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 it sets the world on fire (teddy)

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MessageSujet: it sets the world on fire (teddy)   Jeu 1 Fév - 2:33


Far above our heads are the icy heights
That contain all reason

@theshins

On pourrait croire, en vue des circonstances, que tout commence par un "on va boire un verre en ville ce soir ?" et que tout se termine dans un bar, à une certaine heure, avec un certain objectif en arrière-pensée. Avec Teddy et Clara, pas exactement. Après tout, ils se sont tous les deux rencontrés à des millions de kilomètres d'ici et il y a de cela un petit moment. Alors qu'ils ne se connaissaient ni d'Eve ni d'Adam, quel était le pourcentage de chance pour que deux anglais se retrouvent au Costa Rica ? None. Et pourtant, chronologiquement, c'est de là que tout à débuté. Si Clara n'avait pas été traîné dans un voyage entre amies alors qu'elle n'a pas la fièvre pour les pays au climat tropical, rien de tout cela ne serait arrivé. Tout cela n'aurait pas fini par des retrouvailles dans un petit musée au sud de l'Angleterre. Lui, un enfant au bras, elle, accompagnée d'un groupe de visite beaucoup trop dissipé. Le hasard, c'est un peu ce qui définit leur relation. On aurait pu parler de destin, seulement, Clara ne croit pas vraiment en ce genre de choses ; l'idée d'être destiné à quelqu'un, que quelqu'un nous attend quelque part. Elle a beau être assez optimiste, il y a quand même des limites à cela. Et visiblement dans ce cas-là, love is the limit. Ce qui nous ramène enfin à 2018, à ce début de soirée, après tout, comment aurait-elle pu refuser son invitation ? En plus d'être animée par la curiosité, un autre sentiment étrange entrait en jeu, non identifié mais bien présent. Une certaine hâte mais quelque chose d'autre pourtant. Clara avait été du matin aujourd'hui. Le matin signifie, dans son domaine d'activité, soit des heures passées au bureau soit des visites scolaires. Quelque chose que la jeune femme redoute toujours un peu. C'est quitte ou double avec ce genre de public et Clara n'est pas vraiment l'exemple de la figure d'autorité. Ce que les enfants semblent très vite remarquer afin d'en user, bien entendu. Ce fut le cas ce matin, alors autant dire que la jeune femme mérite de souffler un peu. Quel meilleur moyen que de renouer avec un ancien camarade d'aventures - let's put it this way - ? C'est donc, pleine d'entrain que la jeune femme sortie de son appartement. Trop pleine d'entrain puisqu'elle en oublia les clés sur la serrure. Quelle bonne idée de posséder une porte qui se bloque automatiquement dans ce genre de situation.. Ce fut la nouvelle mésaventure de cette interminable série. Puisqu'en effet, les clés de sa voiture se trouvaient elles-aussi sur ce trousseau. Tout comme celles du cadenas de son vélo également. Même en allant à l'arrêt de bus le plus proche, aucune solution ne semblait convenir. C'était sans compter sur la pluie battante et son parapluie prisonnier à l'intérieur. Par chance et ceci fut l'élément de lumière de ce périple, sa voisine lui proposa de l'amener à bon port. Alors que Clara pensait devoir renoncer et allait, après l'envoi d'un message à une connaissance qui détient -fort heureusement- un double, prévenir Teddy de cet empêchement. C'est ainsi que Clara Andersen pointa le bout de son nez, avec quelques minutes de retard, au bar indiqué par le jeune homme un peu plus tôt dans la journée. Il était là, seul, assis sur une banquette, la tête perdue ailleurs semblait-il, jouant avec son verre déjà entamé. « Je vois qu'on commence sans moi ! - et qui pourrait t'en blâmer, surement pas moi - et non, je ne me suis pas dégonflé, je n'ai pas changé d'avis à la dernière minute. Et il s'agit encore moins d'une tentative pour jouer de ta patiente. En toute honnêteté Walsh, tu devrais avoir la pression puisque beaucoup d'espoirs reposent sur ta personne et cette petite entrevue, histoire de compenser cette journée placée sous le signe de la mauvaise fortune. » Elle s'installa sur la banquette en face de lui, des gouttes de pluie glissaient le long de ses pointes de cheveux et offraient à son manteau un motif à pois du plus bel effet. Peut-être qu'elle aurait finalement dû faire demi-tour, au lieu de se retrouver ici avec ses airs de chien mouillé alors que lui, qui ne semblait pas avoir pris une seule ride, était toujours aussi beau que dans ses "souvenirs de vacances".

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MessageSujet: Re: it sets the world on fire (teddy)   Jeu 1 Fév - 18:37


i wanna be somebody to someone
someone to you

@banners

Il ne sait même plus ce qui lui a pris. De se monter si intéressé, si audacieux. Ça ne lui ressemble pas vraiment. Teddy, il est plutôt du genre à ranger les gens de son passé dans des cases « souvenirs » de son cerveau – des cases qu'il ne rouvre jamais. Parce qu'il est comme ça, qu'il passe vite à autre chose, qu'il ne s'attarde pas pour ce qui s'est passé hier ou il y a quelques années de ça. Faut croire que Clara Andersen est la petite exception dont il avait besoin pour mettre un peu plus le bordel dans sa caboche blonde. Il regarde son verre déjà bien entamé, puis l'horloge. Il se dit qu'il a sans doute l'air d'un de ces pauvres types. Ceux qui courent après des chimères, qui finiront leur nuit au comptoir, à gaver le barman d'histoires inintéressantes. Un soupir lui échappe, il se masse un peu la nuque. Dans ses souvenirs, elle était ponctuelle – oui, ces mêmes souvenirs qu'il avait promis de ne jamais ressortir. Il regarde autour de lui, le monde qui bouge, qui rit, qui parle trop fort, qui chante joyeusement. Le monde qui s'active, quand lui semble sur pause. Pendant un instant, il envisage le fait qu'elle lui ait posé un lapin. Il se dit que ce serait sans doute mérité, surtout après leur petit échange par sms. Mais une fois de plus, dans ses souvenirs, Clara n'a jamais été comme ça. Clara était plutôt du genre franche. Elle ne lui aurait pas dit oui pour finalement dire non. Alors il commence à s'inquiéter Teddy, rien qu'un peu. Le retard l'angoisse, même s'il est minime, c'est quelque chose qui pourrait bien lui filer de l'urticaire. Car non, Walsh n'en a pas grand chose à faire de quoi que ce soit, mais l'heure ? L'heure, c'est sacré. Il lève finalement le nez quand une silhouette fait son apparition d'un peu trop près. La voix lui chatouille les tympans et il retrouve un franc sourire, la détaillant de ses prunelles délavées. Elle est comme dans ses souvenirs. Pétillante. Souriante. Un petit air mutin. Il rit un peu en l'écoutant se justifier. Comme s'il avait besoin de ça. Il est juste heureux de la voir ici, en un morceau et toujours aussi sarcastique. « Tu soignes toujours autant tes entrées. » Qu'il laisse échapper dans un sourire. Parce qu'elle l'a tiré de ses pensées, parce que quand elle débarque, elle capte toute l'attention – comme dans ses souvenirs. Il constate à quel point elle est mouillée et il s'en amuse. « T'inquiète pas trop, je me souvenais plutôt bien que tu aimais te faire désirer. » Rajoute-t-il, pour venir sur les propos de la jeune femme sur le fait de tester sa patience. Elle n'aurait pas été la première et ne sera sans doute pas la dernière. Mais ça fait partie du jeu, pas vrai ? Il désigne la banquette en face de la sienne, avise Clara d'un regard malicieux. « Come on, assieds-toi, qu'on commande à boire. » Il finit son précédent verre, le pose de côté, histoire de redémarrer à zéro avec elle. Puis, enfin, il ancre son regard aux siens. « Allons donc, raconte-moi tous tes malheurs, que je mesure l'étendue des dégâts et que je vois un peu ce que je suis censé rattraper. » Il croise les bras sur la table et garde ses yeux rivés sur elle. Il ne doute pas qu'elle a mille et une aventures terribles à lui raconter et il est prêt à les écouter, même si à vrai dire, elle pourrait raconter n'importe quoi qu'il n'en serait pas moins intéressé. Comme la dernière fois, à l'autre bout du monde. Ce moment hors du temps, au Costa Rica, où ils n'étaient personnes. Juste Clara et Teddy. Rien de plus.

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MessageSujet: Re: it sets the world on fire (teddy)   Ven 2 Fév - 2:30

all i need, all i want
@tample

Le rire discret de Teddy résonne dans l'esprit de Clara, il fait écho à de nombreux souvenirs lointains. Des souvenirs qui semblent soudainement se réanimer sous ses yeux à cet instant, pour son plus grand plaisir. Il ne semble pas en tenir rigueur à la jeune femme pour son retard, en réalité, il a plutôt l'air amusé. C'est surement dû à l'allure que celle-ci doit à son amie la pluie. Il évoque en premier temps les entrées soignées d'Andersen, ce qui lui vaut un rire étouffé. Avant de se débarrasser de son manteau sur la banquette elle feinte une réflexion à sa dernière idée « Est-ce qu'on a vraiment besoin de se faire désirer cela dit ? Dois-je te rappeler qui a déniché mon numéro pour me ramener ici ? » Le jeune homme lui fait ensuite savoir qu'il est à l'écoute et prêt à en savoir plus sur ses mésaventures afin d'y trouver un remède efficace, ce en quoi, elle n'a pas de doutes. Elle aurait aimé satisfaire sa requête en se plaignant pendant des heures mais loin de là son habitude, qui plus est, il ne serait pas judicieux de perdre trop de temps sur des choses négatives. Cependant, elle trouve très rapidement l'anecdote parfaite pour une transition sur quelque chose qui agite sa curiosité. « A part l'épisode de ce matin où je me suis clairement fait malmener par des enfants qui s'avère amusant, le reste n'a plus vraiment d'importance. » Après tout, elle est désormais en bonne compagnie, que lui faudrait-il de plus ? « Mais d'ailleurs en parlant d'enfants, j'imagine que tu sais de quoi je parle. Bien que la petite fille au musée était loin de paraître aussi diabolique que ceux de ce matin. » Bien joué Andersen, pour la subtilité transparente, on repassera mais, globalement, on n'aurait pas rêvé meilleure transition. Clara n'avait jamais vraiment songé à la possibilité que Teddy pouvait être papa. A vrai dire, rien n'était à envisager puisqu'elle s'était faite à l'idée que ceci n'était qu'un bout d'histoire, initiée par du hasard, entretenue par une réelle fusion mais de bien courte durée. Quand on y pense, c'est souvent la moyenne d'âge pour ce genre de choses. Enfin, quand Clara fait le bilan autour d'elle, elle a plutôt l'impression d'être en retard. Pas que cela lui pose problème. Elle n'y a jamais vraiment songé. Si elle arrivait à nourrir une relation sur plusieurs années, sans doute que la question se poserait. En attendant, elle a plus espoirs en la chanson Elle a eu un bébé toute seule qu'en toutes les chansons d'amour réunies. Il faut croire que ce n’est pas pour elle, que tout à une fin et que la phase qu’elle préfère se situe au début de chaque relation. Quand tout est plutôt simple, naturel, que personne ne se prend la tête pour savoir qui aime l’autre plus fort. Bien que, ne vous détrompez pas, Clara, elle aime le challenge et certaines tensions. Elle a toujours considéré les disputes comme un processus qui fait avancer une relation. Mettre du piquant dans une relation, c’est aussi ça. Mais ce que la jeune femme voudrait plutôt savoir pour le moment c'est comment celui-ci en est arrivé à être père, l'est-il vraiment ? Et si c'est le cas, la mère de son enfant est t-elle vraiment d'accord pour que celui-ci prenne un verre avec une ancienne "conquête". Est-ce vraiment le bon terme ? Elle n'en est pas certaine, après tout, bien souvent, les histoires de vacances c'est comme les histoires à Vegas. Ce qui se passe à Vegas reste à Vegas, pas vrai ? Pour autant, ça ne veut pas dire que ce fut le cas pour la jeune femme.

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Dernière édition par Clara Andersen le Jeu 12 Avr - 21:03, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: it sets the world on fire (teddy)   Mar 6 Fév - 22:07

and it's thunder, and it's lightning
@we were promised jetpacks

Il a envie de se perdre dans cette soirée, Teddy. S'égarer dans les yeux de Clara. Oublier tout le reste, tout ce qui ne va pas – ce qui ne va plus. S'enfuir une fois de plus, escapade de l'esprit quand elle commencera à lui raconter ses derniers voyages ou juste sa vie, de manière générale. Il ne demande rien de plus, Walsh. S'intéresser à elle, pour ne pas qu'on s'intéresse à lui. Cette rencontre a un drôle de goût de nostalgie qui colle au palais. Pour une fois, ça n'a rien d'amer. C'est doux, sucré et curieusement acide à la fois. Peut-être parce que avec Clara, ça a toujours été simple. Pas de prises de tête ou du moins, juste assez pour le tenir en haleine, comme un bon roman. Il s'échappe dans le bleu de ses yeux, dans ce rire qui tombe en cascade jusqu'au creux de ses tympans. Il a un éclat de rire ou peut-être deux, quand elle lui fait remarquer qu'il a trouvé son numéro, et pas l'inverse. « Touché. » Il hausse légèrement les épaules, retrouve un sourire taquin. « Je pensais te faire flipper un peu, mais comme toujours, Clara Andersen a fait preuve d'un sang froid à toute épreuve. » C'est toujours ainsi qu'il l'a connue – d'un côté, il ne l'a pas connue longtemps, direz-vous. Mais ces quelques jours passés à ses côtés ont été d'une telle intensité qu'il a longtemps eu l'impression qu'il la connaissait – la cherchait ? - depuis toujours. Son aventurière, sa Jane des jungles urbaines. Il pose les bras sur la table, se penche un peu vers elle, intéressé, prêt à écouter ses aventures extraordinaires. Il n'est pas vraiment surpris quand elle lui parle des enfants, mais ça ne l'empêche pas d'en rire. Pas qu'il veuille se moquer d'elle, ou peut-être un peu, en réalité. « Je crois que c'est un des risques du métier. » Qu'il lâche, un air faussement sérieux plaqué au visage. Travailler avec des enfants ? Il sait qu'il en serait incapable. Pas qu'il n'aime pas ces petites créatures, il adore sa nièce et il sait qu'un jour, il aimerait avoir des gamins. Mais pas tout de suite, n'est-ce pas ? C'est bien le problème avec Walsh, un de ceux qui en a fait fuir plus d'une : ce n'est jamais le bon moment avec lui. Elle aborde une autre partie du sujet. Toujours sur les gamins. Ça lui arrache un autre sourire et il manque même d'en rire, Teddy. Si elle pensait que la question était subtile, elle s'est plantée sur toute la ligne. Il ne peut pas lui en vouloir, il n'aurait pas mieux fait, mais il décide d'en jouer un peu. « Oh, tu veux parler de ma fille ? » Il essaye de rester sérieux, de ne pas se laisser emporter par le rire nerveux qui chatouille ses cordes vocales. Il la fixe, cherche des réactions, n'importe quoi. Il ne sait pas ce qu'il espère voir comme ça, à vrai dire. Le serveur en profite pour faire irruption et Walsh la laisse commander avant d'en faire autant. Puis il attend que l'homme s'échappe pour ancrer son regard à celui de la jeune femme, une fois de plus. Son sourire s'élargit. Il n'a pas envie de la torturer plus longtemps. « Mara. C'était ma nièce. Elle est plutôt cool oui. » Ça le met face à ses propres échecs. Trente-cinq ans, toujours pas de famille, toujours pas d'enfant. Il essaye de se convaincre que ça lui convient. Que cette solitude ne le bousille pas plutôt qu'autre chose. Jusque là, il parvient à garder le cap. « Et toi alors ? Toujours pas de prince charmant ? » A son tour d'essayer d'être subtile. Essayer seulement. C'est pas son fort, de jouer avec les mots, elle le sait, depuis le temps.

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MessageSujet: Re: it sets the world on fire (teddy)   Dim 11 Fév - 0:57

you are a kaleidoscope
@chvrches


L'écouter parler à quelque chose d'apaisant, même si Clara parle beaucoup trop en comparaison. Le ton est toujours aussi joueur qu'auparavant, ce qui ramène encore à beaucoup de souvenirs. Parfois, on dirait juste deux enfants, alors que théoriquement ils en sont bien loin. Après avoir échangé sur le sang froid de la jeune femme, des risques du métier et des choses courantes, le jeune homme finit par répondre à la question qui intrigue beaucoup depuis le départ. Qui était cette petite fille ? Comment ça sa fille ? Clara reste déconcertée quelques secondes, en espérant qu'il ne remarque pas, alors que toute la salle pourrait le deviner. Pourquoi a-t-elle du mal à se faire à cette idée exactement ? Elle n'arrive pas à mettre le doigt sur la raison, surement camouflée sous des kilomètres de couches de déni. Soudainement tout se dissipe quand il relève le masque de cette mascarade et lui annonce qu'il s'agit en réalité de sa nièce, Mara. Clara évite le relâchement de respiration trop bruyant et disgracieux avec bravo bien que l'envie ne lui manque pas d'exploser nerveusement de rire. Elle échappe un rire contrôlé à la place. Pas trop prise au piège, pas trop soulagée. Seulement parfois, Clara, elle n'est pas douée pour se jouer des autres. C'est plus souvent l'inverse à vrai dire. Ou alors, tout dépend de la situation et clairement, avec lui, c'est compliqué. « Elle avait l'air vraiment adorable oui. Tout comme ton rôle de tonton ! » Cette dernière partie n'était sans doute pas nécessaire et définitivement pas prévue, mais il est trop tard pour se rattraper. Les dégâts sont déjà là de toute manière. La jeune femme se sent incroyablement ridicule pour tout ce qui vient de se passer dans les dernières minutes, elle en oublie sa commande, qu'elle a surement formulé dans l'urgence et sans vraiment en avoir conscience. Mais cette boisson qu'on vient de lui présenter sous le nez, c'est pour le moment la seule chose à laquelle elle peut se raccrocher sans peur de tout foirer. Elle se précipite donc sur le breuvage comme bouée de sauvetage. Et cette bouée, elle en a besoin, surtout après sa dernière question à propos d'un possible prince charmant. Elle en vient à se demander, est-ce trop évident maintenant, qu'elle est loin d'avoir sa vie en ordre. Elle manque de s'étouffer un instant. La cerise sur le gâteau. Son esprit tente de trouver quelque chose à dire. « Il doit être retenu avec une princesse qui croit en son existence. » Sauver les meubles, c'est tout ce qui compte à l'heure actuelle. « Mais même si vous n'avez pas encore d'enfants, Madame Walsh et toi, vous en parlez au moins ou pas du tout ? » Se renvoyer la balle, c'est tout ce qu'ils savent faire après tout. Et pourquoi jouer dans la subtilité quand tout peut être si évident - pour les autres, pas sûr que ça le soit pour eux -.

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MessageSujet: Re: it sets the world on fire (teddy)   Jeu 22 Fév - 22:27

you've been dancing on your own too long
@aquilo

Parler d'avoir des enfants est quelque chose d'étrange, qui lui a toujours semblé être un projet lointain, ou un projet pour les autres. Il a toujours eu la sensation de ne pas rentrer dans la case « futur père ». Trop irresponsable. Trop volage. Trop libre. Il aimerait pourtant, Teddy – un jour. Pas tout de suite, pas maintenant, alors même qu'il est conscient que l'horloge tourne, toujours plus vite d'une année sur l'autre. Ça ne l'empêche pas de reporter la chose à demain, avec mille et une excuses pour se justifier. Il n'a pas trouvé la bonne. N'a pas le temps. Doit partir en vacances avant. Travaille trop. N'arrive pas à s'occuper de lui-même – alors s'occuper d'un mini-lui ? No thanks. Série de justifications bidons dont tout le monde semble se contenter, pour l'instant, et lui se contente très bien du rôle du tonton, comme elle le dit si bien. Elle et ses propos maladroits, ses questions déguisées qui lui arrachent de grands sourires. Ils sont comme deux enfants qui n'assument pas leurs propos. Deux cœurs trop timides qui se découvrent à coup de suppositions malhabiles. Ils parlent de princes charmants, semblent oublier le temps d'une soirée qu'il ne vivent pas au pays des merveilles. Ça lui convient, à Teddy. D'oublier le reste. Leur monde trop sérieux. Sa vie bancale. Une vague chaleureuse l'étreint de l'intérieur alors qu'elle lui annonce de manière détournée qu'elle n'a personne. C'est sans doute égoïste de penser ainsi, mais il se sent un peu moins seul. La question des enfants revient et il hausse légèrement les épaules, noie brièvement son regard délavé dans le contenu de son verre, avant de l'ancrer une fois de plus à celui de la jeune femme. « Well, je crois que Madame Walsh doit être avec ton prince charmant. » Un sourire nouveau tire le coin de ses lèvres, il attrape son verre. « Les enfants attendront donc. » Encore, toujours, repousser l'échéance. Un soupir lui échappe, il lève son verre. « On pourrait trinquer en attendant ? A ces retrouvailles plutôt inattendues ? » Trinquer à quoi, aucune idée. À cette soirée hors du temps, à eux deux, à ce nouveau moment qu'ils s'accordent pour oublier leur vie respective. Comme à cette autre époque, au Costa Rica, où tout était plus simple. Il s'en souvient très bien, Teddy. Peut-être même un peu trop. Des sourires angéliques et des promesses éphémères. De ses mains contre sa peau tiède et de son rire qui crevait les longs silences. De leurs lèvres qui se rencontraient et des nuits éternelles. Tout ça lui semble tellement loin dans le temps. Mais tellement proche à la fois, quand il croise le regard de Clara.

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MessageSujet: Re: it sets the world on fire (teddy)   Mar 6 Mar - 0:04

funny it takes no time to fall back down
@aquilo

Jouer avec l'autre, un vague déjà-vu. Un naturel très rapidement retrouvé, trop rapidement peut-être. C'est doux, taquin mais toujours doux. Déjà avant, c'était ainsi. Le genre de sentiment qui vous isole dans une petite bulle magique. Comme si le monde extérieur était observable mais au ralenti, presque figé mais pas complètement. A vrai dire, ça fait longtemps que Clara n'avait pas ressenti ça, de l'apaisement profond, bien réel. Que la conversation soit sérieuse ou futile, peu importe à vrai dire, les sourires ne quittent pas les visages. Des regards s'évitent cependant. Comme un autre petit jeu. Encore plus quand la jeune femme apprend qu'en plus de ne pas avoir d'enfants, il semble bien loin d'avoir la vie rangée qu'elle avait imaginé pour lui. C'est rassurant, égoïstement. Elle se sent moins anormale. Comme cette société aimerait lui faire croire si fort. Et bien sûr, cette nouvelle  réjouit un peu Clara, pour une raison pas si obscure qu'elle préfère tout de même refouler au maximum. Les relations humaines, c'est certainement pas dans sa liste de compétences qu'on peut trouver ça. Elle a beau paraitre sereine, elle doute toujours de tout quand il s'agit des autres. Parce que c'est si difficile, d'interagir avec les gens, avec ces êtres mentalement indépendants et aussi imprévisibles que soi. Adolescente elle était comme beaucoup, finalement, la fille un peu bizarre, assez solitaire, plus à l'aise dans ses projets artistiques farfelus que dans une soirée avec d'autres camarades. Ce qui n'a pas empêcher de belles amitiés, bien entendu. Quoi qu'il en soit, si elle ne peut pas avouer que cette nouvelle lui réchauffe beaucoup trop le coeur, le narrateur, oui. « Et si nous trinquions plutôt à Madame Walsh et mon prince charmant ? Que leur histoire soit aussi belle que ces retrouvailles ! » Les regards qu'ils se lancent pourraient crever l'écran s'ils parvenaient jusque là. Ce qui finit par rendre un peu mal à l'aise la jeune femme, qui, ne sachant pas quoi faire de ce silence de fond ajouter nerveusement. « Nos nous d'avant, sous cette chaleur mémorable, ils n'auraient jamais vu ça venir, si ? » Vu venir quoi ? Parle-t-elle exclusivement des retrouvailles ? Elle n'en semble pas si sûre. « Les chances étaient si infimes, et pourtant, regarde nous ! » Clara regarde soudainement son verre avec insistance, se demandant s'il s'agit bien du premier, à en croire ce qu'elle dit, on pourrait penser à l'ambiance nostalgique de l'ivresse.

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MessageSujet: Re: it sets the world on fire (teddy)   Mar 13 Mar - 0:29

you and me by the shore line
@timecop1983

Regarde-nous oui, tu as raison, regarde-nous. À clamer notre liberté depuis toujours, et à crever ce soir pour un peu d'attention. Regarde-nous Clara. Sommes-nous vraiment devenus ces gens ? Sommes-nous vraiment heureux ? Est-ce que nous le serons un jour, seulement ? Il a le sourire qui sonne faux, malgré son regard teinté d'amusement et de bonne humeur. Le cœur en berne devant toutes ces tristes constatations. Quotidien chaotique qu'il cache derrière un masque chirurgical au quotidien, et derrière quelques sourires factices quand il met le nez hors de son bloc opératoire. Il s'en souvient oui, de cette chaleur étouffante, du soleil écrasant, parsemant de tendres brûlures sous la peau, de l'air trop tiède, des journées à ne rien faire d'autre que d'espérer secrètement que le rêve ne prenne jamais fin. Il a ce drôle de goût de nostalgie qui lui colle au palais, Teddy. Soudainement, il donnerait tout pour revenir à ces temps d'insouciance, temps qui lui semblent si lointain, trop même. « C'est vrai. T'étais un peu la dernière personne que je pensais croiser ici, à Brighton... » Le hasard fait bien les choses, à ce qu'on dit ; il attend encore de le vérifier. Mais il se permet de s'avancer un peu, quand ses sourires sous-entendent à quel point il peut être heureux de la retrouver ici, aujourd'hui, à l'autre bout du monde. Il récupère son verre et le lève légèrement. « A nous deux alors ? Au Costa Rica, à tous ces souvenirs qui perdurent et peut-être même à de futures aventures, qui sait ? » Le sourire en coin, le regard qui ne cherche même plus à fuir. Ça fait beaucoup de suppositions dans une seule phrase. Trop de demandes muettes. Partons encore une fois, veux-tu ? Ici ou là-bas, pour une semaine ou pour toute la vie. Des rêves fous qui se désintègrent dans son esprit, alors que les responsabilités se mettent en évidence. Le boulot, la famille, les amis, peut-il vraiment quitter tout ça pour de bon ? Il récupère enfin son verre, boit un coup en espérant faire passer l'amertume qui traîne sur son palais. Ce goût d'inachevé avec lequel il doit apprendre à vivre. « Alors ? Quelle est la prochaine destination Andersen ? Alaska ? Inde ? Nouvelle-Zélande ? » Il songe à tout ce qui reste à explorer, à ces morceaux du monde qui ne demandent qu'à être découverts. « Ou bien on peut se contenter d'une soirée karaoké au bar d'à côté. Pour l'instant. » Un petit clin d'oeil, un sourire joueur pour border ses lèvres. Soudainement, il aimerait que cette nuit ne cesse jamais.

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MessageSujet: Re: it sets the world on fire (teddy)   Dim 18 Mar - 2:06

no drug can give me clarity as much as you do
@theneighbourhood

La dernière personne qu'il pensait croiser ici, la dernière personne qu'elle pensait croiser tout court. Il faut croire que l'histoire n'était pas destinée à se terminer sous l'ombre des palmiers. Même si Clara ne croit pas réellement au destin. Ils trinquent tout de même aux futures aventures, qui attendent, au coin de la rue, littéralement. Maintenant qu'ils sont dans la même ville, ils doivent en profiter pas vrai ? Qu'est-ce qui pourrait bien les retenir ? Teddy n'a pas l'air contre en tout cas, dans ses paroles, dans son langage corporel un peu joueur, comme toujours. Quant à Clara, comment pourrait-elle avoir des réserves à ce propos ? Teddy pourrait l'embarquer dans le pire plan imaginable, elle ne broncherait pas. Parce que dans la liste des aventures mémorables, Teddy figure parmi les meilleures. C'est comme retomber en enfance, mais avec les avantages de l'âge adulte. L'absence de limites, de tutelles, le libre arbitre, les possibilités presque infinies. Le discours de Walsh laisse ensuite place à la perspective d'une nouvelle destination. Une pensée agréable, bien trop agréable. Clara ne fait que d'arriver, sort of, et pourtant, elle ne serait pas contre de nouveaux paysages. Mais c'est un peu toujours le même chose avec elle. Clara, ce n'est qu'une passante. Elle a vécu plus de déménagements que d'anniversaires. Cela ne fait pas d'elle une personne malheureuse, bien au contraire. Seulement, elle les voit tous, évoluer et construire des choses. Un patrimoine, un héritage. Ses amis, sa famille, même les vieilles connaissances dont on lui rapporte des nouvelles. Quand on parle de Clara, on parle de ses voyages et c'est à peu près tout. Ce qui n'a rien de péjoratif de son point de vue. Certains diront qu'elle profite de sa jeunesse avec une large extension, qu'elle fuit quelque chose, qu'elle n'appartient nulle part et pour être honnête, peut être qu'il s'agit d'un mélange de tout ça. Quand elle pense à son futur, elle a du mal à y entrevoir quelque chose de concret. Cela l'effraie beaucoup à vrai dire, bien qu'elle n'en parle jamais. Cette peur la ramène soudainement à la réalité. Pourquoi y songer maintenant... ? Elle pose son regard sur le jeune homme en face d'elle et cette sombre pensée s'évapore à la vue d'un sourire. « Les trois options semblent tout à fait dans les cordes, mais, si on embarquait dans une aventure glaciale pour changer ? » Après le Costa Rica, pourquoi pas l'Alaska ? « L'avantage du froid c'est qu'on peut très vite se réchauffer avec un peu d'imagination ! » Elle regrette presque instantanément cette dernière phrase, en ce demandant combien de verres elle a bu ? Impossible de l'alcool pour ça.. Dissimulant toute forme de panique elle enchaîne sans perdre de temps. « Mais si on s'en tenait à cette soirée karaoké pour le moment oui, allons y ! » Bien rattrapé Andersen, mais tu es bien naïve si tu penses qu'il n'utilisera pas cette proposition contre toi, tôt ou tard. Du karaoké, quand elle parlait de plans douteux, cela n'en fait-il pas partie ?

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MessageSujet: Re: it sets the world on fire (teddy)   Jeu 22 Mar - 1:49

watching my youth slip away
@theneighbourhood

Des regards qui pétillent et des sourires qui ne mentent pas. Inutile de faire semblant, la joie est vivace, tenace, profondément ancrée dans ses yeux délavés, ceux qu'il pose sur elle. Il est avide, de plus, de tout, de n'importe quoi. D'une nouvelle aventure, aussi folle que la précédente et peut-être même plus encore. Teddy, il vit pour ces coups d'éclats, pour ces moments intenses et incertains. Il a besoin de cette dose d'adrénaline, d'une existence qui vacille, sans assurance de s'en tirer, sans quelques certitudes pour le rassurer. Prendre des risques, recommencer à zéro à l'autre bout du monde ; il pourrait le faire. Mais pas en laissant sa famille derrière, il ne se le pardonnerait jamais. Ça ne l'empêche pas d'en rêver, et Clara entretient le rêve. L'Alaska. Un rire roule sur les cordes vocales du chirurgien. Il s'apprête à lui dire qu'il y a fait trop froid, mais elle le prend par surprise avec une justification toute trouvée. Son rire s'accentue. Elle ne manque définitivement pas de répartie. « C'est pas tombé dans l'oreille d'un sourd, Andersen. » Clin d’œil appuyé, peut-être qu'il a mal compris, peut-être que l'alcool lui monte déjà à la tête – il tenait mieux, dans ses souvenirs. Peut-être que la fatigue rentre en compte aussi. Elle revient sur la question du karaoké et lui, il sourit. Il sourit car il est capable de tout et elle le sait parfaitement. « Tu sais que tu prends des risques là ? » Il secoue la tête. « Genre de vrais risques, comme perdre 70% de tes capacités auditives. » Il n'a pas l'âme ni les talents d'un chanteur, Walsh. Ses quelques expériences se sont résumées à draguer les filles avec sa guitare au lycée, et ça n'a pas été un franc succès, en toute honnêteté. « Et puis sincèrement, j'ai pas encore assez bu pour aller me ridiculiser devant ces braves habitants de Brighton qui n'ont rien demandé à personne. » Il hausse les épaules, tente d'esquiver le désastre. Si elle le veut, ils iront. Il chantera faux, la fera sans doute rire et se ridiculisera ; perdra toute crédibilité – pour peu qu'il lui en reste. Il finit son verre en toute hâte, cherche du regard une des serveuses qui circulent et l'arrête dans sa course pour demander une bouteille de liqueur de deux shots. Puis, attendant sagement le retour de la jeune femme, il ancre son regard à celui de celle qui l'accompagne ce soir, retrouvant un sourire espiègle et joueur. « La Clara du Costa Rica n'aurait pas dit non à un verre mais... » La provoquer, ça l'amuse, il doit bien l'admettre. « C'est vrai que je ne te connais pas vraiment. Peut-être qu'en réalité, t'es une fille bien comme il faut. Toute sage, très raisonnable. » Toujours aussi espiègle, légèrement taquin. Elle a le droit de dire non, de l'envoyer balader. Ce serait sans doute un peu mérité.

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MessageSujet: Re: it sets the world on fire (teddy)   Mar 27 Mar - 23:55

we trigger avalanches unknowingly
@thedo


Elle aurait pu regretter longtemps d'avoir fait germer cette pensée dans l'esprit du jeune homme, pourtant, il n'en était rien. A vrai dire, avec lui, elle ne regrette pas grand-chose. Sauf peut-être le timing, parfois maladroit. Alors, quand il est question de prendre une décision risquée à 70%, elle n'hésite pas vraiment. Pour quelques minutes de folie elle est prête à risquer beaucoup, encore plus en si bonne compagnie. « Perdre l’audition ? Pour avoir l’opportunité d’admirer ton déhanché ? Je trouve ça fair-play ! » Elle ne se souvient pas l'avoir vu danser là-bas. Ils en ont fait des choses, mais danser n'en fait pas partie. Ce qui réjouit la jeune femme. Elle sourit à cette idée de découvrir quelque chose de nouveau chez lui, de briser de nouveau la barrière des premières fois. « Tu es en train m’inciter à te faire boire davantage pour ne pas passer à côté de la meilleure expérience humoristique de ma vie ? » dit-elle, en tout confiance. « Deal ! » Une fille bien comme il faut ? Qu'est-ce que cela signifie ? Elle a tout essayé à vrai dire, quand on y songe. Un vrai caméléon. S’adapter, comme la valeur ajoutée d’un bon curriculum vitae. Il fut un temps où elle aurait aimé satisfaire tout le monde. Et puis, elle s'est aperçue, assez rapidement, que cela ne rapportait rien, à personne. Qu'en donnant la main, les gens s'attendent à recevoir le bras. Qu'il était très facile de se faire surexploiter. Partout. Aussi bien dans le milieu professionnel que dans son entourage. Alors certes, elle n'a pas cessé d'être bienveillante envers son prochain, envers ses proches. Mais elle sait désormais faire la différence entre vouloir contenter tout le monde et s'adapter quand c'est nécessaire. La première option est beaucoup trop utopique, voire impossible. En voulant contenter tout le monde, on disparait. Et dans le cas où ces efforts sont tournés en direction de quelques chanceux, il arrive encore que ceux-ci ne méritent rien de tout cela. Le mérite. Un drôle de concept et pourtant. Clara, ce n'est ni la fille bien comme il faut, ni l'inverse. C'est juste un énième être humain. Perdu, quatre-vingt-huit pourcent du temps et qui improvise pour le reste de l'équation. La vie n'est-t-elle pas un long cours d'improvisation après tout ? « Disons-le ainsi. Je suis la contradiction de tout ce que tu penses savoir sur moi Walsh, mais aussi tout ce que l'être humain a de plus prévisible. » La jeune femme termine son discours, attrape le shot qu'on vient de lui présenter devant elle, avale le liquide avec un regard de défi.

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MessageSujet: Re: it sets the world on fire (teddy)   Sam 31 Mar - 16:58

I remember when I first noticed that you liked me back
@cigarettesaftersex

La malice au bord des lèvres et les yeux qui pétillent, elle est belle, Clara. Trop pour traîner ici, avec un type comme lui, un don juan en carton pâte qui ne pourra que la rendre malheureuse. Mais pour l'instant, il a envie de la retenir ici. Encore un peu. Le temps d'une soirée, du moins. Pour se remémorer quelques souvenirs et en créer de nouveaux, marquants ou éphémères. Il ne demande rien de plus que l'instant présent, leurs mots qui s'emmêlent, leurs rires qui se mêlent au bruit du bar. Il la provoque, Teddy, il la pince de ses syllabes, cherche à déclencher quelque chose – mais quoi ? Un élan de rébellion, peut-être. De la spontanéité, plus de vivacité encore. Mais elle est là, la différence ; Clara, elle n'a jamais eu besoin de lui pour avoir de telles réactions, pour l'envoyer sur les roses ou lui répondre avec le même mordant. Il rit, Walsh, il rit de la facilité qu'elle a de l'embobiner, de retourner la situation contre lui. « Ce n'est pas exactement ce que j'avais à l'esprit et disons que j'aimerais éviter de me ridiculiser, tu comprends, j'ai une image à tenir. » Un petit soupir quitte ses lèvres, il ne se prend pas un instant au sérieux, il s'en fout, de son image – quand il est avec elle, en tout cas. Il a envie d'oublier qui il est. Oublier les questions de science, les opérations sanglantes, la fragilité du corps humain. Envie d'oublier tout ce qu'il sait, pour apprendre autre chose, avec elle. Les shots arrivent sur la table mais il est concentré sur elle, sur les traits d'une jeune femme rangée, qui dissimulent sans l'ombre d'un doute une redoutable tornade. Il l'écoute, pendu à ses lèvres, alors qu'un sourire débile finit par naître sur les siennes. « Paradoxal et philosophique, heureusement que tu l'as dit maintenant, je ne suis pas sûr que j'aurais été en état de comprendre ça avec deux grammes dans le sang. » Il attrape le shot et le vide à son tour, le repose et leur sert une nouvelle tournée. Elle voulait jouer, pas vrai ? Elle ne sait pas quel genre de compétiteur est-ce qu'elle tient actuellement en face. « Mais il est vrai que je n'ai jamais réussi à te cerner. » Il la détaille, plante son menton au creux de sa main, le coude appuyé sur la table. « Je ne sais pas dire quand est-ce que tu es sérieuse et quand est-ce que tu te moques de moi. » Autre soupir, les langues se délient, il ferait sans doute mieux de se taire. « Si tu es sûre de toi ou si tout ça, c'est juste une façade... » Il penche un peu la tête, incapable de mettre un terme à cette interminable tirade. « Si tu es aussi douce que tu le montres, ou si tu es une véritable tornade. » Un drôle de sourire éclaire ses lèvres, dévoilant quelque chose de sincère, d'intéressé ; il aimerait la comprendre, la connaître, voir plus loin que ce qu'elle veut bien laisser paraître. « Tu me terrorises, Clara Andersen. » Car elle est insaisissable, et ça, ça lui fait peur.

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MessageSujet: Re: it sets the world on fire (teddy)   Sam 31 Mar - 19:51

most people are crushed into servitude
@jonathanbree

Le problème avec les défis c'est que quand votre partenaire en est adepte, ils perdent très vite leur innocence. Enfin, problème, c'est un bien grand mot. Mais en tout cas, ce n'est pas avec Teddy que la jeune femme risque de s'ennuyer. Elle n'en a jamais douté une seule seconde. Au contraire, l'inverse devrait davantage lui faire peur. Mais encore une fois, à quoi bon avoir peur de lui ? S'il y a bien une personne avec laquelle Clara n'a pas peur de jouer c'est avec lui. Parce que bien que cela n'ait rien d'innocent, elle peut tout de même lui faire confiance. C'est d'ailleurs assez étrange quand on y pense. On ne peut pas dire qu'ils se connaissent comme les doigts de la main ou qu'ils en connaissent beaucoup sur la vie de l'un et l'autre. Ce n'était pas vraiment dans leur priorité par le passé et il y a des choses plus importantes à apprendre à propos de quelqu'un dans ce genre de moment. La nature de ce voyage était d'ailleurs pour la jeune femme de profiter, de s'évader. Loin de là l'envie de ressasser la réalité de la vie parfois plus compliquée qu'on ne peut le penser. Le sérieux n'était donc pas la priorité dans leurs échanges et ne l'est toujours pas aujourd'hui, malgré les interrogations soulevées au début de cette entrevue. Cette ambiance rend les échanges si simples, si agréable à vrai dire. « Quel genre d'image dis-moi ? » Un nouvel affront, une nouvelle danse amusante. Elle l'écoute, s'interroger sur sa personne. Elle aimerait pouvoir apporter des réponses à ses interpellations. Cerner les autres c'est une chose, se définir soi-même, une autre. Les deux processus sont plus ou moins périlleux. Certains y arrivent, pour d'autres, c'est plus complexe que cela. « Partons pour une douce tornade ! Beau compromis, pas vrai ? » Sa dernière parole résonne encore dans l'esprit de la jeune femme. Tu me terrorises, Clara Andersen. Un peu déconcertée, elle plonge son regard dans celui du jeune homme. Est-ce ironique ? Elle ne sait plus très bien. Et si cela avait un fond de vérité ? De quoi pourrait-il bien avoir peur ? « Qu'est ce qui pourrait bien t'effrayer chez moi Walsh ? » Une question au ton amusé mais à la profondeur bien plus sincère.

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MessageSujet: Re: it sets the world on fire (teddy)   Mar 10 Avr - 1:15

Saw you today after so much time
It felt just like it used to be
Talking for hours about a different life
Surrounding us in memories

@james bay

Il y a quelque chose de doux et d'effrayant, avec Clara. Quelque chose qui change des autres, des histoires qui s'enchaînent et se ressemblent. La blonde, elle ne suit pas les lignes. Elle dessine des courbes qui bout à bout, forment un labyrinthe dans l'esprit du chirurgien. Quelle direction prendre ? Comment s'en tirer ? Incapable de se rendre compte qu'il est foutu. Et peut-être que dans le fond, il n'a même pas envie de la trouver, la sortie. Il aime être perdu. Dans ses yeux et ses sourires solaires. Ses promesses d'un futur incertain, ses rires francs. Il a la sensation de ne pas avoir besoin de faire semblant avec elle. Pas besoin de sourire en prétendant que tout va bien – parce que pour le coup, tout va réellement bien. Elle lui permet d'oublier le reste. Les cachets, les seringues et les coups de bistouri. Quelle image a-t-il d'elle ? Question épineuse. Il se risque à quelques métaphores. Abouti sur certains paradoxes. Une tornade des plus douces, capable de lui déraciner le palpitant, avec ses sourires ravageurs. « Je peux m'en contenter. » Qu'il concède en roulant des yeux, avant de partager quelques éclats de rire avec la jeune femme. Elle le terrorise, oui. Car elle lui montre certaines choses qu'il ne maîtrise pas. Des sentiments qui ne sont pas palpables, qu'il ne pourra jamais disséquer sur une table d'opération. Il descend un shot d'alcool fort, hausse légèrement les épaules. « Que dire de Clara Andersen. » Léger soupir, réflexions désordonnées. « La manière dont tu me regardes, déjà. » Comme si tu pouvais voir ce qu'il y avait vraiment au fond, tu sais. Ces morceaux nécrosés de mon âme, ceux que je cache et que tu sembles découvrir d'un simple coup d’œil. « T'es plutôt discrète, en apparence. Mais je suis persuadé que tu en sais beaucoup plus que ce que tu ne montres. » Sur la vie, sur les autres, sur tout ce qui l'entoure. Elle semble perdue parfois, et pourtant, déterminée d'une certaine manière. « T'es juste différente, Andersen. » Qu'il ajoute avec un certain sérieux. Plus forte, plus rusée face à une vie semée d’embûches. Convaincue quant aux chemins qu'elle emprunte. Il ne peut que l'envier, Walsh. « Et moi je pense que l'alcool commence à m'atteindre. » Il rit pour tenter d'effacer ses précédentes paroles, trop sincères, se pince l'arrête du nez avant de se servir un autre shot et de resservir la jeune femme au passage. « On va danser ? » Pathétique diversion. Il a l'alcool joyeux et un franc sourire au bord des lèvres, l'âme joueuse, un peu trop sans doute. Mais ça fait du bien, de s'oublier.

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MessageSujet: Re: it sets the world on fire (teddy)   Jeu 12 Avr - 21:10

If you want to go
I'll take you back one day

@metronomy

Que dire de Clara Andersen. Un sujet de dissertation tordu. Pas suffisamment de matière. Clara Andersen c'est surement la dissertation durant laquelle le narrateur tourne en rond pendant des pages. Elle n'a pas une histoire extraordinaire, à part bien sûr ses voyages. Au-delà de ça, il n'en reste pas grand-chose. Elle préfère de loin observer, lire, apprendre les histoires des autres, des vivants comme de nos prédécesseurs. Peut-être qu'un jour, quelque part, à l'abri d'un pied de page, elle trouvera sa place. Est-ce si naïf de penser qu'on apportera tous, notre pierre à l'édifice, peu importe sa taille. Nous sommes là, que ce soit par notre progéniture, des écrits, des traces, nous allons bien laisser quelque chose, pas vrai ? En tout cas, présentement, elle sème un sentiment de peur chez le jeune homme. Contre toute attente. Il précise, son regard, sa discrétion, sa différence. Avec du recul, ces attributs peuvent en effet s'avérer dangereux dans d'autres termes. Mais Clara n'est ni une sorcière d'un monde vidéo-ludique, ni un danger à autri. Du moins, elle ne s'est jamais représentée ainsi. A moins peut-être de pouvoir tuer par maladresse, ce dont en effet, elle pourrait, dans certaines circonstances, être capable. Pauvres âmes. « J'aime à penser qu'on est tous différent et donc que ton argument est invalide. » Ajoute-t-elle, d'un ton taquin. « Mais tu as raison sur un point, l'alcool commence à nous atteindre ! » Ce qui ne l'empêche pas de continuer. Ce qu'elle regrettera probablement, très prochainement. En réalité, cela fait un petit moment qu'elle n'a pas bu ainsi, plus d'un verre. Ce qui explique que cela monte encore plus vite que d'habitude. « Danser ? Tu viens littéralement de nommer la chose à ne pas faire dans notre état. L'humiliation, ça te parle Walsh ? » Ces paroles n'empêchent pas son corps de se reprendre, de s'approcher de son partenaire et de lui tendre la main, solennellement. « Qu'est-ce qu'on attend ? » Un rire s'échappe de ses lèvres. Avant de se retourner et d'entrainer son acolyte sur un chemin qu'elle espère, pour le coup, oublier en partie d'ici demain matin. Clara n'est pas une très bonne danseuse. Elle a pourtant essayé, vous avez devant les yeux une ballerine avec 2 ans de pratique, seulement, n'allons pas non plus croire au miracle. Et pourtant, un enfer sur pattes si on en croit son professeur. Le rythme est peut-être présent quelque part mais visiblement pas dans les gestes, maladroits. Et encore moins présent avec de l'alcool dans le sang.

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MessageSujet: Re: it sets the world on fire (teddy)   Sam 14 Avr - 17:05

wrap your wings around my body
@hurts

Son sourire déborde de ses lèvres et il aimerait que cette nuit ne finisse jamais. Il se plaît, là, avec elle. À refaire le monde, parler de tout, de rien. De leurs douces erreurs, de ces souvenirs qui ne seront jamais des regrets. Il aime se perdre dans ses prunelles éclairées, dans ses éclats de rire. Peut-être qu'il se trompe vraiment sur son compte, oui, mais ça le laisse rêveur, ça l'intrigue. Il aimerait pouvoir lui coller des étiquettes dessus. Ce serait rassurant, et pour le coup, elle serait moins inquiétante, à ses yeux. Mais l'inconnu a un goût différent, un goût d'aventure qui ne lui déplaît pas et pour une fois depuis longtemps, avancer à l'aveugle ne le dérange pas – tant qu'elle lui tient les mains pour le guider. Ils se perdent dans des explications, des théories qui ne font plus de sens, alors que l'alcool se mêle dans leur système. Teddy ne cherche plus à être rationnel, pas plus qu'à garder les pieds sur terre ; c'est tellement plus facile, tellement plus agréable d'avoir la tête dans les nuages, avec elle. Il finit par lui proposer d'aller danser et c'est sans doute stupide, comme proposition. Mais les cœurs sont euphoriques et les sourires définitivement ancrés dans leurs joues, ce soir, rien ne peut les arrêter, n'est-ce pas ? La remarque de la jeune femme lui arrache un énième éclat de rire. - Tu sais ce qu'on dit, le ridicule ne tue pas et de toute façon demain, on ne se souviendra de rien. Ou peut-être que si, mais qu'importe, dans le fond ? Le regard des autres, il n'a pas envie d'y songer ce soir. Il veut se laisser porter par le moment, par la spontanéité de leurs gestes. Il veut être surpris et bouleversé, rire et se perdre toujours plus dans son regard – et dans ses bras, peut-être bien. Il n'ose pour autant pas se lever, mais tout ce qu'il a à faire, c'est attendre une seconde. Une seconde au bout de laquelle elle lui tend la main. Il se lève et se laisse entraîner, se cogne dans l'angle de la table au passage, masquant la peine derrière un autre rire amusé. Il n'a pas tellement le rythme dans la peau, Teddy – il déteste danser, à vrai dire – mais il se laisse avoir par les beaux yeux d'Andersen et ses pas incertains qui la rendent d'autant plus adorable. - Quelle grâce, je pourrais presque t'envier. Taquin, comme toujours, il finit par l'attraper par les mains pour se rapprocher d'elle, tout son bon sens, sa timidité, tout s'est dissous sous la morsure abrasive de l'alcool. Le tempo de la chanson ralentit, il la fait tourner sur elle-même et la récupère d'une main qu'il passe sur sa taille. Puis, il lui écrase un pied aussi, au passage, car Teddy n'a rien du type dans dirty dancing. - Oops. Il fait juste ce qu'il peut avec ses deux pieds gauches, tout en s'égarant dans les yeux rieurs de Clara.

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MessageSujet: Re: it sets the world on fire (teddy)   Dim 22 Avr - 17:50

Come on, come on dance with me
Give me a wink if you want me to faint

@agar agar

Ridicules, ils étaient sur le point de l'être. Mais finalement, à les voir rire et danser comme des enfants, comme si rien ne pouvait leur arriver, ils ont plutôt l'air heureux qu'idiots. C'est un sentiment si exaltant, un mélange de sérénité et de bonheur. Seulement, par principe, parce que la vie sème sur notre chemin des épreuves, nous sommes condamnés à appréhender ce sentiment comme une figure de passage. Alors quand celui-ci est présent, nous profitons du moment, sans penser à sa fin, mais en sachant pertinemment que c'est la finalité. Un retour à la réalité. Même si parfois celle-ci n'est pas si terrible que ça. C'est l'aventure. Cela fait un petit moment maintenant que Clara n'a pas ressentie cela. Pour cause, elle n'a pas vraiment l'impression d'avoir pu respirer sereinement depuis quelques mois. Depuis son déménagement, tout est allé très vite. Trop vite. Même si, c'est ce qu'elle souhaitait. Ne voulant pas rester plus longtemps là-bas, où tu allais si mal. Clara a tendance à raccrocher ses sentiments à des périodes, des endroits. Et quand ceux-ci sont trop négatifs, elle préfère tout simplement oublier ou partir. Elle sait que cela n'a rien de sain. Qu'elle ne peut pas fuir à chaque fois que quelque chose ne va pas. Pourtant, c'est la seule chose qui lui permet de passer au-dessus, d'un deuil, d'une rupture. Quand quelque chose de ce type lui arrive, elle doit faire table rase, elle doit tourner la page de manière extrême mais symbolique. Peut-être que c'est l'une des raisons pour laquelle elle ne se sent appartenir nulle part. Parce qu'appartenir quelque part comporte tellement de risques. Des risques qu'elle n'est toujours pas prête à prendre. Etre ridicule cependant, c'est tout à fait dans ses cordes. Elle le laisse se moquer de sa grâce, de ses mouvements de danse si particuliers. Elle pourrait en dire autant de lui, mais les rires couvrent déjà cette vérité. Leurs corps se rapprochent alors, ce qui estompe un peu ses rires, presque intimidée. Pour cause, sa main se retrouve désormais sur sa taille. Mais le sérieux disparait rapidement, au contact de son pied sur le sien. « Tu es donc aussi maladroit que moi Walsh. Comment sommes-nous censé nous en sortir exactement ?  » Elle plonge son regard dans le sien. Les secondes passent, elle détache le regard, un peu gênée. « On va devoir me porter jusqu'à chez moi si ça continue.  » Elle commence soudainement à quoi va ressembler cette fin de soirée. Quand bien même elle n'a pas envie qu'elle se termine.

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MessageSujet: Re: it sets the world on fire (teddy)   Dim 29 Avr - 21:58

you’ve been dancing on your own too long,
the joker of the night

@aquilo

Il est éméché, Teddy. Plus qu'il ne se l'était autorisé au départ – un verre et rien d'autre. Le jeu a pris le pas sur le reste. Il a envoyé sa raison au bûcher et maintenant, l'esprit embrumé par les vapeurs d'alcool, il danse sur les braises. Des pas maladroits, leurs mains qui se mêlent, leurs pieds qui s'écrasent et un millier de rires pour faire vibrer leurs cordes vocales. Tableau désolant aux airs nostalgiques d'une fameuse scène de pulp fiction. Il lui prend les mains, Teddy. Capte ses yeux de ses propres prunelles, s'improvise danseur de salon ; il est ridicule et maladroit, il n'a rien d'un prince charmant, mais tout de cet ami qu'elle a connu à l'autre bout du monde. Un ami, vraiment ? - C'est une bonne, une excellente question. Les mots se coordonnent difficilement, comme les corps qui peinent à s'accorder sur le même rythme. Ça le fait sourire pourtant, Teddy, tellement qu'il en a mal aux joues. Une douleur agréable, qui réchauffe le cœur et un front déjà brûlant d'une soirée trop alcoolisée. Il se calme un peu, Walsh et son sourire s'apaise alors qu'il perd le rythme pour de bon. - Te porter ? Ce doit être dans mes capacités, je suppose. Il prend un air faussement pensif et son sourire se fait espiègle. Est-ce qu'elle en a fait exprès de dire ça ? Est-ce qu'il doit entendre par là une « subtile » tentative d'orienter la suite de cette soirée ? Il n'en sait rien. N'a pas envie de penser trop fort – peur d'avoir mal au crâne, peur qu'elle l'entende. Il ne sait même plus quelle heure il est, depuis combien de temps est-ce qu'ils sont là, à vivre comme s'il n'y aurait pas de lendemain. - Je crois que j'ai besoin de prendre l'air un peu. Qu'il lâche enfin. Il abandonne ses mains et disparaît à reculons vers leur table. Pas loin de renverser un serveur au passage, qu'il esquive au dernier instant avant d'en rire. Il enfile sa veste et récupère le manteau de la jeune femme, vient lui placer sur les épaules, en pseudo-gentleman. - Qu'est-ce que tu dirais d'une petite promenade nocturne ? Il a les yeux qui brillent et l'alcool qui altère sans doute son jugement. Il a besoin de sortir pour sentir l'air frais sur son visage. Fuir le bruit pour écouter la nuit silencieuse avec elle. La ramener sur son dos chez elle, accessoirement et peut-être même courir sous la pluie, comme des enfants.

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MessageSujet: Re: it sets the world on fire (teddy)   Mar 1 Mai - 23:15

Give me a shot at the night
Give me a moment, some kinda mysterious

@thekillers

Naïvement, elle aimerait croire qu'elle flirte par accident ce soir. Mais il est difficile d'ignorer certaines choses. Comme les souvenirs que Teddy remue avec son visage d'ange et son sourire un peu trop charmeur. Il est donc logique que les réactions s'en suivent. Comme les frissons qui déambulent le long de son corps quand celui-ci dépose ses mains sur son corps. Les plus scientifiques apprivoisent les certaines interactions sociales comme des réactions chimiques, ici dans un cadre plus intime qu'une simple amitié. Et parfois, il est difficile de ne pas accorder un minimum de foi dans ces théories. C'est assez fou, comme certains gestes, certains sons, certains visages, peuvent avoir des répercussions sur quelqu'un d'autre. Alors peut-être que la jeune femme n'a pas tendu cette perche si innocemment que cela. Peut-être qu'elle aimerait rallonger cette soirée au maximum. Pour le sentiment que cela procure, pour ne pas retourner à autre chose, pas tout de suite. Pour l'instant, elle veut rester avec lui. « Si c'est dans tes cordes, c'est encore plus dangereux ! » C'est comme si, l'alcool supprimait ses filtres. Après tout, c'est le liquide connu pour cela. Elle ne pensait pas vraiment boire autant cela dit, voilà pourquoi, elle ne se méfiait pas d'elle-même. « Je ne peux qu'approuver cette idée ! » De l'air. Elle n'a pas l'impression d'en manquer, mais de l'air frais, plus que jamais. Elle rêve d'une douche, ou d'une baignade ou de tout ce qui pourrait faire redescendre sa température corporelle. Clara espère également que cette promenade nocturne lui permettra de se ressaisir un peu. L'objectif étant de ne pas se ridiculiser davantage. Une fois habillés, ils se dirigent vers la sortie. Clara, encore un peu gênée, du rouge qui lui vient aux joues face à la galanterie du jeune homme. Avec un peu de chance, son visage est déjà assez bien coloré pour que personne ne remarque rien. « Tu connais Brighton mieux que moi, alors, où allons-nous Capitaine ? » Si seulement, ils pouvaient de nouveau partir à l'aventure, comme avant. Peut-être que c'est possible, même ici, ce soir. Après tout, dans ses souvenirs, tout était nouveau avec lui. Parce qu'ils ont l'esprit pour ça, un peu enfantin, à ne pas prendre au sérieux ce que pourrait être demain. Chose dont elle n'est pas toujours capable, la vie ne le permet pas toujours. Mais avec lui, si, c'est peut-être ce qui la rend nostalgique à cet instant.

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MessageSujet: Re: it sets the world on fire (teddy)   Mer 2 Mai - 0:12

this mess was yours,
now your mess is mine

@vance joy

Les rires innocents qui s'élèvent dans le brouhaha général du bar. Il n'écoute qu'elle pourtant, Teddy. Ne voit qu'elle, alors que son monde commence à virer au flou, à tourner beaucoup plus vite que de raison. - Je pourrais presque être vexé. Qu'il se contente de répondre, un grand sourire placardé sur ses lèvres. Il se sent léger, Walsh. Libéré d'un poids qui lui pèse sur les épaules au quotidien. Comme si ce soir, rien n'avait d'importance. Comme si dans ses yeux à elle, il pouvait être n'importe qui. Comme si à eux deux, ils étaient capables de redevenir ceux qu'ils ont été autrefois, dans une autre vie. Les manières sont polies, les intentions incertaines – c'est le début d'une aventure ou peut-être bien la fin de la soirée. Il ne sait plus où il en est, ni même ce qu'il veut. Une seule certitude dans le flou artistique qu'elle a implanté dans son palpitant écorché ; il ne veut pas l'abandonner, pas tout de suite, pas maintenant. Les voilà dans la rue et il a l'impression que ses oreilles vont avoir besoin de temps pour se faire au silence extérieur, pour que le bourdonnement dans son esprit cesse pour de bon. - C'est encore une bonne question. Qu'il lâche dans un soupir. Il connaît sa ville, oui. Et il l'aime, avec toutes ses nuances et les souvenirs qui pavent les rues de son enfance. Il pourrait redessiner ses horizons les yeux fermés. Lui raconter les anecdotes historiques qui rongent les pierres et les briques. Mais une visite guidée n'a rien d'intéressant ce soir, il veut lui donner plus, revoir les étoiles dans ses yeux ; les mêmes qui brillaient à l'autre bout du monde, sur les plages du Costa Rica. - Allez, grimpe. Qu'il fait en se plantant devant elle, lui présentant son dos – chose promise, chose due. Il patiente, manque de perdre l'équilibre lorsqu'elle est enfin sur son dos, se perd dans de nouveaux éclats de rire, puis se met en route. Brighton est belle de nuit. Elle scintille, splendide et silencieuse.  Il traverse les rues comme un funambule à cause de l'éthanol qui diffuse dans ses veines. La plage n'est plus très loin, la jetée non plus, il l'aperçoit qui éclaire la nuit. Il s'arrête enfin quand ses pieds rencontrent le mélange de sable et de galets. - J'ai passé tellement de soirées sur cette plage. Soupir nostalgique. - Well, je sais, ça n'a pas le charme du Costa Rica, mais c'est chez nous donc c'est pas si mal, pas vrai ? Son regard qui fixe l'horizon, son esprit pensif. Le sable blanc est loin, la chaleur étouffante de l'Amérique centrale aussi. Mais elle est là, elle, et c'est tout ce qui compte.

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