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 — cause i made myself a prisoner shackled up by all my fears.

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Dawn Whittaker

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MessageSujet: — cause i made myself a prisoner shackled up by all my fears.   Lun 22 Jan - 2:13


- cause i made myself a prisoner
shackled up by all my fears.
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bash fraser x dawn whittaker


Le gémissement d’impatience de Maple arracha Dawn aux pages du livre entre ses mains, et elle chercha la bête du regard. Son vaillant protecteur, installé sur le pas de la porte, geignait, incapable de patienter d’avantage, ayant de toute évidence envie d’aller à l’extérieur pour sa petite routine de fin de soirée. Jetant un coup d’œil à l’horloge antique accroché à son mur, la jeune femme se maudit intérieurement d’avoir largement passé l’heure, trop prise par son roman qui l’avait captivé dès la première page. L’air piteux sur le faciès de chien la convainquit néanmoins de la nécessité d’aller dehors malgré la noirceur qui couvrait désormais les rues de Brighton, chose qu’elle évitait d’ordinaire, si elle n’en avait pas l’obligation. Attrapant un bout de papiers qui trainait sur la table basse, elle la coinça entre les pages de son livre, puis le referma avant de le laisser là, se levant pour aller rejoindre le canin qui se laissa passer son harnais au cou sans s’énerver, fidèle à ses bonnes habitudes. Elle enfila son veston de cuir, acheté dans une friperie du coin à bas prix, prit ses clés de sa main vacante, et de l’autre, elle conduisit Maple jusqu’à la rue, verrouillant derrière elle. L’avantage de vivre au centre-ville, c’est qu’il y avait toujours des gens, peu importe l’heure, qui trainait dans le quartier. Ainsi, elle n’avait jamais vraiment l’impression d’être seule lorsqu’elle se baladait sur les trottoirs de du West Side. Un faux sentiment de sécurité qui cachait la crainte qui sommeillait en elle, toujours présente, même après toutes ces années. Elle accélérait toujours le pas, lorsqu’elle croissait une ruelle, de peur qu’un type comme Adam s’y cache. Elle vérifiait toujours ses arrières, de crainte qu’on la suive. Tant de mécanismes de protections qui lui donnait l’impression d’être paranoïaque alors qu’elle ne faisait que subir les contre-coups d’un difficile trauma. Le duo s’arrêta dans un petit parc, non loin de chez elle, où elle laissa Maple faire ses besoins et se dégourdir les jambes un peu. Assise sur un banc, le regard rivé sur le pellage couleur café de son chien, elle sursauta lorsqu’un homme se posa à ses côtés. Trop près d’elle. Elle le sentait, qu’il envahissait son espace vitale. Et l’odeur d’alcool bien présente dans son haleine vint lui chatouiller les narines, l’obligeant à s’éloigner, alors qu’elle rappelait son chien auprès d’elle, attachant en vitesse la laisse à son collier, avec la ferme intention de rentrer chez elle. Mais alors qu’elle reprenait le chemin vers son appartement, elle sentit qu’une main s’emparait de son bras, pour la forcer à se tourner. Son petit cœur se mit à battre à la chamade dans sa poitrine. – Faut pas partir comme ça, ma jolie. On n’a même pas eu le temps de faire connaissance. – L’homme puait l’alcool à plein nez, et la nausée lui monta jusqu’à la gorge, à la fois par dégout, mais par panique, aussi. Le canin à ses pieds se rapprocha d’elle, collant son corps contre l’une de ses jambes, en bon gardien. Il grogna même en direction de l’inconnu, et ce dernier ne se gêna pas pour frapper la bête au visage, ce qui fit d’autant plus paniqué Dawn. – Ne… ne touchez pas à mon chien ! – s’écria-t-elle avec le plus de contenance possible, faignant une confiance qu’elle n’avait pas. Sa main chercha bien vite le poil de la bête, et elle s’y plongea, autant pour se calmer, elle, que l’animal. – Fait pas cette tête, j’y toucherai plus à ton chien… si je peux t’toucher toi… - L’effroi était visible sur les traits de son visage, et son regard trahissait sa frayeur. L’une des mains de l’homme s’approcha de son visage, et sans ménagement, il vint écraser ses doigts contre ses lèvres tremblantes. Elle aurait dû reculer. Elle aurait dû fuir en courant, mais elle en était incapable. La peur la paralysait. Elle n’osa même pas crier, la malheureuse. Son seul reflexe fut de fermer les yeux et d’espérer un miracle qui n’arriverait surement jamais.

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Bash Fraser

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MessageSujet: Re: — cause i made myself a prisoner shackled up by all my fears.   Lun 22 Jan - 16:46

La nuit été tombée depuis plusieurs heures maintenant, et Bash avait passé une bonne partie de la soirée en compagnie de ses amis, à se raconter les derniers évènements autour d'un bon repas. Pas d'alcool prévu, pour une fois, il s'était contenté de boire du soda, le jeune Fraser, sans vraiment qu'il y ai une raison particulière. Il finit par quitter le rassemblement, conscient du temps qui passait, et qui le rapprochait malheureusement un peu plus de l'heure bien matinale où il devait prendre l'antenne, le lendemain. Les mains dans les poches de son manteau, Bash arpentait seul les rues de Brighton qui le conduirait jusqu'à son appartement. Il décida de couper par un petit parc, le froid hivernal commençant à lui piquer les joues. Plus tôt il serait chez lui, mieux ce serait. C'est là qu'il l'entendit. Cette voix qu'il n'avait entendu que deux fois auparavant, et qu'il n'avait pourtant pas oublié. Cet accent américain, ce brin de fragilité dans la cassure de sa voix, cette douceur sans pareille. Bash chercha Dawn du regard, continuant d'avancer dans l'obscurité, avant de finalement la remarquer un peu plus loin, dos à lui. En face d'elle, un homme qui semblait bien loin d'être un possible prétendant pour la belle. La façon dont il la regardait, dont il lui parlait, dont il approchait ses doigts de son visage ne laissait aucun doute sur ses intentions et sur ses pensées. Son sang ne fit qu'un tour avant que, prit d'un courage qu'il ne se connaissait pas, Bash s'approche à grand pas de la scène. S'interposant entre l'homme et la douce blonde, il ne tarda pas à le pousser pour l'écarter. — Tu la touches pas ! — lâcha-t-il en l'intention de l'ivrogne, avant de le pousser une seconde fois, l'écartant un peu plus. — Dégage de là, va décuver ailleurs. T'approches plus d'elle, c'est comprit ? — Il n'était pas bagarreur, le Fraser, ni même violent. C'était bien le contraire. Mais cette scène, l'idée même de ce qui aurait pu se produire si il n'avait pas été là, le rendait profondément malade. L'homme fini par s'éloigner pour de bon, grommelant dans son coin et Bash relâcha le poing qu'il avait, inconsciemment, serré, près à riposter au besoin. Le brun se tourna finalement vers la jeune femme, s'approchant de quelques pas, mais pas trop près. Il l'avait comprit, elle voulait son espace. Après un moment pareil, il doutait qu'elle ait envie qu'il vienne trop près d'elle. — Tu vas bien ? — C'est tout ce qu'il trouva à dire, les yeux emplis d'inquiétude, alors qu'il ne savait pas vraiment quoi faire pour elle. Son visage trahissait la terreur qu'elle venait de vivre, mais maintenant, tout allait bien. Elle devait le comprendre, il ne lui ferait jamais de mal.

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MessageSujet: Re: — cause i made myself a prisoner shackled up by all my fears.   Dim 28 Jan - 22:27

Elle tremblait, la pauvre enfant, la peur s’étant emparé d’elle tel un poison venimeux, s’infiltrant dans ses veines jusqu’à atteindre son palpitant qui se débattait avec ferveur dans sa cage thoracique. Complètement paralysée, incapable de faire un seul mouvement pour s’éloigner de cet homme ingrat, pour fuir cette piètre comédie où elle tenait le premier rôle, Dawn n’a comme seul moyen de défense celui de fermer les yeux pour chasser ce mauvais rêve qui n’en ait pas un, malheureusement. Elle sent les doigts de l’homme s’écraser tout contre ses lèvres, et l’infecte odeur qui se dégage de lui ne fait que lui donner davantage la nausée. Il coince son menton entre son pouce et son index, forçant sa tête à se relever dans sa direction, et même si l’aveuglement volontaire qu’elle s’impose l’empêche de voir, elle se doute de ses prochaines intensions et ses dents se serrent tellement fort qu’elle s’en mord intérieurement la joue, laissant un léger gout de sang dans son sillage.  Mais c’était sans compter sur l’intervention soudaine d’un visible inconnu qui arrache l’homme à sa contemplation sordide, le repoussant bien loin de l’américaine effrayée. Ses yeux s’écartent par surprise, alors qu’elle retrouve enfin l’usage de ses jambes, se forçant à reculer de quelques pas pour s’éloigner de la scène. Son regard ne peut toutefois pas se détacher de son sauveur, une silhouette qui se découvre dans la pénombre du parc et qu’elle reconnait au bout de quelques secondes comme étant celle de Bash. Il n’était pas tendre envers son assaillant, mais ce saoulons ne méritait rien de mieux que le traitement que l’animateur lui donnait. Mécontente de la tournure des évènements, le lourdaud finit par s’éloigner en marmonnant dans sa barbe et Dawn réalisa qu’elle avait retenue sa respiration tout ce temps. Le souffle faillit lui manquer quand elle se mit à manquer d’air, et elle se sentit presque défaillir, mais elle prit sur elle pour ne pas s’effondrer. Protecteur, Maple n’avait pas quitté son sillage et la jeune femme s’accroupit afin de serrer l’animal tout contre elle, camouflant son visage dans le pelage du canin. Elle ne releva la tête que lorsque celui qui avait prit sa défense s’adressa à elle, l’inquiétude perçant au travers de sa voix. Elle aurait pu lui répondre que tout allait bien et tout simplement le remercier, mais il aurait pu lire que ce n’était que des mensonges en scrutant son visage. – Non, non ça ne va pas. – admit-elle, son corps à nouveau traverser de tremblement, qu’elle tenta de camoufler derrière la bête qu’elle tenait toujours près d’elle. Pourtant, Dawn était convaincu que Bash ne lui ferait aucun mal. Pas après le geste héroïque qu’il venait d’accomplir pour la sortir d’une situation potentiellement désastreuse. Du moins, c’est ce tentait de se convaincre, et pour une rare fois, elle y croyait presque. – Tu… tu peux me raccompagner jusque chez moi ? – Elle formula cette demande sans même y réfléchir, et elle faillit regretter de l’avoir laisser traverser ses lèvres. Mais à bien y penser, la simple idée de parcourir seule le chemin jusqu’à son appartement lui faisait craindre le pire. L’homme était possiblement toujours dans les parages. Elle ne voulait pas prendre ce risque de le recroiser, alors qu’elle était à nouveau seule. Se relevant doucement, elle sentit toutefois ses forces l’abandonner brusquement, prise d’une faiblesse sournoise qui lui donnait le tournis. Trop d’émotions en si peu de temps, son corps ne le supportait plus.

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Bash Fraser

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MessageSujet: Re: — cause i made myself a prisoner shackled up by all my fears.   Sam 10 Fév - 16:11

Ce genre de scénario, il aurait eu du mal à l’imaginer, le jeune Bash. Ça lui semblait invraisemblable qu’un homme, aussi bourré soit il, puisse se comporter de la sorte avec une femme. Et pourtant, voilà que cela se passait, juste sous ses yeux. Il avait dû agir, s’interposer. Il l’aurait fait, peu importe les circonstances. Il n’avait pas l’âme d’un héros, mais ce genre de choses, il ne pouvait simplement pas rester à les observer sans agir. Le fait que la jeune femme agressée soit cette jolie blonde qui l’avait bien plus qu’il n’oserait l’avouer était un pur hasard, et même s’il aurait préféré la recroiser dans d’autres circonstances, il était heureux de se retrouver là, à ce moment-là. Elle semblait inquiète, incapable de vraiment bouger, ce qu’il pouvait comprendre. Lui laissant un espace de confort tout autour d’elle, il ne la lâcha pas du regard, s’inquiétant pour elle. Il n’avait pas vu toute la scène, il espérait simplement que rien ne soit arrivé avant qu’il débarque sur les lieux. Le jolie blonde s’était accroupie, tenant son chien tout contre elle, avant de ne relever les yeux vers Bash, lui répondant finalement. Sa réponse lui fit presque froid dans le dos, si ça n’avait pas était elle, il l’aurait sûrement prit dans ses bras pour la calmer. Mais Dawn, il commençait à la connaitre, à la cerner, doucement alors que certaines pièces manquaient toujours au puzzle de son histoire. Il avait remarqué qu’elle pouvait être mal à l’aise lorsqu’on s’approchait trop, et lui laissa donc son espace. — Bien sûr, je vais pas te laisser rentrer seule. Montre-moi simplement le chemin. — Il n’y avait même pas songé, à l’abandonner là. Elle semblait si troublée, effrayée. Il resterait avec elle jusqu’à ce qu’elle passe le pas de la porte de chez elle, et resterait peut-être là une dizaine de minutes le temps de s’assurer que tout va bien. Il ne l’avait pas lâché du regard, et alors qu’elle se relevait doucement, il la fit sous ses yeux perdre le peu de force qu’il devait lui rester. Pas réflexe, en quelque pas, le brun franchit cette limite invisible qu’il était pourtant promu de ne pas franchir, attrapant la jeune femme pour lui éviter de tomber. — Eh, ça va… T’en fais pas, je suis là. — Il la porterait s’il le fallait, si elle le laissait faire. Si Maple le laissait faire, tout du moins, car la boule de poils avaient déjà son regard fixé sur Bash, prêt à défendre sa maitresse. — Ça va aller… — finit-il par murmurer, regardant la jeune femme. L’inquiétude ne cessait de grimper en flèche, agissant plus par impulsions que par véritables convictions. Ce genre de rôle lui allait très mal, il était loin d’avoir l’habitude de secourir de jeunes femmes.

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MessageSujet: Re: — cause i made myself a prisoner shackled up by all my fears.   Lun 19 Mar - 3:10

Des images d’un passé pas si lointain flashaient devant le bleu de ses yeux. C’est ceux d’Adam qu’elle revoyait, ce regard qui n’avait de cesse de revenir la hanter. Il y avait si longtemps que l’image n’avait pas été aussi claire, dans sa tête. La sordide approche de ce saoulons en était l’élément déclencheur, et désormais, elle était incapable de s’en défaire. Elle étreint fortement son labrador brun entre ses bras tremblants, se blottit dans son poil pour tenter d’y trouver une certaine source de réconfort, mais le simple fait d’être sur les lieux du crime l’empêche de compléter se déconnecter de ce qui vient de se produire. Elle étouffe, elle manque d’air, et son seul désir est celui de rentrer chez elle. De retrouver ce cocon douillet et sécuritaire qu’elle s’est forgé, au fil des années. Elle sait cependant que seul, elle n’y parviendra pas. Que la route jusque chez elle, même si elle ne représente que quelques centaines de pas, est suffisamment longue pour être périlleuse. Il s’agit d’un effort monumental, pour la poupée blonde, que de demander à Bash de la raccompagner jusqu’à son appartement. Mais la simple crainte de retomber sur son agresseur est suffisante pour la convaincre qu’il s’agit de la chose à faire, malgré ses appréhensions. Ne vient-il pas, d’ailleurs, de lui prouver qu’elle pouvait lui faire confiance? Outre prendre sa défense, il se tient aussi à l’écart, gardant une distance plus qu’acceptable entre eux. Un geste infime, mais qui compte beaucoup pour elle. Une distance qui s’efface au moment-même où elle se sent défaillir, alors qu’elle tentait de se remettre debout, prête à retrouver le réconfort de ses murs blancs. Ses bras la rattrapent, et trop faible pour protester, son corps ne se cabre même pas sous son contact. Ce toucher ne l’agresse pas. Il se veut protecteur, rassurant. Et pour une rare fois dans sa courte vie, Dawn sent qu’elle peut faire confiance à quelqu’un. Ça l’apaise, d’une certaine façon. Même si ses inquiétudes ne sont jamais bien loin. Elle l’entend qui lui confie que tout ira bien, qu’il est là pour elle. Elle a envie d’y croire. Le monde ne peut pas qu’être cruel avec elle. Il y a du bon, aussi, non? — S’il te plait, ramène-moi à mon appartement. — D’une voix chancelante, elle lui indiqua où se situait sa résidence, à quelques mètres du parc où il se trouvait. Elle ne protesta même pas lorsqu’il décida de la porter jusque là-bas, mais elle entendit les faibles grognements de son chien, sur les gardes plus que jamais. – Maple, ça suffit…  – lui ordonna-t-elle à mi-voix, et la bête se calma, acceptant, visiblement à contre-cœur, de les suivre tous les deux, sa laisse trainant dans son sillage. La devanture de son atelier-boutique apparu enfin dans son champ de vision, et la blonde enfant pointa du doigts l’édifice à son accompagnateur. Ils furent devant sa porte en moins de deux, et alors qu’il la redéposait au sol, elle fouilla dans ses poches afin d’y retrouver ses clés. Sa main frémissait toujours, son corps se remettant difficilement du choc, et elle du demander l’assistance de Bash pour parvenir à déverrouiller la serrure. Son regard se posa sur la vingtaine de marche qui menait à l’étage, et elle soupira. Ses jambes semblaient vouloir lâcher sous son simple poids : elles ne parviendraient jamais à la mener au bout de cette escalade. – Ça ne te dérange pas… de.. de m’aider? – lui demanda-t-elle, un sentiment de culpabilité au fond de la gorge, qui se serait par inquiétude de constamment déranger les gens. Il avait suffisamment donner de son temps, ce soir-là. Rien ne l’obligeait à s’attarder à ses côtés. Plus maintenant, du moins.

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MessageSujet: Re: — cause i made myself a prisoner shackled up by all my fears.   Mar 20 Mar - 0:31

Bash ne la connaissait qu’à peine, à cette jolie blonde, et il était loin d’être le genre d’homme à vouloir sauver les demoiselles en détresse. Lorsqu’il pouvait être utile, c’était avec plaisir, mais il croyait fermement qu’une femme n’avait pas besoin d’un homme pour survivre. Mais avec Dawn, c’était différent. Il sentait cette appréhension, chez elle, les quelques fois où son chemin l’avait croisé. Et ce soir-là, alors qu’un ivrogne aurait pu lui faire plus de mal qu’il n’avait été fait, il n’avait pas pu s’en empêcher. Ce n’était qu’un acte normal, que de venir à son aide, il l’aurait fait pour n’importe qui. Mais elle, il avait pu voir son regard blessé, craintif même, au fil de leurs rencontres. Elle ne lui faisait pas confiance. Et bien qu’il pensa, à leur première rencontre, que ce regard et cette peur lui était réservé, il avait fini par comprendre que non. Ce n’était rien de personnel. Elle avait la même peur avec tout le monde. Ça lui sembla bien naturel de garder ses distances alors qu’il se retrouvait seul avec elle. Il ne voulait pas l’effrayer, Bash, seulement l’aider. Une fois qu’elle retrouverait son logement, son chez elle, il la laisserait reprendre sa vie. Mais il avait besoin de s’assurer qu’elle arriverait à bon port sans embuche. Lorsqu’elle lui demanda une seconde fois de la raccompagner, la voix presque suppliante, il se contenta d’hocher la tête. Même alors qu’il la tenait contre lui pour l’empêcher de s’effondrer sous le poids de cette rencontre malchanceuse, Bash tenta de garder ses distances. Il ne voulait pas lui faire peur. Ça n’avait jamais été son intention, avec personne. L’attrapant de façon à la porter, il se dirigea vers l’adresse indiquer, lançant certains coups d’oeil vers le chien qui les suivait, Maple, qui ne semblait toujours pas apprécier Bash. Il avait au moins réussi à convaincre le maître qu’il n’était pas un danger, il ne doutait pas que le chien, un jour, l’apprécierait aussi. À moins que l’odeur constante de son chat sur ses habits ne le maintienne au stade d’ennemi pour Maple. L’appartement de Dawn arriva vite à porté de vue, une boutique qu’elle lui montra du doigt, avant qu’il ne s’y dirige. C’est seulement une fois devant la porte qu’il la relâcha enfin, la reposant sur ses pieds alors qu’il restait près d’elle, prêt à la rattraper si elle venait à vaciller à nouveau.Il l’aida à ouvrir la porte, avant de la suivre à l’intérieur. Elle semblait tellement plus touchée qu’il ne l’aurait cru, assez pour vouloir l’aider un peu plus, jusqu’à ce qu’elle soit installée confortablement chez elle, qu’elle aille un peu mieux. La jolie blonde lui demanda un nouveau coup de main lorsqu’ils tombèrent nez à nez avec une vingtaine de marche d’escalier. Un léger sourire aux lèvres, il hocha à nouveau la tête, surpris même qu’elle le laisse allez si loin dans son espace privé. Mais Bash l’attrapa une nouvelle fois, la portant aussi doucement que possible jusqu’au premier palier. — Je peux faire autre chose ? — demanda-t-il finalement, après avoir été silencieux bien trop longtemps, lui qui était d’habitude si bavard. Mais là, c’était différent. Il avait peur de la brusquer, de l’effrayer comme la première fois, s’il venait à parler un peu trop. Le temps n’était pas à la discussion, il le savait bien. Il savait faire la part des choses, Bash, choisir le bon moment pour parler de son chat et le bon moment pour garder le calme, un calme qui se voulait rassurant pour la demoiselle, ou du moins c’est ce qu’il espérait. La reposant doucement sur ses jambes, il la regarda interrogatif. Il camperait devant sa porte toute la nuit, si elle le lui demandait. Il ne pouvait simplement pas la laisser si elle avait besoin d’aide.

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MessageSujet: Re: — cause i made myself a prisoner shackled up by all my fears.   Jeu 12 Avr - 20:53

Elle avait baissé sa garde face à Bash. Elle lui avait même accordé un peu de sa confiance, passant outre certaines de ses réserves. Il ne lui avait donné aucune excuse pour justifier cette crainte à son égard. Sans même véritablement la connaître, il l’avait même arraché aux mains d’un vil personnage, tel un héros des temps modernes, alors qu’il se trouvant au bon endroit, au bon moment. Sans lui, Dieu seul sait ce qui aurait pu se produire. Peut-être qu’une autre aurait réagi de la même façon que l’animateur. Peut-être pas. Ils étaient dans un parc, à la nuit tombée. Les gens se souciaient peu de ce qui se passait autour d’eux, pressés de rentrer à la maison. Elle aurait pu crier de toutes ses forces que personne ne serait venu la secourir. Ironiquement, on conseillait même parfois de crier au feu plutôt que d’appeler à l’aide. Parce que le premier devenait, lui aussi, une menace pour la tierce personne. Et qu’il ne s’agissait pas d’un autre être humain qu’il fallait confronter. Et s’il y a bien une chose que l’humain exècre, c’est la confrontation. Heureusement, quelques mots et gestes un peu brusques avait suffi à Bash pour éloigner son assaillant. L’homme aurait pu chercher à se débattre, il aurait pu l’attaquer, le blesser. Mais il s’était plutôt résigné à s’éloigner, au plus grand soulagement de Dawn. La culpabilité qui l’habitait déjà n’en aurait été que plus grande, plus déplaisante. Mais Bash semblait disposé à lui apporter le soutien dont elle avait besoin, restant à ses côtés, patientant sans émettre le moindre commentaire, lui qu’elle avait connu pourtant si bavard lors de leurs rencontres passées. Il accepta de la raccompagner jusque chez elle, et il la porta avec délicatesse, elle, petit poids plume aussi légère que le vent. Elle aurait pu s’entêter à grimper les longues marches menant au second palier de sa résidence, elle aurait pu se contenter de tout simplement congédier Bash après l’avoir remercié. Mais à nouveau, elle sollicita son assistance, et il se montra à la hauteur de la confiance qu’elle avait désormais placé en lui, le menant jusqu’à bon port sans peine. La belle enfant respirait mieux depuis qu’ils avaient franchis le seuil de sa résidence, ce doux réconfort qui l’enveloppait ayant un effet immédiat sur son corps et son esprit. Le silence prit toute la place, dans la pièce, et l’homme sentit le besoin de prendre la parole. Sa voix semblait pourtant loin d’être aussi assurée que celle que la chaîne radiophonique lui transmettait, tous les matins. Une certaine inquiétude transparaissait au fond de celle-ci. Avec lenteur, il l’aida à reprendre position sur ses pieds, la guettant d’un regard incertain, peut-être parce qu’il craignait qu’elle ne vacille à nouveau. Ses jambes, pourtant, avaient repris de leur solidité, et la jeune femme reprenait peu à peu ses couleurs et un certain contrôle sur ce corps qui avait défailli. Elle évita toutefois d’étirer sa chance, allant s’installer sur le sofa qui trônait dans un coin de la pièce. C’est seulement à ce moment qu’elle osa relever les yeux et croiser le regard de Bash. Elle se sentait terriblement redevable envers ce dernier et elle savait que jamais elle ne serait à même de le remercier suffisamment pour tout ce qu’il lui avait évité. Toujours, cette impression d’abuser de son pression temps subsistait, mais pas assez pour l’arrêter, alors qu’elle s’entendait lui demander la question suivante. – Est-ce que tu peux rester? – L’insécurité était encore bien présente dans ses veines, et l’adrénaline continuait d’accélérer le rythme de son palpitant. Un peu de compagnie pour lui changer les idées. Le temps de laisser retomber la poussière. Le temps de mettre cette attaque et toutes les autres de côté. – Il… il va toujours bien, ton chaton? Hamilton, c’est ça? – tenta-t-elle de lui demander, visiblement mal à l’aise avec les banalités des débuts de conversations.

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