du justicier de la cause humaine qu'il a malgré lui endossé en s'entichant de cette fille est parfait pour rattraper des mois de médisance à son sujet. Peu importe pour lui - tout ce qui le préoccupe, c'est Simone... Dawn, et la façon dont il va lui annoncer la nouvelle.

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Dernière édition par Hugo Diamantini le Mar 27 Fév - 16:00, édité 10 fois
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Dawn Whittaker

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MessageSujet: Re: californication.   Lun 26 Fév - 19:36

Omg, t'es enfin la.

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D A W N    W H I T T A K E R
she was beautiful, in the quiet way that lonely, unnoticed people are beautiful to those who notice them.

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MessageSujet: Re: californication.   Lun 26 Fév - 19:40

cette plume, cette fiche, ce personnage.
hâte d'en lire plus. (re)bienvenue.

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i still wanna hear them, every day you say let it go but i can't let it go. i won't leave, every word that you say.

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MessageSujet: Re: californication.   Lun 26 Fév - 19:45

Rebienvenue
Bon courage, t'es beau toussa toussa, si tu fais du mal à Dawn on t'éclate des chaises sur le dos Arrow
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MessageSujet: Re: californication.   Lun 26 Fév - 20:41

@Dawn Whittaker ils vont enfin avoir la vie qu'ils méritent.  
@Narcissa Berry t'es un ange avec cette sublime bouille, j'espère que tu apprécieras autant la suite alors.
@Yasin Shankar t'inquiète, Hugo est leader du front de défense de Dawn, c'est lui qui finance les chaises pour armer les troupes

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MessageSujet: Re: californication.   Lun 26 Fév - 21:24

Le beau Adrien.
Rebienvenue à toi. I love you I love you

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Lula Goldstein

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MessageSujet: Re: californication.   Lun 26 Fév - 23:38

Le personnage promet trop, j'ai tellement hâte de le voir jouer, puis ta plume toujours parfaite là.
Rebienvenue par ici.

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    - i love you for watching me shine, and i had the best day with you today.
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MessageSujet: Re: californication.   Mar 27 Fév - 10:48

Bienvenue parmi nous I love you

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We can breathe, and be in the same world. You live in me and it still hurts but I won't cry anymore. You return to them and I return to you. Again, my friend, there's nothing I can do 'cause I can't live without you.
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MessageSujet: Re: californication.   Mar 27 Fév - 11:14

Rebienvenue parmi nous avec ce superbe personnage !

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Hold, hold on, hold onto me
'Cause I'm a little unsteady
A little unsteady
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MessageSujet: Re: californication.   Mar 27 Fév - 11:23

Ta plume et ce personnage
Rebienvenue chez toi
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MessageSujet: Re: californication.   Mar 27 Fév - 14:33

Merci vous
@Lula Goldstein, @Alaina Lightwood vous êtes des anges.

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Nash Kershaw

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MessageSujet: Re: californication.   Mar 27 Fév - 16:46

Je ne suis pas sous le bon compte, mais cette fiche est juste parfaite, j'suis presque émue, bon.
Tellement hâte de les faire évoluer ensemble, ces deux-là, de continuer leur histoire.

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N A S H   K E R S H A W
meeting you was like listening to a song for the first time and knowing it would be my favorite.
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MessageSujet: Re: californication.   Mar 27 Fév - 17:52

Ta plume est toujours aussi parfaite
Rebienvenue parmi nous

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▪ ▪  Hit me with your eyes so sweetly, Oh, you know that yes I love you... I mean I'd love to get to know you ♡
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MessageSujet: Re: californication.   Mar 27 Fév - 18:40

Cette plume, toujours, puis cet autre personnage qui s'annonce terrible.
Rebienvenue chez toi. I love you

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-- So tell me another beautiful lie, Tell me everything I want to hear. Won't you lay here by my side? I want to fuck away all my fear. @bearsden

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Lula Goldstein

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MessageSujet: Re: californication.   Mar 27 Fév - 19:58

Tout est parfait, j'adore Hugo. Amuse-toi bien, je stalkerais probablement vos rps.

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MessageSujet: Re: californication.   Mar 27 Fév - 20:41

Maaaaais vous êtes adorables, merci

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MessageSujet: Re: californication.   

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californication.
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